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vendredi 8 août 2014

Garches: Hollande et Touraine ont fait fermer le service de cancérologie infantile

Sus au nucléaire sous toutes ses formes, sans discernement

Osiris : la fermeture du réacteur de Saclay inquiète les médecins
L'Académie nationale de médecine, qui craint une pénurie d'imagerie médicale, s'alarme de cette décision gouvernementale pour décembre 2015. Rayons X, ultrasons, IRM, l’imagerie fait plus que dévoiler une anatomie, dans les tumeurs du sein ou dans le diabète de type 2, elle permet aujourd’hui de suivre le fonctionnement d'un organe ou d’assister le chirurgien en image 3D.
Le lundi 4, en plein mois d'août, une note écrite du gouvernement a adressée  au Commissariat à l’énergie atomique fait part de sa décision de fermer le réacteur nucléaire Osiris situé sur le site de Saclay (Essonne) en décembre 2015. L’Académie nationale de médecine a déjà protesté, en insistant sur la perte engendrée par un tel événement. Les radioéléments produits par le réacteur de Saclay permettent en effet de réaliser plus de 800 000 examens médicaux par an, précieux pour détecter les cancers et autres maladies.

Une rentabilité insuffisante...
Mis en service en 1966, Osiris est l’un des plus vieux réacteurs de France et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) recommande son arrêt depuis plusieurs années. Fessenheim continuerait son activité, mais Saclay serait menacé. pour Le gouvernement se justifie par un dilemme sur son utilité pour les examens médicaux. Il s’est finalement rétranché derrière un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) pour prendre sa décision. Raison invoquée: la production d’Osiris n'est pas suffisante pour empêcher une pénurie. La production de Saclay en radioéléments représente 8 % de la capacité de production ...mondiale. Mais le réacteur peut toutefois doubler ses capacités de production en cas de défaillance de l'un des autres réacteurs. Dans son rapport, l’IGAS préconise un repli sur d'autres techniques d’imagerie médicale. Le professeur Aurengo, président de l’Académie de médecine, s'indigne de cela : "Les autres techniques d’imagerie médicale sont très coûteuses et surtout inefficaces sur les enfants."

Le pouvoir prive les Français de techniques efficaces pour détecter les maladies
L'imagerie médicale désigne l'ensemble des examens qui permettent la restitution d'images du corps humain : absorption des rayons X (scanner), résonance magnétique nucléaire (radiographie), réflexion d'ondes ultrasons (échographie)… Les techniques sont nombreuses. Très efficaces pour diagnostiquer des maladies, ces méthodes sont également utilisées dans la recherche biomédicale du fonctionnement de l'organisme. Ces radioéléments, lorsqu'utilisés dans le domaine médical, servent aujourd'hui souvent à réaliser des scintigraphies, des radios de l’os utiles pour détecter les cancers.

Osiris est l'un des neuf réacteurs au monde (Canada, Belgique, France, Pays-Bas, Afrique du Sud, Australie, Pologne, République tchèque) dont les radioéléments servent à la médecine. Le président de l'Académie de médecine insiste sur "la lourde responsabilité" du gouvernement dont la décision entraînera, selon lui, "de véritables pertes de chance" pour les patients. 
La situation ne devrait pas s’améliorer avant 2018 quand le réacteur Osiris sera remplacé par Cadarache (Bouches-du-Rhône) et deux autres réacteurs ouvriront en Allemagne et en Corée du Sud.

Garches : l'AP-HP accélère la fermeture du service d'oncologie pédiatrique

Manifestation contre la fermeture du 
service d'oncologie pédiatrique de 
l'hôpital de Garches,  le 9 juillet 2014
L’assistance publique-Hôpitaux de Paris a annoncé vendredi 8 août la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine. Tous les petits patients ont dû quitter le service.

