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mardi 20 décembre 2016

La "situation financière alarmante" laissée par Ségolène Royal en Poitou-Charente est... involontaire


C'est la faute à son incompétence, selon le rapport définitif sur la gestion de la région Royal


"
Que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", va lui rappeler Bayrou... 

Des irrégularités financières, mais pas d'insincérité des comptes, décide le rapport officiel et définitif de la Chambre régionale des Comptes rendu public ce lundi 19 décembre sur la gestion des trois ex-régions socialistes, Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine, qui ont fusionné pour devenir la Nouvelle Aquitaine au 1er janvier 2016. 



La surprise est grande, car le bilan des comptes de la région Poitou-Charentes, dirigée de 2004 à 2014 par la socialiste Ségolène Royal, et actuelle ministre de Hollande, faisait état d’une "situation financière alarmante", après les informations révélées au printemps dernier. Le président d'alors, Franc-Gilbert Banquey, qui présidait cette CRC depuis 2010, a été promu cet été à la Cour des Comptes, où il est conseiller maître, magistrat de grade supérieur...

Conseiller maître à la Cour des comptes depuis 2012, l
e nouveau est diplômé en chinois de l'Institut national des langues et civilisations orientales.
A noter qu'il a assuré la fonction de secrétaire général du ministère de... l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer (de 2010 à 2012) actuellement occupé par... Ségolène Royal.


Les conclusions de l’institution régionale laissent un sentiment d'injustice

Le président Jean-François Monteils (à droite) 
au côté de Jean-Noël Gout, vice-président
La Chambre régionale des Comptes confirme des impayés [dettes ?] à hauteur de 111 millions d’euros, qui ont été épongés par la Nouvelle Aquitaine, et 172 millions d’euros d’emprunts dont 46 sont estimés toxiques. L’institution estime pourtant qu’il n’y a pas d’insincérité des comptes, malgré autant de négligences. "L’insincérité dans nos procédures, c’est la non-comptabilisation volontaire d’une dépense obligatoire et connue. Comme une dette exigible, par exemple", a précisé dans la Charente Libre, Jean-François Monteils, président de la Chambre régionale des comptes depuis le 11 septembre 2016. 

Le rapport précise aussi que la fusion arrive à point nommé pour le Poitou-Charentes
"En l’absence de fusion, l’état des finances de l’ancienne région Poitou-Charentes aurait nécessité, vraisemblablement dès 2016, des décisions importantes en matière de réduction des dépenses et/ou de modification de la politique suivie auparavant en matière de fiscalité".

Comment a réagi Ségolène Royal sur l’ensemble du rapport ?
Elle a estimé que le rapport mettait hors de cause sa gestion à la tête de la région. "Je suis très contente des résultats de ce rapport (…) qui clarifie les choses, démonte les accusations vraiment diffamatoires qui ont été faites pour détruire et pour abîmer", avait affirmé Ségolène Royal. "Je considère que Ségolène Royal n’a pas lu le rapport", a rétorqué Alain Rousset, président socialiste de la Nouvelle Aquitaine.

Et l’opposition régionale ?

Dans son intervention lors de la plénière du 19 décembre, Pierre Durand (Les Républicains) a estimé que l’ex-région Poitou-Charentes était une "maladie financièrement transmissible que l’on va devoir soigner impérativement". Il s’inquiète de l’impact sur les comptes de la grande région : "Il y a eu tromperie et cela va plomber toute la mandature, ne serait-ce que pour tenter de ramener la capacité d’endettement de la Nouvelle Aquitaine à 7 années à horizon 2022, où notre région va devoir ' faire face à un pic de remboursement de 34,9 millions d’euros' ".

Le porte-parole de la Nouvelle Aquitaine Florent Boudié, rappelait en mai 2016 que la situation de l’ex-Poitou-Charentes était "à mettre en perspective avec ce qu’est le budget de la région, soit 2,5 milliards d’euros", écartant l’idée que les comptes de la Nouvelle Aquitaine puissent être plombés.

La Chambre n'exerce aucune poursuites...

