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dimanche 28 janvier 2018

"Il n'y a qu'une seule droite", rappelle Wauquiez à chacun, au Conseil national des Républicains

Wauquiez s'efforce de dissuader les passéistes de faire du neuf avec de l'ancien

"Il n'y a qu'une seule droite", a insisté le président LR


Résultat de recherche d'images pour "Wauquiez Conseil national janvier 2018"Laurent Wauquiez s'inscrivait ainsi en faux face à la présidente de la région Ile-de-France qui venait d'estimer que "les deux droites" étaient "réconciliables". Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez n'ont pas cédé sur leurs visions, lors du Conseil national des Républicains ce samedi 27 janvier, l'une majoritaire et réformiste, l'autre, attachée au modèle de l'UMP qui a vécu.

Contrairement à Alain Juppé ou Xavier Bertrand qui n'ont pas accepté d'être mis en minorité et qui ont décidé de prendre leurs distances avec Les Républicains (LR), la présidente de l'Ile-de-France a choisi de faire avancer ses vues d'un parti composite, en réaction au nouveau président du parti, Laurent Wauquiez. 
L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy vante une "droite des solutions" face à la "droite des décibels à travers son mouvement "Libres!", dont la "candidature" comme "mouvement associé" de LR a été approuvée ce samedi.

L'opposition interne de la présidente d'Ile-de-France irrite ceux et celles qui ont porté le président de l'Auvergne-Rhône-Alpes à leur tête pour faire du neuf. Ils désapprouvent le désir de Valérie Pécresse d'un parti à l'identique de celui qui a perdu aux dernières élections du fait de sa diversité politique et de ses combats de chefs. Les Républicains (LR) de 2017 n'ambitionne pas d'être le clone de l'UMP de 2002, qui visait à rassembler les différentes tendances de la droite française et du centre, alors que plusieurs personnalités centristes l'ont d'ailleurs quitté, notamment pour former l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en septembre 2012. 
Facteur de division, tout en disant refuser de "participer à une guerre des chefs" et en réclamant des uns et des autres plus de respect, Valérie Pécresse a fait son apparition dans la salle de la Mutualité pendant le discours d'ouverture du président du Conseil national, Jean Leonetti, sous les acclamations de ses partisans scandant "Valérie, Valérie", provoquant quelques sifflets de riposte, à la satisfaction de la presse faiseuse de polémiques et qui accompagne d'ailleurs les puissants du moment, passant cette fois du PS à son fossoyeur, la LREM.  

"Valérie Pécresse fait partie de notre mouvement. Cependant, je souhaiterais qu'elle rentre avec une discrétion qui s'impose", a réagi depuis la tribune Jean Leonetti, blessé d'être interrompu sans aucun égard

Le président de LR est alors monté sur scène pour demander à la salle "d'accueillir très chaleureusement Valérie Pécresse".

"Bienvenue Valérie, dans ta maison, dans ta famille, chez nous", a ensuite repris J. Leonetti. Un accueil convivial, au final, au grand dam des opposants à LR qui soulignent les réticences visibles de Nadine Morano, qui avait eu la correction d'arriver à l'heure. 
Fallait-il que N. Morano (à droite) applaudisse à la grossièreté de Pécresse,
au centre, en rouge vif ?
"Le temps des cerises  écuries est révolu"

Valérie Pécresse a encore provoqué des sifflets, lorsqu'elle a plaidé pour l'existence de "deux droites""Je pense qu'il y a deux droites" et "nous ne regagnerons que si elles savent s'écouter, se parler", a soutenu V. Pécresse. 

L'oratrice n'était visiblement pas venue pour rassembler.
"Il y a une droite un peu plus conservatrice et une droite un peu plus progressiste, une droite un peu plus protectionniste et une droite plus ouverte, une droite qui face à l'élection présidentielle a appelé à voter pour (Emmanuel) Macron et une autre qui ne l'a pas fait", a-t-elle insisté, clivante. "Les sifflets, on a beaucoup donné cette année, ça ne nous a menés nulle part". "Si je suis là, c'est parce que j'ai la conviction que ces droites sont réconciliables", a-t-elle enfin transigé. 

