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samedi 19 septembre 2015

France: Moody's abaisse encore la note de la dette publique

Moody's a abaissé de nouveau la note de la dette publique

Depuis 2012, la note de la France n'avait plus été abaissée par l'agence de notation Moody's.

La dette de la France passe de AA1 à AA2 en raison de la faible croissance de l'économie.
Moody's veut bien encore croire en la capacité de la France à rembourser ses dettes, mais l'agence américaine de notation lance une alerte sur la faiblesse de la croissance française, qui devrait durer jusqu'en 2020

Une reprise plus lente en France qu'ailleurs, souligne Moody's, en raison d'une perte de compétitivité des entreprises, d'un chômage élevé et de la difficulté à faire avancer les réformes que Moody's appelle de ses vœux. La politique économique de Hollande hypothèque les chances de la France d'alléger le fardeau de la dette actuellement de plus de 97% du PIB.

Menace d'une nouvelle dégradation de la note à prévoir avant 2017 ?

L'agence de notation mise sur les potentialités de la France, pour peu qu'elles soient exploitées, comme une production diversifiée, une démographie favorable et la possibilité d'emprunter à moindres frais, grâce à la confiance des investisseurs qui concèdent  des taux historiquement bas aux grandes nations. L'agence assortit donc encore sa note de la mention stable et n'envisage pas de nouvelle dégradation à moyen terme.

Par... communiqué, le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé pour la énième fois que "le gouvernement demeure fermement engagé à poursuivre et amplifier sa politique de réformes visant à soutenir le potentiel de croissance et d'emploi de l'économie française".

La France est rétrogradée au 6e rang dans la zone euro

Elle se situe derrière l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays Bas.

jeudi 20 novembre 2014

L'Education est-elle bien toujours nationale entre les mains de Vallaud-Belkacem ?

Création de 500 postes supplémentaires d'enseignants dans le 9.3

Une annonce Vallaud-Belkacem, à la veille d'une grève d'enseignants...

La ministre de l'Education agit sous la pression
A la veille d'une grève des enseignants en Seine-Saint-Denis, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, a annoncé neuf mesures pour les écoles du 93.

Parmi elles, en plus des 300 déjà prévus, la création de 500 emplois de professeurs des écoles sur les trois prochaines années (2015, 2016 et 2017) doit permettre d' "accueillir dans de bonnes conditions les élèves supplémentaires" et "développer la scolarisation des moins de 3 ans". On arrive à 800 pour la seule Seine-Saint-Denis: de quoi faire pâlir le Pas-de-Calais...

Autres mesures, l'éducation prioritaire sera renforcée et le nombre de postes de professeurs des écoles mis au concours pour l'Académie de Créteil sera augmenté. En outre, la création d'un concours ...supplémentaire à la session 2015 devrait permettre à des candidats "de grande qualité" qui n'ont pas été recrutés dans certaines académies sélectives de concourir une deuxième fois en Seint-Saint-Denis. En somme, ceux qui ne sont pas à la hauteur ailleurs conviendront au 9.3 ? 

Le mensonge comme mode de gouvernement
Vallaud-Belkacem y excelle. "Ce concours aura les mêmes exigences que le
concours habituel (mêmes épreuves écrites et orales)", précise le ministère qui n'est pas à une contre-vérité près. Les postes ouverts à concours n'ont pas été pourvus pour la raison indiquée par la rue de Grenelle, mais aussi faute de candidat(e)s que la Seine-Saint-Denis effraie, avec quelque raison.

NVB fait entrer la sous-qualification par la porte de derrière
Des contractuels sont également à l'ordre du jour, mais ce qui surprend, c'est que les syndicats avale les couleuvres d'un soi-disant meilleur accompagnement et d'une meilleure formation. Des contractuels mieux formés, c'est nouveau: un tour de magie socialiste, avec la complicité du SNUipp. Concrètement, "pour les prochaines rentrées scolaires, les contractuels seront recrutés très en amont (en juin-juillet,pour septembre, c'est-à-dire 8 semaines avant la rentrée de 2015...) avec un contrat débutant [ce qui fait probablement sens] et avant la rentrée scolaire [ce qui semble préférable] et une formation [laquelle et par qui?] leur sera proposée avant la prise en charge des classes [par respect des parties]".

