POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est adoption homosexuelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est adoption homosexuelle. Afficher tous les articles

mardi 25 février 2014

Taubira s'active pour autoriser l'adoption d'enfants nés à l'étranger par PMA aux couples lesbiens

L'adoption d'enfants nés par PMA à l'étranger autorisée plus vite que prévu?

Les procureurs vont recevoir un document précisant comment doit être élargi le texte sur le mariage pour tous
  
Indifférenciation des sexes et PMA
Dans les jours prochains, le volet concernant l'adoption par un couple de lesbiennes dont l'une s'est fait inséminer à l'étranger avec don anonyme ne posera plus de problème.

Dans la majorité des cas, l'adoption est déjà accordée. Mais les procureurs d'Aix-en-Provence et de Marseille ont par exemple rendu un avis négatif dans plusieurs dossiers.

Selon un arrêt de la cour de Cassation, dans un dossier d'adoption,
les juges doivent vérifier si la situation qui leur ait soumise ne va pas ouvrir la voie à une fraude. Or, les magistrats considèrent qu'avec le recours à la PMA pour des lesbiennes à l'étranger, la filiation maternelle a été frauduleusement établie. La PMA est n effet interdite en France pour les couples homosexuels.

Taubira veut frauder la loi légalement !

"C’est écrit noir sur blanc : fraude à la loi, filiation contestée", raconte Sandrine. RMC a rencontré Sandrine et Céline, un couple de femmes mariées, près de Marseille. Elles ont un enfant de 18 mois après avoir bénéficié d’une PMA en Espagne. Mais aujourd’hui les tribunaux français refusent de valider leur procédure d'adoption. "C’est fort, c’est officiel. Après la colère ; il y a eu la peur," lance le couple lesbien, après avoir contourné la loi de son pays en se délocalisant. Mais les mamans refusent de se laisser abattre et brandissent leur enfant. "Pour moi, c’est mon fils. On ne peut pas me l’enlever," lance la mère, comme s'il était question de lui retirer son enfant ! 

L'avocate du couple, Maitre Catherine Clavin, se dit confiante... 
"La PMA n’est pas par elle-même une fraude à la loi", soutient-elle. "On combattra ces arguments qui ne méritent pas d’être là."
Au risque d'embrouiller les esprits, Céline, la mère de l'enfant, déclare à propos de son épouse: "Elle est autant mère que moi, elle s’en occupe autant que moi", ce qui n'est encore pas le problème. "Elle a été là toute la grossesse. Si demain il m’arrive quelque chose, je veux que le petit reste avec elle. Pour moi, c’est sa mère et il est hors de question qu’on lui enlève." 
Un discours sans fondement qui vise à déplacer la question de la légalité sur l'émotion. 

Taubira aura-t-elle le dernier mot. Sandrine et Céline espèrent une décision favorable comme à Lille et Montpellier. 
Avant que la sournoiserie de Taubira ne triomphe.


"C'est scandaleux. Ce n’est pas à Christiane Taubira de faire la loi. C’est gravissime, un abus de pouvoir."

VOIR et ENTENDRE Pierre Lellouche, invité de RMC Politique ce mardi 25 février sur RMC/BFMTV, et qui après le sujet de la Centrafrique et en fin d'entretien, a réagi à la note rédigée par la ministre de la Justice ouvrant la possibilité aux couples lesbiens d'adopter les enfants nés par PMA à l'étranger, pour commencer:


vendredi 18 octobre 2013

Un couple de femmes vient d'adopter deux enfants d'un coup

L'adoption plénière de deux enfants accordée à un couple de femmes

Et ça se passe à Lille, chez Martine Brochen-Aubry (PS)

Martine et Christiane
Six mois après le vote de la loi Taubira voulue par Hollande,  le tribunal de Lille s'est prononcé jeudi en faveur de Caroline et Pascale, premières homosexuelles à bénéficier du volet adoption de la loi Taubira.   "Le TGI (tribunal de Grande instance) de Lille vient d'accorder, en moins de deux mois, l'adoption plénière des deux enfants du couple", s'est félicité aujourd'hui l'APGL (Association des parents et futurs parents gay et lesbiens). "Il s'agit ici du premier cas d'adoption de l'enfant du conjoint dans une famille homoparentale", a souligné l'association, qui se félicite que ses adhérentes "Caroline et Pascale (soient) les premières en France à bénéficier pleinement des avancées sociétales sur le mariage et l'adoption, accordées par la loi du 17 mai 2013". Personne n'était joignable vendredi au TGI de Lille pour confirmer cette décision de justice.

