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samedi 18 janvier 2020

Incroyable sondage : la cote de confiance de Macron remonterait, après plus de 40 jours de grève

La cote de confiance de Macron regagnerait 2 points, en dépit de la contestation sociale

Macron en rêvait, Elabe a osé le faire !

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Sananès et Elabe se paient notre tête
C'est comme si le locataire de l'Elysée n'était pas la source des "problèmes du pays" [sic!]... 
32% des personnes interrogées lui feraient confiance pour "affronter les problèmes du pays".

"Environ" 63% (-2) ne lui font pas confiance: et en démocratie, n'est-ce pas....
Mais l'AFP ne titre que sur une cote de confiance de Macron qui serait en hausse de deux points en janvier, sans considération de la marge d'erreur - notion évacuée - par les manipulateurs d'opinion, malgré plus d'un mois de mobilisation contre la réforme Macron des retraites, selon un sondage Elabe. Plus ça va mal, plus les prix des carburants flambent et les transports rament, plus Macron en profite ! 

Que va nous inventer Elabe d'ici la fin du mois, alors que Macron cristallise l'exaspération sociale sur sa personne, au point que  le mouvement se radicalise 

Qui peut croire que le chef de l'Etat gagne un total de quatre points en deux mois de luttes contre sa politique et son projet de reforme des retraites.  

"Macron progresse" - et non plus simplement sa cote de confiance, selon l'AFP-  notamment auprès de ses électeurs du 1er tour de la présidentielle 2017 (+4), insiste Elabe, mais aussi de ceux de François Fillon (+8), pour ne pas dire Les Républicains, comme de Jean-Luc Mélenchon (+6).

Il est vrai que Elabe satisfait une commande du groupe LVMH de l'homme d'affaires Bernard Arnault.
Son groupe de presse Les Echos et Radio Classique (qui inclut aussi Le Parisien) est chargé de la diffusion de cette carabistouille.

C'est le premier ministre qui trinque, bien que simple exécutant.
En première ligne dans le conflit sur les retraites, Edouard Philippe perd pour sa part un point, avec 29% d'avis positifs, et 63% (+1) ne lui font pas confiance. La plupart des récentes enquêtes donnent le couple exécutif stable ou en légère hausse, commente l'AFP.

Bien qu'en nette baisse (47%, -5), Nicolas Hulot reste en tête des personnalités politiques - qu'est-ce qu'on en a à faire ? - dont les Français ont une image positive, devant Nicolas Sarkozy (32%, -1), Jean-Yves Le Drian (30%, =) et Xavier Bertrand (30%, +1). Invraisemblable fourre-tout.

lundi 16 décembre 2019

Gag Elabe: hausse de confiance en Macron et Philippe en pleines grèves

Faites-vous confiance en ce sondage commandé par Les Echos er Radio classique (groupe LVMH, détenu par Bernard Arnault) ?

Le chef de l’Etat et son Premier ministre remontent dans les sondages
"Grève dure et faute grave," titre Libération

aussi invraisemblable que cela puisse paraître, alors que leur réforme des retraites se heurte à une mobilisation générale massive de tous les syndicats ouvriers, réformistes compris. 

"Le duo de l'exécutif voit sa cote de confiance remonter à 30 % en décembre. Un rebond dû à la fin du flou sur le projet de réforme des retraites," écrit Les Echos, ce jour, repris par Ouest France ou Le Point. 


La confiance accordée par les Français sondés à Emmanuel Macron et à son Premier ministre Edouard Philippe est en hausse de 2 et 4 points respectivement sur un mois, selon un sondage Elabe diffusé ce lundi, à la veille de grèves inédites depuis  1995.


Au total, 30 % des personnes interrogées accordent leur confiance au chef de l’État
pour affronter les problèmes du pays et 65 % ne lui font pas confiance, dont 38 % « pas confiance du tout » (+ 2 points), selon cette étude d’Elabe pour Les Echos et Radio Classique.

Edouard Philippe, qui avait comme Emmanuel Macron perdu 5 points le mois précédent, en regagne 4, à 30 % d’opinions favorables. 62 % (-1) des Français ne font pas confiance au Premier ministre.

