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samedi 19 septembre 2015

France: Moody's abaisse encore la note de la dette publique

Moody's a abaissé de nouveau la note de la dette publique

Depuis 2012, la note de la France n'avait plus été abaissée par l'agence de notation Moody's.

La dette de la France passe de AA1 à AA2 en raison de la faible croissance de l'économie.
Moody's veut bien encore croire en la capacité de la France à rembourser ses dettes, mais l'agence américaine de notation lance une alerte sur la faiblesse de la croissance française, qui devrait durer jusqu'en 2020

Une reprise plus lente en France qu'ailleurs, souligne Moody's, en raison d'une perte de compétitivité des entreprises, d'un chômage élevé et de la difficulté à faire avancer les réformes que Moody's appelle de ses vœux. La politique économique de Hollande hypothèque les chances de la France d'alléger le fardeau de la dette actuellement de plus de 97% du PIB.

Menace d'une nouvelle dégradation de la note à prévoir avant 2017 ?

L'agence de notation mise sur les potentialités de la France, pour peu qu'elles soient exploitées, comme une production diversifiée, une démographie favorable et la possibilité d'emprunter à moindres frais, grâce à la confiance des investisseurs qui concèdent  des taux historiquement bas aux grandes nations. L'agence assortit donc encore sa note de la mention stable et n'envisage pas de nouvelle dégradation à moyen terme.

Par... communiqué, le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé pour la énième fois que "le gouvernement demeure fermement engagé à poursuivre et amplifier sa politique de réformes visant à soutenir le potentiel de croissance et d'emploi de l'économie française".

La France est rétrogradée au 6e rang dans la zone euro

Elle se situe derrière l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays Bas.

jeudi 18 septembre 2014

Moody's s'apprête à dégrader la note de la France

Bercy nie la dégradation de la note de la France par Moody's

Le journal "L'Opinion" révèle que  Moody's va abaisser la note de la France de Aa1 à Aa2
Le gouvernement assure n'avoir "reçu aucune information de l'agence de notation" prévue dans sa prochaine actualisation vendredi soir. Et la presse assure que le sort s'acharne sur Hollande qui ne fait pourtant que récolter les fruits de sa politique.

L'annonce est tombée au moment où François Hollande raconte que tout lui est est rendu "difficile", mais qu'il fait tout pour donner un second souffle à son mandat, et cela, à défaut d'une mobilisation de son énergie molle à la relance économique qu'il consacre à celle, verbeuse, de sa popularité.  

Le journal L'Opinion affirme sur son site internet que Moody's, dont la publication officielle est attendue en fin de semaine, après clôture de la Bourse, soit après 17h35 heure de Paris, a déjà fait savoir à l'exécutif que la note de la qualité de dette à long terme de la France avait été baissée d'un cran, à Aa2. Les analystes de la Royal Bank of Scotland jugeaient dès mercredi une baisse de la note française par Moody's "très probable", et estimaient que l'agence pourrait de plus "assortir la note d'une perspective négative", en d'autres termes menacer Paris de continuer sur cette lancée. L'agence la plus connue, Standard and Poor's, a déjà baissé sa note sur la dette française, au troisième échelon de son tableau, soit "AA".

Le gouvernement "n'a reçu aucune information de Moody's à ce stade", a aussitôt assuré le ministère des Finances qui pourtant "dément l'information donnée par L'Opinion".  L'agence de notation a quant à elle rappelé  qu'elle ne faisait pas de commentaires sur ses éventuelles décisions en matière de notation.

L'agence patientait depuis plusieurs mois

Dès août, Moody's avait affirmé que la France manquerait ses objectifs budgétaires pour 2014 et 2015, ce que le gouvernement vient d'ailleurs de confirmer, et émis des doutes sur la capacité de l'exécutif à mettre en oeuvre les réformes promises. Loin de ramener le déficit public sous la barre de 3% du Produit intérieur brut comme promis aux partenaires européens,le gouvernement le regardera dépasser 4% cette année comme l'an prochain.

Mais le message ne passe pas auprès de Hollande. 
"Je ne sais pas ce que fera l'agence Moody's", a assuré le président François Hollande lors de sa 4e conférence de presse semestrielle, cet après midi.  Et de conclure: "ce n'est pas l'agence de notation qui m'inquiète."

La note Aa2 est la troisième meilleure possible dans l'échelle de Moody's, et désigne encore un émetteur "de haute qualité". 

