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samedi 2 février 2019

Rénovation style "années 30" du Palais de l'Elysée 

Nue et froide comme un coffre à la banque
la salle des fêtes rénovée a perdu tout cachet


L'ancienne salle de bal est transfigurée, passant dans les tons gris métallique et beige pipi de malade
La salle des fêtes en avril 2018 et en janvier 2019:
la fête est finie !

Il faut dire que sa rénovation a été engagée par Brigitte Macron (et le Mobilier national, aux ordres), dans le cadre d'un vaste projet visant l'ensemble des résidences présidentielles. 
Résultat de recherche d'images pour "Bauhaus de Berlin palais"Vu comment la consort est fagotée, il y avait tout à craindre et, comme prévu, le résultat des travaux ne fait pas l'unanimité, exception faite de Voici... C'est dans le goût du Bauhaus de Berlin, dans les "années 30", une obsession du couple (ci-contre).

Le pire est que rien ne les retient
Fallait-il inaugurer la nouvelle salle des fêtes de l'Elysée avant la fin du mouvement social pour la défense du pouvoir d'achat, la hausse du SMIC ou la prise en considération de la situation dégradée des retraités? Devant la polémique féroce qui a accompagné ce chantier - perçu comme la marque d'un pouvoir hautain coupé des Français - le président de la République et son épouse ont choisi la méthode discrète, comme ils savent faire...

Emmanuel Macron lors de la présentation des travaux de l'Élysée, en septembre.Le 17 janvier, après six semaines de travaux, les époux sont allés à la rencontre des équipes et des artisans, pour les féliciter du travail accompli. La cérémonie des vœux aux employés de l'Elysée s'est également tenue dans ces espaces rénovés, ainsi qu'un dîner avec le président israélien. Il a fallu attendre vendredi 1er février, à l'occasion du grand débat avec des élus d'Outre-mer, pour que la salle des fêtes nouvelle version soit finalement dévoilée au public, les payeurs.

Peut-on dire que la salle des fêtes a fait peau neuve ?

D'une superficie de 1000 m2, "l'ancienne salle de bal du palais a quitté son allure pompier", selon Le Figaro. Elle fut construite par l’architecte Armand-Claude Mollet en 1720 pour Louis Henri de La Tour d’Auvergne, comte d’Evreux, fils de Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin, et petit-neveu du maréchal de Turenne. Cet hôtel d'Evreux est aujourd'hui plus connu sous le nom de palais de l'Elysée, dont les décors intérieurs sont de style Régence, transitoire entre les styles Louis XIV et Louis XV.
Résultat de recherche d'images pour "salle des fetes de l'Elysée"
L'immense moquette rouge et or, ainsi que rideaux à pompon ont été remplacés par des textiles de couleurs beige et gris. 
Résultat de recherche d'images pour "gilbert et george"Les tapisseries des Gobelins, accrochées depuis des lustres, ont été renvoyées dans les réserves du Mobilier national. 
Résultat de recherche d'images pour "gilbert et george"
A la place, des "panneaux" couleur crème permettront d'accrocher d'autres œuvres. Pourquoi pas des oeuvres contemporaines comme celle de Shepard Fairey dans le dos de Macron, lors de ses allocutions, ou de nature à satisfaire LGBT, comme cette fresque de Gilbert et George, à gauche. Ou celle-ci, à droite, évidemment intitulée 'Hunger', du meilleur goût...

Les assises ont également été refaites dans les mêmes couleurs glacées. 
Selon l'architecte Isabelle Stanislas, le chantier poursuivait deux buts: remettre de la lumière dans ce vaste espace, qui accueille notamment les cérémonies d'investiture des présidents. Et remplacer des textiles et une moquette usés par un usage intensif: environ 160 événements s'y déroulent chaque année, dont les grands dîners d'Etat. Il faudra avoir fin pour s'y éterniser mais, "en même temps" les "sans dent" ne sont pas conviés...

