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dimanche 6 novembre 2016

Présidentielle: Montebourg tombe sous le charme discret du libéralisme

Le candidat socialiste esquisse un programme libéral

Montebourg a tenté de mordre le couloir voisin du sien, l'Economie et de l'Europe
Arnaud Montebourg à Paris, le 5 novembre 2016.
Arnaud Montebourg à Paris, le 5 novembre 2016


Le candidat socialiste à la primaire à gauche s'est mis à 'l'innovation', à la recherche du positionnement politique adéquat, en attendant Godot Hollande.

"Ca vous a plu ce vent de liberté qui souffle sur Arnaud Montebourg ?" s'inquiète le premier lieutenant du candidat socialiste à la primaire, Francois Kalfon, anxieux directeur de campagne de Montebourg, à l'issue d'une heure de discours en conclusion de ses 'Etats généraux du Projet France', ce samedi soir dans une petite salle du 11e arrondissement de Paris. Il a en effet présenté autre chose que son triptyque 'Europe, Economie, Institutions' ressassé depuis son départ du gouvernement, en août 2014.

Ministre convertible en Monsieur Meuble

Suite à sa démission du gouvernement, il a mis à profit son carnet d'adresses pour aller d'activité en activité, à chaque fois médiatisée. 
Après avoir pris des cours d'entrepreneuriat comme boursier à l'Insead, école de commerce basée à Fontainebleau, il avait annoncé le montage de sa propre entreprise "Les équipes du Made in France", dotée de 100.000 euros et dont il est président actionnaire. 
Puis, il s'est rendu aux États-Unis pour y donner des conférences de macro-économie. Il a enfin trouvé du boulot à Habitat comme vice-président non salarié, seulement bénéficiaire d'"une indemnité, comme les cinq autres membres du conseil de surveillance", selon la direction de l'entreprise française d'origine britannique. "Je veux tenter dans le privé ce que je n'ai pas réussi dans le public, tout en gardant l'esprit d'audace créative que j'ai essayé d'insuffler lorsque j'étais ministre", raconta-t-il.
L’ex-ministre de Hollande esquisse son libéralisme à la Montebourg,

Le "gommeux" a fait sortir
un livre de plus
parlant de "libérer l’innovation dans notre pays", d’"organiser la libération des Français", de "libérer les Français de la pensée unique oppressante, régressive et malhonnête: Le TINA: There Is No Alternative", slogan politique communément attribué la Dame de fer, à Margaret Thatcher et qui caractérise l'ordre mondial actuel abhorré des altermondialistes, décrit comme le troisième pouvoir totalitaire, après le bolchevisme et le nazisme.
Cette référence au premier ministre conservateur britannique évoque le marché, le capitalisme et la mondialisation en tant que phénomènes nécessaires et bénéfiques et la certitude que tout régime qui suit une autre voie court à l'échec.
Nono célèbre le mariage de la carpe et du lapin

On avait jusqu'ici plutôt tendance à entendre un Montebourg "colbertiste" (mercantilisme du XVIIe siècle appuyé sur l'Etat, version étatiste opposée à la version Macron), "gaulliste social" (comme François Fillon ou Nicolas Dupont-Aignan),
héraut du 'Made in France' qui s'offre une montre... suisse (ci-contre) et non autant porté sur l’innovation et la modernité comme ce samedi, devant 800 personnes selon son entourage n'est pas de la police...

L'ex-ministre a ainsi tenté une définition d’un libéralisme à sa façon. "Non, répond l’ex-ministre du Redressement (im)productif après son discours.

 La liberté n’est pas celle du renard dans le poulailler mais celle qu’on peut construire au côté d’un Etat protecteur". 

Ce libéralisme-là n’a donc rien à voir avec celui d’Emmanuel Macron, son successeur à Bercy et possible futur adversaire à l’élection présidentielle. Un Macron que l'ex-Monsieur de Labriffe a placé dans son coeur de cible : les 'oliguénarques', contraction d’oligarques et énarques, membres de "nouvelles féodalités" et d’une "nouvelle catégorie professionnelle" détenant, dit-il, des "monopoles" politiques et économiques auxquelles les "couches nouvelles qui veulent accéder au pouvoir" doivent absolument " mettre fin".

Plus de tertiaire dans nos campagnes

"On peut être pour un Etat puissant et pour que la société soit forte, libre, créative et capable d’exercer le pouvoir", martèle Montebourg. Ça donne un candidat qui va défendre l’économie collaborative. Montebourg cite ainsi les sites de crowdfunding, ou BlaBlaCar et AirBnB (et non 'NBnB', comme dit le novateur à la tribune), "libératrice d’un certain nombre de rentes, de monopoles", un "outil de libération des Français", mais qui va aussi mettre en garde contre les "régressions sociales" consécutives au modèle Uber qui "réhabilite" le "travailleur à la tâche", "le louage d’ouvrage", en réalité un "outil de contournement du droit du travail".

