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lundi 16 octobre 2017

La "pédagogie" de Macron laisse 61% des Français au bord du chemin dimanche sur TF1

Le "héros politique " a foiré son coup de com' sur TF1

Les "gens qui ne sont rien", les "fainéants" et les "cyniques" auraient préféré voir la météo avant de s'assoupir devant la télé...


Macron creuse sa tombe
Pour endiguer sa baisse de popularité, le président de la République comptait sur ce premier entretien télévisé de son quinquennat.
Sa parole étant rare, sa prestation visait à un rapprochement avec les Français qui le trouvent arrogant et sa politique insupportable.  Plus de six Français sur dix (61%) "exposés à la prise de parole du président" de la République, disent ne pas avoir été convaincus par l'intervention du chef de l'Etat sur TF1 et LCI, dimanche 15 octobre, selon un sondage Harris Interactive pour RMC publié lundi. 

Seules 39% des personnes interrogées ont plus ou moins adhéré à son propos, tandis que 24% des sondés se disent "pas du tout convaincus" - soit approximativement sont score (24%) au premier tour de la présidentielle - et 37% "plutôt pas convaincus". 
En revanche, les "lettrés" qui se flattent de comprendre sa "pensée complexe", 7% des sondés affirment avoir été "tout à fait convaincus" et 32% "plutôt convaincus".
Il faut que Macron aille se faire voir à ...Las Vegas 

Le président Emmanuel Macron lors de son interview télévisée, le 15 octobre 2017 à l'Elysée, à Paris
Indépendamment du jugement global, 50% des Français déclarent avoir été convaincus lorsque le président a évoqué les sujets internationaux, 40% lorsqu'il était question de la politique économique et 35% de la politique sociale. 

Au cours de l'entretien, Emmanuel Macron a notamment dû défendre son usage d'un vocabulaire peu châtié souvent blessant, voire insultant, et tenter de démontrer qu'il n'est  pas plus un "arrogant" que le "président des riches". Le sondage tend à prouver que seuls ceux qui cherchent l'aventure à l'étranger lui trouve quelqu'intérêt, sans pour autant vouloir revenir vivre leur quotidien. 

Alors que la politique du président de la République penche à droite, 56% des Français estiment que le projet d'Emmanuel Macron est à la fois de gauche et de droite. C'est dire que sa politique est aussi trouble que le personnage: ses efforts pour convaincre un jour favorable, à une heure de grande écoute et sur la première chaîne nationale ont fait flot.
38% accusent le projet du chef de l'Etat de correspondre "à une politique de droite" et 6% à "une politique de gauche." 

Dommage que les Français de l'étranger ont quitté le pays...
 
Une campagne est d'ailleurs en cours tendant à accréditer l'idée que, malgré son regard louche, Macron peut inspirer confiance et qu'ils aspireraient au retour. 

Enquête réalisée en ligne le 15 octobre 2017, à l'issue de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 et LCI, auprès d'un échantillon de 856 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

lundi 9 octobre 2017

Une majorité de Français favorable au mouvement de contestation des ordonnances Macron

Près de 6 Français sur 10 (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail

Les Français sont de plus en plus défavorables,
Ordonnances: une majorité de Français favorable au mouvement de contestationselon un sondage Harris Interactive pour LCP publié lundi.

Alors que les syndicats doivent se réunir lundi soir pour dégager des convergences en faveur d'une action unitaire contre les ordonnances, 22% des personnes disent qu'elles pourraient participer à des grèves et manifestations et 35% soutiennent le mouvement mais sans souhaiter y participer. 
22% des sondés sont opposés à ces grèves et manifestations. Les autres (21%) sont indifférents. 

A l'inverse, parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le soutien monte à 80%. Il est de 64% chez ceux de Marine Le Pen.

Une forte majorité (84%) estime que le gouvernement ne prendra pas en compte le point de vue des opposants, quelle que soit leur opinion sur le mouvement.

