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samedi 18 janvier 2020

Incroyable sondage : la cote de confiance de Macron remonterait, après plus de 40 jours de grève

La cote de confiance de Macron regagnerait 2 points, en dépit de la contestation sociale

Macron en rêvait, Elabe a osé le faire !

Résultat de recherche d'images pour "Elabe Sananes Les Echos"
Sananès et Elabe se paient notre tête
C'est comme si le locataire de l'Elysée n'était pas la source des "problèmes du pays" [sic!]... 
32% des personnes interrogées lui feraient confiance pour "affronter les problèmes du pays".

"Environ" 63% (-2) ne lui font pas confiance: et en démocratie, n'est-ce pas....
Mais l'AFP ne titre que sur une cote de confiance de Macron qui serait en hausse de deux points en janvier, sans considération de la marge d'erreur - notion évacuée - par les manipulateurs d'opinion, malgré plus d'un mois de mobilisation contre la réforme Macron des retraites, selon un sondage Elabe. Plus ça va mal, plus les prix des carburants flambent et les transports rament, plus Macron en profite ! 

Que va nous inventer Elabe d'ici la fin du mois, alors que Macron cristallise l'exaspération sociale sur sa personne, au point que  le mouvement se radicalise 

Qui peut croire que le chef de l'Etat gagne un total de quatre points en deux mois de luttes contre sa politique et son projet de reforme des retraites.  

"Macron progresse" - et non plus simplement sa cote de confiance, selon l'AFP-  notamment auprès de ses électeurs du 1er tour de la présidentielle 2017 (+4), insiste Elabe, mais aussi de ceux de François Fillon (+8), pour ne pas dire Les Républicains, comme de Jean-Luc Mélenchon (+6).

Il est vrai que Elabe satisfait une commande du groupe LVMH de l'homme d'affaires Bernard Arnault.
Son groupe de presse Les Echos et Radio Classique (qui inclut aussi Le Parisien) est chargé de la diffusion de cette carabistouille.

C'est le premier ministre qui trinque, bien que simple exécutant.
En première ligne dans le conflit sur les retraites, Edouard Philippe perd pour sa part un point, avec 29% d'avis positifs, et 63% (+1) ne lui font pas confiance. La plupart des récentes enquêtes donnent le couple exécutif stable ou en légère hausse, commente l'AFP.

Bien qu'en nette baisse (47%, -5), Nicolas Hulot reste en tête des personnalités politiques - qu'est-ce qu'on en a à faire ? - dont les Français ont une image positive, devant Nicolas Sarkozy (32%, -1), Jean-Yves Le Drian (30%, =) et Xavier Bertrand (30%, +1). Invraisemblable fourre-tout.

vendredi 25 octobre 2019

Les Français approuvent le mouvement social à la SNCF, malgré le parti-pris anti-cheminot de la presse gouvernementale

52% des Français contredisent les reportages hostiles au mouvement social à la SNCF

Une majorité de sondés partage la colère sociale à la SNCF, selon une commande de sondage de BFMTV à Elabe

Plus d'un Français sur deux pense que les agents de la SNCF ont eu raison de cesser le travail, le week-end dernier. 47% qui estiment qu'ils ont eu tort n'ont toujours pas compris que la sécurité à la SNCF est une garantie nécessaire à tous et non pas un acquis social.

Pourtant, Elabe interroge de manière biaisée sur la "cessation de travail" d'agents SNCF et non pas sur le fond du sujet, leur "droit de retrait" en cas de mise en danger de la vie d'autrui,
comme suite à l’accident d’un TER dans les Ardennes, quand un convoi exceptionnel est resté bloqué sur un passage à niveau, provoquant une collision avec le train et faisant onze blessés.

En estimant que les agents de la SNCF ont eu raison de "cesser le travail",
les 52% de Français ne se sont pas prononcés sur le "droit de retrait" des fonctionnaires de l'Etat. Elabe ne mentionne pas le "droit de grève", grève-sauvage" (selon Edouard Philippe) ou "grève-surprise" (selon Guillaume Pépy), mais évoque une "cessation de travail", comme on parle de victimes qui ont "perdu la vie" pour occulter le tabou de la mort.
Parmi les différentes catégories sociales de la population, les 25-34 ans jugent à 60% qu'ils ont eu raisonles 18-24 ans (57%) et les ouvriers (60%) soutenant le plus la cessation de travail des agents SNCF. Le soutien à cette cessation de travail est en revanche minoritaire parmi les personnes âgées de 65 ans et plus (43%).

