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mercredi 17 juillet 2019

Gilets jaunes : l'autisme de Macron coûte un max à la France

L'obstination de Macron, pour finalement céder, a alourdi la facture de réponse aux Gilets jaunes

Les pertes se chiffrent à plusieurs centaines de millions d'euros 

Résultat de recherche d'images pour "cout social Gilets jaunes"

dans certains secteurs depuis le début du mouvement de protestation sociale, selon une mission parlementaire.

Service du ministère de l'Economie, l'Institut de la statistique et des études économiques avait estimé le coût en termes de PIB à 0,1 point au dernier trimestre 2018Un rapport d'une mission parlementaire a ensuite procédé à ses propres calculs pour savoir en termes plus parlants aux "gens" à combien revient le mouvement des Gilets jaunes, au-delà de l'estimation donnée pour l'ensemble de l'économie française produite par l'Insee. 
Le rapporteur de cette mission parlementaire est Jean-René Cazeneuve, un ingénieur (Bouygues) de 61 ans qui se déclare diplômé de l'Ecole centrale de Marseille (créée en ...2006 !)  élu LREM du Gers. 

Pour les élus de la mission constituée à l'initiative du député LREM Roland Lescure, le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, cette estimation semble faible, mais ne reflète pas totalement la réalité. " L'impact des violences [parti-pris affiché contre un mouvement social] sur l'activité est conséquent [?] et cette perspective macroéconomique est loin de refléter l'étendue des répercussions économiques liées aux débordements [et mutilations qui représentent un coût pour la Sécurité sociale]", écrivent-ils dans leur synthèse. Ce Lescure est un de ces socialistes ralliés à Macron. Fils de François Lescure, journaliste à L'Humanité, et d'une mère syndicaliste à la RATP, il est le demi-frère de Pierre Lescure, un homme d'affaires qui débuta à la radio et fonda Canal+ en 1984 avec André Rousselet, son président directeur général, avant lui.

Selon les parlementaires de la mission présidée par Damien Abad (LR), les assureurs ont indemnisé "217 millions de préjudices", dont 41 % à Paris, pour "vols, incendies, dégradations et pillages". "Toutefois, ce chiffre ne correspond qu'à la partie émergée de l'iceberg. L'approche adoptée par la mission d'information, davantage centrée sur les entreprises, les secteurs d'activité et les zones géographiques, a permis de révéler un ensemble de coûts bien plus larges et aux effets bien plus durables", considèrent-ils.

Selon eux, la baisse de fréquentation des centres-villes le samedi a causé des pertes de chiffre d'affaires comprises entre 20 et 30 % pour les commerces. Quant aux centres commerciaux, ils ont fait état "de pertes de l'ordre de 2 milliards d'euros".

71 millions pour remettre les radars en marche

Dans ce rapport, les députés citent également la baisse de fréquentation des hôtels au premier trimestre 2019 (- 2,5 % par rapport à l'année précédente alors qu'ils avaient enregistré deux ans de hausse trimestrielle continue.

Le rapport liste surtout le coût budgétaire de la crise des Gilets jaunes. "L'Etat a fait face à des coûts directs de rémunération de forces de l'ordre au titre des heures supplémentaires effectuées – au moins 46,08 millions d'euros ont dû être mobilisés pour permettre aux policiers et gendarmes de répondre à la crise – et à la prise en charge de certaines dégradations physiques. Des dégradations physiques subies par les contestataires ne sont pas évoquées. 
Quant à la remise en état des 2.410 radars détruits et des 577 abîmés, elle pourrait "à terme coûter 71 millions d'euros".

Plus de 12,4 millions de coûts pour Bordeaux, Toulouse et Rouen

Les collectivités locales ont aussi dû dégager des fonds. L'association France urbaine évalue les coûts pour les grandes villes de France à 30 millions d'euros. Une estimation qui comprend "notamment le coût des dégradations d'équipements et de mobiliers urbains, ainsi que des dépenses exceptionnelles engendrées par les manifestations, dont le bouleversement de l'agenda de certaines missions de services publics et de travaux, ou encore la rémunération des agents sollicités au-delà de leur temps de travail habituel". Pour Paris, le coût attendrait 10,43 millions d'euros.

