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dimanche 21 octobre 2018

Affaire Benalla : le certificat médical du manifestant brutalisé a été antidaté

Les médecins qui délivrent des certificats médicaux de complaisance, ça existe donc ?

La gentille médecin aurait accepté d'antidater un certificat

Le document daté du 11 mai aurait en réalité été établi au mois de juillet, en toute conscience, alors que la révélation du scandale des violences commises par Benalla avait paru dans les media.

C'est un document favorable à l'Elysée comme à son salarié. Le certificat médical remis à la justice par le couple de manifestants qui a déclaré avoir été blessé par Alexandre Benalla, le 1er mai 2018, serait un faux, selon les informations du dimanche 21 octobre, publiées par le JDD, propriété du Groupe Lagardère Active: info ou intox, Paris Match, Public ou Europe1, appartenant au même propriétaire, n'émettront aucun soupçon de manipulation de l'enquête.

Le médecin qui a rédigé le document aurait avoué aux policiers l'avoir antidaté, poursuit l'hebdomadaire. Objectif ? "Laisser croire que l'examen du jeune homme, Georgios Delikaris, suivait de peu son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de Macron, durant les incidents du 1er mai à Paris", écrit le JDD.

L'objectif est de donner à croire que l'examen de Georgios Delikaris avait été effectué quelques jours après son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de l'Elysée et filmée place de la Contrescarpe à Paris et donc d'étayer la thèse de câlins administrés par Benalla.

Le médecin assume contre sa déontologie professionnelle, mais pour "raison d'Etat" ?

Selon ce document établi par un généraliste de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) et daté du 11 mai, le médecin diagnostiquait "une cervicalgie", signalait "des traces de coups sur la poitrine et une raideur cervicale". Le 22 juillet, l'ancien intime du président Emmanuel Macron avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base des images le montrant en train de rudoyer un couple en marge d'une manifestation du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris. Qualification qu'il fallait démonter : la révélation du media de Lagardère y contribue...
Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, est -il capable de cette forfaiture ? Il a révélé plusieurs scandales, notamment politico-financiers, mais singulièrement visant la gauche (l’implication de Roland Dumas dans l’affaire Elf), la publication des carnets du général Philippe Rondot ou encore le témoignage de l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bechir Saleh.Dans le cadre de l’affaire Bettencourt, ce dernier a divulgué des enregistrements du majordome de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, que la justice retiendra comme élément à charge contre plusieurs membres de l’entourage de Liliane Bettencourt. Poursuivi pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", il a été relaxé le 12 janvier 2016 par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le médecin peut donc compter sur la reconnaissance de la justice macronienne.
Le 25 juillet, l'avocat de Georgios Delikaris et de sa compagne écrivait à la juge d'instruction pour se constituer partie civile en leurs noms et réclamer et aggravation des charges pesant sur Alexandre Benalla. L'avocat insistait alors sur "une violence grave et excessive de M. Benalla, à l'encontre de M. Delikaris", s'appuyant sur le certificat médical, soit des "constations effectuées le 11 mai, dix jours après la commission des faits poursuivis". Il avait produit à cet effet le document du médecin généraliste traitant de Georgios Delikaris, qui évaluait à six jours les ITT (interruption temporaire de travail) du jeune extrémiste.

"Je reconnais mon erreur," avoue - sereine - la généraliste

Pourtant, cette femme-médecin a affirmé aux enquêteurs ne pas avoir délivré de certificat médical le 11 mai. Mais elle fait état d'une seconde visite. "Il est venu me voir le 23 juillet en m'expliquant qu'il était impliqué dans l'affaire Benalla et que son avocat lui demandait un certificat médical. (...) Je le reçois rapidement dans l'après-midi et je lui fais le certificat que vous avez", se souvient-elle, selon des propos rapportés par le JDD. Concernant "les traces de coups sur la poitrine", maintenant elle évoque plutôt "des égratignures"

Un certificat médical sans examen, sur simple déclaration ?
"Le patient déclare avoir été victime d'une agression le 1er mai avec coups et blessures et traumatise crânien". Selon son orientation politique, cela peut suffire ! "Il me dit avoir pris plusieurs coups (pieds et matraques)", écrit le médecin dans ce certificat semblant relater un examen effectué le 11 mai, mais établi en réalité après les révélations du Monde du 18 juillet. 
"Je n'aurai jamais dû rédiger ça à la va-vite, c'était un lundi et une grosse journée pour moi. Je n'ai pas pris conscience de l'ampleur médiatique autour de mon patient. Je reconnais mon erreur", a-t-elle fait ajouter sur son procès-verbal. 