Le président du parti, Laurent Wauquiez, a conclu. 
"Il n'y a qu'une seule droite", a-t-il rectifié, dans son discours de clôture. "Le temps des écuries est révolu", a-t-il ensuite insisté, alors que Pécresse était déjà repartie, plus discrètement. 
"Je ne laisserai plus les petits chapelles et les querelles d'ego affaiblir notre famille politique". "Je ne distribue pas de postes aux enchères pour acheter le silence des uns ou des autres", a aussi lâché le patron de LR dans un propos par ailleurs offensif contre l'adversaire, Emmanuel Macron.

La nouvelle composition du bureau politique

Sorte de gouvernement du parti, il a été entériné samedi matin.
Valérie Pécresse demeure dans le bureau politique, dans le collège des non-parlementaires, lequel comprend également Maël de Calan, candidat battu à la présidence du parti qui, comme l’autre ex-candidate Florence Portelli.

Commission nationale d’investiture, désormais présidée par Eric Ciotti.
La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice, Christian Estrosi. Celui-ci, qui flirte avec Christophe Castaner, est très critique envers Laurent Wauquiez et n’est plus membre du bureau politique du parti.
Sortent du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot ou l’ex-garde des sceaux Rachida Dati.
Jean-François Copé n'y est pas maintenu, mais le maire de Meaux demeure membre du bureau politique en tant qu’ancien président de l’UMP (devenue Les Républicains).

La nouvelle composition de la Commission nationale d'investiture a fait des déçus. 
Fillonniste, vice-président du Sénat, Philippe Dallier, 55 ans, a claqué la porte de la fédération de Seine-Saint-Denis qu'il dirige, après avoir constaté l'absence de son nom au bureau politique, de même que le maire d'Aulnay, Bruno Beschizza, tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem en Seine-Saint-Denis à l'élection régionale de 2015 en Ile-de-France. "C'est une purge. Fermeture à tous les étages", s'est pareillement enflammé une autre source parlementaire LR, anonyme et, qui sait, inventée. Il conviendrait que la presse nommât les auteurs des citations qu'elle rapporte, si elle prétend valoir mieux que les twittos. 
D'autant que l'anonyme est connu : il s'agit de Pierre Lisciadélégué régional des Jeunes Républicains, originaire de Haute-Corse, élu du 18e arrondissement et proche de ...Mme Portelli. Ces mystères auraient-ils éclairé la base sur le bien-fondé de la grogne des râleurs, des aigris dont n'ont plus voulu les adhérents ?

Quant au juppéiste Maël de Calan, adversaire malheureux de L. Wauquiez dans la course à la présidence du parti, il a enchaîné les déclarations incendiaires auprès des journalistes pour la faible place qui lui est revenue dans les instances des Républicains. "On va structurer une forme d’opposition en interne, qui pèse un gros tiers", prévient la marionnette de Juppé, vindicatif. Avec 9,25% des suffrages aCongrès des Républicains de 2017, le plaignant pouvait-il raisonnablement prétendre à mieux au bureau national ? 
"Deux trois essayent de faire un petit buzz à l’extérieur, personne ne l’entend à l’intérieur", réplique Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. A l'issue de la session extraordinaire d'août 2017, le journal Les Echos estima que P.-H. Dumont "s'est imposé en quelques semaines comme l'icône du renouvellement à l'Assemblée nationale chez les Républicains. [...] C'est dans l'hémicycle que Pierre-Henri Dumont s'est distingué par ses interventions offensives, que ce soit contre la majorité ou contre les groupes de gauche, notamment lors des discussions sur le projet de loi de moralisation de la vie publique".
De bon augure pour la construction d'un parti fort de la droite.

mardi 11 juillet 2017

Solère déserte LR, mais déposera un recours en cas d'exclusion

Le franc-maçon a passé sa vie à se désolidariser

Solère, un tordu au parcours tortueux

Dès 2011, Thierry Solère, alors premier adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, se désolidarise de l'équipe municipale après un vote sur le projet de modification du plan local d'urbanisme (PLU) relatif au nouveau projet pour l'Ile Seguin. Le maire Pierre-Christophe Baguet (UDF) lui retire alors sa délégation de premier adjoint. Thierry Solère démissionne de son poste.