La mission s'est particulièrement concentrée sur les dégâts constatés dans des villes cibles, tel la rouge Toulouse (7,5 millions) récemment passée à la droitela juppéiste Bordeaux (3 millions) et Rouen, la socialiste (1,9 million), trois villes particulièrement impactées par des conflits sociaux (Ford à Blanquefort, ou la fermeture de l'usine d'hydroliennes à Cherbourg ou celle annoncée de l'usine de sucre "Saint Louis" de Cagny à 124 km de Rouen et bien sûr celle de Goodyear à Amiens, à 120 km. A elles seules, ces trois villes ont enregistré une perte de 12,4 millions entre les dégâts enregistrés et les mesures exceptionnelles nécessaires pour y faire face, selon le décompte révélé par le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, mais ce que l'on sait depuis le mercredi 20 mars 2019, lors de son audition par la commission des Affaires économiques et des finances de l’Assemblée nationale.

Cette facture est une conséquence des propos tenus par Macron, provoquant l'indignation et la colère, comme l'a lui-même reconnu le président méprisant, pompier-pyromane. "Je sais qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos", a-t-il confessé, en référence à ses petites phrases comme le "pognon de dingue", pour parler des dépenses sociales, ou le "je traverse la rue et je vous en trouve", du travail, adressé à un jeune chômeur sur la pelouse de l’Elysée. Mais ce ne serait qu’incompréhension, parce que "je crois plus que tout dans notre pays et (…) je l’aime", a raconté Macron, qui a loué les "femmes de courage" venues exprimer leur "détresse sur tant de ronds-points"....

Cette nouvelle évocation du coût du mouvement social tous les quatre mois n'inclut pas l'évaluation à
2,4 milliards les mesures annoncées par Macron pour acheter la paix sociale.
La question est maintenant de savoir quel mauvais coup de Macron cette relance de la campagne gouvernementale vise à justifier, dès que les Français seront pour la plupart à la plage, déconnectés de la vie politique...

vendredi 16 novembre 2018

La mère de Séréna, l'enfant-martyre "du coffre", condamnée à 2 ans de prison

5 ans de prison, dont 3 avec sursis, ce n'est pas cher pour la bourreau d'un bébé sans défense

Les enfants protégé des pervers, le sont-ils de leurs parents ?

Des droits que ne reconnaît pas la Justice
Le déni de grossesse, c'est nouveau; c'est une construction de l'esprit qui exonère les mères indignes. Elles ne sont pas considérées comme perverses : les hommes seuls peuvent l'être... 
On en est même venu à contester le terme de "déni" qui sous-entend que la femme "sait", mais "refuse" d’être enceinte. Pire, si c'est possible, la société confère au juge la liberté d'accorder à la femme le droit de vie et de mort sur l'enfant qu'elle porte. Comment l'inconscience du parent criminel est-elle évaluée si la psychologie n'est pas une science et si le juge est partisan ?

La quinquagénaire a-t-elle ému ?...

Procès Séréna: 8 ans de prison assortis d'une déchéance de l'autorité parentale requis contre la mèreLa Cour d'Assises de la Corrèze, en France, a accordé le sursis à la mère-bourreau d'une enfant en situation de faiblesse (pour le moins), prononçant - sereinement - une peine de cinq ans de prison, dont trois avec sursis, vendredi, à l'encontre de la mère de Séréna, l'enfant séquestrée pendant deux ans, mais découverte en 2013 dans un coffre de voiture, par hasard, et objet de mauvais traitements et de privations affective et matérielle, ayant entraîné des handicaps irréversibles.
Une peine de huit ans de prison avait été requise contre Mme Da Cruz, mère de trois autres enfants. La défense avait plaidé l'acquittement. Le respect dû à la personne devient, à ce jour, un pur concept, que les associations de défense des enfants ne contestent pas.
La Voix de l'Enfant n'a-t-elle pas pour mission d'"agir pour l'écoute et la défense des enfants" ?