Cette décision suit l’annonce faite le 5 août par l’AP-HP d’accélérer la fermeture de cette unité de l’hôpital Raymond-Poincaré. Initialement prévue le 21 août, le service a fermé ses portes plus tôt en raison des tensions avec certains parents refusant le transfert de leur enfant dans un autre établissement.

Un petit "nucleus" de familles d'enfants cancéreux  – quatre, selon la direction de la police  des hôpitaux – (mais plus nombreux, en vérité, comme l'atteste la photo) sur une trentaine qui refusaient que leur enfant soit soigné ailleurs a finalement été expulsé de l’hôpital jeudi dans la soirée. En grève de la faim contre la fermeture programmée du service d'oncologie pédiatrique, ils occupaient depuis le 26 juin la chapelle de l'hôpital pour réclamer la poursuite des méthodes spécifiques de cette unité spécialisée dans les cancers des os.

Sans concertation, des "solutions" ont pu être imposées à chaque patient et les familles ont dû "accepter" "les propositions de prise en charge qui leur ont été faites". Deux des enfants des familles hostiles à l'abandon des méthodes de soins qu'ils avaient choisies ont été transférés avec une assistance médicale dans un autre hôpital. Deux autres ont été autorisés à rentrer chez eux. L'AP-HP avait programmé la fermeture de l'unité après le départ à la retraite de la pédiatre et cancérologue Nicole Delépine, dont les méthodes étaient contestées par une partie du corps médical depuis des années, mais elle s'était heurtée à la résistance de certains parents.

Carine Curter, présidente d’une association - non précisée ! - qui regroupe des proches de jeunes malades a déclaré que "cette fermeture n’est pas une défaite. Le combat continue, le Conseil d’État ne s’est pas encore prononcé, ni le Défenseur des droits, Jacques Toubon." Tous deux ont été saisis par l’association.
Ametist est cette association dont les références sont tues par certains media, Elle regroupe des proches de jeunes malades, et sa présidente, Carine Curter, confirme que les derniers patients ont été évacués jeudi vers 21 heures. "Il n'y a eu, en amont, aucun dialogue avec des responsables de l'AP-HP comme cette dernière l'affirme", souligne-t-elle.  Pour elle, "cela prouve simplement que l'administration a tout pouvoir pour imposer ses choix sans aucune concertation avec les parents qui ont subi de fortes pressions depuis plusieurs mois". "Des familles ont notamment été convoquées chez le procureur, hier", précise-t-elle.

vendredi 14 février 2014

Bové refuse de mettre de l'eau dans son gaz de schiste

"Montebourg et Fabius font les malins," raille ce proche des ministres Duflot et Canfin

Les prises de positions des ministres Arnaud Montebourg puis Laurent Fabius en faveur de l'exploitation gaz de schiste ulcèrent José Bové.
Qu'a-t-il fait du marteau?
"Si quelqu'un est en train de franchir la ligne rouge, c'est à la fois monsieur Montebourg et monsieur Fabius", s'agace le député européen EELV, invité vendredi de Décideurs Politiques. Si peu sectaire soit-il, l'ancien leader altermondialiste dit ne "pas comprendre leur raisonnement".

"J'ai l'impression qu'ils sont en train de fantasmer"

"Et ça me rappelle très furieusement Valéry Giscard d'Estaing quand il cherchait des avions renifleurs;
c'est une théorie qui n'existe pas. Il n'y a pas de fracturation propre", a-t-il décrété: ni aujourd'hui, ni jamais. Décidément tout est rumeur à gauche: de même que la pédagogie de l'indifférenciation des sexes dans les maternelles est une "rumeur", selon Peillon, de même une exploitation "imaginaire "du gaz de schiste respectueuse de l'environnement est donc une théorie "irrationelle", comme dirait Marisol Touraine.

