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dimanche 29 décembre 2019

Municipales : les candidats LREM devront dissimuler leur appartenance politique

Comme Macron,ses candidats encagoulés se feront élire dans le flou politique 

Un "guide" conseille notamment de ne pas afficher son appartenance au parti présidentiel dans les communes où il... "sous-performe"

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Et vous en voudriez pour gendre ?
La République en marche doit relever le défi des élections municipales de mars. 
Or, France 2 révèle que pour ses premières élections municipales, LREM a conseillé à ses candidats de ne pas se réclamer du président controversé qui met dans la rue les Français dans la rue depuis plus d'un an, novembre 2018, après un coup de semonce en septembre 2017, quand la réforme du Code du travail avait mobilisé 60.000 manifestants à Paris, selon la CGT.

Après l'élection ambiguë de Macron à la présidentielle de 2017 et celle, quelques mois plus tard, de ses députés choisis pour leur soumission, seulement quelque 500 candidats sont investis, dont de nombreux novices en politique. Le parti présidentiel leur a alors remis un vademecum de... 134 pages, que les journalistes de "L'Oeil du 20h" de France 2 ont lu.
Page 82, il est notamment écrit que dans "une commune (où) La République en marche sous-performe, il pourrait être préférable de faire campagne sur une étiquette de rassemblement/société civile".  Rétrospectivement, les députés LREM au caquet affilé prennent un coup sur le bec au passage: les candidats de la "société civile" auraient donc été sélectionnés faute de mieux... 

Un stratagème mis en place notamment par Benoît Mathieu, investi par LREM à Cavaillon (Vaucluse) et validé par Stanislas Guerini. 
Son affiche de campagne dissimule aux électeurs son appartenance à la majorité présidentielle. "On avait déjà dans l'équipe, avant la publication de ce guide, des gens qui venaient de droite, des gens qui venaient de gauche. On n'a pas attendu ce guide pour faire le rassemblement et pour avoir une absence de logo", se justifie-t-il sans honte.

Ce guide est chargé en conseils douteux sur ce qui peut être dit ou non et comment. Ainsi est-il recommandé de "construire (son) histoire" de façon "courte, authentique, concrète" ou de ne pas "négliger les européens qui peuvent voter aux élections municipales", mais aussi sur le comportement à adopter lors de l'entre-deux-tours

L'opportunisme de LREM, c'est le "monde nouveau" de Macron.

Les magouilles politiciennes érigées en processus gagnant. 
A un candidat éliminé par un maire sortant de droite, il est suggéré de négocier avec lui? afin de "lui apporter une crédibilité écologiste" et, ainsi, rejoindre l'exécutif municipal. A l'inverse, si le ou la candidate se qualifie face au même sortant de droite, il est conseillé de "discuter avec le PS et les verts pour le faire battre". 

Un cynisme "assumé" par le délégué général adjoint de LREM. 
Le trentenaire cavaillonnais est près à tout pour prendre Cavaillon au Rassemblement national. "Les autres partis faisaient la même chose et, je ne vais pas vous le cacher, aujourd'hui c'est aussi important de former nos candidats, explique à France 2, Pierre Person, chargé des élections
Tromper l'es électeurs fait parti du jeu... Pour porter un projet, il faut être connu, il faut faire de la communication, il faut respecter des règles de campagne, et moi je trouve ce guide absolument pas cynique, c'est juste le b.a.-ba quand vous voulez parler à vos concitoyens."
Après les députés LREM, oseront-ils assurer qu'ils ont été élus pour appliquer le programme du président ?

jeudi 31 octobre 2019

Municipales: à Toulouse : le maire sortant Les Républicains, objet du désir de LR et de... LREM

Le coucou Macron pond dans le nid des autres: sera-t-il fécond ?

Le maire LR sortant, Jean-Luc Moudenc, également soutenu par LREM

Résultat de recherche d'images pour "Moudenc Philippe Macron"Elu en 2014 sous l'étiquette UMP, le tombeur du maire PS de Toulouse Pierre Cohen a des relations fluctuantes avec son parti: démocrate-chrétien "Macron-compatible", comme Arnaud Robinet à Reims ou Christian Estrosi à Nice, il a affiché sa proximité avec Edouard Philippe mais, "en même temps",  a pourtant pris position en faveur de la liste LR menée par François-Xavier aux Européennes.