Une deuxième visite médicale, le 14 mai
Concernant les anti-inflammatoires que prenait Georgios Delikaris, présentés par l'avocat comme prescrits "face à la persistance des douleurs" dont Alexandre Benalla était le responsable, ils auraient, selon le témoignage du médecin, été prescrits le 14 mai, alors que le patient s'était présenté à son cabinet pour des douleurs au dos. Celui-ci n'établissait alors aucun lien avec les événements du 1er mai et affirmait s'être bloqué le dos la veille, précise le médecin. Sur l'arrêt de travail de six jours fourni par le médecin, il serait effectivement écrit, selon le JDD : "s'est bloqué le dos depuis hier en prenant sa douche"...


Parties civiles dans ce dossier, le couple a été auditionnés le 19 septembre par les juges d'instructions. Devant les magistrats, ils ont reconnu des jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers sur les CRS, à l'origine de leurs interpellations musclées. Placés en garde à vue pour ces faits, le 2 octobre, ils sont convoqués au tribunal correctionnel pour être jugés pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Outre les violences en réunion, Alexandre Benalla est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel". Il a été interrogé pour la première fois sur le fond par les juges d'instruction le 5 octobre au tribunal de Paris.

Aucune de ces déclarations multiples et contradictoires des victimes n'est faite sous la foi du serment et passible . Les deux activistes n’avaient pas menti à la police sur leur identité, contrairement à ce qu’avait affirmé le préfet de police Michel Delpuech, directeur de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), lors de son audition le 23 juillet.
Quant à Laurent Simonin, chef d’état-major à la Préfecture de police, il avait assuré (dans des textos adressés à Alexandre Benalla) que le jeune homme avait "donné un nom bidon… celui d’un basketteur de Salonique". 

En cas de soupçon de faux témoignage, le Parquet peut être saisi par "un président de la commission ou, lorsque le rapport de la commission a été publié, à la requête du bureau de l’assemblée intéressée", comme le prévoit l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires. Le témoin est alors passible de "cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende", comme le prévoit l’article 434-13 du Code pénal.

Les deux activistes sont en revanche tranquilles et la généraliste n'a pas grand chose à craindre de l'Ordre des médecins.
Toutefois, une première sanction pour faux témoignage est tombée en 2017, à l'encontre du pneumologue Michel Aubier, condamné à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende, pour avoir caché aux sénateurs qu’il était payé depuis 1997 par Total, lors d’une audition parlementaire en 2015. "C’est un jugement historique et symboliquement fort. Pour la première fois en France, la justice avait condamné une personne pour "faux témoignage" devant la représentation nationale.

vendredi 20 juillet 2018

Le comportement d'A. Benalla dénoncé par les gendarmes lors du retour des Bleus

M6 révèle la plainte des gendarmes contre  Benalla lors du retour des Bleus à Roissy

Les "comportements inappropriés" d'Alexandre Benalla, l'"homme du président" sous le feu d'un scandale depuis la diffusion de videos sur les réseaux sociaux, font vaciller l'Elysée qui l'a couvert pendant plusieurs mois

Alexandre Benalla accompagnait les Bleus sur les Champs-Élysées mais "n'a tapé personne"

Alexandre Benalla était avec les Bleus lundi 15 juillet pour leur brève descente des Champs-Elysées, malgré une précédente affaire de violences physiques, alors qu'il était encore adjoint au chef de Cabinet du président Macron. 
Sous le coup d'un scandale datant du 1er Mai à Paris, mais n'affectant l'Elysée que depuis mercredi 18 au soir, celui qui était resté "chargé de mission" était présent dès l'atterrissage des champions du monde à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. 
Suspendu pendant seize jours (du 4 au 19 mai) de ses fonctions de chargé de mission auprès du chef de cabinet d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, a pu reprendre son poste depuis. Mais à une affectation plus administrative, auprès de l'organisation d'événements "à l'intérieur du palais" élyséen, précise Le Monde.
L'impulsif aurait voulu prendre en main le dispositif de sécurité, sans avoir le statut de gendarme ni de policier. 