"C’est à la Chambre de saisir la cour de discipline budgétaire. 
Le président socialiste sortant en Aquitaine a été élu à la tête de la nouvelle grande région.Elle ne le fait pas, elle n’a pas tiré la conclusion que le budget était insincère, donc elle ne saisit pas", rappelle Alain Rousset, PS, estimant ainsi qu’il est temps de tourner la page sur cette affaire...

Dans son entretien à la Charente Libre, le président de la Chambre précise qu'il "n’a eu aucun document indiquant que ce directeur financier (Daniel Parizot, le dernier directeur financier du Poitou-Charentes) avait délégation pour signer ces prêts", relevant qu’il est du ressort des juridictions compétentes de décider ou non de poursuivre, sur ce volet.


Transparency International France va-t-elle s'emparer de la question ? 

L'ONGI entend en effet surveiller les représentants du peuple...
Avec une hausse des charges de 7 % et un recul des produits de 3,5 % entre 2011 et 2014, les villes de 2.500 à 10.000 habitants sont fragilisées. Et "177 collectivités sont inscrites au réseau d'alerte, sur les 12 départements [de la grande région], dont 159 communes", a observé notamment Jean-Noël Gout. De son côté, Jean-François Monteils a montré avec humour qu'il avait pris la mesure de l'enjeu. "Quand on se retrouve à la tête du plus vaste ressort de France, avec plus de 4.500 communes, 25 grandes aires urbaines, il est important ne pas céder à la mégalomanie," a-t-il ainsi relevé. Avant de raconter que les magistrats de cette juridiction financière devaient se réinventer, dans un contexte devenu particulièrement exigeant pour le financement des collectivités publiques. A quoi s'ajoutent de nouveaux sujets, comme le rapprochement des établissements du secteur hospitalier public et privé ou même la gestion du trait de cote du littoral, lourd de conséquences en terme d'urbanisation. 

Dans un souci de distraction de l'attention générale, Jean-François Monteils a fait dans son discours référence à Lao Tseu
 ... Benjamin Constant, rappelant que pour cet intellectuel contemporain de la Révolution française et apôtre de "la jouissance paisible de l'indépendance privée", la démocratie moderne [par opposition à celle de l'Antiquité] allait de pair avec un système de représentation, ce qui implique de "surveiller de façon active et constante les représentants [du peuple]", a souligné en conclusion le nouveau président de la CRCAPC. 
L'ONG Transparency trouvera matière à étude dans laquelle donner toute sa mesure. 

jeudi 18 août 2016

Seine-Saint-Denis: quand les aides de la Sécu favorisent le clientélisme

Lagarde (UDI) dénonce la "municipalisation" de la Sécu en Seine-Saint-Denis

La fermeture de la moitié des centres de l'Assurance maladie du département a pour conséquence la "municipalisation de l'accès aux soins" 

Le président de l'UDI et député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), Jean-Christophe Lagarde, dénonce ce tour de passe-passe dans une lettre à la ministre de la Santé, Marisol TouraineMembre du Conseil d'État sur nomination au tour extérieur par François Mitterrand en 1991, elle se dit sociale, d'autant que cette socio-démocrate est assujettie à l'impôt sur la fortune (ISF) pour un patrimoine imposable déclaré de 1,4 million d'euros.
En tant que ministre, Touraine porte un projet de loi dite de "modernisation du système de santé", adopté par l'Assemblée nationale en décembre 2015.
La réorganisation de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du "93" prévoit en effet la fermeture, d'ici à la fin de l'année, de 18 points d'accueil sur 33, sans que, curieusement, les municipalités à majorité de gauche s'en inquiètent. La CPAM escompte des économies, essentiellement en payant moins de loyers, avait-elle fait valoir il y a un an.

