Nouvelle annonce au Comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF
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mardi 24 mars 2015
SNCF: l'entreprise publique va supprimer entre 11.000 à 13.000 postes
Vers un "probable nouveau ' REPLI ' significatif" des effectifs
Nouvelle annonce au Comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF
Réalisée par le cabinet Secafi, cette projection est encore plus sombre que celle présentée au même CCE fin février par le cabinet Degest, qui prévoyait près de 9.000 emplois nets d'ici à 2020.
Pour les responsables CGT du CCE, ce rapport "confirme les risques de déraillement de la nouvelle SNCF". L'"insoutenable" équation financière qu'il souligne "risque d'entraîner, d'ici 2020, la suppression de près d'un emploi de cheminot sur dix, une réduction significative du réseau et une condamnation, à plus ou moins long terme" des trains Intercités et de marchandise", écrivent-ils dans un communiqué.
Les députés de la majorité font monter le Front national
L'objectif de "stabiliser la dette à un horizon de moyen terme" crée une "pression préjudiciable" à l'"assise industrielle" du groupe et à sa capacité à organiser les mobilités nécessaires, affirme le cabinet.
Sur la base d'un scénario de dette à 56,7 milliards d'euros en 2020 contre 45 en 2014, le cabinet chiffre à 4,8 milliards d'euros l'effort de productivité interne: 2,5 milliards d'économies espérées de sa fusion avec RFF et 2,3 milliards des divers plans de réduction des coûts engagés.
Au vu des objectifs de productivité et du contexte (libéralisation du marché des autocars, voulue par la Loi Macron, ouverture à la concurrence, restriction des investissements subventionnés), Secafi prévoit la disparition d'ici à 2020 de 11.000 à 13.000 postes au sein du groupe (hors filiales et RFF). Soit une multiplication par trois par rapport aux cinq dernières années (-4.500 suppressions de 2010 à 2015), très proche de la période 2005-2010 (-14.200).
Plus précisément, il anticipe une réduction de 8.000 postes chez l'exploitant SNCF Mobilités, et une perte de 3.000 à 5.000 dans l'établissement SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure. Pour assurer son vaste plan de rénovation au moment où les départs en retraite sont nombreux, "le développement de partenariats industriels et l'accroissement du recours à la sous-traitance sont les solutions privilégiées" par la SNCF, souligne Secafi.
Les grévistes professionnels s'insurgent
Comme la CGT partisane des grèves à répétition, l'UNSA "déplore" aujourd'hui la tendance aux mises en chômage, qui relève que "les embauches au statut n'ont plus la cote, alors que la charge de travail augmente à SNCF Réseau".
Le cabinet Secafi formule une série de préconisations, dont la mise en place "au plus tôt d'une véritable politique de GPEC [Gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences]" afin de favoriser "la mobilité choisie". Sur ce sujet, les discussions doivent s'ouvrir prochainement.
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samedi 5 avril 2014
Ecotaxe: Royal soulève la polémique et joue l'étonnement
C'est pas moi, c'est le rapport parlementaire, nie Ségolène Royal
La méthode n'a pas changé
| Royal procède à une mise à plat radicale |
La nouvelle ministre de l'Ecologie assure que le gouvernement attendra la remise d'un rapport parlementaire, avant toute décision. Quinze jours suffiront pour conclure dans le sens de la ministre.
Les écologistes s'inquiètent et les "Bonnets rouges" entendent faire preuve de prudence. Mais Ségolène Royal, elle, dit ne pas comprendre la polémique suscitée par son souhait de remettre à plat l'écotaxe.
A peine nommée, la nouvelle ministre de l'Ecologie a rallumé, jeudi, la controverse sur cette taxe qui avait provoqué, à l'automne 2013, de violentes manifestations en Bretagne. Vendredi 4 avril, elle s'est justifiée sur Twitter.
La remise à plat de l'écotaxe n'a aucune raison de soulever une polémique. C'est une méthode de respect et du temps donné à l'écoute...
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) 4 Avril 2014
Une décision éclair ?
La numéro 3 du nouveau gouvernement de Manuel Vall tweete également que le gouvernement attendra la remise d'un rapport parlementaire dans quinze jours avant toute décision.
