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lundi 1 janvier 2018

Macron, un monarque plus conservateur que libéral

Le souverain républicain a-t-il les défauts du  conservateur sans les qualités du libéral ?

Macron peut être tout, sauf socio-démocrate

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Macron est-il autant apprécié à l'étranger
que ce qu'en dit la presse hexagonale ?
Détricottage des lois sociales, traque des chômeurs susen dit la presse hexagonale ?pects, mesures sécuritaires… Si l'Auvergnat était une référence, plutôt que Pompidou, l'ex-banquier épouse finalement bien plus la dérive droitière de la seconde période du mandat de Valéry Giscard d’Estaing que son libéralisme sociétal. Emmanuel Macron est-il l’héritier politique de VGE, un lointain prédécesseur du siècle dernier  à la tête de l’Etat de 1974 à 1981, comme on l’entend souvent, avec le secret espoir que le balancier de l'Histoire ramènera un socialiste à l'Elysée comme Mitterrand à la suite de Giscard ?

Si les deux hommes ont la volonté de jeter un pont entre la droite et la gauche, un bipartisme qui structure la vie politique depuis la Révolution française (avec des exceptions impériales, royalistes et vichysoise) et si leur engagement pro-européen est identique, seul VGE a mené une vraie politique libérale au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire à la fois sur le plan économique et sociétal. Et encore brièvement, durant la première partie de son septennat, entre 1974 et 1976.
Ensuite, il a entamé une dérive de plus en plus droitière, notamment après les législatives de 1978 que la gauche a perdues, le sommet en étant la loi sécurité et liberté de 1981, entrée en vigueur juste avant sa défaite face à Mitterrand. 
C'est toutefois son réformisme qui eut raison de sa candidature à un second mandat: Valéry Giscard d'Estaing avait abaissé l'âge du droit de vote et en accordant leur préférence à François Mitterrand, les électeurs de 18 à 21 ans, avait largement contribué au succès du troisième dans les sondages, devant Rocard, le deuxième, et VGE, le premier, à 61%...

Macron, lui, est idéologiquement à l'image de ce VGE seconde manière  

Giscard avait manqué le coche de la dissolution de l’Assemblée nationale en mai 1974. Alors que Macron est encombré de la pléthore d'arrogants incompétents de la sienne, VGE n'a plus jamais été en mesure de constituer une majorité à sa main. Il a donc dû composer avec le RPR de Jacques Chirac (son Premier ministre jusqu’en août 1976), notamment en s’appuyant sur des personnalités comme Jacques Chaban-Delmas, son adversaire malheureux - bien que favori - de la présidentielle, car contrecarré par les durs du parti gaulliste qui jugeait préoccupante sa "nouvelle société" concoctée avec l’aide d’un socialiste, Jacques Delors, père de Martine Aubry. Nul ne peut savoir si Macron aurait davantage ressemblé à Chaban, si ce maire de ...Bordeaux (!) était parvenu au sommet de la pyramide, comme lui, à la faveur de l'échec de Juppé, favori des sondages et cocu de la farce présidentielle. 

En dépit de ce handicap, outre des réformes économiques qui ont bénéficié des Trente Glorieuses (période exceptionnelle de croissance qui profita à presque tous les pays industrialisés, de la fin de la seconde Guerre Mondiale jusqu'au premier choc pétrolier, soit de 1945 à 1973) - comme Macron, de la reprise de la croissance en Europe - , en commençant à sortir le pays de la gangue du capitalisme d’Etat hérité du général de Gaulle et à le maintenir à flot malgré la crise de 1973-1979, VGE avait changé durablement le visage de la France : majorité à 18 ans (il le paiera cher), autorisation de l’avortement (IVG), remboursement de la pilule, divorce par consentement mutuel, émancipation du service public de la radio-télévision (disparition de l’ORTF), possibilité pour les parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel, etc. La situation de plein emploi autorisait les réformes sociétales que Hollande voulut entreprendre en temps de chômage. Soucieux de laisser un nom dans l'Histoire, VGE -descendant d'une fille supposée bâtarde du roi Louis XV - serait bien allé jusqu’à légaliser l’union entre personnes du même sexe, mais les esprits n'étaient pas mûrs. Macron, lui, a épousé une femme de 24 ans son aînée, qui pourrait être sa mère.

