POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Désir H. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Désir H. Afficher tous les articles

samedi 12 août 2017

Présidentielle 2017 : les comptes de campagne du candidat socialiste interpellent

Les dépenses de campagne de Benoît Hamon, posent questions

Chiffrées à plus de 15 millions d'euros,  Julien Dray a demandé "des comptes" mercredi au candidat à l'élection présidentielle.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Éliminé dès le premier tour avec 6,36% des voix, Benoît Hamon a pourtant été le candidat le plus dépensier, juste derrière Emmanuel Macron (16,698 millions d'euros) lors de la dernière élection présidentielle.

Rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté 6,58 euros au candidat socialiste, soit trois fois plus que pour la majorité des "grands candidats", a fait chiffré Julien Dray, ancien membre de la MNEF et mis en cause dès 1982, notamment par l'avocat Claude Duval, dans une affaire d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance,.
Dans le procès des emplois présumés fictifs  qui profiteront à un vivier de jeunes espoirs socialistes (dont Jean-Marie Le Guen ou le pseudo-étudiant non-diplômé Manuel Valls) issu de l'Unef-ID, ainsi qu'Harlem Désir dans le cadre du financement de SOS Racisme, qui implique cette mutuelle étudiante, Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende. Quant à Dominique Strauss-Kahn, alors avocat d'affaires au printemps 1997, il avait été rémunéré 600.000 francs TTC par la MNEF (devenue LMDE): des financements qui ne seront pas allés aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s... La baisse de cinq euros des APL par Macron paraît aujourd'hui encore dérisoire, à quiconque n'en est pas bénéficiaire. Aucune charge ne fut retenue contre Julien Dray...
Un ratio qui pose question dans un parti en proie aux difficultés financières. "Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget", a affirmé Julien Dray mercredi sur LCI. 
Le directeur de la campagne de Ségolène Royal en 2007 réclame un audit "correct et honnête". "C'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste", a grondé le porte-parole du Parti socialiste, faisant l'impasse sur le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis (avril 2014-juin 2017).

Les socialistes du PS réclament des comptes à leur ex-camarade 

De la "Belle Alliance populaire", Benoît Hamon est allé créer son courant, devenant tête de gondole du "Mouvement du 1er Juillet", 
soutenu dans cette aventure par les écologistes radicaux Cécile Duflot et Yannick Jadot (EELV), l'essayiste mondain Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et Thomas Porcher, membre du collectif 'Les Économistes atterrés' ("ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néolibérale"...), et rejoint par des élus de la gauche du PS, le député Régis Juanico, l'ancienne députée Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas, un proche des frondeurs Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel,
et les anciens députés
Barbara Romagnan, chassée du Palais Bourbon par une jeune candidate 'La République en marche', et Mathieu Hanotin, suiveur d'Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira au mouvement "Dès demain", où on retrouvera bientôt Luc Carvounas, ex-directeur de campagne de Claude Bartolone et qui, le 4 juillet 2017, vota contre la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe,
ainsi que les écologistes Karima Delli, ex-activiste des collectifs 'Jeudi noir' ou 'Sauvons les riches', ou l'ayatollah écologiste
Christophe Najdovski, soutien de Yannick Jadot, pour boucler la boucle,
avec pour objectif la refondation de la gauche rassemblée en France, à partir de 6%. "C'est la moindre des choses que de venir s'expliquer", a poursuivi le conseiller régional d'Ile-de-France."On ne peut pas dépenser l'argent et s'en aller. C'est la moindre des règles de politesses, quand vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur son patrimoine".

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les réunions publiques - dont le grand meeting à Bercy le 19 mars - ont coûté 6,1 millions d'euros, 40,5% des ressources du candidat socialiste : un tragédie dont les media se seraient fait l'écho, s'il s'était agi d'un candidat de la droite. 

Les tracts, affiches et autres propagandes imprimées ont également fait grimper la facture de 3,1 millions d'euros, soit 20,5% des frais. 

Benoît Hamon a également misé sur l'audiovisuel : 990.000 euros ont été dépensés pour produire du contenu vidéo. "Je me dis : ils ont dû payer des choses très cher", ironise Julien Dray.