Résultat de recherche d'images pour "aide aux enfants maltraités"
L'AVPE Protection de l'Enfance assure qu'elle "sait que la majorité des magistrats, des travailleurs sociaux, des avocats oeuvrent pour protéger les enfants, leur permettre de se construire ou reconstruire. Elle dispose d'un site qui ne concerne que les dysfonctionnements qui ternissent l'image de la France et qui font que la "patrie des droits de l'Homme" est classée dans les tout derniers pays (19ème /21 : rapport Innocenti-OCDE) en ce qui concerne le bien-être des enfants.

Le Défenseur des Droits s'est-il saisi de l'affaire, lui qui affiche que "chaque enfant a des droits fondamentaux en matière de soins, d'éducation, de justice, de protection sociale... Le Défenseur des droits défend ces droits et les fait connaître.
Les droits des enfants sont reconnus par la loi, et sont inscrits dans la Convention internationale des Droits de l'Enfant (CIDE). En France, le Défenseur des droits est l'organisation désignée par les Nations Unies pour veiller au respect de ces droits. Il s'assure du respect de "'intérêt supérieur de l'enfant", c'est-à-dire que l'intérêt de l'enfant soit considéré comme primordial et prioritaire sur tout autre.
Résultat de recherche d'images pour "Me Chrystèle Chassagne-Delpech"
Un mandat de dépôt a été prononcé contre Rosa Maria Da Cruz, 50 ans, qui comparaissait libre et a également été condamnée à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec injonction de soins, a précisé son avocate, Me Chrystèle Chassagne-Delpech (ci-contre) : le sordide ne décoiffe pas son brushing ? 

La quinquagénaire sera incarcérée vendredi soir à la maison d'arrêt de Limoges, précise le Parquet. La déchéance totale d'autorité parentale sur Séréna, requise par le Parquet, a été confirmée lors de l'audience sur les intérêts civils.

Le président de la Cour a indiqué que la peine était "aménageable" et qu'elle pourra solliciter le juge d'application des peines en vue d'un aménagement de peine et, de ce fait, d'une éventuelle libération conditionnelle.

Un peu plus tôt dans la journée, après la plaidoirie de la défense, Mme Da Cruz avait déclaré d'une voix faible et lasse (sic) : "Je voudrais demander pardon à Séréna pour tout le mal que je lui ai fait". Des propos suggérés par sa conseil et récités, sachant que son enfant, autiste profonde, n'a pas les capacités de les recevoir. Donc des paroles adressées aux jurés et destinées à les émouvoir, en l'absence de l'enfant. "Je me rends compte que je lui en ai fait beaucoup, et que je ne reverrai plus jamais ma petite fille". C'est à pleurer...

"Ce procès n'est pas le procès du déni de grossesse", avait pourtant affirmé  d'emblée l'avocat général Olivier Kern

Résultat de recherche d'images pour "ilyan plage"
La mort d'un petit réfugié syrien Aylan Kurdi, 
3 ans, a bouleversé le monde
C'est néanmoins la thèse plaidée par la défense et qui a dominé les cinq jours de procès, avant de faire jurisprudence. 
"Ce procès est celui de la dissimulation", une dissimulation "responsable de la privation de soins et d'aliments, et des violences engagées", a poursuivi O. Kern, en énumérant : isolement, privations sensorielles, de stimuli, absence de contact extérieur, confinement au silence... le "manque de tout". 
Qui sont les juré(e)s qui sont resté(e)s insensibles à ce destin d'enfant-martyr, à l'heure où, par ailleurs, on condamne les tortionnaires d'animaux doués de sensibilité et qu'on agresse des bouchers, mais qu'on accorde le sursis à des mères tortionnaires ?

"Songez bien, deux ans, ce n'est pas quelques semaines", a vainement insisté O. Kern. "ll en faut de l'organisation, de la réflexion pour cacher un enfant à ses proches directs, son conjoint, ses enfants" pendant tout ce temps.

