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lundi 8 juillet 2019

Rétention des notes du bac : Macron prend le parti des élèves contre les fonctionnaires de l'Etat

Le chef de l'Etat sans enfants dénonce "une prise en otage de nos enfants"

En vérité, Macron ne parle que de lui !

Le président de la République s'est mis en avant pour donner son sentiment sur les enseignants qui ont refusé de rendre des copies du bac et obtenir de pouvoir dialoguer avec leur ministre sur la réforme du bac et du lycée.

D'abord 200, puis 300 prétendus, mais 700 finalement avoués.
Des professeurs ont refusé cette semaine de saisir les notes des candidats au baccalauréat et ainsi de les transmettre aux jurys, mais aussi, pour certains, de rendre les copies. 

"On ne pas prendre nos enfants et leurs familles en otage," a vivement réagi dimanche 7 juillet Emmanuel Macron, en des termes violents qui ont heurté les fonctionnaires. 
Le contexte de cette déclaration était léger, de surcroît : un entretien exclusif, annoncé à grands renfort de clairons par une chaîne d'Etat, accordé à Jacques Vendroux et diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les Etats-Unis et les Pays-Bas, à 17h.

Macron a estimé que son ministre Jean-Michel Blanquer a eu "la bonne réaction" en décidant qu'en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. 
Les syndicats d'enseignants et une association d'élèves, l'UNL, dénoncent au contraire une tripatouillage des notes, une violation du caractère national de l'examen et une rupture d'égalité.

Macron se livre à une instrumentalisation grossière des désagréments vécus par les candidats
"Je respecte chacune et chacun, la liberté d'opinion et la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage." Emmanuel Macron à franceinfo
Le président a rendu une copie sur un sujet de morale : le devoir !
"Je crois que, quand on est enseignant dans la République française, on a des devoirs aussi, a déclaré le président de la République. Notre devoir à tous, c'est que, quand il y a un examen attendu avec angoisse, qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire [qui ne 'sanctionne' d'ailleurs pas un accès au supérieur, mais qui ouvre des droits] et la suite, le devoir c'est d'être au rendez-vous et de faire ce qu'on doit faire. Pour le reste, il peut y avoir des désaccords, il y a évidemment le droit de grève, de manifestation et j'y tiens beaucoup. mais en aucun cas, ces désaccords ne peuvent s'exprimer en prenant en otage nos jeunes et dans un moment d'angoisse important pour leurs familles."

"99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron. On a des enseignants qui, de la maternelle au supérieur, parfois dans des conditions matérielles difficiles [violon !], avec des rémunérations pas satisfaisantes [concerto pour violon, sans dialogue !], sont là et accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier. Je ne veux pas le laisser salir, écorner."


Quel était donc les sens du devoir et du respect de Macron lors du chaos provoqué chez "nos jeunes" par l'imposture de Parcoursup 2018 ?


Le "scandale" du tirage au sort dans le système précédent, APB (Admission Post-Bac),
un service accessible via un site web du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche entre 2009 et 2017) a largement servi de fondement et de justification à la mise en place de la loi ORE et du dispositif Parcoursup. 
Lien PaSiDupes : "Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem. Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes"
En juillet 2017, le journal Le Monde était content de la performance de l'Etat socialiste auquel Macron a apporté sa caution, et titrait : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences", le "recours au hasard" étant ainsi admis, validé et gravé dans le marbre du journal... Lien PaSiDupes : "La ministre de l'Education nationale [Vallaud-Belkacem] a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université " 
Le Monde refusait de pointer cette sorte de roulette russe que Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, s’était engagée à supprimer à la rentrée 2018. Et pourtant, 169 filières avaient dû recourir au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin.

Il faut d’ailleurs souligner que la presse avait relativisé le désastre en banalisant les effets du tirage au sort, dès lors que le tirage au sort, tout problématique et injustifiable qu’il soit, n’a concerné que 0,4% des affectations dans l’enseignement supérieur en 2017. Grâce à la Plateforme APB, 6.000 étudiants étaient encore sans affectation à l'université, fin août 2017...