Les dirigeants de la campagne de Benoît Hamon rejettent ces soupçons confraternels.

"Nous n'avons en aucune manière à rougir de l'argent perçu et utilisé", assure dans ...Libération Régis Juanico, ex-trésorier de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de campagne et Bastien Recher, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris, chargé du Logement et de l'Habitat, et ex-secrétaire général administratif de la campagne, en affirmant que "la campagne de Benoît Hamon a été sérieuse et sobre". Elle aurait été soutenue par une poignée de grands donateurs, aussi fortunés qu'anonymes de la gauche radicale, et libre de tout lobby.

"Oui, Benoît Hamon a dépensé 6,58 euros par voix gagnée quand Emmanuel Macron n'en a dépensé qu'1,9", admettent-ils. Mais, changeant de registre, "avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes (...) et une campagne électorale éclair", comme voulue par le président sortant éliminé avant d'avoir pu prétendre à concourir, celui qui était alors député des Yvelines "avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires", se défendent-ils.

"Ce choix n'a pas été fait et les dépenses sont restées dans le budget initial prévu", affirment-ils, soulignant que le niveau des dépenses au premier tour est "inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012", et que Benoît Hamon a été "le seul candidat à avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs". A la vérité, en Martinique, le candidat socialiste ne dévoilera que le nom de son premier gros donateur comme il s’y était engagé,  l’épouse du réalisateur Costa-Gavras, la productrice de six films de Mehdi Charef, Michèle Rey-Gavras, qui a donné 4.600 euros.

"Qu'affirme-t-on ici en creux ?" : "que le politique devenu gestionnaire doit attirer et séduire à moindres frais un électeur transformé en client et consommateur. Eh bien non. Nous préférons encore perdre une élection que sombrer dans ce cynisme"... C'est tout ce qu'on ose encore dire quand on est totalement désavoué et laminé...

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"
Ce coeur-là battit-il toujours ?
Après avoir lui-même prétendu se porter  candidat, l'écologiste Yannick Jadot a volé au secours de son camarade. Pour l'écologiste internationaliste, classiquement, ces accusations seraient "une opération de diversion" (quand l'accusation d'amalgame n'est pas recevable...) qui permettrait d'éviter "de faire l'audit du quinquennat calamiteux" de François Hollande. L'un n'empêchant nullement l'autre. 

93% des Français devront néanmoins contribuer au remboursement d'une partie des sommes dépensées par Benoît Hamon pour sa campagne. En effet, l'ex-candidat à l'Elysée peut prétendre au remboursement par l'Etat (c'est qui ?) d'environ 8 millions d'euros, attribué à chaque candidat ayant rassemblé plus de 5 % des voix au premier tour (47,5 % du plafond autorisé au premier tour).

Quelles aides publiques pour les partis en 2017 ?

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les candidats reçoivent tous une avance forfaitaire de 153.000 euros sur le remboursement de leurs frais de campagne. La somme versée par l’Etat (!) dépend ensuite du score obtenu par chacun à l’élection.

Selon les résultats définitifs annoncés par le ministère de l’Intérieur, La République en marche a obtenu près de 6,4 millions de suffrages. Le parti pourra donc bénéficier d’une aide de plus de 9 millions d’euros au titre de son nombre de voix.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Un gros manque à gagner est à prévoir pour le PS (1,68 million de voix) qui n’obtiendra que 2,4 millions d’euros. Au cours des cinq dernières années, le PS, arrivé en tête aux législatives de 2012, avait eu droit à 12,8 millions d’euros par an pour les 8 millions de voix récoltées. En 2017, cette enveloppe sera donc cinq fois plus petite.

Moitié moins que les 5 millions d’euros versés au parti Les Républicains pour lses 3,57 millions d’électeurs. 

Quels financements dégagés par l’obtention de sièges à l’Assemblée ? 
Si on se fie aux projections du second tour des élections législatives et sur la base de 37.000 euros par élu, les députés devraient rapporter entre 740.000 et 1,1 million d’euros au PS, entre 15 et 16,8 millions d’euros à LREM et entre 2,6 et 3,7 millions d’euros à LR. Là aussi, les financements du PS vont être significativement réduits puisque le total des deux enveloppes d’aides aux partis politiques ne devrait pas excéder les 3,5 millions d’euros, contre près de 25 millions d’euros après les élections de 2012.