Un coût de 500.000 euros pour la collectivité des "gens qui ne sont rien"

Mené sous l'égide du Mobilier national, rattaché à la direction générale de la création artistique du ministère français de la Culture (pourtant avant l'arrivée du garagiste Franck Riester), l'ouverture du chantier était une volonté de Brigitte Macron, qui a engagé une redécoration de l'Elysée, pour en faire une salle d'exposition, en privilégiant l'installation d'œuvres d'art moderne et pouvant aussi accueillir sa vente de souvenirs de l'Elysée, les 'goodies' ou gris-gris présidentiels. 


La sexagénaire s'est également attaquée à une rénovation des résidences présidentielles, en puisant dans les collections du Mobilier national, de la manufacture de Sèvres ou du Musée national Picasso. 
Elle s'est faite la main sur la salle des fêtes qu'elle n'hésite pas à présenter comme "une vitrine de l'excellence française et des métiers d'art", selon l'Elysée. Les travaux de restauration de la salle ont coûté 500.000 euros, dont 350.000 euros pris en charge par le budget du service d'aménagement et de conservation des résidences présidentielles. C'est-à-dire le budget de la Culture, un ministère mendiant.
Les ventes de produits dérivés (mugs, tee-shirts, sacs etc.) de la boutique de l'Elysée ont également permis de prendre en charge une (infime) partie du coût des travaux, pour un montant d'ailleurs inconnu.

La cour des Comptes estime que l'Hôtel d'Evreux, construit au XVIIIe siècle, nécessiterait 100 millions d'euros de travaux sur plusieurs années. Outre la mise aux normes du bâtiment, les bureaux dans lesquels travaillent 200 personnes sont peu fonctionnels. Les cuisines, d'où sortent 92.000 repas par an, sont mal commodes. Mais en dépit de ce constat, il n'est pas sûr que la présidence de la République ose s'engager dans de nouveaux travaux. 
Du moins pas tant que la politique de Macron - et les comportements du couple - entretiendront la colère  des Gilets jaunes et de leurs sympathisants.

samedi 16 septembre 2017

Pendant les ravages de l'ouragan Irma, Brigitte Macron a mieux à faire

Madame la présidente entreprend de revisiter l’Elysée 

Le couple Macron accueillera les visiteurs dimanche 17 septembre dans le cadre des Journées européennes du patrimoine

Peu importe le mobilier, ce qui compte, c'est une bonne éducation
Priorité de Bribri,  reconstruire l'île de Saint-Martin ?
Melania Trump en talons aiguilles 
à la rencontre de l'ouragan Harvey au Texas
Et bien non ! Celle qui briguait à un statut de "première dame" a pris une gamelle et reste donc à la cuisine quand l'ouragan Irma frappe les Antilles. Ce n'est pas elle qu'on verra en talons-aiguilles dans la boue de la Floride, à son tour dévastée par le  même cyclone. 
Certes, rares ont été les présidents de la République à aimer l’Elysée, lieu de pouvoir, mais aussi symbole d’enfermement et de contrainte, mais delà à mépriser aussi ostensiblement le sort des habitants de Saint-Martin, il faut s'appeler Macron.  L'épouse ne s'est pas déplacée : à Saint-Barth, éventuellement, mais chez les pauvres voisins, le climat n'était pas propice à la bronzette !

Plusieurs présidents français ont envisagé d’installer la présidence ailleurs
Image associée
à une courte distance à scooter, par exemple, dans un endroit plus confortable, plus moderne et plus chaleureux. 
De Gaulle, Pompidou, Mitterrand ou Sarkozy s'étaient finalement résignés à ce palais que certains décrient, pour son austérité, mais que Louis XV avait pourtant offert à sa favorite, la marquise de Pompadour, en 1753, et qui devint le palais princier de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier, lequel en fit en 1805 sa résidence impériale. Brigitte, la petite bourgeoise, n'a pas manqué ces épisodes-là du feuilleton élyséen.