VOIR et ENTENDRE l' "ex-casseur Joseph (comme Staline) dit José Bové, actuel eurodéputé altermondialiste d'Europe écologie-les Verts (EELV) répondre aux questions de Bruno Jeudy pour le JDD, ce 14 février 2014: 
  
Le candidat à sa réélection au Parlement de Strasbourg veut croire 
On n'avait jamais tant vu Bové au travail
des champs qu'en 2004, avec Mamère
que "cette petite musique" n'est pas celle de l'exécutif: "Il y en a deux qui font les malins, c'est leur problème mais ça n'est pas eux qui tiennent la ligne pour l'instant," a polémiqué le ringard, pour se démarquer de ses alliés au gouvernement, le temps d'une élection.
2008: Jojo Bové,
spécialiste des causes perdues
Sa proximité avec le PS pourrait lui coûter son siège à Strasbourg et le risque de perte d'une telle sinécure vaut bien un petit coup de gueule.

mardi 3 décembre 2013

Autisme: une expulsion scolaire qui ne mobilise aucun réseau de la gauche vertueuse

Expulsé de son collège parce qu'il est autiste: 
sa maman entame une grève de la faim

Comme Leonarda, Timothée est un jeune mineur jusqu'ici scolarisé.

Mais Timothée, 13 ans, a été expulsé de son collège de Lyon, au motif qu'il est autiste. Il aurait été Rom, que les associations, colletifs et réseaux se seraient mobilisés pour soutenir sa cause.
Le juge qui n'apparaît pas au 'Mur des cons' du Syndicat de la Magistrature a signé l'ordonnance de son placement en IME... où il n'y a pas de place pour lui. Sa maman entame une grève de la faim pour dénoncer cette injustice. 
On ne devait plus arrêter de clandestins en milieu scolaire
Valls n'a en revanche aucune considération pour un jeune adolescent autiste. Lyon a en effet été hier le théâtre d'une scène d'inhumanité tout à fait tolérable. Des policiers, appelés par le collège, ont forcé cet enfant autiste à sortir du collège où il est scolarisé, alors que tout se passe bien pour lui depuis la rentrée. C'est l'histoire révoltante de Timothée, 13 ans.

La maman a tous les torts

A l'été 2011, l’inspecteur académique du Rhône acte la décision de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Rhône d’orienter Timothée en Institut médico éducatif (IME), malgré un manque de place immédiate en IMEA.
Entrée du collège François Truffaut 
à Lyon dont Timothée est expulsé
A la rentrée 2011, Timothée est donc néanmoins ré-admis dans une classe spéciale, intégrée au collège. Mais en octobre, l’inspecteur académique prend la décision d'exclure Timothée du collège, car " cela se passe mal". 

Maryna, 
la maman de Timothée, séparée de son ex-mari, qui assure la garde de son enfant, réagit en déposant au commissariat une plainte pour discrimination. L'examen de la plainte conclut à l’absence de discrimination : le personnel de l’Éducation nationale est jugé exemplaire avec l’enfant et orienter un enfant sans s'assurer qu'il a une solution alternative d'accueil n'est pas une faute.

La maman se voit en revanche reprochée sa manière trop exclusive d’aimer son enfant
.
 
Maryna saisit alors le Tribunal administratif en référé, pour un recours suspensif à la décision d’orientation en IME. 
De novembre à avril, Timothée n’est plus scolarisé et reste avec sa maman, qui arrête de travailler pour pouvoir s’en occuper. Elle lui fait l’école à la maison, il progresse du mieux qu'il peut.

La justice a tranché

En avril 2012, Maryna  excédée accepte de remettre son fils au collège, avec une Auxiliaire de vie scolaire (AVS) recrutée par l'Education nationale. Le collège accepte de le reprendre, à temps partiel, après les vacances de Pâques, si le tribunal reporte ou annule la décision d’orientation en IME. 