Un gisement d'économies possibles par l'Etat... d'autant que ce sont 50% de Français qui sont contribuables !

mardi 22 novembre 2016

Une campagne de prévention du sida dérange l'homme de la rue

Une campagne de prévention du VIH-sida fait de la provocation sur la voie publique

Plusieurs villes ont commencé les retraits des affiches publiques à destination de la population homosexuelle 

Une violation des consciences et une agression de la jeunesse, selon les détracteurs du choix gouvernemental, mais un acte de "censure", selon l'indélicate ministre Marisol Touraine. La ministre de la santé dit vouloir porter plainte contre les maires qui retirent les affiches d’une campagne de prévention contre le Sida à destination du groupe le plus touché par l’épidémie.

Ce sont les conditions de la campagne de prévention sur le VIH/sida  qui posent problème.
Cette question est aujourd’hui au centre d’une vive controverse, d'autant que la campagne est ciblée sur le seuls hommes et la ministre discrimine les homosexuels de sexe masculin: en ne montrant que des homosexuels hommesles affiches de Marisol Touraine sont donc sexistes et discriminatoire.

Deux villes, Angers (Maine-et-Loire) et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mais aussi Chaville, ont annoncé le retrait des affiches 
Ces maires ont été élus pour le respect de certaines valeurs
de cette campagne également critiquée par les Associations familiales catholiques (AFC), mais on attend aussi des réactions de rejet d'associations musulmanes.
A ce jour, une dizaine de villes sur les 130 où la campagne est diffusée a écrit à l’entreprise pour demander de retirer les affiches. Contractuellement, le groupe JC Decaux est obligé de le faire à partir du moment où il reçoit une demande écrite d'une municipalitémais BFMTV prend fait et cause pour le gouvernement: "JCDecaux retire l'affichage gouvernemental", titre la chaîne privée. Le maire d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - qui compte trois associations culturelles musulmanes (comprendre mosquées ou lieux de culte pour 80.000 habitants) - considère en effet que ces affiches "portent atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l'enfance et de la jeunesse".Le maire d'Angers, Christophe Béchu, est un soutien d'Alain Juppé.
En riposte, mardi 22 novembre sur Twitter, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé son intention de "saisir la justice" après la "censure" de ces maires. Ces affiches montrent des photos de visages, de torses ou de bras de deux hommes s’enlaçant, avec plusieurs messages. "Pour la vie, Pour un week-end, Pour une fois", "S’aimer, s’éclater, s’oublier" ou encore : "Avec un amant, Avec un ami, Avec un inconnu"…

Mais la censure vient aussi de la presse qui agresse les détracteurs de la campagne
Le journaliste Pierre Bienvault (à la fois sur France Inter et à La Croix) n'a pas d'états d'âme. Dans La Croix (quotidien chrétien et progressiste), ce militant cite trois messages (ci-dessus) mais en oublie un, par inadvertance et probablement au hasard: "Coup de foudre, Coup d'essai, Coup  d'un soir"... Désinformation anodine ?

La campagne a été conçue par Santé publique France.
"Sur dix personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, 4 à 5 sont des HSH [des homosexuels hommes]. Soit 40 à 50 %, alors que la population des HSH sexuellement actifs est estimée à 1,5 % de la population générale", précise cet organisme créé en mai 2016 et placé sous la tutelle du ministère.

"Ce sont le contenu des messages qui peuvent choquer des enfants"

Ces affiches "s’imposent sur le chemin de l’école, sans se soucier de l’appréciation par les parents de la sensibilité des enfants," font valoir les AFC. 

