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mardi 11 juin 2019

Retour de Syrie en France d'un djihadiste polygame, ses deux épouses et leurs neuf enfants

La Turquie assure notre avenir terroriste en nous faisant le cadeau empoisonné de douze islamistes de Syrie

Et, parce qu'ils nous aiment, les Turcs sifflent notre hymne national

Résultat de recherche d'images pour "retour de djihadiste"Un djihadiste et ses deux compagnes ont été placés en garde à vue, mardi matin, et leurs neuf enfants mineurs ont été confiés à l’aide sociale par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis)après avoir été transférés de Turquie

Les trois adultes, un homme de 35 ans et ses deux femmes, dont l’une âgée de 36 ans, sont pris en charge par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Leurs enfants ont été placés .

Un cas d’expulsion "régulier" : combien d'autres encore ?

Cette opération, distincte des rapatriements au cas par cas d’enfants en provenance du Kurdistan syrien, s’inscrit dans le cadre des expulsions régulières des djihadistes par la Turquie. Fin mai 2019, les autorités françaises avaient enregistré le retour de 277 revenants.

"Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais" (Léon Trotski – Leur morale et la nôtre)

Il n’est pas un jour où media et politiciens ne s’interrogent sur ce que la France pourrait bien faire des criminels français qui ont choisi de servir l’Etat islamique . Les uns voudraient que les détenus de la Syrie soient jugés sur place, tandis que les autres accepteraient leur retour en France dans le but de les juger, les emprisonner et de les remettre un jour ou l’autre dans le circuit… au prétexte que le coût de leur entretien deviendrait insupportable et en feignant de croire qu'ils sont revenus à la raison, contrits et désireux de s'amender !

Il y a aussi les femmes voilées, encombrées d'une marmaille désirée ou produite pour le service armé, sans le moindre remords de leur sinistre participation à ce génocide, qui tentent d’émouvoir – un bébé dans chaque bras – les vertueux humanistes, éternels idiots du village des "droits de l’homme"… La télévision populiste n'hésite pas à nous présenter les mamies éplorées !

Dans un 'manifeste des intellectuels français pour la résistance à l’abandon de l’Algérie française' (soutenu par le maréchal Alphonse Juin) et paru le dans le contexte du conflit algérien, on pouvait lire  : "C’est une des formes les plus lâches de la trahison que d’empoisonner, jour après jour, la conscience de la France". Qu'avons-nous appris depuis? Macron en est conscient, lui qui ressort sans cesse son projet de loi sur la GPA, sans la mener à son terme - il est seulement favorable à la reconnaissance à l'état civil de la filiation des enfants nés à l'étranger de GPA  -, rien que pour faire se dresser une partie de la population contre l'autre et tirer les marrons du feu. En suscitant la polémique en France, le cynique distrait la population pendant qu'il fait passer ses textes par ordonnances, ni vu ni connu...

Comment gérer ce sujet sensible ? 

Résultat de recherche d'images pour "retour de djihadiste"
Près de 2.000 Français radicalisés ont combattu en Syrie et en Irak sous le drapeau de Daesh depuis 2014. 450 seraient morts et 300 seraient déjà revenus en France. Et les autres ? Que fait-on d’eux, dès lors que nos prisons sont surpeuplées ?… Les juger sur le lieu de leurs forfaits ? Il faudrait pour cela que Syriens et Irakiens en acceptent la responsabilité, sachant que les méprisants militants droits de l'hommistes les jugent incapables de rendre une justice équitable… sachant que s’ils les condamnaient à mort, la France s’opposerait à leur exécution. Sur ce point, le 27 février 2019, sur BFM TV, la garde des Sceaux Nicole Belloubet, a rappelé la position française : "Il y a une limite. Notre pays n’accepte pas la peine de mort. Si tel est le cas, nous interviendrions pour demander que cette peine ne soit pas exécutée. C’est une condition sine qua non". Le problème reste donc entier dans la mesure où ni la Syrie, ni l’Irak, ni les Kurdes ne sont en mesure de gérer indéfiniment ces prisonniers qui, par la force des choses, recouvreront très vite leur liberté… Mais sommes-nous mieux équipés pour les assumer ?

Or, il existe une troisième voie qui les mettrait en paix avec leurs consciences : l’exécution de ces djihadistes, sur le sol qu'ils ont choisi, au cours d'une opération militaire. La belle mort.
Durant ces années, dans le cadre de la coalition internationale et au péril de leurs vies, nos forces spéciales se sont efforcéEs de traquer les criminels, de les localiser et de les éliminer. C'est un total mépris d'Etat qu'ignorer le sacrifice des militaires en service commandé et de ramener en France ceux et celles qui ont combattu leur pays. Dès lors, si le droit international a permis de les tuer durant ce conflit, pourquoi accorder aujourd’hui la vie sauve à des fanatiques religieux et racistes prêts à reprendre, bientôt, leurs actions terroristes, cette fois à l'intérieur.

Seulement, voilà ! Les démocrates sont en situation de faiblesse. Comme l’a souligné notre ministre : "Notre pays n’accepte pas la peine de mort"…  
Lors de son entretien sur BFM TV, Nicole Belloubet a rappelé - non sans mépris des justices proche-orientales -  son obligation d’assurer aux djihadistes français "un minimum de droits à un procès équitable. Nous veillons à ce que les droits de la défense soient assurés"… et de rappeler que "les Français concernés bénéficient de la protection consulaire". Les maires d'opposition qui ne passeront pas sous les fourches caudines de Macron avant les prochaines municipales seront déclarés "ennemis" de Macron, a menacé le belliqueux Gilles Boyer, mais nos déserteurs islamistes sont ses amis...