Ce serait la droite qui conserverait sa confiance à l'ex-conseiller et ministre socialiste de Hollande... A croire que la cote des Juppéistes (dont Delevoye) et  le centre gauche dun Bayrou (MoDem), mis en examen, serait egalement en hausse !
La cote de confiance du chef de l’Etat est en baisse auprès de ses électeurs de 2017 (67 %, -4), mais en augmentation auprès de ceux de François Fillon - c'est qui ? - (43 %, +4), ceux de Marine Le Pen (16 %, +4) et des abstentionnistes (21 %, +8).

Nicolas Hulot, avec 52 % d’opinions positives (+2), domine toujours largement le classement des personnalités politiques dont les Français ont une image positive, surtout depuis qu'il ne fait encore moins que le rien qu'il produisait "au travail" au gouvernement, devant Jean-Yves Le Drian (30 %, stable), et plusieurs grandes voix de la droite républicaine :  Nicolas Sarkozy (33 %, +1) - contre 30% à Macron -, et François Baroin (29 %, +3), à égalité avec Xavier Bertrand (29 %, +1).
Bilan dressé par le JDD
Testé pour la première fois, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye enregistre 12 % d’opinions positives et 39 % d’avis négatifs (49 % ne se prononcent pas). La question se posait donc déjà la semaine dernière de sa légitimité pour conduire la réforme des retraites. Où en est donc a fortiori sa cote de confiance après la révélation de ses deux emplois rémunérés (sur 13 omis dans sa déclaration auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, HATVP) ?

Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 décembre auprès de 1 003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 11 novembre 2018

Ca tombe bien, Macron n'est "pas obsédé par les sondages"...

Il rappelle qu'il a un mandat de 5 ans

Macron est aussi méprisant des sondages

Il y est en chute libre ces derniers mois, mais il n'hésite pas à faire de la provocation en rappelant que les Français lui ont signé un CDD de "cinq ans" et qu'il défend des réformes "nécessaires". Les Echos réduit les causes de ce rejet 

à la fiscalité sur le prix des carburants.

"J'ai un mandat de cinq ans et je ne suis pas obsédé par les sondages", confie en anglais le président français, dans un entretien à CNN enregistré samedi. 

Selon une récente vague de sondages, la cote de popularité du chef de l'Etat est tombe à 21%, dans le dernier, publié jeudi (YouGov pour le HuffPost et CNewssoit), un effondrement de 8 points d'avis favorables par rapport au dernier sondage Elabe-Les Echos-Radio Classique, son nouveau plus bas niveau depuis le début du quinquennat, après -3 points entre septembre et octobre.

"C'est absolument vrai que mes sondages ont baissé, parce que j'ai fait passer des réformes très impopulaires, se raconte-t-il. Et devinez quoi: j'ai été élu précisément parce que tous mes prédécesseurs ont échoué ou ont décidé de ne pas faire ces réformes", assure le président, qui réaffirme que ses réformes sont "nécessaires" et que sa "responsabilité est de ne pas s'arrêter". Il n'a visiblement pas de Plan B...

"La situation est assurément moins favorable qu'il y a un an, reconnaît-il. Ce n'est pas une grande surprise pour moi", fanfaronne Emmanuel Macron, se disant convaincu de pouvoir mener à bien ses réformes et estimant que certaines parmi celles déjà menées étaient pourtant considérées comme "totalement impossibles". Lesquels, SVP ?

Son mandat présidentiel est-il comparable à son CDI avec Brigitte ?

Alors que la séparation de corps est établie avec les Français, Macron établit un parallèle hasardeux entre sa rencontre, à l'âge de 16 ans, avec Brigitte Macron de 24 ans son aînée, et sa cote de confiance dans le pays.
"Vous avez fait référence à mon passé. J'ai passé de nombreuses années sans le respect de beaucoup de gens (...), avec même des gens que j'aimais qui ne comprenaient pas totalement ce que je faisais. Mais, à la fin, parce que c'était sincère, parce que j'étais en accord avec moi-même, et que je ne me suis jamais arrêté, ils l'ont reconnu et accepté", a-t-il argumenté en réponse à la question  du journaliste de CNN, Fareed Zakaria.