L'agence la plus connue, Standard and Poor's, avait elle baissé en avril sa note sur la dette française, au troisième échelon de son tableau, soit "AA", avec une perspective stable, le 8 novembre 2013. Cela correspondait déjà à la note "Aa2" dans le système de notation de Moody's. Jusqu'ici ces baisses, au fort retentissement politique, n'ont pas eu d'impact concret pour la dette française. Le pays continue à emprunter à des taux historiquement bas.

L'annonce de Moody's sera donc dans tous les cas très suivie, alors que
la France est considérée par son propre ministre de l'Economie Emmanuel Macron comme "malade".

samedi 25 janvier 2014

Moody's maintient une perspective "négative", n'excluant donc pas d'abaisser encore sa note à moyen terme.

Moscovici dit "savourer" le scepticisme de Moody's sur les réformes de Hollande...

L'AFP semble pavoiser en titre: "Moody's maintient sa notation de la France" !

Or, l"agence Moody's a décidé vendredi de ne rien changer à sa notation de la France, s'affichant sceptique sur le succès des réformes annoncées par François Hollande. La note sur la qualité de la dette à long terme française reste en effet fixée à "Aa1". L'Agence de presse est clairement française, voire officielle, quand elle fait valoir que c'est "le deuxième meilleur grade dans l'échelle de l'agence américaine." L'AFP doit toutefois concéder que cette "note est toujours assortie d'une perspective 'négative' ", ce qui implique que Moody's n'exclut pas de l'abaisser à moyen terme.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se moque des Français
"Je ne peux que me réjouir" de l'annonce de Moody's, a ironisé le ministre en conférence de presse en marge du Forum économique mondial de Davos (Suisse), estimant que la "France continue de bénéficier d'une note très élevée" auprès des agences de notation. La France est notée "AA" par Standard and Poor's, deux crans en dessous du "triple A" tant convoité de la plus connue des agences, et "AA+" par Fitch.

L'annonce par Hollande de nouvelles réformes ne convainc pas

Dans ce premier verdict d'agence de notation depuis la volte-face libérale du président, Moody's écrit:
"Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures" économiques, "la réalisation et l'efficacité de ces initiatives se heurte à la persistance de rigidités" notamment sur le marché du travail, et à des "tensions politiques et sociales".

"Nous prenons acte" des annonces, mais "il nous manque un grand nombre de détails" sur ces mesures, a indiqué le responsable de cette notation chez Moody's, Dietmar Hornung, rappelant la nécessité pour le gouvernement de "chercher un large consensus". D'où le risque, souligne Moody's, de voir les réformes "ralenties ou diluées".

"De plus, la marge de manoeuvre budgétaire de la France est limitée ce qui, en plus des défis politiques mentionnés ci-dessus, présente un risque persistant de rater les objectifs" de discipline budgétaire, a souligné l'agence.
Le chef de l'Etat s'est mis à promettre des allègements de charges à hauteur de 30 milliards d'euros à destination des entreprises dans le cadre d'un "pacte de responsabilité" qu'il espère voir déboucher sur des embauches. Il s'est à nouveau engagé à réduirela dépense publique, cette fois de 50 milliards d'euros d'ici 2017.

Moody's a justifié le maintien de la perspective "négative" sur la note française 

Elle a souligné "le recul continu de la compétitivité de l'économie française" et "le risque d'une dégradation accrue de la solidité financière du pays" dont la dette, laquelle pourrait peser en fin d'année plus de 95% du Produit intérieur brut.

L'évolution de la note est liée au succès des réformes promises
Cette perspective et la note française elle-même pourraient toutefois être améliorées si les réformes annoncées étaient "mises en oeuvre de manière à renforcer les perspectives de croissance ainsi que la situation financière du gouvernement".

L'agence a aussi souligné les points forts de la France, une "grande économie diversifiée", une "épargne privée relativement abondante" et une "richesse significative en termes de Produit intérieur brut par habitant".

