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mardi 30 juin 2015

Abaissement de la note souveraine de la Grèce après l'appel au non au référendum

Le recours à un référendum est un mauvais signal pour "la stabilité économique" du pays, estime Standard and Poor's 

L'agence d'évaluation financière a abaissé d'un cran la note de la Grèce à "CCC-" lundi 

Standard and Poor's (SP) estime que l'appel d'Athènes à voter non au référendum est un mauvais signal pour la "stabilité économique" du pays. "La décision de la Grèce d'organiser un référendum sur la proposition des créanciers est un signe supplémentaire que le gouvernement Tsipras privilégiera la politique intérieure au détriment de la stabilité économique et financière (et) du paiement de la dette" détenue par les investisseurs privés, a expliqué l'agence dans un communiqué. 
Le gouvernement grec d'extrême gauche a en effet annoncé samedi l'organisation d'un référendum le 5 juillet sur la poursuite du plan d'aide international, provoquant la rupture des négociations avec les créanciers du pays (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne). 
S&P évalue à "50%" les risques de voir la Grèce quitter la zone euro et assure que sans "évolution favorable de la situation", le pays fera "inévitablement" défaut sur sa dette détenue par le secteur privé "dans les six mois".

La note de la Grèce n'est formellement plus qu'à quelques crans du défaut de paiement général

Outre que l'agence de notation reléguela Grèce à "CCC-", S&P a assorti cette nouvelle note d'une perspective négative, ajoutant qu'elle allait la dégrader de nouveau dans les "six prochains mois", en cas par exemple de manquement d'une échéance vis-à-vis des créanciers privés. La note sera alors reléguée à "SD" (défaut sélectif), précise l'agence de notation. 

La Grèce risque par ailleurs de faire défaut sur sa dette vis-à-vis du FMI mardi mais, dans leurs évaluations, les agences de notation ne prennent en compte que le risque entourant les obligations détenus par le secteur privé.

jeudi 16 octobre 2014

La France placée sous surveillance négative par les principales agences de notation

Après Standard and Poor's,  Fitch envisage d'abaisser la note de la France

Fitch commence par placer la note "AA+" de la France sous surveillance négative 

Mardi soir 14 octobre, l'agence de notation a placé la note "AA+" de la France sous surveillance négative a annoncé Fitch qui estime que les perspectives de l'économie française se sont détériorées, ce qui pèse sur les objectifs de consolidation budgétaire et de stabilisation du ratio de dette publique.

L'agence de notation juge toutefois que le risque de financement de la France est faible, compte tenu d'une maturité moyenne de sa dette de sept ans, de la faiblesse des coûts d'emprunt et de la flexibilité financière dont elle dispose.

Fitch a revu en baisse ses prévisions à court terme de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France 

à seulement 0,4% pour 2014 et 0,8% pour 2015 dans sa dernière étude contre, respectivement, 0,7% et 1,2% auparavant.

Fitch estime que le ratio de dette publique brute sur le PIB va atteindre un pic deux années plus tard que prévu auparavant, à un niveau plus élevé de 99,7% en 2017, avec une retombée plus lente à 94,9% d'ici la fin de la décennie.

Vendredi 10, Standard and Poor's (SP) avait 
ouvert la voie à un nouvel abaissement éventuel

L'agence de notation américaine a 
confirmé la note de la France à seulement AA mais en modifiant la perspective à négative, au motif que la situation budgétaire du pays se "détériore au regard des perspectives de croissance économique".

