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vendredi 29 mars 2013

Déficit public: Hollande a encore laissé filer les dépenses

Le PIB dérape,  plus élevé que prévu, à 4,8% en 2012

Le gouvernement Ayrault a encore créé du déficit public: 4,8% du produit intérieur brut
 contre 4,5% prévus

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Moins 98,2 milliards d'euros, selon les premiers résultats des comptes nationaux, publiés vendredi par l'INSEE. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, et le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, n'ont pas manqué de justifier leur dérapage  lié, selon eux, à une révision du déficit 2011 (5,3% au lieu de 5,2%), à la recapitalisation de Dexia, au budget rectificatif européen et à une croissance économique plus faible que prévu.
Le déficit public agrège les comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale.

La nouvelle paire de Bercy assure néanmoins qu'elle maîtrise...
Seulement deux contre-vérités ! "Ces dépassements exceptionnels et conjoncturels ont été en partie compensés par une stricte maîtrise de la dépense [sic], permettant un ajustement du solde structurel de 1,2 point de PIB en 2012, en ligne avec les prévisions", ajoutent-ils en choeur.
Et une vérité
Hors Dexia et budget européen, ils admettent que le déficit s'est établi à 4,7% l'an dernier, après sept mois de gouvernance socialo-écolo.

La dette publique s'élevait à 90,2% du PIB fin 2012, soit 1.833,8 milliards d'euros, contre 85,8% fin 2011.

Le gouvernement avait sous-estimé la tendance

Il s'était fait fort de contenir le déficit à 4,6%
au lieu de 4,5% si l'institut européen de statistiques intégrait comme prévu le plan d'aide à la banque franco-belge Dexia.

Le gouvernement français a reconnu qu'il ne parviendra  pas à réduire le déficit à 3% fin 2013, en raison de
prévisions de croissance économique atone, et il réclame à la Commission européenne un délai supplémentaire d'un an pour y parvenir.
Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a mis une condition à ce nouveau délai: le déficit devra être ramené nettement sous les 3% fin 2014...  A des degrés différents, que ce soient les budgets de Pôle emploi ou de l'Education, les cadeaux de confort pèseront tous lourdement sur les engagements de Bercy. 

Prévisions de déficit : autour de 3,7% fin 2013, dans le meilleur des cas

C'est la prévision de la Commission européenne qui table sur 3,9% fin 2014 si aucune nouvelle mesure n'est prise. La dette atteindrait alors 93,4% fin 2013 et 95,0% fin 2014, toujours à législation inchangée. Pour le déficit fin 2013, "la Commission dit 3,7%, ce sera autour de ça", a confirmé Pierre Moscovici vendredi sur RTL.

La trajectoire des finances publiques pour 2013-2017 sera dévoilée dans le cadre du programme de stabilité qui sera transmis par le gouvernement au Parlement mi-avril et à la Commission européenne fin avril.

L'an dernier,
le taux de "prélèvements obligatoires" a augmenté de 1,2 point à 44,9% du PIB, sous l'effet de la hausse des impôts de +5,3%.

Les dépenses ont progressé de 2,9%, après +2,1% en 2011 et
les recettes ont augmenté de 3,9%, en baisse sensible sur 2011, +5,7%.

Du fait des transferts de compétences, le déficit public de l'Etat baisse (-7,7 milliards d'euros) par rapport à 2011, tandis que le déficit des administrations de sécurité sociale baisse de 0,8 milliard, mais que celui des administrations locales progresse à 3,1 milliards contre 1,5 milliard en 2011.

La dette a progressé de 116,9 milliards d'euros l'an dernier après +121,9 milliards en 2011.
La contribution de l'Etat à la dette a augmenté de 104,6 milliards, une variation plus importante que le déficit. Selon l'INSEE, cette différence résulte des prêts accordés via le Fonds européen de stabilité financière (+27,1 milliards) et de l'apport de capital au Mécanisme européen de stabilité (6,5 milliards).
La dette des organismes divers d'administration centrale s'établit à 9,9 milliards fin 2012, en légère baisse (-0,4 milliard) par rapport à fin 2011.
La contribution des administrations locales à la dette atteint 173,7 milliards fin 2012 contre 166,6 milliards fin 2011, une hausse de 7,1 milliards. Les collectivités territoriales ont en effet commencer à basculer à gauche: conseils municipaux et généraux en 2008, conseils régionaux en 2010.
La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette publique a augmenté de 5,7 milliards d'euros pour s'établir à 210,3 milliards fin 2012.