Les décisions de notation gardent un impact politique interne, mais n'ont plus d'effet important sur le taux auquel s'endette la France, ou auquel s'échange sa dette, du fait de ces forces énoncées par Mody's, pour autant qu'elles ne sont pas mises à mal.
Vendredi avant le communiqué de Moody's le taux français à 10 ans, le plus important, tournait autour de 2,4%, contre plus de 3% début 2012, malgré plusieurs dégradations intervenues entre-temps, mais en fonction du redressement de l'Espagne et de l'Irlande.
Or, le taux de la France est à la hausse depuis quelques semaines, parce que les investisseurs, pris d'un regain d'enthousiasme pour les pays de la périphérie européenne, s'en détournent un peu.
Le taux français à 10 ans "a déjà effectué deux poussées de fièvre au-dessus de 2,50% en 2013. Un retour au-dessus de cette zone pourrait marquer le début d'une nouvelle phase de hausse avec comme niveau suivant la zone des 3%", notait cette semaine Alexandre Baradez, un analyste d'IG France.

Le phénomène épargne jusqu'ici l'Allemagne, qui a encore bénéficié vendredi d'un maintien de sa note AAA par la troisième grande agence, Fitch, et dont le taux à 10 ans évoluait vendredi autour de 1,6%. 
Un taux que la chanceière Merkel "savoure", à juste titre.

mardi 20 novembre 2012

Moscovici n'assume pas la dégradation de la France par Moody's

Moody's abaisse à son tour la notation de la France


Moody's donne raison à The Economist

Elle a attribué à la France la note AA1, qui perd ainsi son précieux triple A. L'agence de notation a en outre assorti cette dégradation d'une perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait à nouveau l'abaisser à moyen terme, selon un communiqué publié dans la soirée.

Le timing a pu surprendre. 

Sur le fond, la dégradation de la France par Moody's n'est pas une surprise. L'agence de notation avait fait l'annonce qu'elle placerait la note de la France sous perspective négative, mais le gouvernement Ayrault n'a rien fait pour adapter sa politique à l'état de la crise internationale et pour réduire la dette publique.

Généralement, une sorte de moratoire permet de redresser la situation est de six mois. Un délai supplémentaire de cinq mois aura finalement été accordé à la gauche socialo-écolo, à cause des élections présidentielles et législatives qui ne permettaient pas à Moody's de juger la politique qui allait être menée sur le long terme.


"Après les élections législatives à venir, Moody's attend que l'actuel gouvernement donne une image plus claire de son programme", avait expliqué l'agence. Il avait toutefois fallu que le Premier ministre, François Fillon, suggérât au candidat PS, François Hollande, de soumettre son programme à l'agence de notation Standard & Poor's qui venait d'annoncer la dégradation de la note de la France malgré la campagne présidentielle...

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Le gouvernement tente de minimiser la dégradation, titre Le Figaro

En fait, l'exécutif rejette sur la droite la responsabilité de la perte du AAA français le quotidien, observe ensuite le quotidien.
Jean-François Copé y voit au contraire une sanction du manque de réformes de l'équipe Hollande. Les analystes financiers sont nuancés sur les conséquences à envisager. 

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La ligne de l'exécutif est à la dédramatisation
Après que la France a perdu le triple A que lui accordait encore l'agence de notation Moody'sMatignon et l'Élysée s'abstiennent de tout commentaire officiel pour ne pas alimenter le débat et laissent à Bercy seul  la tâche de se justifier par communiqué.

Un proche de François Hollande s'est toutefois exprimé, sous couvert de l'anonymat, auprès de l'agence Reuters. L'information n'a rien de surprenant, argumente-t-il: «Cette dégradation sanctionne les errements du passé. Ce n'est pas une surprise puisque le diagnostic rejoint celui du gouvernement et celui du rapport Gallois», a-t-il affirmé. "Cela valide notre stratégie économique de restaurer notre compétitivité et de mettre en œuvre des réformes structurelles, a-t-il affirmé sous couvert d'anonymat (!). Jamais un gouvernement n'aura engagé en si peu de temps autant de réformes structurelles en France", ose-t-il assuré, contre l'avis de la terre entière.

"Les erreurs du passé" sont également pointées du doigt par le ministre des Finances, Pierre Moscovici. Pour ce dernier,  " cette décision concerne la situation laissée par nos prédécesseurs: perte de compétitivité, faible croissance, déficit croissant ", a-t-il accusé dans son communiqué, publié dans la soirée, instantanément l'annonce de Moody's. Pour échapper à une dégradation, «il aurait fallu une inversion de la courbe» de la dette publique de la France,  " ce qui était impossible ".