Pour améliorer la gestion des remplacements et la réactivité de l'Education nationale dans ce secteur "tendu", voire hyper-tendu, on peut même dire à risques, les équipes administratives du 93 seront réorganisées, puisque le recteur n'en avait pas encore  éprouvé la nécessité.
Concrètement, le flou cache un loup, mais le SNUipp n'a pas ouvert la battue.

VOIR et ECOUTER
improviser avec aplomb au micro bienveillant de France Info, le 19 novembre:
  

Pastille rouge pour Najat Vallaud-Belkacem: elle n'atteint pas la moyenne !
La ministre de l'Education nationale multiplie les expérimentations pour construire l'école de demain. Dernière en date : remplacer les notes par des couleurs. Erreur de diagnostic: lorsque les élèves souffrent de leurs résultats, ce ne sont pas les notes qui sont en question, mais l'évaluation. Et tous les éléments de langage ont été ressortis des armoires: elle est "injuste", elle est "stigmatisante", elle est "décourageante", elle mine la "confiance en soi" et fait tomber le taux d'hormones. Du coup, les professeurs sont-ils les auteurs d'un génocide. Ils manquent pour le moins de bienveillance. Au moins tient-on les coupables. 
Alors, l'école de demain sera-t-elle sans contrôles ?  Faut-il éradiquer l'espèce enseignante, la remplacer par des ordinateurs, des objets connectés ? Bientôt des e-t-shirts diffuseurs de connaissances ou des patches d'évaluation indolore? Les QCM ont en effet provoqué des troubles profonds et laissé des séquelles irréparables. Mais si on peut optimiser la performance de son aspirateur, pourquoi la géniale NVB, avec le soutien d'Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique, ne proposerait-elle pas demain d'optimiser les apprentissages et les évaluations ?  
L'UMP propose quant à elle le recrutement des enseignants par les chefs d'établissement. Sur critères de docilité ou flexibilité, politique ou syndical ? Les voies sans issue abondent.

6 sur 20, c'est la note qu'ont obtenue certains professeurs recrutés aux concours.
 
Pas de redoublement pour les candidats en difficulté avant même que d'embrasser la carrière. Et Najat Vallaud-Belkacem veut les multiplier... 
En visite à Bondy, elle s'est félicitée de leur accroissement quantitatif à l'échelon national  aussi : la qualité n'est pas requise. Plus de 11.000 en 2015 contre 8.000 en 2014 pour le primaire, et 2.000 de plus pour le secondaire. Et Vincent Peillon assurait que ce serait des postes d'encadrement au sens large et non pas exclusivement d'enseignement, mais les établissements attendent de voir venir les personnels de soutien à la réussite des élèves, ces jeunes qui étaient la priorité des priorités du candidat Hollande. 

Cette politique comptable est présentée comme la panacée pour remédier aux échecs de l'école. 
Ce dont la ministre évite soigneusement de parler, c'est du niveau des professeurs recrutés. Pour l'école élémentaire, certains ont été reçus avec des moyennes de 5 à 6 sur 20. Au collège et au lycée, ce n'est pas mieux. Les rapports de jury de CAPES (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) pour l'année 2014, qu'ils adoptent la langue de bois ou, au contraire, un discours de vérité, montrent que les exigences du ministère sont très éloignées des critères d'excellence. De quoi décourager les jeunes impétrants qui se disent humiliés par cette notation sans rapport avec leurs résultats au bac. Mais là, c'est encore une autre histoire.