Les Français affichent une hostilité croissante envers la réforme

Plus de deux semaines après l'entrée en vigueur des ordonnances, ils sont désormais 65% à déclarer leur opposition, contre 58% lors du précédent sondage Harris publié le 1er septembre.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la réforme va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises (76%, +5 points) et détériorer les conditions de travail (63%, + 9 pts). Seuls 29% pensent qu'elle va permettre de réduire le chômage (-2 pts par rapport à septembre).

Certaines mesures laissent les Français dans l'expectative.
C'est le cas des referendums dans les entreprises de moins de 20 salariés, l'augmentation des indemnités de licenciement et la généralisation des accords d'entreprises majoritaires (signés par des syndicats représentant 50% des salariés).
Lors du précédent sondage, les Français n'avaient pas été questionnés sur leur opinion vis-à-vis des grèves et manifestations anti-ordonnances.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 1.137 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

lundi 31 juillet 2017

Irrité par l'indigence de ses ministres, Macron passe aux menaces

"C'est du pipi de chat", vos notes, aurait lancé Jupiter à ses ministres  

Emmanuel Macron a violemment taclé les ministres de son gouvernement

 
Confronté à une chute de sa popularité, à des polémiques et des cafouillages en série, le président de la République a mis en garde ses collaborateurs du gouvernement  lors du conseil des ministres du 12 juillet, tandis que les analystes s'accordent en outre à juger son premier ministre faible et peu maître des événements et des hommes.

La cote de popularité du président issu de la société civile est en forte baisse en juillet, avec 54 % de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Le Premier ministre Edouard Philippe enregistre également un reflux de huit points sur la même période, passant de 64 % à 56 % de satisfaits.

Tous les maux du chef de l’Etat seraient causés par l'équipe qu'il a lui-même constituée autour d'Edouard Philippe. A propos des notes qui lui sont transmises, "c’est du pipi de chat, ce qui me remonte actuellement de certaines de vos notes", leur aurait déclaré Emmanuel Macron, rapporte Le Figaro
La colère de Jupiter est d'autant plus vive qu'il avait vanté son recrutement de jeunes startupers qui devaient changer la face de la France, par la fraîcheur de leur vision et leur envergure entrepreneuriale.

"Vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu" 

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La pythie de l'Elysée leur prédit d'ailleurs un funeste avenir s’ils persévèrent dans cette voie. "Ne vous laissez pas enfermer dans le confort des documents rédigés par vos administrations. Certes, cela peut vous paraître sympathique et confortable de vous placer entre leurs mains. Mais vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu", aurait tonné Jupiter.

Le chef de l’Etat n'assume pas sa part de responsabilité. Il cherche toutefois à reprendre la main et revoit "sa méthode", assure Le Figaro. 
Sa cote de confiance a encore baissé : une chute de 8 points en un mois (et de neuf pour Philippe) confirmée par un sondage Harris Interactive diffusé vendredi 28 juillet depuis son arrivée à l'Elysée à la mi-mai, dans un contexte d'annonces de réduction des APL et de réforme de la CSG.
51 % des personnes interrogées qui lui font confiance "pour mener une bonne politique pour la France".

La cote de popularité d'Emmanuel Macron avait déjà connu une lourde chute, évaluée par un sondage Ifop publié le week-end dernier et il perd notamment 14 points auprès des sympathisants des Républicains, dont une part, les Constructifs, est représentée au gouvernement Philippe, selon cette enquête réalisée pour le site Délits d'Opinion.
Les poids lourds du gouvernement ne font plus non plus illusion.
Cette baisse concerne également les principaux membres du gouvernement, avec une chute de 8 points pour Nicolas Hulot (59%) ou encore de 5 points pour Jean-Yves Le Drian (54%) et de 40% pour Bruno Le Maire A l’inverse, d'autres, comme le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer (37%, +2), malgré le scandale des APB et du tirage au sort des bacheliers candidats à l'Université lequel est imputable à Najat Vallaud-Belkacem,  ou celle de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal (30%, +3), comblent en partie leur déficit de notoriété et voient leur cote progresser.Parmi les autres personnalités politiques, les premières difficultés de l'exécutif semblent profiter à Jean-Luc Mélenchon, qui gagne 4 points à 32% d'opinions favorables, loin derrière l'invisible et inaudible Alain Juppé toujours en tête de classement malgré un recul à 43%, (-1). 
Le Premier ministre enregistre, lui, une chute encore plus marquée, avec 49% d'opinions positives et 50% des Français ne lui faisant pas confiance.
Avec 24% des voix au premier tour, Macron connaît un revers prévisible de fortune.