Début 2012, cet ancien collaborateur de Claude Goasguen, aussi bien que de Philippe Douste-Blazy ou de Jean-Pierre Raffarin, fera campagne contre Claude Guéant, investi par l'UMP aux élections législatives à Boulogne-Billancourt, ce qui provoque son exclusion du parti pour trois ans. Il continuera cependant à utiliser la marque UMP sur ses documents de campagne...

Lors des élections municipales de 2014 à Boulogne, Solère soutient un dissident.

2016 : Solère soutient Bruno Le Maire à la primaire présidentielle des Républicains, mais ne le parraine pas.

Juillet 2016, le terroriste Salah Abdeslam porte plainte pour atteinte à la vie privée contre Thierry Solère.

Après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, Solère se rapproche du concurrent de son propre parti. Le déserteur est récompensé par l'offre de l'un des trois postes de questeur
en charge de l'administration de l'Assemblée nationale, pour une indemnité de 5.003,57 € brut par mois en plus de l’indemnité de député et assortie d'un appartement de fonction... 
Un questeur soupçonné de fraude fiscale, c'est dans le cadre de la "moralisation" de la vie publique !

Février 2017, le Canard enchaîné révèle que Solère est visé par une enquête préliminaire pour omission de payement d'impôts sur le revenu entre 2010 et 2013.

Un bureau politique de LR se réunit ce mardi

Il doit décider du sort de plusieurs figures du parti ralliés à Emmanuel Macron ou proches de la nouvelle majorité
, à commencer par Edouard Philippe, le premier ministre soi-même, trois membres du gouvernement (Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, et Sébastien Lecornu), ainsi que deux députés 'constructifs', Thierry Solère et Franck Riester, des démolisseurs qui se font passer pour des bâtisseurs

Thierry Solère, initiateur du groupe des Constructifs LR-UDI à l’Assemblée, a indiqué mardi que s’il doit être exclu des Républicains, il déposera un recours devant la commission des recours du parti, où siège notamment Gérald Darmanin, malgré ses fonctions gouvernementales.  "Je pense qu’il n’y a aucune raison d’abord qu’on soit exclus et si on devait l’être ça serait illégal et donc on déposerait un recours devant la commission de recours où il y a Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Gilles Boyer, vous voyez ce sera intéressant", a déclaré Th. Solère sur LCI.
Bruno Le Maire est ministre de l'Economie, Gérald Darmanin est ministre du Budget, Sébastien Lecornu est secrétaire d'Etat, Gilles Boyer, conseiller du premier ministre juppéiste, Edouard Philippe.
 
Solère n’assistera pas au bureau politique. 
Le franc-tireur sera "en réunion à l’Assemblée nationale" et a de nouveau contesté la légitimité de cette instance. "Cette direction provisoire, qui est issue de l’élection présidentielle, elle n’a aucune légitimité", a-t-il affirmé. "J’aime beaucoup Bernard Accoyer [secrétaire général LR], il n’est plus parlementaire, il est maire d’Annecy-le-Vieux, il n’a pas légitimité à exclure ou ne pas exclure des gens, tout ça parce que on ne pense pas la même chose", argumente-t-il, faisant abstraction du fait qu'il n'est pas le bureau à lui tout seul et que sa décision sera collective. 

LR gardera-t-il sa confiance en ce renégat  
Solère considère que le divorce n'est pas acté. "Mais je ne veux pas qu’on fasse dans le factice". "Les affaires partisanes, ça compte, mais ce n’est pas l’essentiel. Ce que je veux, c’est que ma famille politique, la droite française, ne s’enferme pas dans une droite ultra conservatrice qui deviendrait populiste".
Place aux opportunistes ?

mardi 14 février 2017

Affaire Penelope: rares sont les 'pointures' LR réclamant des comptes à Fillon

Qui, à part Guaino, Morano et le Maltais Fenech?

