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lundi 20 mai 2019

Arrêt en cours des soins à Vincent Lambert

Vincent Lambert n'est pas malade; il n'est pas un cas de 3fin de vie3

Sa mort programmée par un collectif de médecins déchire sa famille et la France depuis six ans  

Les idéologues de tout poil ont fait de cet accidenté de la route un sujet, malgré lui, du débat sur la "fin de vie". 
S'agit-il pourtant d'aider ce jeune quadragénaire  - à un an près, il a l'âge du président Macron - à mourir dans la dignité ? Le destin ne lui a pas retiré sa dignité d'être humain, pas plus que le pilote Michael Schumacher ou un Alzheimer.  
Paradoxe de la médecine et des idolâtres de la science, ses congénères ont décidé de lui retirer les moyens de son maintien en vie, sur la base de sa perte de conscience, mais en lui administrant d'une main des opiacés pour lui éviter toute souffrance, alors que son cerveau - centre de la conscience et de douleur - est déclaré mort, quand de l'autre main ils lui retirent l'alimentation et l'hydratation qui lui évitent le dessèchement, alors que bat naturellement le coeur. 
Les médecins n'administrent pas des traitements, mais des soins qui maintiennent la vie.
Les hommes ont décidé l'arrêt des soins apportés à Vincent Lambert,  tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, à compter de ce lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris de l’avocat des parents du condamné, lesquels, opposés à cette décision, ont saisi dans l'urgence la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Conseil d’Etat.

"C’est une honte, un scandale absolu; ils n’ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé à l’hôpital Sébastopol sur
décision du médecin Vincent Sanchez, retranché derrière une équipe de collègues. Comme un jury d'Assises, ils bénéficient du doute entourant l'identité des jurés ayant voté la mort.

Les père et mère ont saisi la CEDH, selon une procédure d’urgence pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, a annoncé la Cour, le Conseil d’Etat annonçant également avoir été saisi.

Une sédation "profonde et continue", jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Les parents et deux autres membres de sa famille s’appuient sur la demande du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU qui a souhaité que la France suspende toute décision en attendant son examen sur le fond, a précisé la CEDH. Validée par le Conseil d'Etat fin avril, l’interruption des soins prévoit, selon une source médicale, l’arrêt des machines à hydrater et alimenter, ainsi qu’une sédation "contrôlée, profonde et continue", par prise d’analgésiques "par précaution", ce qui révèle les incertitudes des scientifiques sur les conséquences de leur geste et le risque de maltraitance, voire de crime.

Tragédie intime à l’origine, ce drame familial a été instrumentalisé par les athées sans repères, les agnostiques éclairés et les libres-penseurs libérés, défenseurs vertueux, disent-ils, du droit à la dignité de la fin de vie. 
Il déchire en revanche sa famille depuis six ans : d’un côté, son épouse Rachel, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient veulent mettent fin à cet "acharnement thérapeutique"; de l’autre, les parents, fervents catholiques, ainsi qu'un frère et une sœur, qui s’opposent ensemble à l’arrêt des soins.

vendredi 16 novembre 2018

La mère de Séréna, l'enfant-martyre "du coffre", condamnée à 2 ans de prison

5 ans de prison, dont 3 avec sursis, ce n'est pas cher pour la bourreau d'un bébé sans défense

Les enfants protégé des pervers, le sont-ils de leurs parents ?

Des droits que ne reconnaît pas la Justice
Le déni de grossesse, c'est nouveau; c'est une construction de l'esprit qui exonère les mères indignes. Elles ne sont pas considérées comme perverses : les hommes seuls peuvent l'être... 
On en est même venu à contester le terme de "déni" qui sous-entend que la femme "sait", mais "refuse" d’être enceinte. Pire, si c'est possible, la société confère au juge la liberté d'accorder à la femme le droit de vie et de mort sur l'enfant qu'elle porte. Comment l'inconscience du parent criminel est-elle évaluée si la psychologie n'est pas une science et si le juge est partisan ?

La quinquagénaire a-t-elle ému ?...

Procès Séréna: 8 ans de prison assortis d'une déchéance de l'autorité parentale requis contre la mèreLa Cour d'Assises de la Corrèze, en France, a accordé le sursis à la mère-bourreau d'une enfant en situation de faiblesse (pour le moins), prononçant - sereinement - une peine de cinq ans de prison, dont trois avec sursis, vendredi, à l'encontre de la mère de Séréna, l'enfant séquestrée pendant deux ans, mais découverte en 2013 dans un coffre de voiture, par hasard, et objet de mauvais traitements et de privations affective et matérielle, ayant entraîné des handicaps irréversibles.
Une peine de huit ans de prison avait été requise contre Mme Da Cruz, mère de trois autres enfants. La défense avait plaidé l'acquittement. Le respect dû à la personne devient, à ce jour, un pur concept, que les associations de défense des enfants ne contestent pas.
La Voix de l'Enfant n'a-t-elle pas pour mission d'"agir pour l'écoute et la défense des enfants" ?