"Donc, je suis personnellement et fermement persuadé que les Français vont progressivement reconnaître (...) que nous faisons ce qui est le mieux pour le pays", ajoute Macron, adepte de la méthode Coué. 
Mais il ne faudra pas encore trente ans pour vérifier la validité de ce raisonnement.

samedi 3 mars 2018

Macron réclame efforts et patience aux retraités

Macron "assume" les efforts imposés aux seniors, rapporte Reuters

Du jeunisme à l'âgisme  

Lui qui enregistre dans les sondages un décrochage chez les retraités, du fait de ses attaques contre nos aînés depuis quelques semaines, a tapé encore sur eux jeudi, 1er mars, demandant un effort "aux plus âgés", touchés de plein fouet par la hausse de la CSG, et il les a même appelés à la ...patience, le quadra pensant peut-être qu'ils ont toute la vie devant eux.
"Je sais que je demande des efforts aux plus âgés, que parfois certains râlent, Je sais que je demande un effort aux plus âgés (...), ça ne rend pas forcément populaire mais je l'assume", a asséné le chef de l'Etat devant la presse, après avoir été interpellé par un retraité sur la question du pouvoir d'achat, lors d'un déplacement à Châlons-en-Champagne (Marne).

VOIR et ENTENDRE  le débat, notamment à propos des retraités maltraités, entre Audrey Pulvar (PS), Eric Brunet et le véhément Jonathan Bouchet-Petersen (Libération), fils de Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spéciale de la candidate socialiste, Ségolène Royal, en 2007 (en avril 2014, Ségolène Royal, ministre de l'écologie de Hollande, la fera chargée de mission pour les relations avec les chercheurs, le mouvement associatif et la démocratie participative et citoyenne...) :


"C'est comme quand on refait en profondeur une maison : au début, on voit les plans, on se projette. Et après, on commence les travaux. Il y a un moment, ça sent la peinture, il y a des courants d'air, il fait plus froid, on se demande pourquoi on a fait tout ça", a-t-il disserté. "
Il faut avoir la patience de rappeler pourquoi on le fait, d'avoir des désagréments passagers parce qu'à la fin, c'est quand même mieux qu'au début.

Les retraités assument de vouloir profiter du fruit de leur vie de travail


Manifestation des retraités en septembre 2017 à Paris:
ils n'ont pas digéré la hausse d'1,7 points de la CSG qui les frappe depuis le 1er janvier

En attendant la suppression de la taxe d'habitation promise, les baisses de cotisations qui, dès janvier, devaient redonner du pouvoir d'achat à 20 millions de salariés n'ont pas compensé le malaise ressenti par quelque 60% de retraités touchés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). 

Les seniors manifesteront de nouveau le 15 mars.
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Emmanuel Macron a-t-il des comptes à régler à la maison ?
Ils sont parmi les plus nombreux à avoir retiré leur confiance à Macron,: selon l'institut de sondage Odoxa, le chef de l'Etat et son Premier ministre Edouard Philippe ont perdu chacun neuf points auprès des retraités en un mois.

D'une façon générale, le chef de l'Etat reste sous la barre des 50% depuis le début de l'année. La popularité d’Emmanuel Macron chute de six points en un mois et celle d’Edouard Philippe de sept, selon ce sondage  pour la presse régionale, France Inter et L’Express diffusé mardi 27 février. Ils sont désormais perçus comme un "bon président" et un "bon Premier ministre" par seulement 43% des Français.

Dans le baromètre Kantar Sofres-Onepoint pour le Figaro Magazine, sa cote de popularité ne perdrait qu'un seul point, à 43% contre 44% en février. 

Dans le dernier sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique, également publié ce jeudi 1er mars, les Français ne sont même plus que 41% à faire confiance au chef de l'Etat. 
"Ça m'est totalement égal", a lancé jeudi Emmanuel Macron, méprisant. "Je ne commente pas les hausses, pas les baisses. Il n'en reste rien des sondages. Il y a des gens qui toute leur vie ont été obsédés par ça, il n'en reste rien." "Ce qui compte, c'est le travail en profondeur que vous faites pour le pays. Il y a que ça qui compte. Et donc les vicissitudes du quotidien m'importent peu", a ajouté l'arrogant. 
Le travail compte mais, bien davantage encore, les résultats...

lundi 7 août 2017

Edouard Philippe annonce des baisses d'impôts: toujours pour les mêmes

10 milliards à la charge des éternels solidaires

Le texte concernant la réforme du Code du Travail sera présenté à la rentrée et non pas durant l'été, rectifie le Premier ministre.

