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dimanche 28 janvier 2018

"Il n'y a qu'une seule droite", rappelle Wauquiez à chacun, au Conseil national des Républicains

Wauquiez s'efforce de dissuader les passéistes de faire du neuf avec de l'ancien

"Il n'y a qu'une seule droite", a insisté le président LR


Résultat de recherche d'images pour "Wauquiez Conseil national janvier 2018"Laurent Wauquiez s'inscrivait ainsi en faux face à la présidente de la région Ile-de-France qui venait d'estimer que "les deux droites" étaient "réconciliables". Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez n'ont pas cédé sur leurs visions, lors du Conseil national des Républicains ce samedi 27 janvier, l'une majoritaire et réformiste, l'autre, attachée au modèle de l'UMP qui a vécu.

Contrairement à Alain Juppé ou Xavier Bertrand qui n'ont pas accepté d'être mis en minorité et qui ont décidé de prendre leurs distances avec Les Républicains (LR), la présidente de l'Ile-de-France a choisi de faire avancer ses vues d'un parti composite, en réaction au nouveau président du parti, Laurent Wauquiez. 
L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy vante une "droite des solutions" face à la "droite des décibels à travers son mouvement "Libres!", dont la "candidature" comme "mouvement associé" de LR a été approuvée ce samedi.

L'opposition interne de la présidente d'Ile-de-France irrite ceux et celles qui ont porté le président de l'Auvergne-Rhône-Alpes à leur tête pour faire du neuf. Ils désapprouvent le désir de Valérie Pécresse d'un parti à l'identique de celui qui a perdu aux dernières élections du fait de sa diversité politique et de ses combats de chefs. Les Républicains (LR) de 2017 n'ambitionne pas d'être le clone de l'UMP de 2002, qui visait à rassembler les différentes tendances de la droite française et du centre, alors que plusieurs personnalités centristes l'ont d'ailleurs quitté, notamment pour former l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en septembre 2012. 
Facteur de division, tout en disant refuser de "participer à une guerre des chefs" et en réclamant des uns et des autres plus de respect, Valérie Pécresse a fait son apparition dans la salle de la Mutualité pendant le discours d'ouverture du président du Conseil national, Jean Leonetti, sous les acclamations de ses partisans scandant "Valérie, Valérie", provoquant quelques sifflets de riposte, à la satisfaction de la presse faiseuse de polémiques et qui accompagne d'ailleurs les puissants du moment, passant cette fois du PS à son fossoyeur, la LREM.  

"Valérie Pécresse fait partie de notre mouvement. Cependant, je souhaiterais qu'elle rentre avec une discrétion qui s'impose", a réagi depuis la tribune Jean Leonetti, blessé d'être interrompu sans aucun égard

Le président de LR est alors monté sur scène pour demander à la salle "d'accueillir très chaleureusement Valérie Pécresse".

"Bienvenue Valérie, dans ta maison, dans ta famille, chez nous", a ensuite repris J. Leonetti. Un accueil convivial, au final, au grand dam des opposants à LR qui soulignent les réticences visibles de Nadine Morano, qui avait eu la correction d'arriver à l'heure. 
Fallait-il que N. Morano (à droite) applaudisse à la grossièreté de Pécresse,
au centre, en rouge vif ?
"Le temps des cerises  écuries est révolu"

Valérie Pécresse a encore provoqué des sifflets, lorsqu'elle a plaidé pour l'existence de "deux droites""Je pense qu'il y a deux droites" et "nous ne regagnerons que si elles savent s'écouter, se parler", a soutenu V. Pécresse. 

L'oratrice n'était visiblement pas venue pour rassembler.
"Il y a une droite un peu plus conservatrice et une droite un peu plus progressiste, une droite un peu plus protectionniste et une droite plus ouverte, une droite qui face à l'élection présidentielle a appelé à voter pour (Emmanuel) Macron et une autre qui ne l'a pas fait", a-t-elle insisté, clivante. "Les sifflets, on a beaucoup donné cette année, ça ne nous a menés nulle part". "Si je suis là, c'est parce que j'ai la conviction que ces droites sont réconciliables", a-t-elle enfin transigé. 