Image associéeBien que disposant d’une majorité dévouée, pour ne pas dire à sa botte, mais impréparée, Macron n’a pas eu ces ardeurs réformatrices, bien au contraire. Alors qu’il a les pleins pouvoirs et une opposition en chantier de reconstruction, il a mis sous le boisseau ses promesses relatives aux libertés, quand il ne les a pas purement et simplement violées. L'agression politique d'un peuple entier passe mieux, de nos jours, que le harcèlement sexuel. 
Ainsi, sa loi sur la sécurité intérieure a transcrit dans le droit commun les dispositions de l’Etat d’urgence les plus attentatoires aux libertés (en particulier en transférant des pouvoirs importants à l’autorité administrative, au détriment du juge judiciaire, juge des libertés), alors qu’il avait durement critiqué les dérives de Hollande durant sa campagne. 
De même, sa politique d’immigration est exactement à l’opposé de sa promesse de solidarité avec les réfugiés et n’a rien à envier à ce qui s’est fait de plus inhumain dans le passé. 

Côté sociétal, les réformes de la PMA ou de la fin de vie ont été renvoyées sine die. La seule réforme d’essence libérale dont il peut être crédité concerne la moralisation de la vie publique. 

Un piètre bilan provisoire, voire un voeu pieux dans les faits, alors qu’il a tenu ou s’apprête à tenir l’ensemble de ses promesses économiques qui ne sont pas précisément "de gauche" (suppression de l’ISF, réforme du code du travail ou chasse aux "faux chômeurs", en oubliant la fraude fiscale ou le travail au noir), dans un contexte européen favorable de reprise engagée depuis plusieurs mois chez nos voisins. Hollande n'a pas su en profiter, mais Macron non plus, qui était déjà à l'Elysée comme conseiller du premier, puis grand maître de Bercy.

Loin d’être libéral, Macron se révèle être un conservateur 

A l’usage du pouvoir, il n'est clairement pas un réactionnaire comme ses opposants LR, de l'avis des média partisans de la majorité. Il tend à d'inscrire dans la plus pure tradition française, exactement comme l’a été VGE seconde période, celui qui a couru après sa droite, faute d’avoir pu rallier une gauche, alors prise en otage par un Parti communiste aligné sur Moscou. 

Ce mimétisme giscardien se retrouve d’ailleurs jusque dans sa mise en scène monarchique de l’exercice du pouvoir (Champs-Elysées en carrosse blindé, anniversaire au château de Chambord, y compris sa participation à la chasse aux sangliers (photo ci-dessous); 
Photo occultée par l'Elysée d'un pro-chasse honteux
Résultat de recherche d'images pour "macron chasse"
VGE en chasse
la chronique de sa vie, y compris familiale, avec sa duègue partout à son côté, en cuir, à l’Elysée contée par Paris Match) ou encore dans sa volonté de s’adresser directement aux Français sans l’intermédiaire de media froissés dans leur ego mais rampants qu’il méprise donc ouvertement - sauf lorsqu’ils oublient de se montrer critiques - au risque de saper un pilier de la démocratie, là aussi à l’exact inverse de ce qu’il promettait.
Certes, le quinquennat n’est vieux que de sept mois. Mais l’Histoire montre que les réformes de société ne passent qu’en début de mandat, pas à la fin. VGE l’avait compris, tout comme Mitterrand, qui n’a pas tardé à abroger la peine de mort et à libéraliser les media audiovisuels, tout en créant une chaîne à péage.

En faisant traîner le vote de la loi sur le mariage pour tous afin de mieux diviser la droite, Hollande a juste réussi à dresser deux France l’une contre l’autre et à empêcher durablement toute autre réforme sociétale, ce qui a précipité sa chute.
 