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Alors que les groupes parlementaires de gauche devraient déposer bientôt un recours devant le Conseil constitutionnel, suite au vote mercredi de la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances, la réforme du Code du travail sera présentée le 31 août, annonce Edouard Philippe, au cours d'un entretien avec Le Parisien. Attendu dans un premier temps en plein cœur de l’été pour éviter une mobilisation sociale, le projet coïncidera finalement avec la rentrée. Avec les partenaires sociaux, "la concertation [va se poursuivre] pendant tout l’été, raconte, à plus forte raison, le chef du gouvernement, pour finaliser le projet qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le Conseil des ministres avant la fin de l’été". Un changement de calendrier qui accélère le passage du texte devant faciliter les procédures de licenciement et les accords d’entreprise, au détriment des accords de branche et de la loi. 
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Un appel à la mobilisation a déjà été lancé par la CGT pour une journée d’action le 12 septembre. "J’ai entendu cet appel, commente Edouard Philippe, mais j’ai le sentiment que les Français ont envie de solutions plutôt que de blocages," a-t-il encore supputé.

"Des gens sont outrés par le fait que certains gagnent beaucoup d’argent"

Le Premier ministre ne redoute pas davantage les révélations qui mettent en difficulté sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, laquelle a touché une rémunération de 4,7 millions d’euros en trois ans (2012-2014) chez Danone et réalisé une plus-value boursière de 1,13 millions avec la vente de ses stock-options au lendemain d’un plan social dans ce groupe où elle était DRH. "C’est une remarquable ministre, une très bonne connaisseuse des sujets […], selon le sentiment partisan du juppéiste. 
Elle a déjà été tellement remarquable comme ancienne directrice générale (2015-2017) de Business France, agence chargée d’aider les petites et moyennes entreprises à attirer davantage d’investisseurs étrangers en France, accusée d'avoir financé l'escapade de campagne présidentielle du candidat Emmanuel Macron auprès des électeurs expatriés à Las Vegas. 
"Il y a sans doute des gens dans ce pays qui sont outrés par le fait que certains gagnent […] beaucoup d’argent," a poursuivi Philippe. Je ne partage pas ce sentiment aussi longtemps que c’est légal et qu’on paye des impôts dessus." L'impôt a-t-il ce pouvoir de moralisation des profits sur la misère sociale ? 

Le Premier ministre annonce une baisse de la fiscalité

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"Nous allons baisser les impôts de plus de 10 milliards", promet-il, dans son entretien. La mesure concernera principalement les "actifs", excluant donc toujours les retraités, et sera compensée par une hausse de la CSG applicable à tous. Ce qui reviendra notamment à mettre à contribution les retraités, vaches à lait des pouvoirs de gauche. 

Il compte également réaliser dix milliards d’euros d’économie en 2018, qui seront votés à l’automne lors du premier projet de loi de finances du quinquennat, gros test pour la majorité. 


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Edouard Philippe annonce aussi des réformes structurelles dans les domaines de l’emploi et du logementmais sans donner de détails, suggérant donc de simples pistes de réflexion. 

Il promet encore des revalorisations de la prime d’activité et de l’allocation adulte handicapé
(AAH). 

Le premier ministre détourne l'attention de ses novices aux bras cassés

La langue de bois ne fonctionne plus guère. L'exécutif ne prétend plus entendre la colère des Français sans cesse sollicités sans retour. 

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Révélée dans la presse mercredi, le mécontentement des collectivités locales face à la leurs baisse de dotations est balayé d’un revers de main par le Premier ministre : "C’est quand même un monde !, s'est agacé le locataire de Matignon. Les socialistes ont baissé massivement les dotations aux collectivités sans concertation et ils hurlent au loup quand nous prenons des mesures pour ne pas augmenter les impôts. Ces 300 millions n’ont été enlevés à personne, car ils n’avaient été donnés à personne." Le Premier ministre assure toutefois qu’il n’y aura plus de baisse de dotations, si les collectivités "maîtrisent" leurs dépenses. 

Le décret annulant les dotations, signé le 20 juillet par ses soins, provoque depuis mercredi la colère de l’opposition, d’autant que le président Macron avait promis de ne plus procéder par des "baisses brutales" de dotations

Alors que certains de ses ministres inexpérimentés ont commis des erreurs que leur appartenance à la société civile n'a pas rendu meilleurs, le Premier ministre mis en cause a tenté de tacler l’opposition : "Les politiques aguerris peuvent aussi 'couaquer'," a-t-il estimé. 

