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dimanche 30 septembre 2018

Saint-Martin: Macron se dit en colère et promet enfin d'accélérer la reconstruction et de relancer le tourisme

Emmanuel Macron a oublié qu'il était président de la République lors de l'ouragan Irma

Le président n'a pourtant pas hésité à se dire en colère d'une trop lente reconstruction de Saint-Martin



Or, cet ouragan dévastateur s'est développé du 30 août au 12 septembre 2017 et il était déjà le chef de l'Etat depuis trois mois...
D'une intensité sans précédent sur l'Atlantique, avec des vents de plus de 350 km/h, Irma a fait 11 morts à Saint-Martin et endommagé 95% du bâti les 5 et 6 septembre 2017. Un an plus tard, seulement 35% des bâtiments détruits ou très dégradés ont été reconstruits. 
Mais, au cours de cinq heures de discussion samedi avec une population impatiente de voir une amélioration de ses conditions de vie, Macron a déplacé le problème, à deux reprises. 

Bien que chef de l'Etat, il a dénoncé "une île dans laquelle il y a eu trop de connivences, trop d'entente parfois même de la corruption. Il faut que ça cesse !" a-t-il lancé à son auditoire, alors qu'il achève son déplacement de quatre jours aux Etats-Unis et, à cette occasion, aux Antilles, avec une mobilisation pour relancer le tourisme dans l'île meurtrie, avant de se rendre à Saint-Barthélemy.

Macron promet de relancer le tourisme à Saint-Martin
Brigitte n'est pas allée voir sur place la grande misère 
Mais l'île, qui s'était concentrée sur un tourisme de masse - à l'inverse de l'île voisine de Saint-Barthélemy qui a misé sur le luxe - avait déjà quasiment perdu la moitié des chambres au cours des 10 dernières années, rappelle Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction. "Le secteur touristique était déjà malade avant Irma, avec des hôtels souvent vieillissants, ne répondant plus aux attentes des touristes".
 
"Il y a aujourd'hui une volonté d'améliorer ce qui existait (...), d'être dans une logique de montée en gamme en terme de qualité, mais aussi de développement durable et de sécurité. C'est une réalité qui entraîne des délais plus longs parce qu'il ne s'agit pas de refaire rapidement n'importe quoi", s'est défendu le président. 
François-Xavier Lauch, le chef de Cabinet de Macron, était du voyage

Comme il l'avait fait la veille dans une très longue déambulation à Quartier d'Orléans, quartier pauvre et populaire, Macron a pointé les chefs d'entreprises, bailleurs sociaux et Collectivité de Saint-Martin, les rappelant à "leur responsabilité". Ainsi le chef de l'Etat s'est-il à nouveau dégagé des siennes, dimanche. 

Il s'est notamment dit "en colère avec un système qui s'est habitué à l'inefficacité, avec manifestement des entreprises qui ont décidé que ça allait à leur rythme qui n'était pas forcément le rythme des besoins des gens, avec des grands groupements, on l'a vu sur les logements sociaux dont je n'ai pas cru comprendre qu'ils manquaient d'argent, et qui n'ont pas été fichus de réparer les toits."

Le chef de l'Etat venait de déjeuner avec des restaurateurs et des hôteliers, autour de la question du tourisme, seul moteur économique de l'île fortement impacté par Irma, puisque les hôtels et restaurants étaient le plus souvent situés sur le littoral et ont été violemment touchés par les submersions et les vents violents de l'ouragan. 

Saint-Martin mise sur une reprise partielle du tourisme pour la saison haute en décembre, avec environ 800 chambres (hôtels, chambres d'hôte, villas en location, etc.) opérationnelles, soit les deux tiers de ce qui existait avant le passage de l'ouragan. 

En fin de journée, le chef de l'Etat s'est envolé pour Saint-Barth

Les stigmates de l'ouragan y sont peu visibles et la reconstruction quasiment terminée. Mais l'île connaît une grave crise du logement et la population se sent quelque peu oubliée, par rapport à Saint-Martin. 
Le chef de l'Etat doit rencontrer les élus et visiter le centre opérationnel de crise, censé faire face à tout nouvel ouragan. 

Une grave interrogation demeure : 
profitera-t-il de son passage pour se rendre sur la tombe de Johnny Hallyday, décédé le 5 décembre 2017 à 74 ans et enterré dans le petit cimetière marin de Lorient, au bord de la mer ? Son entourage assure qu'aucun arrêt au cimetière n'est prévu, malgré la proximité de la star avec le chef de l'Etat, lequel avait assisté avec sa rockeuse d'épouse à une messe d'hommage à la Madeleine à Paris, laisse planer un doute insoutenable. 

