POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est rénovation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rénovation. Afficher tous les articles

samedi 2 février 2019

Rénovation style "années 30" du Palais de l'Elysée 

Nue et froide comme un coffre à la banque
la salle des fêtes rénovée a perdu tout cachet


L'ancienne salle de bal est transfigurée, passant dans les tons gris métallique et beige pipi de malade
La salle des fêtes en avril 2018 et en janvier 2019:
la fête est finie !

Il faut dire que sa rénovation a été engagée par Brigitte Macron (et le Mobilier national, aux ordres), dans le cadre d'un vaste projet visant l'ensemble des résidences présidentielles. 
Résultat de recherche d'images pour "Bauhaus de Berlin palais"Vu comment la consort est fagotée, il y avait tout à craindre et, comme prévu, le résultat des travaux ne fait pas l'unanimité, exception faite de Voici... C'est dans le goût du Bauhaus de Berlin, dans les "années 30", une obsession du couple (ci-contre).

Le pire est que rien ne les retient
Fallait-il inaugurer la nouvelle salle des fêtes de l'Elysée avant la fin du mouvement social pour la défense du pouvoir d'achat, la hausse du SMIC ou la prise en considération de la situation dégradée des retraités? Devant la polémique féroce qui a accompagné ce chantier - perçu comme la marque d'un pouvoir hautain coupé des Français - le président de la République et son épouse ont choisi la méthode discrète, comme ils savent faire...

Emmanuel Macron lors de la présentation des travaux de l'Élysée, en septembre.Le 17 janvier, après six semaines de travaux, les époux sont allés à la rencontre des équipes et des artisans, pour les féliciter du travail accompli. La cérémonie des vœux aux employés de l'Elysée s'est également tenue dans ces espaces rénovés, ainsi qu'un dîner avec le président israélien. Il a fallu attendre vendredi 1er février, à l'occasion du grand débat avec des élus d'Outre-mer, pour que la salle des fêtes nouvelle version soit finalement dévoilée au public, les payeurs.

Peut-on dire que la salle des fêtes a fait peau neuve ?

D'une superficie de 1000 m2, "l'ancienne salle de bal du palais a quitté son allure pompier", selon Le Figaro. Elle fut construite par l’architecte Armand-Claude Mollet en 1720 pour Louis Henri de La Tour d’Auvergne, comte d’Evreux, fils de Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin, et petit-neveu du maréchal de Turenne. Cet hôtel d'Evreux est aujourd'hui plus connu sous le nom de palais de l'Elysée, dont les décors intérieurs sont de style Régence, transitoire entre les styles Louis XIV et Louis XV.
Résultat de recherche d'images pour "salle des fetes de l'Elysée"
L'immense moquette rouge et or, ainsi que rideaux à pompon ont été remplacés par des textiles de couleurs beige et gris. 
Résultat de recherche d'images pour "gilbert et george"Les tapisseries des Gobelins, accrochées depuis des lustres, ont été renvoyées dans les réserves du Mobilier national. 
Résultat de recherche d'images pour "gilbert et george"
A la place, des "panneaux" couleur crème permettront d'accrocher d'autres œuvres. Pourquoi pas des oeuvres contemporaines comme celle de Shepard Fairey dans le dos de Macron, lors de ses allocutions, ou de nature à satisfaire LGBT, comme cette fresque de Gilbert et George, à gauche. Ou celle-ci, à droite, évidemment intitulée 'Hunger', du meilleur goût...

Les assises ont également été refaites dans les mêmes couleurs glacées. 
Selon l'architecte Isabelle Stanislas, le chantier poursuivait deux buts: remettre de la lumière dans ce vaste espace, qui accueille notamment les cérémonies d'investiture des présidents. Et remplacer des textiles et une moquette usés par un usage intensif: environ 160 événements s'y déroulent chaque année, dont les grands dîners d'Etat. Il faudra avoir fin pour s'y éterniser mais, "en même temps" les "sans dent" ne sont pas conviés...

Un coût de 500.000 euros pour la collectivité des "gens qui ne sont rien"

Mené sous l'égide du Mobilier national, rattaché à la direction générale de la création artistique du ministère français de la Culture (pourtant avant l'arrivée du garagiste Franck Riester), l'ouverture du chantier était une volonté de Brigitte Macron, qui a engagé une redécoration de l'Elysée, pour en faire une salle d'exposition, en privilégiant l'installation d'œuvres d'art moderne et pouvant aussi accueillir sa vente de souvenirs de l'Elysée, les 'goodies' ou gris-gris présidentiels. 