Plus fortes que les candidats hétérosexuels à l'adoption
"Caroline et Pascale se sont mariées en juin (mères en octobre) et ont immédiatement déposé une requête en vue de l'adoption des enfants du couple par la mère non statutaire", a précisé l'APGL. "Cette décision a énormément d'impact sur plein d'autres décisions de nos adhérents. Beaucoup de nos adhérents se sont mariés et sont en cours de demandes de cette requête", a réagi Doan Luu, responsable media de l'APGL. 

Quant aux pères biologiques des enfants, dont le nombre et l'identité ne sont pas mentionnés dans le communiqué, "il s'agit ici d'une insémination artificielle avec donneur inconnu", une première procréation  médicalement assistée (PMA) à la demande d'homosexuelles en France, a-t-il indiqué. 

"La loi sur le mariage pour tous s'applique"

Mathieu Nocent, porte-parole de l'inter-LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), s'est réjoui de cette décision :
"Ouf, une famille est enfin légalement composée de deux mamans et de deux enfants. Cela veut dire que la loi sur le mariage pour tous s'applique", a-t-il insisté. 

"Mais malheureusement cette procédure est quand même aléatoire, car elle nécessite la décision d'un juge, et ça peut donc varier d'un juge à l'autre", a commenté Mathieu Nocent, dénonçant l'indépendance de la justice.

"À partir du moment où les couples homosexuels remplissent les conditions de la loi, c'est-à-dire être marié et rapporter la preuve qu'on a élevé l'enfant dans un cadre filial, même si on n'est pas le parent, l'adoption va être prononcée, comme pour les couples hétérosexuels", a expliqué maître Caroline Mecary. "Ce n'est pas automatique, c'est à un tribunal de décider, mais comme pour les adoptions des hétérosexuels", a-t-elle ajouté.

Prochaine avancée dans le désir d'enfant: une priorité des dons de sperme aux homosexuelles ? 

lundi 12 août 2013

Soupçons sur Valls d'espionnage de la presse

Le patron du magazine "Valeurs actuelles" victime d'espionnage ?

La droite, cible de toutes les attentions du gouvernement
Le préfet de police de Paris a fait incarcérer un militant pacifique.
Le rapport de police a conduit le juge à condamner un jeune étudiant pacifique à deux mois de prison ferme, avec mandat de dépôt immédiat, par le tribunal correctionnel de Paris, pour rebellion... 

Nicolas Bernard-Buss, un opposant à la loi Taubira sur le mariage et l'adoption homosexuels, a raconté son incarcération à Valeurs Actuelles.
 

"Petit bourgeois, qu'est-ce que tu fais là? (...) Tu dois être un gros pervers; on va te défoncer en prison", ont lancé des détenus au jeune homme dans le fourgon de police l'envoyant à la prison de Fleury-Mérogis, le 19 juin dernier. Unique opposant à la loi Taubira à avoir été incarcéré 'au faciès' et pour l'exemple, Nicolas, jeune militant de 23 ans, est devenu le symbole de la répression politique contre le collectif de la Manif pour tous. L'opposant avait été condamné.

Dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles du 8 août, le militant revient sur la peine qu'il a purgée du 19 juin au 9 juillet.
Insultes, coups, maltraitance, il décrit comment il est devenu un "objet", traité comme du "bétail". L'épisode de la fouille intégrale semble l'a visiblement traumatisé: "On me déshabille, les vêtements sont fouillés, les coutures déchirées. À la première plainte, ce sont des coups, des insultes, des brimades. (...) Trois heures plus tôt, je n'aurais jamais pensé voir la prison." 

Fleury-Mérogis date de 1968 et c’est en 2010 le plus grand centre pénitentiaire d’Europe avec 2 855 places: il n'en reste pas à Dreux pour trois délinquants, mais le ministère trouvera à loger Nicolas. "Je suis désormais le détenu numéro 404 247", explique-t-il. Il juge avoir subi un traitement "dégradant, déshumanisant et profondément humiliant". Privé de douche pendant plusieurs jours, il décrit l'état insalubre de sa cellule de trois mètres carrés: "Il y a des excréments dans les coins, du vomi séché aux murs, la paillasse est imbibée d'urine. Il me reste soixante-deux jours à endurer, dans une position d'infinie faiblesse, libre de rien, privé de tout".

