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samedi 27 avril 2019

Quelles sont les mesures pour le pouvoir d’achat issues du mouvement des Gilets jaunes?

Conférence de presse de Macron: les Gilets jaunes ont-ils été entendus ?

Le chef de l’Etat a fait un geste en direction des retraités, 
seulement certains d'entre eux...

Résultat de recherche d'images pour "conference de presse Macron Elysee 25 avril"Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces floues sur le pouvoir d’achat de quelques-uns, toujours les mêmes, lors de sa conférence de presse à l’Elysée, jeudi 25 avrilIl a notamment promis une baisse de l’impôt sur le revenu des plus défavorisés et et la ré-indexation des pensions de retraite sur l’inflation des moins favorisés, laissant les classes moyennes les plus exposées sur le bas côté.

Ces nouvelles mesures devraient par ailleurs s'accompagner d'une réduction de la dépense publique, si bien que l’équation s’annonce compliquée, tant que les financements ne sont pas dégagés. Les actifs et les entreprises sont dans le collimateur, ainsi que tous les automobilistes, quelle que soit leurs difficultés, alors que les prix des carburants flambent, ravivant la colère populaire, puisque la hausse des prix du pétrole brut ne constitue que 30% des prix à la pompe.

L’année dernière, Macron n’était pas un ardent défenseur du pouvoir d’achat.
"Je suis bien sûr sensible à la problématique du pouvoir d’achat. Mais moi, je ne me suis pas engagé là-dessus," affirmait-il en septembre 2018, selon le JDD, oubliant déjà ses promesses de 2017 au passage. Mais ça, c’était avant. 
Car les Gilets jaunes lui ont mené la vie dure et l’ont contraint à dégainer 10 milliards d’euros de "mesures d’urgences" dès décembre dernier et sa grande frayeur, qui avait conduit Jupiter à descendre se réfugier avec Brigitte dans le 'bunker' de l'Elysée. 
Jeudi soir, lors de sa conférence de presse face aux journalistes, à l'issue du "grand" débat national provoqué par les Gilets jaunes, le président de la République s'est résolu à de nouvelles annonces de  mesures pour le niveau de vie des Français. Mais qui est réellement concerné ?

Si vous êtes salarié

Résultat de recherche d'images pour "baisse des impots pour certains"Emmanuel Macron a promis que l’impôt sur le revenu – actuellement payé par 43 % des foyers fiscaux, nettement moins d'un Français sur deux – va baisser. C’était d’ailleurs la recommandation principale formulée par les députés. Envoyant le gouvernement au front en le chargeant de définir précisément le montant de cette réduction fiscale, le chef de l’Etat a jugé qu’une baisse de "5 milliards d’euros" sera "un geste significatif".
L'incertitude plane sur les bénéficiaires de ce geste. Interviewé par France Info le 9 avril, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, affirmait que la baisse devrait d’abord concerner "ceux qui ont les niveaux de revenus les plus modestes". L’exécutif devra donc déterminer ce fameux seuil, sachant que plus les contribuables seront nombreux à bénéficier du coup de pouce, plus cette baisse d’impôt sera diffuse et insensible. Il y aura donc plus d'appelés que d'élus !

Si vous êtes retraité

Résultat de recherche d'images pour "vol a la tire"
Il y a deux semaines, les retraités défilaient dans la rue pour dénoncer le "vol" de leurs pensions. Le gouvernement avait décidé de ne pas les indexer sur l’inflation en 2019, ce qui s'est automatiquement  traduit par une perte de pouvoir d’achat. Jeudi soir, Macron est revenu sur sa politique : les pensions seront réindexées en 2020  et seulement  en dessous de 2.000 euros . Selon une estimation de l’OFCE publiée le mois dernier, cela entraînerait un gain annuel de 50 à 250 euros pour les ménages concernés, soit entre et 20 et 4 euros par mois
Les "riches" retraités qui ont cotisé pour une pension supérieure à 2.000 euros devront attendre leur réindexation encore deux ans, en 2021, peut-être.