VOIR et ENTENDRE où Hollande avait déjà mis la France en août 2012: lien C dans l'air (France 5)

dimanche 11 novembre 2012

La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement

Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis 
GATIGNON en grosses lettres,
Sevran, en petites...

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, a choisi les vacances de la Toussaint pour entamer vendredi une grève de la faim depuis vendredi programmée pour  trois jours. Il veut réclamer une plus grande aide de l'Etat pour sa commune. Cet ancien collaborateur des députés communistes Guy Hermier (13) et François Asensi   (Seine-Saint-Denis, 93) réclame une augmentation de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), que verse l'Etat aux communes. 

Or, la commune de Sevran a souscrit les fameux "emprunts toxiques" entre 1995 et 2009.
Claude Bartolone a révélé que des milliers d'autres collectivités locales et établissements publics (hôpitaux, syndicats d’économie mixte, etc).  Avec la crise, le député Bartolone, en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, découvre en 2008 que son département, sous la direction des communistes, s’était gavé de prêts proposés par la banque Dexia. Les emprunts toxiques, qui courent jusqu’en 2025 ou 2030, n’ont pas fini de pourrir la vie des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics. 
Alors, le maire EELV, parachuté à Sevran comme fils du maire-adjoint communiste de Montreuil, se mord les doigts d'avoir mangé au râtelier de Dexia et médiatise maintenant sa colère en se lançant dans le "stand up." 

En rupture avec le Parti communiste, ce proche de Daniel Cohn-Bendit se rallie à EELV en 2009 et se prononce en faveur de la légalisation du cannabis pour, selon lui, enrayer le trafic de drogue, la circulation d’armes à feu et les violences qui en résultent, notamment en banlieue, malgré la politique de prévention chère à la gauche. 
A la suite de violences urbaines de 2005 et aux règlements de compte dans un quartier populaire de Sevran où on tire aux abords d’une école maternelle, cet homme de spectacle attire une nouvelle fois l’attention des autorités avec la formule suivante : "Il faut des casques bleus pour rétablir la paix à Sevran ! " À la suite de quoi, il obtient du Ministère de l’Intérieur, une présence renforcée de CRS dans la ville de Sevran.

Et il récidive en 2012.

Le lundi 22 octobre 2012, sous peine de "mettre la clé sous la porte", Gatignon, a mis le couteau sous la gorge de la gauche socialo-écolo au pouvoir. Il réclamait une aide exceptionnelle de cinq millions d’euros pour sa commune, à laquelle des banques refusent de faire crédit.
Aujourd'hui, l'élu des écologistes radicaux (EELV), le maire de Sevran s'est lancé vendredi à 17h00 dans un nouveau spectacle de rue en s'installant, à l'heure de la sortie des bureaux, sous une tente devant l'Assemblée nationale, mais en  fixant à mardi la date limite de ses représentations. 

Ce geste spectaculaire est assumé par cet élu qui réclame cinq millions d'euros pour sa commune de 51.000 habitants, enclavée, en proie au chômage et la misère sociale depuis les emprunts toxiques : départ de Westinghouse en 2009 et dépôt de bilan de Kodak en janvier 2012. Comme l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, la zone est confrontée au trafic de drogue: "Je dois me battre pour ma ville. Et de l'argent, il y en a en Ile-de-France: nous sommes dans une des zones d'Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."
Lors d'une opération policière en août 2010, un tunnel servant à stocker et à conditionner du cannabis a été découvert à Sevran "une des adresses majeures du trafic de shit" dans le département de Seine-Saint-Denis.