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L'AVPE Protection de l'Enfance assure qu'elle "sait que la majorité des magistrats, des travailleurs sociaux, des avocats oeuvrent pour protéger les enfants, leur permettre de se construire ou reconstruire. Elle dispose d'un site qui ne concerne que les dysfonctionnements qui ternissent l'image de la France et qui font que la "patrie des droits de l'Homme" est classée dans les tout derniers pays (19ème /21 : rapport Innocenti-OCDE) en ce qui concerne le bien-être des enfants.

Le Défenseur des Droits s'est-il saisi de l'affaire, lui qui affiche que "chaque enfant a des droits fondamentaux en matière de soins, d'éducation, de justice, de protection sociale... Le Défenseur des droits défend ces droits et les fait connaître.
Les droits des enfants sont reconnus par la loi, et sont inscrits dans la Convention internationale des Droits de l'Enfant (CIDE). En France, le Défenseur des droits est l'organisation désignée par les Nations Unies pour veiller au respect de ces droits. Il s'assure du respect de "'intérêt supérieur de l'enfant", c'est-à-dire que l'intérêt de l'enfant soit considéré comme primordial et prioritaire sur tout autre.
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Un mandat de dépôt a été prononcé contre Rosa Maria Da Cruz, 50 ans, qui comparaissait libre et a également été condamnée à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec injonction de soins, a précisé son avocate, Me Chrystèle Chassagne-Delpech (ci-contre) : le sordide ne décoiffe pas son brushing ? 

La quinquagénaire sera incarcérée vendredi soir à la maison d'arrêt de Limoges, précise le Parquet. La déchéance totale d'autorité parentale sur Séréna, requise par le Parquet, a été confirmée lors de l'audience sur les intérêts civils.

Le président de la Cour a indiqué que la peine était "aménageable" et qu'elle pourra solliciter le juge d'application des peines en vue d'un aménagement de peine et, de ce fait, d'une éventuelle libération conditionnelle.

Un peu plus tôt dans la journée, après la plaidoirie de la défense, Mme Da Cruz avait déclaré d'une voix faible et lasse (sic) : "Je voudrais demander pardon à Séréna pour tout le mal que je lui ai fait". Des propos suggérés par sa conseil et récités, sachant que son enfant, autiste profonde, n'a pas les capacités de les recevoir. Donc des paroles adressées aux jurés et destinées à les émouvoir, en l'absence de l'enfant. "Je me rends compte que je lui en ai fait beaucoup, et que je ne reverrai plus jamais ma petite fille". C'est à pleurer...

"Ce procès n'est pas le procès du déni de grossesse", avait pourtant affirmé  d'emblée l'avocat général Olivier Kern

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La mort d'un petit réfugié syrien Aylan Kurdi, 
3 ans, a bouleversé le monde
C'est néanmoins la thèse plaidée par la défense et qui a dominé les cinq jours de procès, avant de faire jurisprudence. 
"Ce procès est celui de la dissimulation", une dissimulation "responsable de la privation de soins et d'aliments, et des violences engagées", a poursuivi O. Kern, en énumérant : isolement, privations sensorielles, de stimuli, absence de contact extérieur, confinement au silence... le "manque de tout". 
Qui sont les juré(e)s qui sont resté(e)s insensibles à ce destin d'enfant-martyr, à l'heure où, par ailleurs, on condamne les tortionnaires d'animaux doués de sensibilité et qu'on agresse des bouchers, mais qu'on accorde le sursis à des mères tortionnaires ?

"Songez bien, deux ans, ce n'est pas quelques semaines", a vainement insisté O. Kern. "ll en faut de l'organisation, de la réflexion pour cacher un enfant à ses proches directs, son conjoint, ses enfants" pendant tout ce temps.

Da Cruz était passible d'un maximum de 20 ans de réclusion, dans une affaire jugée aux Assises en raison du caractère "permanent" des séquelles de Séréna. Ce "déficit fonctionnel à 80%", un "syndrome autistique vraisemblablement irréversible", est lié "sans ambiguïté" aux conditions de ses 23 premiers mois de vie, selon les expertises. Et pourtant, les jurés - encadrés par un juge - ont balayé ces actes criminels, prenant fait et cause pour une mère éplorée dotée d'une conscience, sans circonstances atténuantes.

Les acteurs du féminisme se sentent-ils bien dans leur peau ? 

Comptent-ils prendre en charge l'enfant qui semble avoir été évacuée de leurs pensées, annihilée, à laquelle ils ont donné le coup de grâce ? Les intellos-bobos qui "psychologisent à outrance" ont créé les conditions de ce verdict et, en relayant les thèses les plus absurdes des féministes les plus ego-centrées et perchées, la presse a pris sa part dans cette décision inhumaine au nom d'un humanisme désincarné qui fait froid dans le dos. L214, organisation de défense des animaux maltraités en abattoirs se sent-elle entendue ?

"On ne saura jamais pourquoi", ont bravement  conclu accusation et défense, tant les leviers profonds de l'accusée sont restés impénétrables, au long du procès. Circulez, il n'y a pas grand chose à voir... Et d'évoquer des "pistes"  de traumatismes antérieurs, un premier accouchement très difficile, un deuxième inopiné en 2004 après un déni, déjà. 