Un argument repris par la mairie d’Aulnay-sous-Bois dirigée par Bruno Beschizza (LR). "Ce n’est pas le fait de voir deux hommes en train de s’enlacer qui nous pose problème. [Et pourtant...] C'est le contenu des messages qui peut choquer des enfants. Nous aurions retiré ces affiches si elles avaient mis en scène un homme et une femme", assure l’entourage du maire.
La municipalité ne semble pas s’inquiéter de la volonté du gouvernement de saisir la justice. "Nous avons agi sur la base d’un article code de collectivités locales qui donne à un maire un pouvoir de police pour s’opposer à tout ce qui peut troubler l’ordre public sur sa commune", précise un proche du maire. 

"Les personnes homosexuelles [en réalité, seuls les gays sont pointés] ne vivent pas toutes dans des ghettos communautaires"
Engagé dans la défense de cette campagne, le gouvernement s’était en fait interrogé en octobre sur son envahissement de l’espace public. "Il était favorable à ce que la campagne soit visible dans les réseaux de la communauté gay mais il y a eu un débat pour savoir si elle devait aussi être diffusée dans des espaces grand public", explique Marc Dixneuf, directeur délégué de l’association de lutte contre le sida Aides. "Les associations ont plaidé pour que ces messages soient diffusés de manière plus large, car les "personnes [êtres humains] homosexuelles", très touchées par l’épidémie de VIH, ne vivent pas toutes dans des ghettos communautaires", poursuit ce responsable qui se dit indigné par cette "censure homophobe et contre la santé publique [et individuelle?]", un sentiment égocentrique, sans aucune considération respectueuse de l'Autre, adulte ou enfant. 
Les associations se souviennent d’un précédent, venu d’un responsable politique socialiste. En 1998, Lionel Jospin avait fait interdire une campagne de prévention pour les gays qui devait être publiée dans la presse. 

Dans un twitt, Marisol Touraine travestit ses affiches
Cette campagne est relayée par des membres du gouvernement, comme Harlem Désir (tweet devenu inaccessible):
Soutenez la campagne de prévention contre le https://twitter.com/hashtag/VIH?src=hash">#VIH face à ceux qui veulent la censure et refusent de voir 2 hommes ensemble. https://twitter.com/hashtag/loveislove?src=hash">#loveislovehttps://t.co/wliYmueLd9">pic.twitter.com/wliYmueLd9— Harlem Désir (@harlemdesir) https://twitter.com/harlemdesir/status/799671947961372672">18 novembre 2016
"2 hommes ensemble" dans leur intimité ou exhibés sur la place publique ne fait pas de différence pour le caricaturiste socialiste...

Jean-Frédéric Poisson demande à Manuel Valls le retrait de l'affichage, au motif qu'il fait la promotion de l'adultèreCe candidat PCD à la primaire de droite a lancé une pétition afin que cesse la campagne d’affichage gouvernementale. Il a adressé une lettre au Premier ministre dans laquelle il écrit :
"Depuis quelques jours, sous couvert de 'santé publique' et de promotion des différents modes de protection en matière sexuelle, les Français voient apparaître ici et là des affiches comportant des photos et des textes faisant la promotion du "sexe entre hommes". (…) C’est donc dans un même souci de protection des mineurs face à ces images à caractère sexuel déployées partout, et de respect de l'ordre public et de la législation en vigueur que je vous demande, Madame le Ministre (sic), le retrait immédiat de cette campagne d’affichage."
Ces affiches sont "en totale violation de la loi civile, explique-t-il. Certaines affiches de cette campagne diffusent un message contribuant à une normalisation de l'adultère et cela alors que la fidélité demeure dans le Code civil une obligation légale". 

"Épidémie de connards moyenâgeux", selon Ian Brossat
En charge du logement en tant qu'adjoint PCF à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, ce personnage perd ses faibles petits nerfs en éructant contre une "épidémie de connards moyenâgeux", mardi 22 novembre. L'insulte de cette petite "personne homosexuelle" vise nommément les maires LR d'Angers, Christophe Béchu, qui a fait retirer ces affiches, et d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui a pris un arrêté municipal contre cette campagne :
La ministre M. Touraine aurait-elle honte ?
Son tweet cache une partie litigieuse de chacune de ses affiches.
En charge de la jeunesse, la ministre de l'Education Nationale a-t-elle un avis ?