Il a reçu samedi plusieurs marques de sympathie, mais a suscité des réactions divergentes de la part de membres du gouvernement.

La technique est éculée mais payante
En janvier 2008, le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants avaient déjà pratiqué la grève de la faim à Paris pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. Après avoir déposé une caravane devant le ministère de l'Environnement, les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal).

Les revendications de Stéphane Gatignon semblent lui avoir attiré des sympathies. D'abord, celle des "plusieurs dizaines" d'habitants, puis du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, un ami qui est venu dans la matinée exprimer "un message de solidarité et d'amitié" avec l'élu.

Egalement élu en banlieue, dans la ville nouvelle d'Evry, comme il l'a rappelé, Manuel Valls lui "a dit qu'il allait essayer de faire passer des messages au niveau du gouvernement et de l'Assemblée", a déclaré S. Gatignon.

Quelques heures plus tard cependant, la ministre de la Réforme de l'Etat, Marylise Lebranchu, publiait un communiqué ressemblant fort à une mise au point.

Sevran, a affirmé Marylise Lebranchu, fait partie des communes qui profitent le plus, en proportion de leur population, de la dotation de solidarité urbaine destinée aux villes en difficulté.
"Le gouvernement rappelle l'effort sans précédent de solidarité en faveur des communes les plus fragiles, dont Sevran, qu'il a prévu dans le projet de loi de finances pour 2013 présenté au Parlement", écrit la ministre.
"Ainsi, la commune de Sevran bénéficiera de plus de 1,5 million d'euros supplémentaires en 2013 au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Sa DSU versée atteindra ainsi plus de 9 millions d'euros. Rapporté à sa population, ce montant place la ville de Sevran au 3ème rang des communes de plus de 50.000 habitants bénéficiaires de cette redistribution", a-t-elle ajouté notamment.

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, qui n'a guère caché l'agacement que suscite chez lui l'initiative de Gatignon, a affirmé que l'édile réussira à boucler son budget, tout en lui rappelant l'importance de "bien gérer" les finances des communes.
 "Je me suis engagé à ce que Sevran touche d'ici la fin de l'année 4,7 millions d'euros de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés", a annoncé F. Lamy, un proche de Martine Aubry. 
"Il n'a pas demandé à me rencontrer, ce serait raisonnable de se mettre autour d'une table pour discuter", a reproché le ministre.

En se rendant auprès du gréviste de la faim, le président de l'Assemblée nationale et ex-président du très endetté Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone 
Tout en déclarant comprendre "le combat" mené par Stéphane Gatignon, en particulier dans un département comme la Seine-Saint-Denis, "le département le plus jeune et le plus pauvre de la France hexagonale", Claude Bartolone a affirmé, en présence de l'intéressé, ne "pas être d'accord" avec sa "forme" de protestation. 
Mais il a promis une "augmentation substantielle" de la DSU, affirmant que des amendements seraient déposés mardi à l'Assemblée "pour renforcer toutes les structures de péréquation pour arrêter cet écart qui existe entre villes riches, villes pauvres, départements riches, départements pauvres".

Le samedi 10 novembre, le Ministre délégué à la Ville, François Lamy - conseiller politique de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, ex-premier secrétaire du Parti socialiste - annonce une aide de 5 millions d'euros à la ville de Sevran. Les 5000 collectivités locales qui ont le foie lourd d'avoir mis et remis le doigt dans le pot de Nutella de Dexia savent comment faire cracher le gouvernement. Et les contribuables, tandis que le président du Conseil Régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, fait le mort, comme pour les transports régionaux.
Avec les 9 millions de Lebranchu, les 5 millions de la rallonge de Lamy et le supplément d'aide annoncé au Parlement, l'assisté de la République pourra-t-il voir venir ? Il va pouvoir financer des banderoles à son nom...

Ainsi le gang socialo-écolo creuse-t-il allègrement la dette publique

5 millions d'euros multipliés par 5000, faites le compte !
Comment le FMI, Bruxelles et l'Europe ne seraient-ils pas préoccupés de l'envolée de la dette publique et de l'état de l'économie française, un menace pour l'Europe, comme pour les contribuables hexagonaux ?

dimanche 2 septembre 2012

Les contribuables volent au secours du Crédit immobilier de France

Matthieu Pigasse, pas intéressé ?