Mais 
quelques semaines plus tard, le tribunal décide d'imposer une orientation en IME, ceci en dépit des avis de spécialistes qui recommandent l'intégration dans le milieu ordinaire. Cette orientation doit être "à effet immédiat", quelles que soient les actions juridiques que pourrait entreprendre Maryna pour s’opposer à cette décision. 
Jugée par ailleurs responsable de la situation, la mère de Timothée est en outre sanctionnée : elle ne percevra pas le complément d’allocations auquel elle a droit. Maryna dépose un nouveau recours contre cette décision.

Malgré la décision du juge, le collège n’ose pas expulser Timothée. Il finit l’année scolaire au collège, à temps partiel et tout se passe au mieux. Le 18 juin 2012, tombe la décision du recours : l’orientation en IME est imposée, mais sans la close "exécutive".

Bras de fer

François Truffaut est 
l'auteur du film
L'Enfant Sauvage (1970)
Maryna est convoquée par la directrice académique adjointe qui décrète à la veille de la rentrée scolaire 2013 : "Le collège c’est fini. Thimotée ira en IME". Maryna refuse. Elle annonce que son fils ira le jour de la rentrée au collège, avec son AVS. La principale la prévient qu’elle n’acceptera pas son fils, car elle n’a pas d’autorisation. Maryna menace d'interpeller la presse et la télévision. 
Souhaitant éviter les vagues médiatiques, l’inspection cède et convoque l’AVS pour qu’elle soit présente au collège le lendemain. Timothée retourne donc au collège, avec son AVS, et tout se passe très bien pendant trois semaines.

Apprenant que la deuxième décision du tribunal en date du 18 juin 2010 ne contient plus la clause "exécutive" d’orientation immédiate en IME, le père de Timothée, qui préfère que son fils aille en IME, informe la présidente du tribunal de cet "oubli". Le tribunal, "s’auto-saisissant" de lui-même, accède à la demande du père et ajoute cette clause sur le champ. 
Cette "auto-saisie" sans aucun précédent n’a, d’après l'avocate de Maryna, aucun fondement juridique.

Expulsion forcée

Dans l'indifférence générale, le petit autiste est exclu du collège sur intervention de deux policiers, le mercredi 25 septembre 2013. Son beau-père raconte la scène : "J’étais avec Tim ce matin à 10 h au collège. On a été reçus par la principale et deux flics en civil. Elle a exigé qu’on sorte, Tim et moi. J’ai refusé, arguant que puisque Tim n’était inscrit nulle part ailleurs, sa place était là. Puis j’ai exigé un ordre écrit. Refus. J’ai dit que, dans ce cas, je ne sortirais que par la contrainte (sans me rouler au sol cependant). Et que je ne forcerais pas Tim pour le sortir; ils devaient assumer leurs décisions. Pendant ce temps, Tim était allé vers sa classe, suivi de son AVS. Lui, s’est roulé par terre quand on a voulu qu’il sorte. L’AVS, admirable, a réussi à le calmer et l’asseoir dans le hall du collège avec des fiches de travail. Quand j’ai vu que Tim acceptait de sortir tranquillement, je l’ai suivi, avec les deux flics derrière nous ! Les élèves et les profs sont choqués." 
Quelles sont les actions menées par la FSU, Sud Education ou le SGEN-CFDT, syndicats d'enseignants ?

Très éprouvée, Maryna a décidé d'entamer une grève de la faim pour alerter l'opinion publique sur la situation de son fils. 
"Pour les élèves ayant un degré développemental et intellectuel suffisant, l’inclusion en classe ordinaire est la règle." avait lancé, la veille, la ministre Marie-Arlette Carlotti qui ne s'est pas saisie de l'affaire. Une déclaration qui ne fait pas autorité et que tous n'appliquent pas nécessairement... comme le prouve le vécu de Timothée.