Cela signifie que la France risque donc fort de voir sa note, la troisième meilleure possible, baisser au cours des 24 prochains mois. La note française avait été dégradée pour la dernière fois en novembre 2013, de AA+ à AA, en lui associant une perspective stable. SP avait confirmé la note et la perspective en avril dernier. La baisse des charges des entreprises contenue dans le Pacte de stabilité est "un facteur positif", s'était alors réjoui Standard and Poor's au printemps dernier. 
Mais l'agence juge toujours le gouvernement trop optimiste sur la réduction du chômage mais aussi du déficit. 
La révision de la perspective s'explique par le fait que
la solidité de la reprise de l'économie française n'est pas garantie et que les finances publiques pourraient se détériorer au-delà de 2014. 
D'autre part, l'analyste a jugé qu'il y a  un "risque concernant la mise en œuvre des réformes structurelles annoncées" par le gouvernement, censées relancer la croissance et assainir les finances publiques. "On manque d'antécédents solides en termes de mise en place de réformes en France", a-t-elle souligné, évoquant aussi de possibles résistances sociales.

jeudi 18 septembre 2014

Moody's s'apprête à dégrader la note de la France

Bercy nie la dégradation de la note de la France par Moody's

Le journal "L'Opinion" révèle que  Moody's va abaisser la note de la France de Aa1 à Aa2
Le gouvernement assure n'avoir "reçu aucune information de l'agence de notation" prévue dans sa prochaine actualisation vendredi soir. Et la presse assure que le sort s'acharne sur Hollande qui ne fait pourtant que récolter les fruits de sa politique.

L'annonce est tombée au moment où François Hollande raconte que tout lui est est rendu "difficile", mais qu'il fait tout pour donner un second souffle à son mandat, et cela, à défaut d'une mobilisation de son énergie molle à la relance économique qu'il consacre à celle, verbeuse, de sa popularité.  

Le journal L'Opinion affirme sur son site internet que Moody's, dont la publication officielle est attendue en fin de semaine, après clôture de la Bourse, soit après 17h35 heure de Paris, a déjà fait savoir à l'exécutif que la note de la qualité de dette à long terme de la France avait été baissée d'un cran, à Aa2. Les analystes de la Royal Bank of Scotland jugeaient dès mercredi une baisse de la note française par Moody's "très probable", et estimaient que l'agence pourrait de plus "assortir la note d'une perspective négative", en d'autres termes menacer Paris de continuer sur cette lancée. L'agence la plus connue, Standard and Poor's, a déjà baissé sa note sur la dette française, au troisième échelon de son tableau, soit "AA".

Le gouvernement "n'a reçu aucune information de Moody's à ce stade", a aussitôt assuré le ministère des Finances qui pourtant "dément l'information donnée par L'Opinion".  L'agence de notation a quant à elle rappelé  qu'elle ne faisait pas de commentaires sur ses éventuelles décisions en matière de notation.

L'agence patientait depuis plusieurs mois

Dès août, Moody's avait affirmé que la France manquerait ses objectifs budgétaires pour 2014 et 2015, ce que le gouvernement vient d'ailleurs de confirmer, et émis des doutes sur la capacité de l'exécutif à mettre en oeuvre les réformes promises. Loin de ramener le déficit public sous la barre de 3% du Produit intérieur brut comme promis aux partenaires européens,le gouvernement le regardera dépasser 4% cette année comme l'an prochain.

Mais le message ne passe pas auprès de Hollande. 
"Je ne sais pas ce que fera l'agence Moody's", a assuré le président François Hollande lors de sa 4e conférence de presse semestrielle, cet après midi.  Et de conclure: "ce n'est pas l'agence de notation qui m'inquiète."

La note Aa2 est la troisième meilleure possible dans l'échelle de Moody's, et désigne encore un émetteur "de haute qualité". 

L'agence la plus connue, Standard and Poor's, avait elle baissé en avril sa note sur la dette française, au troisième échelon de son tableau, soit "AA", avec une perspective stable, le 8 novembre 2013. Cela correspondait déjà à la note "Aa2" dans le système de notation de Moody's. Jusqu'ici ces baisses, au fort retentissement politique, n'ont pas eu d'impact concret pour la dette française. Le pays continue à emprunter à des taux historiquement bas.

L'annonce de Moody's sera donc dans tous les cas très suivie, alors que
la France est considérée par son propre ministre de l'Economie Emmanuel Macron comme "malade".

vendredi 20 décembre 2013

Standard & Poor's abaisse la note de l'Union européenne

L'agence de notation ramène la note de l'UE de AAA à AA+ 

Standard and Poor's se justifie par une montée des tensions dans les négociations budgétaires de l'Union européenne

L'Union européenne perd son triple A. 
Cette dégradation intervient au lendemain d'un accord majeur des ministres des Finances européens sur l'union bancaire, un projet complexe destiné à éviter de faire peser sur les Etats et les contribuables les faillites d'établissements bancaires.