7 sur 20 en français et en maths: ça va suffire !
Des hommes sages?
Ce serait trop demander des féministes...
En lettres modernes, la barre d'admission (la note du dernier admis) s'élève à 7 sur 20. Une garantie e maîtrise de l'orthographe à enseigner ? Avec une note équivalente, un candidat au baccalauréat ne serait pas rattrapé à l'issue de l'oral: il n'aurait même pas droit de s'y présenter... Le niveau de la "barre", dans cette matière, ne cesse de baisser : 9 en 2010, 7,5 en 2011, 7,25 en 2012, 7,15 en 2013. C'était avant l'ABCD de l'égalité, mais les activités d'éveil dispersaient déjà les enfants des écoles et des collèges. 
En maths, c'est un peu mieux, ou moins mauvais, avec 7,8 sur 20. En sciences de la vie et de la terre on descend jusqu'à 8 sur 20 et la philosophie exige 8,6 sur 20, mais les postes sont rares. Seule l'histoire-géographie s'approche de la moyenne avec 9,42 sur 20. 
Le plus extraordinaire, c'est que le jury de ce concours se félicite de performances aussi accablantes pour le système scolaire entier. Du coup, au vu du "vivier important de candidats", le ministère décide d'admettre tous ceux et celles qui ont royalement obtenu plus de 7,75 sur 20. Il eût été dommage de se passer de telles compétences ! Elles seraient allées vers le journalisme où le régime fiscal est nettement plus attractif et ça, c'est un calcul accessible à tous...

Le seul, finalement, qui n'emploie pas la langue de bois, c'est Olivier Grenouilleau, le président du jury de l'autre concours d'histoire-géographie, réservé aux professeurs contractuels : "Le jury, écrit-il, a pu observer des lacunes graves et inquiétantes chez certains candidats qui ont déjà en charge des élèves. Les connaissances scientifiques de certains sont si minces qu'elles rendent difficile, voire impossible, toute réflexion didactique ou pédagogique." Il ne reste plus qu'une solution à Najat Vallaud-Belkacem : supprimer, aussi, les notes aux concours de recrutement des enseignants.

Vallaud-Belkacem, Valls et Hollande organisent la précarité

Ces "contractuels" sont "non-titulaires" et donc plus précaires que des CDD. Avant les recrutements de sous-professeurs, ils constituaient 20% des agents des collectivités territoriales, 16% de ceux des établissements de santé et 15% des agents de l’Etat. Soit, au total, presque 17 % des effectifs de la fonction publique. 
Pour lutter contre la précarité dans la fonction publique, une loi de 2012 prévoit la titularisation d'un certain nombre d'agents sous contrat ou le passage de leur CDD à un CDI, d'ici 2016. Mais, selon un rapport, nombre de contractuels ont refusé "l'emploi à vie" offert pas le statut. Alors attractif, Mme la ministre ? Doit mieux faire...
Au final, les privilèges accordés par NVB au 9.3 ne sont que tromperie et manque de respect envers les jeunes en déshérence. Les défavorisés des autres départements ne perdent pas grand chose. Ils gagnent la satisfaction de ne pas se laisser rouler dans la farine et traîner dans la boue.

lundi 30 juin 2014

Bac: le tripatouillage des notes est fonction des consignes ministérielles

Le tripatouillage n'est pas vraiment le fait des professeurs-correcteurs-examinateurs

Ce ne soit pas  le niveau des élèves que l’on évalue 
au baccalauréat
Le bac mène-t-il à une impasse?
E
n réalité, la note finale varie en fonction des rivalités entre établissements et d’une "obligation de résultat" au niveau national et global.

La faiblesse du pouvoir socialiste a fait du baccalauréat 2014 une zone de non-droit, une déshérence marquée par le changement de ...ministres à deux mois du début des épreuves: fuites en série, polémiques autour de sujets supposés trop difficiles pour le niveau réel des candidats, pétition inédite d’élèves… Tout a été tenté pour accréditer l'idée que le contrôle continu  serait une "avancée. Mais au-delà de ces embûches dressées sur le parcours, plus encore que l’an dernier, les media se sont livrés sur commande à un matraquage d'un système de notation supposé à géométrie variable pour cet examen national.

Le ministère a organisé le coulage du bac 2014 et obéré l'avenir 

Le ministère de l’Éducation nationale a embrayé sur la campagne de dénigrement en livrant son sentiment de bac+3 que les copies seraient appréciées avec malveillance, puisqu'il a assuré qu'elles seraient désormais notées avec "bienveillance". Dans le même temps et sous la pression populaire, les consignes officielles imposaient que l’épreuve de mathématiques du bac S (supposé faire émerger nos scientifiques de demain) serait notée sur… 24, tandis que les barèmes des exercices de physique-chimie au même bac S seraient relevés au vu de la difficulté de l’épreuve. En réalité, il semble que ce ne soit pas tant le niveau des élèves que l’on évalue. Mais que la note finale varie en fonction d’une "obligation de résultat" au niveau global.