La sexagénaire s'est également attaquée à une rénovation des résidences présidentielles, en puisant dans les collections du Mobilier national, de la manufacture de Sèvres ou du Musée national Picasso. 
Elle s'est faite la main sur la salle des fêtes qu'elle n'hésite pas à présenter comme "une vitrine de l'excellence française et des métiers d'art", selon l'Elysée. Les travaux de restauration de la salle ont coûté 500.000 euros, dont 350.000 euros pris en charge par le budget du service d'aménagement et de conservation des résidences présidentielles. C'est-à-dire le budget de la Culture, un ministère mendiant.
Les ventes de produits dérivés (mugs, tee-shirts, sacs etc.) de la boutique de l'Elysée ont également permis de prendre en charge une (infime) partie du coût des travaux, pour un montant d'ailleurs inconnu.

La cour des Comptes estime que l'Hôtel d'Evreux, construit au XVIIIe siècle, nécessiterait 100 millions d'euros de travaux sur plusieurs années. Outre la mise aux normes du bâtiment, les bureaux dans lesquels travaillent 200 personnes sont peu fonctionnels. Les cuisines, d'où sortent 92.000 repas par an, sont mal commodes. Mais en dépit de ce constat, il n'est pas sûr que la présidence de la République ose s'engager dans de nouveaux travaux. 
Du moins pas tant que la politique de Macron - et les comportements du couple - entretiendront la colère  des Gilets jaunes et de leurs sympathisants.

mercredi 6 mai 2015

UMP: le bureau politique approuve le nouveau nom "Les Républicains" et son logo

Le renouveau de l'UMP progresse 

Le président de l'UMP a fait approuver le nouveau logo et a présenté les futurs statuts du parti

Mardi à Paris, Nicolas Sarkozy a obtenu l'approbation des membres du bureau politique qui ont voté pour le nom "Les Républicains". En attendant le verdict des militants, l'ancien chef de l'Etat a présenté une version possible du futur logo du parti. Au terme de débats consensuels, les membres du bureau politique ont donné leur avis sur la création choisie parmi trois déposées à l'INPI fin 2014 et réalisée à titre gracieux par une agence de communication. 
Et comme les 210.000 adhérents à jour de cotisation, ils ont aussi pu répondre, à titre indicatif, aux trois questions qui seront posées les 28 et 29 mai: nouveaux statuts, nouveau nom, et principe d'une liste unique pour le bureau politique, a précisé la vice-présidente déléguée de l'UMP.

Concernant la constitution du bureau politique, sorte de gouvernement interne du parti, "deux hypothèses" se présentent : "plusieurs listes en compétition soumises au congrès des militants ou un liste de large rassemblement", estime Alain Juppé, ancien Premier ministre. "Nicolas Sarkozy souhaite se poser en rassembleur. C'est son intérêt. C'est aussi celui du parti, notamment pour mieux préparer les prochaines élections régionales. C'est également, on le sait, ma démarche".
Dès la mi-avril, François Fillon avait affirmé: 
"Les Républicains? Je n'y vois pas d'inconvénients, même si je comprends qu'il y ait une sorte de confusion avec les Républicains américains", répond François Fillon. "D'une certaine façon, ça permettra de dire au Premier ministre [Manuel Valls] que la République, c'est aussi la droite et le centre"
Avant de consulter les adhérents à l'occasion d'un vote lors du congrès du parti le 30 mai, Nicolas Sarkozy a défendu le nouveau nom qu'il propose pour son parti. Les membres l'ont approuvé à la quasi-unanimité, validant les nouveaux statuts.
Sur les 51 membres présents, une abstention seulement a été notée lors du bureau politique de l'UMP ce mardi: celle d'Edouard Philippe, parlementaire proche d'Alain Juppé.

La presse inféodée à la majorité présidentielle promettait des remous  en interne. Plusieurs cadres du parti, notamment dans le camp Juppé, critiquaient, disaient-ils, la nouvelle appellation proposée, réclamant une consultation des militants. Malgré la tentative de polémique des media, il n'en était rien. L'ancien président de la République n'a donc pas eu à "trancher," comme l'écrit Le Figaro. Dans un billet de blog, le maire de Bordeaux,  Alain Juppé, a affirmé dimanche 3 mai n'avoir "pas d'objection" sur le nouveau nom de l'UMP" proposé par Nicolas Sarkozy, "Les Républicains". "J'en ai parlé longuement au téléphone avec Nicolas Sarkozy il y a quelques jours", a précisé Alain Juppé.