Cahin-caha, le parti présidentiel investit ses têtes de listes pour les municipales de 2020. 
Lundi, le parti présidentiel, La République en Marche (LREM), a ainsi apporté son soutien au maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, adhérent du parti Les Républicains (LR).

A deux jours d'intervalle, mercredi, c'était au tour du premier parti de la droite républicaine de se prononcer également en faveur de l'édile sortant, candidat à sa propre succession depuis la fin du mois de septembre dernier. 
 
Une double investiture:  cohérence ou opportunisme ?

Interrogé mercredi par Le Parisien sur cette double investiture, le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie a justifié cette décision:
"La cohérence se mesure à travers le projet politique de progressisme local [?]. Cela ne veut pas dire que l'on est d'accord sur tout, mais sur un socle", a déclaré ce proche d'Emmanuel Macron.

Une double investiture qui "montre simplement la faiblesse des Marcheurs, qui sont incapables de trouver leurs propres candidats"
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tacle un membre de l'entourage du nouveau président de LR, Christian Jacob, dans les colonnes du Figaro mercredi. "Personne n’est dupe. Jean-Luc Moudenc est un maire sortant LR, soutenu par une majorité LR écrasante", rappelle-t-on opportunément aux parasites LREM de la vie publique depuis trois années. Ils pondent leurs œufs dans le nid d'autres oiseaux, signe de paresse, car incapables de bâtir eux-mêmes leur propre nid. 
Quant à la mariée, a-t-elle conclu un contrat, en l'occurrence universel, à plusieurs plutôt qu’à deux ? Et compte-t-elle vivre en... trouple (version moderne de la "triade", communément appelé "ménage à trois"?

Le nid de Moudenc, une auberge espagnole ?

Proche de Juppé et donc du premier ministre Edouard Philippe, Jean-Luc Moudenc, déjà premier magistrat de Toulouse entre 2004 et 2008, compte dès à présent des élus LREM dans sa majorité municipale.

Officiellement candidat à sa propre succession, Moudenc se présente, comme en 2014, sans étiquette politique. 
"Je suis candidat aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020 pour initier ces nouveaux progrès que nous devons réussir ensemble", écrit-il dans une lettre de deux pages envoyée aux Toulousains. Cette candidature était un secret de polichinelle depuis plusieurs semaines.

Toujours membre de LR, 
Jean-Luc Moudenc s'était consacré à sa ville, puisqu'il a renoncé à son mandat de député, mais a toutefois soutenu - à distance -  la liste conduite par François-Xavier Bellamy aux élections européennes.


Plusieurs raisons expliquent ce cas de figure

1 - Il a soutenu Bellamy, de loin.

Centré sur Toulouse, Moudenc n'a pas mené une campagne active pour l'Europe. C'est ce qu'ont apprécié les cadres d'En marche! "Il a témoigné d'un vrai esprit constructif avec le gouvernement ces derniers mois", affirmait un proche de l'Elysée  dans le JDD en août.
Pour faire la distinction entre ceux qui avaient apporté un soutien actif au candidat LR, genre Arnaud Robinet (Reims) ou Christian Estrosi (Nice), un cadre du parti résumait la situation en ces termes avant l'été : "Ce n'est pas la même chose de se faire étreindre par quelqu'un qu'on n'a pas envie d'embrasser que d'embrasser."

L'élu avait prévenu de sa stratégie. "Pour mieux rassembler, je ne sollicite l'investiture d'aucun parti politique", écrivait-il dans sa lettre de deux pages aux Toulousains.

2 - Des élus LREM ont déjà infiltré sa majorité.

Le parti du président a déjà un pied dans la porte. "C'est une décision logique, dans la mesure où il y a déjà des élus LREM dans ma majorité", a admis le maire de Toulouse, assurant qu'il s'agit de "la continuité du travail entrepris". Trois adjoints au maire ou conseillers municipaux - Franck Biasotto (Logement), Sylvie Rouillon Valdiguié (Politique touristique) - dont Laurent, le mari journaliste, est depuis la rentrée 2018 reporter chargé de l’investigation à l’hebdomadaire Marianne -  et Elisabeth Toutut-Picard - siègent en effet dans le groupe "Alliance majorité présidentielle", qui appartient à la majorité. 