Et d'ailleurs un rapport parlementaire est rendu dans 15 jours dont le gouvernement prendra connaissance avant les décisions.
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) 4 Avril 2014
La nouvelle ministre a pourtant rouvert ce dossier délicat, sans attendre la remise du rapport de la mission parlementaire créée à l'Assemblée.
Des députés lui reprochent à juste titre d'essayer de trouver un consensus sur l'enterrement de l'application de l'écotaxe. Une critique reprise le 3 avril par l'ex-ministre des Transports et prédécesseur de Ségolène Royal sur ce dossier, le socialiste Frédéric Cuvillier.
#ecotaxe La remise à plat ? Ça veut dire quoi ? A la veille du rapport que la mission parlementaire doit rendre ...
— Frédéric Cuvillier (@fcuvillier) 3 Avril 2014
L'écotaxe était destinée à taxer, à partir du 1er janvier 2014, les poids lourds de plus de 3,5 tonnes
et à financer les infrastructures de transport. Sa mise en œuvre avait été suspendue en octobre par l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
vendredi 25 février 2011
La CGT coule la SNCM, entreprise maritime de Marseille
24 jours de grève et le bras de fer se poursuit

Opération blocage de l'un des navires
par une quinzaine de cégétistes
du port paralysé de Marseille
Les marins CGT de la compagnie maritime ont bloqué l'accès au siège social de la SNCM pour "empêcher" dix de leurs camarades de se rendre à une convocation de la direction "pour un entretien préalable", hier matin comme annoncé la veille, alors que le port est paralysé depuis plus de trois semaines.
La direction de cette société privée reproche à ses fonctionnaires d'avoir désobéi aux ordres des officiers et d'avoir utilisé des canots de sauvetage pour tendre des filins aux entrées du port de Marseille, empêchant ainsi tout mouvement de navire. "Les entretiens n'ont pas pu se dérouler dans les formes légales, donc il faudra que la direction renvoie des convocations", commentait hier Frédéric Alpozzo, le secrétaire général des marins CGT, syndicat hégémonique sur le port de Marseille.
En 2009, la CGT saccage le bureau d'un sous-directeur de la SNCM: lien pPaSiDupes
Les marins CGT de la SNCM ont bloqué, le 9 février, les accès nautiques du port de Marseille, entraînant l'intervention des CRS. Ils protestent depuis le 31 janvier 2011 contre la réduction de la flotte de la compagnie.
Lien PaSiDupes sur le jeu malsain de manipulation cégétiste de l'opinion
Aucune avancée n'a été observée sur le fond du différend qui oppose la CGT et les marins Autonomes à la direction de la SNCM.

par une quinzaine de cégétistes
du port paralysé de Marseille
Les marins CGT de la compagnie maritime ont bloqué l'accès au siège social de la SNCM pour "empêcher" dix de leurs camarades de se rendre à une convocation de la direction "pour un entretien préalable", hier matin comme annoncé la veille, alors que le port est paralysé depuis plus de trois semaines.
La direction de cette société privée reproche à ses fonctionnaires d'avoir désobéi aux ordres des officiers et d'avoir utilisé des canots de sauvetage pour tendre des filins aux entrées du port de Marseille, empêchant ainsi tout mouvement de navire. "Les entretiens n'ont pas pu se dérouler dans les formes légales, donc il faudra que la direction renvoie des convocations", commentait hier Frédéric Alpozzo, le secrétaire général des marins CGT, syndicat hégémonique sur le port de Marseille.
En 2009, la CGT saccage le bureau d'un sous-directeur de la SNCM: lien pPaSiDupes
Les marins CGT de la SNCM ont bloqué, le 9 février, les accès nautiques du port de Marseille, entraînant l'intervention des CRS. Ils protestent depuis le 31 janvier 2011 contre la réduction de la flotte de la compagnie.
Lien PaSiDupes sur le jeu malsain de manipulation cégétiste de l'opinion
Aucune avancée n'a été observée sur le fond du différend qui oppose la CGT et les marins Autonomes à la direction de la SNCM.
Les cégétistes ont conservé leurs réflexes de fonctionnaires. Ils veulent toujours que l'État vienne à la table des négociations et cesse de considérer le bras de fer en cours comme une affaire purement interne ! Dans sa logique de poursuite de la lutte contre la privatisation, la CGT assure qu'elle a retiré sa confiance à la direction de la compagnie !