Le gouvernement est contraint d'apporter sa garantie au petit prêteur immobilier en difficultés. 
Son PDG a quitté ses fonctions après un conseil d'administration de crise. Bernard Sevez le remplace à la tête de l'établissement. 

Bercy a par ailleurs confié un mandat à la banque d'affaires Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse, le patron des InRocks et donc de la journaliste Audrey Pulvar, pour conseiller le gouvernement dans la création de la future Banque publique d'investissement. Or le ministre du Redressement productif, Nono Montebourg a dû feindre l'indignation vendredi 31 août: "Je regrette que cette décision ait été prise", a déclaré Arnaud Montebourg lors de l'Université d'été du Medef. "Je ne la connaissais pas, je l'ai découverte, donc vous comprenez que je ne suis pas très content." Et c'est ainsi que pour une affaire de concubinage le CIF échappe à la banque Lazard et à l'actionnaire du journal socialiste Libération ! Mais comme le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a nommé Pigasse administrateur du Théâtre du Châtelet, le banquier favori du président Hollande trouvera à se consoler auprès de sa danseuse.


Encore une crise dont le nouveau gouvernement n'a pas anticipée

Après la nouvelle dégradation infligée mardi par Moody's, le sort du Crédit immobilier de France (CIF) était scellé, mais le gouvernement Ayrault a pris du congé. 
Le prêteur a appelé l'État à la rescousse faute d'avoir trouvé une solution d'adossement: des informations de presse ont laissé entendre cette semaine que la Banque postale ne donnerait pas suite à la proposition de reprise.

Il s'agit pourtant d'un établissement financier indépendant spécialisé dans le crédit immobilier aux particuliers. Il ne possède pas de fonds propres: il emprunte ce qu'il prête. Sa dégradation par Moody's la semaine dernière fait monter ses taux d'emprunt et sa situation n'est donc plus viable. Or son maillage s'étend aujourd'hui sur 10 sociétés régionales (Île-de-France, Nord, Centre-Est, Rhône-Alpes-Auvergne, Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Ouest, Ouest, Bretagne-Atlantique, Bretagne) et ses difficultés croissantes menacent le développement économique des régions.

"Pour permettre au groupe CIF de respecter l'ensemble de ses engagements, l'État a décidé de répondre favorablement à sa demande de lui octroyer une garantie", a indiqué samedi le ministère de l'Économie. "Cette garantie sera mise en place sous réserve de l'autorisation de la Commission Européenne et du Parlement, qui sera saisi dans le cadre de la plus prochaine loi de finances", précise le communiqué de Bercy. Comme lors de l'octroi de garanties publiques à Dexia, le gouvernement a besoin de l'aval de Bruxelles dans le cadre de la procédure des aides d'État.



Les pouvoirs publics soutiennent l'établissement centenaire afin d'éviter toute panique sur un gros émetteur français. Car si  le CIF est un petit réseau bancaire avec ses 300 agences, plus de 30 milliards d'euros d'emprunts portent sa signature. Or, l'abaissement de la note par Moody's donnait la faculté aux investisseurs de se faire rembourser certaines lignes obligataires. De ce fait, l'établissement, incapable de se refinancer depuis la première dégradation de sa note en février dernier, s'acheminait à grands pas vers la crise de liquidité. Vendredi soir, un conseil d'administration du CIF en a tiré les conséquences.

Changement d'hommes: Bernard Sevez, nouveau directeur général

Les pouvoirs publics ont posé des conditions à leur intervention. 

L'une d'elle a déjà été remplie. Claude Sadoun, le PDG du réseau bancaire, quitte ses fonctions, en faisant valoir ses droits à la retraite. Bercy s'attend à ce qu'il renonce à toute indemnité. Son successeur, choisi par l'État, est Bernard Sevez, président de Procivis Savoie (à Chambéry) et administrateur du CIF qui a donc participé à la décadence de l'établissement financier.