"La justice n'est pas la vengeance," affirme Taubira: à l'adresse de Valls ?
Valls voit des rebelles dans ces "Veilleurs" pacifiques


Le ministère de l'Intérieur a-t-il placé sous surveillance un patron de presse français ? 
C'est ce que soutient le directeur général de l'hebdomadaire conservateur "Valeurs actuelles".

Ce dernier, Yves de Kerdrel, affirme être placé depuis quelques temps sous la surveillance étroite des services de police depuis des critiques formulées à l'encontre du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Yves de Kerdrel a ainsi écrit vendredi dernier sur son compte Twitter :


"Le système informatique de Valeurs actuelles a subi des tentatives d'attaques", affirme encore le twitto.

Il a également affirmé avoir observé "des agents en civil à plusieurs reprises au bas du journal" dans le cadre de l'enquête sur l'opposant au mariage homosexuel un temps incarcéré, Nicolas Bernard-Buss.

Des hallucinations collectives ?

Interrogés par lefigaro.fr,
des collaborateurs du ministre de l'Intérieur nient de telles accusations les qualifiant de "sans fondement" et relevant "de l'imagination et du pur fantasme".

Des informations pourtant confirmées par un rédacteur en chef adjoint du service politique de "Valeurs Actuelles". Geoffroy Lejeune a ainsi publié samedi 10 août sur le réseau social ce message : "Soutien à Yves de Kerdrel : mon compte Twitter aussi piraté hier soir
Et une voiture banalisée rôde autour du journal depuis l'enquête sur Nicolas".



dimanche 30 juin 2013

Les anti-filiation homo manifestent en voitures dans Paris

Défilé en voitures d'opposants au mariage homo à Paris

Au moins deux cents véhicules de partisans de la Manif pour tous ont manifesté dimanche à Paris pour exiger la libération d'un militant condamné à de la prison ferme dans le cadre des actions anti-filiation homo.

La manifestation s'est terminée vers 18h30 place Vauban (VIIe) qui était le point d'arrivée, selon les organisateurs.

Sur les motos, camions et autres voitures qui klaxonnaient à tout-va, les manifestants avaient accroché des drapeaux tricolores et des bannières roses et bleus de la Manif pour tous, le mouvement qui a organisé pendant des mois de vastes rassemblements contre le mariage homosexuel.

"Hollande, ta loi, on n'en veut pas" ou encore "Libérez Nicolas " (le prénom du militant incarcéré) étaient quelques-uns de leurs slogans.

Sur des pancartes collées sur les véhicules, on pouvait également lire "Aucune loi ne peut arracher un parent" ou "Made in Papa + Maman" sous la photo d'un bébé.
"Nous manifestons pour défendre les libertés fondamentales. Depuis le début de notre combat, nous nous sommes rendus compte qu'il fallait défendre la liberté d'expression, la liberté de réunion, la liberté d'aller et venir parce que nous avons eu beaucoup d'interpellations et de gardes à vue abusives. Je pense bien sûr à Nicolas", a déclaré Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous.

Cette manifestation se déroulait au lendemain de la Gay pride parisienne.

Parti aux alentours de 15h45 de la place de la Porte de Saint-Cloud (XVIe) où était fixé le rendez-vous, le cortège des opposants au mariage homo s'est rendu place Vauban en empruntant une partie du périphérique intérieur et en passant notamment par les quartiers de l'Opéra (IXe) et de Saint-Michel (Ve).


samedi 15 juin 2013

Le pape évoque le droit des parlementaires à "amender ou abroger" des lois

Le pape exhorte les catholiques à défendre les valeurs chrétiennes

Le pape François a appelé les parlementaires à "amender et même abroger" les lois contraires à leur conscience
.


Recevant une délégation de 45 parlementaires français samedi pour la première fois au Vatican depuis son élection le 13 mars, le souverain pontif a  exhorté les élus à exercer ce droit à différents thèmes éthiques divisant les Français, du mariage homosexuel à l'euthanasie.
Décrivant de manière générale la mission du parlementaire, le chef de l'Eglise catholique ne fit donc pas allusion à la récente loi autorisant le "mariage" entre personnes du même sexe, pourtant très critiquée par les croyants, toutes religions confondues à travers le monde.
"Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l'État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier (...) une exclusion des religions du champ social et des débats qui l'animent", a estimé le pape, selon un communiqué du Vatican.