Après sa recapitalisation par l'État à hauteur de 113 millions d'euros et depuis en 2008, Véolia Transport (SA) est devenue actionnaire majoritaire avec 66 % du capital.
"Le directeur, M. Dufour, a parlé en Corse d'un projet de plan social. Il y avait un audit qui ne nous a jamais été communiqué", accuse Frédéric Alpozzo, qui soupçonne que le retrait du Liamone de la flotte, ne soit rien d'autre qu'un pas vers une restructuration.
"Le directeur, M. Dufour, a parlé en Corse d'un projet de plan social. Il y avait un audit qui ne nous a jamais été communiqué", accuse Frédéric Alpozzo, qui soupçonne que le retrait du Liamone de la flotte, ne soit rien d'autre qu'un pas vers une restructuration.
Or, à la vérité, la direction estime que la baisse du trafic ne permet pas son maintien.
Le Liamone I, un navire à grande vitesse qui effectuait le service sur la ligne Nice-Corse, a été remplacé par un bateau plus faible en consommation de carburant, le Liamone II, exploité sous le nom de King Tamatoa pour le compte de la compagnie "Raromatai Ferry" depuis Papeete de mars à juin 2010. Mais, suite à la liquidation de cette société, le navire a été placé en saisie conservatoire, laquelle a été levée en octobre 2010. Il aurait alors été racheté pour une mise en exploitation sur l'Asie, et subit des travaux d'entretien dans l'attente d'un prochain départ.
Le Liamone I, un navire à grande vitesse qui effectuait le service sur la ligne Nice-Corse, a été remplacé par un bateau plus faible en consommation de carburant, le Liamone II, exploité sous le nom de King Tamatoa pour le compte de la compagnie "Raromatai Ferry" depuis Papeete de mars à juin 2010. Mais, suite à la liquidation de cette société, le navire a été placé en saisie conservatoire, laquelle a été levée en octobre 2010. Il aurait alors été racheté pour une mise en exploitation sur l'Asie, et subit des travaux d'entretien dans l'attente d'un prochain départ.
mercredi 23 février 2011
Les cheminots CGT ont 300.000 euros pour leur pub
Sociale et vertueuse, la CGT fait sa pub aux frais du CCE
Libération, le Nouvel Observateur, Le Point et Mediapart dénoncent
Le syndicat de cheminots a utilisé 300.000 euros à vocation sociale pour sa campagne électorale.
La CGT a sorti le grand jeu pour gagner les élections du 24 mars prochain à la SNCF. Le syndicat de cheminots a commandé une campagne publicitaire de 1939 panneaux en France, principalement à proximité des gares de voyageurs et des gares de triage. Cette campagne dénonce la stratégie de la direction qui a réduit l'offre de «wagon isolé» de la SNCF, déficitaire depuis de nombreuses années, pour se recentrer sur les axes les plus rentables.
Selon nos informations, cet achat d'espace, dont la valeur brute est de 1,5 million d'euros, a été négocié 300.000 euros par le syndicat. Ces affiches font beaucoup de bruit dans le monde cheminot, mais pas celui escompté par le syndicat majoritaire. Elles n'ont en effet pas été achetées par la CGT, mais par le comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF, qui est censé financer les œuvres sociales des cheminots. «Même si juridiquement il n'y a pas de détournement de fonds, l'opération semble éloignée de l'objet social du CCE et notamment de ce qui relève de son budget de fonctionnement», note un avocat-conseil de plusieurs comités d'entreprise en France.