Bref, le "vieux monde" est toujours en place, plus que jamais. 
Macron est de gauche et en même temps de droite, à voile et à vapeur, pour son plus grand bonheur sondagier. A force de privilégier l'apparence, le quadra saura-t-il tirer le meilleur parti possible d'un alignement exceptionnel des planètes ?

samedi 20 mai 2017

Cote de confiance de Macron (45%), au plus bas en début d'un mandat de président

Comment l'information en continu a peu à peu ruiné l'état de grâce des présidents 

La presse de qualité a roulé au caniveau

Où est L'Express? Et Pierre Bergé ?
Installé par 
les organes de presse qui font commerce de leur proximité avec les acteurs politiques complaisants,  ainsi que par le culte de l'exclusivité, du scoop et du buzz, le règne de l'image et de l'immédiateté a valorisé l'info à chaud, superficielle, voire sensationnelle, mieux, compassionnelle et vertueusedésormais, (face aux réseaux sociaux hantés par les trolls ou aux sites d'information numérique animés par les manants, anarcho-révolutionnaires sans foi ni loi qui diffusent, sans filtres ni précaution, des informations que la presse institutionnelle s'évertue à dissimuler), au détriment des faits bruts, de l'analyse de l'information et de la réflexion à froid. Tout est frelaté, jusqu'au 'fact checking', d'abord inventé pour démonter les manipulations de chiffres, puis détourné pour contredire les opposants.
Les pertes de distance physique et de recul intellectuel ont produit une proximité stérilisante due au copinage d'intérêt économique des quelques magnats de la presse (les hommes d'affaires Pierre Bergé -Le Monde et - ou Patrick Drahi, en passant par Xavier Niel, époux de Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton - malgré une mise en examen de l'entrepreneur et son placement en détention provisoire à la prison de la Santé, Paris, pendant un mois en mai 2004, pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses 'peep-shows', méchante affaire blanchie par un non lieu rendu par le juge d'instruction ...Renaud Van Ruymbeke - , fille de Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, lequel habille, tant bien que mal, l'épouse sexagénaire du président Macron). 

La confiance accordée à Emmanuel Macron et Edouard Philippe est exceptionnellement basse pour un début de mandat, révèlent plusieurs études d'opinion

Si l'ex-banquier bénéficiera de l'"état d'urgence", le traditionnel "état de grâce" lui est en revanche d'ores et déjà retiré. En consultant les archives des cotes de popularité et de confiance, on trouve un seul Président sous les 50% après son investiture, Valéry Giscard d'Estaing. C'est certes une constante, eu égard à la désacralisation de la fonction par la presse d'argent aussi bien publique que privée, incapable de veiller à sa propre intégrité, donc à sa respectabilité et, au final, à sa crédibilité : l'état de grâce est de plus en plus court, comme est de plus en plus faible la confiance en la presse... Les deux pouvoirs se sont entraînés dans leur perte respective.

Cet état de grâce, c'est la période du début de mandat pendant laquelle l'exécutif affiche de bons scores de popularité dans les sondages et se trouve ainsi légitimé dans son action. Or, Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe ne bénéficient pas d'un "état de grâce" et les commentateurs ou presque s'accordent à dire que le défi du nouvel exécutif reste entier pour légitimer son action. 
L'attelage gauche-droite Macron-Philippe fait fi de la volonté populaire. Le jeune président Macron en a décidé ainsi d'autorité, comme il a eu recours à l'article 49.3 pour imposer - à quatre reprises- sa loi Travail contestée. Dans l'histoire de la cinquième République, presque tous les débuts de mandats ont été marqués par cet état de grâce. Sauf eux. Un sondage Elabe pour Les Echos et Radio classique indiquait ce jeudi qu'Emmanuel Macron affiche une cote de confiance de 45% (46% des sondés ne lui font pas confiance, et 9% sont sans opinion). Un niveau nettement plus défavorable que celui atteint par ses prédécesseurs au lendemain de leur investiture. On imagine pourtant mal que les commanditaires de cette enquête commerciale sont le pôle média du groupe LVMH et il faut donc s'attendre à ce que les stratèges de l'Elysée passent la commande informelle  d'une prochaine étude, au détour d'une quelconque action présidentielle, même anodine, qui déclenchera ni plus ni moins que l'enthousiasme.
Edouard Philippe, tout juste nommé, bénéficie pour sa part d'une cote de confiance de seulement 36%. 
Quant à la composition du gouvernement, elle reçoit 43 % d'approbation pour 23 % de mécontents, et 34% qui ne se prononcent pas, selon un sondage OpinionWay pour Tilder-LCI publié jeudi.