Pour signer la pétition de soutien à Timothée, rendez-vous I C I

Hugo Horiot, qui souffrait de la maladie d'Asperger, une forme d'autisme, a réussi à surmonter ce handicap. 
Il a même publié un récit sur son enfance, qui s'intitule L'empereur, c'est moi.



samedi 11 mai 2013

Notre-Dame-des-Landes tombe aux mains des juges

Entre apaisement et méfiance
12.000 participants, selon la préfecture 
Une chaîne humaine regroupant plusieurs milliers de personnes venues de toute la France s'est formée samedi à Notre-Dame-des-Landes pour protester contre le projet d'aéroport international sur cette commune située à une vingtaine kilomètres de Nantes. "Nous avons bouclé la chaîne, plus de 25.000 personnes (le chiffre nécessaire pour le périmètre de 25 km selon les organisateurs) sont sur place et ça continue à arriver", ont annoncé les organisateurs peu après 14h30.
Quelque 40.000 manifestants  sur les petites routes du bocage, selon les organisateurs, ont tracé un périmètre de 25 kilomètres figurant les 1600 hectares retenus pour le projet d'aéroport. La préfecture de Loire-Atlantique objecte en revanche que la chaîne n'était pas tout à fait complète.
Une zone de non-droit
24 novembre 2012
Sur la zone rebaptisée "ZAD" comme zone à défendre, ses opposants  dénoncent "un gaspillage de terres et d'argent"."L'objectif de cette chaîne humaine est de montrer que la ZAD est toujours sous la protection des citoyens, des élus, des associations", a soutenu Françoise Verchère, conseillère générale Parti de gauche de Loire-Atlantique (ci-dessous) et l'une des organisatrices de la manifestation.
  Bové avec les grévistes de la faim, 
dont Tarin, le 25 avril 2012, à Nantes

En avril 2012, cette élue d'extrême gauche avait rejoint deux grévistes de la faim, des paysans expulsés. A la façon de Joseph (dit José)  Bové (lien PaSiDupes - Bové a frappé les trois coups de son show-grève de la faim :

Jojo préfère la caravane à la tente et Paris à Bruxelles, Marcel Thébault, 54 ans, exploitant agricole et Michel Tarin, 64 ans, agriculteur en retraite , propriétaire de terres sur l'emplacement du futur aéroport et fondateur de l'ADECA, s'étaient installés avec caravanes, tracteurs et moutons, au Pont Morand, devant le monument des 50 Otages, qui fait face à la préfecture, à Nantes. Ils demandaient l'abrogation de la déclaration d'utilité publique.

VOIR et ENTENDRE les grévistes de la faim exposer leur point de vue:


Le mardi 8 mai 2012, les gévistes de la faim avaient mis fin à leur mouvement après l'annonce que les collectivités locales concernées allaient demander la suspension des expulsions des propriétaires et des exploitants.


"Nous voulons aussi montrer que le combat n'est pas terminé et que nous resterons mobilisés tant que le projet ne sera pas abandonné", a  maintenu l'élue de la gauche extrême.
Parmi les milliers de réfractaires formant cette chaîne humaine et rassemblant dans la bonne humeur des élus, des familles, des agriculteurs, des militants associatifs, Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche et Eva Joly, députée Europe Ecologie les Verts (EELV) avaient fait le déplacement.
"Je pense que la mobilisation ne va pas s'arrêter mais que le bon sens finira par l'emporter car ce projet est un non-sens économique et un non-sens écologique", a estimé l'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2012.
Quant à l'altermondialiste José Bové, député européen, il avait annoncé sa présence, mais son action se limite à réclamer un médiateur.


Mot d'ordre: apaisement
Après plusieurs années de polémiques et de nombreuses manifestations autour du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, lancé il y a une quarantaine d'années pour remplacer l'actuelle aérogare nantaise, les tensions seraient retombées d'un cran à la suite des conclusions d'un rapport d'experts mettant en cause divers éléments du dossier.
"Le climat s'est apaisé", clame Christophe Dougé, conseiller régional EELV et membre du comité regroupant 500 élus opposés à l'aéroport. 
"A l'automne 2012, les occupants de la ZAD devaient être expulsés et les premiers travaux devaient commencer dans la foulée. Aujourd'hui selon le rapport d'expertise, il faudrait au moins deux ans d'études complémentaires et le chantier a été repoussé à une date indéterminée", souligne-t-il, se disant confiant dans l'abandon du projet mais néanmoins prudent.