Nicolas Sarkozy a donc pu annoncer l'organisation d'un vote électronique, les 28 et 29 mai prochains

Les 210.000 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2014 pourront ainsi donner leur avis sur le nom, les nouveaux statuts et le principe d'une liste unique pour le bureau politique.

BFMTV, qui n'est pourtant ni comptable ni bienfaiteur de l'UMP, s'intéresse au coût d'un changement de nom pour l'UMP. La direction l'estime à 70.000 euros, alors que le parti souffre toujours de difficultés financières, indique la chaîne d'information socialiste en continu. Il comprend par exemple le rachat du logo choisi à l'agence, l'achat du nom de domaine pour le site internet, la mise à jour des supports existants ou encore le changement de sigle sur la façade du siège dans le 15e arrondissement de Paris. Le futur congrès fondateur des "Républicains" sera "low-cost", explique un membre de la direction, à environ 450.000 euros.

Spécialiste des sondages inutiles, comme de savoir si Manuel Valls sera candidat en 2017, alors que Hollande refuse des primaires socialistes, Odoxa continue à sonder les reins et les coeurs à tort et à travers. 
Les sondeurs ont ainsi découvert mi-avril que 57% des sympathisants de droite préfèrent le bon vieux sigle UMP au nom des Républicains. Pour 55% des Français, ce nouveau nom de parti parait "trop américain", un précédent notable que les partisans de la majorité présidentielle veulent taire, prétextant que la notion est trop générale pour être revendiquée par un seul parti. 

La vérité est évidemment ailleurs. La gauche sait parfaitement que son usage abusif du terme et de son contenu, au même titre que celui de "démocratie", dont elle se fait la garante exclusive et jalouse, est une usurpation. Elle n'a aucune légitimité à revendiquer un droit de propriété. Si elle était pour le partage et l'équité, elle devrait logiquement accepter de rendre ce qu'elle s'est appropriée, mais ses réseaux sont déjà mobilisés pour défendre les fonds de commerce du receleur socialiste.  

En fait, "beaucoup ont souffert de ces trois dernières années et veulent tourner la page", a expliqué le chef de file du principal parti d'opposition. Les polémiques ne le feront pas changer d'avis. "Jamais je n'ai vu un nom s'installer aussi rapidement", s'est-il félicité, cité par Le Parisien.


mardi 24 mars 2015

SNCF: l'entreprise publique va supprimer entre 11.000 à 13.000 postes

Vers un "probable nouveau ' REPLI ' significatif" des effectifs 

Nouvelle annonce au Comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF 

Dans un rapport, le groupe public prévoit un "probable nouveau repli significatif" des effectifs: 12.000  suppressions sur cinq ans, c'est plus qu'un 'repli' ! 
Réalisée par le cabinet Secafi, cette projection est encore plus sombre que celle présentée au même CCE fin février par le cabinet Degest, qui prévoyait près de 9.000 emplois nets d'ici à 2020.

Pour les responsables CGT du CCE, ce rapport "confirme les risques de déraillement de la nouvelle SNCF". L'"insoutenable" équation financière qu'il souligne "risque d'entraîner, d'ici 2020, la suppression de près d'un emploi de cheminot sur dix, une réduction significative du réseau et une condamnation, à plus ou moins long terme" des trains Intercités et de marchandise", écrivent-ils dans un communiqué.

Les députés de la majorité font monter le Front national

Secafi précise avoir travaillé sur le plan stratégique que le groupe public doit encore "négocier et contractualiser avec l'Etat" en 2015. Conséquence de la réforme ferroviaire votée l'été dernier, le groupe public a changé de périmètre et d'organisation au 1er janvier et réunit maintenant les 149.000 salariés de la SNCF et 1.500 employés de Réseau ferré de France (RFF).

L'objectif de "stabiliser la dette à un horizon de moyen terme" crée une "pression préjudiciable" à l'"assise industrielle" du groupe et à sa capacité à organiser les mobilités nécessaires, affirme le cabinet.

Sur la base d'un scénario de dette à 56,7 milliards d'euros en 2020 contre 45 en 2014, le cabinet chiffre à 4,8 milliards d'euros l'effort de productivité interne: 2,5 milliards d'économies espérées de sa fusion avec RFF et 2,3 milliards des divers plans de réduction des coûts engagés.