Rebelote en septembre 2018 : 120.000 "enfants" de Macron étaient toujours sans-affectation sur Parcoursup... 
Le 18 juillet, l’extrême lenteur de Parcoursup inquiétait déjà les futurs étudiants et établissements d'accueil. Soit 102.606 lycéens et étudiants - les "enfants" de Macron - en réorientation encore inscrits sur Parcoursup.  Lien PaSiDupes : "Un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort.
Le sens du devoir de "papa" Macron était cruellement pris en défaut, puisqu'au début septembre 2018, encore un peu plus de 3.000 bacheliers - ses enfants - étaient toujours sans affectation... Lien JDD

Est-ce toujours moins pire aujourd'hui qu'avant ?
"Ce qui se profile aujourd’hui, c’est en réalité la généralisation à très grande échelle de quelque chose de plus pernicieux encore que le recours au tirage au sort," pouvait-on lire dans Libération en mai 2018. Qu’on en juge : dans des filières fréquemment confrontées à la nécessité de retenir [sélectionner?] environ 10% des candidatures (800 places pour 8.000 demandes ; 60 places pour 600 demandes…), le "classement" qu’il est demandé aux universités de réaliser aboutit à tout mettre en chiffres afin d’intégrer les appréciations qualitatives dans les algorithmes de classement : tel type d’appréciation "vaut" un 15/20, tel autre un 10/20… ; telle filière va privilégier les notes dites 'littéraires', telle autre les notes dites 'scientifiques'. Mais cette mise en chiffres, sur de tels volumes, ne suffit pas : il faut encore départager les très nombreux ex-aequo. Pour aboutir à un classement opératoire, il est nécessaire de descendre jusqu’au troisième chiffre après la virgule ! Si la seule différence entre un·e étudiant·e admis·e et un·e étudiant·e recalé·e tient à un millième de point sur une "moyenne" dont la confection soulève de graves questions de fond, n’aboutit-on pas à un système aussi injuste et plus trompeur que le tirage au sort ?
Le tirage au sort, meilleur système de sélection de l'excellence...

samedi 6 juillet 2019

Le saboteur du bac 2019 est identifié

Le PCF accuse ...Blanquer de sabotage

Le parti communiste a désigné le ministre de l'Education nationale à la vindicte populaire

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Jean-Michel Blanquer a "saboté le baccalauréat" avec des "tripatouillages illégaux", révèle le PCF vendredi 5.

Le ministre de l'Education nationale a en effet donné l'ordre d'attribuer aux candidats des notes fictives  pour parer à la grève de correcteurs opposés à la refonte de l'examen. "Dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux, les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule", affirment les communistes dans un communiqué.

Selon eux, "pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat".
"Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques illégales: invention de notes, calculs farfelus, substitution de l'administration aux jurys souverains", dénonce le PCF.

Le parti d'extrême gauche annonce qu'il "se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d'égalité". "Les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d'éducation et aggravent les inégalités", écrit le PCF.

A gauche, le secrétaire national d'EELV, David Cormand a également pris la défense des grévistes, vendredi 5 juillet sur Public Sénat: "Evidemment, il y a le stress des élèves qui passent le bac, mais il y a aussi des enseignants qui essaient de protéger et de défendre un service public important". "Il y a un vrai problème: l'attaque en règle, depuis plusieurs années, contre le service public de l'éducation", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le point de vue de Cormand sur la "prise en otage" de 300.000 lycéens, une simple "résistance pacifique", selon lui : 

Les communistes dénoncent aussi son autoritarisme qui a  contraint des enseignants à adopter des pratiques illégales pour "sauver sa réforme". 

Le PCF estime que les contestataires sont "ignorés et méprisés" par le ministre et rappelle donc son hostilité à la réforme du bac qui introduit notamment une dose de contrôle continu

Pour amener le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac qu'ils dénoncent, des professeurs ont refusé de saisir les notes des candidats mais aussi, pour certains, de rendre les copies. Ils étaient 300 que le ministère traita au départ comme quantité négligeable, mais 400, à l'arrivée, quand il fallut bien publier des résultats.
 
Face à cette mobilisation, d'abord minimisée avec mépris, et pour permettre aux candidats de connaître leurs résultats à la date prévue, n'importe quel résultats, quitte à les rectifier après la date d'affichage, le ministre de l'Education a détaillé mercredi une "solution technique" : si certaines notes d'examen manquent, ce sont les notes du contrôle continu de l'année qui seront prises en compte pour fabriquer une moyenne. Et si la note du bac s'avère finalement meilleure, c'est celle-là qui sera retenue. 
De quoi acheter cyniquement le silence des jeunes et de leurs parents ?

jeudi 4 juillet 2019

Baccalauréat : la parade de Blanquer pour pour publier des résultats coûte que coûte dès vendredi

Coup de force de Blanquer pour que des résultats soient affichés quels qu'ils soient

Des notes de toutes origines pour contrecarrer 
la menace des copies retenues par les profs grévistes

Des notes 'au pif' ou issues du contrôle continu, illégalement...
Jean-Michel Blanquer, ministre controversé de l'Education nationale
Des notes arrachées par la fraude ou inventées, tout est possible au bac 2019, en attendant de pouvoir prendre en compte les notes de l’épreuve perturbée.
 