Pierre Moscovici s'obstine et  "prend acte de la décision de Moody's"
Il réaffirme "la qualité de la signature de l'État français" et, bien qu'elles soient qualifiées de mesurettes, le ministre des Finances "rappelle les réformes engagées résolument par le gouvernement qui visent précisément à redresser notre économie: maîtrise des comptes publics, pacte national pour la compétitivité, la croissance et l'emploi ainsi que la négociation en cours sur le marché du travail». «L'économie française est large et diversifiée» et "la dette française demeure parmi les plus liquides et les plus sûres de la zone euro", insiste-t-il. Malgré la dégradation, le ministre des Finances a maintenu sa perspective de croissance à 0,8% pour 2013.

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, juge que l'abaissement de la note de la France est " une alerte sérieuse " face à laquelle la France doit engager rapidement des réformes structurelles. 

" La dégradation de Moody's n'est malheureusement pas une surprise pour tous ceux qui ont entendu mes déclarations depuis des semaines et depuis des mois: ce n'est que la confirmation de la situation très préoccupante dans laquelle se trouve notre économie ". " C'est donc une alerte sérieuse qu'il faut prendre comme telle ", a-t-elle poursuivi, au cours de sa conférence de presse mensuelle. "Face à cette alerte nous devons engager toutes les réformes qui permettent de rétablir notre compétitivité ".

Une décision "lourde d'inquiétudes"

Nouvellement élu président de l'UMP, le secrétaire général sortant, Jean-François Copé, ne pouvait pas décemment laisser passer cette ligne de défense. 
Le gouvernement ne manquera pas de tenter de se défausser sur Nicolas Sarkozy (...). La vérité, c'est que la gauche porte clairement une part importante de responsabilité dans cette dégradation ", a-t-il asséné. "Moody's avait placé la France sous surveillance négative suite au projet de loi de finances rectificative pour 2012 défendu par François Hollande en juillet dernier. L'agence de notation, par cette décision, constate que le gouvernement n'a pas engagé les réformes nécessaires pour maintenir la notation de la France", observe l'ancien ministre délégué au Budget (2004-2007), tout en déplorant que la décision de Moody's soit "  une mauvaise nouvelle pour notre pays. Personne ne peut se réjouir d'une telle annonce, lourde d'inquiétudes pour la France .

Cet avis est partagé par la présidente du MEDEF, Laurence Parisot: "Cette décision de Moody's fait peser sur nous une pression particulière. Elle confirme les cris d'alarme que j'ai poussés ces derniers mois, je ne m'en réjouis pas", a-t-elle affirmé lors de sa conférence de presse mensuelle.



Pas de bouleversement immédiat sur les marchés

Les analystes économiques se veulent rassurants. 
D'après certains, les marchés ne devraient pas surréagir à l'annonce: "C'est largement intégré. Ce n'est pas en soi très important, mais psychologiquement, ça peut l'être, d'où un possible mouvement d'humeur", explique René Defossez, stratégiste chez Natixis
Pour Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC, " cette décision peut générer une tension sur les taux d'emprunt, mais la France ne devrait pas être pour autant attaquée sur les marchés ". Certains investisseurs internationaux pourraient être tentés à court terme de vendre un peu de dette française, mais le double A reste une bonne note,  compte-tenu du contexte dégradé, tiennent-ils à rappeler, de peur d'un affolement des marchés.

La banque Citigroup a également publié une note dans laquelle elle affirme que les raisons qui motivent la décision de Moody's
- perte de compétitivité,  
- perspectives budgétaires incertaines 
- et l'incapacité à prévoir la résistance de la France à de futurs chocs au sein de la zone euro  entre autres 
sont déjà connues. 

Selon la banque américaine, "peu des arguments par Moody's sont nouveaux et la dégradation reflète une réalité qui s'applique depuis longtemps à la France et à un grand de nombre de pays encore notés AAA", en vain.
"La France est loin d'être dans une situation où son accès au marché est menacé", insiste Jean-Louis Mourier. Selon Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE, ce qui sauve la France pour l'instant, c'est que le pays serait "plus un havre de sécurité pour les placements que d'autres pays ". C'est d'ailleurs ce qui " s'est passé pour la première dégradation de la France par Standard & Poor's ou pour les États-Unis" , ajoute-t-il, au risque de ternir l'administration Obama ! La France a encore un peu de marge de manœuvre sur les marchés puisque le gouvernement a prévu dans le budget 2013 un taux d'emprunt à 10 ans à 2,9% pour l'an prochain, soit très au-dessus de celui auquel il emprunte à l'heure actuelle (les taux à 10 ans s'affichaient à 2,06% lundi soir). Ainsi, le gouvernement Ayrault n'est-il pas aussi optimiste que la sélection des analystes volontaristes cités...