En plus de cette mesure, le chef de l’Etat a promis une pension minimum de 1.000 euros "quand on a travaillé [et donc cotisé]" durant sa vie. Un montant légèrement supérieur au minimum vieillesse, qui atteindra 903 euros par mois en 2020.

Si vous êtes un parent seul

Résultat de recherche d'images pour "conference de presse Macron Elysee 25 avril"Dans son discours prononcé jeudi soir, Emmanuel Macron a répété  qu’il faut mieux prendre en compte les familles monoparentales, dont les polygames, et plus particulièrement les mères célibataires. Il a donc annoncé que les caisses d’allocations familiales vont voir leur pouvoir renforcé "pour prélever les pensions alimentaires familiales". "On ne peut pas faire reposer sur des mères l’incivisme de leurs anciens conjoints," a glosé le président de la République. Selon les estimations, entre 18% et 35 % des pensions alimentaires ne seraient pas payées en France.

Mais qui paie l'addition ?

Résultat de recherche d'images pour "conference de presse Macron Elysee 25 avril"
Evidemment, toutes les mesures listées ci-dessus vont avoir un coût pour les finances publiques : les baisses d’impôts, les pensions de retraites… et même les pensions alimentaires. "Même si ces dernières ne sont pas une dépense de l’Etat, il faudra donner des moyens supplémentaires aux CAF pour qu’elles puissent être efficaces dans leur recouvrement," rappelle Pierre Madec, économiste à l’OFCE.
Au total, la facture devrait donc se chiffrer à une douzaine de milliards d’euros. 
Auxquels s’ajoutent les 10 milliards d’euros annoncés en décembre. "La manière dont tout cela sera financé manque de détails, poursuit Pierre Madec, ce n’est pas clair". 
Résultat de recherche d'images pour "conference de presse Macron Elysee 25 avril"D’autant plus que le gouvernement a assuré qu’il ne veut pas laisser filer la dette. Celle que paieront nos enfants...
Dans ce schéma, ce sont donc les dépenses publiques qui devraient être réduites… sans supprimer des milliers de postes de fonctionnaires, enseignants ou infirmières, puisqu’Emmanuel Macron a dit qu’il en voulait plus "sur le terrain".
L’équation s’annonce compliquée à résoudre. L'inquiétude persiste : quel coup bas l'hypocrite nous réserve-t-il ?
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dimanche 26 novembre 2017

Chômage: le nombre de demandeurs d'emploi a encore augmenté en octobre

La baisse record de septembre ne se confirme pas 

+ 8.000 : le nombre de demandeurs d'emploi s‘est "stabilisé" (Reuters et Les Echos) en France métropolitaine le mois dernier

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Le député macronien Damien Adam s'en est pris à "certaines personnes
qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage"
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,2% le mois dernier en catégorie A (sans aucune activité)  pour s’établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu’à la fin septembre.
En septembre, il avait pourtant reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois: sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996 n'aura été que passagère.

Si on prend également en compte les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi resterait stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.616.000 (5.923.200 chômeurs, en incluant les départements d‘Outre-mer, également stable sur un mois).

Sur un anle total des personnes inscrites dans les catégories A, B et C augmente de 2,8%, tandis que le nombre de demandeurs de catégorie A progresse toujours, de 0,2%.

Au total, depuis le début de l‘année, le nombre de demandeurs d‘emploi s‘inscrit en hausse de 16.500 pour la seule catégorie A mais progresse de 152.200, si on ne néglige pas  les catégories B et C.

Cette progression du nombre d‘inscrits dans les trois catégories ABC depuis le début de l‘année - qui dépasse la baisse enregistrée sur l‘ensemble de l‘année 2016 - s'établit malgré un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non disponibles et donc non tenus de chercher un emploi.

Jusqu’à la mi-année 2017, le plan de formations supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du quinquennat de François Hollande a artificiellement alimenté une baisse statistique: ces formations - des stages parkings pour nombre d'entre eux -  ne débouchent pas automatiquement sur des emplois. Les effectifs de la catégorie D (sans emploi pour cause de formation ou de maladie, par exemple), ont ainsi reflué de 0,7% sur un mois et chutent de 17,3% sur un an. Les sorties de stage pourraient donc produire un effet rebond du chômage.