Bien de son temps et sous l'emprise de constructions mentales "progressistes" érigées en vérités scientifiques, dans l'intérêt des femmes, fût-ce au détriment d'un petit être sans assistance judiciaire, l'avocat général - représentant du gouvernement et défenseur de l'intérêt général de la société -  s'est finalement rendu complice de la double peine prononcée contre l'enfant : il a demandé à la Cour de tenir compte du "déni de grossesse partiel" dans le cas Séréna, mais a rejeté le concept de "déni d'enfant" une fois Séréna née, une "dissociation psychique" invoquée par la défense. Ainsi pourrait-on nier le palpable, mais nier le tangible...

La défense n'a pas hésité à sortir les arguments les plus éculés et odieux.
Me Chrystèle-Chassagne Delpech avait exhorté la Cour à ne pas prendre la "décision moyenâgeuse d'envoyer en prison une femme qui est dans la souffrance, dans la détresse"Probablement une avocate et une mère qui va serrer ce soir ses enfants contre son coeur sec. Une schizophrène ? 
Excusez-moi un instant: je dois aller vomir...

Consciente (peut-être) de vivre un moment grave, cette avocate obscure avait appelé les jurés à prendre une "grande décision", de celles qui font les "grandes réformes", sur le déni de grossesse, un "fléau" aujourd'hui dans un "vide psychiatrique". Et pour cause. Sauf si les psychiatres revendiquent la possibilité de soulager les victimes de montages intellectuels élaborés par des individus apparemment sains de corps et d'esprits, mais des créatures militantes, socialement irresponsables et dangereuses.  

Auparavant, les parties civiles avaient, tel Me Rodolphe Costantino pour l'association Enfance et Partage, appelé à ne pas "psychologiser le débat à outrance". "Si on fait cette place hors norme à la psyché, nous ne poursuivrons plus personne". Pire, notre société fabriquera des autistes innocents en surnombre.

"Il y a une seule victime, pas deux, et c'est Séréna", avait de son côté plaidé Me Isabelle Faure-Roche, avocate de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) de la Corrèze, administrateur ad hoc de Séréna, qui vit en famille d'accueil depuis cinq ans et aura 7 ans dans une semaine. Séréna, dont "la vie ne sera jamais notre vie, le monde ne sera jamais notre monde".

Ni Enfance et Partage, ni l'Aide sociale à l'enfance n'a été entendu. Ou à la façon de Macron qui entend, mais n'écoute pas... La cause de l'enfant-martyr a-t-elle été entendue de Brigitte Macron ?

Nous avons ici deux photos de femmes : il en manque une, celle d'une enfant innocente, qui n'aura plus jamais droit au sursis dans son calvaire.

lundi 25 janvier 2016

Maltraitance dans une maison de retraite: trois mineures de 16 ans relancent la question de la majorité pénale


Mise en examen de trois jeunes filles pour maltraitance sur personnes âgées en situation de faiblesse


Trois "lycéennes" sont poursuivies pour des maltraitances sur des pensionnaires d’une maison de retraite. 

Les faits, qu’elles ont filmés et diffusés sur Internet, se sont déroulés au château de Louche, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), à Annet-sur-Marne, en Seine-et-Marne.

Tout a commencé lundi 18 janvier
lorsque trois adolescentes de 15 et 16 ans, élèves du lycée professionnel (LEP) Jean-Moulin de Torcy, qui se destinent à devenir auxiliaires de vie, ont commencé un stage pratique.
Dès le premier jour, elles entreprennent d’humilier trois résidents atteints d’Alzheimer, filment leurs forfaits et les postent sur Snapchat, une plate-forme de partage de photos et de vidéos qui disparaissent après quelques secondes. Selon une source proche du dossier, on y verrait les adolescentes infligeant des "tapes" ou des "pincements de nez" aux malades. Pour le plus "anodin" et avouable.

Pas moins de trente-trois films ont été diffusés et visionnés trois cent quarante fois
en début de semaine, ont expliqué les gendarmes qui ont interpellé les "jeunes filles", dénoncées par des camarades "émus" par la violence des images.

Les trois stagiaires ont été mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur Internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire, a fait savoir le Parquet de Meaux.

Etablissement habitué à accueillir des stagiaires laissés à eux-mêmes?

Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat aux personnes âgées, s’est rendue sur place (!) dimanche pour rencontrer les familles des victimes et les personnels. Elle a évoqué des "actes graves", "d’humiliation, de violence verbale, d’atteinte à la dignité", mais pas de "maltraitance physique", car des séries de "tapes sur la nuque" sont des gestes de sympathie, voire d'affection... Dans les cours de récréation, on appelle ça des brimades et Ségolène Royal, ex-ministre déléguée à la Famille et aux Personnes handicapées auprès d'Elisabeth Guigou, qui condamnait le racket et le string au collège, avait fait campagne contre le bizutage dans les grandes écoles, lorsqu'elle était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin. De retour de son voyage d'agrément en Inde, l'ex-concubine répudiée de Hollande compte-t-elle se prononcer pour le respect des personnes âgées, puisque sa lointaine "successeuse" auprès de Valls et Touraine n'en a pas la moindre idée ?