Au vu des objectifs de productivité et du contexte (libéralisation du marché des autocars, voulue par la Loi Macron, ouverture à la concurrence, restriction des investissements subventionnés), Secafi prévoit la disparition d'ici à 2020 de 11.000 à 13.000 postes au sein du groupe (hors filiales et RFF). Soit une multiplication par trois par rapport aux cinq dernières années (-4.500 suppressions de 2010 à 2015), très proche de la période 2005-2010 (-14.200).

Plus précisément, il anticipe une réduction de 8.000 postes chez l'exploitant SNCF Mobilités, et une perte de 3.000 à 5.000 dans l'établissement SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure. Pour assurer son vaste plan de rénovation au moment où les départs en retraite sont nombreux, "le développement de partenariats industriels et l'accroissement du recours à la sous-traitance sont les solutions privilégiées" par la SNCF, souligne Secafi.

Les grévistes professionnels s'insurgent

Comme la CGT partisane des grèves à répétition, l'UNSA "déplore" aujourd'hui la tendance aux mises en chômage, qui relève que "les embauches au statut n'ont plus la cote, alors que la charge de travail augmente à SNCF Réseau".
Le cabinet Secafi formule une série de préconisations, dont la mise en place "au plus tôt d'une véritable politique de GPEC [Gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences]" afin de favoriser "la mobilité choisie". Sur ce sujet, les discussions doivent s'ouvrir prochainement.

mardi 16 décembre 2014

Pas-de-Calais: Hollande tente la "reconquête" du PS et la "rénovation" du logement sinistré par son ex-ministre EELV

Rénovation et non pas création de logements: C. Duflot (EELV) a-t-elle donc fait des merveilles?

Dans un copié-collé de l'AFP, Libération clame que François Hollande va donner un nouvel élan à la politique en faveur des quartiers défavorisés 
Hollande a-t-il peur
que le ciel lui tombe sur la tête ?
Il est allé leur faire l'annonce à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) mardi matin de cinq milliards d’euros dans les dix prochaines années. Hollande a été accueilli peu après 09h00 par son ex-ministre des Transports et de la Mer Frédéric Cuvillier, redevenu député-maire du premier port de pêche français après avoir quitté le gouvernement Valls lors du remaniement d’août, pour cause de désaccord avec la ligne du gouvernement.
Avec pour mission de reconquérir le PS, le président est en tournée dans la puissante fédération socialiste ébranlée par plusieurs affaires financières, et la poussée du FN sur ses terres. Il devait ensuite se rendre à Lens, dans le bassin minier.

Ce déplacement "sera une étape très importante en termes de symbole mais aussi pour le déclenchement d’une procédure de rénovation urbaine lourde", avait assuré lundi le ministre de la Ville et ancien président du Conseil général du Nord, Patrick Kanner, qui accompagne le président, ainsi que la secrétaire d’État chargée de la ville, la franco-marocaine Myriam El Khomri, deux inconnus du gouvernement Valls 2.
Kanner est un proche de Martine Aubry en tant qu'adjoint honoraire à la mairie de Lille. Or, sur son compte Twitter, il n'a pas bridé ses critiques contre certains choix de Hollande et Valls. "Sous la Vème République nous vivons une crise digne de la IVème... Ne sommes nous pas arrivés à la fin d'un système qui montre ses limites?" s'interrogeait-il lors de l'annonce de la démission du gouvernement Valls I.


En juin, c'est contre la réforme territoriale menée par Marylise Lebranchu qu'il écrivait des tweets acerbes. "Suppression des conseils généraux: quel bénéfice pour la démocratie locale? Prenons garde à l'appauvrissement démocratique!" Ou encore: "Je ne veux d'une décentralisation qui serait pénitence". Un peu plus tôt, il attaquait frontalement son futur collègue, André Vallini, le secrétaire d'État à la Réforme territoriale. "Un Terminator chirurgien dentiste"... La démission du gouvernement devait permettre de purger les ministres qui doutaient des orientations prises par l'exécutif.