Mercredi 3 au soir, au micro de BFMTV, Jean-Michel Blanquer a exposé sa riposte, face aux enseignants en grève qui refusent de rendre les copies du bac. Lorsqu'il manquerait encore des notes jeudi soir, à la veille des résultats, les candidats se verront attribuer… la moyenne de leurs notes inscrites dans leur dossier scolaire dans la matière concernée. Ainsi, dans les cas où les copies manquent, les notes de l'examen final seront remplacées par celles du contrôle continu pendant l'année de Terminale. Or, c'est justement l'esprit de la réforme du lycée, que combattent, entre autres revendications, les correcteurs grévistes.

Pour emporter l'adhésion des familles, déjà très échaudées par les rebondissements en cascade de ce bac 2019, le ministre ajoute un bonus : les élèves qui, au final, auraient obtenu une meilleure note au bac que pendant l'année verront leur moyenne remonter d'autant. 
Peuvent se réjouir, en revanche, ceux qui ont fait une contre-performance à l'examen  : c'est leur moyenne de l'année qui comptera.
Une cuisine interne qui n'a aucune chance d'être étoilée, où le Gault et Millau macronien récompense le tripatouillage... 

Echec et mat pour le gouvernement ? 

Cette "solution technique" de fortune est inédite, tout comme l'est la situation d'ensemble. Si les menaces de perturbation des examens ont très souvent émaillé le bras de fer social entre syndicats enseignants et gouvernement, la "rétention des notes" pratiquées depuis lundi est une première.
 
Ce mercredi, le collectif des enseignants mobilisés en Ile-de-France, région parmi les plus touchées par le mouvement, a réuni 400 personnes, dont "300 correcteurs en grève", selon ses membres. Les enseignants ont voté la reconduction de la grève jusqu'à jeudi inclus, date à laquelle doivent se tenir les jurys de délibération, dernière étape avant la publication des résultats.

Pas de dialogue, mais des sanctions : "10 à 15 jours" de retenues de salaires
Blanquer pose un ultimatum aux enseignants réfractaires en réponse au mécontentement. Pour forcer un maximum de professeurs grévistes à rendre les armes et permettre aux jurys de fonctionner, Jean-Michel Blanquer vient d'annoncer que ceux qui n'auraient pas rendu leurs copies avant ce jeudi soir seront considérés comme grévistes à partir du jour où leur a été remis leur paquet de corrections à effectuer. Soit des retenues de salaires "de 10 à 15 jours", met en garde le ministre.

mercredi 3 juillet 2019

Fuite des sujets au bac: la fraude est plus importante qu'annoncée

Faute ou sabotage ?

Treize lycéens, dont six mineurs, ont été interpellés ce mardi

Les candidats non initiés se sont sentis pénalisés pour les accès aux mentions et à l'enseignement supérieur.

Résultat de recherche d'images pour "FUITE AU BAC" La rumeur avait circulé avant le démarrage des épreuves, mais la presse assure qu'elle "s’était répandue comme une traînée de poudre quelques heures à peine après la fin de l’épreuve de mathématiques du bac". Elle concède finalement que "certains candidats étaient en possession des sujets la veille au soir". 
Près d’une semaine et demie après l’épreuve, treize lycéens, dont six sont mineurs, ont été placés en garde à vue à Paris,​ ce mardien Ile-de-France et à Marseille pour "fraude aux examens, abus de confiance et recel de ce délit". Plusieurs perquisitions ont également été menées au domicile des gardés à vue.

Confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne, l'enquête a permis d’établir que les sujets ont principalement été relayés via la messagerie WhatsApp (propriété de Facebook) ou par SMS. 
"Mon client a reçu la veille au soir le sujet de l’épreuve de maths par un ami, alors qu’il n’avait rien demandé", assure Me Daniel Fellous, qui défend un des gardés à vue, lycéen dans un établissement réputé du 15e arrondissement de Paris. Selon le conseil, son client, tout juste majeur, a reconnu au cours de l’audition avoir fait un corrigé de l’épreuve qu’il a transmis à son tour. "Il ignore comment les sujets ont fuité", jure l’avocat. On ignore encore si l’auteur de la fuite a été pris dans le coup de filet de la PJ.