Devant 29 sénateurs et 16 députés, majoritairement UMP, et deux socialistes, il leur a rappelé leur droit à "amender et même à abroger" les lois si nécessaire, pour leur "apporter l'indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine".

Le message du pasteur catholique fait écho à l'autorisation parlementaire du mariage et de l'adoption homosexuels, le 23 avril, qui a profondément clivé la société. Il s'agit d'"insuffler" à ces lois "un supplément, un esprit, une âme qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment".

Le pape a paru rendre hommage à la mobilisation de centaines de milliers de Français lors des manifestations contre "le mariage pour tous"

"On peut se féliciter, a-t-il dit, que la société française redécouvre des propositions faites par l'Eglise, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne". 

A la sortie de l'audience, le sénateur UMP Charles Revet, qui dirige au Sénat le groupe d'amitié France-Saint-Siège, a affirmé que le terme "abroger" était "un terme que le pape a appuyé".
"Le Parlement aura, après, s'il le juge utile, à revoir les choses", a ajouté l'élu.

Erwann Binet, député PS et rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel, a estimé qu'il n'y a "pas lieu de polémiquer" sur les propos du pape François.
Ils sont "bien plus 'soft', ai-je envie de dire, que certains de ceux que nous avons pu entendre dans notre pays, y compris par des représentants de l'Eglise", a assuré l'élu socialiste, interrogé par BFM-TV.

L'un des deux socialistes parmi les élus reçus par le pape,  le député PS de Saône-et-Loire, Thomas Thévenoud, a soutenu par communiqué que le chef spirituel des catholiques n'aurait "absolument pas demandé l'abrogation de la loi sur le mariage pour tous".
Dans un discours très courtois et dépourvu de critiques, le pape a souligné les "relations de confiance qui existent généralement" en France entre responsables de l'Etat et de l'Eglise.

Le pape a ajouté que l'Eglise désire "apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne", une vaste contribution qu'elle souhaite non seulement "anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel".
Il a diplomatiquement souligné que la France est une "nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent".

L'exhortation du pape à amender et abroger les lois est "un message significatif", a estimé le sénateur UMP Christian Cambon, si "les mots veulent dire ce qu'ils veulent dire".

Le pape "exprime son inquiétude", car "le pays n'est pas apaisé sur cette affaire"
, a-t-il poursuivi, mais il "ne part pas en guerre" contre la loi sur le mariage homosexuel. Le chef de l'Eglise catholique "prend la mesure de la grande crise des valeurs qui touche l'Europe".

Le pape François s'était implicitement félicité vendredi que le primat anglican Justin Welby ait pris position contre le projet de mariage homosexuel pendant le débat parlementaire à Londres.
Mais le nouveau pape n'a jamais abordé le sujet de front et reste très attentif à éviter les ingérences de l'Eglise. Il invite en revanche les catholiques à s'engager davantage dans la vie politique pour défendre sans peur les idées chrétiennes.

Quand il était archevêque de Buenos Aires, Argentine, il s'était prononcé contre le "mariage" entre personnes de même sexe, tout en semblant adopter à titre personnel une position pragmatique plutôt favorable aux contrats d'unions civiles homosexuelles.

Pour l'Eglise, le terme de "mariage" est fondé dans la Bible sur l'union d'un homme et d'une femme. Le Vatican proteste surtout contre le volet filiation de la loi adoptée en France, l'ex-pape Benoît XVI estimant déjà qu'elle pose un grave problème "anthropologique".
Les chefs religieux sont dans leur rôle.

dimanche 9 juin 2013

Filiation homosexuelle: cette tentation malsaine de nier la nature

Une "ultra" de Marianne s'oppose à la loi pour un mariage homosexuel

Une chronique de Natacha Polony

Il y a d'abord cette manipulation des mots, dont on sent qu'elle cherche à modeler le réel pour mieux en effacer les aspérités. On ne dit plus mariage homosexuel mais «mariage pour tous». De même que les immigrés clandestins sont devenus des sans-papiers, ce qui suggère que, loin d'avoir enfreint une loi, ils subissent l'injustice d'être privés de ce qui devrait être un droit, le «mariage pour tous» n'est que la correction d'une injustice flagrante qui doit choquer tout esprit démocratique.