Les tripotages des modes de calculs et les occultations de catégories  


Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"La catégorie E (en emploi, par exemple création d‘entreprise ou contrat aidé) pourrait avoir naturellement amplifié le phénomène de vases communicants vers les catégories ABC, du fait de la réduction du nombre d‘emplois aidés au second semestre. 
Le nombre d‘inscrits dans cette catégorie recule de 2,6% sur un mois et de 6,8% sur un an. Depuis le début de l‘année, plus de 87.000 personnes sont sorties de ces deux catégories.

Dans la seule catégorie A, toutes les catégories d’âge ont connu des progressions de leurs effectifs le mois dernier, qu‘il s‘agisse des jeunes (+0,4%), des 25-49 ans (+0,1%), ou des seniors (+0,5%).
Sur un an, le total des jeunes chômeurs s‘inscrit en baisse de 4,1%, celui des 25-49 ans stagne (-0,2%), tandis que celui des seniors progresse de + 3,3%.

Considérés comme des chômeurs de longue durée, les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi sont en hausse de + 0,7%, à 2.506.000, et progresse de 3,5% par rapport à octobre 2016.
Leur proportion dans le nombre total de chômeurs est en hausse de 0,3 point, à 45,1%.

Permettant les comparaisons internationalesselon les critères du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage calculé par l‘INSEE est reparti en hausse au troisième trimestre, alors qu'il était orienté à la baisse depuis le printemps 2015.
Sur la période juillet-septembre, il s‘est établi à 9,4% de la population active en France métropolitaine et à 9% en incluant les départements d‘Outre-mer (hors Mayotte). Une exclusion justifiée par le fait que Mayotte enregistre le taux de chômage le plus élevé de France...
En 2016, Mayotte est devenu "le département français au taux de chômage le plus élevé", avec un taux de 27,1% de la population active, note l'Institut d'émission des départements d'Outre-mer (Iedom), dans son rapport annuel 2016 sur la conjoncture économique de l'île.

Désormais, le ministère du Travail et Pôle emploi ne diffuseront plus leurs données chiffrées que tous les trois mois à compter de 2018...

L’évolution en dents de scie du nombre de demandeurs d‘emploi a conduit Pôle emploi et la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) qui produit des statistiques et analyses utiles au ministère du Travail de Muriel Pénicaud, à opter pour une publication trimestrielle de ces chiffres à compter de 2018, pour noyer dans la masse "des évolutions mensuelles qui sont du bruit plus que de l‘information", commentent les intéressés au maquillage politique de la réalité des faits.

Ce changement, "qui a été engagé bien avant le changement de gouvernement", insistent Reuters et Les Echos, mais bel et bien validé par Muriel Pénicaud, se situe dans la continuité des changements mis en œuvre en 2016, suite aux recommandations de l’Autorité de la statistique publique (ASP), autre organisme public français chargé -entre soi- de superviser la statistique publique... Il fait d'ailleurs écho au choix de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, de ne pas commenter cet indicateur, trop volatile et peu révélateur de l’évolution du marché du travail, selon elle, en accord donc avec son prédécesseur, Myriam El Khomri.
La ministre préfère s‘exprimer lors de points trimestriels sur la situation du marché du travail dans son ensemble - les "Rendez-vous de Grenelle" - dont le prochain est prévu en décembre.


Le gouvernement compte ramener le taux de chômage à 7% en 2022, notamment sous l‘effet de l‘assouplissement du droit du travail ou encore des réformes prévues de l‘apprentissage, de la formation professionnelle et de l‘assurance chômage.


Ce que ne dira pas Les Echos

Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"Ce sont 6.705.000 personnes qui sont privées d'emploi ou travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4.800.000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses (chiffres détaillés ci-dessous).
Total : toujours + de 11 millions de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté.

Un "chômage invisible" existe, mais il est tenu en dehors des statistiques.
Dans ces 6,705 000 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels, ne sont pas comptés :

1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 820 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 820 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

1.200.000 de foyers bénéficiaires de la prime d'activité (qui remplace le RSA activité et les fait sortir des statistiques RSA) environ, sur les 2,5 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer), sont en recherche d'emploi stable et non précaire.