 

mercredi 3 février 2016

Le pouvoir socialiste se convertit à la dégressivité de l'assurance chômage: une idée sociale?

La dégressivité de l'assurance chômage, la dernière trouvaille sociale des socialistes au pouvoir

Hollande cautionne l'instauration de la dégressivité
 par le gouvernement Valls

Alors que les négociations pour renouveler l'assurance chômage doivent s'ouvrir mi-février, la gauche sociale s'embrase pour la sauvegarde de l’allocation chômage, tandis que la meute des membres du gouvernement se déploie. Ces derniers jours, Myriam El Khomri, la marionnette de Valls au Travail, Michel Sapin, aux Finances mais annoncé partant et Emmanuel Macron, le virus social-libéral Zika du gouvernement à l'Economie, tous ont ouvert la porte à un durcissement des règles d'indemnisation du chômage. 
Les collabos de Valls reprennent le discours de François Hollande qui avait donné le ton le 18 janvier dernier: "En France, la durée d’indemnisation est la plus longue d’Europe, mais la durée de formation des chômeurs est la plus courte. C’est ce qu’il faut changer", avait-il déclaré. Une façon de mettre la pression sur les partenaires sociaux qui doivent renégocier la convention d'assurance chômage à partir du 20 février suite à l’annulation par le conseil d'Etat de celle conclue en 2014. 

Des pourparlers qui s’annoncent tendus entre le patronat et les syndicats de salariés tant l’enjeu cette fois est fort. Faute d’inversion de la courbe du chômage – il y a actuellement quelque 3,6 millions de personnes sans emploi et plus de 5 millions en prenant toutes les catégories – la dette de l’Unedic a doublé ces 5 dernières années et devrait tutoyer les 30 milliards d’euros à la fin 2016. 

Réduire la durée d'indemnisation, malgré la rareté des emplois 

Cette fuite en avant du gouvernement, qui vient encore briser un tabou de gauche, n’est pas anodine. Faute d’accord entre les partenaires sociaux d’ici au 1er juillet 2016, Manuel Valls pourrait s'emparer du dossier pour instaurer par décret la dégressivité ou une réduction de la durée d’indemnisation. 

Une option qui met en colère les syndicats de salariés mais qui redonne espoir au patronat. 
Stanislas de Bentzmann, le président de Croissance Plus, veut justement ramener à douze mois la durée d’indemnisation (contre 24 actuellement), comme en Italie ou en Allemagne, sans toucher au taux de remplacement des salaires qui oscille entre 57 et 75%. "On pourrait toutefois rallonger la durée si le chômeurs s’engage dans une formation qualifiante", avance-t-il. 

Moins radicale,
la Cour des Comptes propose de revenir sur "la règle du jour cotisé, un jour indemnisé" en ramenant le rapport à 0,9 (un jour cotisé, 0,9 jour indemnisé) pour une économie chiffrée à 4,1% des dépenses d'allocation de retour à l'emploi, soit environ 1,2 milliard par an. 
Autre piste lancée par les magistrats de la rue Cambon: relever à 55 ans contre 50 ans aujourd’hui, le déclenchement de la durée d’indemnisation de 36 mois spécifique aux seniors. "Fin 2012, 20% des allocataires indemnisés par l'assurance chômage avaient 50 ans ou plus. Leur indemnisation représentait 27% des dépenses de l'assurance chômage. Le surcoût lié à l'existence d'une indemnisation maximale de 3 ans pour ces salariés est de 1,085 milliard", affirmait en juin 2015 la Cour présidée par Didier Migaud. En appliquant cette mesure, l’UNEDIC ferait 450 millions d’euros d’économies par an. 

La dégressivité : une mesure anti-sociale 

C'est la dégressivité des indemnités qui met véritablement le feu aux poudres. "On note une forte hausse des retours à l’emploi dans les semaines précédant la fin de l’indemnisation, révèle Croissance Plus, à deux doigts de l'accusation de passivité des victimes de licenciements. Les chômeurs accélèrent leurs recherches, font plus d’efforts et deviennent moins exigeants", martèle Stanislas de Bentzmann. 
"La dégressivité des allocations est une solution que nous souhaitons aborder", renchérissait pour sa part Pierre Gattaz, le président du MEDEF, en décembre dernier. Cette  thérapie de choc serait toutefois moins prometteuse qu’elle n’en a l’air. 