Selon M6, l’homme se montre "très agité" et n'est pas passé inaperçu lundi 15.
"Vous me manquez de respect !", avait lancé l'homme du président au commandant de gendarmerietentant d'en imposer à l'officier en charge, montrant l'insigne de l'Elysée qu'il arborait Abus de pouvoir ?
Les gendarmes ont notifié cet incident à leur hiérarchie, ainsi qu'à la Délégation préfectorale des aéroports.

"Qui êtes-vous ?", lui avait demandé ce commandant de gendarmerie, provoquant la colère d'Alexandre Benalla, fort de son macaron portant le sigle de l’Élysée et affirmant être en droit de diriger les opérations. Le commandant lui aurait alors rétorqué que l’autorité administrative sur cet événement est représentée par les gendarmes.
Résultat de recherche d'images pour "benalla sur le car des Bleus"
Benalla a visiblement pris les commandes du car des Bleus

Au micro de la journaliste Apolline de Malherbe,  Noël Le Graët est revenu sur les incroyables images de la descente des Bleus sur les Champs-Elysées au lendemain de la victoire de la France à la Coupe du monde, dont celle d'Alexandre Benalla aperçu près du car des joueurs, lundi 16 juillet (ci-dessus): "Est-ce qu'il était avec vous dans le bus?", lui demande la journaliste. "Euh non, vous me l'apprenez; j'ai appris cette affaire ce matin. S'il était en tout cas, sur le bus, il n'a frappé personne", lui répond Le Graët, un président de la Fédération française de football, toujours bien en cours auprès des pouvoirs successifs, mais qui a un sens particulier de l'humour.

Une autre tentative de main mise sur les opérations au Crillon.
Plus tard dans la soirée, le futur ex-collaborateur de l’Elysée aurait eu une altercation avec un commissaire de police à l’intérieur de l’hôtel de Crillon, place de la Concorde, où l’équipe de France devait se rendre initialement.

Benalla a été placé en garde à vue
ce jeudi pour violences en réunion, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique et complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection (l'individu a accepté de gendarmes zélés des vidéos le compromettant, en sorte d'organiser sa défense) : Benalla a en effet tabassé un participant de l'"Apéro militant", organisé le 1er mai (précisons '2018', vu le temps long judiciaire et élyséen) par Le Comité d'action interlycéen, place de la Contrescarpe à Paris 5e.

Le collaborateur de l’Elysée est sous le coup d’une procédure de licenciement, a cette fois annoncé le Palais, onze semaines après que l'Elysée à eu connaissance des faits, le 2 mai 2018

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Les dernières révélations sur l’affaire Benalla, après quarante-huit heures et deux mois d'occultation

La presse parle après s'être "auto-censurée" sur l’affaire Benalla

La presse institutionnelle a été témoin des méthodes de Benalla, sans les dénoncer

Flagrant délit de violences physiques à risques sur manifestant,
par des cow-boys armés de l'Elysée
Des activistes  Insoumis (LFI) font filtrer le scandale que la presse "indépendante" s'appliquait à dissimuler. Les gardes du corps du président qui appartiennent à la gendarmerie apparaissaient régulièrement sur les photos de presse, à la différence des barbouzes de l'Elysée qui se permettaient de donner des ordres aux gendarmes. 
Onze semaines après les faits de brutalités commises par Alexandre Benalla, un intime du président Macron planqué auprès de son chef de Cabinet, et quarante-huit heures après les premières révélations, cette presse-là renonce à ses dissimulations coupables. 

Le Monde tente de faire croire à la réactivité, à la fermeté et à la moralité de Macron. Le quotidien écrit en ouverture d'article : "Visé par une procédure de licenciement lancée par l’Elysée, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de Cabinet de l’Elysée a été entendu comme témoin." En attendant, Macron reste muré dans l'Elysée et refuse de prendre la parole...

La diffusion de vidéos place l'Elysée dans l'obligation de prendre des mesures. Les documents rendus publics par les réseaux sociaux montrent ce chargé de mission auprès du chef de Cabinet de la présidence de la République et chargé de la sécurité, et en tant que tel "épaule" de Macron, finalement identifié par Le Monde - qui le connaît de longue date sans en avoir révélé l'existence nuisible -en train de frapper plusieurs activistes successivement en marge des manifestations du 1er mai, mettant au jour un scandale d'Etat qui suscite des critiques d'une extrême gravité et de questions, alors que Macron se tient silencieux et que les lampistes ont déjà trinqué, en attendant que  saute son fusible, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. 
Découvert, grâce aux réseaux sociaux sans qui l'information restait confisquée, 
L’Elysée a finalement lâché Alexandre Benalla

Les images diffusées par les réseaux sociaux ont joué le rôle que la presse institutionnelle a refusé d'endosser : l'entrée en scène du Monde ou de BFMTV et les autres intervient après la révélation par des militants de LFI de l'existence d'une police parallèle. 
Les sanctions prises jusqu’à présent, une mise à pied de deux semaines avec suspension de salaire et un changement d’affectation, étaient un "dernier avertissement avant licenciement", avait déclaré jeudi le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, une fois de plus théâtrale et ridicule : il avait affirmé que l'incident était clos !