+ encore 1.100.000 au bas mot, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté,  

+ encore 1.500.000 de Sans-droits, qui sont principalement :
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer. Exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chômage, ou 810,89€ d'allocation adulte handicapé: vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 687€ par mois, si vous êtes non SDF.
- des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA (473,50€ pour une personne seule), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse (65 ans) qui s'appelle aujourd'hui "ASPA" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte).
- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- des retraités qui cherchent un emploi, car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre (loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Au final, tout bien calculé, on arrive à + de 11 millions de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/di-mensuel-1disbal.pdf


dimanche 1 octobre 2017

Bruno Le Maire "assume" les "efforts" demandés aux retraités

Le ministre ne craint pas les retraités autant que les routiers...  

Le ministre de l’Économie a assuré avoir "conscience de l’effort que nous demandons aux retraités"

Manifestation à Paris
Jeudi 28 septembre 2017, les retraités sont descendus dans la rue 
pour protester contre l’augmentation de 1,7 point de la CSG
C'est pour la bonne cause qu'ils subiront la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) et sans compensation par une baisse des charges, alors que ce sera le cas pour les actifs. "Mais leur effort ne sera pas vain: il est pour ceux qui travaillent, pour financer la formation des jeunes qui n’ont pas d’emploi", notamment les décrocheurs scolaires et les clandestins, a assuré B. Le Maire, invité dimanche du Grand Jury sur RTL/LCI/Le Figaro. 
Les retraités ont été solidaires pendant toute leur vie active et restent pourtant bénévoles dans leurs familles et dans  les associations, tels Les Restos du Coeur ou le Don du Sang...

Le ministre de l’Économie a cherché à enfumer les retraités.

En maison de retraite Il a raconté que, "pour le moment ils ne le voient pas, mais nous allons supprimer leur taxe d’habitation et nous allons augmenter le minimum vieillesse". Les classes moyennes seront donc à nouveau frappées. 
"Nous leur demandons un effort, mais il est moins important que ce l’on veut bien en dire", a également affirmé Le Maire.


Près de 60% des retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés en 2018

Manifestation à Paris
Or, cette hausse entraînera, selon les syndicats, une perte de 408 euros par an pour les retraités qui ont cotisé pour 2.000 euros mensuels. Une double peine.
Détaillée mercredi lors de la présentation du budget, la mesure doit servir à compenser la suppression des cotisations salariales chômage et maladie pour les salariés du secteur privé. Un dommage collatéral de la réforme du code du Travail voulue par Macron.

Un "effort" demandé par l'ex-banquier Macron qui stigmatise les "retraités les plus aisés", c’est-à-dire ceux qui touchent plus de ...1.200 euros par mois, pour "récompenser le travail" en redonnant du pouvoir d’achat aux actifs. 

Plus de 2.000 retraités ont défilé jeudi à Paris pour dénoncer la hausse de la CSG. 
Mais les retraités ne bloquent pas les raffineries et ne déversent pas de paille derrière l'Elysée...


mercredi 5 juillet 2017

Seul un Français sur 4 a apprécié les discours de Macron et Philippe

Les interventions de l'exécutif ne parviennent pas à convaincre les Français

Macron et Philippe parlent en leur nom mais en sont déconnectés

Seulement 25% des Français adhèrent aux propos
 du président
Les bras en tombent aux Français
devant le Congrès et à la déclaration de politique générale du Premier ministre, révèle un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, publié mercredi.

Lundi devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron a convaincu 26% des personnes interrogées, 42% ne se disant pas convaincues et 32% ne se prononçant pas.

27% des sondés auraient été convaincus par la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe mardi devant l'Assemblée nationale, contre 41% qui ne l'ont pas été, 32% ne se prononçant pas.