La gauche l’avait d’ailleurs mise en place en 1992 sous l’impulsion de la ministre du Travail de l’époque, une certaine Martine Aubry. 
Ainsi, pendant 9 mois l’allocation était maintenue, avant d'être abaissée tous les 4 mois de 17% pour atteindre un seuil minimal de 355 euros. Mais faute de résultats probants, cette solution-miracle de la je-sais-tout du microcosme politique avait été abandonnée en 2001. "La dégressivité, telle qu’elle a été mise en œuvre de 1992 à 1996, aurait ralenti le retour à l’emploi", note même un rapport de l’Insee datant de 2001. 
Et la Cour des comptes d’enfoncer le clou de cette expérience pour rien: "Les études économiques tendent ainsi à montrer que la mise en œuvre d'une allocation dégressive engendre des économies, mais n'améliore pas globalement l'efficacité du système d'assurance chômage, qui dépend du niveau de contrainte que le marché du travail exerce sur la reprise d'activité des chômeurs.

Les effets pervers de cette fausse bonne idée 
Un certain nombre d’économistes estampillés "libéraux" ne recommande pas de se lancer dans cette aventure. C’est le cas de Bertrand Martinot, pour qui "dans le contexte économique de la France, une telle mesure aurait pour effet de faire basculer dans la pauvreté des chômeurs de longue durée.
"Cette voie n’est pas la plus efficace si l’on se soucie du bien-être des salariés et des chômeurs, notamment de ceux qui ont de faibles marges de manœuvre dans leur capacité à retrouver un emploi", analysent les universitaires Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo dans un livre de 2004. 
Idem du côté de Bruno Coquet, un économiste qui vient de publier un rapport pour l’Institut de l’Entreprise. "Il y aurait un effet pervers, les chômeurs les plus proches du marché du travail accepteraient des jobs non qualifiés, ce qui diminuerait encore les chances des plus éloignés de l’emploi de se réinsérer", montre-t-il dans son étude. 
Pour mémoire, "plus de la moitié des personnes indemnisées n'ont pas le bac (…) A l'opposé, moins d'un allocataire sur huit dispose d'un niveau de diplôme bac + 3 ou plus", constate la Cour des comptes dans son rapport de juin 2015. L’économiste, également chercheur à l'OFCE, plaide pour une uniformisation des régimes d’indemnisation. Dans son viseur: le régime spécial des employeurs du secteur public qui ont le choix d’affilier, ou non, leurs salariés à l’assurance chômage. 
Dans la même veine, il considère que les fonctionnaires devraient participer au financement de l’assurance chômage, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens. Le gouvernement et les syndicats oseront-ils s’attaquer à l'électorat socialiste?… Les fonctionnaires étant traditionnellement des électeurs votant à gauche et des membres puissants et actifs au sein des centrales syndicales.  

A l'occasion des présidentielles de 2012, Le PS accusa l'UMP de stigmatiser les chômeurs "en voulant rendre les allocations chômage dégressives"...  
archives parti sociaslite
En juin 2000, alors premier secrétaire du PS, François Hollande considérait comme un "progrès" la suppression de la dégressivité prévue par un nouvel accord de l'UNEDIC. Deux ans plus tôt, en plein mouvement social mené par des chômeurs, Harlem Désir, membre du bureau national du PS, résumait ainsi la position de son parti : "Le système de dégressivité est terrible. Les chômeurs et leur famille n'arrivent pas s'en sortir"
VOIR et ENTENDRE Hollande plaider contre la dégressivité des allocations chômage:

vendredi 13 mars 2015

La nomination de Harlem Désir au gouvernement: un "emploi fictif" ?

Un placard doré pour un incapable à Paris comme à Bruxelles et Strasbourg

L'absentéisme persistant d'Harlem Désir au Parlement européen

Désir escorte Hollande
Le bac +3comme B. Hamon, à 29 ans..., Jean-Philippe Désir est un boulet. Comme d'autres socialistes, il n'est pas moins inconsistant au gouvernement qu'à l'Europe.