Lien PaSiDupes
«Campagne de sensibilisation»
Les autres syndicats, qui dénoncent cette campagne de communication, pourraient donc porter plainte pour affectation des fonds du CCE à des fins politiques. « C'est scandaleux, martèle un responsable syndical. La CGT a ponctionné une forme de salaire supplémentaire et différé des cheminots pour conduire sa propre campagne électorale. »
De nombreux syndicalistes racontent avoir découvert cette affiche lorsqu'elle est apparue dans les rues de Paris, le 14 février. Il est pourtant mentionné dans la publicité que « cette campagne de sensibilisation » a été réalisée « à l'initiative du CCE de la SNCF et du CE Fret SNCF ». « C'est faux, le comité d'établissement Fret n'a pas été consulté, explique Gilles Desfrançois, élu FO au comité d'établissement Fret de la SNCF. Ça ressemble à une campagne publicitaire pour la CGT. Le code couleur de l'affiche, notamment la présence ostentatoire du rouge, tend à le confirmer.» Les syndicats majoritaires, la CFDT, Unsa et SUD, qui siègent aux côtés de la CGT au bureau du CCE, sont gênés aux entournures. La CFDT indique avoir «validé cette opération avec des réserves». « Personne n'a osé s'opposer à une campagne sur l'avenir du fret à un mois des élections, commente un responsable syndical. De plus, quand nous ne suivons pas le syndicat majoritaire sur certaines de ses décisions, il y a des sanctions.»
Lien PaSiDupes: la CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage
Plainte pour «dénigrement»
Contactés par Le Figaro, ni la CGT ni la direction du CCE n'ont souhaité commenter la situation. Même silence à la direction de la SNCF, où l'on ne souhaite pas s'attirer les foudres du syndicat majoritaire. L'entreprise, qui n'est pas fondée à porter plainte sur l'allocation de sa subvention, a toutefois assigné le CCE en référé pour «dénigrement» et atteinte à son image devant le tribunal de grande instance de Paris. L'affaire sera jugée vendredi matin.
Ce nouvel incident vient alourdir la liste des pratiques douteuses du CCE de la SNCF. La Cour des comptes mène actuellement une enquête sur la gestion de cette institution et sur 6 de ses 27 comités d'établissement (CE). Le CCE de la SNCF touche chaque année une subvention de 92 millions d'euros et emploie près de 1000 salariés. [Où les sous-effectifs se situent-ils donc, alors ? Seulement au service des usagers ? ]
Libération, le Nouvel Observateur, Le Point et Mediapart dénoncentLe syndicat de cheminots a utilisé 300.000 euros à vocation sociale pour sa campagne électorale.
La CGT a sorti le grand jeu pour gagner les élections du 24 mars prochain à la SNCF. Le syndicat de cheminots a commandé une campagne publicitaire de 1939 panneaux en France, principalement à proximité des gares de voyageurs et des gares de triage. Cette campagne dénonce la stratégie de la direction qui a réduit l'offre de «wagon isolé» de la SNCF, déficitaire depuis de nombreuses années, pour se recentrer sur les axes les plus rentables.
Selon nos informations, cet achat d'espace, dont la valeur brute est de 1,5 million d'euros, a été négocié 300.000 euros par le syndicat. Ces affiches font beaucoup de bruit dans le monde cheminot, mais pas celui escompté par le syndicat majoritaire. Elles n'ont en effet pas été achetées par la CGT, mais par le comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF, qui est censé financer les œuvres sociales des cheminots. «Même si juridiquement il n'y a pas de détournement de fonds, l'opération semble éloignée de l'objet social du CCE et notamment de ce qui relève de son budget de fonctionnement», note un avocat-conseil de plusieurs comités d'entreprise en France.
Lien PaSiDupes
«Campagne de sensibilisation»
Les autres syndicats, qui dénoncent cette campagne de communication, pourraient donc porter plainte pour affectation des fonds du CCE à des fins politiques. « C'est scandaleux, martèle un responsable syndical. La CGT a ponctionné une forme de salaire supplémentaire et différé des cheminots pour conduire sa propre campagne électorale. »
De nombreux syndicalistes racontent avoir découvert cette affiche lorsqu'elle est apparue dans les rues de Paris, le 14 février. Il est pourtant mentionné dans la publicité que « cette campagne de sensibilisation » a été réalisée « à l'initiative du CCE de la SNCF et du CE Fret SNCF ». « C'est faux, le comité d'établissement Fret n'a pas été consulté, explique Gilles Desfrançois, élu FO au comité d'établissement Fret de la SNCF. Ça ressemble à une campagne publicitaire pour la CGT. Le code couleur de l'affiche, notamment la présence ostentatoire du rouge, tend à le confirmer.» Les syndicats majoritaires, la CFDT, Unsa et SUD, qui siègent aux côtés de la CGT au bureau du CCE, sont gênés aux entournures. La CFDT indique avoir «validé cette opération avec des réserves». « Personne n'a osé s'opposer à une campagne sur l'avenir du fret à un mois des élections, commente un responsable syndical. De plus, quand nous ne suivons pas le syndicat majoritaire sur certaines de ses décisions, il y a des sanctions.»