Le gouvernement parie sur une baisse de l'euro 

Pris par surprise, les marchés européens sont très calme ce matin. 
La Bourse de Paris a débuté la séance sur une légère baisse de 0,13%. À Francfort le Dax et à Londres l'indice Footsie perdaient respectivement 0,23% et 0,21%. Le taux à 10 ans de l'emprunt d'État français se négocie à 2,1%. Les CDS sur la France étaient en légère hausse de quatre points de base ce mardi matin, à 93 points selon la société Markit.

Sur le marché des devises, les investisseurs digèrent un peu plus mal la nouvelle. À la suite de la décision de l'agence de notation, l'euro s'est retourné à la baisse face au dollar. Ce matin, la devise européenne perd un peu de terrain sur le billet vert à 1,2784 dollar, contre 1,2811 dollar lundi.

En fait,  tant qu'un pays est noté triple A par deux des trois grandes agences (S&P, Fitch et Moody's), il reste dans le panier des pays notés AAA, appelé "indices obligataires benchmark AAA". Traduction: il est présent dans une sélection de pays considérés comme fiables par les agences de notation, mais, si  le taux de leurs prêts est menacé, il n'est pas encore alourdi. 


Quand Standard and Poor's (SP) avait dégainé la première, le 13 janvier 2012

Selon le candidat F. Hollande, le président de la République avait failli. 
Hollande avait alors pointé le décrochage de la France et prédit un surenchérissement des taux d'emprunt de la France.

VOIR et ENTENDRE François Hollande assurer en début d'année que  "c'est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est mise en cause" (France Info -  01'17'')



" Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A un objectif de sa politique et même une obligation pour son gouvernement. C'est ainsi qu'avaient été justifiés pas moins de deux plans de rigueur en quatre mois. Cette bataille, et je le regrette, a été perdue. C'est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est mise en cause. Elle a manqué de cohérence, elle a manqué de constance et elle a manqué de clairvoyance et surtout de résultats. C'est une politique qui a été dégradée, ce n'est pas la France. (...) La France peut réussir son redressement (...), c'est tout l'enjeu du scrutin de 2012" a affirmé ce matin François Holande.

VOIR et ENTENDRE les accusations de François Hollande -hypocrite et en janvier 2012:




Une dramatisation injuste en janvier devient
une casserole culottée en novembre.


Moscovici répugne à féliciter nos voisins 

allemands ou finlandais qui, 
eux, n'ont pas été dégradés.

lundi 19 novembre 2012

L'entreprise Pulvar-Montebourg est en cessation d'activité

Montebourg n'a pas redressé la situation

La start-up socialiste capote après deux ans



Pulvar n'en a plus l'usage



La journaliste a annoncé dimanche qu'elle licencie son concubin de ministre. 

C'est par un SMS "classieux" à l'agence de presse française que la journaliste Audrey Pulvar a fait savoir au monde entier ce dimanche la fin de son concubinage avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Un "événemen"t microcosmique qu'il faut relativiser au regard de la dégradation de la France par Moody's ce jour: six mois d'atermoiements et de revirements par la paire socialiste Hollande-Ayrault  nous valent la perte de notre triple A auprès d'une deuxième agence de notation.  

Pulvar
 congédie son bienfaiteur après avoir obtenu la directrice du magazine 
Les Inrockuptibles 
La journaliste avait rendu publique sa relation avec le politique au début de l'année 2010. Arnaud Montebourg était alors député du Parti socialiste. Mais l'ascension politique de son concubin, qui devient candidat à la primaire socialiste en vue de la présidentielle, puis ministre dans le gouvernement Ayrault, l'avait conduite à quitter successivement i>Télé, France Inter et France 2, en échange, au final, d'un poste de direction au journal de Matthieu Pigasse, bien que, dans l'émission de politique spectacle On n'est pas couché de L. Ruquier, elle ait davantage brillé pour ses agressions partisanes que par la profondeur de ses analyses.

Audrey Pulvar dirige donc depuis juillet Les Inrockuptibles, propriété du banquier d'affaires Matthieu Pigasse dont la banque Lazare a été choisie par le ministre de tutelle d'Arnaud Montebourg depuis mai 2012, pour lancer la Banque publique d'investissement (BPI).