3 - LREM n'a pas d'implantation locale; or, Moudenc a de bons sondages 

Deux sondages d'intentions de vote réalisés sur la ville  avant les européennes ont été rendus publics par deux organes de presse 'Macron-friendly'. Pour La Tribune, proche du quotidien gratuit 'Metro'devenu une filiale de la chaîne de télévision LCI qui appartient au groupe TF1, BVA en a publié un début mai, alors que l'IFOP avait déjà étudié le terrain électoral pour CNews (groupe Canal+) en avril. A chaque fois, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (36%) est loin devant les candidats LREM, que ce soit le député En Marche! du coin, Jean-François Portarrieu (9%), ou Mickaël Nogal, 28 ans, ex-adhérent au Parti socialiste, devenu l'un des principaux responsables des Jeunes avec Macron, (8%). Loins du comptepour se maintenir au second tour. 

Le jeunot - qui a préféré se retirer de la course avant la rentrée - explique : "Face au risque de l'extrême-gauche, il nous faut aller aux municipales rassemblés. Il s'agit d'un accord de fond avec Jean-Luc Moudenc, et pas d'une alliance de circonstance."
Testée dans l'enquête BVA, une liste emmenée par le maire sortant et soutenue par Les Républicains, l'UDI, En marche, le MoDem et les Radicaux obtiendrait 40% des suffrages au premier tour du scrutin en mars prochain.
Pour l'instant, le MoDem n'a pas encore officiellement arrêté sa stratégie en vue de l'élection municipale.

4 - La gauche divisée présentera deux listes.

Sauf surprise, il y aura "au moins" deux listes de gauche au premier tour du scrutin municipal.
D'un côté, Europe Ecologie - Les Verts, puis La France insoumise se sont insérés dans un processus citoyen intitulé "Archipel citoyen", rejoint également par l'ancien socialiste Romain Cujives. L'ordonnancement de la liste (70 noms ont été retenus) sera connu à la mi-novembre.
De l'autre, la vice-présidente de la région Occitanie Nadia Pellefigue - qui est la belle-fille de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, dont la candidature avait un temps été évoquée à Toulouse - a été investie par le Parti socialiste début octobre.
Elle espère mener une liste d'union citoyenne composée du PCF et du PRG et attaque Moudenc - et sa belle-mère (mère de trois fils, de 22, 34 et 35 ans), qui fut première adjointe au maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen - sur le front de l'insécurité à Toulouse, après six années d'enfer socialiste (2008-2014) avec Pierre Cohen, lequel a quitté le PS en avril 2018, pour rejoindre Génération.s de Benoît Hamon...
"On verra dans l'entre-deux-tours ce qu'il est possible de faire avec l'équipe du PS de Nadia Pellefigue", indique au JDD Hélène Cabanes, la porte-parole d'EELV dans 'Archipel Citoyen' et candidate. Or, si on se réfère aux deux sondages BVA et Ifop du printemps, en cas de rapprochement au second tour, l'union de la gauche pourrait avoisiner les 45% des voix.

dimanche 6 octobre 2019

Aurore Bergé (LREM) a-t-elle empoché 6.000 euros faciles ?

La porte-parole de LREM aurait bénéficié de 6.000 euros pour seulement deux réunions communautaires

L'argent facile peut-il être propre et moral ?

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Elle paie bien la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines : elle est située dans les Yvelines, département de l'ex-député PS Benoît Hamon (2014-2017) et de Valérie Pécresse ou de  Yaël Braun-Pivet, une ex-socialiste, LREM depuis 2017, présidente de la commission des Lois à l'Assemblée, qui assura la présidence de la commission d'enquête parlementaire sur l’affaire Benalla, du nom du très trouble chargé de mission de Macron. 
Elue de Magny-les-Hameaux (Yvelines, où tous les députés, sauf un LR, appartiennent à la majorité présidentielle) et porte-parole du parti présidentiel, Aurore Bergé, a encaissé 6.000 euros, rien que pour avoir fait acte de présence aux réunions du conseil communautaire de Saint-Quentin, assemblée chargée d'administrer les affaires de l'intercommunalité, alors qu’elle ne s’y est rendu que deux fois depuis son élection en 2017, selon les récentes révélations du Canard enchaîné.