Ordre supérieur de dissimuler le problème de niveau réél

A force de dire que le "niveau baisse" depuis de nombreuses décennies et que le bac est souvent considéré comme "bradé", mais assorti d'une orgie de mentions illusoires, le tripatouillage des notes n’est plus tabou, il devient même quasiment la norme. Il faut désormais atteindre le niveau espéré de réussite au baccalauréat: il n'est plus ambitionné d'évaluer un niveau qui permette de suivre une prépa ou même une première année de fac. Au lieu d’évaluer strictement les savoirs d’une classe d’âge, la notation est donc adaptée à l’objectif d'anesthésie de l'opinion en diplômant un pourcentage toujours plus élevé de candidats. Notre classement PISA de l'OCDE soulèvera la surprise des hypocrites qui décrieront des critères insupportables par no petits génies hexagonaux, mais aussi l'indignation des mêmes experts de l'éducation contre un système supérieur trop élitiste et inapproprié, singulièrement à l'encontre des nouveaux arrivants. Un effet boule-de-neige ravageur de la mauvaise foi à tous les degrés de la société, depuis le ministre qui "comprend" les plaignants en émettant des jugements démagogiques et irresponsables jusqu'aux parents qui délèguent.

Un pourcentage vertigineux de réussite
Hors sujet, dirait l’enseignant un peu rigoureux, désormais classé "vachard". 92 %, 93 %? Quel pourcentage vertigineux de réussite au baccalauréat général va-t-on atteindre pour cette édition 2014 quand certains candidats obtiennent des notes supérieures à 20? Cette formalité devient un bâclage lourd de conséquences tant économiques que psychologiques: elle fabrique des aigris et creuse le déficit de l'Education qui agonise depuis 40 ans, avec renfort de soins palliatifs, et va droit à une mort indigne. 
Le psycho-drame du bac n'est en fait qu'une comédie: pour la poursuite des études des élèves, tout se joue, avant même la publication des résultats, avec le fameux système "Admission post-bac", qui prévoit l'orientation et l'inscription du candidat avant qu'il n'ait reçu ce diplôme de fin d'études et fait rêver les 7% qui n'auront pas réussi à se faire récupérer à la note de 8 sur 20...

Quelle image donnons-nous, à nouveau, de notre système scolaire

après le précédent de la pétition lancée contre les sujets de mathématiques par quelques lycéens en colère ? D’autant que les collégiens, qui passaient la semaine dernière le brevet, se sont aussi plaints sur les réseaux sociaux d’un exercice trop difficile.

Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, a ouvert cette semaine un vaste chantier sur le système de notation qui devrait également concerner le baccalauréat. 
De son côté, surprise, un syndicat lycéen évoque une refonte du système, non pas à base de contrôle continu mais d’épreuves passées au fil de l’année. Ce qui mérite autant d'explication que la distinction hasardée par l'aventureux Hamon entre "grammaire" et "syntaxe" (lien PaSiDupes)! Mais si ça peut permettre des économies budgétaires, n'est-ce pas...

Avec juillet, les résultats de l’examen et les grandes vacances, les esprits vont bientôt se tourner vers la future rentrée scolaire et les effectifs d'enseignants. De nouvelles problématiques qui ne doivent pas occulter la nécessité de revenir à la raison sur un examen national emblématique. La question se pose plus que jamais de la valeur du diplôme du baccalauréat, alors que certains professionnels annoncent, à moyen terme, un taux de réussite de 100 %. 
Que l'étranger nous enviera: notre "exception culturelle" ! 
LOL

jeudi 26 juin 2014

Éducation : Hamon dénonce une évaluation qui découragerait les élèves

Comment dissimuler le niveau réél aux élèves et leurs parents

Benoît Hamon lance une conférence afin de revoir les systèmes de notation et d'évaluation des élèves
Hamon est à l'écoute...
Le ministre bac +3 de l'Education nationale, Benoît Hamon, lance mardi une "conférence nationale sur l'évaluation des élèves", espérant parvenir d'ici à décembre à un "consensus" sur une notation plus "bienveillante". "Aujourd'hui, notre système d'évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains", déclare Benoît Hamon dans un entretien paru ce mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui. 