Un duo exécutif sous les 50%, ça ne s'est vu qu'une fois dans l'histoire de la Cinquième 

Et la situation était assez semblable à celle d'aujourd'hui : il s'agit de Valéry Giscard d'Estaing, président centriste élu en 1974, et de son Premier ministre de droite... Jacques Chirac. Selon le baromètre IFOP de l'époque, Giscard bénéficiait en début de mandat d'une cote de popularité de 44%, et son chef de gouvernement de 34%.

Ironie du sort, Valéry Giscard d'Estaing, avant Emmanuel Macron, "est le premier à avoir introduit ce concept des 100 jours et l'idée qu'il fallait aller vite, sur le modèle américain de Roosevelt et Kennedy. VGE estimait que le temps de l'audace est court et nécessite une urgence avant que les conservatismes n'empêchent l'action", justifient dans Les Échos (groupe Vuitton-LVMH) Vincent Martigny, professeur de science politique à l'Ecole polytechnique.
En 2002, Jacques Chirac affiche un taux de confiance de 53% après sa victoire contre Jean-Marie Le Pen et Lionel Jospin.

Les analystes ne manquent pas aujourd'hui pour dire avoir prévu l'absence d'état de grâce d'Emmanuel Macron

Faire l'amour au peuple est
devenu communication pure
Ils justifient la réserve du peuple par son score relativement modeste face à Marine Le Pen au deuxième tour. Avec 66,10 (vs Le Pen 33,90), Macron n'a pas fait le plein, enregistrant une défiance qui ne faiblit pas aujourd'hui. Egalement face au FN (Jean-Marie Le Pen, 17,79 %), en 2002, Jacques Chirac avait rassemblé 82,21 % .
Preuve que le projet du banquier Macron n'a pas su mobiliser autant que le prétendent les puissances d'argent (finance et presse mercantile en partenariat), le taux d'abstention atteint un record : 25,44% (plus de 12 millions de personnes), auquel il convient d'ajouter les taux de votes blancs, 8,51 %, et de votes nuls, 2,96%.

Ces analystes oublient juste qu'Emmanuel Macron n'a obtenu que 24,01 au premier tour de la présidentielle 2017, contre 21,30 à Marine Le Pen. 
Si on se réfère à l'élection de 2002, qui avait vu Jacques Chirac battre Jean-Marie Le Pen avec plus de 82% des voix (piqûre de rappel destinée aux journalistes militants) et environ 20% d'abstention, le taux de confiance du président Chirac au début de son deuxième mandat était de 53%, soit encore 9 points de plus qu'Emmanuel Macron.

Un état de grâce de plus en plus court est en rapport du rejet grandissant de la politique et de la presse

Le taux de confiance en début de mandat est mesuré depuis plus de 50 ans par l'Ifop, et c'est Charles De Gaulle qui détient le record, avec 67% de confiance en 1959. Il est suivi de Nicolas Sarkozy (65% en 2007, à la suite de J. Chirac), François Hollande (61% en 2012), Jacques Chirac (59% en 1995), François Mitterrand (51,76 % au second tour en 1981) et Georges Pompidou (54% de confiance en 1981 et en 1969 respectivement et VGE" (44% en 1974). Emmanuel Macron ferme donc la Marche...

Les cotes de popularité mesurées depuis 1978 par TNS Sofres lui inspirent une une autre leçon.
La réduction de la période d'état de grâce irait dans 'le sens de l'Histoire'... Ainsi, pendant le mandat de VGE, la courbe d'impopularité dépassa de la courbe de popularité en janvier 1981, en fin de mandat, alors que chez Mitterrand, les deux courbes se croisent en mai 1983, moins de 2 ans après son élection. Elles se croiseront dès octobre 1995 pour Jacques Chirac, dès décembre 2007 pour Nicolas Sarkozy, et dès septembre 2012 pour François Hollande, soit un "état de grâce" de quelques mois seulement. TNS Sofres évacue les causes,et ne distingue pas les causes personnelles, liées à l'incompétence et au dilettantisme de François Hollande, des raisons objectives telle que la crise financière mondiale qui s'est profilée à la fin 2007 - la crise des subprimes avait frappé le secteur des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis, dès juillet 2007 - pour s'étendre à l'Europe en 2008. 