En échange de son soutien, selon toute vraisemblance, le gouvernement devrait en outre mettre sous tutelle le CIF, qui ne pourra plus prendre de décisions sans en référer à son sauveteur. À charge pour le groupe bancaire, propriété de 56 Sacicap, sociétés régionales proches des collectivités locales et du monde HLM - de préparer un plan de résolution qui sera présenté à Bruxelles. Malgré tous ces liens du CIF avec le Logement, Cécile Duflot reste étrangère aux tractations.



Confronté à une crise similaire, le Crédit Foncier de France avait dû être nationalisé à la fin des années Mitterrand
Mais un tel schéma catastrophe ne semble encore envisagé par nos bras cassés. Le groupe devrait plutôt être géré en extinction: un scénario à la Dexia. 

Ce nouveau sauvetage, en outre, ne devrait pas coûter d'argent au contribuable car le CIF est fortement capitalisé, avec 2,4 milliards d'euros de fonds propres. Les pouvoirs publics, au contraire, pourraient même réaliser un gain, au final, car les actifs de la banque sont de bonne qualité. 
Il paraît donc d'autant plus étrange que la Banque postale ait refusé une si belle affaire...

Bercy n'a pas encore négocié avec le réseau les conditions de rémunération de la garantie et surtout une clause de retour à meilleure fortune. 
En attendant, le monde HLM et celui de l'accession sociale à la propriété va se réveiller en état de choc. Les salariés seront bel et bien amenés - de gré, mais plutôt de force -  à apporter leur contribution à l'Etat qui s'est engagé auprès du CIF, sans concertation, ni vote du Parlement.

Et  la virevoltante Duflot de l'Assemblée nationale devra danser devant le buffet.
Les Français avec elle, à leur corps défendant !


jeudi 15 décembre 2011

Bartolone (PS) préside la commission sur les emprunts toxiques dont il se dit victime

La commission d’enquête de Bartolone rend son rapport

La commission d’enquête parlementaire sur les produits financiers à risque publie son rapport adopté à l’unanimité le 6 décembre dernier et publié le 15 décembre dernier.

Ce rapport chiffre à 18 milliards d’euros le montant des prêts toxiques accordés à 1800 communes françaises au cours des années 2000. Certes, il établit la responsabilité des banques qui ont vendu ces emprunts aux collectivités locales, mais n’exclut pas le manque de vigilance des élus qui ont souscrits à ces prêts à risque.
Lien PaSiDupes: "Alain Marleix perce à jour les Conseils généraux rebelles ", mais branquignoles

Ironie de la situation, la commission est présidée par Claude Bartolone, le président socialiste du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, qui établit une double responsabilité : celle des banques, Dexia en première ligne, mais aussi celle des élus, dont Bartolone, qui n’ont pas été assez vigilants avant de contracter ces prêts.
Lien PaSiDupes : "9.3: Bartolone donne l'exemple de la rebellion "

Qu’est-ce qu’un emprunt toxique ?
Il s’agit de produits financiers très complexes indexés à différentes devises dont le franc suisse par exemple. Ces prêts à taux variable contractés par de nombreuses collectivités locales à bas prix au cours des années 2000 ont explosés en une dizaine d’année. A tel point que certaines collectivités locales sont aujourd’hui dans l’incapacité de rembourser leurs prêts. Claude Bartolone, le président de la commission, est directement concerné par cette affaire en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis.
En 2008, mais un peu tard, il a réalisé sa légéreté, mais aujourd'hui la presse partisane lui prête de la clairvoyance et le présente comme celui qui a mis en garde contre les produits financiers à risque qui ont pénétré de nombreuses dettes de collectivités locales, à commencer par la sienne !