La cohésion entre les 28 se fait plus virtuelle

"A notre avis, la qualité de la signature d'ensemble des 28 membres de l'UE a baissé", explique S&P. "Les négociations budgétaires de l'UE sont devenues plus tendues, attestant, de notre point de vue, d'une montée des risques concernant le soutien à l'UE de la part de certains Etats membres".
Cette rétrogradation fait également
suite aux abaissements de notes de certains Etats membres intervenus ces derniers mois. L'agence de notation estime que la cohésion parmi les 28 est moins solide et que certains Etats membres risquent de rechigner à financer le budget de l'UE au prorata.

Six Etats encore notés AAA


S&P émettait une perspective négative pour l'UE depuis janvier 2012
, et a depuis lors effectivement réduit ses notes sur la France, l'Italie, l'Espagne, Malte, la Slovénie, Chypre et les Pays-Bas. L'agence ajoute que le déclassement des Pays-Bas, intervenu le mois dernier, fait que l'UE compte à présent six Etats encore notés AAA. Depuis 2007, la contribution des Etats notés AAA au budget de l'UE a pratiquement diminué de moitié, à 31,6%, dit-elle encore.

Les Echos fournit la liste des bons élèves, alors que France Télévisions y répugne, soutenant ainsi le gouvernement dans son nivellement par le bas. 
En juillet, Standard & Poor’s avait en revanche relevé à "positive" la perspective de la note de l'Irlande
Dans le même temps, Standard and Poor’s a confirmé la note AAA de la Grande-Bretagne, qui "continue de bénéficier de son exceptionnelle flexibilité monétaire" à l'extérieur de la "zone euro". L’agence américaine maintient encore la perspective de Londres à 'négative', malgré  la"solide reprise" de son économie, dont la croissance est estimée à plus de 2 % par an entre 2013 et 2016 et la promesse d’un excédent budgétaire en 2018.
Cette embellie du paysage européen des notations était pourtant entachée par ldégradation de la note souveraine de la France par l’agence S&P  de AA+ à AA, le 8 novembre 2013, note assortie d’une perspective 'stable'. Le gouvernement socialo-écolo avait aussitôt déploré cette décision motivée selon l'agence américaine par sa perte d'une partie de sa marge de manœuvre financière. "Notamment, souligne Standard & Poor's, il nous semble que les pouvoirs publics disposent désormais d'une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes", et donc réduire l'endettement du pays.

dimanche 10 novembre 2013

Twitter : Matignon tacle Standard & Poor's, puis efface son tweet

Reculade de Matignon face à Standard & Poor's

Un tweet clash de  Ayrault, pour se défouler?
Dans la nuit de samedi à dimanche sur Twitter @Matignon s'est livré à l'un de ces tacles qui font régulièrement buzzer les comptes du réseau social.

Mais le site politique Le Lab a repéré que Matignon a rédigé un message  provocateur à l'encontre de l'agence de notation Standard & Poor's qui vient d sanctionner la France d'un AAMalgré ce signal d'alarme, Hollande garde son "cap", sans qu'on sache lequel.

"Dans ta face, Zéro"
Reprenant un message évoquant le soutien du prix Nobel de l'Economie Paul Krugman à François Hollande, les communicants de Jean-Marc Ayrault y ont rajouté un grossier  "In da face S&P", en français "dans ta face, S&P"Quelques instants plus tard, Matignon a rétropédalé piteusement et le tweet a été discrètement supprimé... 
C'était sans compter sur les captures d'écran réalisées par les internautes, ici @le_neo_con, qui ce dimanche midi ironisait encore sur "ce communiqué officiel du gouvernement de la République française et de 50 cents".


Vulgaire bavure, pour les uns, mais bavure vulgaire, pour les autres

Les amateurs de l'exécutif ont recruté des margoulins à leur image.
 