Pour la première fois depuis les années 60, un porte-parole de l'Elysée s'exprimait seul face à la caméra, hors la présence de tout journaliste accrédité...
Arguant de "faits nouveaux constitutifs d’une faute commise" et faisant "l’objet d’une procédure judiciaire" ouverte par le Parquet - prêt à déclarer "circulez, y a rien à voir" - , l’Elysée a annoncé vendredi avoir "pris la décision d’engager la procédure de licenciement d’Alexandre Benalla", onze semaines après la constitution des faits tenus secrets. Sans donner plus de détails, la présidence a justifié cette décision par le fait que celui-ci, "aux fins de prouver son innocence, […] aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir".

Tout porte à penser qu’il s’agit d’images de vidéosurveillance, en lien avec l’enquête préliminaire ouverte, qui ont été "indûment communiquées à un tiers dans la soirée du 18 juillet", comme l’a révélé la préfecture de police dans un communiqué de presse, vendredi. C’est pour avoir extrait ces images que trois cadres de la préfecture de police de Paris ont été suspendus, jeudi soir, à titre conservatoire. Des agissements condamnés "lourdement" par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Alexandre Benalla et Vincent Crase placés en garde à vue

Dans la matinée, A. Benalla a été placé en garde à vue à Paris, suite à l'ouverture la veille de l’enquête préliminaire. Il est visé pour des faits de "violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public", "usurpation de fonctions", "port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique" et "complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection".
L’enquête ouverte par le Parquet de Paris a été confiée à l’inspection générale de la Police nationale et à la brigade de répression de la délinquance contre la personne, l'ensemble soumis au gouvernement, les ministères de la Justice et de l'Intérieur...

Vincent Crase est porteur d'un holster d'arme de poing,
en toute illégalité : un réserviste n'y a pas  droit...
Le binôme de Benalla, Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d’accueil pour La République en marche (LREM, le parti du président), qui couvrait Alexandre Benalla, imposant leurs présences aux forces de l’ordre, lors des manifestations du 1er mai, a également été placé en garde à vue vendredi pour "violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public " et "usurpation de fonctions".

Le directeur de cabinet de l’Elysée entendu comme témoin
Supérieur hiérarchique de Benalla à l’Elysée, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans l’enquête. C’est lui qui avait délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’ "observateur" à la manifestation parisienne du 1er mai. 
Un observateur, fût-il "réserviste" de la gendarmerie, est par définition inactif et encadré par un tuteur.

Contacté par Le Monde avant la publication de l’article révélant les brutalités commises par Benalla, P. Strzoda avait affirmé avoir convoqué son collaborateur le 1er mai après avoir vu les vidéos des violences. Le directeur de cabinet assurait également avoir aussitôt prévenu le président de la République, alors en déplacement en Australie.

Alexandre Benalla disposait d’un certain nombre de privilèges à l’Elysée. 
L’ancien "M. Sécurité" du président de la République avait ainsi lui-même déclaré être domicilié, depuis le 9 juillet, dans une dépendance de l’Elyséedans le très chic 7e arrondissement de Paris, au 11, quai Branly, occupé dans le passé par la maîtresse de François Mitterrand et leur fille Mazarine.

Outre ce prestigieux logement de fonction, le cowboy dispose également d’une voiture avec chauffeur, un Renault Talisman suréquipée, notamment d'un gyrophare, et banalisée, sur le modèle de l'un des trois véhicules à disposition du président. 

Selon Le Parisien, son salaire avoisinait les 10.000 euros bruts. 