La loi de moralisation de la vie publique, promesse de campagne de Macron et cheval de bataille de son allié François Bayrou, MoDem, est lettre morte
La moralisation de la vie publique évite le niveau territorial comme nuage de Tchernobyl contournant la France. 
En août 2017, les députés ont voté, à une large majorité (412 voix contre 74), la loi de moralisation de la vie publique. Elle interdit les emplois familiaux, supprime les réserves parlementaire et ministérielle, adopte un nouveau régime pour les frais de mandat parlementaire et met fin aux compléments de rémunération dont bénéficient certains parlementaires siégeant en cette qualité au sein de certains organismes publics ou parapublics. En même temps qu'elles se plaignent de l'insuffisance des dotations allouées aux collectivités territoriales en compensation des transferts de compétences de l'Etat, ces mêmes collectivités ont des largesses insoupçonnées pour leurs élu(e)s, se redistribuant généreusement l'impôt entre eux.

Depuis son élection au palais Bourbon en juin 2017, la députée et porte-parole du parti présidentiel LREM n’a siégé 
que deux fois au conseil communautaire de Saint-Quentin, mais Aurore Bergé n'a pas refusé les 6.067 euros d’indemnités, révèle le journal anarchiste dans son édition du 2 octobre. "Depuis […] juin 2017, Aurore Bergé ne s’est rendue qu’à deux séances – sur 19 ! – du conseil communautaire de Saint-Quentin".
Vu la fréquence de ses visites et la somme totale reçue, le coût d’une seule séance peut être évalué à 3.033.50 euros.

Et Bergé-la-vertueuse cumule plusieurs fonctions électives.
Outre celle de conseillère communautaire à Saint-Quentin-en-Yvelines, LR, elle est aussi députée des Yvelines en mission auprès du ministère de la Culture occupé par une potiche, Franck Riester, et la conseillère municipale de Magny-les-Hameux, dans le même département.  
Membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre de 2016, en passant par ses soutiens à Sarkozy, puis Fillon, Bergé a rejoint Macron en février 2017.

L'activité débridée d'Aurore Bergé en irrite plus d'un.
La député LRM Claire O'Petit est de ceux-là. Jusqu'à peu, elle ne semblait pas du tout apprécier l'omniprésence d'Aurore Bergé, opportuniste sans complexes et lèche-bottes de tous les pouvoirs successifs. Elle a ainsi déploré la souplesse politique et le don d'ubiquité de la "gamine de 25 ans" (en fait une trentenaire déjà beaucoup vue depuis de nombreuses années): "Je n'ai pas besoin que l'on parle de moi dans les médias ni d'avoir un attaché de presse comme certains députés le font pour passer à l'antenne, gronda la sexagénaire. Je voudrais bien savoir comment ils justifient les 2.000 ou 3.000 euros qu'ils dépensent dans leurs frais, uniquement pour pouvoir s'entendre à la radio", avait dénoncé O'Petit lors d'un entretien avec "l'Impartial". Alors sa jeune collègue des Yvelines n'avait pas hésité à comparer O'Petit aux frondeurs du quinquennat de François Hollande, après les critiques de son aînée à l'encontre de Richard Ferrand et de sa gestion du groupe LREM au Palais-Bourbon. "Je vais me la faire", avait lancé dans "Society" l'ancienne "Grande Gueule" de RTL à l'adresse de sa benjamine. Depuis, O'Petit sait - grâce au Canard enchaîné - quel est le puits sans fond où puise Bergé pour prévenir toute rupture de stock en cirage et brosses à reluire  et Gabriel Attal a assuré que les deux femmes se sont rabibochées.

VOIR et ENTENDRE 
Aurore Bergé (LREM), une fille d'intermittents du spectacle (son père double des voix d'acteurs et sa mère, Dominique Dumont, prête sa voix à Katherine Kelly Lang dans la série Amour, Gloire et Beauté), capable d'affirmer  : "On peut demander un effort aux retraités. Ils sont capables de le faire !" 

"Il n'y a pas d'argent magique", assure-t-elle.

mardi 11 juillet 2017

Solère déserte LR, mais déposera un recours en cas d'exclusion

Le franc-maçon a passé sa vie à se désolidariser

Solère, un tordu au parcours tortueux

Dès 2011, Thierry Solère, alors premier adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, se désolidarise de l'équipe municipale après un vote sur le projet de modification du plan local d'urbanisme (PLU) relatif au nouveau projet pour l'Ile Seguin. Le maire Pierre-Christophe Baguet (UDF) lui retire alors sa délégation de premier adjoint. Thierry Solère démissionne de son poste.