mercredi 5 juillet 2017

Seul un Français sur 4 a apprécié les discours de Macron et Philippe

Les interventions de l'exécutif ne parviennent pas à convaincre les Français

Macron et Philippe parlent en leur nom mais en sont déconnectés

Seulement 25% des Français adhèrent aux propos
 du président
Les bras en tombent aux Français
devant le Congrès et à la déclaration de politique générale du Premier ministre, révèle un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, publié mercredi.

Lundi devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron a convaincu 26% des personnes interrogées, 42% ne se disant pas convaincues et 32% ne se prononçant pas.

27% des sondés auraient été convaincus par la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe mardi devant l'Assemblée nationale, contre 41% qui ne l'ont pas été, 32% ne se prononçant pas.

Le clair-obscur des annonces

Parmi les mesures annoncées, les Français sont à 80% favorables à la baisse de la taxe d'habitation, mais elle est reportée à 2019,

79% approuvent la revalorisation de l'allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse, mais son financement reste flouté,

70% applaudissent à la création de 15.000 places de prison, mais sans plus de précisions sur le coût et l'implantation,

Seulement 2% adhèrent au projet de modification du baccalauréat national, l'immense majorité rejetant l'extension d'un contrôle continu inégalitaire,

Une majorité de Français tousse à l'annonce de l'augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros, contre 52% qui approuveraient,

51% des sondés céderaient à la pression sur l'obligation annoncée des vaccins pour les enfants recommandés par les autorité de santé, mais presqu'autant hésitent (49%).

Une majorité de 52% redoute une hausse des impôts liée à la politique engagée par le gouvernement, mais les retraités, les personnes âgées - lesquels ont majoritairement voté Macron - et les indépendants renâclent,
10% s'attendant à une baisse et 38% à aucun changement.

Les reculs de Macron

La plupart des réformes fiscales majeures annoncées par le gouvernement d'Emmanuel Macron ont été repoussées d'au moins un an
, à l'exception du basculement des cotisations salariales vers la CSG.
Les uns y voient une conséquence directe de l'audit de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques laissés par François Hollande à son successeur.

Les autres dénoncent une manoeuvre de l'exécutif, en connivence avec la Cour des Comptes, pour fournir à Macron les prétextes pour repousser d'au moins un an toutes les mesures les plus coûteuses - et les plus ambitieuses - telle la réforme de l'ISF ou la transformation du CICE, ainsi que la réforme de la taxe d'habitation...
Attendue pour 2018, la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), destinée à encourager l'investissement dans les entreprises, ne sera effective qu'en 2019. Si jamais. Elle "sera votée dès cette année, dans la loi de finances pour 2018, et entrera en vigueur en 2019", a ainsi déclaré le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Même chose pour le CICE, dont la transformation en baisses de charges pérennes, n'entrera finalement en vigueur qu'en 2019.
La
réforme de la taxe d'habitation est repoussée à 2022 et l'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée...
Les résultats du sondage auraient dû être pires
Les sondeurs n'ont pu recueillir les appréciations des Français sur plusieurs promesses de campagne capitales que Emmanuel Macron a occultées et sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire : sans être officiellement éradiquée définitivement, l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages -d'un coût de plus de 10 milliards d'euros par an - est mise en sommeil jusqu'à la fin du quinquennat, au détriment de leur pouvoir d'achat. 
L'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée non plus...

Sondage réalisé en ligne le 4 juillet auprès d'un échantillon de 978 personnes, représentatif des Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).

jeudi 1 juin 2017

Affaires: une majorité de Français veut moraliser le couple exécutif, Macron-Philippe

Vers un beau texte de moralisation qui s'appliquera peut-être, aux autres...