Le président du parti, Laurent Wauquiez, a conclu. 
"Il n'y a qu'une seule droite", a-t-il rectifié, dans son discours de clôture. "Le temps des écuries est révolu", a-t-il ensuite insisté, alors que Pécresse était déjà repartie, plus discrètement. 
"Je ne laisserai plus les petits chapelles et les querelles d'ego affaiblir notre famille politique". "Je ne distribue pas de postes aux enchères pour acheter le silence des uns ou des autres", a aussi lâché le patron de LR dans un propos par ailleurs offensif contre l'adversaire, Emmanuel Macron.

La nouvelle composition du bureau politique

Sorte de gouvernement du parti, il a été entériné samedi matin.
Valérie Pécresse demeure dans le bureau politique, dans le collège des non-parlementaires, lequel comprend également Maël de Calan, candidat battu à la présidence du parti qui, comme l’autre ex-candidate Florence Portelli.

Commission nationale d’investiture, désormais présidée par Eric Ciotti.
La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice, Christian Estrosi. Celui-ci, qui flirte avec Christophe Castaner, est très critique envers Laurent Wauquiez et n’est plus membre du bureau politique du parti.
Sortent du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot ou l’ex-garde des sceaux Rachida Dati.
Jean-François Copé n'y est pas maintenu, mais le maire de Meaux demeure membre du bureau politique en tant qu’ancien président de l’UMP (devenue Les Républicains).

La nouvelle composition de la Commission nationale d'investiture a fait des déçus. 
Fillonniste, vice-président du Sénat, Philippe Dallier, 55 ans, a claqué la porte de la fédération de Seine-Saint-Denis qu'il dirige, après avoir constaté l'absence de son nom au bureau politique, de même que le maire d'Aulnay, Bruno Beschizza, tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem en Seine-Saint-Denis à l'élection régionale de 2015 en Ile-de-France. "C'est une purge. Fermeture à tous les étages", s'est pareillement enflammé une autre source parlementaire LR, anonyme et, qui sait, inventée. Il conviendrait que la presse nommât les auteurs des citations qu'elle rapporte, si elle prétend valoir mieux que les twittos. 
D'autant que l'anonyme est connu : il s'agit de Pierre Lisciadélégué régional des Jeunes Républicains, originaire de Haute-Corse, élu du 18e arrondissement et proche de ...Mme Portelli. Ces mystères auraient-ils éclairé la base sur le bien-fondé de la grogne des râleurs, des aigris dont n'ont plus voulu les adhérents ?

Quant au juppéiste Maël de Calan, adversaire malheureux de L. Wauquiez dans la course à la présidence du parti, il a enchaîné les déclarations incendiaires auprès des journalistes pour la faible place qui lui est revenue dans les instances des Républicains. "On va structurer une forme d’opposition en interne, qui pèse un gros tiers", prévient la marionnette de Juppé, vindicatif. Avec 9,25% des suffrages aCongrès des Républicains de 2017, le plaignant pouvait-il raisonnablement prétendre à mieux au bureau national ? 
"Deux trois essayent de faire un petit buzz à l’extérieur, personne ne l’entend à l’intérieur", réplique Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. A l'issue de la session extraordinaire d'août 2017, le journal Les Echos estima que P.-H. Dumont "s'est imposé en quelques semaines comme l'icône du renouvellement à l'Assemblée nationale chez les Républicains. [...] C'est dans l'hémicycle que Pierre-Henri Dumont s'est distingué par ses interventions offensives, que ce soit contre la majorité ou contre les groupes de gauche, notamment lors des discussions sur le projet de loi de moralisation de la vie publique".
De bon augure pour la construction d'un parti fort de la droite.

lundi 6 février 2017

Police nationale d'Aulnay-sous-Bois : le maire dénonce la requalification du "viol" en "violences volontaires"

Le viol n'est plus avéré, selon le Parquet 

Ce dimanche 5 février, le maire d'Aulnay-sous-Bois a pris position pour la paix civile