Georges Fenech passait pour 'modéré' !...

Le Faucon maltais
Un petit groupe de parlementaires LR craintifs face aux attaques de l'Etat-PS lancées contre le couple Fillon s'est réuni lundi soir pour faire le point sur la situation de leur candidat. A la tête de ces frondeurs, l'ancien juge Georges Fenech appelle le candidat désigné à l'Élysée par la primaire à "prendre ses responsabilités".

Fragilisé par des fuites en provenance du dossier vieux de quatre à cinq ans et concernant des emplois dits fictifs de son épouse Penelope - soi-disant protégée par la présomption d'innocence - le candidat de la droite républicaine à la présidentielle chute non seulement dans les sondages - ce qui interpelle les démocrates sur l'ingérence de la presse et d'entreprises commerciales et partisanes de sondages dans une élection, du fait du secret des sources -  mais doit aussi faire face à la couardise de certains des élus craignant pour leur avenir.

Premier élu LR à remettre en cause publiquement la "légitimité" de la candidature de l'ancien Premier ministre au lendemain des accusations - sans sources avouées -  du Canard Enchaîné, le député sarkozyste Georges Fenech a organisé lundi soir 13 février, avec le très mou Sébastien Huyghe (Lille) un dîner avec quelques parlementaires "qui partagent un certain nombre d'inquiétudes car, sur le terrain, la situation n'est pas bonne."

Selon Le Figaro, BFMTV ou encore LCI, ils auraient été, en tout et pour tout, 17 élus LR à ce dîner, qui se déroulait au Bourbon, en face de l'Assemblée, dont l'eurodéputée Nadine Morano, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement de Paris, le député des Yvelines Henri Guaino, dont les aigreurs ne sont un mystère pour personne, ou le néo-député de la Somme Alain Gest, qui gagne probablement à être connu. "Nous étions aussi les porte-paroles de beaucoup de nos collègues qui auraient aimé être avec nous ce soir, mais qui ont eu des empêchements dans leur circonscription", a raconté Georges Fenech selon BFMTV, sachant que Ruth Elkrief fait la bise au locataire de l'Elysée en rupture de bail.

Des retours de leurs circonscriptions et de leurs électeurs et militants alimentent leurs peurs

Ces frondeurs sous influence des media de l'Etat-PS dressent le constat d'une campagne chaotique et demandent, en prévision des législatives, des comptes à François Fillon. "Nous avons fait le constat que nous ne pouvons plus faire campagne sur le terrain, prétendent-ils. Nous sommes donc face à une situation désastreuse pour notre famille politique", a-t-il dramatisé au micro de plusieurs media ravis.
Selon des propos rapportés par BFMTV, mais évidemment non vérifiés, Georges Fenech dit attendre de François Fillon qu'il "prenne ses responsabilités". Une position qui varie au gré des sondages et des rencontres avec le candidat. " Cf. PaSiDupes
Nous reconnaissons tous la légitimité que le candidat a tiré de sa victoire à la primaire mais nous ne pouvons pas ignorer que plusieurs éléments imprévisibles se sont produits depuis, répète-t-il à satiété des media pourtant gourmands. C'est pourquoi nous devons faire part à François Fillon de nos plus vives inquiétudes et lui poser la question de savoir ce que nous allons faire maintenant. De savoir quelle est la suite", a-t-il également déclaré, selon Le Figaro, animé par une louable et cordiale attention, celle de faire remonter l'information. Dans la presse...

Les élus frileux devaient exposer leur message lors de la réunion entre François Fillon et les députés LR lundi matin 14 février. 