L. Rossignol n'a pas la capacité d'indignation d'une ado de LEP
La sénatrice PS de l'Oise, au travail,
en plein débat sur la loi Taubira au Sénat:
Hollande en a fait une ministre !
Cette ex-trotskiste (membre du Comité central de la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, devenue NPA) à la Famille, par la volonté de Hollande, a ajouté que l’établissement "a l’habitude d’accueillir des stagiaires" et que ces dernières étaient suivies par une "tutrice", mais qu’il y avait des ..."interstices". De quoi rassurer les résidents lucides et leurs familles.

Cette sous-ministre, notoirement féministe, se refuse à confirmer les détails sur la teneur des vidéos et la maltraitance qu'elles révèlent
, bien qu'elle ait indigné les camarades de classes des "jeunes filles". Des lycéennes ont été bien inspirées de capturer les vidéos avant qu'elles ne disparaissent, mais leur visionnement n'inspire rien d'autre à Rossignol que des paroles convenues. On comprend donc ainsi que les déplacements "compassionnels" de membres du gouvernement ne sont motivés que par la nécessité politique de faire taire les parties, ainsi que la presse, et d'étouffer l'indignation des familles comme de la population.
Sur la même ligne, la direction de l’établissement a choisi la facilité, une fois de plus, et n’a pas souhaité faire de commentaire. En ces circonstances qui décrédibilisent sa déclaration, elle assure pourtant qu’elle "se concentre sur le bien-être des résidents, notamment des trois victimes des agissements déviants de ces stagiaires"

Des associations ont déploré le manque de personnel d’encadrement dans les maisons de retraite.
 Protégeant les personnels au mépris des victimes, le Syndicat national des maisons de retraite et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa, 1er confédération syndicale nationale, présente dans les EHPAD) appelle "à ce que ces actes isolés ne soient en aucun cas associés à l’ensemble des intervenants et au travail quotidien des professionnels auprès des résidents", une langue de bois toute prête en ces circonstances, mais totalement indécente.

Sans compter que ces "lycéennes" sont scolarisées dans un établissement d'enseignement. Aucune mention n'est faite des professeurs qui placent ces stagiaires en milieu sensible. Puisque les lycées se targuent d'avoir des "équipes pédagogiques", celles-ci n'ont-elles jamais rien soupçonné dans les comportements des jeunes filles ? Quel suivi ont-elles -ou non- exercé au cours du stage, comme elles y sont astreintes ? La tutrice doit-elle se taire?
Il faut préciser que les livrets scolaires ne recèlent plus aucun information susceptible d'éclairer les enseignants sur des faits passés révélateurs d'un risque. Les professeurs ne sont autorisés à laisser aucun indice à leurs successeurs: il ne faut pas stigmatiser les élèves à problèmes...  

En novembre dernier, une aide-soignante d’un EHPAD de la Loire a été condamnée à un an de prison avec sursis pour des maltraitances et des humiliations sur des pensionnaires souffrant de la maladie d’Alzheimer. En octobre, dans la Seine-Saint-Denis, une plainte a été déposée pour de présumées violences commises par une aide-soignante sur une femme également atteinte d’Alzheimer.
Mais n'incriminons pas le syndicat qui couvre ces agissements à répétition.

mercredi 16 septembre 2015

Travail du dimanche: Hidalgo refuse de dialoguer avec Macron

Sentiment d'infériorité ou sectarisme idéologique, la maire de Paris refuse le dialogue

Le commerce parisien a-t-il à gagner à la baston socialiste ? 

La femme que "maltraite" E. Macron
C’est ainsi que l’entourage d’Anne Hidalgo reçoit la proposition d’Emmanuel Macron de discuter avec elle du dossier du travail du dimanche. La maire de Paris n’accepte pas "un strapontin", indique son cabinet après avoir été, selon elle, " maltraitée" par le ministre de l’économie que l'ont dit pourtant si bien élevé. Elle reproche à E. Macron d’avoir exclu les maires du travail d’élaboration des futures zones touristiques internationales (ZTI) dans lesquelles les commerces pourront être ouverts en soirée et le dimanche, en vertu de la loi pour la croissance, promulguée le 6 août. A Paris, Bercy prévoit d’autoriser la création de douze ZTI.

Mardi 15 septembre, le ministre de l’Economie a entrouvert sa porte. 
"La maire de Paris souhaite que nous parlions de manière concrète des zonages proposés par mes services. J’y suis tout à fait prêt," a-t-il indiqué. 
E. Macron a aussi mis une condition préalable à une discussion avec A. Hidalgo : "Si c’est un avis constructif, j’en tiendrai compte. Si c’est un avis de principe qui cherche à faire polémique, il ne m’apporte pas grand-chose et je crois qu’il n’apporte pas grand-chose aux Parisiens," a-t-il soupçonné. 
Et Macron de préciser enfin que "l’ensemble des décrets et arrêtés à la fois dans les zones touristiques et dans les gares" sera pris "d’ici à la fin du mois d’octobre".