Da Cruz était passible d'un maximum de 20 ans de réclusion, dans une affaire jugée aux Assises en raison du caractère "permanent" des séquelles de Séréna. Ce "déficit fonctionnel à 80%", un "syndrome autistique vraisemblablement irréversible", est lié "sans ambiguïté" aux conditions de ses 23 premiers mois de vie, selon les expertises. Et pourtant, les jurés - encadrés par un juge - ont balayé ces actes criminels, prenant fait et cause pour une mère éplorée dotée d'une conscience, sans circonstances atténuantes.

Les acteurs du féminisme se sentent-ils bien dans leur peau ? 

Comptent-ils prendre en charge l'enfant qui semble avoir été évacuée de leurs pensées, annihilée, à laquelle ils ont donné le coup de grâce ? Les intellos-bobos qui "psychologisent à outrance" ont créé les conditions de ce verdict et, en relayant les thèses les plus absurdes des féministes les plus ego-centrées et perchées, la presse a pris sa part dans cette décision inhumaine au nom d'un humanisme désincarné qui fait froid dans le dos. L214, organisation de défense des animaux maltraités en abattoirs se sent-elle entendue ?

"On ne saura jamais pourquoi", ont bravement  conclu accusation et défense, tant les leviers profonds de l'accusée sont restés impénétrables, au long du procès. Circulez, il n'y a pas grand chose à voir... Et d'évoquer des "pistes"  de traumatismes antérieurs, un premier accouchement très difficile, un deuxième inopiné en 2004 après un déni, déjà. 

Bien de son temps et sous l'emprise de constructions mentales "progressistes" érigées en vérités scientifiques, dans l'intérêt des femmes, fût-ce au détriment d'un petit être sans assistance judiciaire, l'avocat général - représentant du gouvernement et défenseur de l'intérêt général de la société -  s'est finalement rendu complice de la double peine prononcée contre l'enfant : il a demandé à la Cour de tenir compte du "déni de grossesse partiel" dans le cas Séréna, mais a rejeté le concept de "déni d'enfant" une fois Séréna née, une "dissociation psychique" invoquée par la défense. Ainsi pourrait-on nier le palpable, mais nier le tangible...

La défense n'a pas hésité à sortir les arguments les plus éculés et odieux.
Me Chrystèle-Chassagne Delpech avait exhorté la Cour à ne pas prendre la "décision moyenâgeuse d'envoyer en prison une femme qui est dans la souffrance, dans la détresse"Probablement une avocate et une mère qui va serrer ce soir ses enfants contre son coeur sec. Une schizophrène ? 
Excusez-moi un instant: je dois aller vomir...

Consciente (peut-être) de vivre un moment grave, cette avocate obscure avait appelé les jurés à prendre une "grande décision", de celles qui font les "grandes réformes", sur le déni de grossesse, un "fléau" aujourd'hui dans un "vide psychiatrique". Et pour cause. Sauf si les psychiatres revendiquent la possibilité de soulager les victimes de montages intellectuels élaborés par des individus apparemment sains de corps et d'esprits, mais des créatures militantes, socialement irresponsables et dangereuses.  

Auparavant, les parties civiles avaient, tel Me Rodolphe Costantino pour l'association Enfance et Partage, appelé à ne pas "psychologiser le débat à outrance". "Si on fait cette place hors norme à la psyché, nous ne poursuivrons plus personne". Pire, notre société fabriquera des autistes innocents en surnombre.

"Il y a une seule victime, pas deux, et c'est Séréna", avait de son côté plaidé Me Isabelle Faure-Roche, avocate de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) de la Corrèze, administrateur ad hoc de Séréna, qui vit en famille d'accueil depuis cinq ans et aura 7 ans dans une semaine. Séréna, dont "la vie ne sera jamais notre vie, le monde ne sera jamais notre monde".

Ni Enfance et Partage, ni l'Aide sociale à l'enfance n'a été entendu. Ou à la façon de Macron qui entend, mais n'écoute pas... La cause de l'enfant-martyr a-t-elle été entendue de Brigitte Macron ?