Début 2012, cet ancien collaborateur de Claude Goasguen, aussi bien que de Philippe Douste-Blazy ou de Jean-Pierre Raffarin, fera campagne contre Claude Guéant, investi par l'UMP aux élections législatives à Boulogne-Billancourt, ce qui provoque son exclusion du parti pour trois ans. Il continuera cependant à utiliser la marque UMP sur ses documents de campagne...

Lors des élections municipales de 2014 à Boulogne, Solère soutient un dissident.

2016 : Solère soutient Bruno Le Maire à la primaire présidentielle des Républicains, mais ne le parraine pas.

Juillet 2016, le terroriste Salah Abdeslam porte plainte pour atteinte à la vie privée contre Thierry Solère.

Après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, Solère se rapproche du concurrent de son propre parti. Le déserteur est récompensé par l'offre de l'un des trois postes de questeur
en charge de l'administration de l'Assemblée nationale, pour une indemnité de 5.003,57 € brut par mois en plus de l’indemnité de député et assortie d'un appartement de fonction... 
Un questeur soupçonné de fraude fiscale, c'est dans le cadre de la "moralisation" de la vie publique !

Février 2017, le Canard enchaîné révèle que Solère est visé par une enquête préliminaire pour omission de payement d'impôts sur le revenu entre 2010 et 2013.

Un bureau politique de LR se réunit ce mardi

Il doit décider du sort de plusieurs figures du parti ralliés à Emmanuel Macron ou proches de la nouvelle majorité
, à commencer par Edouard Philippe, le premier ministre soi-même, trois membres du gouvernement (Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, et Sébastien Lecornu), ainsi que deux députés 'constructifs', Thierry Solère et Franck Riester, des démolisseurs qui se font passer pour des bâtisseurs

Thierry Solère, initiateur du groupe des Constructifs LR-UDI à l’Assemblée, a indiqué mardi que s’il doit être exclu des Républicains, il déposera un recours devant la commission des recours du parti, où siège notamment Gérald Darmanin, malgré ses fonctions gouvernementales.  "Je pense qu’il n’y a aucune raison d’abord qu’on soit exclus et si on devait l’être ça serait illégal et donc on déposerait un recours devant la commission de recours où il y a Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Gilles Boyer, vous voyez ce sera intéressant", a déclaré Th. Solère sur LCI.
Bruno Le Maire est ministre de l'Economie, Gérald Darmanin est ministre du Budget, Sébastien Lecornu est secrétaire d'Etat, Gilles Boyer, conseiller du premier ministre juppéiste, Edouard Philippe.
 
Solère n’assistera pas au bureau politique. 
Le franc-tireur sera "en réunion à l’Assemblée nationale" et a de nouveau contesté la légitimité de cette instance. "Cette direction provisoire, qui est issue de l’élection présidentielle, elle n’a aucune légitimité", a-t-il affirmé. "J’aime beaucoup Bernard Accoyer [secrétaire général LR], il n’est plus parlementaire, il est maire d’Annecy-le-Vieux, il n’a pas légitimité à exclure ou ne pas exclure des gens, tout ça parce que on ne pense pas la même chose", argumente-t-il, faisant abstraction du fait qu'il n'est pas le bureau à lui tout seul et que sa décision sera collective. 

LR gardera-t-il sa confiance en ce renégat  
Solère considère que le divorce n'est pas acté. "Mais je ne veux pas qu’on fasse dans le factice". "Les affaires partisanes, ça compte, mais ce n’est pas l’essentiel. Ce que je veux, c’est que ma famille politique, la droite française, ne s’enferme pas dans une droite ultra conservatrice qui deviendrait populiste".
Place aux opportunistes ?

mardi 4 avril 2017

L'opportunisme de Macron finit par indisposer

L'opportunisme nécrophage de Emmanuel Macron est En Marche !  

"Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas" (Charles Baudelaire)
 
En politique, il est de notoriété publique que certains malins vont jusqu'à instrumentaliser les morts à peine refroidis. C'est ce qu'on peut appeler de l'opportunisme nécrophage. Et c'est ce qui arrive en pleine présidentielle, lorsque l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron reçoit la famille de Shoayao Liu.