"La solution passe par un bureau politique" LR, qui ne s'est pas réuni depuis le mois de novembre car "nous sentons bien que nous courons vers un désastre annoncé", sans lutter, que "le navire tangue et menace de couler", a affirmé Georges Fenech à l'AFP chargé de la diffusion de ses propos alarmistes. 
Avant le début de la réunion de groupe à 11h, les élus ont fait circuler au groupe pour signature une "lettre ouverte à François Fillon" dans laquelle ils rappellent que, le 1er février, le candidat leur "avait demandé de tenir encore quinze jours" et constatent, comme prévu, "qu'aucune clarification n'est intervenue" à l'issue de ce délai. "Face à cette crise majeure, il est de ton devoir de réunir sans délais le bureau politique de notre mouvement, seule instance légitime", écrivent-ils.

C'est LCI qui, ce mardi matin, répandait les propos du radiologue et sénateur de la Côte-d'Or Alain Houpert, qui se classe en animateur de ce groupe de Cassandre ou, selon lui, "messagers éclairés", a clairement annoncé qu'il souhaite changer de candidat. "Je pense qu'il faut changer d'homme, il faut avoir le courage et l'honneur de le faire. Il faut que François Fillon se défende et ensuite que nous, nous gagnions la présidence de la République parce que les gens [c'est vous et moi !] veulent une alternance, ils veulent changer de cap." 

Depuis que la primaire a écarté six candidats possibles,
ces partisans d'un "plan B" ont-ils réussi à sortir un nom de leur chapeau ?

mercredi 6 mai 2015

UMP: le bureau politique approuve le nouveau nom "Les Républicains" et son logo

Le renouveau de l'UMP progresse 

Le président de l'UMP a fait approuver le nouveau logo et a présenté les futurs statuts du parti

Mardi à Paris, Nicolas Sarkozy a obtenu l'approbation des membres du bureau politique qui ont voté pour le nom "Les Républicains". En attendant le verdict des militants, l'ancien chef de l'Etat a présenté une version possible du futur logo du parti. Au terme de débats consensuels, les membres du bureau politique ont donné leur avis sur la création choisie parmi trois déposées à l'INPI fin 2014 et réalisée à titre gracieux par une agence de communication. 
Et comme les 210.000 adhérents à jour de cotisation, ils ont aussi pu répondre, à titre indicatif, aux trois questions qui seront posées les 28 et 29 mai: nouveaux statuts, nouveau nom, et principe d'une liste unique pour le bureau politique, a précisé la vice-présidente déléguée de l'UMP.

Concernant la constitution du bureau politique, sorte de gouvernement interne du parti, "deux hypothèses" se présentent : "plusieurs listes en compétition soumises au congrès des militants ou un liste de large rassemblement", estime Alain Juppé, ancien Premier ministre. "Nicolas Sarkozy souhaite se poser en rassembleur. C'est son intérêt. C'est aussi celui du parti, notamment pour mieux préparer les prochaines élections régionales. C'est également, on le sait, ma démarche".
Dès la mi-avril, François Fillon avait affirmé: 
"Les Républicains? Je n'y vois pas d'inconvénients, même si je comprends qu'il y ait une sorte de confusion avec les Républicains américains", répond François Fillon. "D'une certaine façon, ça permettra de dire au Premier ministre [Manuel Valls] que la République, c'est aussi la droite et le centre"
Avant de consulter les adhérents à l'occasion d'un vote lors du congrès du parti le 30 mai, Nicolas Sarkozy a défendu le nouveau nom qu'il propose pour son parti. Les membres l'ont approuvé à la quasi-unanimité, validant les nouveaux statuts.
Sur les 51 membres présents, une abstention seulement a été notée lors du bureau politique de l'UMP ce mardi: celle d'Edouard Philippe, parlementaire proche d'Alain Juppé.