A la veille de la visite présidentielle, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a fixé la
liste des nouveaux quartiers prioritaires, choisis pour leurs "dysfonctionnements urbains les plus graves", et qui bénéficieront du second programme de rénovation prévu sur dix ans.
Il s’agit des 200 quartiers "où la pauvreté est la plus forte, et où les habitants ont aujourd’hui le plus de mal à se loger correctement, à accéder aux services publics ou à des transports de qualité», note le ministère. A cette liste s’ajoutent une cinquantaine de quartiers d’intérêt régional, présentant également des "enjeux importants".
Au total, l’État doit consacrer cinq milliards d’euros à ces quartiers, financés grâce au concours d’Action logement (collecteur du 1% logement), dans le cadre du nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU). L’objectif serait de générer 20 milliards d’euros de travaux, et 300.000 emplois dans l’économie.

Le premier plan lancé en 2003 par Jean-Louis Borloo, ancien maire radical valoisien de Valenciennes (1989-2002), sert de tremplin au deuxième, lequel ambitionne une extension "transversale" de l'approche urbanisme jusqu'ici prioritaire, en jouant sur les trois leviers du développement économique, de la rénovation urbaine et de la cohésion sociale. Selon la Cour des Comptes, le plan Borloo (Loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine) a eu des effets positifs sur le développement économique et l’amélioration de l’habitat, mais elles n’ont pas eu un impact suffisant pour changer durablement la vie quotidienne de la population. La Cour juge que l'insuffisance de ces résultats est le produit de dysfonctionnements dans la coordination interministérielle et dans la coopération entre l’Etat et les collectivités territoriales.  Ces dernières étaient en effet censées mobiliser 36 des 42 milliards d'euros d'investissements  (seulement 6 à la charge de l'Etat) pour près de 500 quartiers en zones urbaines sensibles (ZUS), soit un budget moyen de 110 millions d'euros par site, et les collectivités n'ont pas suffisamment joué le jeu.

Des "verrues au milieu des quartiers rénovés"

La politique socialiste de rénovation veut toujours traiter les grands ensembles des quartiers médiatisés, mais elle espère pouvoir aussi prendre en compte des villes moyennes ou des centres-villes qui se sont paupérisés, comme ceux de Saint-Denis ou de Thiers.

Autre ambition, le programme inclut la rénovation de copropriétés, comme à Pierrefitte-sur-Seine (PS) ou dans le bas-Clichy-sous-Bois (PS), en Seine-Saint-Denis (PS). "On s’attaque à l’habitat privé, qui reste comme des verrues au milieu des quartiers rénovés", souligne-t-on au ministère. "Le message n’est pas de dire: il y aura une intervention massive sur les copropriétés, mais juste que ce n’est pas exclu." L’Etat peut en effet intervenir sur ce volet depuis la loi Alur, note-t-on au ministère, en relevant que "certains copropriétaires paient 300 ou 400 euros par mois, alors qu’il n’y a pas de poubelles, pas d’ascenseur". En fait, le message s'exprime en aides aux municipalités socialistes, mais celles d'opposition ne seraient-elles pas exclues?
Pour la première fois, la rénovation urbaine s’attaque aussi à l’habitat social horizontal, notamment dans les bassins miniers. Or, la Communaupole de Lens-Liévin est présidée par le maire PS de Lens...

Le gouvernement a dû rénover la loi ALUR de Cécile Duflot (EELV)
Pour faire face à la chute du marché de l'immobilier provoqué par la loi ALUR de mars 2014, le vendredi 29 août 2014, le gouvernement avait  présenté un nouveau plan de relance d'urgence en faveur du logement.
Objectif de ce train de mesures : faire repartir le marché de la construction. Pour ce faire, il entend libérer du foncier, favoriser l'investissement dans la pierre, simplifier les normes de construction... tout en écornant au passage une des mesures phares de la loi ALUR de Cécile Duflot accès au logement et un urbanisme rénové) : l'encadrement des loyers. Ce qui n'a pas plus à l'ancienne ministre... Elle a notamment qualifié "d'inouïe" la décision de limiter l'encadrement des loyers à Paris, voté à l'unanimité par la majorité-godillots, "à titre expérimental", qui pourrait s'avérer une première étape vers un enterrement de la mesure.

A Boulogne-sur-Mer comme à Lens, Hollande doit se rendre dans des quartiers à forts taux de chômage et faibles revenus par habitant. 

Visite aux enfants des écoles, présentation d’un projet de renouvellement urbain, signature d’une convention avec une entreprise et table ronde avec habitants et acteurs locaux sont au programme du chef de l’État à Boulogne (PS). A Lens, il doit inaugurer un centre socio-culturel avant de prononcer un discours.
"Il s’agit de dire qu’en cette fin d’année, la République se mobilise pour les quartiers les plus en difficulté, sur tous les aspects: politique de la ville, rénovation urbaine, services publics de proximité, éducation nationale...", a prévenu l’entourage du président qui pourrait annoncer de nouvelles mesures.