Vendredi déjà, le compte de Matignon avait posté une photo du match de basket-ball Nanterre-Kiev avant de l'effacer.

vendredi 8 novembre 2013

Standard and Poor's sanctionne la politique économique de Hollande

Un réquisitoire justifie la dégradation par l'agence de notation  

L’agence s’interroge en clair sur la capacité des socialos-écolos
L’agence de notation a décidé d’abaisser la note souveraine accordée à la France. Elle passe de « AA+ » à « AA ». - AFP
à mener des nouvelles réformes et à réduire les dépenses publiques.

En dégradant la France pour la deuxième fois en moins de deux ans,
à AA , Standard & Poor’s porte un coup dur au gouvernement. D’autant que, loin de critiquer les fondamentaux de l’économie, l’agence de notation met en cause directement à sa politique économique et s’interroge ouvertement sur la capacité de l’exécutif à réformer le pays.
"Cet abaissement traduit notre opinion selon laquelle il est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaire et structurelle dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ", explique Standard & Poor’s dans son communiqué . Après une croissance nulle cette année, elle anticipe une hausse du PIB de 0,7 % l’an prochain et de 1,4 % en 2015, inférieure aux prévisions de Bercy (+0,9 % en 2014, + 1,7 % en 2015).

Marge de manoeuvre réduite

S&P prend note des mesures prises depuis un an (notamment le crédit d’impôt compétitivité et emploi, ou encore l’accord sur l’emploi conclu par les partenaires sociaux traduit dans la loi cet été) mais estime qu’elles sont "probablement insuffisantes " pour débloquer le potentiel de croissance et n’ont "pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016".

Ce contexte réduit la marge de manoeuvre du gouvernement, selon Standard & Poor’s. "Le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ", souligne l’agence. 
La fronde bretonne sur l’écotaxe, impôt maudit en France, et, plus globalement le débat sur le "ras-le-bol fiscal" ne sont également pas passés inaperçus. Le "mécontentement grandissant" des Français face "au poids croissant de la fiscalité" et les " revirements" du gouvernement en la matière (écotaxe, épargne..) "les pouvoirs publics disposent désormais d’une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes", met en garde S&P.

"Incapacité à réduire significativement les dépenses"

L'agence pointe l'"incapacité du gouvernement à réduire les dépenses de l’Etat de manière significative". Comme ne cesse de le répéter l'opposition, "nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques pour dégager un potentiel de croissance", a précisé Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de S&P. Impossibilité d’augmenter davantage les impôts, difficultés à baisser les dépenses, "la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors que nous la considérions auparavant comme élevée au regard des pays comparables", poursuit l’agence. 
S&P annonce un déficit de public de 4,1 % cette année, conforme à la prévision du gouvernement, mais supérieur aux 3,5 % attendus par S&P il y a un an quand elle avait confirmé la note de la France. Elle estime désormais que la dette publique de la France culminera à 93,2 % du PIB en 2015 (hors soutiens aux fonds européens).

Difficile pour le gouvernement d'avoir raison contre tous

Hollande avait fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice,
depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique. Mais il a aussi créé des postes de fonctionnaires et engagé des dépenses inconsidérées, tels les 3 milliards promis encore aujourd'hui par Ayrault pour le désenclavement des quartiers populaires de Marseille nord.
Le gouvernement a mal pris la condamnation de sa politique. 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille pour la municipale 2014, a soutenu sur France Bleu Provence que l’agence n’aurait "pas pris en compte toutes les réformes" menées depuis l’an dernier, notamment le projet concernant les retraites, en dépit de l'opposition de TOUS les sénateurs, toutes tendances confondues, un fait sans précédent. 
De son côté, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a dénoncé les " jugements critiques et inexacts" de l’agence de notation.


Depuis mai 2012,
chacun redoutait d'avoir à payer d'un lourd tribut l'inexpérience du président et l'amateurisme de l'exécutif. 
Les Français affligés ont dû faire avec l'injustice sociale et la totale inconscience d'un pouvoir d'idéologues donneurs de leçons inappropriées et incapables d'adaptation à la situation. Non seulement ils prennent leur entêtement pour une "détermination" que les résultats ne justifient en rien, mais ils nient avec entêtement les évidences, les conseils et les mises en garde, d'où qu'ils viennent.