Sa proposition la plus étonnante est la "défiscalisation" pour des entreprises qui embaucheraient des télé-travailleurs pour "repeupler" les campagnes, ainsi que la création d’une "agence nationale de rénovation rurale" sur le modèle de ce qui a été fait pour la ville (ANRU). L'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine a été créée par la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003, dite 'loi Borloo'.
Lien PaSiDupes ci-dessous:

Premier couac du candidat Montebourg : son site internet n'est pas "made in France" C'est ballot: Nono fait travailler une entreprise... américaine !


"On ne réforme pas la gauche en allant à la primaire de la droite !"

Montebourg se cherche un créneau, en attendant de savoir si Hollande est candidat, ni trop au centre, depuis son virage libéral, ni trop à gauche pour effacer l'étiquette 'frondeur' qui lui colle à la peau comme un sparadrap et éviter les comparaisons avec Jean-Luc Mélenchon.


 Florange: Montebourg pérore à ArcelorMittal,
avec la complicité de la CFDT
Il postule donc au ticket "union des gauches" susceptible de convaincre les écologistes radicaux et l'extrême gauche communiste de lui faire confiance pour, d’abord, battre un "candidat du gouvernement" et, ensuite, "éviter que les électeurs de gauche aient à arbitrer" entre la droite et l’extrême droite.

Au passage, l’ex-ministre démissionnaire a déconseillé aux électeurs de gauche d’aller voter Alain Juppé : "On ne réforme pas la gauche en allant à la primaire de la droite ! On réforme la gauche en venant voter à la primaire de la gauche !, a-t-il lancé sous les applaudissements. On construit l’avenir de la gauche en venant construire le projet France !". 
"Construire le projet France" est le nouveau slogan de accapareurs de gauche qui se cherche.

Nono fait la cour aux écologistes

Ce samedi, il a aussi longuement rappelé ses propositions pour une "nouvelle République"
tirage au sort de 100 sénateurs pour "contrôler" l’exécutif en sorte que ce soit "enfin une chambre où il se passe quelque chose", estime le populiste Montebourg qui n'a pas senti passer l'opposition des sénateurs à sa politique, 
- la promotion des référendums d’initiative populaire, 
- la "libération" des données publiques - il n'est pas seulement archaïque, mais aussi monomaniaque - , un "spoil system(système des dépouilles, c'est tellement mieux en langage "made in France" pour le remplacement des hauts fonctionnaires de la majorité précédente par des fidèles de la nouvelle) sur le modèle américain... pour "abolir les privilèges" de la noblesse  haute administration, 
- le droit de vote des étrangers aux élections locales… 

Le tout proposé dans un référendum - et non des ordonnances - à l’été 2017: vive les vacances ! Il est vrai que c'est un privilège de nantis à abolir... En effet, combien d'enfants des quartiers défavorisés n'ont jamais vu la mer ? Quand ils ne sont pas des clandestins arrivés par Lampedusa.

"C’était aussi un discours d’innovation politique", insiste-t-il devant les journalistes. 
C’était aussi un discours à destination de l'électorat écologiste - même s'il est rare - avec lequel il doit recréer du lien après avoir été le promoteur des gaz de schiste et du nucléaire pendant deux ans à Bercy. 
Montebourg a viré sa cuti dans le virage avant la présidentielle. 
Il pérore désormais sur la "rénovation thermique" ou l'"auto-énergie" et la "permaculture", l'"agro-écologie" et l'"économie du recyclage" qui n'ont plus de secrets pour lui. Pas plus que 'NBnb'... "Croyez vous que tout cela puisse se faire avec un homme seul ?, demande-t-il à son public. Cela ne peut se faire que dans un mouvement de société".

Montebourg reconnaît qu'il se bat contre des moulins
Non seulement Hollande végète à l'Elysée, mais il bloque toute initiative politique par son silence sur ses intentions. "C'est une campagne atone parce qu’on n’a pas de vis-à-vis, déplore le député de Saône-et-Loire, Philippe Baumel, maire du Breuil, ex-patrie de l'andouillette, membre du mouvement Rénover maintenant (avec la sémillante Yvette Roudy et le frondeur Christian Paul ou Thierry Mandon, secrétaire d'État de Valls) et voisin de Montebourg, comte de Montret. 
"On manque de réactions aux propositions que nous faisons, reconnaît le redresseur de torts. On est dans une phase de temporisation". Hollande n'est pas le seul défaut de Montebourg...