Au lendemain de son discours tardif sur l’immigration jugeant positif son apport à la République, Hollande se rend maintenant sur des terres marquées par une très forte poussée du Front national. Sans parler de la ville de Troyes où le FN a fait (36%) et où le secrétaire fédéral du PS a été éliminé au premier tour moins de 15% des suffrages (7,5% pour le PCF, 5% pour EELV), face à l'UMP-UDI, 63,8%.

Outre la prise d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) sinistrée par les bras de fer du socialiste de Pierre Darchicourt et les potentats locaux, Jacques Mellick et Jean-Pierre Kucheida, célèbres pour leurs démêlés avec la justice et l'affaire Gérard Dalongeville, le FN a percé dans de nombreuses petites communes aux municipales de mars. Aux européennes de mai, la liste menée par Marine Le Pen est arrivée largement en tête dans le Nord-Pas-de-Calais (plus de 35% des suffrages).
Hollande est en campagne pour la rénovation de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.

mercredi 26 novembre 2014

CGT: Lepaon avait aussi fait rénover son bureau

Après son appartement, au motif qu'il vient de province?

130.000 euros + 62.000 
Rien n'est trop beau pour rénover le bureau du patron au siège de la centrale à Montreuil: la CGT a dépensé 62.000 eurosaffirme Le Canard enchaîné.

D'abord l'appartement de fonction: Thierry Lepaon a fait financer les coûteux travaux de rénovation de son appartement de fonction par la CGT, pour un montant de 130.000 euros. Ces informations sont parues dans la presse sur fond de lutte interne, alors que le secrétaire général du syndicat a déjà annoncé qu'il briguerait un deuxième mandat, lors du prochain congrès de la confédération en 2016. 
Le devis initial  atteignait 150.000 euros pour cet appartement de 120 m2, selon l'hebdomadaire satirique. Thierry Lepaon aurait toutefois renoncé à quelques dépenses comme l'installation d'un home cinéma ou d'une cave à vins, indispensables à une saine direction du syndicat ouvrier proche du Parti communiste (PCF).

"Ça ne coûte rien aux syndiqués, 

c'est la CGT qui paye" ?

Le loyer de cet appartement est de 2.000 euros. Elu en mars 2013 à la tête de la confédération, cet ancien de Moulinex habitait auparavant dans le Calvados, d'où la nécessité pour la centrale de lui trouver un appartement de fonction bien situé, en banlieue parisienne paisible, en bordure du bois de Vincennes.
A l'époque, Eric Lafont, le trésorier de la CGT, confirma les informations de l'hebdomadaire et justifia le montant des travaux : "c'est la première fois que la CGT a un secrétaire général qui ne vient pas de Paris, mais de province. Nous devions lui mettre un logement à disposition.Nous avons décidé de louer un appartement proche du siège du syndicat, pour qu'il exerce pleinement son mandat. Donc oui, nous avons remis l'appartement à neuf, avant qu'il entre dedans.  Nous n'allions pas lui demander de payer un deuxième loyer pour travailler à Paris, alors qu'il habite déjà dans un HLM en Normandie." La CGT a simplement eu la délicatesse de lui faciliter la transition de la HLM à la banlieue résidentielle

Les travailleurs de la CGT ont également dépensé la somme de 62.000 euros,  en plus des coûteux travaux réalisés dans l'appartement de fonction de son numéro un, Thierry Lepaon.  

Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire reproduit un extrait d'un devis pour des travaux d'aménagement, réalisés au début de l'année. Ce bureau de plus de "50 mètres carrés" aurait été entièrement rénové pour un montant de 62.179,44 euros, parquet flottant, mobilier,  électricité, etc..., tout compris. 

Réunie mardi au siège de la centrale, la Commission exécutive de la CGT "a été informée du montant de ces travaux", à la suite des révélations du Canard enchaîné, selon une source interne. "On est dans la démesure", a estimé cette source. Selon elle, en guise d'explication, Thierry Lepaon a fait valoir que "pendant 15 ans, il n'y avait pas eu de travaux dans ce bureau".