"Tant que la déclaration d'utilité publique n'aura pas été annulée et le projet définitivement abandonné, il faut rester mobilisés", a-t-il dit.

Soutenu par les majorités des différentes collectivités de Bretagne et des Pays de Loire, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est porté par l'actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes.

En novembre, Valls ordonna l'évacuation 
de la zone encore occupée aujourd'hui
Selon ses promoteurs, il permettrait de développer le trafic aérien et les échanges dans la région tout en éliminant le survol actuel de la métropole nantaise par des avions.

Zone bocagère ?
Ses opposants dénoncent de leur côté la destruction d'une zone bocagère préservée comportant d'importantes zones humides et jugent ce projet économiquement "inutile".
"On va finir par faire passer l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique pour un simple aérodrome alors que c'est déjà un aéroport international qu'on va simplement déplacer", s'insurge Françoise Verchère.


Projet combattu devant les tribunaux


L'altermondialiste Pascal Durand (EELV), 

fils de deux communistes

et ex de l'Organisation communiste libertaire (OCL)
L'expertise commandée par le gouvernement et dont les conclusions ont été remises début avril pointe quant à elle le manque d'études sur une possible optimisation (sic) de l'actuelle infrastructure et l'insuffisance des études d'impact sur le site de Notre-Dame-des-Landes.
"Ce projet, totalement irrationnel, est clairement en infraction vis-à-vis du droit communautaire sur l'eau ou la défense des espèces protégées et une procédure contentieuse a été engagée", indique Sandrine Bélier, chargée d'enseignement aux universités de Strasbourg et de Mulhouse avec un DESS et un DEA (maîtrise +1), avant d'être députée européenne EELV.

Chiffrée par la société Vinci, principal opérateur retenu pour ce projet et stigmatisé par les anti-libéraux, et par la Chambre de Commerce de Loire-Atlantique à 508 millions d'euros, la facture totale pourrait s'élever à trois milliards d'euros selon les opposants au projet en tenant compte des infrastructures ferroviaires appelées à compléter le futur équipement aéroportuaire. L'investissement public sur Notre-Dame-des-Landes - et le risque de gabegie - s'élèvent à 130M€ - État et collectivités.

A la suite de la dislocation de la chaîne, concerts et festivités étaient prévus tout au long de la soirée sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

Mais pas que...
Aux termes des conclusions des trois rapports gouvernementaux sur le projet rendus à la mi-avril, le principe du transfert de l'aéroport a été réaffirmé mais il a de grandes chances d'être repoussé au-delà de la date d'inauguration prévue de 2017 du fait des modifications demandées.

samedi 20 avril 2013

La C6 du président fait polémique

Après la maison de 2 millions d'euros de Bartolone, une voiture de président du 9.3

Le 9.3 est-il un département de non droit ? 


Patrick Toulmet provoque la critique 

C'est un fait que
le président de la Chambre de métiers 93 et du Campus a changé sa voiture de fonction il y a deux ans pour une "C6 haut de gamme" et " réaménagé totalement son bureau" il y a un an. 
Or, dans un communiqué, la CFDT dénonce ces dépenses, malgré la crise.
"J’ai renouvelé pour 600 € par mois un contrat de location de voiture qui arrivait à expiration et j’ai installé la clim dans mon bureau car j’ai les jambes qui gonflent: Patrick Toulmet est handicappé en fauteuil roulant. Je passe ma vie dans ce bureau, j’y reçois des ministres, c’est la moindre des choses", rétorque le président, en poste depuis 2005. 