A noter que les usagers (réguliers et occasionnels) de TER, Intercités et Car Ter SNCF estiment plutôt que les agents SNCF ont eu raison de cesser le travail (57%), alors que les personnes qui n’utilisent jamais ces moyens de transports estiment évidemment qu’ils ont eu tort (52%).

Politiquement, la cessation de travail d’agents SNCF clive fortement entre les différents électorats. 
A 71%, les électeurs de J-L. Mélenchon estiment que les agents SNCF ont eu raison), comme ceux B. Hamon, 65%, et de M. Le Pen, 56%,  alors que les électeurs de F. Fillon [tiens, les revoilou, quand on a besoin d'eux : notons que les manipulateurs d'Elabe et leur patron Bernard Sananès préfèrent ne pas citer l'électorat Les Républicains...] à 75% et d’E. Macron à 62% les désapprouvent au contraire.

Plus des trois quarts des Français jugent nécessaire la présence d’un contrôleur dans chaque TER

Résultat de recherche d'images pour "droit de retrait"
78% des Français jugent nécessaire la présence d’au moins un contrôleur dans chaque TER, en plus du conducteur - actuellement laissé seul - à bord, même s’il est équipé d’un dispositif "équipement agent seul", selon l’ensemble des catégories sociales de la population et l’ensemble des électorats. Les 21% qui estiment que cela n’est pas nécessaire sont probablement ceux qui ne prennent pas le train. 

Deux tiers des Français considèrent que les mobilisations sociales vont s’amplifier dans les semaines à venir

66% des Français considèrent que les mobilisations sociales vont s’amplifier dans les semaines à venir, notamment dès le 5 octobre, 28% qu’elles vont rester les mêmes et 5% qu’elles vont se réduire.

L’évaluation des mobilisations sociales est fortement corrélée avec l’âge, plus on est âgé et plus on estime [ou on espère, quand on est un retraité maltraité par Macron] que les mobilisations sociales vont s’amplifier : les personnes âgées de 65 ans et plus sont 77% à partager cette opinion, les 50-64 ans 72%, les 35-49 ans 69%, les 25-34 ans 50% et les 18-24 ans 45%.

L’ensemble des électorats estime majoritairement que les mobilisations sociales vont s’amplifier : M. Le Pen (76%), J-L. Mélenchon (72%), B. Hamon (69%), les abstentionnistes (69%), et un étrange tandem, une nouvelle fois atellé par Elabe, E. Macron (61%) et F. Fillon (60%).

Les Français font plutôt confiance aux syndicats pour défendre les salariés…

Résultat de recherche d'images pour "droit de retrait"Coup de sabot de l'âne Sananès aux Gilets Jaunes, 53% des Français font confiance aux syndicats pour défendre les salariés (13% tout à fait et 40% plutôt) et 46% ne leur font pas confiance (13% pas du tout et 33% pas vraiment).

Plus on est jeune et plus on fait confiance aux syndicats pour défendre les salariés, ce qui contredirait totalement la culture syndicale en France sur plusieurs générations : les 18-24 ans sont 68% à leur faire confiance, même si par ailleurs ils ne votent pas aux scrutins politiques majeurs, les 25-34 ans 61%, les 35-49 ans 55%, les 50-64 ans 52% et les personnes âgées de 65 ans et plus 43%.

Politiquement, la confiance vis-à-vis des syndicats de salariés est un sujet fortement clivant entre d’un côté, les électorats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2017 de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon qui font très majoritairement confiance aux syndicats, respectivement 79% et 67%, et d’un autre côté, les électeurs de François Fillon qui sont 71% à ne pas leur faire confiance. A ce propos, considérant le chamboulement politique de 2017 et les retournements de vestes tout azimuth, on s'interroge une nouvelle fois sur la capacité d'Elabe à identifier un électeur de Fillon ou de Benoît Hamon en 2019 et sur la fiabilité des analyses ce cette entreprise commerciale de sondages de commande. 