Dans ce cas, comment venir à bout de ces monstres qui mettent à profit les faiblesses du système démocratique et nos idéaux humanistes et qui se reproduisent sans retenue malgré le contexte de guerre qui menace d'abord les enfants en bas âge qu'il nous faut maintenant traiter avec bienveillance ? Alors que les media ont montré leurs crimes (souvent floutés pour protéger les âmes sensibles), quelle part d'humanité peut-on encore déceler chez ces "humanoïdes"  robotisés par un islam cruel et conquérant, dès lors qu'ils sont capables de se faire photographier en exhibant la tête de leurs victimes innocentes en guise de trophée ? 

Serait-il juste et équitable qu'il viennent occuper un univers carcéral surpeuplé en prenant des places dans les prisons françaises 5 étoiles avec portables, soirées récréatives et "parloirs intimes", véritables studios sexuels, de crainte d'en faire des monstres  ? 
Nos enfants doivent-ils payer pour les bons sentiments de leurs parents ?


dimanche 9 juin 2019

Tribune : les renégats LR veulent s'assurer la neutralité de LREM aux municipales 2020

La plupart des signataires pro-Macron sont connus comme des collabos depuis trois ans

Animés par la peur d'une vague macronienne aux municipales, 
72 maires et élus locaux de droite et du centre se livrent à Macron

Résultat de recherche d'images pour "Bernadac La toile d'araignée"
Le JDD participe à une opération grossière de manipulation de l'électorat.
"Le temps ne peut pas être à l'opposition systématique qui in fine alimente les extrêmes", affirment ces  élus locaux dans un texte publié samedi 8 juipar le JDD.
Dans cette tribune diffusée par le journal du groupe Lagardère (article payant!), ces agitateurs de la peur ont exprimé leur soutien à Emmanuel Macron, un coup de pub donnant à croire que c'est un coup dur pour Les Républicains, parti qui entre certes dans une phase difficile crise profonde depuis son arrivée quatrième aux élections européennes, mais qui savait depuis longtemps à quoi s'en tenir sur les juppéistes (sournoisement, depuis qu'en 2012 il a compris qu'il avait perdu ses chances de se faire ré-élire à l'Assemblée et, clairement, depuis  qu'en novembre 2016 il s'est fait battre à la primaire de l'UMP et du centre, arrivant deuxième derrière Fillonou les bayrouistes, 70.000 en 2008, mais 14.000 en 2016, avec trois députés en 2007, mais 14 en s'alliant au PS, puis à En Marche! Pour exister, ces traîtres identifiés comptent sur la faible représentation actuelle du parti du président dans la France territoriale.

"Le temps n'est plus aux querelles de chapelles ou aux écuries présidentielles qui spéculent sur 2022", se justifient les migrants. Le temps ne peut pas être à l'opposition systématique qui in fine alimente les extrêmes", argumentent-ils en brandissant la peur de la droite radicale. 
Et les infidèles se parent de toutes les vertus : "Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France. C'est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement, car rien ne se construira sur leur échec.

Parmi les signataires figurent 
(cf. lien PaSiDupes où se trouvent déjà quelques portraits de déserteurs:

Qui sont ces maires de droite se déclarant prêts à collaborer avec Macron ?) :

Christophe Béchu, maire ex-LR d'Angers, 
Delphine Bürkli, maire LR du 9e arrondissement de Paris, sur la liste de Valérie Pécresse dans le cadre des élections régionales françaises de 2015;
Olivier Carré, maire ex-LR d'Orléans, 
Alain Chrétien, maire Agir !  (présidé par Franck Riester) de Vesoul; 
et François Goulard, président du conseil départemental du Morbihan: proche de Jacques Chirac, il s'en était éloigné à la suite de son échec à l'élection présidentielle de 1988;
Ludovic Jolivet, maire de Quimper, Agir!: comme la plupart des signataires, il avait déjà annoncé son départ de LR, ce qui fait de leur tribune un non-événement monté en épingle par la presse aux ordres; 
Brigitte Fouré, maire d'Amiens, ville où sont domiciliés les Macron : secrétaire générale de l'UDI, elle soutient Macron sans le soutenir et se maintient à l'UDI...
Christophe Bouchet, maire de Tours, 
Guillaume Delbar, maire de Roubaix, élu UMP, puis DVD;
Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d'Albi, dont la position ressemble peu ou prou à celle de Jean-Luc Moudenc à Toulouse qui a signé tous les accords de partenariat et qui se dit très proche de la politique du gouvernement; dans sa liste de 2014, la maire a fait "du Macron avant Macron", assurent ses proches... Est-elle de ceux et celles que le JDD désigne, sans rire, comme des " barons de la droite" ?
et  Laurent Hénart, maire de Nancy: membre de l’UMP, puis de l’UDI, il préside le Parti radical de 2014 à 2017 et le Mouvement radical — issu de la réunification du Parti radical et du Parti radical de gauche — depuis 2017; la surprise aurait donc été que se slalomeur ne se mît pas au service de Macron !
ont aussi signé le texte.

Même Jean-Christophe Lagarde n'est pas du nombre: c'est dire que les 'soumis' se sentent menacées.