L’entourage de la maire PS de Paris estime que cette offre de dialogue arrive trop tard. 
"On n’a aucune raison de rencontrer M. Macron pour donner un avis alors qu’il a peu de chances d’être retenu. La discussion de fond avec Bercy aurait dû avoir lieu avant", polémique le cabinet de la maire de Paris. Anne Hidalgo, intimement proche des frondeurs, à l'aile gauche du PS, ménage les membres de  sa majorité municipale, écologistes radicaux et du Front de gauche, à l'extrême gauche,  qui sont farouchement hostiles à l’extension du travail du dimanche. "Rencontrer Macron sans être sûrs d’être écoutés pourrait nous mettre en difficulté avec nos alliés de la majorité", reconnaît un proche de la maire de Paris. La patronne ne conçoit pas le dialogue sans imposer son point de vue.

Chicaya socialiste, socio-démocrates vs socio-libéraux

Ces derniers mois, le directeur de cabinet d'A. Hidalgo, Mathias Vicherat, avait pourtant entamé des séances de travail avec le cabinet d'E. Macron pour définir les périmètres des futures ZTI, au nombre de quatre en France: à Paris, Deauville, Nice et CannesDes mesures technocratiques qui laissent  d'ailleurs perplexes et désemparés les habitants de Cannes aussi : les futures ZTI concernent la rue d'Antibes, les rues Hoche, Foch et du 24-Août, ainsi que le boulevard de la Croisette. Mais les commerces ne sont pas tous logés à la même enseigne. Rue d'Antibes, seules les boutiques situées entre le 27 et le 93 côté impair, et celles situées entre le 36 et le 100 côté pair seraient concernées.
Mais les ponts ont été rompus "unilatéralement" par Bercy, selon la mairie, quand le gouvernement a choisi d’imposer le projet de loi au Parlement par son recours à l’article 49-3.

La réconciliation Hidalgo-Macron n’aura donc pas lieu. 
Le 4 septembre, la maire de Paris a adressé une lettre au vitriol au ministre de l’Economie dans laquelle elle affirme son "profond désaccord sur les principes comme sur la méthode imposant aux acteurs locaux la définition des règles régissant leur territoire et dérogeant aux principes fondamentaux du droit du travail en France".  
Hidalgo reproche à Macron sa "profonde méconnaissance du tissu commercial parisien". Certaines ZTI arrêtées par le ministère "réalisent moins de 1 % de leur chiffre d’affaires en détaxe. Ce qui laisse douter qu’elles puissent d’une quelconque manière contribuer au tourisme international", écrit-elle. En revanche, Marseille qui développe une forte activité commerciale à partir des croisiéristes ne compte aucune ZTI, malgré un centre commercial flambant neuf, Les Terrasses du Port (lien), à proximité du fameux Mucem


Sur BFM-TV, mardi, A. Hidalgo a dégainé une nouvelle fois
"Ce qu’a fait la loi Macron, c’est une généralisation déguisée du travail le dimanche à Paris qui va fragiliser tout ce tissu économique local." Et d’ajouter que le périmètre des nouvelles zones "ne correspond pas à des critères objectifs ".
En riposte, E. Macron accuse Hidalgo de "caricaturer les choses". "Partout où cela crée de l’activité et de l’emploi nous souhaitons en soirée et le dimanche procéder à cette ouverture", a déclaré mardi le ministre de l’économie.

Dépôt d’une QPC

Hidalgo déplace la guerre contre Macron du périmètre des futures ZTI au Parlement: Hidalgo compte déposer, d’ici à la fin du mois, une question prioritaire de constitutionnalité pour obtenir que la maire de Paris puisse décider des douze dimanches d’ouverture pour tous les commerces.

Du fait de son statut spécifique de collectivité territoriale, Paris est depuis longtemps la seule ville de France où cette décision relève du préfet de police. A. Hidalgo comptait sur la loi Macron pour que la capitale ne fasse plus exception au droit commun qui confie cette prérogative aux maires. "Il n’y avait aucune raison que Paris soit traité différemment des autres villes s’agissant du pouvoir du maire sur le choix des dimanches", insiste l’exécutif municipal. "Nous sommes sûrs de voir notre QPC retenue", affirme l’entourage d'Hidalgo.

Fin juillet, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a reçu une lettre de la maire de Paris. Dans ce courrier, Hidalgo rappelle une décision du Conseil constitutionnel du 6 août 2009 selon laquelle la fixation par le préfet de police de Paris des dimanches ne donnant pas lieu à repos dominical "est contraire au principe d’égalité entre collectivités territoriales".
Début septembre lors d’un tête à tête avec François Hollande, puis avec Manuel Valls, Anne Hidalgo n’a pas abordé le dossier du travail dominical, préférant concentrer ses attaques sur la citadelle de Bercy, occupée par un "socio-libéral" !

mardi 8 septembre 2015

La mort de Bastien dans un lave-linge ne mobilise pas les associations

'Out' le débat sur les punitions corporelles: pour les associations, il n'y a que l'émotion politique qui vaille

Horreur: le 
bourreau est le père qui "ne se souvient de rien du tout"