Commissions d’enquête et motion de censure

Pourquoi l’Elysée n’a-t-il pas pris de sanctions plus rapides et plus fortes ? Pourquoi n’a-t-il pas signalé les agissements de Benalla à la Justice, comme la loi lui enjoint de le faire ? 
Pourquoi ce cowboy a-t-il continué à travailler pour l’Elysée ?
De nombreuses questions restent sans réponse : 

La commission des lois de l’Assemblée nationale a annoncé s’être transformée en commission d’enquête pour une durée d’un mois, afin de faire la lumière sur "les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai ". 
Mais, les débats parlementaires sont encore pourris par cette affaire d'Etat, ce vendredi, alors que la commission des lois du Sénat a quant à elle annoncé qu’elle auditionnera l'ex-sénateur Gérard Collomb en début de semaine prochaine et qu’elle demandera également, lundi, les prérogatives d’une commission d’enquête, pour une durée de six mois

De leur côté, les députés de La France insoumise ont proposé à tous les parlementaires de déposer ensemble une motion de censure du gouvernement.

Au cœur du scandale, Emmanuel Macron reste silencieux

Le président de la République a refusé à de multiples reprises de répondre aux questions des journalistes alors qu’il était en déplacement en Dordogne jeudi. 

Vendredi, contrairement aux usages en vigueur lors d’une visite de chef d’Etat, la conférence de presse commune des deux dirigeants a été annulée, à l'issue du déjeuner du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, avec E. Macron.

samedi 16 décembre 2017

UDI : accusations d’achats de voix, soupçons de clientélisme à la mairie de Bobigny

Le centre vertueux a-t-il des leçons à donner à Wauquiez (LR) ? 

Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, UDI, fait face à des accusations d’achats de voix et des soupçons de clientélisme


Pointé à son arrivée au pouvoir pour s’être entouré de personnages troubles, "nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d'ascenseur éhontés", l
e nouveau maire UDI, "en plus de son indemnité d'élu, perçoit une allocation chômage de 1.851 € net par mois," révèle Marianne. 
Stéphane de Paoli, un proche de Jean-Christophe Lagarde (ex-Nouveau centre, ex-président de l'UDI, ex-Les Centristes, devenu groupe UDI, Agir et indépendants (abrégé en UAI, qu'il co-dirige avec F. Riester, exclus des Républicains, pour avoir viré sa cuti avec Macron), anciennement groupe Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant, abrégé en LC, souvent dénommé plus simplement Les Constructifs ou Les Constructifs-UDI), par ailleurs pointilleux en termes de vertu républicaine, s’est accordé une confortable indemnité de 4.500 € net, le maximum légal pour une ville de moins de 50 000 habitants.

Les accusations sont étayées par un rapport de la Chambre régionale des comptes.
"Il y avait de l’argent qu’ils donnaient aux mecs de cité pour aller voter. Je l’ai vu de mes propres yeux": tenus dans un reportage diffusé sur France 3, ces propos de Sabrina Saïdi, une ancienne élue de la majorité qui a participé à la campagne de 2014, ont fait l’effet d’une bombe. En janvier 2016, le maire adjoint UDI Christian Bartholmé, 61 ans (et son collaborateur Kianoush Moghadam, 33 ans), deux proches du numéro un de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, pour des "violences en réunion" exercées sur une autre élue de la ville, avait été condamné à un stage de citoyenneté, suite à des violences entre élus intervenues après la victoire surprise d'une alliance entre les centristes et des habitants des quartiers.
Les élus UDI avaient convoqué Sabrina Saïdi, alors maire adjointe chargée de la petite enfance. Ils l'accusaient d'avoir rédigé et distribué dans les boîtes aux lettres d'une cité de la commune un tract mettant en cause une cadre municipale, Lynda Benakouche. Le tract, anonyme, reprochait à la nouvelle municipalité l'embauche de Mme Benakouche, condamnée pour l'agression d'une femme enceinte et mariée à un membre du "gang des barbares" impliqué dans l'assassinat d'Ilan Halimi.
Des accusations "grotesques" pour le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, qui a annoncé avoir porté plainte en diffamation contre Sabrina Saïdi. "Si un tel système existait, on n’aurait pas perdu toutes les élections depuis les municipales !", argumente son directeur de cabinet, Abdeslam Berrouane. 

Le conflit qui oppose à Sabrina Saïdi, 36 ans, l’équipe UDI au pouvoir remonte au lendemain de la victoire de la liste "Rendez-nous Bobigny" qui a mis fin, en mars 2014, à un siècle de gestion communiste de la ville-préfecture de Seine-Saint-Denis. En juin 2014, un tract anonyme dénonce l’embauche à la mairie de l’épouse de Jean-Christophe Soumbou. Considéré comme le n°2 du "gang des Barbares", ce jeune de Bobigny a été condamné à 18 ans de prison pour l’assassinat du jeune juif Ilan Halimi en 2006.  