Entre les deux, les autres électorats sont plus partagés : les abstentionnistes sont 55% à leur faire confiance, les électeurs d’Emmanuel Macron 46% et ceux de Marine Le Pen 45%.

Mais les Français seraient plus sévères sur l’efficacité de l'action syndicale…

Au moment des élections professionnelles, Elabe décrédibilise les syndicats.
55% des Français estiment que l’action des syndicats de salariés n’est pas efficace (11% pas du tout et 44% pas vraiment) et 44% qu’elle est efficace (6% très et 38% plutôt). Ces chiffres n'ont rien de scientifique, mais Elabe en donne une présentation péremptoire qui ne laisse aucune place au doute, puisqu'il exclut l'usage du conditionnel de rigueur.

Le jugement de l’efficacité de l’action des syndicats est corrélée à l’âge, plus on est âgé et plus on considère que leur action n’est pas efficace : une contre-vérité que les 'fact-checkers' ne manqueront pas de démonter. Encore que...
Les personnes âgées de 65 ans et plus sont 64% à la juger "pas efficace" - parti-pris négatif, puisque les sondés ne sont pas appelés à les juger sur leur "efficacité" - les 50-64 ans 58%, les 35-49 ans 54%, les 25-34 ans 45% et les 18-24 ans 41%.

Politiquement, ce sont les électeurs de F. Fillon (71% pas efficace) qui jugent le plus sévèrement l’efficacité de l’action des syndicats de salariés. Que Sananès nous dresse le portrait-type de l'électeur fillonniste en 2019 !... Suivent les électeurs de M. Le Pen (66%), d’E. Macron (60%) et les abstentionnistes (52%). Alors que les électeurs de J-L. Mélenchon et de B. Hamon sont une majorité à juger l’action des syndicats de salariés efficace, respectivement 62% et 54%.

Et les sondés d'Elabe seraient partagés sur le rôle des syndicats étendu à l'ensemble de la société française.

Résultat de recherche d'images pour "syndicats"
Sananès  poursuit son travail de casse des syndicats, en novembre à la SNCF.
51% des Français considèrent que les syndicats de salariés sont plutôt un élément de blocage de la société et 48% qu’ils sont plutôt un élément de dialogue.
Socialement, les catégories sociales populaires estiment davantage que les syndicats sont un élément de dialogue (61%) alors que les retraités - décidément des alliés de Macron sur le dossier des syndicats - les considèrent plutôt comme un élément de blocage (61%).

Politiquement, cette question clive fortement entre d’un côté, les électorats de J-L. Mélenchon et de B. Hamon (?) qui considèrent majoritairement les syndicats de salariés comme un élément de dialogue, respectivement 72% et 62%, et d’un autre côté les électorats d’E. Macron, de F. Fillon (?) et de M. Le Pen qui estiment majoritairement qu’ils représentent plutôt un élément de blocage de la société française, respectivement 75%, 62% et 60%.
Le sujet du  "droit de retrait" n'est pas abordé.

jeudi 14 février 2019

Gilets jaunes : un sondage de désapprobation du mouvement conclut la campagne de dénigrement du gouvernement

Macron l'a voulu et il l'a eu, son sondage: avec les media, dont BFMTV, Elabe l'a exaucé

C'était la suite logique de la campagne de presse pour le retournement de l'opinion


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Les sondés d'Elabe sont-ils pour la baisse du pouvoir d'achat et des pensions de retraite
et la hausse des taxes et de la CSG ?



Si on en croit un sondage Elabe pour BFMTV, 56% des Français voudraient que les Gilets jaunes stoppent les manifestations le samedi.
Image associée
C'est le fruit d'une campagne-éclair de dénigrement menée par des commerçants impactés  et par quelques maires (de "France urbaine") tout aussi Macron-compatibles, mais surtout  par la presse aux ordres (au premier rang de laquelle BFM), mettant en balance le coût de la mobilisation en termes de dégradations par des marginaux et  la défense du pouvoir d'achat de tous, au prix de sacrifices de quelques-uns, les commerçants qui se sont mobilisés pour leur manque à gagner, ainsi que d'une certaine baisse de la consommation, dont on a dramatisé le recul, bien que pré-existant au mouvement, depuis avril.