Le clair-obscur des annonces

Parmi les mesures annoncées, les Français sont à 80% favorables à la baisse de la taxe d'habitation, mais elle est reportée à 2019,

79% approuvent la revalorisation de l'allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse, mais son financement reste flouté,

70% applaudissent à la création de 15.000 places de prison, mais sans plus de précisions sur le coût et l'implantation,

Seulement 2% adhèrent au projet de modification du baccalauréat national, l'immense majorité rejetant l'extension d'un contrôle continu inégalitaire,

Une majorité de Français tousse à l'annonce de l'augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros, contre 52% qui approuveraient,

51% des sondés céderaient à la pression sur l'obligation annoncée des vaccins pour les enfants recommandés par les autorité de santé, mais presqu'autant hésitent (49%).

Une majorité de 52% redoute une hausse des impôts liée à la politique engagée par le gouvernement, mais les retraités, les personnes âgées - lesquels ont majoritairement voté Macron - et les indépendants renâclent,
10% s'attendant à une baisse et 38% à aucun changement.

Les reculs de Macron

La plupart des réformes fiscales majeures annoncées par le gouvernement d'Emmanuel Macron ont été repoussées d'au moins un an
, à l'exception du basculement des cotisations salariales vers la CSG.
Les uns y voient une conséquence directe de l'audit de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques laissés par François Hollande à son successeur.

Les autres dénoncent une manoeuvre de l'exécutif, en connivence avec la Cour des Comptes, pour fournir à Macron les prétextes pour repousser d'au moins un an toutes les mesures les plus coûteuses - et les plus ambitieuses - telle la réforme de l'ISF ou la transformation du CICE, ainsi que la réforme de la taxe d'habitation...
Attendue pour 2018, la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), destinée à encourager l'investissement dans les entreprises, ne sera effective qu'en 2019. Si jamais. Elle "sera votée dès cette année, dans la loi de finances pour 2018, et entrera en vigueur en 2019", a ainsi déclaré le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Même chose pour le CICE, dont la transformation en baisses de charges pérennes, n'entrera finalement en vigueur qu'en 2019.
La
réforme de la taxe d'habitation est repoussée à 2022 et l'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée...
Les résultats du sondage auraient dû être pires
Les sondeurs n'ont pu recueillir les appréciations des Français sur plusieurs promesses de campagne capitales que Emmanuel Macron a occultées et sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire : sans être officiellement éradiquée définitivement, l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages -d'un coût de plus de 10 milliards d'euros par an - est mise en sommeil jusqu'à la fin du quinquennat, au détriment de leur pouvoir d'achat. 
L'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée non plus...

Sondage réalisé en ligne le 4 juillet auprès d'un échantillon de 978 personnes, représentatif des Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).

mardi 2 juin 2015

56 %, c'est le nouveau bond de la fraude détectée à la CAF

Combien de fraudeurs ne sont ni détectées, ni sanctionnées ?

La CAF s'accorde une tolérance
pour les "fraudeurs de survie"
Le montant des fraudes détectées et sanctionnées par la Caisse d'allocations familiales a progressé de 56% à 209 millions d'euros en 2014, selon un bilan publié ce lundi 1er juin. 

Les chiffres ne "paraissent" (BFMTV) pas impressionnants: ils le sont, pour les cotisants. L'an passé, le nombre de fraudes détectées par la  CAF a bondi de 56%, s'établissant à 38.828 fraudes repérées et sanctionnées (32.828, selon la source). C'est 56% de plus que les 21.000 de l'année précédente.
En termes de montant, on passe ainsi de 141 millions d'euros de fraudes "qualifiées" (c'est-à-dire donnant à lieu à des sanctions par la CAF) à 209,6 millions d'euros, soit 48,21% de plus. Pour mémoire, en 2004, ce montant n'était "que" de 18 millions d'euros.

La CAF nie la recrudescence de la fraude des allocataires 

"La fraude n’a pas augmenté, c’est l’amélioration continue de la détection qui explique la hausse du nombre de fraudes qualifiées". Elle cite notamment la technique du "data-mining" (exploration de données), soit l'analyse croisée d'un important volume de données, une technique de profilage à base de fichages d'individus - dont la caractérisation n'est pas précisée - qui peut exclure les clandestins à des fins politiques plus que sociales) et qui permet de détecter automatiquement des personnes les plus susceptibles de frauder et donc de mieux identifier les indus, c'est-à-dire les sommes de nature frauduleuse versées à tort par la CAF.