Soupçonnée d’être l’auteur du tract, Mme Saïdi est convoquée dans le bureau du premier adjoint, Christophe Bartholmé. "Tu crois que tu parles à qui ? Y’a personne qui me parle comme ça dans cette ville !", s'indigne Kianush Moghadam, son bras droit, présent lui aussi. L’adjointe ayant enregistré la conversation, un procès s’ensuit. 
A la barre, K. Moghadam, 35 ans, justifie le recrutement de la femme de Jean-Christophe Soumbou par ses liens d’amitié avec ce dernier. Relaxée en diffamation, Sabrina Saïdi obtient en janvier 2016 la condamnation de Christian Bartholmé et Kianush Moghadam pour violences en réunion. Ces deux proches collaborateurs de Jean-Christophe Lagarde, le député de la circonscription et patron de l’UDI, seront jugés en appel en janvier. 

Ces accusations d’achats de voix "n’étonnent personne à Bobigny, hormis le maire" 

Pour Ugo Portier, le candidat de La France insoumise, LFI, aux dernières législatives, tout commence avec la volonté du député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, élu depuis 2002, de faire basculer la ville au centre pour renforcer son assise électorale. "Certaines personnalités de Bobigny étaient prêtes à tout pour aider l’UDI dans cette entreprise", estime l’opposant d'extrême gauche.

"Et la question était : quelle cité est prête à basculer dans le camp UDI ? Par exemple, Kianush Moghadam s’est fait embaucher comme assistant parlementaire de Lagarde sur la promesse qu’il pouvait lui apporter la cité Paul-Eluard". "C’est faux et absurde, parce qu’à l’époque où M. Moghadam m’a proposé ses services, vers 2010-2011, personne – et moi le premier – n’imaginait que la ville pouvait échapper aux communistes", a raconté Jean-Christophe Lagarde.
Des "carrières fulgurantes" à la mairie UDI

Après l’élection, les soutiens les plus actifs ont été récompensés par des postes en mairie, comme le veut l'usage. Or, à en croire un rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes (CRC), nombre de ces nominations témoignent "d’un recrutement fléché, effectué dans des conditions irrégulières". Parmi les 12 dossiers passés au crible : plusieurs trentenaires, titulaires d’un BEP d’artisan-boucher ou d’un brevet d’éducateur, mais rémunérés à des salaires normalement accessibles après 5, 10, voire 20 ans d’ancienneté dans la fonction publique. 

Six recrutements concernent également des responsables d’associations subventionnées par la commune. Des responsables, souligne la CRC, qui ont "publiquement soutenu la campagne électorale de l’actuelle majorité". 

Dans l’organigramme municipal figure aussi un homme condamné pour vol aggravé et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Un profil "peu compatible avec les fonctions d’agent public", selon la CRC. Une ancienne chargée de mission, titulaire d’un diplôme d’architecte-urbaniste, a raconté être "tombée de sa chaise" en découvrant qu’on avait nommé à la direction de l’urbanisme de cette ville de 50.000 habitants "quelqu’un qui n’avait aucune expérience" dans ce domaine. Après huit ans de bons et loyaux services, cette quadragénaire a été "virée du jour au lendemain", quelques mois après les municipales. 
Ces "carrières fulgurantes", ces "salaires disproportionnés", ces "postes plus ou moins occupés", la CGT de Bobigny n’a eu de cesse de les dénoncer depuis 2014, y compris devant le tribunal administratif. 
Début décembre, la CGT a exhorté l’Etat à la fermeté pour que "des territoires entiers cessent d’être livrés à des gens qui n’ont que faire des règles et des lois de la République". Jusque-là désunie, l’opposition de gauche tente de se structurer. Avec deux militants PS et EELV, Ugo Portier (LFI) a fondé une association politique baptisée Poing commun : "C’est parce qu’il n’y a plus de projet commun qui unisse les citoyens qu’un tel système clientéliste et individualiste a pu se construire".

dimanche 24 avril 2016

Des activistes suspectés de violences sur des policiers

Deux militants de la CNT placés sous contrôle judiciaire

Les deux hommes que la police a arrêtés jeudi après avoir défoncé la porte du local de la Confédération nationale du travail sont suspectés d'avoir participé à une agression contre des policiers au cours d'une manifestation. Ce que ces révolutionnaires nient...
Une brève audience a eu lieu ce vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Lille où ont comparu les deux militants suspectés de violences sur quatre policiers mercredi en marge de la manifestation contre la loi travail. La police les avait arrêtés après avoir dû défoncer la porte du local de la Confédération nationale du travail  (CNT) à coups de bélier. Le juge a reporté le procès au 25 mai pour leur permettre de préparer leur défense. La procureure avait réclamé une détention provisoire. Ils y échappent et sont placés sous contrôle judiciaire.