Les maires de Marseille ou Lille 
n'ont manifesté aucune exaspération...
Les propagandes gouvernementale et médiatique associées ont évacué le fait qu'une baisse du pouvoir d'achat entraîne une baisse de la consommation... Soit les sondés se sont laissés manipuler, soit ils n'existent pas dans la proportion avancée par Elabe.
Ancien président-directeur général de CSA, Bernard Sananès, Elabe, n'est pas légalement tenu de publier ni les identités, ni les réponses de ses sondés et joue sur du velours. Comme les autres entreprises commerciales de sondage, il peut faire sa petite tambouille.
Bernard Sananès est à la fois entrepreneur et journaliste, mais avant tout acteur politique.
Dès l'âge de 25 ans, il s'oriente vers la politique en devenant
en 1988 responsable de la communication du groupe parlementaire Union du centre à l’Assemblée nationale. L'UDC est un groupe parlementaire formé par les députés du Centre des démocrates sociaux (CDS qui trouve son origine au MRP) séduits par la démarche de Michel Rocard, mais néanmoins décidés à sauvegarder l'unité du centre, tiraillé entre le maintien dans l'UDF (alliée au RPR) et le ralliement à la majorité de gauche. L'UDC est présidée par Jacques Barrot. Sananès est alors déjà Juppéiste avant l'heure.En mars 1989, il est candidat soutenu par le CDS aux élections municipales à La Seyne-sur-Mer. Il rassemble 3,16 % des suffrages.En 1990, il est nommé directeur conseil chez Euro RSCG Public, mais revient à la politique deux ans plus tard auprès de Bernard Bosson, ministre UDF de l’Équipement, du Transport et du Tourisme, dont il devient le conseiller en communication. Or, Bernard Bosson, au titre de secrétaire général du CDS, est mis en examen en 1997 pour "recel d'abus de biens sociaux et recels d'abus de confiance", puis en 1998, avec Pierre Méhaignerie (ancien président du mouvement) et Jacques Barrot, au sujet d'un financement occulte du parti. Les trois anciens dirigeants font l'objet, en février 2000, d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Paris, amnistiée par la loi no 95-884 du 3 août 1995 portant amnistie.A la fin des années 90, chez Euro RSCG C&O, il conseille des hommes politiques et des ministres, dont Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez ou Xavier Bertrand, avant de retourner au service d'EDF.En décembre 2010, il est nommé président-directeur général de l’Institut CSA, filiale du Groupe Bolloré depuis 2008. CSA crée alors un partenariat avec BFM TV lors des soirées électorales de 2014 et de 2015 et Sananès devient un consultant régulier de la chaîne d’information en continu, notamment au côté d'Alain Marschall.Le 20 avril 2015, il annonce sa démission pour se consacrer au lancement d'une nouvelle structure d'études et de conseil dénommée Elabe (juin 2015).
Elabe travaille en partenariat avec plusieurs media et think tanks
pour diffuser ses études.
Ainsi publie-t-il, chaque semaine, un sondage nommé "L’Opinion en direct" sur l’actualité pour BFMTV, un baromètre sur l’évolution de la popularité des personnalités politiques est également diffusé chaque mois par Les Echos et Radio Classique.
Des questions d’actualité sur des thématiques économiques et sociales, comme l’économie collaborative, la formation professionnelle ou l’apprentissage par exemple, sont également publiées une fois par mois par Les Echos et l’Institut Montaigne.Résultat de recherche d'images pour "Sananes"
Le 31 janvier 2018, Elabe publie, en partenariat avec Atlantico, une étude intitulée "Les mots de la France 2017" concernant les représentations qu’ont les Français de leur pays.BFM est une filiale d'Altice, ex-SFR Group, possédant en outre de Libération ou encore L'Express., le Groupe Les Echos est le pôle média du groupe LVMH, l'Institut Montaigne est groupe de réflexion (think tank) d'orientation libérale, comme Macron, et Atlantico est un site "pure player" au conseil de surveillance duquel on remarque Christian de Villeneuve, ancien directeur de la rédaction du Parisien, du Journal du dimanche - propriété du groupe LVMH et membre du Groupe Les Echos-Le Parisien et de France-Soir, depuis 2015, année de création d'Elabe...