Les Bonnets rouges ont compris qu'il n'y a rien à attendre de bon de ces bras cassés-là.

Pourvu qu'ils n'aient pas donné en Bretagne le signal de la révolte partout en France.

   

mardi 20 novembre 2012

Moscovici n'assume pas la dégradation de la France par Moody's

Moody's abaisse à son tour la notation de la France


Moody's donne raison à The Economist

Elle a attribué à la France la note AA1, qui perd ainsi son précieux triple A. L'agence de notation a en outre assorti cette dégradation d'une perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait à nouveau l'abaisser à moyen terme, selon un communiqué publié dans la soirée.

Le timing a pu surprendre. 

Sur le fond, la dégradation de la France par Moody's n'est pas une surprise. L'agence de notation avait fait l'annonce qu'elle placerait la note de la France sous perspective négative, mais le gouvernement Ayrault n'a rien fait pour adapter sa politique à l'état de la crise internationale et pour réduire la dette publique.

Généralement, une sorte de moratoire permet de redresser la situation est de six mois. Un délai supplémentaire de cinq mois aura finalement été accordé à la gauche socialo-écolo, à cause des élections présidentielles et législatives qui ne permettaient pas à Moody's de juger la politique qui allait être menée sur le long terme.


"Après les élections législatives à venir, Moody's attend que l'actuel gouvernement donne une image plus claire de son programme", avait expliqué l'agence. Il avait toutefois fallu que le Premier ministre, François Fillon, suggérât au candidat PS, François Hollande, de soumettre son programme à l'agence de notation Standard & Poor's qui venait d'annoncer la dégradation de la note de la France malgré la campagne présidentielle...

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Le gouvernement tente de minimiser la dégradation, titre Le Figaro

En fait, l'exécutif rejette sur la droite la responsabilité de la perte du AAA français le quotidien, observe ensuite le quotidien.
Jean-François Copé y voit au contraire une sanction du manque de réformes de l'équipe Hollande. Les analystes financiers sont nuancés sur les conséquences à envisager. 

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La ligne de l'exécutif est à la dédramatisation
Après que la France a perdu le triple A que lui accordait encore l'agence de notation Moody'sMatignon et l'Élysée s'abstiennent de tout commentaire officiel pour ne pas alimenter le débat et laissent à Bercy seul  la tâche de se justifier par communiqué.

Un proche de François Hollande s'est toutefois exprimé, sous couvert de l'anonymat, auprès de l'agence Reuters. L'information n'a rien de surprenant, argumente-t-il: «Cette dégradation sanctionne les errements du passé. Ce n'est pas une surprise puisque le diagnostic rejoint celui du gouvernement et celui du rapport Gallois», a-t-il affirmé. "Cela valide notre stratégie économique de restaurer notre compétitivité et de mettre en œuvre des réformes structurelles, a-t-il affirmé sous couvert d'anonymat (!). Jamais un gouvernement n'aura engagé en si peu de temps autant de réformes structurelles en France", ose-t-il assuré, contre l'avis de la terre entière.

"Les erreurs du passé" sont également pointées du doigt par le ministre des Finances, Pierre Moscovici. Pour ce dernier,  " cette décision concerne la situation laissée par nos prédécesseurs: perte de compétitivité, faible croissance, déficit croissant ", a-t-il accusé dans son communiqué, publié dans la soirée, instantanément l'annonce de Moody's. Pour échapper à une dégradation, «il aurait fallu une inversion de la courbe» de la dette publique de la France,  " ce qui était impossible ".