La presse inféodée à la majorité présidentielle promettait des remous  en interne. Plusieurs cadres du parti, notamment dans le camp Juppé, critiquaient, disaient-ils, la nouvelle appellation proposée, réclamant une consultation des militants. Malgré la tentative de polémique des media, il n'en était rien. L'ancien président de la République n'a donc pas eu à "trancher," comme l'écrit Le Figaro. Dans un billet de blog, le maire de Bordeaux,  Alain Juppé, a affirmé dimanche 3 mai n'avoir "pas d'objection" sur le nouveau nom de l'UMP" proposé par Nicolas Sarkozy, "Les Républicains". "J'en ai parlé longuement au téléphone avec Nicolas Sarkozy il y a quelques jours", a précisé Alain Juppé.

Nicolas Sarkozy a donc pu annoncer l'organisation d'un vote électronique, les 28 et 29 mai prochains

Les 210.000 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2014 pourront ainsi donner leur avis sur le nom, les nouveaux statuts et le principe d'une liste unique pour le bureau politique.

BFMTV, qui n'est pourtant ni comptable ni bienfaiteur de l'UMP, s'intéresse au coût d'un changement de nom pour l'UMP. La direction l'estime à 70.000 euros, alors que le parti souffre toujours de difficultés financières, indique la chaîne d'information socialiste en continu. Il comprend par exemple le rachat du logo choisi à l'agence, l'achat du nom de domaine pour le site internet, la mise à jour des supports existants ou encore le changement de sigle sur la façade du siège dans le 15e arrondissement de Paris. Le futur congrès fondateur des "Républicains" sera "low-cost", explique un membre de la direction, à environ 450.000 euros.

Spécialiste des sondages inutiles, comme de savoir si Manuel Valls sera candidat en 2017, alors que Hollande refuse des primaires socialistes, Odoxa continue à sonder les reins et les coeurs à tort et à travers. 
Les sondeurs ont ainsi découvert mi-avril que 57% des sympathisants de droite préfèrent le bon vieux sigle UMP au nom des Républicains. Pour 55% des Français, ce nouveau nom de parti parait "trop américain", un précédent notable que les partisans de la majorité présidentielle veulent taire, prétextant que la notion est trop générale pour être revendiquée par un seul parti. 

La vérité est évidemment ailleurs. La gauche sait parfaitement que son usage abusif du terme et de son contenu, au même titre que celui de "démocratie", dont elle se fait la garante exclusive et jalouse, est une usurpation. Elle n'a aucune légitimité à revendiquer un droit de propriété. Si elle était pour le partage et l'équité, elle devrait logiquement accepter de rendre ce qu'elle s'est appropriée, mais ses réseaux sont déjà mobilisés pour défendre les fonds de commerce du receleur socialiste.  

En fait, "beaucoup ont souffert de ces trois dernières années et veulent tourner la page", a expliqué le chef de file du principal parti d'opposition. Les polémiques ne le feront pas changer d'avis. "Jamais je n'ai vu un nom s'installer aussi rapidement", s'est-il félicité, cité par Le Parisien.


samedi 6 juillet 2013

L'UMP n'est pas à la fête: le Conseil constitutionnel ne sent pas la violette

Sarkozy dans tous les esprits à la "fête de la Violette"
Le président de l'UMP J.-F.Copé et le vice-président, 
Guillaume Peltier (2e g), avec Geoffroy Didier (d), 
arrivent à la fête de la Violette, le 6 juillet 2013 à La Ferté-Imbault
L'UMP se réunissait aujourd'hui pour leur première fête de la violette. L'événement qui est destiné à devenir la future grande fête annuelle de la droite a rassemblé près de 2000 personnes

L'annulation des comptes de campagne de l'UMP pour la campagne de Nicolas Sarkozy  a fait tourner le rassemblement à la célébration de l'ancien chef de l'Etat.
 La tentative d'asphyxie du principal parti d'opposition a suscité une profonde indignation, mais aussi une immense indignation. Mais Jean-François Copé a été en mesure de préciser que la souscription nationale lancée par l'UMP a recueilli plus d'un million d'euros  pour renflouer les caisses du parti. 