Un homme de 22 ans a été blessé par les matraques de policiers, le jeudi 2 février. Il s'était interposé au côté de jeunes soumis à un contrôle d'identité à la cité des 3.000 d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). 
Le jeudi 2 février, à Aulnay-sous-Bois, dans la Cité des 3 000, vers 17 heures, "quatre fonctionnaires de police procédaient à un contrôle de l’identité d’une dizaine de personnes après avoir entendu les cris caractéristiques des guetteurs de points de vente de stupéfiants, annonça le Parquet. Au cours de cette opération, ces fonctionnaires tentaient de procéder à l’interpellation d’un homme de 22 ans."D’après le journal Le Monde, des images de vidéosurveillance ont permis de cerner plus précisément le déroulé des faits. "On est sur un contrôle d’identité qui dégénère; il y a des échanges de mots, mais on ignore ce qui se dit", précise la source du journal.
Les
quatre policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST), police nationale à Aulnay-sous-Bois, se seraient scindés en deux binômes. Deux agents "tentent de maîtriser l’individu" pendant que leurs deux collègues se placent dos à la scène, en sécurisation. "Assez rapidement, ils font usage de gaz lacrymogène", ce qui aurait eu pour effet de gêner un des policiers interpellateurs, au point qu’il se baisse au sol. "Son collègue est seul, il sort sa matraque télescopique et porte des coups au niveau des jambes de l’individu dans l’idée, on pense, de faire fléchir ses genoux." La source ajoute : "D’après les images, le pantalon de la personne interpellée semble glisser tout seul." Celle-ci n'aurait pas hésité plutôt à accuser les policiers de lui avoir volontairement baissé.
 
"Sur la vidéo, on voit un coup de matraque télescopique, à l’horizontale, vers la victime. Le coup traverse le caleçon. Nous pensons que c’est celui-ci qui entraîne la blessure."
L'homme, âgé de 22 ans, toujours hospitalisé dimanche soir, présente une section du sphincter anal et une lésion du canal anal de dix centimètres de profondeur, selon le médecin de l'hôpital Robert-Ballanger d'Aulnay. Une blessure qui lui vaut, à ce stade, soixante jours d’interruption totale de travail.

"Bien sûr qu’on est énervés ! (…) C’est vraiment dégueulasse." Omar, un habitant qui a assisté à la scène (ou une partie !) a également fait part de sa colère au journal Le Parisien et expliqué ce qu’il a vu :

"Ils sont arrivés sur place; ils ont giflé un petit. Par la suite, le petit Théo [sic] a voulu s’interposer pour défendre son pote (…) et les flics n’ont pas aimé. Par la suite, il a été violemment agressé par la police." [Agresser en douceur, ça existe, ça?] 
Or, voici, ci-contre, la photo du "petit Théo"... 
Et son identité a été révélée par France 2, chaîne de télévision du service public vertueux qui possède des redresseurs de torts très médiatisés, telle Elise Lucet, harceleuse exemplaire des ses cibles...

Ces journalistes délicats sont respectueux de la personne, sachant que les détails des blessures sont exposés par la presse.

Les blessures de Théo, 22 ans, ont depuis été constatées par le corps hospitalier, les quatre policiers présentés à la justice. Une enquête avait d'abord été ouverte pour viol.
Un des policiers a été mis en examen pour viol et les trois autres pour violences volontaires en réunion, a annoncé vendredi le Parquet de Bobigny. 

Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a suspendu les quatre policiers mis en cause "immédiatement et à titre conservatoire". Dès samedi, dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur a de son côté souhaité "que toute la lumière soit faite sur les accusations d'une extrême gravité portées à l'encontre de ces fonctionnaires", prévenant que des "sanctions" seraient prises "s'il était avéré que les règles déontologiques, éthiques et de droit n'ont pas été scrupuleusement respectées".

Depuis la déclaration du pouvoir politique, les quatre fonctionnaires de la police nationale ont été placés sous contrôle judiciaire et trois d'entre eux se sont vus interdire d'exercer l'activité de fonctionnaire de police, indique le parquet dans un communiqué, sans plus de précision.

Mais, dimanche soir 5 février, trois jours après les faits, le Parquet de Bobigny a annoncé avoir requalifié les chefs d'accusation en "violences volontaires" avec circonstances aggravantes".