"Gilets jaunes: la lassitude commence à se faire sentir dans l’opinion", assure Elabe

Les grands groupes de commerce de luxe ont lancé leurs media
et l'entreprise commerciale Elabe a pondu son sondage 
Voici le verbatim de l'analyse du sondage sur-mesure pour l'Elysée:
L’effet de lassitude commence à se faire sentir, même si le mouvement des gilets jaunes reste approuvé par une majorité
Sous l’effet du grand débat national et des interventions d’Emmanuel Macron [estime Elabe], son électorat se détourne du mouvement des gilets jaunes et se ressoude derrière le Président de la République [sic]
Le doute semble s’immiscer parmi les électeurs de Marine Le Pen, soutiens de la première heure
Les manifestations du samedi semblent « dénaturer » le mouvement et les revendications initiales des gilets jaunes
Si elle reste majoritaire, l’approbation de la mobilisation des gilets jaunes est en recul de 5 points (58%) en deux semaines.
Près de trois mois après le début de la mobilisation, 58% approuvent (soutien et sympathie) le mouvement des « gilets jaunes ». Par rapport à la mesure du 30 janvier [un choix de participation haute ! sans rapport avec la période de trêve des confiseurs...], elle est en baisse de 5 points. Dans le détail, 25% (-1 points) des Français soutiennent la mobilisation, 33% (-4) expriment de la sympathie pour la mobilisation.

A l’inverse, le cumul opposition et hostilité est en hausse de 7 points, à 31%. Dans le détail, 16% (+4) y sont opposés, 15% (+3) y sont hostiles.
11% (-1) sont indifférents à la mobilisation.

Dans le détail, l’approbation (soutien et sympathie) reste majoritaire auprès des classes populaires (69%, -3) et classes moyennes (60%, -4). Auprès des retraités, elle est en recul de 11 points (52%). L’approbation est minoritaire auprès des cadres, et en très net recul (29%, -19).

D’un point de vue politique, c’est principalement auprès de l’électorat d’Emmanuel Macron que le recul s’opère : alors que 43% approuvaient la mobilisation il y a deux semaines, ils ne sont plus que 27%, soit un recul de 16 points.

En revanche, l’approbation reste intacte auprès de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (78%, +1). Auprès de l’électorat de François Fillon, à la faveur d’une hausse de l’opposition et de l’hostilité (50%, +10), le sentiment d’approbation devient légèrement minoritaire (44%, -4).

S’il est en retrait auprès de l’électorat de Marine Le Pen, il reste très largement majoritaire : 73%, -9.
13% (-3) des Français se disent « gilets jaunes », et 47% (-5) sont des « soutiens ».

Trois mois après le début du mouvement quand 20% des Français se disaient « gilets jaunes », ce taux est aujourd’hui de 13%. Par rapport au mois dernier, ce chiffre est en recul de 3 points. Dans le détail, la proportion d’individus se déclarant « gilets jaunes » est notamment en recul de 4 points auprès des classe populaires (20%).

D’un point de vue politique, 20% des électeurs de Marine Le Pen se sentent « gilets jaunes », mais ce taux est en baisse de 15 points en un mois. Il est également en recul de 6 points auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (16%).

La volonté que le mouvement s’arrête (56%) devient majoritaire pour la première fois depuis le début de la mobilisation.
Alors que les opinions étaient relativement stables (et très partagées) depuis mi-décembre sur la suite à donner au mouvement, le souhait de poursuite du mouvement devient pour la première fois minoritaire après un recul de 11 points en un mois : 43%. A l’inverse, 56% estiment que la mobilisation doit s’arrêter (+11).

Près de trois mois après le début de la mobilisation, 80% des cadres estiment qu’elle doit s’arrêter, un score en très forte hausse en un mois (+31 pts). Ce sentiment devient également majoritaire auprès des classes moyennes (58%, +15). Auprès des classes populaires, le souhait de poursuite reste légèrement prédominant (55%), mais recule de 10 points.