On ne peut guère reprocher au "château" que d'être petit et peu fonctionnel mais il est toutefois ré-aménageable : la République est généreuse et il reste des trésors dans les greniers du Mobilier de France, en dépit de certains qui l'ont transformé en libre service. La disparition d'oeuvres appartenant à l'Etat, dans les hauts lieux de la République, à la suite de vols ou - comme c'est le plus souvent le cas - de négligences, est longtemps restée un sujet tabou.
Sur environ 120.000 oeuvres inventoriées, 16.698 sont portées manquantes! Soit un taux de perte de 13,8%.Cette volatilisation du patrimoine de l'Etat a déjà débouché sur le dépôt de 500 plaintes environ, confiées très discrètement à la Brigade de répression du banditisme, à l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels et aux gendarmes de la Brigade de recherches de Paris. Les enquêtes judiciaires ont, pour la plupart, été classées sans suite, faute d'auteur identifié ou identifiable. Selon le parquet de Paris, aucun suspect n'a été mis en examen. Pourtant, en novembre 2004, Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, signala à la justice que 39 pièces, censées se trouver au Palais-Bourbon, demeurent introuvables. 26% de pertes aux Affaires étrangères. Les ambassades figurent en tête des "institutions défaillantes", avec le ministère de la Culture. Au sommet de l'Etat, on se refuse à parler de "pillage généralisé" du patrimoine artistique de la France ...
Salons de l'Elysées
Pompidou et madame avaient d'ailleurs transformé en lieu de vie le palais de l'Élysée dont les appartements privés ressemblaient à un musée du design. En revanche, François Hollande, que le sujet n’intéressait pas, avait effectué très peu de changements, hormis quelques travaux d'entretien obligatoires (toiture, électricité). "Comme beaucoup, j’ai essayé de vivre ailleurs, mais c’est difficile d’y échapper", confiait l’ancien chef de l’Etat au printemps dont les escapades nocturnes - en scooter avec chauffeur et casque intégral pour préserver son incognito, pensait le lourdaud - ont fait de lui la risée du monde. 

En bonne sexagénaire, Brigitte Macron semble avoir adopté l’ancien hôtel d’Evreux

L'Elysée est un lieu de mort
Résultat de recherche d'images pour "Valé­rie Glomet Mobilier national"L'incroyable suicide d'État de François de Grossouvre à l'Élysée est resté dans la mémoire collective puisqu'il a marqué l'Histoire  récente, celle de la présidence de Mitterrand, le 7 avril 1994. Conseiller du président et collaborateur méprisé, il s'est donné la mort dans le bureau qu'il occupait au Palais, à la différence d'autres décès suspects dans l'entourage de Mitterrand : Roger-Patrice Pelat (1989), Charles Hernu (1990) ou Pierre Bérégovoy (1993).  Un gendarme du GIGN, retrouva sa dépouille, la tête à moitié arrachée par une balle du Magnum qu'il tenait encore en main, dans son bureau au premier étage de l'aile Ouest du palais de l'Élysée. Un détour obligé pour les journées du patrimoine...

C'est vieux, mais c'est 'classe', pour une adhérente à la CAMIF. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron bureau Elysee"
La présidente s’emploie depuis quatre mois à dépoussiérer les lieux. Au sens littéral, car elle a taclé le personnel sur ses négligences.  "Tu as vu ? J’ai fait retirer les bergères et les moutons !", a-t-elle lancé cette semaine à un conseiller, croisé dans l’aile est du palais, où elle a installé son bureau. Hollande n'était visiblement pas allergique à la poussière
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron assise"
Elle a tant de tenue qu'elle ne saurait avoir mauvais goût
mais les employés étaient clairement, eux aussi,  des "fainéants"...

Bribi Macron a ainsi fait retirer plusieurs tapisseries "qui n’avaient pas bougé depuis les années 1950, sans être lavées, ni restaurées", justifie l’un de ses collaborateurs. 