A sa décharge,
Macron n'est pas aidé par le bilan et la cote de son prédécesseur, l'indécrottable François Hollande, lequel n'a pas l'excuse de la crise financière et économique internationale affrontée par Nicolas Sarkozy en 2008 et qu'a évoquée le nouveau président dans son discours d'investiture :
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Hollande n'avait pas eu à faire face à la crise financière et économique internationale qu'a affrontée Nicolas Sarkozy en 2008 et qu'a évoquée le nouveau président dans son discours d'investiture.

VOIR et ENTENDRE le président Macron établir sa filiation en rendant hommage à ses prédécesseurs, lors de son discours d'investiture:


Au moins, Emmanuel Macron avait mis en garde. La veille de son élection, il prévenait déjà qu'il n'y aurait "pas d'état de grâce" et qu'à "la minute d'après, rien ne sera acquis". Et pas seulement parce que c'est le "sens de l'Histoire" et que c'est comme ça ! Les chiffres lui donnent raison, puisque, selon la presse, il a toujours raison, quels que soient les indices et l'absence d'explication : ni crise formée, ni inconscience avérée. 

dimanche 1 septembre 2013

Syrie: Giscard d'Estaing prône un accord de l'ONU préalable à une intervention

Giscard d'Estaing opposé à une intervention en Syrie sans accord de l'ONU

L'ancien président de la République est opposé à une intervention militaire de la France en Syrie sans le feu vert de l'ONU
Sans accord préalable de l'ONU, Giscard est opposé à une intervention armée de la France en Syrie. Interrogé par lepoint.fr, VGE assure n'avoir pas été consulté par le président autocrate. "Si je l'avais été, j'aurais dit que je n'étais pas favorable à la participation de la France à l'opération militaire américaine envisagée contre la Syrie".

L'ancien chef de l'Etat (1974-81) souligne que
"d'abord (...) les faits ne sont pas clairement établis" sur l'identité des auteurs de l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas. "La Syrie traverse actuellement une situation chaotique et il fallait attendre le retour des inspecteurs de l'ONU avant que la France se prononce sur son éventuelle participation", ajoute-t-il.

Regret de l'absence d'une position commune de l'UE
Ensuite, il juge que "toute action militaire extérieure française doit se faire dans le cadre de l'ONU". Malgré les oppositions russe et chinoise qui s'y sont exprimées,"la France se doit de respecter le Conseil de sécurité et doit rappeler qu'une décision du Conseil est nécessaire avant une telle opération".

VGE regrette aussi le cavalier seul de la France en Europe sur cette question. "L'Union européenne doit adopter une position commune. La France doit demander une réunion du conseil européen le plus vite possible", exhorte-t-il. "Si l'on veut que l'Union européenne puisse avoir son mot à dire sur les affaires internationales, elle doit avoir une position commune sur cette intervention en Syrie".


vendredi 17 mai 2013

Globalement, les "Sages" tolèrent le mariage et l'adoption par les homosexuels

Mais les Sages ne  reconnaissent un "droit à l'enfant"

Le Conseil constitutionnel consacre la valeur constitutionnelle du "droit de l'enfant".
Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert à la loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Dans une décision rendue vendredi 17 mai dans l'après-midi, les Sages ont jugé le texte conforme à la Constitution. Ils ont considéré qu'aucun «principe fondamental reconnu par les lois de la République» ne s'opposait à la réforme voulue par François Hollande et adoptée par le Parlement. Le Conseil constitutionnel avait été saisi le 23 avril par les parlementaires UMP et UDI, après que le projet de loi eut été définitivement approuvé par l'Assemblée et le Sénat.

"Ce choix du législateur, auquel il n'appartient pas au Conseil de substituer son appréciation, n'est contraire à aucun principe constitutionnel", ont estimé les juges de la rue Montpensier. Réserver le mariage à l'union d'un homme et d'une femme n'est donc pas "un principe fondamental reconnu par les lois de la République", comme l'avaient soutenu les parlementaires de l'opposition.