Hollande a utilisé son gouvernement comme niche à quantité d'individus transparents et incapables: diplômés, comme Fleur Pellerin, George Pau-Langevin et Patrick Kanner, ou non, comme Myriam El Khomri et Annick Girardin, deux femmes pour faire nombre dans la parité. Ils végètent sous les ors de la République, sans aucune obligation de rendement. Croyez-vous en effet que le commerce extérieur est aidé par deux bras gauches, d'une part l'énarque Matthias Fekl, secrétaire d’État, et d'autre part Carole Delga, également secrétaire d'État? Qui sait aussi que le secrétaire d'État chargé des Sports est Thierry Braillard ? Ou que Valls a affublé Fleur Pellerin d'une secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, du nom d'Annick Girardin? C'est ainsi que la langue française recule et que le pouvoir socialiste présente les langues étrangères comme meilleures à notre culture et à notre souveraineté... (lien PaSiDupesToutes ces bouches à nourrir n'ont-elles donc trouvé nulle part ailleurs à s'employer?


Contesté à la tête du PS pour son inefficacité -hormis l'invective-,
Harlem Désir a pourtant été nommé secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, en dépit de son manque notoire d'investissement à Bruxelles et Strasbourg. Puisqu'il fallait bien l'écarter, l'Inspection générale des Affaires sociales n'aurait -t-elle pu servir de refuge en jouant sa fonction habituelle de reclassement: à l'IGAS, il aurait retrouvé les vieilles gloires du syndicalisme ou de la politique, les anciens seconds rôles, utilités usées de la gauche.

Laïc et anti-clérical, était-il à sa place?
Le nouveau secrétaire d'État chargé des Affaires européennes trouvait-il l'Europe ennuyeuse et l'exécutif correspond-t-il mieux à ses compétences? La présence de ce fils d'Antillais communiste et anticolonialiste n'est-elle pas redondante avec celles  de la Guyanaise Christiane Taubira, outre celle de George Pau-Langevin 
La question se pose pour celui qui "occupait" nominalement le siège de député européen d'Ile-de-France. Un exemple peu reluisant des scrutins de liste qui imposent de choisir des charrettes d'élus. D'autant qu'en 2011, le montant des indemnités d'eurodéputé s'élève à 7.956,87 € brut par mois, soit 6.200,72 € net, axquels s'ajoutent l'indemnité de frais généraux de 4 299 € par mois et l'indemnité journalière de subsistance de 304 € par jour de présence. Ces encaissements par des absentéistes ne sont-ils donc pas assimilables à des détournements de fonds publics?

Or, selon le site votewatch.eu, qui recense l'assiduité des parlementaires européens, Harlem Désir n'a participé qu'à 50,15% des votes de l'assemblée européenne (752e sur 766). Il a posé 14 questions parlementaires (601ème) et n'a amendé que 12 rapports (660e). Seuls points positifs: il a réalisé 26 propositions de résolutions (212ème) et rédigé une déclaration écrite (263ème), à moins que le travail n'ait été en réalité fourni par ses assistants.
A titre de comparaison, l'UMP Rachida Dati, un temps présentée par un anonyme (repris en choeur et en boucle, notamment par Le Point) d'être la "touriste en chef de l'UMP", a participé à 84.38% des votes à Strasbourg, contre 69.46% de Jean-Luc Mélenchon, 684e... R. Dati se situe en fait à la 473e place sur 766. L'ex-ministre a posé 66 questions parlementaires (241e), amendé 61 rapports (379e).

VOIR et ENTENDRE pourquoi la nomination de Désir est une "offense à l'Europe":

Il n'empêche que Le Monde, qui passe pour sérieux et bien informé, écrit que "Harlem Désir connaît les dossiers communautaires pour siéger au Parlement de Bruxelles depuis 1999."  Il fallait oser et le journal de Pierre Bergé l'a fait...