"Emmanuel Macron s'est entretenu, vendredi 31 mars à son QG de campagne, avec la famille de Shaoyao Liu, le Chinois qui a été tué dans des conditions controversées par la police il y a une semaine," révélèrent des media. Depuis, plusieurs manifestations de la communauté chinoise en colère se sont tenus afin de réclamer justice pour ce père de famille de 56 ans. Si la police évoque la légitime défense, les proches eux parlent plutôt d'une bavure policière.
Dans la plus grande discrétion, l'ancien ministre de l'Economie a donc reçu les membres d'une vingtaine d'associations à son QG de campagne. L'entretien est finalement apparu à la lumière publique parce que des journalistes chinois qui s'étaient infiltrés dans la délégation ont publié un cliché de la rencontre.

Or, lors de cette rencontre, il y avait également un homme - Jacques Sun, président du CRAAF (Conseil représentatif des associations asiatiques de France) - qu'une note de la DGSI présente comme un agent de Pékin."

C'est une rencontre que les media ont escamotée
en faisant du tapage autour de la rencontre que Christian Estrosi (LR) a acceptée, à l'invitation d'Emmanuel Macron, samedi matin.

Le jeune Macron aurait donc rencontré un espion chinois.


Le candidat Macron s'occuperait déjà des affaires intérieures de l'Etat en rencontrant la famille du défunt Shaoyao Liu, alors que l'élection présidentielle n'est pas déjà passée et qu'il n'a pas encore gagné. Cette situation insolite est en fait un empiètement caractérisé de l'ancien conseiller de l'Elysée sur le domaine réservé du président sortant.
 
Quand un chef d'Etat tient sa place, c'est lui qui vole vaillamment ou délègue une autorité légitime au secours des victimes ou de familles des victimes. Comme a d'ailleurs jugé bon de le faire le président Hollande, sous les projecteurs, avec Théo, mais un geste qu'il n'a pas daigné renouveler s'agissant d'un membre de communauté paisible. Un site web délicat s'interroge alors, dans le cas de Théo : "Emmanuel  Macron aurait-il pu régler une affaire de matraque dans un rectum plus rapidement que François Hollande dans l'affaire Théo ? Un media 100% citoyen et 100% participatif peut s'autoriser ce genre d'allusion sans qu'aucune association de lutte contre l'homophobie ou le CSA ne sourcille. Propriété de la gauche, l'anti-racisme est bien gardé !

Emmanuel Macron serait donc ainsi mandaté désormais pour s'exhiber au chevet des familles de victime.
Un candidat qui se sert des morts pour sa pub ne mérite-t-il pas la l'attention affectueuse des entreprises mercantiles de sondages. Après tout c'est gratuit et ça peut émouvoir, ensemble, la midinette ou la ménagère de plus de cinquante ans ! Les morts ne demandent pas de ristourne ! 
Hollande, le père, et Emmanuel, son fils, se sont-ils répartis les tâches ?

Cet opportunisme nécrophage est-il une façon décente pour un candidat à la Présidence de la République de faire sa campagne ? 
Un candidat au poste de garant de l'indépendance nationale doit-il faire du clientélisme électoral communautariste ? Qui plus est sur la mort d'un quinquagénaire réputé violent. 

Une (am)bivalence que l'extrême gauche exploite 
L'exploitation de la couleur de peau n'est pas plus tolérable que l'exploitation des travailleurs, mais celle des candidats à voile et à vapeur serait vertueuse. Après avoir être passé du privé, comme banquier, au public, comme conseiller du président, puis ministre de l'Economie, de l'industrie et du numérique. "Emmanuelle Macron est tantôt parisien, tantôt marseillais. Tantôt homme, tantôt femme", écrit le site sus-nommé. "Tantôt musulman, tantôt chrétien, tantôt juif. Tantôt citadin, tantôt paysan. Tantôt noir, tantôt blanc. Tantôt pour les ouvriers et tantôt pour les patrons. Tantôt pour les riches, tantôt pour les pauvres. Tantôt pour les vivants, tantôt pour les morts," insiste le media d'opinion participatif (et sélectif et discriminant, dans l'indifférence des associations à emplois fictifs subventionnés). 

"En somme Monsieur Emmanuelle [orthographe d'origine] Macron est un parfait caméléon. "Un peu de tout et son contraire en fonction de qui lui tend l'oreille. Et désormais, il n'a pas peur de se servir des morts afin de se faire connaître encore et toujours un peu plus. (On ne sait jamais, la communauté asiatique pourrait le trouver sympa !...)", ironise le site.
Savoir si toute cette pub sera positive à l'Adoubé de Rothschild et Hollande, ennemi promis des riches.