En avril dernier, le directeur de la Sécurité sociale du 93 avait éprouvé le besoin d'aller à la rencontre des 40 maires de Seine-Saint-Denis. Nicolas Le Bellec les avait caressés dans le sens du poil. "Je n’ai pas de compte à rendre aux politiques mais les maires sont des partenaires incontournables dans l’exercice de notre mission de service public", avait-il lancé, pour prévenir la volée de bois vert promise par des élus mécontents. "Cela commence déjà à être le cas. On a, de toute façon, cinq permanences qui ne fonctionnent plus depuis 18 mois, sans que cela soit annoncé officiellement, poursuit le directeur de la CPAM 93. On a fermé des sites à la hussarde parce qu’on ne pouvait plus les tenir. De ce côté-là, on peut nous reprocher un déficit de communication, " avait-il concédé, se rangeant aux côtés des maires, dont les plus ardents, les maires PS de Bondy et de Pierrefitte, avaient publiquement protesté contre les fermetures ou les réductions d’horaires des accueils dans leurs villes.
Drancy (70.000 habitants) se retrouvera prochainement sans antenne de la CPAM, obligeant les habitants à faire leurs démarches à la ville voisine, Bobigny, dénonce J.-Ch. Lagarde dans un courrier adressé mardi à Marisol Touraine, dont l'AFP a eu copie.

Le projet de réorganisation "ne constitue en aucun cas une dégradation des services proposés par la Caisse primaire d'assurance maladie", se défend le ministère des Affaires sociales et de la Santé, jeudi.
Le programme prévoit au contraire des créations de postes appelées "un renforcement des moyens et des effectifs", avec "14 équivalents temps plein supplémentaires" depuis le 1er octobre 2015, prétend le ministère.

Pour les habitants du département, le temps de trajet en transports en commun vers les 15 agences restantes sera en outre "inférieur à 30 minutes, et le plus souvent inférieur à 20 mn", insiste pour sa part l'Assurance maladie, faisant écho au ministère.

J.-Ch. Lagarde a annoncé son refus de signer une convention de partenariat 

entre la CPAM 93 et le Centre communal d'action sociale (CCAS) de sa commune, en signe de protestation.

Cette convention prévoit notamment que le signataire s'engage à "constituer les demandes" d'assurance des personnes démunies (Couverture maladie universelle notamment) "pour le compte de la CPAM". Savoir donc à quel activité seront affectés les nouveaux effectifs si les municipalités doivent prendre à leur charge, même partiellement, le travail des personnels de la CPAM. 
"Sous votre autorité, on a le culot de proposer aux villes de se substituer aux centres de la CPAM 93 pour accueillir, orienter et accompagner dans leurs démarches les publics les plus précaires", s'indigne-t-il, évoquant une "honte pour la protection sociale de la France" et une "municipalisation de l'accès aux soins" "inacceptable".
Le CCAS de Drancy ne laissera toutefois pas "sans soins ni sans secours les Drancéens qui font appel à lui", affirme-t-il.

Le président du Conseil départemental, le socialiste Stéphane Troussel, ne bronche pas. 

Pense-t-il pouvoir
passer pour le bienfaiteur des populations défavorisées, immigrés, migrants et chômeurs? Et se faire confortablement réélire, avec un portefeuille d'allocations financées par la solidarité nationale et une rallonge de personnels dévoués et soumis à la mairie ?

La Sécu en Seine-Saint-Denis, c’est :
1,53 million d’assurés sociaux (régime général)
230 000 bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle)
55 000 bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (250 000 en France)
425 250 titulaires d’un compte Ameli sur Internet
1 500 agents
3 Mds € de prestations versées
5 700 personnes reçues chaque jour dans les accueils du 93
3 700 appels par jour
1 100 mails par jour
135 agressions d’agents en 2014
 
Pas de problème, si la Caisse primaire d'assurance maladie du 93 s'auto-finançait. 
Or, le département a un budget "en déséquilibre" depuis notamment le temps de la gestion de son précédent patron, Claude Bartolone (2008-2012), actuel président de l'Assemblée national, bien que battu à la régionales 2015, et qui avait souscrit à des "emprunts toxiques" dont il attribue la faute à son prédécesseur communiste

 

samedi 20 avril 2013

La C6 du président fait polémique

Après la maison de 2 millions d'euros de Bartolone, une voiture de président du 9.3

Le 9.3 est-il un département de non droit ? 