Reste à déterminer quelle est l’ampleur de la fraude

Nul doute qu'elle sera minimisée, qu'il s'agisse de l'accès à l’épreuve ou aux corrigés avant le début de l’épreuve. Le ministère de l’Education qui s’était d'ailleurs refusé à annuler l’épreuve, estima  que les tricheries étaient extrêmement limitées. "Ces suspicions [sic] de fuite concernent une zone géographique limitée : trois à quatre établissements d’Ile-de-France, dans lesquels des candidats auraient reçu par réseaux privés les sujets et non pas par des réseaux sociaux, en amont [!] des épreuves", avait déclaré Jean-Marc Huart, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education nationale, lors d’un point presse. Et Marseille ?

Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que la fraude est plus importante qu’estimée au départ. 
Le ministère de l’Education nationale​ "prend note de l’évolution de l’enquête", mais, pour l’heure, Blanquer ne souhaite pas commenter ces interpellations.

Et si il commentait plutôt les fuites de ses services. 
Qui est à l'origine : un salarié de l'imprimerie, un enseignant, membre de la commission de sélection des sujets ou un ? On ne peut exclure aucune hypothèse, ni même que le ou les auteurs des fuites puissent être des militants de la gauche hostile au bac national. Mais, si on élimine la facilité de désignation d'un "déséquilibré", reste la plus plausible, très prisée de Macron, Castaner ou Darmanin, celle du "facho"...

mardi 2 juillet 2019

Des professeurs en grève des copies retarderont-ils la publication des résultats du bac 2019

Plus de 120.000 copies seraient concernées dans plusieurs disciplines

Certains enseignants radicaux ne communiqueront pas les notes de copies de bac attendues aujourd’hui sur la plateforme Notanet

Des enseignants étaient rassemblés ce mardi midi devant le ministère
 pour interpeller Jean-Michel Blanquer

Malgré la menace de sanctions du ministère, des correcteurs opposés à la réforme du lycée tentent faire pression sur le gouvernement.
Ils avaient jusqu’à ce midi ou ce soir, en fonction des académies, pour transmettre les notes des copies du bac sur la plateforme informatique Notanet, avant de restituer les copies dans les centres de délibération, vendredi 4 juillet au plus tard. Pourtant, certains fonctionnaires syndiqués ont décidé de ne pas se plier à ce calendrier et n'ont rien transmis aujourd’hui. Par ce moyen, ils espèrent faire pression sur le ministère et le faire revenir sur la réforme du lycée qu’ils contestent.

D’après la plateforme Bloquons Blanquer, plus de 122.000 copies sur les 4 millions seraient  pour l’heure en souffrance. "Ce ne sont pas les chiffres officiels; on ne peut rien savoir avant ce soir, ni le nombre d’élèves ou d’enseignants concernés", commente le ministère de l’Education nationale.
 
L’entourage de Jean-Michel Blanquer fait pourtant savoir que les résultats seront publiés comme prévu le 5 juillet, "quoiqu’il arrive". Lundi, Jean-Michel Blanquer a déclaré que "personne ne doit prendre la responsabilité d’empêcher le bon fonctionnement du service public".

Certains candidats pourraient recevoir leurs résultats après le 5 juillet

Sur le site du collectif Bloquons Blanquer, une enquête invite les correcteurs à dire s’ils participent ou non à cette rétention de copies. C’est de ce questionnaire qu'est tiré le chiffre de 122.000 copies concernées, ce qui constitue une évaluation minimale : se sentant protégés par leurs syndicats, les plus déterminés n'obtempèrent à aucune injonction, ni incitation. 
"Le nombre ne cesse d’augmenter, nous étions à 110.000 hier soir", assure Louise, membre de la plateforme de lutte contre l’action du ministre de l’Education nationale. "C’est une mesure de la dernière chance, alors que tout au long de l’année, parents, élèves et enseignants se sont mobilisés contre les réformes. Mais la seule réponse du ministre est l’autoritarisme ou la menace de sanction", déplore encore l’enseignante.