Lien PaSiDupes: la CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage
Plainte pour «dénigrement»
Contactés par Le Figaro, ni la CGT ni la direction du CCE n'ont souhaité commenter la situation. Même silence à la direction de la SNCF, où l'on ne souhaite pas s'attirer les foudres du syndicat majoritaire. L'entreprise, qui n'est pas fondée à porter plainte sur l'allocation de sa subvention, a toutefois assigné le CCE en référé pour «dénigrement» et atteinte à son image devant le tribunal de grande instance de Paris. L'affaire sera jugée vendredi matin.
Ce nouvel incident vient alourdir la liste des pratiques douteuses du CCE de la SNCF. La Cour des comptes mène actuellement une enquête sur la gestion de cette institution et sur 6 de ses 27 comités d'établissement (CE). Le CCE de la SNCF touche chaque année une subvention de 92 millions d'euros et emploie près de 1000 salariés. [Où les sous-effectifs se situent-ils donc, alors ? Seulement au service des usagers ? ]
Le CE de Lyon fait, quant à lui, l'objet d'une enquête de la brigade financière. Plusieurs cadres de l'institution ont été auditionnés en fin d'année. À l'origine de ces investigations: des fonds alloués par l'entreprise publique au titre de la formation syndicale qui auraient été utilisés pour financer le fonctionnement des syndicats.
Vous l'avez deviné: ces lignes sont dues au Figaro (voir aussi le JDD), et non pas à la bande des quatre, à cette heure !
[Devoir de mémoire:
Fin de grève en octobre 2010: chaque journée a coûté entre 300 et 400.000 euros par jour aux Français... Lien PaSiDupes
Quand la CGT, le PCF et Mélenchon organisaient une collecte sur la voie publique pour venir en aide aux cheminots grévistes (lien PaSiDupes - oct 2010)]
Pour info: coupable 'présumé', d'une part, mais intouchable, d'autre part...
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lundi 31 janvier 2011
Les grèves détruisent le port de Marseille-Fos et les emplois ?
Les syndicats rétrogradent le port de Marseille-Fos au 5e rang en Europe
Le port de Marseille-Fos n'est plus que le n°5 européen derrière Rotterdam, Anvers, Hambourg et Amsterdam, avec un tonnage de 85,99 millions de tonnes. La faute aux conflits sociaux qui ont sapé l'activité marchandises diverses, en forte progression durant le premier semestre, et au recul des hydrocarbures lié là encore aux grèves. Ainsi qu'à une moindre demande de la part des raffineries françaises.
Le port de Marseille-Fos n'est plus que le n°5 européen derrière Rotterdam, Anvers, Hambourg et Amsterdam, avec un tonnage de 85,99 millions de tonnes. La faute aux conflits sociaux qui ont sapé l'activité marchandises diverses, en forte progression durant le premier semestre, et au recul des hydrocarbures lié là encore aux grèves. Ainsi qu'à une moindre demande de la part des raffineries françaises. Ca aurait pu être pire, mais ça aurait pu aussi être mieux
Marseille-Fos résiste mieux que les autres ports français, avec une progression de son activité de 3% l'an passé, contre 1% en moyenne pour les autres ports français.
Pour ce qui concerne les passagers, l'érosion du trafic sur la Corse a provoqué un recul du trafic de 2%. Deux points positifs cependant: si le trafic des conteneurs n'a pas atteint en 2010 le seuil du million de boîtes (953 435), la progression (+ 9%), supérieure de deux points à celle des ports de Méditerranée, reste un encouragement.
Par ailleurs, l'activité croisière a encore marqué des points avec 700 000 passagers enregistrés. A noter que les passagers qui entament ou achèvent un voyage par Marseille représentent 40% de l'activité.
Le manque à gagner reste à porter au débit des syndicats.
Les prévisions pour 2011
Par ailleurs, l'activité croisière a encore marqué des points avec 700 000 passagers enregistrés. A noter que les passagers qui entament ou achèvent un voyage par Marseille représentent 40% de l'activité.
Le manque à gagner reste à porter au débit des syndicats.