Son entourage répond ainsi aux critiques adressées à un candidat moins agité qu’à l’accoutumée : "Comme il s’est assagi, ça donne des papiers disant "il est terne", se lamente son directeur de campagne, Francois Kalfon. Mais dans les meetings et selon le même, les gens découvrent un Montebourg robuste, calme, serein. Quelqu’un à qui on a envie de filer les clés de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. [A Florange, il a pourtant perdu les clés...] Si besoin Montebourg peut accélérer".

En attendant, celui qui avait fait 17% à la primaire de 2011 - mais c'était avant son passage à Bercy - teste ses formules : "Je suis un candidat proposant, pas opposant". Et si on parlait bilan ?
Le temps de savoir qui, de François Hollande, Manuel Valls ou Macron, le poseur aura en face de lui.

mardi 16 décembre 2014

Pas-de-Calais: Hollande tente la "reconquête" du PS et la "rénovation" du logement sinistré par son ex-ministre EELV

Rénovation et non pas création de logements: C. Duflot (EELV) a-t-elle donc fait des merveilles?

Dans un copié-collé de l'AFP, Libération clame que François Hollande va donner un nouvel élan à la politique en faveur des quartiers défavorisés 
Hollande a-t-il peur
que le ciel lui tombe sur la tête ?
Il est allé leur faire l'annonce à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) mardi matin de cinq milliards d’euros dans les dix prochaines années. Hollande a été accueilli peu après 09h00 par son ex-ministre des Transports et de la Mer Frédéric Cuvillier, redevenu député-maire du premier port de pêche français après avoir quitté le gouvernement Valls lors du remaniement d’août, pour cause de désaccord avec la ligne du gouvernement.
Avec pour mission de reconquérir le PS, le président est en tournée dans la puissante fédération socialiste ébranlée par plusieurs affaires financières, et la poussée du FN sur ses terres. Il devait ensuite se rendre à Lens, dans le bassin minier.

Ce déplacement "sera une étape très importante en termes de symbole mais aussi pour le déclenchement d’une procédure de rénovation urbaine lourde", avait assuré lundi le ministre de la Ville et ancien président du Conseil général du Nord, Patrick Kanner, qui accompagne le président, ainsi que la secrétaire d’État chargée de la ville, la franco-marocaine Myriam El Khomri, deux inconnus du gouvernement Valls 2.
Kanner est un proche de Martine Aubry en tant qu'adjoint honoraire à la mairie de Lille. Or, sur son compte Twitter, il n'a pas bridé ses critiques contre certains choix de Hollande et Valls. "Sous la Vème République nous vivons une crise digne de la IVème... Ne sommes nous pas arrivés à la fin d'un système qui montre ses limites?" s'interrogeait-il lors de l'annonce de la démission du gouvernement Valls I.


En juin, c'est contre la réforme territoriale menée par Marylise Lebranchu qu'il écrivait des tweets acerbes. "Suppression des conseils généraux: quel bénéfice pour la démocratie locale? Prenons garde à l'appauvrissement démocratique!" Ou encore: "Je ne veux d'une décentralisation qui serait pénitence". Un peu plus tôt, il attaquait frontalement son futur collègue, André Vallini, le secrétaire d'État à la Réforme territoriale. "Un Terminator chirurgien dentiste"... La démission du gouvernement devait permettre de purger les ministres qui doutaient des orientations prises par l'exécutif.

A la veille de la visite présidentielle, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a fixé la
liste des nouveaux quartiers prioritaires, choisis pour leurs "dysfonctionnements urbains les plus graves", et qui bénéficieront du second programme de rénovation prévu sur dix ans.
Il s’agit des 200 quartiers "où la pauvreté est la plus forte, et où les habitants ont aujourd’hui le plus de mal à se loger correctement, à accéder aux services publics ou à des transports de qualité», note le ministère. A cette liste s’ajoutent une cinquantaine de quartiers d’intérêt régional, présentant également des "enjeux importants".
Au total, l’État doit consacrer cinq milliards d’euros à ces quartiers, financés grâce au concours d’Action logement (collecteur du 1% logement), dans le cadre du nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU). L’objectif serait de générer 20 milliards d’euros de travaux, et 300.000 emplois dans l’économie.