Patrick Toulmet provoque la critique 

C'est un fait que
le président de la Chambre de métiers 93 et du Campus a changé sa voiture de fonction il y a deux ans pour une "C6 haut de gamme" et " réaménagé totalement son bureau" il y a un an. 
Or, dans un communiqué, la CFDT dénonce ces dépenses, malgré la crise.
"J’ai renouvelé pour 600 € par mois un contrat de location de voiture qui arrivait à expiration et j’ai installé la clim dans mon bureau car j’ai les jambes qui gonflent: Patrick Toulmet est handicappé en fauteuil roulant. Je passe ma vie dans ce bureau, j’y reçois des ministres, c’est la moindre des choses", rétorque le président, en poste depuis 2005. 

Il précise que ces dépenses ont été engagées
par la chambre de métiers
et non pas par le Campus. "J’ai tous les défauts du monde, mais je ne suis pas malhonnête, renchérit Patrick Toulmet. Je gagne 2200 € comme tous les présidents de chambre et 300 € pour gérer le Campus. Et je n’ai pas de compte en Suisse…", lance-t-il.
<br>Mais les chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) sont des établissements publics administratifs.
Sachant que le financement des CMA repose principalement sur la taxe perçue auprès des entreprises artisanales, l'état de santé du président est néanmoins pris en charge par des artisans aux prises avec d'immenses difficultés de trésorerie.

Par ailleurs, l'UPA (Union professionnelle artisanale, liste rivale) remet en cause la gestion actuelle. "Ce n'est pas un problème de personnes avec Patrick Toulmet. Mais nous dénonçons une situation financière catastrophique : il manque 1000 apprentis pour que le campus soit à l'équilibre et les dettes sont énormes. Nous déplorons aussi une politisation de la chambre [Patrick Toulmet est conseiller régional centriste]. ON a dévoyé cette chambre qui ne remplit plus ses fonctions."

Alors que Bartolone et Gatignon crient famine 

Bartolone prenait d
es emprunts toxiques qu'il refusait de payer
Lorsqu'il était député et président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), demandait que les banques reprennent à leur compte les intérêts des emprunts dits "toxiques" qu'il avait été très content de prendre… l avait monté une cabale. "Je vais déposer un amendement pour que les taux d'intérêts supportés par les collectivités locales se retrouvent dans le bilan des banques", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée avec d'autres élus PS aussi inconscients que lui.  Bartolone avouait qu'il avait fait perdre 200 millions à son département : "Les stocks de notre dette s'élèvent à 800 millions et les banques nous proposent de les racheter 600 millions".. Il s'était retourné contre cinq banques auprès desquelles son département a contracté et les avait mises en demeure de revoir ces contrats, faute de quoi il porterait l'affaire en justice.
Autre super gestionnaire endettée, l'ex-maire PS de Rouen, Valérie Fourneyron, actuelle ministre des Sports de Hollande, soulignait que ce type d'emprunt représentait 53% de la dette de sa ville, qui voulait une renégociation avec les banques prêteuses.

Le maire EELV de Sevran ne reçoit jamais assez d'aides de l'Etat 
.

Lorsque le ministre délégué à la Ville détailla les nouveaux dispositifs en faveur des villes les plus pauvres, il réserva quelques piques (lien Libération) à l'ancien communiste, 
Stéphane Gatignon, le maire écologiste EELV de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui réclama à nouveau des aides financières et pour cela fit la grève de la faim, un moyen que François Lamy jugea disproportionné – l'élu avait installé une tente devant l'Assemblée pour réclamer une solidarité financière pour les villes les plus dynamiques. "On n’avait pas attendu le maire de Sevran pour s’apercevoir des problèmes de pauvreté dans certaines communes", lança le ministre devant la presse. Avant de s'étonner de la communication de l'élu de Seine-Saint-Denis. "Il dit avoir reçu cinq millions d’euros ? Il faudrait lui demander ce que cela recouvre..." Quoi qu'il en soit, le chantage avait fonctionné en dépit de l'augmentation de la dotation de 120 millions d’euros cette année et au mépris des efforts de réduction de la dette publique imposés au pays soumis au surpoids de la fiscalité.


mercredi 17 avril 2013

Sevran (93) : hospitalisation de deux fillettes piquées par une seringue à l'école

Sevran: "Ici c'est normal de trouver des seringues par terre"


Deux petites filles se sont piquées avec une seringue dans la cour de récréation de l'école Emile-Zola mardi midi à Sevran, en Seine-Saint-Denis.