Mais il y a derrière cette question de dénomination le signe que ce qui s'efface est le fondement même de toute société humaine: l'ordre symbolique des choses. La question du mariage homosexuel, et de son corollaire, la filiation, ne se résume pas à un débat entre démocrates et tenants d'un quelconque ordre religieux. Car elle relève du rapport complexe entre nature et culture. Et c'est bien pourquoi elle ne devrait en aucun cas se limiter à un escamotage doublé d'une petite guerre entre ministère, comme Mmes Taubira et Bertinotti en ont donné le spectacle.

Certes, les sondages le proclament, les Français sont à 65 % désormais favorables au mariage pour des couples homosexuels. Mais ils sont plus partagés sur l'accès à l'adoption, et plus encore à la procréation médicalement assistée. Ce qui n'a pas empêché François Hollande d'en faire une promesse de campagne dont il était inévitable qu'elle lui soit rappelée par ceux qui l'attendent.

Au nom de quoi s'opposer au «mariage pour tous», cette belle promesse d'égalité? 
Au nom de la réalité du mariage qui, contrairement à ce qu'affirment libéraux et libertaires, n'est pas un contrat entre individus mais une institution dont le but est d'inscrire les membres d'un couple dans un temps long, celui de la procréation et de la transmission. Le mariage est indissociable de la procréation, il est l'alliance d'un homme et d'une femme qui forment une institution, la famille, par laquelle la société va se perpétuer. On peut juger cela ringard, déconnecté des réalités actuelles des couples et de la famille, mais alors, abolissons le mariage.

Reste la question des enfants. 
Nous sommes tous d'accord qu'il existe des familles homoparentales. Mais le mathématicien Henri Poincaré le disait: «Un million d'indicatifs ne feront jamais un impératifLe fait ne dicte pas le droit. D'autant qu'il est possible de régler les problèmes tragiques que génère l'absence de lien juridique entre les enfants et les deux membres d'un couple qui les élève. Car il est hors de question de contester à un couple homosexuel la capacité à élever des enfants. C'est pourquoi l'argument qui consiste à faire valoir le «droit d'un enfant à avoir un père et une mère» est fort mal posé. Aussi mal que celui qui plaiderait en faveur d'un «droit à l'enfant». La question n'est pas celle du droit mais celle du réel. Un enfant, jusqu'à plus ample informé, a toujours un père et une mère. Ce qui serait malsain serait de vouloir l'effacer.

Le professeur Israël Nisand me fit part un jour de cet épisode qui l'avait incité à s'opposer à l'accès des homosexuels à la procréation médicalement assistée: un couple de lesbiennes avait exprimé le désir de faire prélever l'ovule de l'une d'entre elles, de le féconder avec le sperme d'un donneur anonyme et de l'implanter à l'autre, afin qu'elles soient toutes les deux mère(s) biologique(s) de l'enfant. Le droit français interdit pour l'heure ce genre de manipulation et il a raison, car le problème des demandes qui sous-tendent la loi en préparation est de vouloir à tout prix gommer la nature, effacer le réel et les limites qu'il impose à notre toute-puissance.

La motivation des couples homosexuels qui réclament le mariage et non l'extension du pacte civil pour en combler les carences juridiques est de nier l'état de nature qui veut qu'un couple d'homosexuels ne pourra jamais générer des enfants biologiques. L'adoption, elle, ne pose pas de problème puisqu'il est bien entendu que l'enfant adopté a un père et une mère biologiques (après tout, on accepte l'adoption par des célibataires). Encore faut-il que les dénominations comme «papa» et «maman» ne viennent pas là encore effacer ce réel (il est d'ailleurs significatif que l'on emploie que rarement les mots de «père» et «mère»: il s'agit de faire croire qu'il n'est ici question que d'amour).

Mais la procréation médicalement assistée relèverait de la négation de toute une part de notre humanité, celle qui nous rattache à notre corps et à ce que, par nature, nous ne maîtrisons pas. Cela mérite au minimum un débat.