Dexia pointée du doigt

L’une des banques pointée de doigt est la banque historique des collectivités locales, Dexia. Aujourd’hui démantelée, la banque franco-belge a vendu à de très nombreuses communes ces prêts contaminés. La commission d’enquête a auditionné les dirigeants de la banque dans les années 2000 dont Pierre Richard, ancien président de Dexia et Gérard Bayol, ancien directeur général de Dexia Crédit local. Pour eux, la crise économique et financière de 2008 est en grande partie responsable de l’envolée des taux. Ils assurent que les communes de moins de 10 000 habitants n’ont pas été touchées par ces produits structurés. Une affirmation démentie par la commission qui a auditionné plusieurs maires de communes de moins de 10.000 habitants concernées.


Saint-Étienne et Argenteuil
Saint Étienne est la première ville à avoir porté plainte contre la Deutsche Bank, afin de se faire rembourser un emprunt toxique de 20 millions d’euros. La commission d’enquête a auditionné le maire de la ville, Maurice Vincent, le 27 septembre dernier. Le maire PS pris au piège est docteur en économie et enseignait à l' Université Jean Monnet de Saint-Étienne ... et soutient aujourd'hui François Hollande !

A Argenteuil dans le Val d’Oise, le cas est aussi emblématique. Cette commune doit rembourser 33 millions d’euros d’intérêts pour un emprunt de 44 millions. Son maire, Philippe Doucet, est membre du Parti socialiste dont il est Secrétaire national chargé du droit des ...consommateurs ! Ils l'avaient préféré à Georges Mothron et s'en mordent les doigts.


Ce rapport propose aux collectivités locales de se regrouper pour négocier avec ...l’État

Bartolone a bonne mine:
le socialiste fait maintenant appel à l'Etat contre lequel il a mené la fronde des collectivités territoriales. Leurs dettes sont toujours contaminées par ces emprunts.

Le député-maire UMP 'vigilant' de Saint-Maur (en 1997, contre Mme Sabban, soutien fanatique de DSK, et en 2007), Henri Plagnol, vice-président de cette commission, a exercé les fonctions de secrétaire d'État à la Réforme de l'État dans le second gouvernement Raffarin et a démontré que si l'élu était avisé - contrairement à Bartolone - il ne se laissait pas fatalement piéger par Dexia.

vendredi 10 octobre 2008

Crise : les Français plus pondérés que la presse

Près de 80% des Français gardent confiance en leur banque
79% des Français résistent au catastrophisme des média.
Les Français conserve leur confiance à leur banque et à la garantie de l'Etat, malgré la crise financière mondiale. C’est ce que révèle un sondage publié vendredi par le quotidien Le Figaro. La presse militante va redoubler de pessimisme...
Les Français "n'ont pas de très fortes angoisses personnelles" dans cette crise, observe Bruno Jeanbart, le directeur des études politiques de l'institut de sondage OpinionWay, cité par le journal.
Si 79% des Français gardent confiance dans leur banque, ils seraient un peu moins (67%) à avoir confiance en la stabilité du système bancaire du pays, et 82% estiment que la garantie des dépôts bancaires, annoncée à plusieurs reprises par les autorités, est la mesure la plus appropriée pour "limiter les effets de la crise financière".

L’U.E.
Plus d'un Français sur deux (54%) dit "avoir le sentiment que les pays de l'Union Européenne prennent des mesures chacun de leur côté" face à une crise mondiale, percevant les difficultés d'une réponse commune comme un "hiatus" qui n'est "pas de nature à rassurer", selon OpinionWay. A cet égard, l’exemple de la République d'Irlande est désastreux, et la volonté de concertation des politiques respectives des états-membres n’a pas encore convaincu.

La France
La France a pour l'instant été relativement épargnée par la crise financière, dont le groupe franco-belge Dexia a été pour l'instant la seule victime. En revanche, la solidarité franco-belge pour la sauver de la faillite n’a toutefois pas impacté le sondage.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a assuré mercredi qu' aucune des banques françaises ne risque la faillite, celles-ci étant "bien fondées en fonds propres, bien contrôlées, et dotées d'un modèle d'organisation qui repose à 75% sur de la banque de dépôt (...) qui leur permet de mieux répartir leurs risques".
Les œufs de nos banques de dépôt ne balancent pas dans les bourses européennes…