La sexagénaire "va appor­ter sa touche de fraî­cheur à l'Élysée"
Image associée
Les Pompidou avaient fait appel au designer
Pierre Paulin pour la rénovation du 'château'
L'annonce de Gala, dès mai 2017, ne manquait pas d'humour. "Emma­nuel Macron et sa femme souhaitent moder­ni­ser le mobi­lier du Palais en remplaçant les objets clas­siques par des pièces contem­po­raines," y lit-on avec un intérêt mitigé. 
"Si Brigitte Macron a tendance à recy­cler ses tenues [sic : LVMH s'en est aussitôt ému et tente de pallier cette incongruïté ! ], ce n’est pas le cas pour la déco de ses inté­rieurs. 
Résultat de recherche d'images pour "decoration Elysse par Pompidou"
Giscard d'Estaing avait fait expédier ce mobilier
dans un musée d'art contemporain 
Emma­nuel et Brigitte Macron souhaitent donner un coup de jeune au mobi­lier de l’Ély­sée (Gala). Inter­ro­gée par RTL, Valé­rie Glomet, direc­trice de la cellule "ameu­ble­ment" du Mobi­lier natio­nal, raconte l’ins­tal­la­tion des nouveaux loca­taires de l’Ély­sée : "Le palais de l’Ély­sée nous demande des objets d’art contem­po­rain, des tapis­se­ries contem­po­raines, du mobi­lier contem­po­rain." En ceci, le couple se démarque de leurs prédé­ces­seurs : "C’est excep­tion­nel, c’est nouveau et on en est très fier", s'ébaubie Valé­rie Glomet, qui raconte n'importe quoi et zappe le couple Pompidou. 
Ajoutons que Bribri a fait débarrasser la porcelaine : Emmanuel serait-il impulsif? 

Les Macron ont décidé d'offrir une nouvelle jeunesse aux 260 mètres carrés dont ils disposent après les impor­tantes réno­va­tions qui ont retardé leur emmé­na­ge­ment. 
L'une a du goût. Et l'autre ?
Le couple a à sa dispo­si­tion les 15.000 pièces du Mobi­lier natio­nal. Ils doivent toute­fois adres­ser une demande avant de piocher leurs pièces favo­rites [dure, dure la vie de 'château']

Selon Bernard Brigou­leix, co-auteur de L’Ely­sée : Véri­tés et légendes, inter­rogé par Ouest-France en mai dernier : "On ne touche qu’aux appar­te­ments privés et aux bureaux, mais pas aux salon offi­ciels ".
Emma­nuel Macron garde le bureau histo­rique dans le salon doré comme bureau de récep­tion, mais installe un deuxième bureau au design épuré pour travailler. 
Brigitte Macron, elle, a déjà installé son bureau au rez-de-chaus­sée de l’aile privée, dans le Salon des Fougères. Celle qui porte une atten­tion parti­cu­lière à soigner son style moderne et chic en fait autant pour ses inté­rieurs. 

Résultat de recherche d'images pour "Kupka Elysée"Aupa­ra­vant, Georges et Claude Pompi­dou avait apporté une touche de moder­nité à l'Élysée en faisant appel au desi­gner Pierre Paulin, en installant des toiles d’art abstrait de Kupka et de Delau­nay. Mais Valéry et Anne-Aymone Giscard d’Es­taing avait réintroduit les styles Louis XV et Louis XVI dans les lieux. 
Mis à part le goût du contem­po­rain de François et Danielle Mitter­rand, le style empire a eu les faveurs de Jacques Chirac, François Hollande et Nico­las Sarkozy. 
Résultat de recherche d'images pour "mobilier des Macron a Elysee"En ceci, Emma­nuel et Brigitte Macron cassent la tradi­tion en comman­dant près de 1.300 meubles. C’est bien plus qu’une année normale, selon la direc­trice ameu­ble­ment du Mobi­lier natio­nal... Ca fait peur !

Pour se meubler à l'Elysée, l
e couple Macron a-t-il tapé sur son Livret A
ou sur les économies budgétaires que la présidence ne s'imposera pas ?

 

vendredi 1 août 2014

Des œuvres "perdues" de l’Élysée retrouvées en vente sur eBay

Mediapart avait vendu la mèche sur son propre site

650 œuvres du Mobilier national ont été "perdues", mais pas pour tout le monde

L’inventaire de l'institution chargée de meubler les bâtiments officiels de la République a fait apparaître des pertes inattendues. On savait, depuis les révélations de Mediapart, que le mobilier de la République pouvait, parfois, subir les attaques de chiens présidentiels, comme ce fut le cas avec celui de François Mitterrand, mais on sait également aujourd’hui que les prédateurs à quatre pattes ne sont pas les seuls: il faut compter d'autres aux dents également longues.