On se lève pour 
Ayran et Danette
Des fleurs ont été déposées devant le domicile du petit Bastien, le 28 novembre 2011 à Germigny-l'Evêque, en Seine-et-Marne, région Ile-de-France. Ce tout-petit de trois ans et 17 kg a été retrouvé mort dans une machine à laver, sur le mode essorage, comme l’a confirmé le médecin légiste à la cour. L’enfant est mort par asphyxie, suite au saignement des poumons.
Son père est accusé et jugé pour meurtre devant la Cour d'Assises de Melun depuis mardi. Et la mère pour complicité de meurtre. Vêtue de noire, Charlène Cotte, 29 ans, comparaît libre après une période de détention provisoire. Elle a gardé la tête baissée toute la journée. "Sans pleurer", précise la presse, toujours prête à verser dans l'émotion. Dans le box des accusés, son ex-compagnon, Christophe Champenois, 36 ans, qui est détenu, a somnolé tout l’après-midi. Au premier jour de leur procès, les parents de Bastien n’ont pas exprimé la moindre émotion. Quand la présidente de la Cour, Catherine Katz, demande à l’accusée d’évoquer son fils, elle décrit un "enfant agité, hyperactif. Il attirait l’attention à la maison en faisant de petites bêtises."

Le géniteur a affirmé ce mardi ne pas avoir de souvenir du déroulé des faits.
L’enfant était frappé par son père presque chaque jour, enfermé dans le placard, les mains attachées avec du ruban adhésif, son biberon et son pot à côté de lui. La mère ne s’interposait pas toujours.
Le père se décrit comme "nerveux. Je m’énerve vite dès que j’ai une frustration. Je me calmais dans l’alcool et le cannabis mais je prenais aussi de l’ecstasy, de la cocaïne, des amphétamines." Chez lui, il était dans sa "bulle, devant l’ordinateur, avec de l’alcool, des joints et de la musique. Personne d’autre ne comptait plus. Par contre, dehors, je m’occupais de Bastien. Les vacances d’été, juste avant, je le prenais sur mon vélo, on jouait au ballon, je le lavais."
Le père a du mal à parler, tombe même du banc des accusés. Il souffre d’une tumeur au cerveau et quand "l’œdème gonfle, je dois me faire opérer. Ma dernière opération date de 2009". Son avocat, Me Jean-Christophe Ramadier, indique qu’il devait être opéré en 2011 et à nouveau l’été dernier, en prison, mais cela n’a pas été fait.
Charlène avait 15 ans quand elle est sortie avec Christophe qui en avait 23. C’était un ami de la famille de son père. "Je l’ai connu quand j’avais 5 ans. J’étais petite et c’était lui le grand. C’était mon premier et unique amour, lui et pas un autre." Mais les rapports de couple se dégradent à la naissance de Bastien, enfant non désiré. Champenois fréquente des clubs échangistes seul, couche avec sa maîtresse sur la mezzanine de l’appartement, au-dessus de Charlène qui encaisse l’humiliation.

Le 25 novembre, quand le médecin du SMUR annonce la mort de Bastien au père, il est frappé par son absence de réaction : "Il était apathique, sans aucune émotion." L’infirmier du Smur ajoute : "En général, on a du mal à séparer les parents de l’enfant mort. Ce jour-là, j’ai été surpris qu’à aucun moment, les parents n’aient souhaité voir le petit dans le camion des pompiers." Tous deux ont raconté aux secours, aux gendarmes, à la famille, que Bastien était tombé dans l’escalier avant que son père le mette dans une baignoire de bébé, remplie d’eau… dans laquelle il se serait noyé.

Mais c’est Maud, 5 ans, la sœur aînée de Bastien, qui lâche la vérité la première. D’abord aux voisins du dessous, puis aux urgentistes. "Elle mangeait un pain au chocolat, raconte le médecin du Smur. Elle m’a regardé en disant 'Papa a mis Bastien dans la machine à laver pour le punir, parce qu’il a fait des bêtises à l’école. Et il l’avait déjà fait…' "

Un enfant scolarisé qui n'a jamais été signalé pour maltraitance ?

"
Cette famille, en grande difficulté sociale, psychologique, était suivie depuis 2006 par les services sociaux par rapport aux difficultés de vie qu'elle pouvait rencontrer, à ses conditions de logement insalubre", a expliqué Christine Boubet, directrice générale adjointe chargée de la solidarité au Conseil général de Seine-et-Marne.
Il y avait une "relation de confiance" entre les parents et les services sociaux. "Nous n'intervenons que lorsque les familles sont dans le rejet de l'éducation, là ce n'était pas le cas, ils n'avaient jamais manqué un rendez-vous", a expliqué Mme Boubet. "C'est un passage à l'acte qu'aucun des professionnels qui intervenaient dans cette famille n'imaginait possible", a-t-elle souligné.

Tous étaient au courant. Personne n'est intervenu. 
Les enfants - la victime de 3 ans et sa soeur âgée de 5 ans - étaient "suivis régulièrement", "étaient en bonne santé" et "aucun signalement de maltraitance, aucun mauvais traitement, n'ont été signalés par les services sociaux", a-t-elle insisté.
Depuis les vacances de la Toussaint 2011, l'école, les parents et sa soeur avaient noté "un changement de comportement" du petit Bastien, alors que la rentrée scolaire en septembre "s'était bien passée". Il était "turbulent, se mettait en danger et mettait en difficulté ses parents".