Les prévisions pour 2011
Le port de Marseille souhaite travailler sur deux axes clés : l'intégration portuaire dans le territoire urbain et la fiabilité. Patrick Daher, président du conseil de surveillance de l'établissement portuaire, veut parvenir à la mise en oeuvre "d'un pacte social". Il investira aussi 81 millions d'euros, principalement dans la logistique et le transport combiné.
A la grâce de la CGT, de FO et de SUD...
La CGT des ports et docks a justement reconduit une nouvelle grève...
En début de semaine dernière encore, le syndicat CGT décida une poursuite de la grève pour le vendredi 28 janvier pendant quatre jours, indiqua France 2 : les dockers ont fait grève vendredi et dimanche, et les agents portuaires samedi et lundi.
En soulevant ainsi le problème de la pénibilité de certains métiers, la CGT envisage-t-elle de régler définitivement la problématique de la destruction d'emplois et du chômage...
vendredi 31 octobre 2008
SNCF: préavis de grève des conducteurs pour le 6 novembre
Et pour quel motif cette fois ?
La CGT et Sud, comme à Air France et la même semaine, ont déposé un préavis de grève concernant l'ensemble des agents de conduite pour le 6 novembre. Ils protestent contre "la remise en cause de la réglementation du travail des conducteurs".
La grève débutera le 5 novembre à 20H00 et s'achèvera le 7 novembre à 08H00.
La direction de la SNCF a affirmé "n'avoir aucune visibilité sur l'ampleur du mouvement et son impact sur le trafic pour le moment", une "réunion de conciliation" étant prévue avec les organisations syndicales le 3 novembre.
Incohérence de la prise en otages
La CGT et Sud, comme à Air France et la même semaine, ont déposé un préavis de grève concernant l'ensemble des agents de conduite pour le 6 novembre. Ils protestent contre "la remise en cause de la réglementation du travail des conducteurs".
La grève débutera le 5 novembre à 20H00 et s'achèvera le 7 novembre à 08H00.
La direction de la SNCF a affirmé "n'avoir aucune visibilité sur l'ampleur du mouvement et son impact sur le trafic pour le moment", une "réunion de conciliation" étant prévue avec les organisations syndicales le 3 novembre.
Incohérence de la prise en otages
Les voyageurs seront encore perturbés et pourtant, c’est une fois de plus la situation du fret qui est à l'origine du conflit.
Entravée dans ses efforts d’adaptation à la concurrence privée dans le transport de marchandises, la SNCF envisage néanmoins de faire travailler des conducteurs volontaires de ce secteur sous un "statut transitoire" pour réduire ses coûts. Mais l’archaïque CGT a qualifié cette opération de "dumping social" et de "chantage" à l'emploi.
"Opération volontariat"
Les cheminots seront-ils libres de sauvegarder la compétitivité de la SNCF?
"Opération volontariat"
Les cheminots seront-ils libres de sauvegarder la compétitivité de la SNCF?
Malgré les pressions syndicales, sur 4.000 cheminots, 800 se sont déjà portés volontaires "pour travailler dans des conditions nouvelles" dès cet été, dans le cadre d'une "opération volontariat", a indiqué la SNCF.
Pour Sud-Rail, "la direction s'est lancée dans une vaste opération de recherche de ‘volontaires’ parmi les agents de conduite (du fret) pour essayer d'en trouver acceptant de brader les conditions de travail de tous".
Mais, pour toucher aux conditions de travail des cheminots de la SNCF, plus protectrices que celles du privé, et à leurs privilèges, une adaptation juridique est nécessaire.
Un statut figé
Pour que cette évolution soit applicable, les pouvoirs publics réuniront les syndicats le 12 novembre, dans le cadre d'une commission nationale mixte paritaire, dans l'objectif de modifier avec eux l'article 49 d'un décret du 29 décembre 1999 relatif à la durée du travail du personnel de la SNCF.
Cet article prévoit les motifs et les conditions d'application des dérogations pour modifier la réglementation du travail des conducteurs.
"Sous couvert d'adaptation à la concurrence, le gouvernement et la direction de la SNCF s'apprêtent (...) à opérer une attaque sans précédent sur les conditions d'utilisation des agents de conduite de la SNCF", a dénoncé la CGT-Cheminots, qui bloque l’adaptation de l’entreprise au monde actuel et la met en péril, comme les emplois, malgré le contexte de récession.