"Un an dans les meubles de Bernard Thibault". Le 19 octobre, alors qu'il était interviewé sur France 5, Thierry Lepaon avait affirmé qu'après son élection à la tête de la CGT en mars 2013, il avait "vécu pendant presque un an dans les meubles de Bernard Thibault", son prédécesseur. Ensuite, "on a refait pratiquement tout dans ce bureau", avait-il dit. A propos des 105.000 euros dépensés par la CGT pour rénover son appartement de fonction en bordure du bois de Vincennes, Thierry Lepaon avait en outre assuré qu'il n'avait pas été informé du coût de ces travaux, bagatelle, en privé, mais tout en faisant état de dysfonctionnements au sein de la centrale. D'après le trésorier du syndicat, Eric Lafont, la CGT avait déjà lancé une première enquête interne. "J'ai lancé une enquête interne ce matin, car il s'agit vraisemblablement d'un document qui a été dérobé à l'intérieur de nos services", avait soupçonné E. Lafont, qui va devoir en lancer une deuxième...

La CGT ne dément pas. Dans un communiqué publié mardi soir, la CGT ne dément ni le montant, ni le détail des travaux évoqués par le Canard. Mais la centrale rappelle que chaque année, la confédération conduit un programme de travaux d'entretien, de rénovation et de mise aux normes des bâtiments et que les comptes de la CGT sont publiés et consultables. Ils sont d'ailleurs doublement audités, d'abord par un commissaire aux comptes, puis par la Commission financière de contrôle désignée par le congrès. Tous libres et indépendants du boss.


mercredi 5 novembre 2014

A grands frais, la CGT a rénové un appartement neuf pour son patron

Les militants de la CGT n'y voient ni injustice ni gâchis!

Le logement parisien de Thierry Lepaon avait déjà été rénové avant que le syndicat ne commande de nouveaux travaux
Pas de nuisances pour le patron de la CGT:
"ni bruit, ni odeurs des immigrés"...
ajoute le Canard enchaîné dans son numéro du 5 novembre, 
une semaine après les premières révélations de l'hebdomadaire qui expliquait comment le patron de la Confédération générale du travail (CGT) Thierry Lepaon avait fait effectuer 130.000 euros de travaux dans son appartement aux frais des travailleurs de son syndicat ouvrier.
"Pas une rénovation de haut standing", estime la feuille satirique, soudainement indulgent, mais un coup de peinture blanche sur les murs de l'appartement, une moquette toute neuve, le tout agrémenté de meubles Ikea posés dans la cuisine. "C'était parfait pour un jeune couple", commente le propriétaire de l'appartement. Le syndicat a fait arracher la moquette pour la remplacer par du parquet flottant et demandé qu'on repeigne les murs déjà rafraîchis.

Le fouille-merde du Canard WC pointe "une facture extravagante" pour les travaux réalisés, citant par exemple la somme de "4.453 euros de fournitures" pour l'adaptation des seules toilettes au séant du patron cégétiste.

Lepaon est au-dessus de la gestion comptable de la CGT

Si Nicolas Sarkozy est censé suivre chaque ligne de ses comptes de campagne, un syndicaliste peut invoquer une "faute collective qui ne masque pas des responsabilités individuelles", lorsqu'il s'exprime devant le comité central national de la CGT. 

Le trésorier de la CGT aurait pris des initiatives personnelles pour complaire au patron
, lequel aurait "appris par la presse" le montant des travaux réalisés à son profit. Et d'abaisser sa cote avec humilité, citant le chiffre de 105.000 euros et non pas 130.000, comme l'avait affirmé l'hebdo, et précisé que son appartement faisait 79 mètres carrés et non 120.

Le journal Le Monde évoque l'indécence cégétiste a minima
Selon son plaidoyer, la décision d'engager les travaux relevait "jusqu'à présent" "d'une seule personne" qui peut prendre "cette décision sans être tenu d'en référer a priori à nos instances", explique Lepaon dans une allusion au trésorier, Eric Lafont, qui a signé le devis. 

Le quotidien socialiste d'information Le Monde tait l'adresse, au 44, avenue des Minimes, à Vincennes
, juste en face du bois, dans un quartier verdoyant et calme, très recherché des nantis.
 
Thierry Lepaon justifie sa préférence de Vincennes sur Montreuil, par sa proximité avec le siège de la CGT à Montreuil et "la discrétion, le calme et la sécurité" et "un certain degré d'urgence", rappelant avoir logé plusieurs mois à l'hôtel.  Non pas comme sans papiers, mais comme provincial monté à Paris. La note était-elle payée par les adhérents? Ni le Canard, ni bien sûr Le Monde n'a la réponse...