Nous avons ici deux photos de femmes : il en manque une, celle d'une enfant innocente, qui n'aura plus jamais droit au sursis dans son calvaire.

jeudi 5 avril 2018

Cheminots, étudiants et personnels soignants accueillent Macron à Rouen

Macron va-t-il devoir fuir à Varennes ?

Le président ne peut plus sortir de l'Elysée sans se faire huer

Emmanuel Macron sifflé et hué à son arrivée au CHU de Rouen

Cheminots, étudiants et personnels soignants en colère ont accueilli Macron plutôt fraîchement à Rouen, "les yeux dans les yeux",
 à l'appel de plusieurs syndicats pour la défense du service public.
Emmanuel Macron a été "sifflé et hué" ce jeudi 5 avril par plus de 150 manifestants rassemblés devant le centre hospitalier de Rouen (Seine-Maritime) qui héberge un service spécialisé dans la détection précoce des enfants autistes. Il était de passage sur le thème de l'autisme à la veille de la présentation par le Premier ministre Edouard Philippe du 4e plan autisme.

Accompagné de trois femmes, son épouse maternante engagée de fraîche date dans l'accompagnement des autistes qui ne lui sont pas proches, de la ministre de la Santé Agnès Buzyn et de la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel - que l'AFP cite après l'épouse -, le chef de l'État qu'on dit bon communicant, mais dans le déni systématique, a fait la démonstration de ses difficultés psychologiques d'apprentissage social et de communication, avec des comportements stéréotypés.

"Macron on t'attend" ont scandé des cheminots, des personnels soignants, des retraités et des étudiants en colère, réunis à l'appel des syndicats, sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre. 
Ironie de la situation, dans un CHU traitant l'autisme, le chef de l'Etat a exposé ses propres troubles de la communication. 

44% des Français approuveraient la mobilisation des cheminots et 41% y seraient opposés, selon un sondage pour BFMTV qui note que la tendance s’est inversée en deux semaines. 

La direction de la SNCF fait de l'intox, relayée par la presse alignée sur l'Elysée, en annonçant "un retour progressif à la normale" de la circulation des trains jeudi, après les deux premiers jours de grève des cheminots: trois trains sur quatre sont prévus pour les "trains du quotidien". 
Sauf que cette presse participe à la désinformation du pouvoir, puisque le nouveau mode de grève, dite "scandée", consiste à donner du répit aux usagers et aux entreprises quatre jours sur sept : la mise en place, puis la reprise - à propos de laquelle les agences de presse entretiennent la confusion en suggérant un fléchissement de la grève ce jeudi - rognent sur les jours où les usagers peuvent officiellement circuler à nouveau sans entraves sur le réseau dit public.

L'exaspération des Français est palpable

"Moi, je ne vous serrerai pas la main" 
les échanges entre Emmanuel Macron et des infirmières était tendus aujourd'hui encore à Rouen.


"Les budgets sont en hausse", assène le comptable Macron, en dépit du ressenti des professionnels, après quelque six années que Macron est au pouvoir, sous Hollande et en autonomie.

Au détour de sa représentation, le président a été confronté à la réalité  par des infirmières qui protestaient contre la baisse des moyens des hôpitaux. "Il y a 3-4% d'augmentation de croissance d'activité et -2% de budget pour la santé cette année", a dénoncé l'une.
"L'activité des hôpitaux en France a baissé de 2%, alors qu'on augmente les budgets", a rétorqué Agnès Buzyn, mettant le président en difficultés. "Ce n'est pas vrai, il n'y a pas moins d'activité, y a des patients qu'on ne peut pas" suivre, s'est indignée l'infirmière.

"Les budgets sont en hausse", a interrompu Jupiter courroucé. "Je peux vous le dire les yeux dans les yeux, j'assume ces choix," a-t-il insisté, sans renouveler son langage et sans qu'on sache ce que "assumer" signifie dans sa bouche qui mettrait davantage en confiance que par le passé. "Mais ce serait faux de dire qu'on peut dépenser l'argent, comme ça, sans regarder. Il faut le dépenser intelligemment et efficacement", a-t-il ajouté. Une variante du "pour dépenser, il faut d'abord créer de la richesse," qui serait effectivement malvenu dans ce milieu des services hospitaliers...