Deux ministres à la fois, Ferrand et Sarnez, restent imperturbables dans la honte 

Les deux salissent de leurs combines la vie publique, tout en réclamant sa moralisation : l'une est soupçonnée d'emplois fictifs et l'autre, accusé de montage immobilier, avec en commun l'appât du lucre.
Le député du Finistère est dans la tempête depuis une semaine et les premières révélations du Canard enchaîné concernant une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne. 

Selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié mercredi, une large majorité de Français estime que les ministres Richard Ferrand et Marielle de Sarnez devraient démissionner en raison des soupçons pesant sur eux. 
D'après cette enquête, 73 % des personnes interrogées jugent que les faits reprochés à Richard Ferrand sont graves. Il s'en trouve néanmoins 27 % d'un avis contraire. 
Pour 70 %, le ministre de la Cohésion des territoires doit démissionner, contre 30 % qui estiment qu'il peut rester en place. 

Ni l'exécutif, ni le pouvoir judiciaire n'est en phase avec l'opinion

Richard Ferrand est empêtré dans une affaire immobilière.
Le Premier ministre Édouard Philippe, a une nouvelle fois apporté son soutien mardi soir sur France 2, "malgré l'exaspération des Français" devant ce type de pratiques. Il a répété que tout ministre mis en examen devrait quitter le gouvernement. Si toutefois le garde des Sceaux donne le feu vert à un procureur. Seul celui de Brest a fini par se sentir interpellé. Le Parquet national financier ne poursuit que l'opposition et se croit au-dessus de la morale.

Le  sondage porte aussi sur la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez. Réalisé après l'intervention télévisée du chef du gouvernement, il s'intéresse à cette autre ministre sur son passé d'eurodéputée, dont on sait depuis plusieurs mois  - avant la constitution du gouvernement auquel elle a néonmoins été admise -  qu'avec 18 autres députés européens de tous bords, elle est visée par une enquête préliminaire pour des soupçons d'emplois fictifs de collaborateurs au Parlement européen. 
Pour 65 % des Français, les faits reprochés à Marielle de Sarnez sont graves, contre 35 % d'un avis opposé. 
62 % estiment d'ailleurs qu'elle devrait démissionner (contre 38 %). 

Bipolaire, excitée comme une puce à son entrée au gouvernement (après tout une carrière d'attente infructueuse), mais par ailleurs aigrie et hargneuse, la vice-présidente du MoDem a déposé une plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre l'eurodéputée du Front national Sophie Montel, qui a envoyé une lettre à l'origine de la procédure. Elle est elle-même poursuivie et rétive à la discrimination dont elle était jusque-là seule victime.

Les collègues au MoDem de la reinette fripée ne pouvaient ignorer les combines du bras droit de Bayrou, bombardé garde des Sceaux, malgré son entourage: Jean Arthuis, le général Philippe Morillon ou Sylvie Goulard, ministre des Armées dans le gouvernement Édouard Philippe, sont-ils complices et coupables de ne pas avoir révélé ce qui n'avait pas pu manquer de parvenir à leur connaissance ?

Macron est-il compétent, donc, pour moraliser la vie publique ?

Enfin, 67 % des sondés pensent que le gouvernement d'Édouard Philippe " souhaite vraiment moraliser la vie politique", contre 33 % d'un avis contraire. Mais seuls 43 % estiment qu'il y parviendra (57 % pensant qu'il échouera). Emmanuel Macron avait fait de la moralisation de la vie publique le premier chantier de son quinquennat, mais il trébuche au premier pas.

Sondage réalisé en ligne le 30 mai après l'intervention d'Édouard Philippe au journal télévisé de 20 heures sur France 2, auprès d'un échantillon de 924 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).

jeudi 5 janvier 2017

Primaire socialiste : sans Macron, Valls serait en tête des intentions de vote des militants

Au secours, Valls revient !

Les intentions de vote des militants portent Manuel Valls en tête  

L'ex-premier ministre conserve les moyens de l'Etat pour le premier et le second tour de la primaire socialiste organisée fin janvier en vue de l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai en France, selon un sondage... Harris Interactive et pour... France Televisions publié jeudi.