Ils n'assument pas

Ce qu’on reproche à Benjamin F., 30 ans – qui doit commencer un CDD de préparateur de commande le 2 mai –, et Martin D. 25 ans, chauffeur-livreur ? Le juge résume : des "coups de poing, des coups de pied, jets de cailloux, jets de cannettes et de pétard fumigènes" sur quatre policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), dont un a subi un jour d’incapacité temporaire de travail.
Ils ne contestent pas les violences; ils disent qu’ils n’y ont pas participé: ce n'est pas eux, ce sont les autres !

"Quinze témoignages"

Le juge raconte la scène. La BAC est "agressée physiquement par un groupe". Des policiers "réussissent à se réfugier dans l’entrée d’une école de commerce rue de l’Hôpital-militaire".
Coups, cailloux, fumigènes, cannettes. Les policiers disent avoir repéré la veste en jean avec col de fourrure de l’un et la capuche noire et les lunettes de soleil de l’autre. Martin : "J’étais au niveau des banderoles, à 75 mètres du porche. J’ai des témoignages pour étayer mes propos. Je suppose qu’on me voit sur la vidéo surveillance." Benjamin dit qu’il était "avec Martin près des banderoles".
Leur avocate, Muriel Ruef : "J’ai 15 témoignages écrits de personnes [des camarades activistes?] qui me disent qu’ils sont restés près d’eux pendant la manifestation. Ces personnes n’ont rien à faire en prison," juge-t-elle.

Des récidivistes de l'agression de CRS

Martin a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2012 pour violences avec armes, une matraque télescopique. "Une bagarre, dans laquelle j’étais autant victime", estime-t-il.
Benjamin également a déjà été condamné à deux mois avec sursis lui aussi, pour violences en réunion. "Une bagarre due à l’alcool à la braderie de Lille."
C’est ce qui permet à la procureure de réclamer une détention provisoire en attendant le procès. "Ce ne sont pas des novices. Ils sont en récidive légale tous les deux. Les manifestations vont continuer. Ils pourraient s’en prendre de nouveau aux services de police. On peut s’inquiéter des risques de représailles", souligne-t-elle. Elle ne les "trouve pas insérés de façon quotidienne" et suggère que la promesse d’embauche de Benjamin peut être "de convenance".
La juge est trop bonne: ils échappent à la détention provisoire, en attendant l’audience du 25 mai. "Nous avons tenu compte de votre situation professionnelle", dit le juge. En attendant, ils sont interdits "d’attroupement ou de manifestation"...
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lundi 25 janvier 2016

Maltraitance dans une maison de retraite: trois mineures de 16 ans relancent la question de la majorité pénale


Mise en examen de trois jeunes filles pour maltraitance sur personnes âgées en situation de faiblesse


Trois "lycéennes" sont poursuivies pour des maltraitances sur des pensionnaires d’une maison de retraite. 

Les faits, qu’elles ont filmés et diffusés sur Internet, se sont déroulés au château de Louche, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), à Annet-sur-Marne, en Seine-et-Marne.

Tout a commencé lundi 18 janvier
lorsque trois adolescentes de 15 et 16 ans, élèves du lycée professionnel (LEP) Jean-Moulin de Torcy, qui se destinent à devenir auxiliaires de vie, ont commencé un stage pratique.
Dès le premier jour, elles entreprennent d’humilier trois résidents atteints d’Alzheimer, filment leurs forfaits et les postent sur Snapchat, une plate-forme de partage de photos et de vidéos qui disparaissent après quelques secondes. Selon une source proche du dossier, on y verrait les adolescentes infligeant des "tapes" ou des "pincements de nez" aux malades. Pour le plus "anodin" et avouable.

Pas moins de trente-trois films ont été diffusés et visionnés trois cent quarante fois
en début de semaine, ont expliqué les gendarmes qui ont interpellé les "jeunes filles", dénoncées par des camarades "émus" par la violence des images.