Ce vendredi 1er août, Le Figaro nous apprend que certains objets ont été mis en vente sur Internet. Voici ce qu’écrit le quotidien :

De son côté, le ministère de l’Intérieur a repéré, sur eBay, des objets de la manufacture de Sèvres, issus de l’Élysée : un attaché militaire, en poste dans les années 1950, avait pris l’habitude de les offrir. Cinquante ans plus tard, des assiettes ont donc refait surface.
Selon le rapport annuel de la Cour des comptes, 32 œuvres des musées nationaux et 625 meubles du Mobilier national sont considérés comme "non vus", après les derniers inventaires effectués à l’Élysée entre 2007 et 2009.

"Sous la pression du ministère de la Culture, des plaintes sont désormais déposées en cas de disparition : elles sont même répertoriées sur son site dans un catalogue baptisé… Sherlock !", écrit encore Le Figaro.

Pas sûr que cela suffise. Comme le note le député PS René Dosière, "à l’Élysée, la gestion des entrées et des sorties est artisanale". Il ajoute :

Lorsqu’on dresse un inventaire, le Mobilier national n’a pas les mêmes chiffres que l’Élysée, qui n’a pas les mêmes chiffres que la Commission de récolement, liée au ministère de la Culture. Bref, c’est la pagaille.
Qui sont les indélicats?

Il aura fallu que Nicolas Sarkozy fasse détacher un conservateur du Mobilier national aux collections de l'Élysée et du fort de Brégançon. En principe, c'est lui et lui seul qui peut déplacer des meubles ou des objets. Il doit signaler la casse éventuelle, les besoins en réparation, etc. On sait que les meubles anciens, lorsqu'ils sont utilisés, sont fragiles. En dépit des précautions, il y a toujours des dégradations. La Cour rappelle d'ailleurs qu'il y a environ 500.000 euros de frais d'entretien et de restauration par an sur le mobilier des résidences présidentielles: une source de résorption du déficit public. Cela paraît beaucoup, mais en cas de besoin, tout est refait selon les règles de l'art, avec des matériaux spécifiques. Ce qui ne va pas, en revanche, c'est que, contrairement aux ministères ou aux ambassades, l'Élysée n'a pas de cadre juridique pour son mobilier.
Dans les ministères, les procédures sont très explicites: on ne peut pas emprunter ou rendre un meuble au Mobilier national selon ses désirs. Tout est fiché. D'ailleurs, si une disparition est constatée, des plaintes sont systématiquement déposées. 

Mais aucun meuble n'a été brisé à l'Elysée, dément le Mobilier national

Rue89 reconnaît que c'est le démenti "le plus surréaliste du moment". Il est vrai que ces quelques lignes ont de quoi faire sourire: le Mobilier National, prestigieuse institution qui a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la République française, a précisé sur Facebook qu'aucun mobilier n'a été détruit lors d'une éventuelle scène de ménage entre François Hollande et sa concubine, Valérie Trierweiler, à l'Elysée.

jeudi 23 janvier 2014

Trierweiler ne casse rien, ni à l'Elysée, ni jamais

La concubine n'a pas dévasté le bureau du Président de la République, qu'on se le dise!

Le Mobilier national affirme que Trierweiler n'a pas vandalisé le bureau présidentiel
 

Ouf, la rumeur était "infondée": la concubine du Président de la République n'aurait finalement pas saccagé le bureau de Hollande,  selon l'établissement public. Maintenant, qu'elle ait piqué une crise, à la publication urbi et orbi de son infortune conjugale, n'est évidemment pas exclu.