Le maire dénonce la requalification et l'allègement du chef d'accusation visant les policiers

Des affrontements ont eu lieu samedi soir, vers 20h30, dans la cité de la Rose des Vents, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Samedi soir, vers 21h00, de brefs incidents ont éclaté dans la vaste cité des 3.000, où une voiture a été brûlée et une tentative d'incendie constatée sur un bus. Des abribus ont également été cassés, et le quartier plongé dans l'obscurité après le sabotage de l'éclairage public. Une compagnie de CRS a été appelée en renfort dans le quartier, selon une source policière.
Les habitants font évidemment le lien avec le contrôle de Theo, jeudi. "80 personnes, encagoulées ou encapuchonnées déambulant dans la cité ont été vues," indique une source anonyme.

La qualification de viol n’a pas été retenue car il n’y a pas l’élément intentionnel de la pénétration : si la violence est bien volontaire, le policier n’aurait toutefois pas eu l’intention de frapper à cet endroit au cours du corps à corps. 

Mais cette requalification avait néanmoins été vivement critiquée par Bruno Beschizza, le maire LR de la ville, lui-même ancien officier de police, qui a dénoncé "un détournement de vérité".
"Nous, les Aulnaysiens, ne pouvons pas comprendre cette requalification. Elle est vécue comme un détournement de vérité", explique dimanche le maire, Bruno Beschizza dans une tribune publiée sur sa page Facebook.
La vidéo de l'interpellation, par la vidéosurveillance de la police municipale et des témoins, a provoqué un vif émoi.

Loin de convaincre, les divers récits ont provoqué un mouvement d'indignation autour de cette affaire, amplifié par les détails apportés par "une source proche de l'enquête". Et quand une source est floue, c'est qu'il y a un loup...


L’avocat de Théo, Eric Dupond-Moretti, a réclamé "une véritable exigence vis-à-vis de la justice".
 
Lundi matin sur France Inter, le conseil a indiqué que le jeune homme n’était pas connu des services de police.

La famille du jeune homme a refusé dimanche de rencontrer le ministre de l'Intérieur, B. Le Roux
, a précisé Me Dupond-Moretti : "La famille n’a pas besoin pour le moment d’être reçue par le ministre de l’Intérieur; elle a besoin de réponses aux questions qu’elle se pose et elle veut que la justice traite ces policiers comme serait traité n’importe quel justiciable."

mardi 22 novembre 2016

Une campagne de prévention du sida dérange l'homme de la rue

Une campagne de prévention du VIH-sida fait de la provocation sur la voie publique

Plusieurs villes ont commencé les retraits des affiches publiques à destination de la population homosexuelle 

Une violation des consciences et une agression de la jeunesse, selon les détracteurs du choix gouvernemental, mais un acte de "censure", selon l'indélicate ministre Marisol Touraine. La ministre de la santé dit vouloir porter plainte contre les maires qui retirent les affiches d’une campagne de prévention contre le Sida à destination du groupe le plus touché par l’épidémie.

Ce sont les conditions de la campagne de prévention sur le VIH/sida  qui posent problème.
Cette question est aujourd’hui au centre d’une vive controverse, d'autant que la campagne est ciblée sur le seuls hommes et la ministre discrimine les homosexuels de sexe masculin: en ne montrant que des homosexuels hommesles affiches de Marisol Touraine sont donc sexistes et discriminatoire.

Deux villes, Angers (Maine-et-Loire) et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mais aussi Chaville, ont annoncé le retrait des affiches 
Ces maires ont été élus pour le respect de certaines valeurs
de cette campagne également critiquée par les Associations familiales catholiques (AFC), mais on attend aussi des réactions de rejet d'associations musulmanes.
A ce jour, une dizaine de villes sur les 130 où la campagne est diffusée a écrit à l’entreprise pour demander de retirer les affiches. Contractuellement, le groupe JC Decaux est obligé de le faire à partir du moment où il reçoit une demande écrite d'une municipalitémais BFMTV prend fait et cause pour le gouvernement: "JCDecaux retire l'affichage gouvernemental", titre la chaîne privée. Le maire d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - qui compte trois associations culturelles musulmanes (comprendre mosquées ou lieux de culte pour 80.000 habitants) - considère en effet que ces affiches "portent atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l'enfance et de la jeunesse".Le maire d'Angers, Christophe Béchu, est un soutien d'Alain Juppé.
En riposte, mardi 22 novembre sur Twitter, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé son intention de "saisir la justice" après la "censure" de ces maires. Ces affiches montrent des photos de visages, de torses ou de bras de deux hommes s’enlaçant, avec plusieurs messages. "Pour la vie, Pour un week-end, Pour une fois", "S’aimer, s’éclater, s’oublier" ou encore : "Avec un amant, Avec un ami, Avec un inconnu"…