Le président accuse à nouveau ses interlocutrices pour reprendre le dessus.

"Moi je suis courtois, vous non !", a-t-il reproché, vindicatif sous ses airs doucereux, au personnel soignant qui est "là tous les jours à cinq heures du matin" et à qui celui qui sait tout dit - courtoisement ? - "c'est pas vrai !" ...


"Des postes, des postes, parce qu'on manque de personnel !", s'est écrié l'autre infirmière.
"Il y a des catégories de postes où il faut le faire (...) et des réorganisations à faire", a répété le président, à l'hôpital comme dans les usines qu'il visite. Ce à quoi l'infirmière a objecté que "les réorganisations, c'est des fermetures et des suppressions de postes".
"Non, on en est loin aujourd'hui", dément Emmanuel Macron, ajoutant : "Vous parlez, je vous écoute, et j'ai la courtoisie -alors que vous ne m'avez pas serré la main- de vous répondre et de parler avec vous". "Moi, je ne vous serrerai pas la main, pour moi vous êtes ...." "Non parce que moi je suis courtois", la coupe  Macron, cassant et donneur de leçons, "vous non !".

VOIR et ENTENDRE le ton melliflu du banquier dans le rôle de Tartufe se donnant en spectacle avec des intonations de fausset, sur fond de musique classique guillerette, prenant les petits des autres dans les bras et sous les caméras de l'Elysée. 
Le gestionnaire obstiné n'accepte pas la critique des personnels de terrain.
Il écoute mais n'entend pas : autiste ? 

"La dette, c'est pas vous qui la paierez, c'est nos enfants !"

Parole d'un quadragénaire sans enfants qui parle de lui avec la conviction d'agir "intelligemment" et bien"...

VOIR et ENTENDRE les dégâts opérés par Hollande sur Macron :  

Devant les journalistes, le technocrate déconnecté et obtus a ensuite balancé quelques chiffres du prochain plan sur les hôpitaux prévu cet été. "Le tarif à l'activité a montré ses limites; on souhaite l'abandonner. On doit répondre à ces situations critiques. Nous serons au rendez-vous", a-t-il assuré, rappelant que le gouvernement a lancé cet automne des "états généraux de l'hôpital".

Il n'a toutefois pas échappé aux questions courtoises des journalistes sur la grève à la SNCF. A nouveau en terrain miné, il s'est brièvement exprimé, avec prudence, dans le style pauvre en "il y a des ...qui/ que" de Hollande. "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des sujets sur lesquels le gouvernement a fait des annonces et qui font l'objet de réactions, de protestations qui sont totalement légitimes et qui supposent un travail d'explication continu de la part du gouvernement". Travail en direction des "illettrés"...

Les journalistes ont ensuite semblé se satisfaire de quelques éléments non pas spécifiques du prochain plan sur les hôpitaux prévu cet été, mais de considérations généralistes, passe-partout en langue de bois, transposables à la plupart des situations. "Le tarif à l'activité a montré ses limites, on souhaite l'abandonner. On doit répondre à ces situations critiques. Nous serons au rendez-vous", a-t-il assuré, gratuitement, rappelant que le gouvernement a lancé cet automne des "états généraux de l'hôpital".

Mais les mouvements sociaux "ne doivent pas empêcher le gouvernement de gouverner", a conclu l'autiste de l'Elysée.

lundi 26 mai 2014

Européennes: KO debout, Hollande voit des étoiles mais parle encore pour ne rien dire

Les Français sont à la torture, mais c'est Hollande qui souffre !
La vérité "est douloureuse"
Les électeurs français se sont lâchés aux Européennes. Et du coup, François Hollande assure que la vérité lui est "douloureuse": visiblement davantage qu'à son ministre des Affaires européennes, ci-contre. 
"C'est en France, pays fondateur de l'UE, (...) que l'extrême droite arrive aussi largement en tête", admet le président, inconscient de sa responsabilité. 
Sans la proportionnelle voulue en son temps par le président Mitterrand, histoire de dresser le FN contre le RPR (ancêtre de l'UMP), Hollande arrive à faire pire. 