Des fraudes "de survie"
En grande majorité (70%) les cas de fraudes relèvent d'omissions (par inadvertance?), de fausses déclarations (involontaires?) sur les ressources du ménage ou encore sur les situations professionnelles. La CAF explique notamment que les dissimulations de concubinage ont représenté 20% des fraudes détectées. Quant aux dissimulations du fait de la polygamie, elles ne sont ni évoquées, ni a fortiori sanctionnées. 
Parmi les allocations, les fraudes sanctionnées ont concerné en premier lieu les minimas sociaux (RSA, minimum vieillesse) avec 68,55% des cas. Viennent ensuite les aides au logement (23,17% des cas).

La CAF minimise la charge supportée par les 50% de Français soumis à l'impôt
Lies Hebbadj, marié religieusement 
à Européennes de France,  
mais civilement à une seule
La CAF souligne par ailleurs qu'un grand nombre de fraudes sur la branche Famille seraient assimilées à des fraudes dites de "survie" [exemple, Thomas Thévenoud, député PS et ex-secrétaire d'Etat au Commerce de Manuel Valls] qui sont "le fait de personnes très modestes, bénéficiaires des prestations sous conditions de ressources, et le plus souvent de minimas sociaux"
La CAF considère que le montant moyen du préjudice (6.386 euros) est peu élevé "au regard d'autres types de fraudes aux finances publiques". La Sécurité sociale est constituée de divers organismes privés chargés d’une mission de service public géré par des personnes morales de droit privé. C'est pourtant clair et fiable... 
Au total, seulement 7% des fraudes sont le fait de productions de faux ou d'escroqueries... Le curseur est très subjectif et discriminant, au détriment de la population européenne.

Une sexagénaire avait escroqué huit Caisses d'allocations familiales

Elle s'était créé plusieurs identités et avait effectué de fausses déclarations de grossesse entre 2002 et 2005.  Vraisemblablement Gitane - mais cela ne nous regarde pas - Francine Santiago a monté des escroqueries contre les CAF des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, de la Drôme, du Gard, de l'Hérault, de la Haute-Garonne, du Tarn et de l'Aude (125.000 €). Elle rédigeait ensuite de fausses déclarations de naissance et de parent isolé, afin de percevoir diverses prestations, soit un préjudice estimé à 598.000 euros mais pour l'avocate des CAF une partie des détournements est prescrite et le montant global de la fraude approcherait 1,2 million d'euros.

"Tête de réseau"

"Le modus operandi [traduction à l'attention de Najat Vallaud-Belkacem: "mode opératoire"] était simple, mais suffisamment astucieux pour bénéficier de sommes importantes", selon le ministère public, qui avait requis trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis.

La sexagénaire a été décrite comme "une tête de réseau" par le ministère public. Huit autres personnes ont déjà été condamnées dans ce dossier. 

Condamnée par défaut à trois ans de prison ferme en 2008, elle avait fait opposition à ce jugement. En juin 2014, elle a obtenu gain de cause et a été condamnée à trois ans de prison dont la moitié avec sursis, comme elle le souhaitait. Elle n'aura effectué que la moitié de sa peine, 9 mois, le temps d'une gestation...

mercredi 1 octobre 2014

Les retraités interpellent Hollande sur leur baisse de pouvoir d’achat

Les retraités ne doivent pas être de toutes les agressions du pouvoir

Neuf syndicats et organisations ont appelé les retraités à se mobiliser le 30 septembre
dans le souci de la récupération de leur pouvoir d’achat.