"Un maire élu sans le soutien de LREM sera "un ennemi du président," a prévenu le 30 mai

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Tous ces maires vivent sous la menace lancée par le totalitaire Gilles Boyer pour qui la vie politique est binaire : soit vous êtes soutenu par LREM et le MoDem, soit vous êtes "un ennemi du président"La déclaration de ce nouvel eurodéputé de La République en marche sur Europe 1 fait soviétique suprême.

Gilles Boyer est le directeur de campagne d'Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Et c'est un proche d'Edouard Philippe avec lequel il a commis deux ...polars "politiques". Or, néanmoins battu à l'issue du second tour de la législative, le 18 juin, par le candidat investi par Jacques Maire, investi par ...La République en marche (LREM),  le conseiller politique du premier ministre de Macron a pour lui-même un sens de l'honneur très élastique. 
Boyer et Philippe partagent une vision absolue qui a fortement déplu au monde politique, mais qui a produit son petit effet, sans que les alouettes aient encore su établir de comparaison avec la montée des régimes totalitaires de l'Histoire internationale, passée ou présente.
Si les vertueux signataires n'y prennent garde, ils mèneront le pays à la république de Weimar, avec son cortège de malheur : c'est une démocratie parlementaire (1918-1933) dirigée par le président du Reich, et gouvernée par le chancelier du Reich, nommé par le président du Reich, investi par une majorité des membres du Reichstag et responsable devant cette assemblée. 
A la suite de la nomination d'Adolf Hitler comme chancelier, le 30 janvier 1933, le renforcement de la politique autoritaire mise en place durant la période 1930-1932, la confiscation progressive du pouvoir politique au profit du NSDAP - Parti national-socialiste des travailleurs allemands, souvent dénommé simplement "parti nazi" ou "parti national-socialiste" - et la modification des structures politiques entraînent la fin de facto de la république de Weimar et l'avènement du Troisième Reich.

lundi 3 juin 2019

Le message insultant d’une élue de la France insoumise (LFI), révélateur d'une haine raciste anti-Blancs

Manon Monmirel est la suppléante du député (LFI) Eric Coquerel

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Manon Monmirel, la suppléante du député de la France insoumise Éric Coquerel, a posté dimanche soir sur les réseaux sociaux un message insultant à l’égard de la France et des Français. Pour Anne-Sophie Chazaud, philosophe, haut-fonctionnaire et auteur d’un livre à paraître consacré à la liberté d’expression, même si l’élue a regretté son message, il s’agit d’un lapsus très révélateur.

Dans un message publié le soir des élections européennes, qu’elle a ensuite retiré, mais qui a toutefois rapidement enflammé les réseaux sociaux. Depuis dimanche, une capture d'écran d'un de ses posts Facebook est relayé sur les réseaux sociaux, car Manon Monmirel suggérait que "la France et tous les Français aillent niquer leurs mères" (sic).  

Et ce n'est pas tout car, malgré les tentatives de rétention de l'information d'une certaine presse, le message intégrale traite en effet la France de "pays de fascistes".

Résultat de recherche d'images pour "Coquerel monmirel"La "jeune militante" n'a ensuite pas hésité à se chercher des excuser longuement dans un message circonstancié, manifestement sincère - "au moins en apparence", comprend qui peut l'AFP. D'une part le militantisme n'excuse rien et, d'autre part, l'excuse de la jeunesse, quand on est assistante parlementaire, puis suppléante de député ne tient pas.

LFI est devenue indigéniste
Cette mutation historique et durable s'accompagne d'éléments langagiers très connotés. Manon Monmirel est une Française née à SaintOuen, mais d'un genre particulier, une Française racisée. La bave et l'injure lui son faciles: je crache ou je tweete et j'efface. L'indigène et le révolutionnaire enragent, constatant que les banlieues ne votent pas plus aux européennes qu'aux législatives, démontrant que, nés ici, ils sont et restent d'ailleurs. C'est ainsi que Mélenchon et ses élus issus de la diversité se sont retrouvés les fesses dans le caniveau.

La parole et l’engagement publics à l’heure Les réseaux sociaux sont villipendés parce qu'ils sont sans filtres, permettant une spontanéité et une réactivité qui laisse la presse institutionnelle démunie et amère. Ce, d'autant plus, quand s'y affiche ce qu'ils se sont évertués à dissimuler. D'où son dépit, son mépris et ses anathèmes définitifs.

Le problème provient de ce que ce message révèle politiquement, de ce dont il est l’expression.
Décrédibilisée auprès de la classe ouvrière que le RN tente de ranimer, la gauche extrême se rabat sur les "racailles". C'est ainsi que le niveau de langue employé par cette élue n’a rien à envier à la prose des chansons de Nick Conrad, le rappeur qui appelle "à tuer des Blancs" et à "baiser la France". 
Lien PaSiDupes - "France : "Pendez les blancs !": une incitation à la haine raciale du rappeur Nick Conrad: Les associations anti-racistes (LDH, SOS Racisme ou MRAP) ne bronchèrent pas, le CRAN ou le PIR étant statutairement borgnes "
Ce faisant, ils ne sont pas créatifs : ils sont sous influence des rappeurs de NTP qui se firent un nom sur leur haine du policier blanc et avec le titre 'Nique ta mère', ou Houria Bouteldja ('Nique la France', ZEP, 2009), autre 'opus' de haine raciste contre la France, tandis que la Franco-algérienne Rockhaya Diallo ne se renouvelle pas. Et le 25 mars 2005, un certain nombre de personnalités, notamment de gauche, comme Alain Finkielkraut, Ghaleb Bencheikh, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont néanmoins lancé, un "Appel contre les "ratonnades anti-Blancs... Mais la triade SOS Racisme, le MRAP et la Ligue des droits de l'homme (LDH) fustigèrent un appel "irresponsable".
Mieux, les soutiens de Macron se sont alignés. Ainsi son ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen a un problème avec "les mâles blancs"