Mais il reconnaît une période de rodage. "Seule compte l’efficacité", déclare-t-il en refusant de "passer son temps" à regarder les sondages : "Ceux qui ont cherché à gouverner au gré des sondages ont échoué." Tout comme ceux qui les ont balayés d'un revers de la main...

La confiance des Français en son action a chuté.  
"La confiance des Français 's'essouffle' (AFP) après l'épisode électoral et, selon une enquête de l'Ifop diffusée dimanche 2 juillet, une majorité d'entre eux se déclare à nouveau pessimiste (56%) pour l'avenir de leur pays. "Un quart seulement des personnes interrogées (26%) pens[ai]ent [déjà] qu'elles vivront mieux dans une dizaine d'années, contre 44% d'un avis contraire et 30% pour qui ce sera "pareil qu'aujourd'hui".
Selon une enquête d’opinion Ifop publiée le 23 juillet, la confiance a encore fondu à 52%, soit déjà sept points de moins qu’en juin. Et c'est voir le verre à moitié plein.
Un sondage réalisé par Internet les 1er et 2 août 2017 chiffre la désillusion de 40 % des Français des premières mesures économiques du gouvernement pour "affronter efficacement les  principaux problèmes" ...


Ce n'est pas encore la disgrâce, mais Macron n'aura pas connu de période d'état de grâce. Le chef de l’Etat ne cesse de reculer depuis son élection et la mauvaise séquence de juillet marquée par des contradictions de ministres, des manifestations affligeantes d'incompétence de jeunes députés ignares de tout mais pourtant bombardés à la vice-présidence de l'Assemblée.
Le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique, sympathisants, confirme que seulement 40 % des Français disent lui faire encore confiance : un recul de 5 points de plus en un mois. Ils sont désormais 55 % à ne pas lui faire confiance - soit un bond de 9 points en un mois - dont 21 % (+ 3 points) .

La nouvelle génération d'élus, des jeunes start-uppers prometteurs, nous disait-on, n'a encore pas fait ses preuves et le renouvellement de la vie politique reste à opérer.

lundi 31 juillet 2017

Irrité par l'indigence de ses ministres, Macron passe aux menaces

"C'est du pipi de chat", vos notes, aurait lancé Jupiter à ses ministres  

Emmanuel Macron a violemment taclé les ministres de son gouvernement

 
Confronté à une chute de sa popularité, à des polémiques et des cafouillages en série, le président de la République a mis en garde ses collaborateurs du gouvernement  lors du conseil des ministres du 12 juillet, tandis que les analystes s'accordent en outre à juger son premier ministre faible et peu maître des événements et des hommes.

La cote de popularité du président issu de la société civile est en forte baisse en juillet, avec 54 % de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Le Premier ministre Edouard Philippe enregistre également un reflux de huit points sur la même période, passant de 64 % à 56 % de satisfaits.

Tous les maux du chef de l’Etat seraient causés par l'équipe qu'il a lui-même constituée autour d'Edouard Philippe. A propos des notes qui lui sont transmises, "c’est du pipi de chat, ce qui me remonte actuellement de certaines de vos notes", leur aurait déclaré Emmanuel Macron, rapporte Le Figaro
La colère de Jupiter est d'autant plus vive qu'il avait vanté son recrutement de jeunes startupers qui devaient changer la face de la France, par la fraîcheur de leur vision et leur envergure entrepreneuriale.

"Vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu" 

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La pythie de l'Elysée leur prédit d'ailleurs un funeste avenir s’ils persévèrent dans cette voie. "Ne vous laissez pas enfermer dans le confort des documents rédigés par vos administrations. Certes, cela peut vous paraître sympathique et confortable de vous placer entre leurs mains. Mais vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu", aurait tonné Jupiter.

Le chef de l’Etat n'assume pas sa part de responsabilité. Il cherche toutefois à reprendre la main et revoit "sa méthode", assure Le Figaro. 
Sa cote de confiance a encore baissé : une chute de 8 points en un mois (et de neuf pour Philippe) confirmée par un sondage Harris Interactive diffusé vendredi 28 juillet depuis son arrivée à l'Elysée à la mi-mai, dans un contexte d'annonces de réduction des APL et de réforme de la CSG.
51 % des personnes interrogées qui lui font confiance "pour mener une bonne politique pour la France".