Pour justifier le choix de ce quartier cossu, le privilégié de la nomenklatura communiste raconte que "depuis Grenoble, Caen ou Lille, Vincennes n'a pas de connotation particulière". Et Montreuil, en Seine-Saint-Denis ?

dimanche 4 mai 2014

Musée Picasso: Filippetti ne tient pas parole

Claude Picasso estime que "la France se fout de (son) père"
Les retards du musée Picasso agacent le fils du peintre
Le musée est fermé depuis cinq ans mais les tensions depuis des mois autour du musée Picasso à Paris sont désormais publiques. En jeu, la date de réouverture de l'établissement public fermé, mais aussi le management contesté de sa présidente Anne Baldassari. "J'ai l'impression que la France se fout de mon père et aussi de ma tête !", tonne Claude Picasso, le fils de Pablo Picasso, dans un entretien au Figaro daté de vendredi.
Le ministère de la Culture a révélé que la ré-ouverture du musée, envisagée en juin, pourrait être repoussée à mi-septembre.

La ministre ne tient pas ses engagements

Claude Picasso se dit scandalisé par la manière dont l'Etat saborde la réouverture du musée parisien, créé à partir de l'exceptionnelle dation de 1979 enrichie depuis par de nombreuses donations de la familleReprésentant la famille au conseil d'administration du musée, il attend de la ministre de la Culturequ'elle passe des promesses aux actes, puisqu'Aurélie Filippetti  s'était engagée "à tout faire" pour ouvrir le musée en juin, avec l'actuelle présidente Anne Baldassari "à sa tête". Née à Tlemcen, elle était fut nommée directrice du musée Picasso 2005 et préside l'établissement public du musée Picasso depuis 2010.

"Nous ne sommes pas à quelques semaines près, après cinq ans de fermeture", estime le directeur général du patrimoine au ministère. "Il est de la responsabilité du ministère que toutes les conditions soient réunies pour une bonne ouverture du musée : la sécurité des collections, les conditions d'accueil du public et le bon fonctionnement des équipes", argue-t-il. Il faut également "trouver le meilleur moment pour cet événement exceptionnel et fin juillet ne l'est pas", déclare  Vincent Berjot.

Interrogé sur les méthodes de management contestées d'Anne Baldassari, accusée notamment de ne pas assez déléguer, il souligne qu'"il y a un rapport de l'inspection générale du ministère qui décrit une ambiance de travail extrêmement dégradée".

La ministre découvre le problème

Claude Picasso, homme fort de la famille, soutient pour sa part Anne Baldassari, épouse Christian Phéline, conseiller maître à la Cour des comptes. "Elle se bat depuis dix ans" pour que la réouverture du musée agrandi "soit une fête à partager avec les visiteurs du monde entier", estime-t-il. "Si on prend n'importe qui pour réaliser l'accrochage qu'elle avait prévu", il dit envisager de démissionner du conseil d'administration du musée.

Le ministère de la Culture se déclare "très étonné de la tournure" que prend la question de la date de réouverture du musée Picasso. "Les propos de Claude Picasso sont très excessifs", estime Vincent Berjot. "Nous partageons le même objectif de valoriser le génie de Picasso et de son oeuvre", dit-il. "Le ministère a investi 19 millions d'euros dans la rénovation du musée et il procède actuellement au recrutement de 40 personnes""Quand on investit autant, quand on recrute, quand on double les surfaces, je ne pense pas que l'on se moque de l'oeuvre de Picasso. On lui donne un magnifique écrin", souligne-t-il.

Et quand on met  en loterie une oeuvre estimée à 800.000 euros?

En décembre dernier et 
pour une mise de 100 euros, un Américain de 25 ans a remporté un véritable Picasso d'une valeur d'un million de dollars (photo 1) en participant à la loterie mondiale organisée au profit de la sauvegarde de la ville de Tyr au Liban. Les fonds récoltés doivent financer deux projets socioculturels : la création d'un centre d'artisanat pour offrir du travail aux jeunes, femmes et handicapés de Tyr, et celle d'un institut d'études phéniciennes à Beyrouth. 

Chefs d'oeuvre "made in France" en péril
 
Faudra-t-il que Filippetti organise une tombola pour sauver le musée Pablo Picasso de Paris ?