Grand absent, Nicolas Sarkozy occupait tous les esprits pour cette première "fête de la Violette" organisée en Sologne samedi par les sarkozystes de la Droite forte, premier courant de l’UMP, et destinée à devenir 'la grande fête annuelle de la droite'. Tout au long de la journée, le nom de l’ancien chef de l’Etat a été ovationné avec une ferveur toute particulière après le coup bas de l’invalidation injuste de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. 
Le PS n'est pas seulement mauvais joueur; il est foncièrement haineux. Pendant la précédente campagne présidentielle, l'opposition emmenée par les socialistes avait déjà accusé le "candidat Sarkozy" de faire campagne aux frais de l'Etat, en profitant de sa fonction de ministre de l'Intérieur, tout en étant président de l'UMP. En 2012, ce réflexe était encore vif et accuser Nicolas Sarkozy est resté l'un des volets de la contre-offensive lancée par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, et ses troupes. Il a même dû ajuster sa campagne pour ne pas tomber dans son propre piège. En avril 2012, Hollande était sur le point de crever le plafond de dépenses fixé pour la campagne. Le PS n'avait pourtant déjà pas de souci de trésorerie: le mouvement fondé par Jean Jaurès est même le plus riche parti politique de France (55 millions d'euros en réserve contre un peu moins de 50 millions pour l'UMP en 2010)
Il faut dire que François Hollande a débuté sa campagne très tôt, multipliant les déplacements et les réunions publiques: le député corrézien a tenu son premier meeting au Bourget (Seine-Saint-Denis) le 22 janvier - trois mois pile avant le premier tour de l'élection présidentielle - quand Nicolas Sarkozy entra en campagne à Annecy (Haute-Savoie) près d'un mois plus tard, le 16 février.

Quelque 2.000 personnes, femmes et hommes de toutes générations, parfois avec enfants, sont venus déjeuner "à la bonne franquette", autour d’un simple buffet campagnard (16 euros), dans le parc d’un château du XIXe siècle à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher). Ballons et fleurs en papier aux couleurs du drapeau français décoraient la grande tente sous laquelle avaient été installées des dizaines de tables. Assis en rangs serrés, les convives ont écouté les orateurs défiler au micro, notamment Jean-François Copé, qui est revenu sur l’appel aux dons lancé jeudi soir après la décision du Conseil constitutionnel mettant à mal les finances du parti. L’UMP se retrouve privée d’un remboursement de l’Etat de près de onze millions d’euros.

"
En 36 heures nous sommes déjà à 1.150.000 euros collectés par l’engagement citoyen des Françaises et des Français", a déclaré le président de l’UMP, en se présentant comme le plus apte "au commandement" dans cette "épreuve", une semaine après la validation par les militants du report à 2015 d’un nouveau vote pour la présidence du parti. De la rivalité avec François Fillon il ne veut plus entendre parler. "Il n’y a plus de place pour les petites phrases, les divisions, la politique politicienne", a expliqué le patron de l’UMP, en l’absence de l’ancien Premier ministre, en déplacement jusqu’à dimanche au Liban.

Sarkozy "maître de son calendrier" 

Copé a fait applaudir et scander le nom de Nicolas Sarkozy, "celui qui est dans notre coeur, sans cesse auprès de nous" et "a subi depuis un an les attaques et critiques les plus viles". 
L’ancien chef de l’Etat participera lundi, pour la première fois depuis 2007, à un bureau politique (instance dirigeante) extraordinaire de l’UMP, réuni pour examiner les conséquences de la décision des juges constitutionnels, et "adressera un message de solidarité à l’égard de sa famille politique", a annoncé Brice Hortefeux à son arrivée. Quand s’adressera-t-il aux Français? 'Je n’en sais rien. S’il le décide, Nicolas Sarkozy est maître de son calendrier", a prudemment répondu l’ancien ministre, qui préside l’association des "Amis de Nicolas Sarkozy", qui présida l’UMP de 2004 à 2007.

