Sevran: "Ici c'est normal de trouver des seringues par terre"
Deux petites filles se sont piquées avec une seringue dans la cour de récréation de l'école Emile-Zola mardi midi à Sevran, en Seine-Saint-Denis.
dans une attitude familière:
mains dans les poches
Ramassée dans la cour par un élève, près d'un buisson où les toxicomanes ont leurs habitudes, elle est passée de main en main, avant de piquer deux fillettes: une seringue découverte mardi dans une école des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a ravivé la colère dans ce quartier gangréné par le trafic de drogue.
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu du journal Le Parisien, le 17 avril 2013:
Une réunion de crise a aussitôt été déclenchée au sein de l'école et les enfants ont été transportées à l'hôpital. Une celulle psychologique aussi, peut-être !
Le maire EELV, Stéphane Gatignon, n'est jamais responsable de rien
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| Opération médiatique de Gatignon |
Cet ancien communiste préconise la prévention en toute matière, mais dénonce aujourd'hui le manque d'effectifs policiers. Va-t-il recommencer une grève pour extorquer des crédits au gouvernement ?
Lien PaSiDupes - "La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement : Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis
Ou va-t-il enfin reconsidérer ses priorités budgétaires ?
Le premier adjoint au maire s'est aussitôt rendu sur place, ainsi que des parents inquiets. Ils réclament un dépistage de tous les enfants.
"On est en train d'analyser ce qui a été retrouvé dans la seringue", a indiqué une source anonyme, ajoutant que les deux petites filles ne présentent pas les symptômes d'une prise de stupéfiants.
Trouvée "par un enfant", la seringue est passée entre "plusieurs" mains et deux fillettes "ont été piquées", a précisé cette source. Cinq autre seringues ont été retrouvées à proximité directe de l'établissement.
"Dans la seringue, il restait un produit, mais on ne sait pas exactement lequel", a affirmé un membre de l'encadrement de cette école. "C'est la troisième fois qu'on retrouve des seringues dans l'école".
La théorie de l'école ouverte
"Il y a des grilles tout autour de l'école, mais elles sont ouvertes", a-t-il ajouté.
Selon Brahim Kechkeche, président des parents élus au conseil de l'école, "le coin est un peu comme une cuvette" et "des toxicomanes" en profitent pour "se cacher derrière une colline" avant de jeter leurs seringues.
"On arrête de faire du sport parce que des gens se piquent"
"Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face", a expliqué le membre de l'encadrement.
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu de BFMTV:
Les responsables institutionnels ont baissé les bras
Le 12 avril 2013, Manuel Valls s'était rendu à Sevran à l'appel de la population
Le ministre de l'Intérieur était passé de la prévention à la répression, annonçant le renfort de forces de l’ordre pour assurer la sécurité des habitants exaspérés qui étaient mobilisés pour dire "non" aux trafics et à la drogue.
Lien PaSiDupes - "Drogue : Appel au secours des habitants de Sevran à Valls : Finie la prévention: les CRS sont de retour...
Gatignon gestionnaire revendicatif, bras croisés, réclame l'intervention des autres
VOIR et ENTENDRE l'ex-communiste annoncer une grève de la fin, mais limitée dans le temps, c'est-à-dire officialiser le chantage des élus comme mode d'action:
Ce conseiller régional d'lle de France et twitter compulsif, crie famine au milieu d'une économie souterraine prospère et, en élu anti-libéral dénonce les inégalités de revenus entre territoires et les banques qui ne prêtent pas à Sevran, tandis que l'ex-président de Conseil général du 9.3, Claude Bartolone s'en prenaient à ces mêmes banques qui prêtaient trop aux collectivités endettées.
Le député François Asensi ne pratique pas le chantage éhonté, mais politise la situation pour détourner des carences municipales. Il faut s’attaquer aux racines du mal : la spirale de la paupérisation, aggravée par les politiques d’austérité. La misère et la désespérance forment le terreau sur lequel prospèrent les trafics et leurs revenus de substitution. C'est pas nous, c'est les autres, selon le fameux dicton communiste.
Les enseignants de l'établissement ont renoncé à exercer leur droit de retrait, "les faits ne rentrant pas dans le cadre légal" d'une telle action, selon l'un d'entre eux, du SNUipp (FSU).
Le maire EELV de Sevran et le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, devaient se rendre sur place hier mardi après-midi.