La cote de popularité d'Emmanuel Macron avait déjà connu une lourde chute, évaluée par un sondage Ifop publié le week-end dernier et il perd notamment 14 points auprès des sympathisants des Républicains, dont une part, les Constructifs, est représentée au gouvernement Philippe, selon cette enquête réalisée pour le site Délits d'Opinion.
Les poids lourds du gouvernement ne font plus non plus illusion.
Cette baisse concerne également les principaux membres du gouvernement, avec une chute de 8 points pour Nicolas Hulot (59%) ou encore de 5 points pour Jean-Yves Le Drian (54%) et de 40% pour Bruno Le Maire A l’inverse, d'autres, comme le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer (37%, +2), malgré le scandale des APB et du tirage au sort des bacheliers candidats à l'Université lequel est imputable à Najat Vallaud-Belkacem,  ou celle de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal (30%, +3), comblent en partie leur déficit de notoriété et voient leur cote progresser.Parmi les autres personnalités politiques, les premières difficultés de l'exécutif semblent profiter à Jean-Luc Mélenchon, qui gagne 4 points à 32% d'opinions favorables, loin derrière l'invisible et inaudible Alain Juppé toujours en tête de classement malgré un recul à 43%, (-1). 
Le Premier ministre enregistre, lui, une chute encore plus marquée, avec 49% d'opinions positives et 50% des Français ne lui faisant pas confiance.
Avec 24% des voix au premier tour, Macron connaît un revers prévisible de fortune.

samedi 1 juillet 2017

Confiance: les sondages d'Emmanuel Macron ont commencé à fléchir

Les difficultés commencent pour Emmanuel Macron

Le président de la République a perdu 3 points de confiance

Avec 24% des suffrages exprimés en faveur de Macron au 1er tour de la présidentielle et 25% d'abstention au second, les sondages sont d'autant plus trompeurs. Et le dernier baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine enfonce le clou. 

Le chef de l'Etat multiplie les apparitions en public sans parvenir à convaincre. Les apparences sont trompeuses, car l'impression d'un président de la République en plein état de grâce est fausse. 
Le premier ministre est en chute lui aussi.

Les Français sont méfiants, selon le baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine. Après un mois à la tête du pouvoir, Emmanuel Macron avait perdu 3 points. Certes, il reste 54 % de sondés à lui faire confiance.
Mais il est inquiétant qu'avec un tel score, il fasse moins bien que François Hollande il y a 5 ans : il n'avait amorcé sa chute qu'au mois d'août 2012. 
Il fait aussi beaucoup moins bien que Nicolas Sarkozy qui a vu, lui, sa cote de confiance monter entre juin et juillet 2007, passant de 63 % à 65 %.


Emmanuel Macron a perdu 3 points de confiance et Édouard Philippe 2 points lors du dernier baromètre Kantar


Cette baisse de la cote de confiance du Président vient d'ailleurs au lendemain des élections législatives que son parti a remportées avec une marge moins importante que prévu et dans un contexte de très forte abstention (57 % au second tour).

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Ces éléments indiquent que le début du quinquennat ne sera pas aussi facile qu'espéré par Emmanuel Macron, qui doit lancer ses réformes, dès la phase d'état de grâce, même théorique, mais qui commence à les reporter. Ainsi, la structure de sa cote de confiance montre que, si les catégories aisées sont au rendez vous (76 %, + 7), les catégories moyennes inférieures (47 %, - 4) et modestes (44 %, - 6) s'en vont. Ainsi les retraités (57 %, - 8), marqués par la future hausse de la CSG. Les choses sérieuses commencent maintenant.


samedi 20 mai 2017

Cote de confiance de Macron (45%), au plus bas en début d'un mandat de président

Comment l'information en continu a peu à peu ruiné l'état de grâce des présidents 