Mais la censure vient aussi de la presse qui agresse les détracteurs de la campagne
Le journaliste Pierre Bienvault (à la fois sur France Inter et à La Croix) n'a pas d'états d'âme. Dans La Croix (quotidien chrétien et progressiste), ce militant cite trois messages (ci-dessus) mais en oublie un, par inadvertance et probablement au hasard: "Coup de foudre, Coup d'essai, Coup  d'un soir"... Désinformation anodine ?

La campagne a été conçue par Santé publique France.
"Sur dix personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, 4 à 5 sont des HSH [des homosexuels hommes]. Soit 40 à 50 %, alors que la population des HSH sexuellement actifs est estimée à 1,5 % de la population générale", précise cet organisme créé en mai 2016 et placé sous la tutelle du ministère.

"Ce sont le contenu des messages qui peuvent choquer des enfants"

Ces affiches "s’imposent sur le chemin de l’école, sans se soucier de l’appréciation par les parents de la sensibilité des enfants," font valoir les AFC. 

Un argument repris par la mairie d’Aulnay-sous-Bois dirigée par Bruno Beschizza (LR). "Ce n’est pas le fait de voir deux hommes en train de s’enlacer qui nous pose problème. [Et pourtant...] C'est le contenu des messages qui peut choquer des enfants. Nous aurions retiré ces affiches si elles avaient mis en scène un homme et une femme", assure l’entourage du maire.
La municipalité ne semble pas s’inquiéter de la volonté du gouvernement de saisir la justice. "Nous avons agi sur la base d’un article code de collectivités locales qui donne à un maire un pouvoir de police pour s’opposer à tout ce qui peut troubler l’ordre public sur sa commune", précise un proche du maire. 

"Les personnes homosexuelles [en réalité, seuls les gays sont pointés] ne vivent pas toutes dans des ghettos communautaires"
Engagé dans la défense de cette campagne, le gouvernement s’était en fait interrogé en octobre sur son envahissement de l’espace public. "Il était favorable à ce que la campagne soit visible dans les réseaux de la communauté gay mais il y a eu un débat pour savoir si elle devait aussi être diffusée dans des espaces grand public", explique Marc Dixneuf, directeur délégué de l’association de lutte contre le sida Aides. "Les associations ont plaidé pour que ces messages soient diffusés de manière plus large, car les "personnes [êtres humains] homosexuelles", très touchées par l’épidémie de VIH, ne vivent pas toutes dans des ghettos communautaires", poursuit ce responsable qui se dit indigné par cette "censure homophobe et contre la santé publique [et individuelle?]", un sentiment égocentrique, sans aucune considération respectueuse de l'Autre, adulte ou enfant. 
Les associations se souviennent d’un précédent, venu d’un responsable politique socialiste. En 1998, Lionel Jospin avait fait interdire une campagne de prévention pour les gays qui devait être publiée dans la presse. 

Dans un twitt, Marisol Touraine travestit ses affiches
Cette campagne est relayée par des membres du gouvernement, comme Harlem Désir (tweet devenu inaccessible):
Soutenez la campagne de prévention contre le https://twitter.com/hashtag/VIH?src=hash">#VIH face à ceux qui veulent la censure et refusent de voir 2 hommes ensemble. https://twitter.com/hashtag/loveislove?src=hash">#loveislovehttps://t.co/wliYmueLd9">pic.twitter.com/wliYmueLd9— Harlem Désir (@harlemdesir) https://twitter.com/harlemdesir/status/799671947961372672">18 novembre 2016
"2 hommes ensemble" dans leur intimité ou exhibés sur la place publique ne fait pas de différence pour le caricaturiste socialiste...