La "gauche "sociale" continue de les ignorer. 
Les seniors se sont déjà mobilisés le 3 juin 2014, mais ils luttent toujours pour  la défense de leur pouvoir d’achat, l'accès aux services publics et l'adoption d’une loi sur l’adaptation de la société au vieillissement.
"Nous ne sommes ni des nantis ni des citoyens de seconde catégorie." Tel est le cri que poussent les associations et les syndicats représentant les retraités. Le 3 juin, pour la première fois, neuf centrales syndicales (dont CGT, FO, la CFTC, FSU, Solidaires, la CFE-CGC) et plusieurs associations dont la LSR, l’Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA) et la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGRFP) battent ensemble le pavé à Paris et dans plusieurs villes.

Le dialogue n'est toujours pas établi, quatre mois après  

"On se sent trahis !"
(manifestation du 30/9/2014 à Paris)
Neuf organisations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Fédération générale des retraités de la fonction publique, Union nationale des retraités et personnes âgées, association Loisirs et solidarité des retraités) se mobilisent à nouveau contre "une accumulation de mesures impactant le pouvoir d’achat des retraités", résume Jean-Pierre Floret, de la CGT retraités.

D’abord, depuis le 1er avril 2013, les 56 % de retraités qui acquittent une CSG à taux plein (6,6 %), sont redevables d’une nouvelle taxe appelée CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie).

Ensuite, les pensions de la Sécurité sociale seront gelées entre avril 2014 et octobre 2015, alors qu'elles sont habituellement revalorisées chaque année en fonction de l’inflation. 

Même effet prévisible pour les complémentaires que les partenaires sociaux ont décidé de revaloriser d’un point de moins que l’inflation en 2014, 2015 et 2016, ce qui aboutit, de fait, à un gel en année de faible hausse des prix.

Une aumône pour les retraités modestes

Quant aux pensions inférieures à 1.200 €, que le gouvernement avait promis d’exonérer du gel, elles n’augmenteront pas non plus, à cause de la faible inflation de 2014 et de 2013. Pour compenser cet abandon, l’exécutif a toutefois concédé une prime de 40 € pour les retraités modestes, et confirmé que le minimum vieillesse sera relevé pour atteindre 800 € au 1er octobre.

De plus, cette année, disparaît complètement la demi-part fiscale qui profitait jusqu’ici à près de 3,6 millions de parents isolés ou aux veufs et veuves ayant élevé un enfant.
 
À cela s’ajoute encore la fiscalisation, pour la première fois en 2014, du bonus de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, qui concerne environ 3 millions de ménages.

La quasi-totalité des retraités est touchée

Enfin, ajoute Pierrette Charransol, de l’UCR CGT, "nous avons des inquiétudes concernant les économies demandées à l’assurance-maladie, alors que le reste à charge en matière de lunettes, de soins dentaires ou de prothèses auditives, est déjà très très lourd pour les retraités".

Le gel des pensions touche la quasi-totalité des 15,5 millions de retraités. Mais, pour François Bellanger, président de la Confédération française des retraités, " c’est la fiscalisation du bonus de 10 % et la suppression de la demi-part des veuves qui auront l’effet le plus dévastateur, notamment sur les petits retraités, qui vont non seulement devenir imposables à l’impôt sur le revenu mais aussi être assujettis à la CSG, à la CRDS, à la taxe d’habitation, à la redevance audiovisuelle. Ils pourront aussi perdre des allocations logement. Ce qui, mis bout à bout, peut amputer les revenus de ces retraités de l’équivalent d’un mois de pension."

Le nombre de foyers fiscaux augmente légèrement, passant de 36,4 millions à 37 millions, tandis que le pourcentage de foyers imposés, en revanche, est en recul. Reste à savoir combien de ces nouveaux contribuables auront une bonne surprise en 2015, année où se concrétiseront la suppression de la première tranche du barème et le doublement de la décote. Selon l’exécutif, neuf millions de ménages devraient voir leur impôt réduit ou supprimé.
En 2011, sur un total de 36,5 millions de foyers fiscaux, 19,5 millions d'entre eux payaient l'impôt sur le revenu, selon l'administration fiscale, soit 53,5 % des foyers fiscaux français payant l'impôt sur le revenu. Désormais, 26 millions de Français - au lieu de 36 - paieront pour 66 millions de Français et d'étrangers, dont les clandestins bénéficiaires de l'AME et de la CMU.