Adoption: mêmes critères pour les homos que les hétéros

De même, les Sages ont estimé qu'aucun principe à valeur constitutionnelle ne s'oppose au droit à l'adoption pour les couples homosexuels.
ls ont cependant émis une importante réserve d'interprétation sur l'adoption. Les juges de la rue Montpensier ont rappelé que la décision d'accorder ou de refuser l'adoption à des candidats devait prendre en compte le seul intérêt de l'enfant. En d'autres termes, le Conseil constitutionnel n'a pas souhaité reconnaître un "droit à l'enfant". 
Au contraire, les Sages ont consacré la valeur constitutionnelle du "droit de l'enfant". "Le dixième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 implique le respect de l'exigence de conformité de l'adoption à l'intérêt de l'enfant", ont souligné les juges. La décision d'accorder ou de refuser l'adoption à des candidats devra respecter les mêmes critères pour les couples hétérosexuels et pour les couples homosexuels.

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing siégeait lors de l'adoption de cette décision historique, sous la présidence de Jean-Louis Debré.

Vendredi et 13e état à s'aligner sur les lobbies gays à travers le monde.

jeudi 8 novembre 2012

"Journée nationale du souvenir" en mémoire des victimes du conflit franco-algérien

Hollande impose la date du cessez-le-feu en 1962 

Le Parlement a adopté définitivement  la proposition de loi socialiste qui fait du 19 mars, date anniversaire du cessez-le-feu en 1962, la "journée nationale du souvenir" en mémoire des victimes du conflit franco-algérien.
Une supercherie sémantique de nature à encourager le communautarisme, voire le nationalisme algérien.

Cette date ne prend pas en compte les victimes consécutives au cessez-le-feu
C'est un mensonge historique de considérer que la date du 19 Mars 1962 marque pas la fin de la guerre d’Algérie. Elle constitue en effet une nouvelle humiliation pour les les harkis qui ont été exterminés par le FLN.

Le slogan " La valise ou le cercueil " était une menace adressée à plus d’un million de "Pieds Noirs" alors rapatriés en Métropole qui, pour une très grande part, ont découvert la France après avoir abandonné le pays où ils étaient nés (sans droit du sol !), cependant que le FLN saccageait leurs maisons et profanait leurs cimetières, sans oublier l’enlèvement de plus de 5.000 Européens, plus particulièrement dans la région d’Oran, et jamais retrouvés.

Le 19 Mars 1962, la Une du journal " L’Humanité " - organe central du PCF - titrait : " Une grande victoire pour la paix : cessez le feu en Algérie ",
le FLN en profitant, après cette date, pour massacrer impunément des dizaines de milliers de Français, notamment Musulmans, en reniant tous les engagements pris à Evian ! Il n’y a pas de guerre propre ou sans injustices. [sic] Après le 8 mai 45, des exécutions et assassinats ont eu lieu." (fin de citation)
Le Président Valéry Giscard d’Estaing précisa le 19 mars 1980 : "L’anniversaire des Accords d’Evian n’a pas à faire l’objet d’une célébration. "


Et le Président Mitterrand
a reconnu dans sa conférence de presse du 22 Septembre 1981 : " s’il s’agit de décider qu’une date doit être officialisée pour célébrer le souvenir de la guerre d’Algérie, cela ne peut être le 19 mars parce qu’il y aura confusion dans la mémoire du peuple ".
Cinquante ans après les Accords d'Evian, le Sénat a adopté le texte le jeudi 8 novembre, par 181 voix contre 155.

Au Sénat, la gauche s'est prononcée pour, la droite contre, à l'issue d'un débat passionné. 

Déjà votée par l'Assemblée nationale en janvier 2002, sous l'influence de Lionel Jospin, alors Premier ministre PS de cohabitation, et dans les mêmes termes, la proposition de loi est définitivement adoptée après le vote du Sénat et ne retourne pas devant les députés.

jeudi 11 octobre 2012

Giscard prédit une dissolution de l'Assemblée

L'ancien Président de la République annonce le retour de la droite avant peu
 

"Préparez-vous, vous allez revenir ! "

Tel est le message de Valéry Giscard d’Estaing aux anciens ministres du gouvernement Fillon qu’il croise. 
Les débuts agités du quinquennat de François Hollande rappellent à l’ancien chef de l’Etat l'instabilité de la IVe République. "A l’époque, un gouvernement changeait tous les trois ou quatre mois ", leur rappelle-t-il. 
Et de prédire : " Le seul dénouement possible à la crise actuelle sera une dissolution. " 