Jean-Frédéric Poisson demande à Manuel Valls le retrait de l'affichage, au motif qu'il fait la promotion de l'adultèreCe candidat PCD à la primaire de droite a lancé une pétition afin que cesse la campagne d’affichage gouvernementale. Il a adressé une lettre au Premier ministre dans laquelle il écrit :
"Depuis quelques jours, sous couvert de 'santé publique' et de promotion des différents modes de protection en matière sexuelle, les Français voient apparaître ici et là des affiches comportant des photos et des textes faisant la promotion du "sexe entre hommes". (…) C’est donc dans un même souci de protection des mineurs face à ces images à caractère sexuel déployées partout, et de respect de l'ordre public et de la législation en vigueur que je vous demande, Madame le Ministre (sic), le retrait immédiat de cette campagne d’affichage."
Ces affiches sont "en totale violation de la loi civile, explique-t-il. Certaines affiches de cette campagne diffusent un message contribuant à une normalisation de l'adultère et cela alors que la fidélité demeure dans le Code civil une obligation légale". 

"Épidémie de connards moyenâgeux", selon Ian Brossat
En charge du logement en tant qu'adjoint PCF à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, ce personnage perd ses faibles petits nerfs en éructant contre une "épidémie de connards moyenâgeux", mardi 22 novembre. L'insulte de cette petite "personne homosexuelle" vise nommément les maires LR d'Angers, Christophe Béchu, qui a fait retirer ces affiches, et d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui a pris un arrêté municipal contre cette campagne :
La ministre M. Touraine aurait-elle honte ?
Son tweet cache une partie litigieuse de chacune de ses affiches.
En charge de la jeunesse, la ministre de l'Education Nationale a-t-elle un avis ?

 

mardi 20 octobre 2015

Huées pour François Hollande en campagne à La Courneuve

Des "Casse-toi Hollande !" ont même pu être entendus

La mise en scène devait être parfaite 

La date est symbolique, dix ans presque jour pour jour après les émeutes de 2005, François Hollande s'est rendu mardi après-midi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, pour le lancement de l'Agence nationale de développement économique annoncée en février et supposée permettre aux start-ups de la périphérie l'accès aux mêmes aides et conseils que dans les centres économiques. "Une entreprise sur deux seulement survit à trois ans ici, alors qu'au niveau national on est à 66%. On a donc besoin d'accompagner tous ces entrepreneurs", estime Sylvie Saget, d'une pépinière d'entreprises de La Courneuve en Seine-Saint-Denis. 
Les Français étaient tenus loin, hors de portée de voix...

Le président de la République est allé se faire siffler en banlieue.
En termes de communication, il avait mis tous les atouts de son côté, mais l'exaspération des Français est telle que rien n'y fait.
Pour escorte, il n'avait pas hésité à détourner de leur mission  quatre membres du gouvernement: Myriam El Khomri, Emmanuel Macron, Patrick Kanner, en plus de la secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat et de l'Economie sociale et solidaire, Martine Pinville, 57 ans.

Le président en campagne dans les quartiers populaires subit un affront de plus.
La tentative de reconquête des quartiers populaires par François Hollande a tourné court. L'"audacieux" locataire de l'Elysée s'est fait accueillir mardi par des huées à La Courneuvecommune pourtant populaire de Seine-Saint-Denis, ancien département de Bartolone et marquée voici dix ans par des violentes émeutes. En réponse, le président soutient néanmoins qu'il n'y a pas de "quartier perdu dans la République"...
Le président a  été chahuté dès son arrivée. Alors qu'il se dirigeait vers la pépinière d'entreprises prétexte à cette nouvelle incursion dans la campagne des régionales avec les moyens de l'Etat, des habitants tenus loin,  dont de nombreux jeunes, derrière le cordon du service d'ordre, mais déterminés, ont lancé des huées de protestation.