Bruno Le Maire, candidat déclaré à la primaire de 2016 et qui "ne partage pas toutes les idées de la Droite forte", avait tenu à être présent par souci d’unité, et a posé pour la photo de famille après le discours de Copé, rejoignant au pupitre les deux fondateurs de la Droite forte, Guillaume Peltier et Geoffroy Didier. Deux jours après l’avoir jugée "grave", Jean-François Copé a déclaré que "la décision du Conseil constitutionnel doit être respectée, quoi qu’on en pense", alors que François Hollande, en voyage officiel à Tunis, avait appelé vendredi à ce respect.

Il a également été beaucoup question du 3«bilan catastrophique3 de l’an I de François Hollande et de cette gauche "qui piétine nos valeurs". "François Hollande, c’est le capitaine du Titanic, c’est le président du Le Maire", a affirmé G Peltier. 
Autre cible des intervenants, Marine Le Pen. Camille Bedin, secrétaire générale adjointe de l’UMP, s’est attiré un joli succès lorsqu’elle a lancé que la présidente du FN, c’est "un Mélenchon enrobé dans un ruban bleu, blanc, rouge".


mercredi 18 juillet 2012

Conseil national PS: Ayrault ne veut voir qu'une seule tête au PS

Ayrault ne veut plus voir la tête à Toto Hamon 



Benoît Hamon indispose aussi le Premier ministre 


Le petit ministre a en effet signé MEsa propre contribution mercredi au Conseil national du PS

Zayrault veut donc le faire rentrer dans le moule de Flamby d'ici le congrès d'octobre. "Il y a la contribution de Benoît Hamon. J'ai eu une discussion avec lui. Il est membre du gouvernement. Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays", a déclaré M. Ayrault à son arrivée au Conseil national du PS côte à côte avec Martine Aubry.

Le PS se stalinise

Guerre des courants au PS 
Le Premier ministre et le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry, ont incité tous les ministres et dirigeants du PS à signer leur propre contribution - qui tend à devenir la contribution unique.

Hamon, disciple de Henri Emmanuelli, a passé outre en signant la contribution de ses amis d'Un monde d'avance (L'Huma  UMA), la "gauche décomplexée" située à l'aile gauche du PS, hostile au traité européen de discipline budgétaire que le Parlement doit ratifier .

Il n'est pas le seul ministre à se rebeller ainsi contre l'axe Aubry-Ayrault.
Arnaud Montebourg agit en sous main...

VOIR et ENTENDRE  le compte-rendu de LCP:




Congrès du PS : l'unité Ayrault/Aubry ne plaît... par LCP

Le Premier ministre "est dans son rôle", a commenté à son arrivée l'ex-porte-parole du PS Benoît Hamon, répondant "on verra" à la question d'une éventuelle motion de son courant d'ici le 12 septembre, date du conseil national qui enregistrera les textes du congrès de Toulouse. "Je n'ai eu que des conversations constructives avec le Premier ministre", a-t-il ajouté. Il répète que ses amis ne présenteront pas de candidat au poste de Premier secrétaire.
"Nous voulons apporter une contribution utile à François Hollande et à la gauche européenne", a insisté Hamon, précisant que le texte de ses amis était signé par 27 parlementaires français, tels Marie-Noëlle Lienemann Amirshahi Pouria (député, FFE), Castex Françoise (députée européenne, 32), Dussopt Olivier (député, 07), Guedj Jérôme (député, 91), Hammadi Razzye (député, 93), Hanotin Mathieu (député, 93), Juanico Régis (député, 42), Lambert Jérôme (député, 16), Sebaoun Gérard (député, 95), Thomas Isabelle (députée européenne, 35), etc... (ou Jean-Luc Mélenchon en 2008) et des élus locaux, tels Pascal Cherki, maire PS du XIVe ardt de Paris ou Delphine Mayrargue) et 23 députés "de la gauche du SPD", dont certains se sont opposés en Allemagne à la ratification du traité européen.



Le Parti socialiste n'est pas un parti godillot comme je l'ai lu quelque part.", a estimé ...J.-M. Ayrault. Mais pourrait bien le devenir...