Pas d’inquiétude rue de Grenelle, face aux professeurs grévistes qui espèrent faire plier le ministère. 
"Aucun professeur ne peut prendre en otage des candidats au baccalauréat", assure-t-on. Pour les membres de Bloquons Blanquer, "celui qui prend en otage les élèves, les parents et les enseignants, c’est Jean-Michel Blanquer"
Si le ministère prend des mesures pour anticiper le pire, il estime qu’"il y a peu de chances" pour qu’il manque encore des notes le jour J. S’il y avait quelques élèves dans cette situation, ils devraient recevoir leurs notes dans les jours qui suivent le 5 juillet.

Le ministère menace de sanctions et d'une procédure de correction accélérée.
"Les correcteurs qui n’auront pas rendu leurs copies seront systématiquement appelés, nous leur rappellerons leurs obligations et les sanctions qu’ils encourent", met en garde la Rue de Grenelle. 
Et de préciser que "s’ils maintiennent leur choix, ces professeurs seront considérés comme grévistes et se verront suspendre leur salaire depuis la date où ils ont récupéré les copies". Cela peut représenter jusqu’à 15 jours sans paye. Le ministère y verraient en situation de "faute grave".

12h40 : une quarantaine d’enseignants du mouvement 'Bloquons Blanquer'
se trouvaient à l’angle de la Rue Bellechasse et de la Rue Las Cases
pour protester contre le ministre de l’Education nationale.
"Jean-Michel Blanquer, ministre autoritaire On veut pas bosser pour toi"
Et si ils bossaient pour les élèves ?

Au vu des menaces de grève, le protocole de correction a été renforcé, avec la mise en place d’une "procédure accélérée". Autrement dit, des copies qui arriveraient sans notes dans le centre de délibération pourront être corrigées par d’autres professeurs remplaçants, désignés en nombre cette année, explique encore un proche de Jean-Michel Blanquer... Des professeurs au rabais ? 
Encore faut-il que les correcteurs grévistes viennent déposer leur paquet de copies.
"Nous réclamons que pour une fois le ministre prenne une véritable mesure sociale: qu’il donne le bac à tous cette année", n'hésite pas à suggérer Louise, du collectif Bloquons Blanquer.

Les enseignants tiendront-ils tête jusqu’au bout? 
"Cela va se décider au fil de l’eau", explique encore Louise du collectif Bloquons Blanquer qui ne prend jamais en compte les candidats. 
Un rassemblement est en cours depuis 12h30 aux abords du ministère de l’Education nationale à Paris. Une trentaine d’enseignants sont réunis autour d’un buffet, espérant obtenir une audience de leur ministre de tutelle. 

Une assemblée générale doit se tenir ce soir pour décider de la suite du mouvement. "Au vu de toutes les grèves qu’ont connues les élèves cette année, nous réclamons que pour une fois le ministre prenne une véritable mesure sociale: qu’il donne le bac à tous cette année", défend Louise au nom du collectif. 
Parmi les enseignants en colère, l’idée d’une grève dès la rentrée de septembre est en marche !

lundi 30 octobre 2017

Nouvelles modalités d’entrée à la fac : le gouvernement lève un coin du voile

Et déjà des reculades et une première exception...

Le baccalauréat produit des bacheliers inaptes à la fac, mais c'est à la fac de s'adapter ?

Orientation plutôt que sélection ?
 Et prévention?
Faut-il tirer les ministres au sort ?
Le tabou de la sélection à l'entrée à l'université ouverte à tous fait reculer le gouvernement en même temps qu'il dévoile lundi matin son plan de sauvetage des étudiants fourvoyés à l’université, axé sur l’accompagnement des bacheliers dans leur choix d'études supérieures, au terme de plusieurs mois de concertation pour réformer un système plombé par l'idéologie dominante.
Le gouvernement dévoile de énièmes nouvelles modalités d’entrée à la fac.
Najat Vallaud-Belkacem a refilé la patate chaude. Plusieurs filières sont en effet engorgées au point que la ministre gauchiste de Hollande, qui s'occupa plutôt d'imposer la "théorie du genre" à nos petites têtes blondes et la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre, dès l'école, avec l'"ABCD de l'égalité" (certifié par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Benoît Hamon, 6% au 1er tour de la présidentielle), valida le recrutement de la jeunesse étudiante par tirage au sort, quand d’autres filières sont délaissées, parfois à juste titre (si elles n'ouvrent pas de débouchés suffisants). Le génial logiciel d’orientation (APB, Admission Post-Bac) - solution miracle à tous les problèmes, puisque ...informatique - fut aussitôt totalement saturée. 
Rien, ni personne ne joua son rôle pour empêcher, en bout de ligne, un taux d’échec de près de 60% en première année de fac. Le bac,  offert à (presque) tous les lycéens arrivés sans obstacles en terminale (avec prime de certaines banques aux candidats avec mention !), n'assume plus, depuis de nombreuses années (plusieurs générations), sa fonction de sanction du cycle secondaire et de filtre d'accès à l'enseignement supérieur. Le baccalauréat est devenu un simple certificat de fin d'études, avec les conséquences sur lesquelles nos intellos du ministère -co-géré par un syndicat totalitaire d'enseignants déformés par leur idéologie- ont fermé les yeux au fil de sa lente mais constante dégradation, impavides face à la destruction sans cesse annoncée du système dont ils sont les gardiens bornés.