Selon cette enquête, l'ancien locataire autocratique de Matignon recueillerait 43% des voix au premier tour, devançant de 18 points l'ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (25%) et de 21 points l'ex-ministre de l'Education Benoît Hamon (22%). Ce dernier enregistre une hausse de 11 points par rapport à la précédente enquête réalisée au début du mois de décembre.

Candidat de l'Elysée, l'ex-ministre de l'Education Vincent Peillon est crédité, lui, de 7%, devant l'ancienne ministre radicale de gauche du Logement Sylvia Pinel (2%), PRG, le président du parti écologise François de Rugy (1%) et le président du Front démocrate Jean-Luc Bennhamias (moins de 0,5%).

Au second tour, Manuel Valls l'emporterait face à Arnaud Montebourg (55% contre 45%) 

Tout comme face à Benoît Hamon (57% contre 43%). Mais personne n'y croit, alors que les principaux projets sont maintenant publiés !
D'ailleurs, au total, seulement 42% des personnes interrogées disent être "intéressées" par la primaire, un chiffre en baisse de huit points par rapport à début décembre, quand les programmes des candidats étaient encore en cours d'élaboration.

La primaire de la gauche se tiendra les 22 et 29 janvier. Trois débats télévisés seront organisés les 12, 15 et 19 janvier entre les sept candidats. 
Un quatrième opposera les deux finalistes le 25 janvier avant le second tour.

Harris Interactive France est un des acteurs du marché des études
L'enquête de cette entreprise commerciale américaine, filiale de la centrale d'investissement hollandaise Nielsen, rachetée par ITWP, maison-mère de Toluna fondée en 2000 par le Français Frédéric Charles Petit, a été réalisée en ligne du 2 au 4 janvier auprès d'un échantillon de 6.245 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 478 inscrits sur les listes électorales déclarant qu'ils iront certainement voter à la primaire du parti socialiste et de ses alliés.

Le directeur du département Politique & Opinion en France de cette multinationale est Jean-Daniel Lévy (ci-dessus à gauche), également éditorialiste sur la chaîne parlementaire socialiste (LCP).  

mardi 31 mars 2015

"Les Français veulent que je reste à mon poste," raconte Manuel Valls:

Valls s'incruste à Matignon,
à quoi sert son rejet massif aux départementales? 

Plutôt que départ, il parle remaniement

Le Premier ministre Manuel Valls, le 17 février 2015 à l'Assemblée nationale à Paris
Valls refuse de prendre la porte

Il n'y aura remaniement que si "un pacte" est conclu avec le reste de la gauche, sur la base de sa ligne inchangée, a affirmé Manuel Valls, ce mardi matin sur BFMTV, après une année de promesses et de vociférations à Matignon et sur tous les écrans et malgré la défaite du PS dominateur  aux élections départementales. 

Valls refuse d'affronter la réalité

Aux autres, il  assure qu' "il faut affronter la réalité, c'est ma marque de fabrique", résumait Manuel Valls pendant la campagne des élections départementales. Ce mardi matin, le premier ministre chassé de l'Essonne est allé défié les républicains en allant défendre sa cause devant Jean-Jacques Bourdin  sur RMC et BFMTV, deux jours après la "fessée" subie par son parti lors de ce scrutin. "Déterminé et serein", Manuel Valls a essentiellement plaidé le "rassemblement" de la gauche face à "la menace terroriste" et au FN, sur BFMTV. 


Pour sonner un peu plus tard le rappel des députés PS avec qui il a rendez-vous à l'Assemblée nationale, le "serin" abandonnera encore ses responsabilités de chef du gouvernement en posant un lapin au patron de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, Mario Draghi. Le Premier ministre a reporté son déplacement européen pour mieux s'occuper de ses problèmes personnels de maintien au pouvoir et ne participera pas au Conseil des ministres franco-allemand ce mardi à Berlin.