Les parents n'ont pas à savoir

Le ministre ne les "calcule" pas. Selon lui, "l'évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle soit plus exigeante, qu'elle en dise plus ; qu'elle soit bienveillante et qu'elle stimule au lieu de décourager".

Les jeunes Français seraient inhibés par la peur de l'erreur 
L'enquête Pisa de l'OCDE montre que "les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l'erreur" et qui s'abstiennent le plus de répondre "par peur de faire une faute", souligne-t-il, bien qu'il soit particulièrement difficile d'évaluer le bien-fondé d'une telle assertion. Nos petits enfants-rois seraient donc plus craintifs qu'ils n'en ont l'air?



Le ministre est capable de distinguer "syntaxe" et "grammaire"...  "En dictée par exemple, un élève qui progresse en syntaxe mais continue à faire trop de fautes en grammaire peut être toujours noté zéro. Comment peut-il savoir qu'il a progressé ?", lance-t-il, à partir d'un exemple particulièrement malheureux qui montre à quel point il domine son sujet. Peut-être l'incompétent voulait-il valoriser la syntaxe contre l'orthographe (grammaticale, dans le meilleur des cas), science des ânes.



L'élève doit savoir qu'il a progressé, mais ignorer qu'il a baissé

La note ne serait pas utilisée "à bon escient"
"La note doit être utilisée à bon escient. Elle est utile, mais quand elle paralyse, on doit lui substituer d'autres formes d'évaluation", prône-t-il. "On doit pouvoir apprendre et évaluer différemment comme avec les travaux personnels encadrés (TPE) par exemple, qui permettent de juger l'aptitude de l'élève à travailler de manière collective". Les TPE, il faut le savoir, sont réalisés à la maison, avec toutes les aides humaines et matérielles possibles -donc inégalitaires- et font l'objet d'une épreuve anticipée du baccalauréat, de type contrôle continu, validée par un groupe de professeurs de l'établissement du candidat, avec en effet toute la "bienveillance" qu'imposent les taux de réussite et la rivalité entre lycées d'une même région...



La conférence nationale sur l'évaluation des élèves associera de juillet à décembre la communauté éducative et la société civile, sous l'égide d'un comité d'organisation présidé par le recteur de l'Académie de Rennes Michel Queré.
Ses travaux se concluront avec "une semaine de l'évaluation" du 8 au 12 décembre. Benoît Hamon recevra ensuite les conclusions d'un jury composé de professionnels et d'usagers du système éducatif, présidé par le physicien Etienne Klein. Leurs recommandations devront s'appuyer sur "les résultats de la recherche, les connaissances scientifiques, les pratiques de terrain nationales et internationales".

La vérité ne doit pas être sanctionnée

Le principe de faire évoluer l'évaluation des élèves pour éviter une "notation-sanction" figure dans la loi de Refondation de l'école défendue par l'ancien ministre Vincent Peillon. 

Avec l'évaluation, Benoît Hamon ouvre son premier chantier depuis son arrivée rue de Grenelle. Si le ministre espère parvenir à un consensus, le sujet peut se révéler délicat à traiter, entre des habitudes qui poussent à l'inertie et la crainte qu'une notation renouvelée n'aboutisse à une baisse des exigences et du niveau des élèves.

Le ministre s'expose à une "notation-sanction" du SNUipp
Ce syndicat hégémonique du primaire s'est montré jusqu'ici hostile à toute évaluation nationale des élèves. Probablement inhibés par la peur d'un jugement tombé du ministère, le syndicat des enseignants de gauche au primaire.   

Liens PaSiDupes:

- 19 janvier 2009: Des enseignants syndicalistes perturbent l'évaluation des élèves de CM2

- 30 janvier 2011Des fonctionnaires organisent le sabotage des évaluations de CM2 - Des fuites sur Internet bloquent les évaluations de CM2