Le bug du logiciel APB était prévisible et accable le pouvoir socialiste.
A la rentrée 2016, un tirage au sort avait déjà eu lieu dans 78 mentions (principalement Staps, sport) pour l'ensemble de la France, soit environ 3.500 jeunes sans orientation.

En juillet 2017, ce sont plus de 65.000 jeunes qui restaient sur le carreau, sans affectation dans l’enseignement supérieur, alors que 187.000 places restaient disponibles, et pas seulement dans des filières qui n'avaient pas la cote. Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a dû ouvrir une procédure complémentaire jusqu’au 25 septembre... L'épouse de Boris Vallaud (un protégé de Hollande, parachuté sur une circonscription imperdable dans les Landes, celle de feu Henri Emmanuelli), envisage néanmoins un retour en politique par le Sénat. Au secours !

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours à ménager la chèvre, l'étudiant, et le chou, l'enseignant de gauche.

Face aux "failles", selon la presse, mais toutefois "criantes", selon la même, du système actuel, Frédérique Vidal cherche encore l’équilibre -en s'entraînant au grand écart- entre la nécessité de réformer les modalités d’accès à l’université et l'écueil de l'instauration d'une sélection, "chiffon rouge" déclenchant des crises dans de nombreuses organisations syndicales conservatrices, qu'elles soient universitaires ou étudiantes (aux orientations identiques, puisque les premiers déforment les esprits des seconds) et d'associations de parents d’élèves (noyautés par les organisations sus-nommées), attachées au principe historique d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, par la voie royale bitumée du baccalauréat. 
La semaine dernière, la ministre a tâté le terrain, esquissant la philosophie de son plan, qu’elle présentera avec le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et le premier ministre, Edouard Philippe.

La ministre avance à pas feutrés, quand la dynamite devrait parler
"L’idée n’est pas de dire "oui" ou "non", comme dans les filières sélectives [élitisme?!], mais de demander à l'Université de répondre plutôt "oui" ou "oui mais", a-t-elle expliqué dans un entretien à la presse paru jeudi: "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s’inscrire, soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique". La ministre est donc totalement à côté de la plaque: elle demande à l'Université d'assumer l'échec de l'école en amont.

Le dernier mot au lycéen : démagogie fétide 
Et c'est la deuxième cause de l'échec annoncé de Frédérique Vidal : à son tour, elle renonce à faire prendre en main les élèves par leurs maîtres, dès l'instant où apparaissent les difficultés à suivre le rythme des acquisitions. La doctrine officielle interdit le redoublement lorsqu'apparaissent les problèmes, mais le préconise au seuil de l'université quand, à l'âge adulte, l'étudiant se trouve placé face à la réalité, le mur des savoirs.

Le lycéen pourra être soumis à des remises à niveau, si nécessaire. Que de précautions de langage ! Mais non seulement c'est prendre le problème à l'envers, mais c'est acter l'échec de trois, huit ou quinze années de béatitude scolaire et jouer une partie perdue d'avance, car l'a-coup est psychologiquement rude pour le détenteur du parchemin soi-disant magique de fin d'année terminale, sésame vers la vie estudiantine libre et indépendante, et les remises à niveau déjà mises en place n'offrent toujours pas de garanties (elles n'ont pas été évaluées). Cette année supplémentaire d'ajustements à l'université n'est pas un rattrapage massif des bases et ne permettra pas les acquisitions requises d'un littéraire issu d'un bac arts plastiques aux sciences économiques en fac de droit. Sans parler des bacheliers en technologie qui ne sont pas destinés aux IUT, quoi qu'aient pu leur faire miroiter au lycée leurs conseillers d'orientation (passés conseillers d'orientation principaux, COP, puis conseillers d'orientation psychologues, au fil des manifestations syndicales, sans plus de formation, à l'ancienneté). 
Cette année supplémentaire aura un coup pour la partie solidaire de la population imposable, mais, soit elle sera celle de l'éjection définitive et de la fermeture définitive des portes de la fac, soit le report de l'échec à plus tard, sans examen universitaire diplômant et ouvrant, après une ou plusieurs années, sur une formation professionnelle débouchant elle-même sur une carrière choisie ou acceptée. La ministre doit avoir le courage de dire à l'étudiant que l'université n'est pas encore devenue ce qu'est déjà le lycée, un distributeur automatique de diplôme(s), sur la base d'une simple assiduité.  

