Trois "lycéennes" sont poursuivies pour des maltraitances sur des pensionnaires d’une maison de retraite.
Tout a commencé lundi 18 janvier lorsque trois adolescentes de 15 et 16 ans, élèves du lycée professionnel (LEP) Jean-Moulin de Torcy, qui se destinent à devenir auxiliaires de vie, ont commencé un stage pratique.
Pas moins de trente-trois films ont été diffusés et visionnés trois cent quarante fois en début de semaine, ont expliqué les gendarmes qui ont interpellé les "jeunes filles", dénoncées par des camarades "émus" par la violence des images.
L. Rossignol n'a pas la capacité d'indignation d'une ado de LEP
La sénatrice PS de l'Oise, au travail,
en plein débat sur la loi Taubira au Sénat:
Hollande en a fait une ministre !
|
Cette sous-ministre, notoirement féministe, se refuse à confirmer les détails sur la teneur des vidéos et la maltraitance qu'elles révèlent, bien qu'elle ait indigné les camarades de classes des "jeunes filles". Des lycéennes ont été bien inspirées de capturer les vidéos avant qu'elles ne disparaissent, mais leur visionnement n'inspire rien d'autre à Rossignol que des paroles convenues. On comprend donc ainsi que les déplacements "compassionnels" de membres du gouvernement ne sont motivés que par la nécessité politique de faire taire les parties, ainsi que la presse, et d'étouffer l'indignation des familles comme de la population.
Le "Grenelle de la famille" de #LMPT le 8 mars à la Mutu c'est un peu comme la Gay Pride à Chartres le dimanche de Pentecôte
— laurence rossignol (@laurossignol) 27 Février 2014
Sur la même ligne, la direction de l’établissement a choisi la facilité, une fois de plus, et n’a pas souhaité faire de commentaire. En ces circonstances qui décrédibilisent sa déclaration, elle assure pourtant qu’elle "se concentre sur le bien-être des résidents, notamment des trois victimes des agissements déviants de ces stagiaires". Des associations ont déploré le manque de personnel d’encadrement dans les maisons de retraite. Protégeant les personnels au mépris des victimes, le Syndicat national des maisons de retraite et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa, 1er confédération syndicale nationale, présente dans les EHPAD) appelle "à ce que ces actes isolés ne soient en aucun cas associés à l’ensemble des intervenants et au travail quotidien des professionnels auprès des résidents", une langue de bois toute prête en ces circonstances, mais totalement indécente.
Sans compter que ces "lycéennes" sont scolarisées dans un établissement d'enseignement. Aucune mention n'est faite des professeurs qui placent ces stagiaires en milieu sensible. Puisque les lycées se targuent d'avoir des "équipes pédagogiques", celles-ci n'ont-elles jamais rien soupçonné dans les comportements des jeunes filles ? Quel suivi ont-elles -ou non- exercé au cours du stage, comme elles y sont astreintes ? La tutrice doit-elle se taire?
Il faut préciser que les livrets scolaires ne recèlent plus aucun information susceptible d'éclairer les enseignants sur des faits passés révélateurs d'un risque. Les professeurs ne sont autorisés à laisser aucun indice à leurs successeurs: il ne faut pas stigmatiser les élèves à problèmes...
En novembre dernier, une aide-soignante d’un EHPAD de la Loire a été condamnée à un an de prison avec sursis pour des maltraitances et des humiliations sur des pensionnaires souffrant de la maladie d’Alzheimer. En octobre, dans la Seine-Saint-Denis, une plainte a été déposée pour de présumées violences commises par une aide-soignante sur une femme également atteinte d’Alzheimer. Mais n'incriminons pas le syndicat qui couvre ces agissements à répétition.