S'il croit au Made in France,
elle n'y croit plus !




De nombreuses polémiques ont révélé un style de vie rock'n roll et indécent
Celle des lunettes en écaille de tortue de la journaliste qui auraient coûté 12.000 euros a été du plus mauvais effet chez une socialiste prétendument sociale.
Lien PaSiDupes : " 
Audrey Pulvar chausse des lunettes à au moins 12.000 euros "

Dans un autre genre, l'apparence provocante de la journaliste revêtue de chocolat ou peignée en dessous de bras a également fait jaser.

Lien PaSiDupes : " Pulvar tente de se crédibiliser aux InRocks par dévote interposée " dans une attaque "soft" du Chef de l'Etat : Roms : " Cher François, on n’a pas voté pour ça," écrit Audrey Pulvar "

Ses tweets méprisants des contradicteurs, voire insultants, n'ont pas manqué d'indigner la population. 
Lien PaSiDupes : " L'intouchable Audrey Pulvar nous "emmerde" ! "
Et la dernière en date a été sa provocation militante en faveur du mariage des personne de même sexe.
Lien PaSiDupes : "A. Pulvar roule une pelle à l'une de ses chroniqueuses "

PLUS
: " Jonathan Lambert se paie Audrey Pulvar " (video)

Devoir de mémoire : l'ironie de la petite histoire
En 2007, le bouffon stupéfia Canal+:

dimanche 2 septembre 2012

Les contribuables volent au secours du Crédit immobilier de France

Matthieu Pigasse, pas intéressé ?

Le gouvernement est contraint d'apporter sa garantie au petit prêteur immobilier en difficultés. 
Son PDG a quitté ses fonctions après un conseil d'administration de crise. Bernard Sevez le remplace à la tête de l'établissement. 

Bercy a par ailleurs confié un mandat à la banque d'affaires Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse, le patron des InRocks et donc de la journaliste Audrey Pulvar, pour conseiller le gouvernement dans la création de la future Banque publique d'investissement. Or le ministre du Redressement productif, Nono Montebourg a dû feindre l'indignation vendredi 31 août: "Je regrette que cette décision ait été prise", a déclaré Arnaud Montebourg lors de l'Université d'été du Medef. "Je ne la connaissais pas, je l'ai découverte, donc vous comprenez que je ne suis pas très content." Et c'est ainsi que pour une affaire de concubinage le CIF échappe à la banque Lazard et à l'actionnaire du journal socialiste Libération ! Mais comme le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a nommé Pigasse administrateur du Théâtre du Châtelet, le banquier favori du président Hollande trouvera à se consoler auprès de sa danseuse.


Encore une crise dont le nouveau gouvernement n'a pas anticipée

Après la nouvelle dégradation infligée mardi par Moody's, le sort du Crédit immobilier de France (CIF) était scellé, mais le gouvernement Ayrault a pris du congé. 
Le prêteur a appelé l'État à la rescousse faute d'avoir trouvé une solution d'adossement: des informations de presse ont laissé entendre cette semaine que la Banque postale ne donnerait pas suite à la proposition de reprise.

Il s'agit pourtant d'un établissement financier indépendant spécialisé dans le crédit immobilier aux particuliers. Il ne possède pas de fonds propres: il emprunte ce qu'il prête. Sa dégradation par Moody's la semaine dernière fait monter ses taux d'emprunt et sa situation n'est donc plus viable. Or son maillage s'étend aujourd'hui sur 10 sociétés régionales (Île-de-France, Nord, Centre-Est, Rhône-Alpes-Auvergne, Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Ouest, Ouest, Bretagne-Atlantique, Bretagne) et ses difficultés croissantes menacent le développement économique des régions.

"Pour permettre au groupe CIF de respecter l'ensemble de ses engagements, l'État a décidé de répondre favorablement à sa demande de lui octroyer une garantie", a indiqué samedi le ministère de l'Économie. "Cette garantie sera mise en place sous réserve de l'autorisation de la Commission Européenne et du Parlement, qui sera saisi dans le cadre de la plus prochaine loi de finances", précise le communiqué de Bercy. Comme lors de l'octroi de garanties publiques à Dexia, le gouvernement a besoin de l'aval de Bruxelles dans le cadre de la procédure des aides d'État.