En dépit du rejet populaire, le président a prononcé les mots prévus


Source OCDE
Autiste, François Hollande a assuré qu' "il n'y a pas une France périphérique" et affirmé que son rôle est d'assurer "l'égalité". "On ne peut avoir une France qui serait disparate, un puzzle" face au développement économique, a-t-il raconté, indépendamment des résultats de ses gouvernements, singulièrement la montée constante du chômage (cf. évolution du taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans, priorité du candidat Hollande, ci-contre). 
«Je viens dix ans après ce qui s'était produit, ce drame terrible de Clichy, les émeutes qui avaient eu lieu. On doit mettre de l'apaisement, de la cohérence et de la solidarité», a ajouté le président à la presse avant de serrer quelques mains de riverains et de s'engouffrer rapidement dans le bâtiment.

"Ouvre la porte !" ont crié quelques habitants, dont certains brandissaient des téléphones portables pour photographier les forces de l'ordre en nombre autour du périmètre.

Le service d'ordre a tenu les militants de la CGT à distance

Quelques dizaines  - 
une centaine, pour d'autres organes de presse -  de militants de la CGT étaient tenus à distance par les forces de l'ordredont une trentaine d'Air France, qui voulaient interpeller le président, étaient contenus par les forces de l'ordre à bonne distance de la pépinière. à l'autre bout de la place de La Courneuve où François Hollande est arrivé.

Cette visite intervient moins de deux mois avant un scrutin régional à haut risque pour la gauche. Dix ans après les violentes émeutes dans les banlieues en 2005, Hollande n'a pas craint de tenter de relancer sa popularité sur la mort de deux jeunes dans un transformateur électrique d'accès interdit à Clichy-sous-Bois.

Depuis le début de son mandat, François Hollande s'est rendu une trentaine de fois dans les banlieues  dont une dizaine en Seine-Saint-Denis, qui avaient voté majoritairement pour lui en 2012 face au candidat de droite Nicolas Sarkozy. C'est en revanche sa première visite à La Courneuve. Les temps ont changé et le fait que Hollande s'est aventuré à La Courneuve souligne à quel point Hollande et son entourage sont hors sol.
Impunément, le premier ministre Manuel Valls avait scandalisé en qualifiant les banlieues de territoires où s'exerce un "apartheid social", mais Marine Le Pen est traduite en correctionnelle pour avoir comparé les prières de rue à l'occupation allemande. Maintenant, le président soi-même instrumentalise une tragédie et des violences urbaines à des fins de survie politique: indécent !
Hollande avait annoncé, début février, la création de cette agence  "à l'échelle des territoires". Elle semble viser à favoriser la création d'entreprises, aider les très petites entreprises quel que soit leur lieu d'implantation et à promouvoir l'innovation, mais c'est  clairement un gadget électoraliste. 

Lagarde (UDI) : "Les sans-dents savent montrer les dents"

Le député de Seine-Saint-Denis, 
Jean-Christophe Lagarde, estime que "ça n'a rien d'étonnant".
"Le fait que le président de la République se rende en Seine-Saint-Denis pour une opération de communication est consternant", déplore le président de l'UDI, à la place de Libération. "Les habitants ont le droit à leur dignité, ils ne doivent pas servir de faire-valoir à quelqu'un qui les a trahis", dénonce-t-il. L'élu du département dénonce "les socialistes (pour qui) la banlieue est devenue leur propriété privée (et avec laquelle) ils peuvent jouer"
"Ces sifflets, dit-il, prouvent que François Hollande est coupé de l'électorat populaire et que les sans-dents savent montrer les dents".

"Plus qu'une image désolante pour la fonction qu'il serait censé incarner, cette arrivée sous les huées est la marque indélébile du mensonge de la campagne de 2012 qu'il incarne, en particulier dans les quartiers populaires et qui est à l'origine du discrédit de la parole présidentielle", commente, dans un communiqué, Bruno Beschizza, tête de liste des Républicains en Seine-Saint-Denis pour les élections régionales. 
Et de souligner que "sur un département comme la Seine-Saint-Denis, qui avait pourtant majoritairement voté pour lui à la dernière élection présidentielle, 21 villes sur 40 sont maintenant dirigées par des maires qui appellent de leur vœu l'alternance". 
Jordan Bardella, candidat tête de liste du Front national en Seine-Saint-Denis juge que François Hollande "est hué comme partout en France, dans les villes et les campagnes". "C'est un acte qui peut se comprendre: cela témoigne de l'échec du Parti socialiste dans les banlieues. La page de la banlieue rouge se tourne".