La presse de qualité a roulé au caniveau

Où est L'Express? Et Pierre Bergé ?
Installé par 
les organes de presse qui font commerce de leur proximité avec les acteurs politiques complaisants,  ainsi que par le culte de l'exclusivité, du scoop et du buzz, le règne de l'image et de l'immédiateté a valorisé l'info à chaud, superficielle, voire sensationnelle, mieux, compassionnelle et vertueusedésormais, (face aux réseaux sociaux hantés par les trolls ou aux sites d'information numérique animés par les manants, anarcho-révolutionnaires sans foi ni loi qui diffusent, sans filtres ni précaution, des informations que la presse institutionnelle s'évertue à dissimuler), au détriment des faits bruts, de l'analyse de l'information et de la réflexion à froid. Tout est frelaté, jusqu'au 'fact checking', d'abord inventé pour démonter les manipulations de chiffres, puis détourné pour contredire les opposants.
Les pertes de distance physique et de recul intellectuel ont produit une proximité stérilisante due au copinage d'intérêt économique des quelques magnats de la presse (les hommes d'affaires Pierre Bergé -Le Monde et - ou Patrick Drahi, en passant par Xavier Niel, époux de Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton - malgré une mise en examen de l'entrepreneur et son placement en détention provisoire à la prison de la Santé, Paris, pendant un mois en mai 2004, pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses 'peep-shows', méchante affaire blanchie par un non lieu rendu par le juge d'instruction ...Renaud Van Ruymbeke - , fille de Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, lequel habille, tant bien que mal, l'épouse sexagénaire du président Macron). 

La confiance accordée à Emmanuel Macron et Edouard Philippe est exceptionnellement basse pour un début de mandat, révèlent plusieurs études d'opinion

Si l'ex-banquier bénéficiera de l'"état d'urgence", le traditionnel "état de grâce" lui est en revanche d'ores et déjà retiré. En consultant les archives des cotes de popularité et de confiance, on trouve un seul Président sous les 50% après son investiture, Valéry Giscard d'Estaing. C'est certes une constante, eu égard à la désacralisation de la fonction par la presse d'argent aussi bien publique que privée, incapable de veiller à sa propre intégrité, donc à sa respectabilité et, au final, à sa crédibilité : l'état de grâce est de plus en plus court, comme est de plus en plus faible la confiance en la presse... Les deux pouvoirs se sont entraînés dans leur perte respective.

Cet état de grâce, c'est la période du début de mandat pendant laquelle l'exécutif affiche de bons scores de popularité dans les sondages et se trouve ainsi légitimé dans son action. Or, Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe ne bénéficient pas d'un "état de grâce" et les commentateurs ou presque s'accordent à dire que le défi du nouvel exécutif reste entier pour légitimer son action. 
L'attelage gauche-droite Macron-Philippe fait fi de la volonté populaire. Le jeune président Macron en a décidé ainsi d'autorité, comme il a eu recours à l'article 49.3 pour imposer - à quatre reprises- sa loi Travail contestée. Dans l'histoire de la cinquième République, presque tous les débuts de mandats ont été marqués par cet état de grâce. Sauf eux. Un sondage Elabe pour Les Echos et Radio classique indiquait ce jeudi qu'Emmanuel Macron affiche une cote de confiance de 45% (46% des sondés ne lui font pas confiance, et 9% sont sans opinion). Un niveau nettement plus défavorable que celui atteint par ses prédécesseurs au lendemain de leur investiture. On imagine pourtant mal que les commanditaires de cette enquête commerciale sont le pôle média du groupe LVMH et il faut donc s'attendre à ce que les stratèges de l'Elysée passent la commande informelle  d'une prochaine étude, au détour d'une quelconque action présidentielle, même anodine, qui déclenchera ni plus ni moins que l'enthousiasme.
Edouard Philippe, tout juste nommé, bénéficie pour sa part d'une cote de confiance de seulement 36%. 
Quant à la composition du gouvernement, elle reçoit 43 % d'approbation pour 23 % de mécontents, et 34% qui ne se prononcent pas, selon un sondage OpinionWay pour Tilder-LCI publié jeudi.

Un duo exécutif sous les 50%, ça ne s'est vu qu'une fois dans l'histoire de la Cinquième 

Et la situation était assez semblable à celle d'aujourd'hui : il s'agit de Valéry Giscard d'Estaing, président centriste élu en 1974, et de son Premier ministre de droite... Jacques Chirac. Selon le baromètre IFOP de l'époque, Giscard bénéficiait en début de mandat d'une cote de popularité de 44%, et son chef de gouvernement de 34%.

Ironie du sort, Valéry Giscard d'Estaing, avant Emmanuel Macron, "est le premier à avoir introduit ce concept des 100 jours et l'idée qu'il fallait aller vite, sur le modèle américain de Roosevelt et Kennedy. VGE estimait que le temps de l'audace est court et nécessite une urgence avant que les conservatismes n'empêchent l'action", justifient dans Les Échos (groupe Vuitton-LVMH) Vincent Martigny, professeur de science politique à l'Ecole polytechnique.
En 2002, Jacques Chirac affiche un taux de confiance de 53% après sa victoire contre Jean-Marie Le Pen et Lionel Jospin.