Dans Le Figaro du 14/09/2012


vendredi 17 mai 2013

Globalement, les "Sages" tolèrent le mariage et l'adoption par les homosexuels

Mais les Sages ne  reconnaissent un "droit à l'enfant"

Le Conseil constitutionnel consacre la valeur constitutionnelle du "droit de l'enfant".
Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert à la loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Dans une décision rendue vendredi 17 mai dans l'après-midi, les Sages ont jugé le texte conforme à la Constitution. Ils ont considéré qu'aucun «principe fondamental reconnu par les lois de la République» ne s'opposait à la réforme voulue par François Hollande et adoptée par le Parlement. Le Conseil constitutionnel avait été saisi le 23 avril par les parlementaires UMP et UDI, après que le projet de loi eut été définitivement approuvé par l'Assemblée et le Sénat.

"Ce choix du législateur, auquel il n'appartient pas au Conseil de substituer son appréciation, n'est contraire à aucun principe constitutionnel", ont estimé les juges de la rue Montpensier. Réserver le mariage à l'union d'un homme et d'une femme n'est donc pas "un principe fondamental reconnu par les lois de la République", comme l'avaient soutenu les parlementaires de l'opposition.

Adoption: mêmes critères pour les homos que les hétéros

De même, les Sages ont estimé qu'aucun principe à valeur constitutionnelle ne s'oppose au droit à l'adoption pour les couples homosexuels.
ls ont cependant émis une importante réserve d'interprétation sur l'adoption. Les juges de la rue Montpensier ont rappelé que la décision d'accorder ou de refuser l'adoption à des candidats devait prendre en compte le seul intérêt de l'enfant. En d'autres termes, le Conseil constitutionnel n'a pas souhaité reconnaître un "droit à l'enfant". 
Au contraire, les Sages ont consacré la valeur constitutionnelle du "droit de l'enfant". "Le dixième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 implique le respect de l'exigence de conformité de l'adoption à l'intérêt de l'enfant", ont souligné les juges. La décision d'accorder ou de refuser l'adoption à des candidats devra respecter les mêmes critères pour les couples hétérosexuels et pour les couples homosexuels.

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing siégeait lors de l'adoption de cette décision historique, sous la présidence de Jean-Louis Debré.

Vendredi et 13e état à s'aligner sur les lobbies gays à travers le monde.

samedi 20 avril 2013

Manif pour Tous: la forfaiture du pouvoir fédère tous les méprisés de France

Cette nouvelle manifestation massive rassemble contre la filiation homosexuelle, dimanche à Paris

A deux jours du vote de bâclage du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, les opposants se retrouvent dimanche après-midi dans les rues de Paris.



A l'appel du collectif de La Manif pour tous, ils défileront

entre la place Denfert-Rochereau et les Invalides 

à partir de 14h30.

Les organisateurs comptent réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes. "Il s'agit d'un rassemblement régional, contrairement à notre dernière manif qui était nationale, donc nous attendons entre 30.000 et 50.000 personnes", a dit Frigide Barjot, porte-parole du collectif.
Les Hommen, équivalent non violent des Femem
"Il ne nous reste que quelques jours, donc on ne va pas lâcher la rue maintenant", a souligné Albéric Dumont, responsable de l'organisation au sein de La Manif pour tous.

Contrairement à la manifestation du 24 mars (300.000 personnes selon la police, 1,4 millions selon les organisateurs), aucun car venu de province n'est prévu, selon Albéric Dumont.

Le dispositif de dimanche est également beaucoup plus modeste
Pas de grande scène mais un camion sono pour les discours des porte-parole et des hommes politiques. Comme lors des manifestations précédentes, tous les partis républicains de la droite auront leur délégation.

Dans une lettre adressée aux militants, le président de l'UMP Jean-François Copé a invité les membres de son parti à "participer en masse" à la manifestation, "afin de montrer à ce gouvernement et à sa majorité que nous mènerons le combat jusqu'au bout". En attendant le recours au Conseil constitutionnel, à défaut du référendum demandé.

Le Front national aura sa délégation mais le parti n'appelle pas officiellement à manifester et donne rendez-vous à son propre défilé du 1er mai.

Depuis mardi, les CRS ont comptabilisé plus d'interpellations que parmi les écolos radicaux  qui occupent les terres agricoles du bocage nantais contre l'aéroport de Ayrault   
d'une centaine en trois jours de manifestations près de l'Assemblée nationale du collectif La Manif pour tous ont été marquées d'incidents et d'affrontements à la marge. Des dizaines de personnes ont également été placées en garde à vue.