Après avoir voulu incarner la lutte contre l'opposition finalement victorieuse, "chacun a sa part de responsabilité" dans cette défaite, a estimé Manuel Valls ce mardi matin.
"J'assume forcément la mienne", alors qu'une large partie de la gauche (frondeurs du PS, EELV, Front de Gauche) souligne que sa politique "social-libérale" est responsable des "catastrophes électorales" successives. Mais le Premier ministre met en cause la "responsabilité collective". "Je n'accuse personne. Mais la division mène à la défaite", a-t-il martelé, avec sa mauvaise foi coutumière, pointant les désunions de la gauche et l'électorat qui a commis la "faute morale" de la contestation de sa politique par l'abstention: un ni-ni recommandé par... le patron de l'UMP.

Sanctionné, il veut pourtant continuer comme si de rien n'était



Clairvoyance de pros
du décryptage...
Valls refuse de changer de cap. 

"Nous allons poursuivre et approfondir les réformes", a maintenu Manuel Valls, la casquette sur les yeux. Il mise sur la priorité sur "l'investissement privé et le travail". "Tout est fait pour retrouver de la compétitivité", a-t-il affirmé, estimant qu'il y a des "améliorations de la situation économique que les Français ne voient pas".  
Pas de changement prévu donc: le deuxième épisode de la loi Macron devrait même arriver avant l'été, a annoncé Bercy ce lundi. Mais "la remise en cause du CDI n'est pas à l'ordre du jour, même si le patronat l'annonce", a-t-il affirmé. 


Il envisage le rassemblement improbable de la gauche sur la base de ce statut quo attentiste d'un retour de croissance par l'étranger qu'il méprise à Francfort et Berlin



Il n'y aura un remaniement que s'il y a "un pacte" conclu entre toutes les composantes de la gauche. Mais on se demande bien sur quelle base, sinon le chantage de menaces sur les Régionales fixées aux 6 et 13 décembre, dimanches travaillés et consacrés aux achats de Noël... "La politique économique ne peut pas zigzaguer en permanence", oppose-t-il aux frondeurs du PS, qui lui ont mis la pression après les défaites de ces deux derniers dimanches soirs. 
A propos des écologistes, on peut en revanche "zizaguer"... Manuel Valls ne ferme pas la porte du gouvernement aux plus dociles. Au lendemain d'une rencontre EELV-PS à Solférino, en plus de Barbara Pompili et François de Rugy, Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse (ex-Act Up) sont d'ores et déjà très conciliants, malgré leurs attaques récentes et des conditions pourtant inchangées.

Un an à Matignon, c'est long, mais trop court pour Valls...



Interrogé sur l'éventualité d'un départ de Matignon, le Premier ministre a estimé que "cela ajouterait une crise politique" à la situation qu'il ne qualifie pas. Et d'affirmer encore: "ce n'est pas ce que les Français veulent". Il dit même avoir le sentiment que "les Français - les mêmes qui "ne voient pas les améliorations" - veulent que je reste à mon poste". Un an après son arrivée à Matignon, malgré les rumeurs de remaniement qui suivent logiquement une telle défaite électorale, 57% des Français souhaiteraient que Manuel Valls reste en place, d'après un sondage M6 (groupe Canal+ !)-Harris Interactive réalisé après les élections départementales (enquête réalisée -en ligne- le 29 mars 2015, au cours du second tour et avant la publication de l'ampleur de la débâcle)



"Battu mais content", pour Libération, Manuel Valls est "déterminé" 

alors que "la gauche est sonnée", estime La Croix. Déterminé à rassembler la gauche qu'il a éparpillée façon puzzle, Manuel Valls tente de recoller les morceaux, "mission difficile," voire "impossible", selon la presse elle-même.

"Si tu reviens, j'annule tout" 

Sans attendre, il a commencé par annuler son voyage en Allemagne, ce mardi, et il ne participera pas au Conseil des ministres franco-allemand mardi à Berlin et a reporté son déplacement à la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort. 