L’appauvrissement du langage mais aussi la connotation "racaille" qui le caractérise, en disent long sur le poids et la fascination exercés par cet imaginaire et ce registre sémantique anti-Blancs sur tout un pan de la gauche. Il y a quelques jours, l’obscur rappeur partageait son désir manifestement irrépressible de "baiser la France jusqu’à l’agonie"… Là, un résultat d’élection qui déplaît et c’est toute "la France et tous les Français" qui sont sommés d’aller "niquer leurs mères". Elus, mais débiles.

Ce n’est pas sans évoquer la dérive indigéniste caractéristique de La France Insoumise de Mélenchon, telle qu’elle a été précisément dénoncée par Djordje Kuzmanovic pour expliquer son désaccord, puis son départ de la formation de l'ex-socialiste en novembre dernier, reflétant l’avis de nombreux sympathisants déçus voire rebutés: Pire, le choix de ne s’appuyer, parmi les classes populaires, que sur "les quartiers" a amené LFI à laisser s’installer une approche quasi communautariste, proche du modèle anglo-saxon et profondément contraire au républicanisme français. La complaisance des segments gauchistes de LFI à l’égard des thèses indigénistes, le mépris affiché pour les forces de l’ordre, la négation du problème posé par l’islamisme et le refus de regarder en face les défis posés par l’immigration ont produit des ravages dans l'électorat , faisant apparaître LFI comme la vieille gauche à peine repeinte, coupable du même angélisme, incapable de réalisme et de fermeté.

S’il avait fallu illustrer la justesse des propos de l’ancien conseiller aux affaires internationales de Jean-Luc Mélenchon, on n’aurait pas pu s’y prendre mieux qu’avec ce tweet qui ressemble dans le fond à un gigantesque lapsus politique.

C’est bien parce que La France Insoumise s’est indigénisée, communautarisée et auto-caricaturée dans les pires errements du gauchisme culturel qu’elle a perdu une partie importante de ses soutiens. Entre 2017 et 2019, LFI a chuté de 19% à 6,3%.

Plus amusante est la cécité des personnalités qui incarnent cette dérive suicidaire de La France Insoumise et qui, telle Clémentine Autain, invoquent une insuffisante gauchisation du mouvement pour tenter d’expliquer la débâcle des élections de dimanche dernier. Fustigeant la méchante "haine" qui aurait gagné la ligne politique du mouvement, il faut comprendre par ce terme  le populisme de gauche et une vision trop républicaine du combat politique, la députée France Insoumise regrette une insuffisante gauchisation du parti, selon elle, pas assez rassembleur, alors même que l’évidence des chiffres démontre l’inverse.

C’est bien parce que LFI s’est indigénisée, communautarisée et auto-caricaturée dans les pires errements du gauchisme culturel qu’elle a perdu une partie importante de ses soutiens tant militants que votants. Et c’est à l’absence de courage politique et de discours clair sur ce point de la part de Jean-Luc Mélenchon que la formation doit son inexorable déclin. Manifestement, la ligne républicaine de la présidentielle avait drainé vers elle tout un électorat de gauche qui s’est enfui lorsque le militantisme gauchiste a repris la main, et, comme l’indique Djorde Kuzmanovic, lorsque le sociétal a repris le dessus sur le social, laissant le peuple endogène et travailleur sur la touche.
Gageons que ceux qui viennent d’être sommés d’aller "niquer leur mère" pour avoir mal voté ne sont pas près de revenir à La France Insoumise…

Désigner tout un pan de l’échiquier politique non plus comme des adversaires mais comme des ennemis, est une technique profondément intolérante, propre à la gauche française ("pas de liberté pour les ennemis de la liberté"), qui permet commodément de disqualifier l’adversaire tout en s’arrogeant l’onction d’une hypothétique justesse morale. 
Mais il faut noter "en même temps" que le député européen Gilles Boyer, ex-LR aujourd’hui LREM, a expliqué clairement, vendredi sur Europe 1, la ligne intolérante de la majorité présidentielle : "un maire qui sera élu avec l’apport de LREM et du MoDem sera un allié du président pour 2022, un maire qui sera élu sans leur apport, ce sera un ennemi du président pour 2022", a-t-il menacé.

Depuis la défaite de la droite aux européennes,
les maires sortants LR sont dans le viseur de la majorité présidentielle. A commencer par ceux qui ont pris position pour la liste LR. Outre les 804 signataires d’une tribune de soutien à François-Xavier Bellamy dans Le JDD, citons Arnaud Robinet à Reims, Jean-Luc Moudenc à Toulouse.

La rhétorique macronienne est de ce point de vue strictement identique à celle qui structure l’interprétation insoumise du vote en faveur du Rassemblement National. On se souvient des embrassades de Mélenchon et Macron sur le Vieux Port de Marseille en septembre dernier. Le président, avec l’aval flatté du député des Bouches-du-Rhône, déclarait: "J’ai toujours du plaisir à discuter avec Monsieur Mélenchon. On n’a pas toujours les mêmes idées… c’est toujours respectueux et intéressant. On a des confrontations politiques mais ce n’est pas mon ennemi", désignant le mouvement emmené par Marine Le Pen qui avait recueilli plus de 10 millions de suffrages, non plus comme un adversaire politique que l’on respecte et avec qui l’on débat loyalement, mais bel et bien comme un ennemi.