Pierre Moscovici s'obstine et  "prend acte de la décision de Moody's"
Il réaffirme "la qualité de la signature de l'État français" et, bien qu'elles soient qualifiées de mesurettes, le ministre des Finances "rappelle les réformes engagées résolument par le gouvernement qui visent précisément à redresser notre économie: maîtrise des comptes publics, pacte national pour la compétitivité, la croissance et l'emploi ainsi que la négociation en cours sur le marché du travail». «L'économie française est large et diversifiée» et "la dette française demeure parmi les plus liquides et les plus sûres de la zone euro", insiste-t-il. Malgré la dégradation, le ministre des Finances a maintenu sa perspective de croissance à 0,8% pour 2013.

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, juge que l'abaissement de la note de la France est " une alerte sérieuse " face à laquelle la France doit engager rapidement des réformes structurelles. 

" La dégradation de Moody's n'est malheureusement pas une surprise pour tous ceux qui ont entendu mes déclarations depuis des semaines et depuis des mois: ce n'est que la confirmation de la situation très préoccupante dans laquelle se trouve notre économie ". " C'est donc une alerte sérieuse qu'il faut prendre comme telle ", a-t-elle poursuivi, au cours de sa conférence de presse mensuelle. "Face à cette alerte nous devons engager toutes les réformes qui permettent de rétablir notre compétitivité ".

Une décision "lourde d'inquiétudes"

Nouvellement élu président de l'UMP, le secrétaire général sortant, Jean-François Copé, ne pouvait pas décemment laisser passer cette ligne de défense. 
Le gouvernement ne manquera pas de tenter de se défausser sur Nicolas Sarkozy (...). La vérité, c'est que la gauche porte clairement une part importante de responsabilité dans cette dégradation ", a-t-il asséné. "Moody's avait placé la France sous surveillance négative suite au projet de loi de finances rectificative pour 2012 défendu par François Hollande en juillet dernier. L'agence de notation, par cette décision, constate que le gouvernement n'a pas engagé les réformes nécessaires pour maintenir la notation de la France", observe l'ancien ministre délégué au Budget (2004-2007), tout en déplorant que la décision de Moody's soit "  une mauvaise nouvelle pour notre pays. Personne ne peut se réjouir d'une telle annonce, lourde d'inquiétudes pour la France .

Cet avis est partagé par la présidente du MEDEF, Laurence Parisot: "Cette décision de Moody's fait peser sur nous une pression particulière. Elle confirme les cris d'alarme que j'ai poussés ces derniers mois, je ne m'en réjouis pas", a-t-elle affirmé lors de sa conférence de presse mensuelle.



Pas de bouleversement immédiat sur les marchés

Les analystes économiques se veulent rassurants. 
D'après certains, les marchés ne devraient pas surréagir à l'annonce: "C'est largement intégré. Ce n'est pas en soi très important, mais psychologiquement, ça peut l'être, d'où un possible mouvement d'humeur", explique René Defossez, stratégiste chez Natixis
Pour Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC, " cette décision peut générer une tension sur les taux d'emprunt, mais la France ne devrait pas être pour autant attaquée sur les marchés ". Certains investisseurs internationaux pourraient être tentés à court terme de vendre un peu de dette française, mais le double A reste une bonne note,  compte-tenu du contexte dégradé, tiennent-ils à rappeler, de peur d'un affolement des marchés.

La banque Citigroup a également publié une note dans laquelle elle affirme que les raisons qui motivent la décision de Moody's
- perte de compétitivité,  
- perspectives budgétaires incertaines 
- et l'incapacité à prévoir la résistance de la France à de futurs chocs au sein de la zone euro  entre autres 
sont déjà connues. 

Selon la banque américaine, "peu des arguments par Moody's sont nouveaux et la dégradation reflète une réalité qui s'applique depuis longtemps à la France et à un grand de nombre de pays encore notés AAA", en vain.
"La France est loin d'être dans une situation où son accès au marché est menacé", insiste Jean-Louis Mourier. Selon Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE, ce qui sauve la France pour l'instant, c'est que le pays serait "plus un havre de sécurité pour les placements que d'autres pays ". C'est d'ailleurs ce qui " s'est passé pour la première dégradation de la France par Standard & Poor's ou pour les États-Unis" , ajoute-t-il, au risque de ternir l'administration Obama ! La France a encore un peu de marge de manœuvre sur les marchés puisque le gouvernement a prévu dans le budget 2013 un taux d'emprunt à 10 ans à 2,9% pour l'an prochain, soit très au-dessus de celui auquel il emprunte à l'heure actuelle (les taux à 10 ans s'affichaient à 2,06% lundi soir). Ainsi, le gouvernement Ayrault n'est-il pas aussi optimiste que la sélection des analystes volontaristes cités...