Le gouvernement a démissionné : l'étudiant garderait le dernier mot pour choisir son orientation. Durant son année de terminale, il formulerait des voeux (dont le nombre serait réduit à une ...douzaine), ses enseignants émettraient des avis consultatifs sur ces voeux, avant que son dossier ne soit transmis aux établissements d’enseignement supérieur souhaités, qui communiqueraient également leurs observations sur sa candidature. 

"La question de la sélection, des prérequis a été abandonnée pour un accompagnement personnalisé, par profil d’élève". Ce jargon et le flou qu'il sous-tend réjouissent la présidente de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, classée à gauche), Liliana Moyano Lenice, une ex-candidate Les Verts (EELV) aux cantonales de 2004 (3,72%) à Rethel, Ardennes : "Cela permet de garder le bac comme porte d’entrée aux études supérieures, et que les lycéens restent acteurs de leur projet"... 
Trésorière nationale de la FCPE jusqu'en juin 2015, cette présidente a pu prendre la tête de la principale fédération de parents d'élèves à la suite de la démission inattendue de son prédécesseur pendant deux ans, Paul Raoult, et attribuée en interne à un "manque de démocratie" au moment de la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem que soutenait des cadres de la fédération, malgré la contestation de la base. La dame est une marionnettiste (intermittente?) de 52 ans et mère de deux garçons de 18 et 20 ans... 
Au final, même si les avis sont défavorables, le lycéen pourrait maintenir son choix d’orientation. Mais il pourra lui être demandé de s’engager à suivre une remise à niveau. La forme de celle-ci (stages -bidon, par des associatifs bénévoles, mais militants, ou dans le privé, pour les plus aisés?, avant la rentrée, modules supplémentaires assumés par les universités durant une partie de l’année, voire année complète) reste à déterminer, avec les syndicats...

A l’UNEF, menacée par la montée de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et liée à Hamon et donc hostile à Macron, ce dispositif d’accompagnement laisse sceptique, surtout s’il était rendu obligatoire. Seule l'écologie peut être contraigante... "Imposer des choses aux étudiants n’a jamais rien réglé", assène sa présidente Lilâ Le Bas, entrée à l’université de Lille fin 2011, à l'âge de 23 ans. De toute façon, elle "ne voi(t) pas avec quels moyens" (surprise!) le ministère pourrait mettre en place un dispositif qui s’annonce coûteux.
Maman Le Bas est mandatrice judiciaire et papa cadre, mais elle est boursière et aurait même animé des colonies de vacances pour arriver à vivre. Quant à la jeune 'éducatrice' nomade de 29 ans, elle est issue d'un bac ES (à Hérouville Saint-Clair, près de Caen) et, avant d'arriver dans un organe de presse, à la mairie de Paris ou dans un cabinet ministériel (en cas d'alternance), elle étudierait en licence Information, communication et culture, comme tout le monde, on a envie de dire, à Lille 3.Une étudiante professionnelle ? Et boursière ?
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 Après un premier master 1 de communication pas validé, la jeune fille cherche sa voie à l’université Paris-Est Créteil, Paris XII, où elle réussit un master 1 Politiques publiques (grâce à la validation des acquis de l'expérience, VAE ?). Elle décide ensuite de s’accorder une année de césure [ça s'appelle une année sabbatique] pour sa première année de mandat de présidente  et envisage de s’inscrire en master 2 en 2017-2018. Et après? "Grande question... Je n’ai aucune prétention politique, mais je me vois mal rester sur ma chaise sans rien faire! Peut-être travailler dans des associations de loisirs locales; ce sont de vrais outils de mixité sociale."
En parfaite cohérence avec ses études en information, communication et culture ?...
Mais le syndicat étudiant se dit surtout "très inquiet", selon Le Parisien, de la possibilité qui pourrait être donnée aux filières en grande tension de refuser des étudiants, "de manière transitoire". La présidente de l'UNEF qui pratique l'aviron, sport populaire, se verrait-elle refoulée de STAPS ? Ils se verraient proposer des cursus proches à celui souhaité. Educateur sportif...