Le maire EELV
dans u
ne attitude familière:
mains dans les poches


Ramassée dans la cour par un élève, près d'un buisson où les toxicomanes ont leurs habitudes, elle est passée de main en main, avant de piquer deux fillettes: une seringue découverte mardi dans une école des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a ravivé la colère dans ce quartier gangréné par le trafic de drogue.
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu du journal Le Parisien, le 17 avril 2013:

Une réunion de crise a aussitôt été déclenchée au sein de l'école et les enfants ont été transportées à l'hôpital. Une celulle psychologique aussi, peut-être !

Le maire EELV, Stéphane Gatignon, n'est jamais responsable de rien
Opération médiatique de Gatignon
Cet ancien communiste préconise la prévention en toute matière, mais dénonce aujourd'hui le manque d'effectifs policiers. Va-t-il recommencer une grève pour extorquer des crédits au gouvernement ? 
Lien PaSiDupes - "La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement : Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis

Ou va-t-il enfin reconsidérer ses priorités budgétaires ?


Le premier adjoint au maire s'est aussitôt rendu sur place, ainsi que des parents inquiets. Ils réclament un dépistage de tous les enfants.

"On est en train d'analyser ce qui a été retrouvé dans la seringue", a indiqué une source anonyme, ajoutant que les deux petites filles ne présentent pas les symptômes d'une prise de stupéfiants.



Trouvée "par un enfant", la seringue est passée entre "plusieurs" mains et deux fillettes "ont été piquées", a précisé cette source. Cinq autre seringues ont été retrouvées à proximité directe de l'établissement.

"Dans la seringue, il restait un produit, mais on ne sait pas exactement lequel", a affirmé un membre de l'encadrement de cette école. "C'est la troisième fois qu'on retrouve des seringues dans l'école".


La théorie de l'école ouverte
"Il y a des grilles tout autour de l'école, mais elles sont ouvertes", a-t-il ajouté.
Selon Brahim Kechkeche, président des parents élus au conseil de l'école, "le coin est un peu comme une cuvette" et "des toxicomanes" en profitent pour "se cacher derrière une colline" avant de jeter leurs seringues. 
"On arrête de faire du sport parce que des gens se piquent"
"Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face", a expliqué le membre de l'encadrement.

VOIR et ENTENDRE le compte-rendu de BFMTV:

Les responsables institutionnels ont baissé les bras

Le 12 avril 2013, Manuel Valls s'était rendu à Sevran à l'appel de la population
Le ministre de l'Intérieur était passé de la prévention à la répression, annonçant le renfort de forces de l’ordre pour assurer la sécurité des habitants exaspérés qui étaient mobilisés pour dire "non" aux trafics et à la drogue.

Lien PaSiDupes - "Drogue : Appel au secours des habitants de Sevran à Valls : Finie la prévention: les CRS sont de retour...

Gatignon gestionnaire revendicatif, bras croisés, réclame l'intervention des autres
VOIR et ENTENDRE l'ex-communiste annoncer une grève de la fin, mais limitée dans le temps, c'est-à-dire officialiser le chantage des élus comme mode d'action:

Ce conseiller régional d'lle de France et twitter compulsif, crie
famine au milieu d'une économie souterraine prospère et, en élu anti-libéral dénonce  les inégalités de revenus entre territoires et les banques qui ne prêtent pas à Sevran, tandis que l'ex-président de Conseil général du 9.3, Claude Bartolone s'en prenaient à ces mêmes banques qui prêtaient trop aux collectivités endettées.

Le député François Asensi ne pratique pas le chantage éhonté, mais politise la situation pour détourner des carences municipalesIl faut s’attaquer aux racines du mal : la spirale de la paupérisation, aggravée par les politiques d’austérité. La misère et la désespérance forment le terreau sur lequel prospèrent les trafics et leurs revenus de substitution. C'est pas nous, c'est les autres, selon le fameux dicton communiste.