Il a choisi de plutôt s'adresser aux députés socialistes à Paris. Pour les "cajoler" ou pour "serrer la vis"?, s'interroge la presse. Peut-être un peu des deux, alors que Manuel Valls a tenté de banaliser le rendez-vous, ce mardi matin, rappelant que le schizophrène s'invite régulièrement à cette réunion de groupe hebdomadaire. 

mardi 17 juin 2014

SNCF: Hollande joue son image de fermeté sur le pourrissement de la grève

Examen en trois jours du texte de réforme ferroviaire à l'Assemblée

Au septième jour de la grève des cheminots, 

ce n'est plus le moment de lâcher, selon les syndicats CGT et SUD-Rail qui refusent de désarmer mardi au moment oû les députés entament l'examen de la réforme ferroviaire à l'origine du conflit.


Dans l'après-midi, les parlementaires commenceront à débattre du projet de loi gouvernemental, avec pour objectif médiatique de stabiliser la dette de 44 milliards d'euros du secteur ferroviaire et avec pour finalité économique d'ouvrir totalement le réseau à la concurrence, comme c'est déjà le cas pour le fret. Pour ce faire, le texte prévoit de réunir à nouveau  la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau, dans une holding publique. Près de 400 amendements ont été déposés, émanant de tous les groupes, car le PS lui-même est divisé sur le projet qui détricote .

Face à ce projet, à l'origine de la grève, 

Le 16/6/2014, dans une cour de Saint-Lazare, 
les grévistes SNCF votent la reconduction de 
la grève en AG, par 220 voix pour, 0 contre
la CGT et SUD-Rail n'ont pas désarmé "malgré une érosion continue du taux de participation au conflit, de 14,8% lundi contre 27,64% le premier jour de grève," lit-on dans la presse gouvernementale. Alors que la SNCF annonce 14% de grévistes aujourd'hui, la CGT dénonce une guerre des chiffres. "Je conteste les chiffres de la SNCF ! En 2010, quinze jours de grève : nous avions intercepté des mails de la direction générale en direction des régions, leur indiquant de ne pas publier les chiffres des grévistes, de ne pas les communiquer aux syndicats avant que l'Elysée les repasse à la moulinette", dénonçait Didier Le Reste, ancien secrétaire national de la CGT Cheminots, ce matin sur Europe 1.


Aux gares de l'Est et St-Lazare à Paris la grève est reconduite jusqu'à mercredi 11h et que le mouvement se radicalise avec des actions illégales. Invité de la Matinale de France Inter, Frédéric Cuvillier, a fait part d’ "exactions" perpétrées sur le réseau ferré. "Des blocages d’aiguillages et des incendies volontaires ont eu lieu sur le réseau". Ce mardi matin, le train Marseille-Nîmes a été brièvement bloqué à l'entrée de la ville par la présence de manifestants sur les voies. Ils ont appelé lundi soir les cheminots à "faire grandir le rapport de force" après avoir été reçus par la direction de la SNCF. Ils l'accusent d'avoir "joué la provocation en radicalisant" son attitude envers les grévistes et d'avoir jugé "les revendications des cheminots hors-sujet".

Suite aux signes de fermeté émis par Hollande et Valls (cette grève n'est "pas utile et pas responsable", selon lui sur France Info), l'hebdomadaire Le Point assurait dès le 3e jour que le mouvement s'essoufflait ( lien: "Grève à la SNCF : la mobilisation faiblit".  "La participation à 10 h 30 est de 17,49 % contre 22,64 % jeudi, soit un recul de 5 points. Le recul est de 10 points par rapport à mercredi, toute première journée de grève." C'était une affirmation en date du 13 juin.


Le Dr. Jean-Marie Le Guensecrétaire d'État aux relations avec le Parlement, est passé à l'offensive mardi, dénonçant avec véhémence les "jamais-contents" qui n'en ont "jamais assez" et prennent "en otages" les voyageurs. Sur France Inter, ce membre du gouvernement socialiste a joué la division, stigmatisant une "petite minorité de gens" qui "ont des problèmes entre eux".

VOIR et ENTENDRE ce briseur de grève, représentant de la "gauche sociale":

Or, les questions abordées avec la direction portaient sur les salaires, l'emploi, les conditions de travail et non pas sur la réforme, mais pour la CGT-cheminots et SUD-Rail "tout est lié".