Le Mobilier national sort de sa réserve, après deux jours de cette fracassante rumeur, et "dément catégoriquement" au Figaro que le bureau de François Hollande à l'Élysée ait été vandalisé par Valérie Trierweiler

La rumeur s'est propagée comme une traînée de poudre

Dès lundi 20 janvier, une lettre anonyme publiée a mis le feu à la Toile. 
Selon l'auteur, une scène de ménage aurait opposé "Valérie T. à François H." le 10 janvier, dans le bureau présidentiel et le boudoir d'argent. De fureur, la "première dame" se serait livrée à du vandalisme, projetant à terre vases, pendules et objets d'art appartenant aux prestigieuses collections du Mobilier national. Coût de cette supposée scène: 3 millions d'euros.


Rixe à l'Elysée : 1 victime à l'hôpital !


Quelques mots sur la scène de ménage qui a récemment opposé Valérie T. à François H., dont nous autres contribuables feront finalement les frais (Les faits sont rapportés par un haut fonctionnaire du Mobilier National - condisciple d'un ami). 

Dans la matinée du vendredi 10 janvier, le Mobilier National en charge de l'aménagement des palais nationaux et autres résidences de l'État (ministères et ambassades) est appelé en urgence à l'Élysée pour procéder à une intervention sur site. 

À l'arrivée au Palais, le haut fonctionnaire découvre dans des salons et  le bureau attribué à Hollande, du mobilier et des objets décoratifs tels que vases précieux de Sèvres, pendule signée par un grand horloger du début du XIXe siècle, consoles, guéridons, fauteuils renversés, voire brisés comme pour les garnitures de cheminée, gisant en morceaux épars au milieu de papiers et de matériel de bureau, le dessus de la table de travail ayant été balayé avec violence semble-t-il (vases de la manufacture de Sèvres en porcelaine et monture en bronze doré, objets d'art de très grande valeur artistique et historique).


Les dégâts sont estimés à trois millions d'euros, compte tenu de la grande valeur patrimoniale de ce mobilier d'art et du coût de la restauration pour ce qui est réparable. Les débris ont été soigneusement récupérés pendant que les aides de camp réunissaient les papiers confidentiels éparpillés sur le tapis ; de nouveaux objets ont été livrés pour remplacer ceux brisés ou mutilés.

Explication officielle : aucune ! 

Explication officieuse dans le cornet de l'oreille des fonctionnaires du MN par ceux de l'Élysée : scène terrible entre Hollande et sa maîtresse en titre Valérie quelques heures plus tôt. Après les cris et hurlements, la mégère a eu une crise de folie furieuse, se jetant sur Hollande ; écartée par les gardes, la furie s'est livrée à du vandalisme dans le palais national, après avoir jeté les papiers et objets du bureau présidentiel, elle a projeté à terre vases, pendule et autres objets précieux, renversé fauteuils et guéridons, elle est neutralisée par les gardes dans le Boudoir d'Argent où elle a poursuivi son oeuvre destructrice. Le médecin sur place lui administre un calmant (sous forme de piqûre) et l'expédie dans la plus grande discrétion à l'hôpital (où elle séjourne depuis une semaine). Avant que la dose fasse effet et que la donzelle soit évacuée, hurlements, pleurs, imprécations et menaces ont été proférés par l’offensée remplissant le palais de l'écho de sa hargne.

Gros émoi donc à l'Élysée, mais une seule question demeure : qui paye ? Quand un type se dispute avec sa régulière ou sa copine et que les deux protagonistes en viennent à casser la vaisselle et plus si mésentente très grande, ce sont les deux tourtereaux en rupture d'affection qui payent avec leurs deniers tous les bris et dégâts. Mais dans ce cas, ce sera facturé aux contribuables (pour ce qui est réparable, le reste étant du patrimoine perdu définitivement). De quel droit Hollande et sa mégère règlent-ils leurs comptes avec le patrimoine de la France (car jamais la facture ne sera présentée aux deux misérables) ?


Jusque-là, l'Élysée avait opposé un silence circonspect, estimant que la présidence doit garder de la hauteur et n'a pas à commenter ce type de rumeur, mais selon les informations du Figaro, l'entourage du président pourrait descendre de ses sommets pour s'exprimer à son tour dans les prochaines heures.