Le premier plan lancé en 2003 par Jean-Louis Borloo, ancien maire radical valoisien de Valenciennes (1989-2002), sert de tremplin au deuxième, lequel ambitionne une extension "transversale" de l'approche urbanisme jusqu'ici prioritaire, en jouant sur les trois leviers du développement économique, de la rénovation urbaine et de la cohésion sociale. Selon la Cour des Comptes, le plan Borloo (Loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine) a eu des effets positifs sur le développement économique et l’amélioration de l’habitat, mais elles n’ont pas eu un impact suffisant pour changer durablement la vie quotidienne de la population. La Cour juge que l'insuffisance de ces résultats est le produit de dysfonctionnements dans la coordination interministérielle et dans la coopération entre l’Etat et les collectivités territoriales.  Ces dernières étaient en effet censées mobiliser 36 des 42 milliards d'euros d'investissements  (seulement 6 à la charge de l'Etat) pour près de 500 quartiers en zones urbaines sensibles (ZUS), soit un budget moyen de 110 millions d'euros par site, et les collectivités n'ont pas suffisamment joué le jeu.

Des "verrues au milieu des quartiers rénovés"

La politique socialiste de rénovation veut toujours traiter les grands ensembles des quartiers médiatisés, mais elle espère pouvoir aussi prendre en compte des villes moyennes ou des centres-villes qui se sont paupérisés, comme ceux de Saint-Denis ou de Thiers.

Autre ambition, le programme inclut la rénovation de copropriétés, comme à Pierrefitte-sur-Seine (PS) ou dans le bas-Clichy-sous-Bois (PS), en Seine-Saint-Denis (PS). "On s’attaque à l’habitat privé, qui reste comme des verrues au milieu des quartiers rénovés", souligne-t-on au ministère. "Le message n’est pas de dire: il y aura une intervention massive sur les copropriétés, mais juste que ce n’est pas exclu." L’Etat peut en effet intervenir sur ce volet depuis la loi Alur, note-t-on au ministère, en relevant que "certains copropriétaires paient 300 ou 400 euros par mois, alors qu’il n’y a pas de poubelles, pas d’ascenseur". En fait, le message s'exprime en aides aux municipalités socialistes, mais celles d'opposition ne seraient-elles pas exclues?
Pour la première fois, la rénovation urbaine s’attaque aussi à l’habitat social horizontal, notamment dans les bassins miniers. Or, la Communaupole de Lens-Liévin est présidée par le maire PS de Lens...

Le gouvernement a dû rénover la loi ALUR de Cécile Duflot (EELV)
Pour faire face à la chute du marché de l'immobilier provoqué par la loi ALUR de mars 2014, le vendredi 29 août 2014, le gouvernement avait  présenté un nouveau plan de relance d'urgence en faveur du logement.
Objectif de ce train de mesures : faire repartir le marché de la construction. Pour ce faire, il entend libérer du foncier, favoriser l'investissement dans la pierre, simplifier les normes de construction... tout en écornant au passage une des mesures phares de la loi ALUR de Cécile Duflot accès au logement et un urbanisme rénové) : l'encadrement des loyers. Ce qui n'a pas plus à l'ancienne ministre... Elle a notamment qualifié "d'inouïe" la décision de limiter l'encadrement des loyers à Paris, voté à l'unanimité par la majorité-godillots, "à titre expérimental", qui pourrait s'avérer une première étape vers un enterrement de la mesure.

A Boulogne-sur-Mer comme à Lens, Hollande doit se rendre dans des quartiers à forts taux de chômage et faibles revenus par habitant. 

Visite aux enfants des écoles, présentation d’un projet de renouvellement urbain, signature d’une convention avec une entreprise et table ronde avec habitants et acteurs locaux sont au programme du chef de l’État à Boulogne (PS). A Lens, il doit inaugurer un centre socio-culturel avant de prononcer un discours.
"Il s’agit de dire qu’en cette fin d’année, la République se mobilise pour les quartiers les plus en difficulté, sur tous les aspects: politique de la ville, rénovation urbaine, services publics de proximité, éducation nationale...", a prévenu l’entourage du président qui pourrait annoncer de nouvelles mesures.

Au lendemain de son discours tardif sur l’immigration jugeant positif son apport à la République, Hollande se rend maintenant sur des terres marquées par une très forte poussée du Front national. Sans parler de la ville de Troyes où le FN a fait (36%) et où le secrétaire fédéral du PS a été éliminé au premier tour moins de 15% des suffrages (7,5% pour le PCF, 5% pour EELV), face à l'UMP-UDI, 63,8%.

Outre la prise d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) sinistrée par les bras de fer du socialiste de Pierre Darchicourt et les potentats locaux, Jacques Mellick et Jean-Pierre Kucheida, célèbres pour leurs démêlés avec la justice et l'affaire Gérard Dalongeville, le FN a percé dans de nombreuses petites communes aux municipales de mars. Aux européennes de mai, la liste menée par Marine Le Pen est arrivée largement en tête dans le Nord-Pas-de-Calais (plus de 35% des suffrages).
Hollande est en campagne pour la rénovation de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.