L’ancien président n’a pas fait part à Nicolas Sarkozy de son pronostic 

Ils ne se sont pas vus depuis la victoire de la gauche. 
Sarkozy s’agace d’ailleurs quand on fait allusion à VGE. Il ne veut pas être comparé à celui qui essaya aussi de revenir. " Je lui ai fait remarquer que ses nouveaux bureaux se situaient à 100 mètres du siège de campagne de Giscard en 1981. J’ai bien vu que cela ne lui avait pas plu ", raconte Dominique Bussereau, ancien du mouvement des jeunes giscardiens, qui a rencontré Nicolas Sarkozy le 12 septembre.

mercredi 6 juin 2012

Fabius bâcle sa conférence de presse pour ne pas rater son vol à bas prix

La bande à Hollande snobe Air France

Faire coûte que coûte dans la normalité tapageuse 


Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a interrompu sa visite officielle à Berlin lundi 4 juin pour ne pas manquer son vol low-cost, rapporte la presse narquoise, ce mardi 5.Ce qui a donné lieu à un préambule cocasse à la conférence de presse de ce qui était pourtant son premier déplacement officiel à l’étranger : "Je ne pourrais répondre qu’à une seule question car je dois partir dans 20 minutes pour l’aéroport ", avait claironné Fabius devant micros et caméras.  
"Prochaine étape : les voyages officiels en train-couchette", soulignait ensuite, sarcastique, un observateur. Et un Marseille-Alger en pédalo ?

Le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) estime que la doctrine de la "présidence normale" a descendu l’échelle hiérarchique. Après le retour de Bruxelles en voiture inauguré par François Hollande, voici le vol à bas coût pour le ministre des affaires étrangères. 
Ce journal dévot occulte simplement la phase des 4 jets privés loués par François Hollande le soir du  second tour de la Présidentielle pour un Tulle-Paris avec escorte de journalistes indépendants.
 




Fabius n'est pas innovant:
en août 1977, Valéry Giscard d'Estaing avait déjà convoqué les photographes
pour sa découverte du métro parisien


Paris Normandie en a déjà fait une généralité
Le quotidien indépendant, au bord du dépôt de bilan, titre en effet: "Les voyages low-cost de Laurent Fabius"
"Lundi 4 juin, souhaitant réaliser des économies sur ses déplacements, Laurent Fabius visite officielle a emprunté un vol low-cost de la compagnie Air Berlin qui est néanmoins la  deuxième compagnie aérienne en Allemagne et la sixième en Europe. 
Mais sur ce type de vols, les horaires sont inflexibles.
Et il faut donc compter avec les contraintes d'un billet non échangeable et non remboursable. 

Pour filer à l'aéroport et ne pas rater son vol, le ministre des Affaires étrangères et européennes de la France a limité  à une seule question la conférence de presse prévue après la rencontre avec Angela Merkel...


Quitte à se montrer irrespectueux envers les journalistes, certes acquis d'avance. Privés de la traditionnelle rencontre "off" avec le ministre, ils en ont en effet été pour leur frais.

Que ce soit Fabius, un richissime héritier,  qui nous offre ce spectacle vertueux de "république exemplaire" ne manque pas de piquant
:

Esbroufe politicienne




Lors de la présidentielle 1981,
Jacques Chirac avait montré à Hollande
comment se comporte un futur président "normal",
en bonne condition physique

 

Où s'arrêtera la surenchère dans la mise en scène de la démagogie "normale" ?

Après le second tour des législatives !
Mais en attendant, le ministre des Affaires étrangères est arrivé pour une visite officielle à Berlin, lundi, à bord d'un vol régulier Air France, avant de repartir pour Rome sur la compagnie low-cost allemande Air Berlin. Et pendant ce temps-là, Ayrault assure que le gouvernement est au travail, mais Air France envisagerait pourtant la suppression de quelque 5.000 emplois en trois ans, d'ici 2015.

Mardi 5 juin, Le Figaro relata les moqueries de diplomates allemands 
L'épisode n'a pas manqué de faire sourire les diplomates allemands, pour lesquels l'ostentation des ors et des palais de la République française est un sujet d'amusement récurrent.

Mardi, pour venir sur les lieux du braquage d'un fourgon blindé, Manuel Valls a choisi le métro pour rentrer d'Aubervilliers, où il était pourtant arrivé en voiture.