Les trois stagiaires ont été mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur Internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire, a fait savoir le Parquet de Meaux.

Etablissement habitué à accueillir des stagiaires laissés à eux-mêmes?

Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat aux personnes âgées, s’est rendue sur place (!) dimanche pour rencontrer les familles des victimes et les personnels. Elle a évoqué des "actes graves", "d’humiliation, de violence verbale, d’atteinte à la dignité", mais pas de "maltraitance physique", car des séries de "tapes sur la nuque" sont des gestes de sympathie, voire d'affection... Dans les cours de récréation, on appelle ça des brimades et Ségolène Royal, ex-ministre déléguée à la Famille et aux Personnes handicapées auprès d'Elisabeth Guigou, qui condamnait le racket et le string au collège, avait fait campagne contre le bizutage dans les grandes écoles, lorsqu'elle était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin. De retour de son voyage d'agrément en Inde, l'ex-concubine répudiée de Hollande compte-t-elle se prononcer pour le respect des personnes âgées, puisque sa lointaine "successeuse" auprès de Valls et Touraine n'en a pas la moindre idée ?

L. Rossignol n'a pas la capacité d'indignation d'une ado de LEP
La sénatrice PS de l'Oise, au travail,
en plein débat sur la loi Taubira au Sénat:
Hollande en a fait une ministre !
Cette ex-trotskiste (membre du Comité central de la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, devenue NPA) à la Famille, par la volonté de Hollande, a ajouté que l’établissement "a l’habitude d’accueillir des stagiaires" et que ces dernières étaient suivies par une "tutrice", mais qu’il y avait des ..."interstices". De quoi rassurer les résidents lucides et leurs familles.

Cette sous-ministre, notoirement féministe, se refuse à confirmer les détails sur la teneur des vidéos et la maltraitance qu'elles révèlent
, bien qu'elle ait indigné les camarades de classes des "jeunes filles". Des lycéennes ont été bien inspirées de capturer les vidéos avant qu'elles ne disparaissent, mais leur visionnement n'inspire rien d'autre à Rossignol que des paroles convenues. On comprend donc ainsi que les déplacements "compassionnels" de membres du gouvernement ne sont motivés que par la nécessité politique de faire taire les parties, ainsi que la presse, et d'étouffer l'indignation des familles comme de la population.
Sur la même ligne, la direction de l’établissement a choisi la facilité, une fois de plus, et n’a pas souhaité faire de commentaire. En ces circonstances qui décrédibilisent sa déclaration, elle assure pourtant qu’elle "se concentre sur le bien-être des résidents, notamment des trois victimes des agissements déviants de ces stagiaires"

Des associations ont déploré le manque de personnel d’encadrement dans les maisons de retraite.
 Protégeant les personnels au mépris des victimes, le Syndicat national des maisons de retraite et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa, 1er confédération syndicale nationale, présente dans les EHPAD) appelle "à ce que ces actes isolés ne soient en aucun cas associés à l’ensemble des intervenants et au travail quotidien des professionnels auprès des résidents", une langue de bois toute prête en ces circonstances, mais totalement indécente.

Sans compter que ces "lycéennes" sont scolarisées dans un établissement d'enseignement. Aucune mention n'est faite des professeurs qui placent ces stagiaires en milieu sensible. Puisque les lycées se targuent d'avoir des "équipes pédagogiques", celles-ci n'ont-elles jamais rien soupçonné dans les comportements des jeunes filles ? Quel suivi ont-elles -ou non- exercé au cours du stage, comme elles y sont astreintes ? La tutrice doit-elle se taire?
Il faut préciser que les livrets scolaires ne recèlent plus aucun information susceptible d'éclairer les enseignants sur des faits passés révélateurs d'un risque. Les professeurs ne sont autorisés à laisser aucun indice à leurs successeurs: il ne faut pas stigmatiser les élèves à problèmes...  

En novembre dernier, une aide-soignante d’un EHPAD de la Loire a été condamnée à un an de prison avec sursis pour des maltraitances et des humiliations sur des pensionnaires souffrant de la maladie d’Alzheimer. En octobre, dans la Seine-Saint-Denis, une plainte a été déposée pour de présumées violences commises par une aide-soignante sur une femme également atteinte d’Alzheimer.
Mais n'incriminons pas le syndicat qui couvre ces agissements à répétition.