Le patrimoine de Macron est tout aussi suspect que ses préférences 

Emmanuel Macron déclare à peu près 120.000 € sur ses comptes et aucun bien immobilier. 
"Mais où est donc passé l'argent ?" 
- "C'est une bonne question ! "Mais les journalopes sont sur le trottoir… le Canard étant Enchainé par définition, il ne faut pas trop en demander à celui qui [anarchiste] porte [pourtant] les fers de ses maîtres." 

"Tout comme chez Cacapart [Mediapart], histoire qu'on ne ressorte pas trop le semi-emploi fictif de la fille d'Edwy Plenel qui viendrait d'une rumeur de la soi-disant fachosphère présente dans l'étoile noir de Dark Vador." 

"Et bon ! Macron ! C'est leur chouchou à tous, il était même au dîner [du CRIF] le 22 février !" 
- "Chut ! Tais-toi ! On va se faire gronder ! On mélange pas religion et politique, la France, c'est le pays de la Laïcité !" 
Pour conclure : N'apprenez jamais à vos enfants à manger les morts, sinon ils pourraient finir politique d'une lignée douteuse !"

Deux philosophes viennent d'offrir de Macron un réduction de tête 
Emmanuel Macron en mission par Rothschild a menti sur son CV aux citoyens !M. Onfray explique que "Macron bénéficie du fameux 'instant propice' des Grecs. Il est là au bon moment." Alors que la presse est désemparée. 
Pour Marcel Gauchet, "Macron est l’un de ces hommes politiques qui se nourrissent d’une situation, d’une conjoncture, bien plus qu’ils ne la créent. Macron est indéfinissable et se veut tel (...) Macron serait plutôt un Jean Lecanuet qui aurait coiffé le képi du Général" [De Gaulle].

Mais un internaute est allé plus loin. Il a décrypté en détail la nature, le parcours et les stratégies du candidat de 'En marche!".
Après avoir lancé sa chaîne you tube, intitulée 'trouble fait', cet insolent internaute et investigateur s’est d’abord penché sur la carrière de Macron, laquelle n’est finalement pas si flamboyante.
Tout d’abord, Macron n’est pas normalien, comme l’explique l’hebdomadaire 'Marianne', et si d’aucuns ont pu le croire, c’est que l’intéressé faisait tout pour que ce soit le cas, expliquant à ses interlocuteurs "qu’il avait assisté à des cours à Normal Sup", créant ainsi une légende. En réalité, il n’a jamais été élève dans cette école et a raté deux fois le concours d’entrée.
Donnons la parole à Marc Endeweld qui, dans son livre récent 'L’ambigu Monsieur Macron', détaille comment l’intéressé à "arrangé son CV", notamment sur son passage à l’ENS, concours qu’il a en réalité échoué.

Il raconte aussi l’époque où le jeune Macron a estimé que l’échec de Jospin était dû à l’incapacité de la gauche à tenir un discours de fermeté sur les questions de sécurité, et avait à ce moment rejoint le mouvement de Jean-Pierre Chevènement. Lien

Son appartenance à un réseau explique son parcours professionnel
Lors de son passage à l’IGF (inspection générale des finances), il rencontre Jean-Pierre Jouyet qui va le prendre sous son aile. C’est d’ailleurs ce même Jean–Pierre Jouyet qui l’avait présenté à François Hollande, en 2006, lors d’un dîner.
Macron va adhérer au PS, paiera sa cotisation jusqu’en 2009 et sera nommé conseiller économique de Hollande pour la campagne des primaires socialistes de 2007, ce qui l'amènera plus tard à l'Elysée comme conseiller de Hollande lequel le nommera ministre... 
On peut donc être ministre par affinité d'un éléphant, alors que la confiance du peuple lui avait échappé, puisqu'il avait tenté, mais en vain, d’obtenir une investiture en Picardie: rejeté par les militants, il ne sera jamais député, ni élu à aucun mandat.