Il précise que ces dépenses ont été engagées
par la chambre de métiers
et non pas par le Campus. "J’ai tous les défauts du monde, mais je ne suis pas malhonnête, renchérit Patrick Toulmet. Je gagne 2200 € comme tous les présidents de chambre et 300 € pour gérer le Campus. Et je n’ai pas de compte en Suisse…", lance-t-il.
<br>Mais les chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) sont des établissements publics administratifs.
Sachant que le financement des CMA repose principalement sur la taxe perçue auprès des entreprises artisanales, l'état de santé du président est néanmoins pris en charge par des artisans aux prises avec d'immenses difficultés de trésorerie.

Par ailleurs, l'UPA (Union professionnelle artisanale, liste rivale) remet en cause la gestion actuelle. "Ce n'est pas un problème de personnes avec Patrick Toulmet. Mais nous dénonçons une situation financière catastrophique : il manque 1000 apprentis pour que le campus soit à l'équilibre et les dettes sont énormes. Nous déplorons aussi une politisation de la chambre [Patrick Toulmet est conseiller régional centriste]. ON a dévoyé cette chambre qui ne remplit plus ses fonctions."

Alors que Bartolone et Gatignon crient famine 

Bartolone prenait d
es emprunts toxiques qu'il refusait de payer
Lorsqu'il était député et président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), demandait que les banques reprennent à leur compte les intérêts des emprunts dits "toxiques" qu'il avait été très content de prendre… l avait monté une cabale. "Je vais déposer un amendement pour que les taux d'intérêts supportés par les collectivités locales se retrouvent dans le bilan des banques", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée avec d'autres élus PS aussi inconscients que lui.  Bartolone avouait qu'il avait fait perdre 200 millions à son département : "Les stocks de notre dette s'élèvent à 800 millions et les banques nous proposent de les racheter 600 millions".. Il s'était retourné contre cinq banques auprès desquelles son département a contracté et les avait mises en demeure de revoir ces contrats, faute de quoi il porterait l'affaire en justice.
Autre super gestionnaire endettée, l'ex-maire PS de Rouen, Valérie Fourneyron, actuelle ministre des Sports de Hollande, soulignait que ce type d'emprunt représentait 53% de la dette de sa ville, qui voulait une renégociation avec les banques prêteuses.

Le maire EELV de Sevran ne reçoit jamais assez d'aides de l'Etat 
.

Lorsque le ministre délégué à la Ville détailla les nouveaux dispositifs en faveur des villes les plus pauvres, il réserva quelques piques (lien Libération) à l'ancien communiste, 
Stéphane Gatignon, le maire écologiste EELV de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui réclama à nouveau des aides financières et pour cela fit la grève de la faim, un moyen que François Lamy jugea disproportionné – l'élu avait installé une tente devant l'Assemblée pour réclamer une solidarité financière pour les villes les plus dynamiques. "On n’avait pas attendu le maire de Sevran pour s’apercevoir des problèmes de pauvreté dans certaines communes", lança le ministre devant la presse. Avant de s'étonner de la communication de l'élu de Seine-Saint-Denis. "Il dit avoir reçu cinq millions d’euros ? Il faudrait lui demander ce que cela recouvre..." Quoi qu'il en soit, le chantage avait fonctionné en dépit de l'augmentation de la dotation de 120 millions d’euros cette année et au mépris des efforts de réduction de la dette publique imposés au pays soumis au surpoids de la fiscalité.


mercredi 17 avril 2013

Sevran (93) : hospitalisation de deux fillettes piquées par une seringue à l'école

Sevran: "Ici c'est normal de trouver des seringues par terre"


Deux petites filles se sont piquées avec une seringue dans la cour de récréation de l'école Emile-Zola mardi midi à Sevran, en Seine-Saint-Denis.



Le maire EELV
dans u
ne attitude familière:
mains dans les poches


Ramassée dans la cour par un élève, près d'un buisson où les toxicomanes ont leurs habitudes, elle est passée de main en main, avant de piquer deux fillettes: une seringue découverte mardi dans une école des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a ravivé la colère dans ce quartier gangréné par le trafic de drogue.
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu du journal Le Parisien, le 17 avril 2013:

Une réunion de crise a aussitôt été déclenchée au sein de l'école et les enfants ont été transportées à l'hôpital. Une celulle psychologique aussi, peut-être !