Les enseignants de l'établissement ont renoncé à exercer leur droit de retrait
, "les faits ne rentrant pas dans le cadre légal" d'une telle action, selon l'un d'entre eux, du SNUipp (FSU). 

Le maire EELV de Sevran et le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, devaient se rendre sur place hier mardi après-midi.



mardi 13 novembre 2012

Dotation des communes: les députés gonflent la dette publique

L'Assemblée vote une hausse de 25 millions de dotation des communes les plus mal gérées

La planche à billets plutôt qu'une gestion plus saine

Sans contrôle de l'affectation de l'assistance de l'Etat, les communes dites les plus pauvres -ou les moins bien gérées- recevront 50% de dotation de développement urbain (DDU) en plus en 2013, dont Sevran. Pour que les administrés puissent  continuer de recevoir la propagande des élus et se voir en photo dans les bulletins municipaux, ou que les associations-bidons puissent proliférer (et leurs subventions détournées: par Sylvie Andrieux ou des Kucheida, père et fille), le maire Europe Ecologie-les Verts de cette commune de Seine-Saint-Denis, Stéphane Gatignonun ancien communiste, est en grève de la faim programmée pour durer du 9 au 13 novembre.



Ces communes se sont-elles laissé aller aux "emprunts toxiques" ?
L'ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, aujourd'hui président de l'Assemblée nationale, avait l'ambition de faire entrer son département dans le XXIe siècle et pour cela l'imprudent gestionnaire socialiste avait souscrit des emprunts toxiques. Cet élu vertueux avait alors mené la fronde, défiant l'Etat en faisant voter un budget 2010 en déséquilibre.



L'Assemblée nationale vole au secours des mauvais gestionnaires 

Mardi, la loi de finances 2013 a accordé une hausse substantielle aux cent communes les plus pauvres.  La dotation va passer de 50 à 75 millions, Tandis que,  malgré l'annonce de cette hausse lundi, Gatignon prolonge  son show médiatique, avec l'approbation des Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et ex-maire voisin d'Evry, venu dans la matinée, café fumant en main, et  Yamina Benguigui, ministre déléguée en charge des Français de l'étranger et de la Francophonie (voyageuse en Falcon dont le père fut l'un des responsables clandestins du Mouvement national algérien très actif en en France métropolitaine), des écologistes, dont Cécile Duflot (ministre de l'Égalité des Territoires et du Logement) ou Noël Mamère, Laurence Abeille, François de Rugy, Jacques Boutault. Demandant d' "entendre la demande de justice et d'égalité de Stéphane Gatignon", Eva Joly a lancé que "l’austérité (doit) s’arrêter aux portes des villes pauvres".
Dominique Voynet (Montreuil) n'a pas fait le déplacement. Et son rival, le député François Asensi (Tremblay, FASE) non plus !


Cet "effort supplémentaire", introduit - sous la pression - au détour d'un amendement gouvernemental lors du débat sur les crédits budgétaires des collectivités territoriales, s'ajoute à "un considérable effort de solidarité entre les territoires" déjà prévu dans le projet de budget 2013, a souligné le ministre du Budget Jérôme Cahuzac.


Cette solidarité ne passe pas par la Région Ile-de-France

Au-dessus de sa tente sur un trottoir, le gréviste de la faim a suspendu une banderole portant son nom en caractère ...gras, et celui de sa commune en minuscules. Et il se plaint :  " Les budgets des communes pauvres ont besoin de solidarité face à la crise».

Jean-Paul Huchon, son président PS, n'a pas bronché
"J’ai plus le choix, je dois me battre pour ma ville. Et de l’argent il y en a en Île-de-France: nous sommes dans une des zones d’Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."

Le locataire de l'Hôtel de Lassay, également ex-président rebelle de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, dit comprendre "le cri de désespoir" du maire, mais se montre réservé sur la méthode, expliquant que "jeûner ne sera jamais un mode de combat politique acceptable". Une gaffe (le mot "couac" est interdit !) de socialiste hébergé sous les ors de la République !
Elue du Front de gauche à Sevran et jointe par téléphone, Maryse Patry, secrétaire générale adjointe du Snuipp 93 (FSU) et militante du mariage des personnes du même sexe, s’est elle "étonnée de cette action individuelle qui n’a pas été annoncée en conseil municipal".