Hollande nie tout en bloc

Tout est la faute de l'Europe: "Ce vote, c'est une défiance à l'égard de l'Europequi inquiète plus qu'elle ne protège", accuse-t-il, à la façon des Grecs secourus par l'U.-E, mais qui envoient leurs eurosceptiques populistes de l'extrême gauche à Bruxelles !


Le socialiste français n'assume rien et éclabousse tout le monde, mettant en cause aussi une défiance à l'égard "des partis de gouvernement, de la majorité, comme de l'opposition".


Il élargit le champ des responsabilités à l'ensemble "de la politique qui, après tant d'années de crise, appelle toujours des efforts sans que l'on voie encore les résultats", dénonce-t-il. 

Hollande se voit lucide et responsable...

"Ce serait une faute et je ne la commettrai pas, que de fermer les yeux sur cette réalité."

Le président autiste est en fait muré dans ses incertitudes. Il a tous les pouvoirs sans savoir quoi en faire.

Réactions d'exaspération










mardi 3 décembre 2013

Autisme: une expulsion scolaire qui ne mobilise aucun réseau de la gauche vertueuse

Expulsé de son collège parce qu'il est autiste: 
sa maman entame une grève de la faim

Comme Leonarda, Timothée est un jeune mineur jusqu'ici scolarisé.

Mais Timothée, 13 ans, a été expulsé de son collège de Lyon, au motif qu'il est autiste. Il aurait été Rom, que les associations, colletifs et réseaux se seraient mobilisés pour soutenir sa cause.
Le juge qui n'apparaît pas au 'Mur des cons' du Syndicat de la Magistrature a signé l'ordonnance de son placement en IME... où il n'y a pas de place pour lui. Sa maman entame une grève de la faim pour dénoncer cette injustice. 
On ne devait plus arrêter de clandestins en milieu scolaire
Valls n'a en revanche aucune considération pour un jeune adolescent autiste. Lyon a en effet été hier le théâtre d'une scène d'inhumanité tout à fait tolérable. Des policiers, appelés par le collège, ont forcé cet enfant autiste à sortir du collège où il est scolarisé, alors que tout se passe bien pour lui depuis la rentrée. C'est l'histoire révoltante de Timothée, 13 ans.

La maman a tous les torts

A l'été 2011, l’inspecteur académique du Rhône acte la décision de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Rhône d’orienter Timothée en Institut médico éducatif (IME), malgré un manque de place immédiate en IMEA.
Entrée du collège François Truffaut 
à Lyon dont Timothée est expulsé
A la rentrée 2011, Timothée est donc néanmoins ré-admis dans une classe spéciale, intégrée au collège. Mais en octobre, l’inspecteur académique prend la décision d'exclure Timothée du collège, car " cela se passe mal". 

Maryna, 
la maman de Timothée, séparée de son ex-mari, qui assure la garde de son enfant, réagit en déposant au commissariat une plainte pour discrimination. L'examen de la plainte conclut à l’absence de discrimination : le personnel de l’Éducation nationale est jugé exemplaire avec l’enfant et orienter un enfant sans s'assurer qu'il a une solution alternative d'accueil n'est pas une faute.

La maman se voit en revanche reprochée sa manière trop exclusive d’aimer son enfant
.
 
Maryna saisit alors le Tribunal administratif en référé, pour un recours suspensif à la décision d’orientation en IME. 
De novembre à avril, Timothée n’est plus scolarisé et reste avec sa maman, qui arrête de travailler pour pouvoir s’en occuper. Elle lui fait l’école à la maison, il progresse du mieux qu'il peut.

La justice a tranché

En avril 2012, Maryna  excédée accepte de remettre son fils au collège, avec une Auxiliaire de vie scolaire (AVS) recrutée par l'Education nationale. Le collège accepte de le reprendre, à temps partiel, après les vacances de Pâques, si le tribunal reporte ou annule la décision d’orientation en IME. 