Cette modification entraînerait "une détérioration des conditions de travail des cheminots et un affaiblissement de la sécurité des circulations ferroviaires", déplore le syndicat, pour qui le maintien du pouvoir d’achat de ses adhérents compte bien peu .
La SNCF se heurte à des syndicats psycho-rigides
Selon la SNCF, il ne s'agit pas de créer un deuxième statut pour les conducteurs du fret, mais de "s'adapter au marché en les faisant travailler sous un statut transitoire" avec des "règles transitoires".
Depuis l'ouverture du marché du fret à la concurrence en mars 2006, la SNCF a dû céder quasiment 10% de parts de marché au privé. Combien en faudra-t-il à la CGT et Sud avant qu’ils cessent de couler leur entreprise.
Consciente du risque de naufrage, la CGT précise, au moment de perdre une journée et deux nuits d’activité, que le secteur du fret connaît une baisse des trafics de "8,8% sur les huit premiers mois de l'année".
En période de crise économique et sociale, ce comportement jusqu’au-boutiste est d’autant plus irresponsable et kamikaze.
Pour Sud-Rail, "la direction s'est lancée dans une vaste opération de recherche de ‘volontaires’ parmi les agents de conduite (du fret) pour essayer d'en trouver acceptant de brader les conditions de travail de tous".
Mais, pour toucher aux conditions de travail des cheminots de la SNCF, plus protectrices que celles du privé, et à leurs privilèges, une adaptation juridique est nécessaire.
Un statut figé
Pour que cette évolution soit applicable, les pouvoirs publics réuniront les syndicats le 12 novembre, dans le cadre d'une commission nationale mixte paritaire, dans l'objectif de modifier avec eux l'article 49 d'un décret du 29 décembre 1999 relatif à la durée du travail du personnel de la SNCF.
Cet article prévoit les motifs et les conditions d'application des dérogations pour modifier la réglementation du travail des conducteurs.
"Sous couvert d'adaptation à la concurrence, le gouvernement et la direction de la SNCF s'apprêtent (...) à opérer une attaque sans précédent sur les conditions d'utilisation des agents de conduite de la SNCF", a dénoncé la CGT-Cheminots, qui bloque l’adaptation de l’entreprise au monde actuel et la met en péril, comme les emplois, malgré le contexte de récession.
Cette modification entraînerait "une détérioration des conditions de travail des cheminots et un affaiblissement de la sécurité des circulations ferroviaires", déplore le syndicat, pour qui le maintien du pouvoir d’achat de ses adhérents compte bien peu .
La SNCF se heurte à des syndicats psycho-rigides
Selon la SNCF, il ne s'agit pas de créer un deuxième statut pour les conducteurs du fret, mais de "s'adapter au marché en les faisant travailler sous un statut transitoire" avec des "règles transitoires".
Depuis l'ouverture du marché du fret à la concurrence en mars 2006, la SNCF a dû céder quasiment 10% de parts de marché au privé. Combien en faudra-t-il à la CGT et Sud avant qu’ils cessent de couler leur entreprise.
Consciente du risque de naufrage, la CGT précise, au moment de perdre une journée et deux nuits d’activité, que le secteur du fret connaît une baisse des trafics de "8,8% sur les huit premiers mois de l'année".
En période de crise économique et sociale, ce comportement jusqu’au-boutiste est d’autant plus irresponsable et kamikaze.
mercredi 11 juin 2008
3,5% mais "Les grèves des cheminots et fonctionnaires semblent peu suivies", titre l’agence de presse A*P…
Une agence de presse militante peine à admettre l’échec de la mobilisation du 10 juin
Ce « semble » est admirable ! La presse a manifestement la tâche ingrate de minimiser l’échec de la grève de l’Education Nationale et de la Fonction Publique de ce 10 juin.
Ce « semble » est admirable ! La presse a manifestement la tâche ingrate de minimiser l’échec de la grève de l’Education Nationale et de la Fonction Publique de ce 10 juin.
Les photos, singulièrement les plans larges, sont rares : pour maquiller la vérité, elles ne sont pas le plus sûr moyen.