Rappelons enfin qu’Eric Coquerel, dont Manon Monmirel est la suppléante, avait participé et appelé à l’occupation de la basilique de Saint-Denis, nécropole des Rois de France, par des migrants et des sans-papiers en mars 2018 - ce qui, en ces temps d’attaques, de profanations, d’incendies, de pillages et de destructions d’églises catholiques est particulièrement lourd symboliquement. Indigéniste anti-Blancs, mais aussi laïc anti-Chrétien.

jeudi 28 mars 2019

Européennes 2019 : Macron tente de "reverdir" avec la liste LREM menée par Loiseau

Loiseau fait-elle le printemps ?

La liste de l'Elysée pour les élections européennes était l'invitée de BFMTV et RMC, dès ce jeudi matin

L'oiseau vert est une espèce forestière endémique de l'île de La Réunion.
Il supporte mal la présence de congénères et peut se montrer agressif.
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné
- un ex-socialiste et ancien conseiller parlementaire d'Emmanuel Macron (sans avoir jamais eu aucun mandat électif) au ministère de l'Economie - est en 7e position, et Gilles Boyer  le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe - un proche d'Alain Juppé qui, comme lui, a échoué dans toutes ses entreprises politiques  -, est en 12e position. 
Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013 - successeur de la très radicale Cécile Duflot -, est en 18e position. Cette caution écologiste est-elle une garantie de même valeur que celle de François de Rugy au gouvernement ? Alors la transition écologique et la planète n'ont rien à y gagner.

A peine a-t-elle démissionné du gouvernement, puis été officiellement nommée tête de la liste 'Renaissance' (
La République en marche, LREM) pour les élections européennes que Loiseau niche déjà sur BFMTV et RMC : elle s'était invitée dès ce jeudi matin à l'émission 'Bourdin Direct'. 
Nathalie Loiseau a lancé l'élément de langage que les organes de presse et les élus serviles vont répandre dans nos campagnes :  l'écologie "sera l'un des axes principaux" de sa campagne. En pleine crise sociale, cette orientation politique ne prétend pas apaiser la colère des plus défavorisés.

"Ca ne sera pas le seul, mais c'est l'urgence, c'est la première urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant", a-t-elle récité. "C'est le défi à relever. On sait qu'il faut le relever au niveau européen, on sait que le changement climatique ne connait pas les frontières, on sait qu'il faut faire plus", a développé la désormais ex-ministre chargée des Affaires européennes, dont la démission du gouvernement pour mener à bien la campagne a été actée mercredi par l'Elysée. Elle ne sait pas que, depuis Hollande, l'anaphore est une figure de style maudite.

"On l'a dit: notre objectif c'est zéro carbone en 2050. C'est facile de le dire, maintenant il faut y arriver. Ca veut dire que les moyens européens doivent accompagner la transition écologique, beaucoup plus que ce qu'ils ont fait aujourd'hui", a précisé Nathalie Loiseau. La tête de liste a par ailleurs indiqué qu'"aucun accord commercial" ne serait signé avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris sur le climat.


La tête de moineau a donné le signal du "feu à volonté"


Et Nathalie Loiseau de s'en prendre bille en tête à sa rivale dans les sondages, évoquant les dernières européennes, celles de 2014. "J'ai été deux ans ministre des Affaires européennes; je n'avais personne sur qui m'appuyer à Strasbourg [révèle l'ex-socialiste]. Le premier parti de France en 2014, aux dernières européennes, c'était le Rassemblement national, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque", a-t-elle rappelé.




Son arrogance macronienne lui fait mépriser le travail de ses amis eurodéputés juppéistes sortants.
"Les Français, ont envoyé au Parlement européen des gens qui ont voulu vivre de la politique, vivre de l'Europe, mais qui n'y ont rien apporté."
Pense-t-elle à Renaud Muselier, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure ou Philippe Juvin ?


Résultat de recherche d'images pour "NATHALIE lOISEAU""Ca affaiblit la France, ça affaiblit les intérêts des Français. Moi je n'ai pas envie que ça dure; mon objectif, c'est de reprendre du poids, de faire en sorte que les Français voient leurs intérêts et leurs attentes défendus au Parlement européen", a promis Nathalie Loiseau.


mardi 26 mars 2019

Européennes 2019 : l'écologiste EELV Pascal Canfin sera n°2 de la liste LREM

Ex-CFDT passé par 'Nouvelle Donne', cet arriviste aux convictions flexibles a tourné casaque

Pascal Canfin s'assure 8.484,05 € brut mensuel pendant 5 ans que ne lui garantit ni EELV, ni WWF France

Le climat est malsain chez le "panda", au moins depuis la gouvernance de la navigatrice Isabelle Autissier, poussée à la démission par les salariés français du World Wildlife Fund (WWF) où "les valeurs qu’on défend sont totalement bafouées", explique un salarié. Or, Canfin qui était directeur exécutif sous sa présidence n'y a ni brillé non plus, ni trouvé la sécurité de l'emploi : le 'turn over' y est de plus de 25% par an. 