D’un point de vue politique, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon restent ceux qui souhaitent le plus largement une poursuite du mouvement (64%), malgré un recul de 9 points. Le recul est plus net auprès de l’électorat de Marine Le Pen (-12), qui se trouve aujourd’hui assez partagé entre la poursuite (57%) et l’arrêt (43%) du mouvement. La fin du mouvement est assez largement réclamée par les électeurs de François Fillon (73%, +12) et d’Emmanuel Macron (89%, +14). [Ensemble]
Deux Français sur trois estiment que les manifestations du samedi ne reflètent plus les revendications initiales des « gilets jaunes » [Elabe est progressivement passé de l'incertitude à l'affirmation...]
64% affirment que les manifestations qui ont lieu les samedis se sont éloignées des revendications initiales du mouvement des « gilets jaunes ». A l’inverse, 36% pensent qu’elles les portent toujours.

Si 82% des personnes se définissant encore comme « gilets jaunes » estiment que les manifestations du samedi portent encore les revendications initiales du mouvement, ils ne sont que 47% auprès des personnes soutenant les « gilets jaunes » (53% pensent qu’elles s’en sont éloignées). Concernant les opposants au mouvement, ils sont 90% à penser que les manifestations du samedi se sont éloignées des revendications initiales. [C'est la phrase de conclusion]

Résultat de recherche d'images pour "manipulation des sondages"On note la répétition en nombre du mot "recul", martelé. 
La conclusion est en conformité avec la campagne intensive menée par la presse officielle tous ces derniers jours, à l'initiative de l'Elysée et avec la complicité d'Elabe. Les commerçants incriminent les Gilets jaunes, mais eux ni Elabe ne prend en compte le commerce en ligne et les GAFA, et les maires refusent de payer les dégâts des groupuscules anticapitalistes...
Depuis ce matin, sourire en coin, Sananès est omniprésent sur BFM. On attend d'autres résultats de sondage sur la même ligne. 

Dès le 13 février, LCI (groupe Bouygues) a relayé le sondage Elabe commandé par sa rivale BFM...


samedi 11 novembre 2017

Un sondage libellé pour positiver les six premiers mois de Macron

Un Français sur deux n'est toujours pas convaincu

Le sondage Elabe pose des questions consensuelles...
53 % des sondés estiment que le président de la République "fait de la politique autrement"… Et alors?
Si 50% des Français jugent qu'il est encore trop tôt - après six mois dits d' "état de grâce" ! et alors que le président a construit sa com' sur sa jeunesse et son activisme - pour juger l'action d'Emmanuel Macron, tout est à craindre pour la suite. Ils sont déjà 37% à la juger décevante, alors que seulement 12% s'en déclarent satisfaits. Le sondage Elabe publié lundi positive à la demande de BFM TV, mais ne rassure pas

Parmi les réformes jugées "marquantes" (sic) du président Macron, 
37% des Français citent la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée),
suivie de la réforme du Code du travail (35%),
puis de la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages (34%), selon le sondage. 
Viennent ensuite la baisse de cinq euros des APL (Aides personnalisées au logement) (29%) 
et le remplacement de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) par l'IFI (simple impôt sur la fortune immobilière) (27%). 
Sauf que "marquant" ne signifie pas "approuvé", mais très médiatisé... Les sondés n'ont pu rater ce top 5 de l'actualité : la com' de l'Elysée les matraque, mais si ces informations ont laissé une trace, les Français sont-ils pour autant d'accord avec ces réformes et celles-ci sont-elles appréciées? Le sondage ne le dit nullement. L'avenir dira si elles auront laissé un souvenir durable ou cuisant...

L'opinion est en revanche 'marquée' par l'insulte de Macron stigmatisant de supposés "fainéants" 
A propos de trois promesses de la campagne électorale d'Emmanuel Macron, 53% des Français estiment qu'il "fait de la politique autrement" (?) (contre 46% qui ne le pensent pas), 49% qu'il "dépasse les clivages politiques" (contre 50%) et 43% qu'il "transforme le pays" (contre 56%). 
"Autrement" est tout aussi ambigu... Loin d'exprimer un jugement de valeur, le terme évoque le constat d'un simple changement, positif ou non.

Interrogés sur les déclarations et les décisions les plus "marquantes" du chef de l'Etat, les sondés sont 40% à mettre en tête sa petite phrase selon laquelle il ne cèdera pas "aux fainéants" sur la réforme du Code du travail, 
puis la démission du Chef d'Etat-Major des Armées le général Pierre de Villiers (29%),
enfin la phrase "foutre le bordel" à propos de l'action des syndicats lors d'une visite en Corrèze (24%). 