Les pouvoirs publics soutiennent l'établissement centenaire afin d'éviter toute panique sur un gros émetteur français. Car si  le CIF est un petit réseau bancaire avec ses 300 agences, plus de 30 milliards d'euros d'emprunts portent sa signature. Or, l'abaissement de la note par Moody's donnait la faculté aux investisseurs de se faire rembourser certaines lignes obligataires. De ce fait, l'établissement, incapable de se refinancer depuis la première dégradation de sa note en février dernier, s'acheminait à grands pas vers la crise de liquidité. Vendredi soir, un conseil d'administration du CIF en a tiré les conséquences.

Changement d'hommes: Bernard Sevez, nouveau directeur général

Les pouvoirs publics ont posé des conditions à leur intervention. 

L'une d'elle a déjà été remplie. Claude Sadoun, le PDG du réseau bancaire, quitte ses fonctions, en faisant valoir ses droits à la retraite. Bercy s'attend à ce qu'il renonce à toute indemnité. Son successeur, choisi par l'État, est Bernard Sevez, président de Procivis Savoie (à Chambéry) et administrateur du CIF qui a donc participé à la décadence de l'établissement financier.

En échange de son soutien, selon toute vraisemblance, le gouvernement devrait en outre mettre sous tutelle le CIF, qui ne pourra plus prendre de décisions sans en référer à son sauveteur. À charge pour le groupe bancaire, propriété de 56 Sacicap, sociétés régionales proches des collectivités locales et du monde HLM - de préparer un plan de résolution qui sera présenté à Bruxelles. Malgré tous ces liens du CIF avec le Logement, Cécile Duflot reste étrangère aux tractations.



Confronté à une crise similaire, le Crédit Foncier de France avait dû être nationalisé à la fin des années Mitterrand
Mais un tel schéma catastrophe ne semble encore envisagé par nos bras cassés. Le groupe devrait plutôt être géré en extinction: un scénario à la Dexia. 

Ce nouveau sauvetage, en outre, ne devrait pas coûter d'argent au contribuable car le CIF est fortement capitalisé, avec 2,4 milliards d'euros de fonds propres. Les pouvoirs publics, au contraire, pourraient même réaliser un gain, au final, car les actifs de la banque sont de bonne qualité. 
Il paraît donc d'autant plus étrange que la Banque postale ait refusé une si belle affaire...

Bercy n'a pas encore négocié avec le réseau les conditions de rémunération de la garantie et surtout une clause de retour à meilleure fortune. 
En attendant, le monde HLM et celui de l'accession sociale à la propriété va se réveiller en état de choc. Les salariés seront bel et bien amenés - de gré, mais plutôt de force -  à apporter leur contribution à l'Etat qui s'est engagé auprès du CIF, sans concertation, ni vote du Parlement.

Et  la virevoltante Duflot de l'Assemblée nationale devra danser devant le buffet.
Les Français avec elle, à leur corps défendant !


samedi 16 juin 2012

La note de la France abaissée par l'agence de notation Egan-Jones

Crise de l'euro: Hollande et Ayrault vont nous mettre sur la paille




La note, qui était jusque-là un double "AA", a été abaissée de deux crans, et la perspective est négative. La France avait perdu son "AAA" chez cette agence petite agence américaine en juillet dernier.


Egan-Jones justifie cette décision par le ralentissement de la croissance économique française et la hausse des taux des emprunts publics. Elle prévient que "comme la France a tendance à soutenir ses banques, elle pourrait bientôt se trouver confrontée à d'importantes charges supplémentaires".

Une "tendance désastreuse"

Pour la dette publique, Egan-Jones a constaté une "tendance désastreuse et le pire est encore à venir". Le nouveau président François Hollande va "se retrouver pressé de tenir ses promesses de campagne ce qui en fin de compte affectera la qualité de crédit" du pays, ajoute l'agence.

Les grandes agences de notation attribuent de meilleures notes à la France: Moody's et Fitch lui accordent encore un "triple A", la meilleure note possible, tandis que Standard & Poor's lui a retiré en janvier le AAA, abaissant alors la note du pays d'un cran, à AA+.

vendredi 25 mai 2012

Législatives: Bayrou lance un SOS au PS

Le centriste bientôt sanctionné par l'ingratitude du président Hollande    


Le MoDem prend la mesure de l'hégémonisme socialiste 

Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.

Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:

François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?

Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?

Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?

(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.

Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?

Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou. 

Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?

Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !







Bayrou supplie-t-il Hollande
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?


=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant


N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?

Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus,  les électeurs  commettront-ils la même erreur ?