Mais 
quelques semaines plus tard, le tribunal décide d'imposer une orientation en IME, ceci en dépit des avis de spécialistes qui recommandent l'intégration dans le milieu ordinaire. Cette orientation doit être "à effet immédiat", quelles que soient les actions juridiques que pourrait entreprendre Maryna pour s’opposer à cette décision. 
Jugée par ailleurs responsable de la situation, la mère de Timothée est en outre sanctionnée : elle ne percevra pas le complément d’allocations auquel elle a droit. Maryna dépose un nouveau recours contre cette décision.

Malgré la décision du juge, le collège n’ose pas expulser Timothée. Il finit l’année scolaire au collège, à temps partiel et tout se passe au mieux. Le 18 juin 2012, tombe la décision du recours : l’orientation en IME est imposée, mais sans la close "exécutive".

Bras de fer

François Truffaut est 
l'auteur du film
L'Enfant Sauvage (1970)
Maryna est convoquée par la directrice académique adjointe qui décrète à la veille de la rentrée scolaire 2013 : "Le collège c’est fini. Thimotée ira en IME". Maryna refuse. Elle annonce que son fils ira le jour de la rentrée au collège, avec son AVS. La principale la prévient qu’elle n’acceptera pas son fils, car elle n’a pas d’autorisation. Maryna menace d'interpeller la presse et la télévision. 
Souhaitant éviter les vagues médiatiques, l’inspection cède et convoque l’AVS pour qu’elle soit présente au collège le lendemain. Timothée retourne donc au collège, avec son AVS, et tout se passe très bien pendant trois semaines.

Apprenant que la deuxième décision du tribunal en date du 18 juin 2010 ne contient plus la clause "exécutive" d’orientation immédiate en IME, le père de Timothée, qui préfère que son fils aille en IME, informe la présidente du tribunal de cet "oubli". Le tribunal, "s’auto-saisissant" de lui-même, accède à la demande du père et ajoute cette clause sur le champ
Cette "auto-saisie" sans aucun précédent n’a, d’après l'avocate de Maryna, aucun fondement juridique.

Expulsion forcée

Dans l'indifférence générale, le petit autiste est exclu du collège sur intervention de deux policiers, le mercredi 25 septembre 2013. Son beau-père raconte la scène : "J’étais avec Tim ce matin à 10 h au collège. On a été reçus par la principale et deux flics en civil. Elle a exigé qu’on sorte, Tim et moi. J’ai refusé, arguant que puisque Tim n’était inscrit nulle part ailleurs, sa place était là. Puis j’ai exigé un ordre écrit. Refus. J’ai dit que, dans ce cas, je ne sortirais que par la contrainte (sans me rouler au sol cependant). Et que je ne forcerais pas Tim pour le sortir; ils devaient assumer leurs décisions. Pendant ce temps, Tim était allé vers sa classe, suivi de son AVS. Lui, s’est roulé par terre quand on a voulu qu’il sorte. L’AVS, admirable, a réussi à le calmer et l’asseoir dans le hall du collège avec des fiches de travail. Quand j’ai vu que Tim acceptait de sortir tranquillement, je l’ai suivi, avec les deux flics derrière nous ! Les élèves et les profs sont choqués.
Quelles sont les actions menées par la FSU, Sud Education ou le SGEN-CFDT, syndicats d'enseignants ?

Très éprouvée, Maryna a décidé d'entamer une grève de la faim pour alerter l'opinion publique sur la situation de son fils. 
"Pour les élèves ayant un degré développemental et intellectuel suffisant, l’inclusion en classe ordinaire est la règle." avait lancé, la veille, la ministre Marie-Arlette Carlotti qui ne s'est pas saisie de l'affaire. Une déclaration qui ne fait pas autorité et que tous n'appliquent pas nécessairement... comme le prouve le vécu de Timothée.

Pour signer la pétition de soutien à Timothée, rendez-vous I C I

Hugo Horiot, qui souffrait de la maladie d'Asperger, une forme d'autisme, a réussi à surmonter ce handicap. 
Il a même publié un récit sur son enfance, qui s'intitule L'empereur, c'est moi.