Canfin a fait son entrée dans la vie professionnelle comme chargé de mission à la CFDT, avant de devenir journaliste à Alternatives économiques (régulationnistes, voire étatistes) où il suivait les questions de consommation responsable. Comme eurodéputé EELV au lendemain de la crise de 2008, sa matière était les marchés financiers, fonds spéculatifs – et alternatifs. La puissance des lobbyings qui règnent à Strasbourg l’a incité à participer au lancement de l’ONG spécialisée Finance Watch. Aujourd’hui, Pascal Canfin conseille le cercle de réflexion américain World Resources Institute et a coprésidé la commission pour les financements innovants en faveur du climat, mise en place pour préparer la COP21. On sait quel impact elle n'a pas eu... Il habite en banlieue parisienne et se fournit en énergie chez Enercoop, qui développement des énergies renouvelables en France, concurrent d'Engie, établissement public.

Canfin a quitté WWF France après seulement trois années

Au lendemain de ce départ prématuré, il a accepté d'être numéro deux sur la liste LREM aux élections européennes. L'ONG avait annoncé lundi que l'ex-ministre écologiste délégué au développement de Jean-Marc Ayrault (2012-2014) avait décidé de quitter son poste de directeur général du WWF France.
"Les échanges que j'ai eus depuis dix jours avec le président de la République m'ont apporté les assurances nécessaires pour qu'aujourd'hui je prenne cette décision", déclare ce quadra dans une entretien avec Le Monde en ligne, publié mardi.
La liste sera dirigée par la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui s'apprête à quitter ses fonctions pour "mener le combat" du parti d'Emmanuel Macron aux européennes, a-t-on appris lundi. Sa contre-performance face à Marine Le Pen n'aura donc pas pesé sur la décision de l'Elysée. La numéro 1 sera tête de liste sans avoir jamais été euro-députée : elle n'a d'ailleurs jamais exercé aucune fonction élective. Mais n'a-t-elle pas déjà été directrice de l'ENA sans en être elle-même diplômée ? Avant d'être ministre, cette haut-fonctionnaire du Quai d'Orsay de 54 ans, née Ducoulombier, nom sous lequel elle fut candidate IDE, aura été membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en 1993.

"L'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet" de LREM

Ceux qui n'ont pas voulu de la place
Pour compenser le choix de Loiseau, il fallait une "personnalité qui pèse".
Ca ne pouvait donc pas être Pascal Canfin. En novembre, on évoquait plutôt les noms des ministres Marlène Schiappa ou Brune Poirson, celui du premier ministre Edouard Philippe - pour ceux qui lui veulent du mal, disaient certains - ; ou encore celui du journaliste Bernard Guetta. "Si on me propose [de figurer sur la liste], je verrai bien. J'y réfléchirai… Ce sera un dilemme", expliquait récemment au Monde celui qui a quitté France Inter cet été. D'autres ont déjà fait acte de candidature pour être dans les 79 candidats sélectionnés : c'est le cas de Mao Peninou, ex-adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté, et Henri Brichart, numéro 2 de la FNSEA.
De son côté, Daniel Cohn-Bendit a bien vite affirmé qu'il "ne serait pas sur la liste LREM". "Je ne suis pas tenté. Ce n'est pas dans mon plan de vie, j'aurai 74 ans, plus cinq ans, ça ferait à la fin 79 ans", indiquait-il en octobre sur France Info. Idem pour François Bayrou. Quant à Alain Juppé, il avait affirmé "ne pas avoir envie de [se] relancer dans le combat électoral".
"Un grand nombre de responsables politiques n'ont pas envie d'aller à Bruxelles. Les européennes ont souvent été considérées comme des élections de second plan, de Ligue 2. Il faut rompre avec cela", affiche un cadre du parti, pour qui la liste constituée par LREM devra regrouper "des personnalités qui pèsent" et des "experts", et "être un moment de consolidation du socle de la majorité".

Quid de Gilles Boyer, conseiller de Matignon?
Conseiller d'Edouard Philippe à Matignon, qui faisait partie des juppéistes mais battu lors des élections législatives de 2017 dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine. Or, dès le lancement de la campagne en mars dernier, Christophe Castaner l'avait assuré : il n'y aura "pas de recyclage de candidats qui ont perdu aux législatives". A En marche!, on préparait déjà la sortie… au cas où.

Pour justifier ce nouveau pas de la gauche radicale vers le centre, Canfin assure qu'il croit aux sincères "assurances" exprimées par le président.
"Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste, assure P. Canfin. S'il s'agissait juste d'avoir un nom, le mien, en deuxième de liste, sans que cela n'entraîne un choix collectif, ça n'aurait eu aucun sens".
"Les Verts allemands ont salué la lettre sur l'Europe qui présente le projet européen d'Emmanuel Macron. En m'engageant sur ce projet, je ne vois pas en quoi je trahirais les idéaux qui sont les miens. Au contraire, j'essaye de les rendre possibles", ajoute le directeur sortant du WWF France, interrogé sur les risques que les écologistes, notamment EELV, crient à la trahison.

Ce que contestent ses ex-camarades verts.
La présence de Canfin sur la liste pro-Macron divise la galaxie "verte" comme l'illustrent les trajectoires opposées de l'ex-ministre et de Yannick Jadot, tête de liste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Les deux hommes, élus au Parlement européen sous les couleurs d'EELV en 2009, ont fait des choix aux antipodes dix ans plus tard : celui de rejoindre la liste présidentielle, en deuxième position, pour l'un, de faire le réquisitoire de la politique écologique du gouvernement pour l'autre. "Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste", justifie-t-il dans une interview au Monde publiée mardi. "Le deuxième élément, c'est que l'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet."
"Il est évident que les écologistes doivent être partout" pour avoir une chance de "gagner la bataille climatique", ajoute l'ex-ministre délégué de Hollande.