Les analystes ne manquent pas aujourd'hui pour dire avoir prévu l'absence d'état de grâce d'Emmanuel Macron

Faire l'amour au peuple est
devenu communication pure
Ils justifient la réserve du peuple par son score relativement modeste face à Marine Le Pen au deuxième tour. Avec 66,10 (vs Le Pen 33,90), Macron n'a pas fait le plein, enregistrant une défiance qui ne faiblit pas aujourd'hui. Egalement face au FN (Jean-Marie Le Pen, 17,79 %), en 2002, Jacques Chirac avait rassemblé 82,21 % .
Preuve que le projet du banquier Macron n'a pas su mobiliser autant que le prétendent les puissances d'argent (finance et presse mercantile en partenariat), le taux d'abstention atteint un record : 25,44% (plus de 12 millions de personnes), auquel il convient d'ajouter les taux de votes blancs, 8,51 %, et de votes nuls, 2,96%.

Ces analystes oublient juste qu'Emmanuel Macron n'a obtenu que 24,01 au premier tour de la présidentielle 2017, contre 21,30 à Marine Le Pen. 
Si on se réfère à l'élection de 2002, qui avait vu Jacques Chirac battre Jean-Marie Le Pen avec plus de 82% des voix (piqûre de rappel destinée aux journalistes militants) et environ 20% d'abstention, le taux de confiance du président Chirac au début de son deuxième mandat était de 53%, soit encore 9 points de plus qu'Emmanuel Macron.

Un état de grâce de plus en plus court est en rapport du rejet grandissant de la politique et de la presse

Le taux de confiance en début de mandat est mesuré depuis plus de 50 ans par l'Ifop, et c'est Charles De Gaulle qui détient le record, avec 67% de confiance en 1959. Il est suivi de Nicolas Sarkozy (65% en 2007, à la suite de J. Chirac), François Hollande (61% en 2012), Jacques Chirac (59% en 1995), François Mitterrand (51,76 % au second tour en 1981) et Georges Pompidou (54% de confiance en 1981 et en 1969 respectivement et VGE" (44% en 1974). Emmanuel Macron ferme donc la Marche...

Les cotes de popularité mesurées depuis 1978 par TNS Sofres lui inspirent une une autre leçon.
La réduction de la période d'état de grâce irait dans 'le sens de l'Histoire'... Ainsi, pendant le mandat de VGE, la courbe d'impopularité dépassa de la courbe de popularité en janvier 1981, en fin de mandat, alors que chez Mitterrand, les deux courbes se croisent en mai 1983, moins de 2 ans après son élection. Elles se croiseront dès octobre 1995 pour Jacques Chirac, dès décembre 2007 pour Nicolas Sarkozy, et dès septembre 2012 pour François Hollande, soit un "état de grâce" de quelques mois seulement. TNS Sofres évacue les causes,et ne distingue pas les causes personnelles, liées à l'incompétence et au dilettantisme de François Hollande, des raisons objectives telle que la crise financière mondiale qui s'est profilée à la fin 2007 - la crise des subprimes avait frappé le secteur des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis, dès juillet 2007 - pour s'étendre à l'Europe en 2008. 

A sa décharge,
Macron n'est pas aidé par le bilan et la cote de son prédécesseur, l'indécrottable François Hollande, lequel n'a pas l'excuse de la crise financière et économique internationale affrontée par Nicolas Sarkozy en 2008 et qu'a évoquée le nouveau président dans son discours d'investiture :
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Hollande n'avait pas eu à faire face à la crise financière et économique internationale qu'a affrontée Nicolas Sarkozy en 2008 et qu'a évoquée le nouveau président dans son discours d'investiture.

VOIR et ENTENDRE le président Macron établir sa filiation en rendant hommage à ses prédécesseurs, lors de son discours d'investiture:


Au moins, Emmanuel Macron avait mis en garde. La veille de son élection, il prévenait déjà qu'il n'y aurait "pas d'état de grâce" et qu'à "la minute d'après, rien ne sera acquis". Et pas seulement parce que c'est le "sens de l'Histoire" et que c'est comme ça ! Les chiffres lui donnent raison, puisque, selon la presse, il a toujours raison, quels que soient les indices et l'absence d'explication : ni crise formée, ni inconscience avérée.