Alors Anne-Pascale Reboul, vers 14h 30, se croit donc les coudées franches pour écrire :« Les grèves à la SNCF et chez les fonctionnaires, qui, combinées à la grogne des transporteurs routiers contre les prix du gazole, donnent le coup d'envoi d'un mois de juin animé sur le front social" Encore une impression : mais la consigne est de croire au «coup d'envoi d'un mois de juin animé sur le front social » bien que « assez peu suivies mardi matin », mais n’est-ce pas le propre d’un ‘coup d’envoi’. Le diesel de la gauche est-il long à l’échauffement ? L’agence de presse tente de remonter le moral des troupes. La morosité gagnerait-elle les syndicats ?
Ce n’est pas avant 21h00 que la même agence de presse française se résout à admettre : « Les grèves des cheminots et fonctionnaires peu suivies »
La même journaliste persiste et signe : « Les grèves mardi chez les fonctionnaires et à la SNCF […] ont été dans l'ensemble peu suivies, même si elles ont donné le coup d'envoi d'un mois de juin s'annonçant animé sur le front social. » Elle ne démord pas: la lutte continue ! Entre les crochets, elle avait indiqué que « le mouvement va se poursuivre mercredi ».
Or, la SNCF a prévu pour mercredi une amélioration du trafic : malgré encore un seul TGV province-province sur deux, la pagaille se résorbe avec un service normal pour les TGV Paris-province et province-Paris 60 à 70% des trains Corail, trois Transiliens sur quatre et 70% des TER en moyenne.
Les trois syndicats donnent enfin la parole à la base !
Ils s'en sont remis aux décisions des AG de mercredi, la CGT leur soumettant un courrier de la direction où sont avancées "de nouvelles pistes", "jusqu'ici refusées pour la négociation". Insinuer que le gouvernement aurait été amené à lâcher du lest avec 3,5% de participants au mouvement est une plaisanterie. Peut-être leur coûte-t-il d’admettre que le gouvernement a du talent pour dialoguer, bien qu’il soit en position de force ?... Même Sud-Rail, qui a déposé un préavis de grève reconductible, comme la CGT et FO, a admis que les assemblées générales de cheminots n'ont reconduit mardi le mouvement contre la réorganisation du fret que "par endroits".
La zélée camarade journaliste livre pour sa part un combat d’arrière garde et polémique sur le taux de participation dans la Fonction publique, sans les enseignants. « Les chiffres de participation à la grève ont été disputés mardi entre la direction, pour qui 6,5% de l'ensemble des agents de la SNCF étaient en grève, et la CGT qui a recensé entre 30 et 35% des conducteurs et 25% des agents de l'exploitation (gestion des trafics) mobilisés. Comme FO, le syndicat n'avait appelé que ces deux catégories à la grève. » Elle est clairement la porte parole des éléments les plus radicaux des syndicats.
A aucun moment elle ne met d'ailleurs en doute les chiffres sujets à caution, puisqu’ils sont émis par les organisateurs. L’agence avait pourtant pour habitude de contester les chiffres publiés par l’INSEE en matière économique et de chômage… Le BIT a réussi à faire taire sa suspicion naturelle !
Selon le modéré président de la SNCF, Guillaume Pepy, il y a eu "un peu moins de grévistes que prévu" contre la réorganisation industrielle du transport de marchandises et ses conséquences sociales, pour lesquelles il a donné des assurances aux syndicats sans évidemment les convaincre tous.
Côté fonctionnaires, appelés par FSU, CGT et Solidaires à se mobiliser contre les réductions d'effectifs et un projet de loi visant à faciliter la mobilité des agents, 5,5% des agents de l'Etat ont fait grève contre 24,8% lors de la dernière journée d'action des fonctionnaires le 15 mai, selon le ministère de la Fonction publique.
Au total, pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), 3,5% des agents ont fait grève.
Au total, pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), 3,5% des agents ont fait grève.
Pourtant, un autre rendez-vous social est maintenu le 17 juin, journée d'action CGT-CFDT (et A*P !) pour les retraites et le temps de travail. A la SNCF, seule la CGT a annoncé un nouveau préavis de grève afin de "permettre aux cheminots de participer aux manifestations".
Et les Français dans tout ce gâchis ?
Il faut savoir sortir de la grève, non ?
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