Canfin était une proie facile
Pascal Canfin avait décliné de précédentes propositions d'Emmanuel Macron, notamment lorsque le chef de l'Etat cherchait un remplaçant à Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologie, en septembre 2018.
Six mois plus tard, son choix de rejoindre la liste La République en marche (LRem)-MoDem, dans l'ombre de Nathalie Loiseau, consterne certains écologistes qui lui ont fait confiance à EELV lorsque le parti avait encore le vent en poupe.  Ce temps-là est révolu : à deux mois, jour pour jour, du scrutin, les écologistes sont crédités de 7,5% des intentions de vote, selon un sondage Ifop-Fiducial, une commande de plusieurs oligarques médiatiques, Paris Match (groupe Lagardère), CNews (groupe Canal+ de Bolloré) et Sud Radio (de Fiducial Médias - la boucle est bouclée-, sachant que son propriétaire, Christian Latouche, a logé sa fortune dans un réseau de sociétés immatriculées aux Pays-Bas et au Luxembourg, paradis fiscal, rapporte Mediapart, et que Latouche est classé à l'extrême droite). Le score d'EELV publié lundi encore loin des 15% espérés par Yannick Jadot qui voit double.

"J'avoue que je ne comprends pas, ça m'attriste", a déclaré mardi Yannick Jadot. Le chef de file des écologistes, qui fait le pari de l'indépendance vis-à-vis du reste de la gauche, a critiqué sur France Inter une "liste fourre-tout", qui pourrait accueillir le président des Jeunes agriculteurs (JA), Jérémy Decerle.

Le secrétaire national d'EELV,  David Cormand, se dit même "écoeuré" par la décision de Pascal Canfin, dénonçant lundi "une capitulation en rase campagne".

Pascal Canfin suit le même chemin que le soixante-huitard Daniel Cohn-Benditinterlocuteur régulier d'Emmanuel Macron, et de l'ancien secrétaire national d'EELV (juin 2012-novembre 2013) d'EELV, Pascal Durand, qui a annoncé au début du mois sa candidature sur la liste LRem-MoDem.

L'essentiel de la liste conduite par Nathalie Loiseau, bientôt ex-ministre des Affaires européennes, doit être annoncé ce mardi après-midi.

jeudi 2 novembre 2017

Les Républicains ont clarifié la situation des ministres Macron-compatibles

Les pro-Macron pourront créer leur propre formation

Ces juppéistes refusaient de choisir leur cantine

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Philippe, Le Maire, Lecornu, Riester, Darmanin, Solère

Les quatre responsables "Constructifs" et collabos Républicains se sont finalement fait exclure mardi après plusieurs semaines de confusion. Le premier parti d'opposition en a profité pour "acter le départ" d'Édouard Philippe.
Sous réserve de recours des exclus, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, le secrétaire d'État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, le président du groupe UDI-Constructifs à l'Assemblée, Franck Riester, et le député du même groupe, Thierry Solère, la décision du bureau politique de LR marque l'épilogue d'un feuilleton devenu interminable.
La semaine dernière, un premier bureau politique s'était tenu mais, faute de quorum réglementaire, n'avait pu statuer sur leur sort.

Mardi soir, aucun quorum n'était plus requis et, parmi les 126 participants que compte le BP, on notait la participation de Laurent Wauquiez, Gérard Larcher, Christian Jacob, Bruno Retailleau ou Eric Ciotti. 
"Le bureau politique a adopté à une très large majorité une délibération d'exclusion formelle", a indiqué LR dans un communiqué. "La page est tournée, la clarification était nécessaire", a estimé le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, sur Twitter.

Parmi les reproches des Républicains aux pro-Macron, "leur ralliement individuel à la majorité présidentielle", à certains d'entre eux, d'avoir "soutenu des candidats contre les candidats" LR aux législatives, ou, à l'instar de G. Darmanin, de s'être présenté sur des listes La République en Marche aux sénatoriales.

Le premier ministre, le seul des cinq qui avait refusé de se présenter devant la commission ad hoc du parti, n'a pas été formellement "exclu" mais considéré comme partant d'office: "Le bureau politique avait pris acte du départ d'Édouard Philippe de notre mouvement", a indiqué LR dans son communiqué.
Résultat de recherche d'images pour "le maire macron"Le 8 octobre 2013, Mediapart révéla que Pauline Le Maire, l’épouse de Bruno Le Maire, a été rémunérée aux frais de l’Assemblée en tant qu’assistante parlementaire à temps plein entre 2007 et 2013, période entrecoupée d’une longue interruption pour congé de maternité. L’enquête entreprise par le site trotskiste souligne que Pauline Le Maire -une "artiste-peintre"- n’a jamais été présentée officiellement comme l'assistante parlementaire de son mari et suggère qu'elle a bénéficié à cette époque d’un emploi non pas, à proprement parler, fictif mais de complaisance. L’omission de référence explicite à cet emploi par Bruno Le Maire a donc été interprétée comme un élément intrigant, propre à susciter des doutes sur la nature exacte des fonctions concernées.
En mai 2017, Bruno Le Maire se présenta pour un nouveau mandat de député sous l'étiquette La République en marche ! dans l'Eure.