La place de la Bastille, ce sera pour une contre-manifestation...



Les opposants à la filiation homosexuelle descendent "en masse" dans la rue, demain 21 avril 2013

Copé appelle à manifester en masse contre le mariage gay

Le président de l'UMP appelle les Français à "participer en masse" à la manifestation contre le mariage et la filiation homosexuels 



Ce défilé reste prévu  dimanche 21 avril à Paris pour montrer que le principal parti  de la droite continue le combat jusqu'au bout.

La brutalité de la décision par le gouvernement d'une accélération de l'examen de son projet a conduit le collectif la "Manif pour tous" à avancer au 21 avril son défilé parisien, tout en maintenant celui du 26 mai, alors que la majorité   sprinte dans la denière ligne droite à l'Assemblée nationale.

Les opposants les plus déterminés ne se sont pas laissés distancer et ont maintenu la pression, malgré les moyens disproportionnés mis en oeuvre pour les intimider. Il était inévitable que certains éléments répondent à la provocation de la force numérique et matérielle et qu'aient lieu des débordements aussitôt instrumentalisés par  la gauche.
Des milliers de manifestants se sont retrouvés chaque soir depuis le 16 avril aux abords de l'Assemblée nationale où un nouveau rassemblement était prévu vendredi.

"Depuis des mois, François Hollande et son gouvernement méprisent les opposants au mariage et à l'adoption par les couples de même sexe et refusent de les écouter", écrit pour sa part Jean-François Copé dans une lettre aux militants.

"En précipitant la deuxième lecture du texte à l'Assemblée nationale, le gouvernement a décidé de passer en force au Parlement et affiche sa volonté de court-circuiter la grande manifestation du 26 mai prochain à Paris contre ce projet de loi", explique-t-il à la population matraquée par la propagande hostile des media officiels.

En déplacement en Corse, Jean-François Copé ne participera pas à la manifestation qui débutera
dimanche 21 avril 
en début d'après-midi 
place Denfert-Rochereau
précise-t-on à l'UMP.




L'exécutif, la majorité et la presse de gauche ont perdu toute notion de la démocratie


Ils condamnent la détermination des opposants
malgré le recours  en catastrophe à la procédure dite du "temps accéléré" et donc au bâclage d'une modification du Code civil lourde de conséquences.



Fébrile, le ministre de l'Intérieur, Manuel
Valls, a appelé le collectif de la "Manif pour tous" à maintenir hors de ses rangs les groupes d'extrême droite qui cherchent, selon lui, à "provoquer la République."

Le collectif s'indigne et dénonce "un grossier amalgame entre une poignée d'extrémistes isolés publiquement condamnés et ces foules de Français pacifiques bien qu'exaspérés".

Il reproche sur son site internet aux forces de l'ordre de "chercher à provoquer des dérapages" et d'utiliser des méthodes musclées face à des familles qui répondent "par des poèmes aux matraques".

La Manif pour Tous du 24 mars 2013:
les CRS au cours d'un assaut,
matraque au poing
contre des manifestants aux mains nues
Signe de la nervosité du pouvoir socialo-écolo, des députés ont été interdits d'accès  à l'Assemblée nationale par des CRS, dans la nuit de jeudi à vendredi, alors que Marc Le Fur (UMP), de retour d'un encadrement de  manifestation, évoquait la blessure d'une manifestante.

La majorité parlementaire se gausse ostensiblement des élus de l'opposition
Excédés par une moquerie de plus de la part d'un collaborateur de Christiane Taubira, ministre narquoise de la Justice, des élus UMP se sont précipités vers les bancs du gouvernement pour dire que s'en était trop de ce mépris et se sont laissés arrêter arrêtés par des huissiers.




dimanche 14 avril 2013

La Manif pour Tous accueille les ministres de Hollande, partout en France

Des "fascistes" (?), selon Harlem Désir...

Les opposants au mariage et à l'adoption homosexuels ne lâchent rien.