Le maire EELV, Stéphane Gatignon, n'est jamais responsable de rien
Opération médiatique de Gatignon
Cet ancien communiste préconise la prévention en toute matière, mais dénonce aujourd'hui le manque d'effectifs policiers. Va-t-il recommencer une grève pour extorquer des crédits au gouvernement ? 
Lien PaSiDupes - "La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement : Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis

Ou va-t-il enfin reconsidérer ses priorités budgétaires ?


Le premier adjoint au maire s'est aussitôt rendu sur place, ainsi que des parents inquiets. Ils réclament un dépistage de tous les enfants.

"On est en train d'analyser ce qui a été retrouvé dans la seringue", a indiqué une source anonyme, ajoutant que les deux petites filles ne présentent pas les symptômes d'une prise de stupéfiants.



Trouvée "par un enfant", la seringue est passée entre "plusieurs" mains et deux fillettes "ont été piquées", a précisé cette source. Cinq autre seringues ont été retrouvées à proximité directe de l'établissement.

"Dans la seringue, il restait un produit, mais on ne sait pas exactement lequel", a affirmé un membre de l'encadrement de cette école. "C'est la troisième fois qu'on retrouve des seringues dans l'école".


La théorie de l'école ouverte
"Il y a des grilles tout autour de l'école, mais elles sont ouvertes", a-t-il ajouté.
Selon Brahim Kechkeche, président des parents élus au conseil de l'école, "le coin est un peu comme une cuvette" et "des toxicomanes" en profitent pour "se cacher derrière une colline" avant de jeter leurs seringues. 
"On arrête de faire du sport parce que des gens se piquent"
"Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face", a expliqué le membre de l'encadrement.

VOIR et ENTENDRE le compte-rendu de BFMTV:

Les responsables institutionnels ont baissé les bras

Le 12 avril 2013, Manuel Valls s'était rendu à Sevran à l'appel de la population
Le ministre de l'Intérieur était passé de la prévention à la répression, annonçant le renfort de forces de l’ordre pour assurer la sécurité des habitants exaspérés qui étaient mobilisés pour dire "non" aux trafics et à la drogue.

Lien PaSiDupes - "Drogue : Appel au secours des habitants de Sevran à Valls : Finie la prévention: les CRS sont de retour...

Gatignon gestionnaire revendicatif, bras croisés, réclame l'intervention des autres
VOIR et ENTENDRE l'ex-communiste annoncer une grève de la fin, mais limitée dans le temps, c'est-à-dire officialiser le chantage des élus comme mode d'action:

Ce conseiller régional d'lle de France et twitter compulsif, crie
famine au milieu d'une économie souterraine prospère et, en élu anti-libéral dénonce  les inégalités de revenus entre territoires et les banques qui ne prêtent pas à Sevran, tandis que l'ex-président de Conseil général du 9.3, Claude Bartolone s'en prenaient à ces mêmes banques qui prêtaient trop aux collectivités endettées.

Le député François Asensi ne pratique pas le chantage éhonté, mais politise la situation pour détourner des carences municipales. Il faut s’attaquer aux racines du mal : la spirale de la paupérisation, aggravée par les politiques d’austérité. La misère et la désespérance forment le terreau sur lequel prospèrent les trafics et leurs revenus de substitution. C'est pas nous, c'est les autres, selon le fameux dicton communiste.

Les enseignants de l'établissement ont renoncé à exercer leur droit de retrait
, "les faits ne rentrant pas dans le cadre légal" d'une telle action, selon l'un d'entre eux, du SNUipp (FSU). 

Le maire EELV de Sevran et le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, devaient se rendre sur place hier mardi après-midi.