"Cela voudrait dire que l’on intègre dans la loi une forme de sélection" à l’entrée de l’enseignement supérieur, grince Lilâ Le Bas. Selon elle, bien dans son rôle, elle affecterait en priorité les jeunes des milieux les plus modestes, estime cette fille de cadre qui parle de mesure "inacceptable".

Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas manifestation"Elle brandit la menace, prévenant que le syndicat étudiant se joindra à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre si cette solution était confirmée. 

Les mesures annoncées lundi seront intégrées dans la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur
-qui ne s’appellera plus Admission post-bac (APB)- dont l’ouverture pourrait se faire un peu plus tard que la date habituelle, qui était le 20 janvier.
Une vaste concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur a débuté en juillet pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018", avait ajouté F. Vidal.

mercredi 5 juillet 2017

Seul un Français sur 4 a apprécié les discours de Macron et Philippe

Les interventions de l'exécutif ne parviennent pas à convaincre les Français

Macron et Philippe parlent en leur nom mais en sont déconnectés

Seulement 25% des Français adhèrent aux propos
 du président
Les bras en tombent aux Français
devant le Congrès et à la déclaration de politique générale du Premier ministre, révèle un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, publié mercredi.

Lundi devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron a convaincu 26% des personnes interrogées, 42% ne se disant pas convaincues et 32% ne se prononçant pas.

27% des sondés auraient été convaincus par la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe mardi devant l'Assemblée nationale, contre 41% qui ne l'ont pas été, 32% ne se prononçant pas.

Le clair-obscur des annonces

Parmi les mesures annoncées, les Français sont à 80% favorables à la baisse de la taxe d'habitation, mais elle est reportée à 2019,

79% approuvent la revalorisation de l'allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse, mais son financement reste flouté,

70% applaudissent à la création de 15.000 places de prison, mais sans plus de précisions sur le coût et l'implantation,

Seulement 2% adhèrent au projet de modification du baccalauréat national, l'immense majorité rejetant l'extension d'un contrôle continu inégalitaire,

Une majorité de Français tousse à l'annonce de l'augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros, contre 52% qui approuveraient,

51% des sondés céderaient à la pression sur l'obligation annoncée des vaccins pour les enfants recommandés par les autorité de santé, mais presqu'autant hésitent (49%).

Une majorité de 52% redoute une hausse des impôts liée à la politique engagée par le gouvernement, mais les retraités, les personnes âgées - lesquels ont majoritairement voté Macron - et les indépendants renâclent,
10% s'attendant à une baisse et 38% à aucun changement.

Les reculs de Macron

La plupart des réformes fiscales majeures annoncées par le gouvernement d'Emmanuel Macron ont été repoussées d'au moins un an
, à l'exception du basculement des cotisations salariales vers la CSG.
Les uns y voient une conséquence directe de l'audit de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques laissés par François Hollande à son successeur.

Les autres dénoncent une manoeuvre de l'exécutif, en connivence avec la Cour des Comptes, pour fournir à Macron les prétextes pour repousser d'au moins un an toutes les mesures les plus coûteuses - et les plus ambitieuses - telle la réforme de l'ISF ou la transformation du CICE, ainsi que la réforme de la taxe d'habitation...
Attendue pour 2018, la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), destinée à encourager l'investissement dans les entreprises, ne sera effective qu'en 2019. Si jamais. Elle "sera votée dès cette année, dans la loi de finances pour 2018, et entrera en vigueur en 2019", a ainsi déclaré le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Même chose pour le CICE, dont la transformation en baisses de charges pérennes, n'entrera finalement en vigueur qu'en 2019.
La
réforme de la taxe d'habitation est repoussée à 2022 et l'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée...
Les résultats du sondage auraient dû être pires
Les sondeurs n'ont pu recueillir les appréciations des Français sur plusieurs promesses de campagne capitales que Emmanuel Macron a occultées et sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire : sans être officiellement éradiquée définitivement, l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages -d'un coût de plus de 10 milliards d'euros par an - est mise en sommeil jusqu'à la fin du quinquennat, au détriment de leur pouvoir d'achat. 
L'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée non plus...

Sondage réalisé en ligne le 4 juillet auprès d'un échantillon de 978 personnes, représentatif des Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).