Durant la campagne de 2007, il va toutefois rejoindre Jean-Pierre Jouyet dans le groupe Les Gracques, groupe dans lequel on trouve pêle-mêle Daniel Cohn-Bendit, Bernard Cazeneuve, Jean-Louis Borloo, Gérard Collomb et beaucoup d’autres... lien

Pas étonnant dès lors de voir la plupart de ceux-ci le rejoindre plus tard pour son 'En marche!' 
Son élection à la présidentielle nous attirerait une mafia au pouvoir. Tapie dans l'ombre, ce serait plus que jamais une mafia.

vendredi 31 mars 2017

Yannick Jadot (EELV) voit un Emmanuel Hollande en Macron

"Macron, c'est Hollande avec 25 ans de moins", observe Yannick Jadot 

Dans le Macron, rien n'est bon, selon Jadot

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L'écologiste Yannick Jadot tacle  le banquier Macron.
L'écologiste, invité du consortium JDD, Linternaute.com, Le Huffington Post et Le Lab d'Europe 1, estime que le leader d'En Marche "fait la même politique que François Hollande". C'est une évidence puisque le candidat fut un proche collaborateur du président pendant deux années à l'Elysée, puis ministre de son premier ministre pendant près de trois autres.  

"C'est François Hollande avec 25 ans de moins", ajoute même celui qui a abandonné sa campagne présidentielle en pleine course pour soutenir le socialiste frondeur, Benoît Hamon. 
Et d'insister : "Macron, c'est le shaman du cimetière des éléphants. C'est 'cheminez vers moi […] je suis jeune mais je vous garantis que le vieux monde, avec moi, vivra un peu plus longtemps'," a estimé le déserteur, en termes pesant des tonnes. 

Le candidat écologiste qui, à peine lancé, a renoncé, accuse notamment le favori des entreprises de sondages de défendre les lobbies bancaires

Yannick Jadot fait porter plus précisément ses attaques sur un point : sa proximité avec les leaders économiques. "Emmanuel Macron défend les lobbies bancaires, y compris la participation très forte de [la banque] Rothschild dans laquelle il a beaucoup travaillé.

L'écologiste évoque notamment Hinkley Point, le projet de centrale nucléaire britannique nouvelle génération portée par EDF et toujours soutenue par l'Etat malgré d'importantes difficultés financières.

Yannick Jadot sous-entend que certains 'Verts' se rallient à Emmanuel Macron par opportunisme.

Depuis le début de la campagne présidentielle, les écologistes s'éparpillent, c'est leur marque de fabrique, brouillonne et vibrionnante. Mais certains ralliements restent en travers de la gorge de Yannick Jadot, vainqueur de la primaire écolo pour finalement se désister au profit de Benoît Hamon. Ainsi, Barbara Pompili, s'est d’ailleurs carrément ralliée à Emmanuel Macron, après avoir cédé aux sirènes de l'Elysée en entrant au gouvernement, tout comme le petit arriviste teigneux de Rugy, dans un jeu de chaises musicales initié par le départ de la radicale Cécile Duflot. 

Ce lundi matin sur Public Sénat, l'ancien porte-parole de Greenpeace a chargé Emmanuel Macron et d'autres de ses anciens amis. "Manuel Valls et Emmanuel Macron sont les co-auteurs de ce quinquennat. Ils sont co-auteurs ce quinquennat qui est rejeté à 80% par les Français aujourd’hui ", a-t-il lancé.

Puis il a ciblé Barbara Pompili. "Barbara Pompili, ça fait des mois, des années qu’elle veut des postes. (...) Depuis qu’Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili sont au gouvernement, donnez-moi une mesure écolo de ce gouvernement, a-t-il défié son auditoire Ils n’ont même pas obtenu Fessenheim qui était la promesse des promesses écolos," a dénoncé Jadot.

Résultat de recherche d'images pour "jadot greenpeace"Macron accumule des soumissions tellement embarrassantes qu'elles chargent la monture - du communiste Robert Hue au libéral Alain Minc, en passant par Pompilli (faisant d'ailleurs l'impasse sur les violents, l'altermondialiste Joseph Bové, démonteur et saccageur,  ou le Dany-le-Rouge de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit) - ,  au point de le ralentir dans sa course à l'Elysée et de consolider les espoirs du troisième...

Thierry, le frère de l'anti-libéral Jadot, est à la tête du réseau Dentsu Aegis d'agences media, de communication et de conseil en digital, un groupe britannique de publicité et d'études de marché coté sur le London Stock Exchange. C'est une filiale de Dentsu, la première agence de publicité japonaise.