Sondage réalisé sur un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées par Internet les 3 et 4 novembre 2017, selon la méthode des quotas.
20 Minutes et l'AFP osent citer l'institut commercial de sondage, Elabe, et ses commanditaires! Ex-patron de CSA à l'affaiblissement duquel il a contribué, le journaliste Bernard Sananes, chef manipulateur de l'opinion à Elabe et collaboratuer à Télé-Macron (BFMTVn'est pas seulement transparent, mais grossièrement servile et insultant de l'intelligence des Français.

mercredi 24 août 2016

Un sondage d'Elabe déclare déjà la guerre à Sarkozy

L'entreprise de sondages additionne la gauche et les opposants de Sarkozy à la primaire...

La primaire à droite n'a pas encore départagé les prétendants que Bernard Sananès lâche les chevaux

Près de 8 Français sur 10 (79%) et une faible majorité des proches de la droite et du centre ne voudraient pas voir Nicolas Sarkozy élu président en 2017, selon un sondage Elabe réalisé à chaud, le lundi 22 août, à peine faite l'annonce de sa candidature à la primaire pour la présidentielle.
Par ailleurs, 67% des personnes interrogées disent préférer - comme Bernard Sananès (ci-contre, à droite) - Alain Juppé à l'ancien chef de l'Etat, crédité de 29% d'opinions favorables. Ce qui, en vérité, reflète la préférence de la majorité: face au candidat de la gauche, plutôt un septuagénaire glacial que son cadet. 

A la question, "souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit élu président de la République en 2017 ?", seuls 21% des Français interrogés répondent "oui", contre 79% d'un avis contraire, selon cette enquête pour... BFMTV diffusée mardi 23...

Une majorité de proches de la droite et du centre (54%, contre 46%) ne souhaitent pas non plus qu'il soit élu. Inversement, auprès des seuls sympathisants des Républicains, coeur de cible de la primaire, Nicolas Sarkozy recueille 65% d'avis favorables, contre 35% qui ne souhaitent pas son élection. Les deux-tiers des proches de LR (63%) disent également préférer l'ancien chef de l'Etat à Alain Juppé (36%).

Enfin, si 73% des personnes interrogées le juge "déterminé" et 67% "dynamique", la campagne médiatique de peur menée par la gauche réussit à impacter l'opinion. Pas étonnant que 59% des personnes sélectionnées se déclarent  "inquiètes". Attendons de voir si Elabe interrogera son échantillon sur la "peur" que susciterait l'élection de Hollande ou... Valls.

Pour près d'un Français interrogé sur deux (49%), Sarkozy a la stature d'un président de la République

Ce qui suffirait à le faire aller au second tour. Seulement 37% le jugent "capable de réformer le pays" et 28% "capable de rassembler les Français", mais il est décrit comme "déterminé" (73%), "dynamique" (67%) et "courageux" (54%).

L'échantillon exploité par Elabe n'a pourtant pas pu prendre connaissance des points forts de son programme. Le sondage est paru en même temps que le livre de Sarkozy, comme si Elabe voulait prendre les sondés et le candidat de vitesse.

Auprès des sympathisants LR, le portrait dépeint est encore meilleur, même si les faiblesses exprimées précédemment restent relativement présentes. Or, les intentions de vote chez Les Républicains se répartissent actuellement entre... 13 candidats:
Alain Juppé
, "l'identité heureuse» qui fait la course en tête
Nicolas Sarkozy
, lancé à la reconquête
François Fillon
, candidat de la "rupture" thatchérienne
Bruno Le Maire
, la carte du "sang neuf"
Nathalie Kosciusko-Morizet
, l'électron libre
Jean-François Copé
, représentant d'une "France décomplexée"
Nadine Morano
, la patriote 
Hervé Mariton
, le candidat de la Manif pour tous
Jean-Frédéric Poisson
, le successeur de Christine Boutin
Frédéric Lefebvre
, le candidat hors-système 
Geoffroy Didier
, le jeune loup
Jacques Myard
, le souverainiste
Henri Guaino
, le dernier gaulliste

Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 août, après l'annonce de la candidature Sarkozy à la primaire de la droite, auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.