Hollande était attendu au Louvre par des "activistes" "armés de casseroles opposés à la dénaturalisation du mariage civil… 



VOIR et ENTENDRE Frigide Barjot le 9 avril annonçant l'action suivante aux "citoyens anonymes" qui n'entendent pas rester transparents, celle du vendredi 12, jour du vote de la loi par les sénateurs scélérats...
...et le choix sectaire du candidat Hollande d'aller à la rencontre des syndicalistes ...CFDT de PSA-Aulnay, le 2 mai 2012, au soir de son unique débat télévisé, alors que le président François contourne avec mépris les opposants à son projet controversé, comme il les a évités en Corrèze ou en Ardèche :



Des Français indignés se sont rendus dimanche à la sortie de la salle de concert Pleyel afin d’organiser un comité d’accueil surprise au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls

A la sortie, vers 22 heures, ils étaient une quarantaine d’opposants à les attendre, mécontents du mépris gouvernemental envers eux, notamment depuis que le projet de loi doit être examiné en deuxième lecture au Sénat mercredi, alors qu'il était programmée pour la fin du mois de mai.

La panique de l'exécutif souligne le caractère anti-démocratique de ses procédés.


Répression:
q
uatorze interpellations sur quarante

Les forces de l’ordre auraient effectué quatorze interpellations, essentiellement pour des contrôles d’identité. Ils ont manifesté dans plusieurs villes ce week-end.
VOIR et ENTENDRE la réaction populaire au coup de force parlementaire de Hollande, le 12 avril 2013 à Paris:


A Toulouse, les manifestants ont défilé pacifiquement à bord d'un cortège de 150 véhicules, selon la police et les organisateurs. A bord du véhicule de tête, des manifestants bâillonnés, vêtus de robes et costumes de mariées et mariés, saluaient la foule. 
Toulouse: les pro et les anti se "croisent"...
Sur le parcours du défilé, une quarantaine de contre-manifestants partisans du mariage gay, brandissant des drapeaux arc-en-ciel, ont lancé des projectiles divers - œufs, bouteilles - sur le cortège: "des enragés d'extrême droite"  gauche, dirait sans doute Caroline Fourest
Une personne a été interpellée, selon une source policière.


A Bordeaux, entre 200 et 300 personnes ont également manifesté  contre "l'accélération du processus de la loi" sur le mariage et l'adoption homosexuels, déambulant sans incident au centre-ville - ce qui est un exploit, pour des "fascistes", aux dires de Harlem Désir - avant de venir protester devant le domicile de la ministre aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay.

14 avril à Lyon
Considérant les provocations des parlementaires socialo-écolos, le coordinateur sud-ouest des Manifs pour tous, Raphaël de Bourayne, a pu se féliciter du caractère pacifique de la manifestation, qui portait selon lui une incertitude.


D'autres manifestations contre le projet de loi Taubira
étaient prévues ce dimanche dans toute la France. 

A Lyon (Rhône), partisans et opposants devraient défiler à quelque centaines de mètres.

Les ministres et élus choyés par le Collectif La Manif pour Tous

A seigneur tout honneur: le premier visé par cette nouvelle tactique: le rapporteur du projet de loi, Erwan Binet. Le député PS a été empêché de tenir un débat dans les Yvelines par des 3opposants violents", selon lui, et a dû partir sous protection policière.


Le lendemain (ci-dessus) , c'était au tour de la ministre de la Justice,
la délicieuse Cricri d'amour Taubira, de croiser 250 protestataires à la sortie de l'opéra de Lyon, où elle assistait au premier opéra écrit par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter. Les manifestants agitaient des drapeaux français en scandant "Casse-toi Taubira!" ou encore "Nous sommes tous des enfants d'hétéros", détournant le slogan "Nous sommes tous des enfants d'immigrés".

A Rennes, le 30 mars 2013, plusieurs dizaines d'opposants ont manifesté, notamment aux cris de "Hollande démission", à l'occasion de la venue de la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, et du ministre de l'Education, Vincent Peillon, au Forum Libé.


Dès le lendemain, l'aigre-douce porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ci-dessus, était "accueillie" par une centaine de manifestants en gare de Rennes. Venue assister au Forum Libé, elle s'est fait suivre par ces opposants jusqu'à sa voiture, dans une bousculade générale et sous les sifflets.

VOIR et ENTENDRE l'accueil d'Aurélie Filippetti à Metz, le 12 avril 2013:

Photos de manifestations et comités d'accueil:

12 avril 2013 : Manif aux abords su Sénat
14 avril 2013 : Rassemblement de Lyon
Avec votre aide par l'indication de votre lien-source en commentaires,
d'autres videos seront ajoutées...

Merci