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Le directeur de cabinet de Le Maire est Emmanuel Moulin (ci-contre à gauche), ancien numéro 2 de Christine Lagarde à Bercy, un ex-conseiller économique de Nicolas Sarkozy au palais de l’Élysée et ami d’Alexis Kohler, (à droite) secrétaire général de l'Élysée. 
Ce qui permet de penser que dans l'hypothèse de son élection à la présidence de la République, Le Maire aurait pu faire entrer Macron, Kohler (ci-contre à droite) et Lecornu dans son gouvernement.
Mais le candidat Le Maire à la présidentielle fut battu à la primaire de la droite et du centre avec 2,4 % des voix. Macron remporta la présidentielle en éliminant le candidat socialiste, Benoît Hamon, 6%, et l'ex-banquier alla chercher le ...cinquième LR au premier tour de la primaire pour le placer à la tête de Bercy. Renversement de situation et copinage.
L'adjoint de Nicolas Hulotministre de l'Ecologie, choisit la polémique
"Les Républicains préfèrent les exclusions. J'assume de mettre mon énergie au service des réformes nécessaires pour la France", a réagi sur Twitter Sébastien Lecornu. 
Apparatchik dans l'ombre de Bruno Le Maire, ex-député UMP de l'Eure, il a assuré ses anciens collègues de sa profonde "tristesse". 
Plus jeune conseiller ministériel du gouvernement de François Fillon, co-directeur en 2013 de la campagne de Bruno Le Maire pour la présidence de l'UMP (), ce politicien aux dents longues porté par Le Maire à la présidence du Conseil départemental de l'Eure, a parcouru un remarquable chemin d'opportuniste.
Thierry Solère s'est pour sa part associé à un tweet de Gilles Boyer.
Selon Gilles Boyer, 46 ans,


Image associée

un proche conseiller d'Alain Juppé, d'abord directeur de cabinet à la mairie de Bordeaux, avant de le suivre au ministère de la Défense, puis au Quai d’Orsay (2010-2012), il fut directeur de campagne de son mentor lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, 

Résultat de recherche d'images pour "Gilles Boyer Juppé Le Maire"et d'Édouard Philippe, 46 ans, avec lequel il publia deux polars politiques. Bien que battu au second tour de la législative des Hauts-de-Seine par le candidat investi par ...La République en Marche !, parti du président Macron, le 18 juin, il est, quelques jours plus tard, nommé conseiller politique auprès d'Edouard Philippe devenu premier ministre;
et Thierry Solère, 46 ans,
l'ex-UDR, ex-UMP, ex-dissident-UMP aux élections municipales de 2014 à Boulogne, ex-LR et soutien successif de Bruno Le Maire à la primaire à l’élection présidentielle de 2017, puis porte-parole de François Fillon, ex-fraudeur fiscal (2010-2013), ex-franc-maçon, 
"aux yeux des Républicains, il est inexcusable de tendre la main à Emmanuel Macron, mais pas à Marion Maréchal Le Pen: les masques tombent".

Chez les soutiens juppéistes dits Constructifs, avec un 'C', comme 'Collaborationnistes', partisans d'une alliance avec les vainqueurs de leur camp,  les mots sont également sévères: "Le parti Les Républicains fait ce soir honte aux valeurs du gaullisme et du rassemblement", a considéré Christian Estrosi, alors que Fabienne Keller a déploré "le sectarisme", "maladie de notre système politique". A la Libération, l'épuration qui désigne la période de règlement de comptes avec les Français qui ont pactisé avec les autorités d'Occupation, était extra-judiciaire. La "société civile", chère à Macron, a ses traîtres économiques. Le secteur politique n'est pas épargné.  

Balkanisation du paysage politique français

Les désormais ex-LR n'excluent pas de former des recours : "J'ai pas envie de me faire virer comme un malpropre", s'était rebellé mardi matin Sébastien Lecornu, qui estime que "sur le terrain juridique, (Les Républicains) n'ont pas d'argument". "Le but, c'est de les emmerder", avait encore abondé l'un des cinq, qui préfère garder l'anonymat.

Mais les rebuts se sentent désormais libres de sortir le nouveau mouvement politique qu'ils préparent depuis des semaines.
"Un député peut-il rester apatride ? Je ne crois pas", a interrogé un migrant Constructif, alors que d'autres députés issus de LR siégeant dans le groupe des Constructifs à l'Assemblée pourraient être logiquement sanctionnés à leur tour d'ici la fin du mois.

Un mouvement croupion de LREM
Résultat de recherche d'images pour "constructifs exclus"Si le principe d'un nouveau mouvement politique de centre-droit, soutien du gouvernement, semble acté depuis la purge, "il reste à régler le timing, mais on ne va de toute façon pas attendre l'élection du président des Républicains", le 10 décembre, a expliqué ce même parlementaire masqué. 
Ses statuts et ses rapports avec l'UDI doivent également encore être discutés, le débat entre partisans d'une fédération, ceux d'une confédération, et ceux favorables à de simples alliances électorales au coup par coup n'est pas encore tranché.
La nouvelle formation, décrite comme "progressiste, européenne et humaniste" devra enfin trancher la question subalterne de se trouver un nom.
Le défi des Constructifs sera de trouver sa place dans l'ombre du parti majoritaire de Jupiter. Et les godillots LREM ne voient pas comment leur faire de la place : ils l'occupent toute...