La gauche sociale taxe-t-elle l'économie souterraine de Sevran à 75% ?

VOIR et ENTENDRE quelques reportages qui disqualifient la gestion EELV à Sevran:
Découverte d'un tunnel de stockage de drogues:



Peur des populations non plus "défavorisées", mais  désormais "pauvres" et de surcroît exposées: 


L'enfer de la drogue à Sevran, bastion écolo-coco du 9.3 :



dimanche 11 novembre 2012

La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement

Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis 
GATIGNON en grosses lettres,
Sevran, en petites...

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, a choisi les vacances de la Toussaint pour entamer vendredi une grève de la faim depuis vendredi programmée pour  trois jours. Il veut réclamer une plus grande aide de l'Etat pour sa commune. Cet ancien collaborateur des députés communistes Guy Hermier (13) et François Asensi   (Seine-Saint-Denis, 93) réclame une augmentation de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), que verse l'Etat aux communes. 

Or, la commune de Sevran a souscrit les fameux "emprunts toxiques" entre 1995 et 2009.
Claude Bartolone a révélé que des milliers d'autres collectivités locales et établissements publics (hôpitaux, syndicats d’économie mixte, etc).  Avec la crise, le député Bartolone, en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, découvre en 2008 que son département, sous la direction des communistes, s’était gavé de prêts proposés par la banque Dexia. Les emprunts toxiques, qui courent jusqu’en 2025 ou 2030, n’ont pas fini de pourrir la vie des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics. 
Alors, le maire EELV, parachuté à Sevran comme fils du maire-adjoint communiste de Montreuil, se mord les doigts d'avoir mangé au râtelier de Dexia et médiatise maintenant sa colère en se lançant dans le "stand up." 

En rupture avec le Parti communiste, ce proche de Daniel Cohn-Bendit se rallie à EELV en 2009 et se prononce en faveur de la légalisation du cannabis pour, selon lui, enrayer le trafic de drogue, la circulation d’armes à feu et les violences qui en résultent, notamment en banlieue, malgré la politique de prévention chère à la gauche. 
A la suite de violences urbaines de 2005 et aux règlements de compte dans un quartier populaire de Sevran où on tire aux abords d’une école maternelle, cet homme de spectacle attire une nouvelle fois l’attention des autorités avec la formule suivante : "Il faut des casques bleus pour rétablir la paix à Sevran ! " À la suite de quoi, il obtient du Ministère de l’Intérieur, une présence renforcée de CRS dans la ville de Sevran.

Et il récidive en 2012.

Le lundi 22 octobre 2012, sous peine de "mettre la clé sous la porte", Gatignon, a mis le couteau sous la gorge de la gauche socialo-écolo au pouvoir. Il réclamait une aide exceptionnelle de cinq millions d’euros pour sa commune, à laquelle des banques refusent de faire crédit.
Aujourd'hui, l'élu des écologistes radicaux (EELV), le maire de Sevran s'est lancé vendredi à 17h00 dans un nouveau spectacle de rue en s'installant, à l'heure de la sortie des bureaux, sous une tente devant l'Assemblée nationale, mais en  fixant à mardi la date limite de ses représentations. 

Ce geste spectaculaire est assumé par cet élu qui réclame cinq millions d'euros pour sa commune de 51.000 habitants, enclavée, en proie au chômage et la misère sociale depuis les emprunts toxiques : départ de Westinghouse en 2009 et dépôt de bilan de Kodak en janvier 2012. Comme l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, la zone est confrontée au trafic de drogue: "Je dois me battre pour ma ville. Et de l'argent, il y en a en Ile-de-France: nous sommes dans une des zones d'Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."
Lors d'une opération policière en août 2010, un tunnel servant à stocker et à conditionner du cannabis a été découvert à Sevran "une des adresses majeures du trafic de shit" dans le département de Seine-Saint-Denis.