Le mouvement ne faiblit pas

A la vérité,
des rassemblements sont prévues dans la matinée du 17 juin à Paris et dans toute la France "pour exiger une autre réforme et l'ouverture de négociations". Pour la CGT et SUD-Rail, les cheminots en sont à leur 7e jour de grève avec "aucune négociation réellement entamée que ce soit du côté du gouvernement ou de la direction SNCF". A leurs yeux, "le projet de loi demeure fortement néfaste pour le service public SNCF et les cheminots" en dépit des "engagements" du gouvernement qui ont conduit à un accord avec l'UNSA et la CFDT, proche du PS, la semaine dernière.

La manipulation de l'opinion s'intensifie
Le pouvoir travaille l'opinion et, depuis deux jours, BFMTV sort des témoignages d'usagers sélectionnés pour leur exaspération. Un sondage sur-mesure a paru ce jour dans Le Parisien/Aujourd'hui en France: selon l'entreprise Harris interactive, plus des trois quarts des Français (76%) se diraient opposés à une grève dont ils ne connaissent pas les enjeux, 22% y étant favorables.

La manipulation des chiffres bat son plein. Alors que les usagers manifesteraient un mécontentement grandissant, les media aux ordres promettent une "amélioration notable" du trafic ferroviaire notamment sur les lignes régionales et en région parisienne, au deuxième jour des épreuves du baccalauréat, utilisé comme moyen de pression depuis ce weekend. Les trains qui permettent aux candidats de rejoindre les centres d'examen "seront à nouveau particulièrement suivis", rassure la SNCF. "Ils feront de nouveau l'objet d'une information spécifique", précise-t-elle.


En moyenne, six TER sur dix circuleront, mais seulement 4 Intercités sur 10. En Ile-de-France, la circulation sera seulement d'un train sur deux. Seul le RER A connaîtra un trafic normal. Sur le RER B, la circulation sera d'un train toutes les dix minutes à Paris Nord et sur le RER D d'un train tous les quarts d'heure aux heures de pointe. Un train sur trois circulera sur les RER C et E.
Sur les grandes lignes les usagers disposeront de deux TGV sur trois sur l'axe Est, six TGV sur dix sur les axes Nord et Atlantique, mais quatre TGV sur dix sur l'axe Sud-Est et les relations province-province.

Un moteur de recherche permet de rechercher train par train
les disponibilités et les horaires de départ, consultable ici.
Deux numéros verts ont été mis en place pour les usages. 
Pour l'info trafic Grandes Lignes 0 805 90 36 35
et pour l'info trafic Transiliens : 0 805 70 08 05.

Passage en force annoncé à l'Assemblée
Le débat à l'Assemblée, prévu pour ne durer que de mardi après-midi à jeudi, malgré les tensions de toutes parts, doit débuter par un discours du ministre des Transports, F. Cuvillier, et sera suivi par deux motions de procédure contre le projet qui n'ont aucune chance d'être adoptées.

Après la discussion générale, d'environ deux heures et demie,
l'examen du texte ne devrait pas débuter avant la nuit, article par article, amendements par amendements.
Ce texte prévoit un retour à la situation ante, avec une organisation réunifiée avec à sa tête un établissement public à caractère industriel (Epic) nommé SNCF. Cet Epic, dit encore Epic "mère", chapeautera deux Epic "filles": "SNCF Mobilités", soit l'actuelle SNCF, qui exploitera les trains et "SNCF Réseau", l'actuel Réseau ferré de France (RFF) qui gère l'infrastructure avec SNCF Infra.

Selon le député PS de Gironde, Gilles Savaryrapporteur à l'Assemblée du texte gouvernemental de loi (mais ce Bordelais est président du Conseil supérieur de l'...aviation civile), les amendements mettent notamment à mal  la garantie d'institutions représentatives du personnel communes aux trois Epic, avec en particulier un Comité central d'entreprise commun. Ils confirmeront aussi les missions de l'Epic de tête qui aura en charge la gestion du personnel.