Les parents avaient appelé à l'aide. Le matin du drame, les parents "ont appelé la puéricultrice et l'assistante sociale afin de savoir comment il fallait ajuster leur comportement éducatif vis-à-vis de Bastien qui avait fait une bêtise à l'école". "La puéricultrice a proposé un rendez-vous le jour même, qui a été repoussé à la semaine suivante à la demande des parents qui ne le jugeaient pas urgent", a-t-elle poursuivi. L'institution scolaire qui avait à se plaindre de problèmes comportementaux n'a pris aucune mesure préventive.

Médecins du Monde intervient en Syrie. Qui, en France?
Et la mère? Et les institutions de protection de l'enfance? Et les associations ? 
En juillet dernier, "la voisine de la famille avait appelé le 119, Allô Enfance Maltraitée (www.allo119.gouv.fr) -numéro gratuit ouvert 24h/24 qui (sur le papier) a pour but de faciliter le dépistage des situations de maltraitance des enfants et de protection de mineurs en danger-, expliquant que Bastien était sur le toit de l'immeuble après être passé par le Velux de son appartement", a raconté la responsable. Le père de famille était "reconnu comme travailleur handicapé" et "ne travaillait pas". La mère, âgée de 25 ans, "bénéficiaire du RSA", était à la recherche d'un emploi, selon Christine Boubet.

'Enfance et Partage' se bat depuis 35 ans pour protéger, défendre, prévenir les enfants contre toutes formes de maltraitance, dit sa littérature. Après coup(s), la Voix De l'Enfant, fédération d'associations, fait savoir qu'elle est "très investie pendant toute... la procédure."  Comme l'association 'L'Enfant bleu' pour le soutien psychologique et juridique gratuite aux victimes de maltraitance (physique, sexuelle ou psychologique et de négligences), avant la mort.
Chaque département dispose d'une "cellule de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes" pour les mineurs, en l'occurrence.

La protection de l'enfance est placée sous la tutelle du ministère des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine et Xavier Bertrand, avant elle.
Le procès d'une maltraitance invisible, affirme-t-on... "Pour le moment je ne me souviens de rien du tout", a-t-il répondu à la présidente de la cour, Catherine Katz, qui lui demandait de préciser son "positionnement" par rapport à ce crime. Car le principal accusé a beaucoup varié dans ses dépositions au cours de l'enquête, affirmant d'abord que son fils était tombé dans l'escalier, puis accusant sa compagne de l'avoir mis dans la machine à laver avant d'admettre qu'il était "possible" qu'il l'ait fait et de plaider enfin la "surdose" médicamenteuse. C'est un homme affaibli qui a du mal à donner des réponses précises sur sa relation à Bastien.  Quant à la mère, elle soutient pendant sa garde à vue avoir vu son compagnon placer le petit dans la machine - une 5-6 kg dont le chargement se faisait par le haut - puis avoir mis la machine en route, d'abord en mode essorage, puis en mode lavage. Pendant ce temps, tandis que Christophe Champenois surfait sur internet, elle avait fait un puzzle avec sa fille, avait-elle raconté aux enquêteurs, ajoutant qu'elle avait entendu Bastien crier pendant 5 minutes jusqu'à ce que son compagnon le sorte de la machine et déclare, en constatant qu'il ne respirait plus: "Comme ça il ne nous emmerdera plus".

"Je suis là pour défendre quelqu'un qui passe pour avoir commis un acte monstrueux mais qui n'est pas un monstre, qui est une personne qui appartient à notre communauté à tous", a affirmé son avocat Me Jean-Christophe Ramadier avant l'ouverture du procès, dont le verdict est attendu vendredi. 
C'est "un dossier qui relève selon l'expression consacrée du 'quart monde' ", a-t-il ajouté.

Et la communauté qui en question, c'est l'institution de la République Les associations qu'elle subventionne et l'école qui sait mais se tait ne sont pas poursuivies: le quart monde, ce n'est pas en Syrie, c'est chez nous.

samedi 14 mars 2015

Fessée éducative: les Français contre une loi sapant l'autorité parentale

Les Français disent non à l'ingérence de l'Europe dans les familles

La fessée plébiscitée par les Français
Maîtresse Rossignol ne rigole pas !
Le traumatisme est ici  psychologique...
70% des Français disent non à l'interdiction législative de la gifle et de la fessée dans l'éducation des enfants, révèle un sondage Ifop pour le Figaro publié vendredi. 
Malgré la campagne actuelle, seule une minorité de Français (30%) se déclare favorable "à ce que la France interdise par la loi les châtiments corporels (gifle, fessée) envers les enfants".