Certains manient donc la poudre aux yeux et font valoir que le socialiste Désir aurait accouché d'un rapport (sur la "responsabilité sociale des entreprises dans les accords commerciaux internationaux"), tandis que l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy n'en a rédigé aucun. Mais entre rédiger et signer il y a une marge...
A noter au passage qu'un parlementaire qui participe à moins de 50% des votes, ne touche plus ses indemnités. Ce qui pousse certains d'entre eux à ne venir que pour voter et à ne jamais s'investir dans les travaux de l'euro-parlement autrement que par des "nègres".

Harlem Désir est aussi absent comme sous-ministre que comme eurodéputé

2012, aux Antilles
Premier secrétaire délégué du Parti socialiste sans avoir jamais été l'élu d'aucune circonscription, Désir n'est pas non devenu eurodéputé  sur son nom propre. Pareillement, ce roi de l'insulte est devenu secrétaire d'État - à la suite d'une autre lumière noire, Thierry Repentin - par la volonté du prince et non pas du peuple. Et pour faire quoi ? s'interrogent, comme les autres, les désespérés du socialisme.

Désir n'a jamais réussi à s'imposer à la tête du PS ni à trouver la juste distance par rapport au gouvernement: un véritable fiasco. Juste un exemple: l'affaire Léonarda, en octobre 2013, lorsqu'il a défendu la position strictement inverse de celle de François Hollande juste après l'intervention télévisée du chef de l'Etat. Ce qui n'a pas empêché le parano de poser à plusieurs reprises comme le "bouc émissaire" des "couacs" du gouvernement. Où, dans le sillage de Manuel Valls, il a accepté d'entrer !

Désir, secrétaire d'État aux Affaires européennes, n'a pas lancé de campagne d'information civique pour les élections européennes du 25 mai 2014.
Parlement britannique, février 2012
Tous les gouvernements le font pour les autres scrutins. Pas lui. Il a compté sur la page Internet du site du gouvernement, réalisée en partenariat avec Toute l'Europe et accessible via l'url ouijevote.eu, ainsi que l'édition d'un million et demi de dépliants 'Elections européennes: pourquoi voter le 25 mai 2014?' des plaquettes aux maires, présidents de conseils généraux et régionaux, à la disposition des citoyens, et un soutien à la campagne de sensibilisation au vote menée par le Parlement européen.



Depuis, plus rien. Il n'accompagnait pas la politique du gouvernement, il accompagne désormais la personne du président.

Désir, escort boy de Hollande en voyage
L'ex-militant de SOS Racisme téléguidé par le président Mitterrand est désormais placé sous la tutelle de l'Elysée, puisque Matignon a été amputé du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), l'organisme chargé de la coordination interministérielle sur les questions communautaires. Une vraie "petite révolution" confirmée par Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Par cette mesure et la nomination d'une potiche au sous-secrétariat, l'Elysée n'a plus à rendre compte de son action devant le Parlement: ce qui signifie qu'il a toute latitude pour signer un TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, en français), sans aucun contrôle, dans le dos des Français.

Qui, le 14 avril 2012, a dit: "Je n'aurai pas autour de moi des personnes jugées et condamnées" ? François Hollande: une promesse de campagne qui s'inscrivait dans son engagement pour une "République exemplaire".
Or, si Jean-Marie Le Guen a été mis en examen dans l'affaire de la MNEF pour un emploi présumé fictif, il a bénéficié d'un non-lieu pour insuffisance de charges, mais, en plus de Ségolène Royal (Rennes, 2008: licenciements abusifs), le ministre Arnaud Montebourg (2012, pour injures publiques aux anciens patrons de SeaFrance) ou Christiane Taubira (poursuivie aux prud'hommes en 2004 par son ancienne assistante parlementaire), Harlem Désir. Entre 1986 et 1987, alors que l'actuel secrétaire d'Etat aux Affaires européennes était président de SOS Racisme, il percevait 10.500 francs (1.600 euros) de rémunération mensuelle venant d'une autre association : l'Association régionale pour la formation et l'éducation des... migrants. C'était un emploi fictif, mais la condamnation, tombée en 1998, était bien réelle : 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.
A la suite du président Mitterrand, Hollande pratique la sanction-promotion.