Le gouvernement parie sur une baisse de l'euro 

Pris par surprise, les marchés européens sont très calme ce matin. 
La Bourse de Paris a débuté la séance sur une légère baisse de 0,13%. À Francfort le Dax et à Londres l'indice Footsie perdaient respectivement 0,23% et 0,21%. Le taux à 10 ans de l'emprunt d'État français se négocie à 2,1%. Les CDS sur la France étaient en légère hausse de quatre points de base ce mardi matin, à 93 points selon la société Markit.

Sur le marché des devises, les investisseurs digèrent un peu plus mal la nouvelle. À la suite de la décision de l'agence de notation, l'euro s'est retourné à la baisse face au dollar. Ce matin, la devise européenne perd un peu de terrain sur le billet vert à 1,2784 dollar, contre 1,2811 dollar lundi.

En fait,  tant qu'un pays est noté triple A par deux des trois grandes agences (S&P, Fitch et Moody's), il reste dans le panier des pays notés AAA, appelé "indices obligataires benchmark AAA". Traduction: il est présent dans une sélection de pays considérés comme fiables par les agences de notation, mais, si  le taux de leurs prêts est menacé, il n'est pas encore alourdi. 


Quand Standard and Poor's (SP) avait dégainé la première, le 13 janvier 2012

Selon le candidat F. Hollande, le président de la République avait failli. 
Hollande avait alors pointé le décrochage de la France et prédit un surenchérissement des taux d'emprunt de la France.

VOIR et ENTENDRE François Hollande assurer en début d'année que  "c'est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est mise en cause" (France Info -  01'17'')



" Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A un objectif de sa politique et même une obligation pour son gouvernement. C'est ainsi qu'avaient été justifiés pas moins de deux plans de rigueur en quatre mois. Cette bataille, et je le regrette, a été perdue. C'est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est mise en cause. Elle a manqué de cohérence, elle a manqué de constance et elle a manqué de clairvoyance et surtout de résultats. C'est une politique qui a été dégradée, ce n'est pas la France. (...) La France peut réussir son redressement (...), c'est tout l'enjeu du scrutin de 2012" a affirmé ce matin François Holande.

VOIR et ENTENDRE les accusations de François Hollande -hypocrite et en janvier 2012:




Une dramatisation injuste en janvier devient
une casserole culottée en novembre.


Moscovici répugne à féliciter nos voisins 

allemands ou finlandais qui, 
eux, n'ont pas été dégradés.

samedi 16 juin 2012

La note de la France abaissée par l'agence de notation Egan-Jones

Crise de l'euro: Hollande et Ayrault vont nous mettre sur la paille




La note, qui était jusque-là un double "AA", a été abaissée de deux crans, et la perspective est négative. La France avait perdu son "AAA" chez cette agence petite agence américaine en juillet dernier.


Egan-Jones justifie cette décision par le ralentissement de la croissance économique française et la hausse des taux des emprunts publics. Elle prévient que "comme la France a tendance à soutenir ses banques, elle pourrait bientôt se trouver confrontée à d'importantes charges supplémentaires".

Une "tendance désastreuse"

Pour la dette publique, Egan-Jones a constaté une "tendance désastreuse et le pire est encore à venir". Le nouveau président François Hollande va "se retrouver pressé de tenir ses promesses de campagne ce qui en fin de compte affectera la qualité de crédit" du pays, ajoute l'agence.

Les grandes agences de notation attribuent de meilleures notes à la France: Moody's et Fitch lui accordent encore un "triple A", la meilleure note possible, tandis que Standard & Poor's lui a retiré en janvier le AAA, abaissant alors la note du pays d'un cran, à AA+.