Le refus de l'interdiction est même majoritaire dans la "gauche de progrès"...
Le refus d'une législation autoritaire sapant l'autorité parentale est plus fort chez les sympathisants du Front national (79%), mais encore nettement dominant parmi les sympathisants UMP (74%) et PS (64%), alors que les altermondialistes d'EELV y sont plutôt favorable. En mai dernier, un amendement anti-fessée avait été proposé par des députés écologistes. Mais l'amendement avait été retiré et renvoyé à un texte ultérieur. Depuis, le texte est en sommeil.

Entre hommes et femmes, l'Ifop relève six points d'écart : 27% des hommes sont favorables à l'interdiction de la fessée, 33% des femmes. Autrement dit, 

Le Parlement va-t-il légiférer contre la volonté du peuple?

Le Conseil de l'Europe a épinglé la France à la demande de l'Association pour la protection des enfants (Approach), organisation supranationale anglaise et illégitime.
Le 4 mars, l'instance européenne a condamné certains pays -dont la France- qui n'ont pas encore interdit clairement toutes les formes de châtiments corporels sur les enfants, comme la fessée, contrairement à une majorité de ses voisins. A ce jour, seulement 27 des 47 pays membres de l'organisation ont adopté une législation coercitive.
 
La secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a botté en touche !
L'exception Sarkozy...
En novembre 2014, le gouvernement voulait déjà relancer le débat autour de l'interdiction de la fessée. "On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence, surtout quand il s'agit de petits enfants", déclarait Laurence Rossignol, la secrétaire d'État en charge de la famille, sous tutelle de la ministre de la Santé, Marisol Touraine. "Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient. Si on voit deux adultes se battre, on va essayer de les séparer. Si on voit quelqu'un martyriser un animal, on va intervenir. En fin de compte, les seuls êtres vivants que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants," commentait-elle.

La même Rossignol nous chante aujourd'hui un air nouveau. Elle assure en effet que cela "ne passera pas par la loi" mais plaide toutefois pour "une réflexion collective" sur "l'utilité des punitions corporelles dans l'éducation des enfants"... "Le sujet que vous abordez est réel mais je préférerais que nous abordions cette question sous l'angle de la prévention de la maltraitance", avait répondu en mai dernier la secrétaire d'État. Avant de rappeler que la loi prévoit déjà que les parents doivent respecter l'intégrité corporelle des enfants.
"Frappez et on vous ouvrira?"

"Non, il ne s'agit pas du nom d'un nouveau club sadomasochiste inauguré à Paris, à Lille ou ailleurs, mais de savoir si, comme le dit la secrétaire d'Etat à la Famille, une éducation sans violence est possible, interroge André Bercoff. Et, pour elle, absolument souhaitable. C'est là, comme d'habitude, concernant ce gouvernement qui, faute d'agir sur l'économique, se préoccupe beaucoup du sociétal, que les difficultés commencent. Où s'arrête la violence? Une petite tape sur les mains, une petite claque sur les fesses, peuvent-elles être assimilées à de la maltraitance d'enfants, celle-ci évidemment condamnable et lamentable? Dans cet univers à géométrie variable, il convient tout de même de séparer une sanction que des parents responsables doivent savoir graduer, de l'irresponsabilité criminelle de géniteurs inconscients, alcoolisés ou pervers que l'on se doit de mettre le plus tôt possible hors d'état de nuire. Au lieu donc d'interdire tout geste de réprimande, les pouvoirs publics feraient mieux de s'occuper beaucoup plus activement, et de punir beaucoup plus profondément, quelques acteurs sociaux, surveillants et surveillantes, soi-disant experts psychiatres et autres aveugles de l'Inspection ou de la CAF, qui laissent trop souvent se perpétuer des drames atroces qui se terminent par la découverte du cadavre d'un enfant. Sans compter évidemment, la lâcheté des voisins, faisant l'autruche à quelques mètres de la prison familiale. C'est cette béance qu'il faut combattre, cette barbarie qui en préfigure bien d'autres, cette absence totale de sens moral et de hiérarchie des valeurs qui doivent être la préoccupation première de la secrétaire d'Etat à la Famille.

Pour le reste, privilégier l'enfant-roi qui peut faire tout ce qu'il veut sans que les parents ne puissent réagir, ces admirables produits naturels du docteur Spock et de la démission institutionnalisée des adultes, revient à accepter d'emblée les caprices d'aujourd'hui et les violences de demain. Le problème n'est pas dans le «surveiller et punir», mais dans le «poser en s'opposant». Si, dès le berceau, le jeu se passe sans aucune règle, l'enfant sera fragilisé et vulnérable à tous les chocs de l'existence, considérera que tout lui est dû et que le monde n'est là que pour satisfaire ses caprices. Les monarques du berceau, emplis de leurs droits, ne sauront même pas le sens du mot «devoir» ; fous de leur fausse liberté, ils n'auront aucune conscience d'une quelconque responsabilité. Cette éducation-là fabrique à la chaîne des lendemains qui déchantent et qui cognent. Il n'est pas anodin que d'un côté, l'on célèbre l'apologie de la torture jouissive au musée d'Orsay [exposition Sade, attaquer le soleil], et de l'autre, l'on se demande si toute fessée n'est pas l'incarnation d'un sadisme au quotidien. Schizophrénie, quand tu nous tiens…"