Il a reçu samedi plusieurs marques de sympathie, mais a suscité des réactions divergentes de la part de membres du gouvernement.

La technique est éculée mais payante
En janvier 2008, le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants avaient déjà pratiqué la grève de la faim à Paris pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. Après avoir déposé une caravane devant le ministère de l'Environnement, les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal).

Les revendications de Stéphane Gatignon semblent lui avoir attiré des sympathies. D'abord, celle des "plusieurs dizaines" d'habitants, puis du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, un ami qui est venu dans la matinée exprimer "un message de solidarité et d'amitié" avec l'élu.

Egalement élu en banlieue, dans la ville nouvelle d'Evry, comme il l'a rappelé, Manuel Valls lui "a dit qu'il allait essayer de faire passer des messages au niveau du gouvernement et de l'Assemblée", a déclaré S. Gatignon.

Quelques heures plus tard cependant, la ministre de la Réforme de l'Etat, Marylise Lebranchu, publiait un communiqué ressemblant fort à une mise au point.

Sevran, a affirmé Marylise Lebranchu, fait partie des communes qui profitent le plus, en proportion de leur population, de la dotation de solidarité urbaine destinée aux villes en difficulté.
"Le gouvernement rappelle l'effort sans précédent de solidarité en faveur des communes les plus fragiles, dont Sevran, qu'il a prévu dans le projet de loi de finances pour 2013 présenté au Parlement", écrit la ministre.
"Ainsi, la commune de Sevran bénéficiera de plus de 1,5 million d'euros supplémentaires en 2013 au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Sa DSU versée atteindra ainsi plus de 9 millions d'euros. Rapporté à sa population, ce montant place la ville de Sevran au 3ème rang des communes de plus de 50.000 habitants bénéficiaires de cette redistribution", a-t-elle ajouté notamment.

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, qui n'a guère caché l'agacement que suscite chez lui l'initiative de Gatignon, a affirmé que l'édile réussira à boucler son budget, tout en lui rappelant l'importance de "bien gérer" les finances des communes.
 "Je me suis engagé à ce que Sevran touche d'ici la fin de l'année 4,7 millions d'euros de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés", a annoncé F. Lamy, un proche de Martine Aubry. 
"Il n'a pas demandé à me rencontrer, ce serait raisonnable de se mettre autour d'une table pour discuter", a reproché le ministre.

En se rendant auprès du gréviste de la faim, le président de l'Assemblée nationale et ex-président du très endetté Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone 
Tout en déclarant comprendre "le combat" mené par Stéphane Gatignon, en particulier dans un département comme la Seine-Saint-Denis, "le département le plus jeune et le plus pauvre de la France hexagonale", Claude Bartolone a affirmé, en présence de l'intéressé, ne "pas être d'accord" avec sa "forme" de protestation. 
Mais il a promis une "augmentation substantielle" de la DSU, affirmant que des amendements seraient déposés mardi à l'Assemblée "pour renforcer toutes les structures de péréquation pour arrêter cet écart qui existe entre villes riches, villes pauvres, départements riches, départements pauvres".

Le samedi 10 novembre, le Ministre délégué à la Ville, François Lamy - conseiller politique de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, ex-premier secrétaire du Parti socialiste - annonce une aide de 5 millions d'euros à la ville de Sevran. Les 5000 collectivités locales qui ont le foie lourd d'avoir mis et remis le doigt dans le pot de Nutella de Dexia savent comment faire cracher le gouvernement. Et les contribuables, tandis que le président du Conseil Régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, fait le mort, comme pour les transports régionaux.
Avec les 9 millions de Lebranchu, les 5 millions de la rallonge de Lamy et le supplément d'aide annoncé au Parlement, l'assisté de la République pourra-t-il voir venir ? Il va pouvoir financer des banderoles à son nom...

Ainsi le gang socialo-écolo creuse-t-il allègrement la dette publique

5 millions d'euros multipliés par 5000, faites le compte !
Comment le FMI, Bruxelles et l'Europe ne seraient-ils pas préoccupés de l'envolée de la dette publique et de l'état de l'économie française, un menace pour l'Europe, comme pour les contribuables hexagonaux ?