Emmanuel Macron quittera Saint-Barth en fin de journée pour un retour à Paris lundi matin.

mardi 1 mai 2018

1er mai : pied de nez de Macron aux syndicats depuis ...l'Australie

Pendant que les syndicats manifestent, Macron voyage aux antipodes

Depuis l’Australie, Macron fait de la provocation

Il nargue les syndicats en déclarant qu' il "n'esquive pas." 
"Je continue à travailler, n'hésite-il pas à assurer, tout en continuant de faire visiter le monde à Brigitte à chaque weekend prolongé. Ce n’est pas la première fois en effet que le président sera loin de Paris pendant que les Français prennent du repos ou défilent sous ses fenêtres.

Le président a même trouvé le moyen de s’agacer des critiques sur son déplacement. "Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République", argumente-t-il.  Mais Macron préfère se mettre à l'abri dans un pays où les luttes sociales sont feutrées comme une banque et, si les manifestants du 1er mai veulent qu’Emmanuel Macron les entende, ils vont devoir crier très fort. 

Pendant que les syndicats battent le pavé, partout en France, le chef de l’Etat est dans l'hémisphère sud… à Sydney. 
Le président et  son épouse entament une tournée de plusieurs jours dans le Pacifique. Son avion a atterri ce mardi en Australie, où il restera jusqu’au 3 mai, avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie jusqu’au 5 mai. 

Pour son 1er anniversaire à l’Elysée, le président a donc laissé les syndicats s'agiter:
la France perturbée par ses réformes laisse le président indifférent. La semaine sociale est pourtant très chargée : la manifestation du 1er mai intervient entre deux séquences de grève des cheminots contre la réforme de la SNCF et avec deux nouvelles journées de grèves chez Air France (3-4 mai). 
Et le 5 mai, le député de la France Insoumise François Ruffin a appelé à une manifestation nationale "pour dire stop à Macron et à sa politique"

A des milliers de kilomètres de Paris, le président a tenté d'apaiser les esprits

Dès son arrivée en Australie, il a fait venir les journalistes de son escorte pour expliquer, sur les conseils de son entourage, que "les voyages sont programmés longtemps avant, je m’occupe de ce qui se passe à Paris comme ailleurs […] Je ne suis pas de tempérament à esquiver quoi que ce soit," estime-t-il. "Vous vouliez que je reste chez moi à regarder la télévision, a-t-il caricaturé, avec agacement. J’ai autre chose à faire," s'est-il encore flatté. Et d'assurer qu’il "continue à travailler, les réformes continuent à être menées." 

Imbu de sa personne, le président fait de nouveau la leçon à ses détracteurs.
"Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République," a-t-il expliqué à la populace, s'exprimant à la troisième personne, comme Alain Delon. 
Jupiter est courroucé par les critiques sur son déplacement loin de Paris. "Mon travail n’est pas de regarder la télé et de faire des commentaires" tacle-t-il, dédaigneux.

En Australie, Emmanuel Macron entend "réhausser le partenariat stratégique" entre les deux pays

La défense, le climat et la gastronomie sont au programme de ce déplacement  du fanfaron, avec des accords commerciaux et institutionnels. Le président doit également commémorer l’engagement australien pendant la Première Guerre mondiale en France. Il faudrait toutefois qu'il soit plus efficace en Australie qu'aux USA d'où il est rentré bredouille, qu'il s'agisse de l'environnement ou du nucléaire en Iran. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin Macron et les syndicats"
Assez de rodomontades et de voeux pieux : le 25 avril à Washington, le président Macron a affiché ses divergences avec Donal Trump en défendant l'accord sur le nucléaire iranien et la lutte contre le réchauffement climatique. "Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l'Iran", a lancé Macron lors de la conférence de presse qui a suivi ses entretiens avec son homologue Donald Trump, mardi 24 avril. Et puis après ? 
Sans compter que, sur la question de la hausse de la fiscalité des GAFAles ministres des Finances européens réunis à Sofia ont infligé à Bruno Le Maire une claque magistrale.

A partir de jeudi,
il sera en Nouvelle-Calédonie en pleine commémoration du 30e anniversaire du drame d’Ouvéa et à six mois du référendum d’autodétermination. 
Il fera un saut à Saint-Martin, pendant un défilé contre la réforme du Code du Travail. 

Les hasards du calendrier font qu'Emmanuel Macron met à chaque fois de la distance entre lui et les manifestants. 
Le 22 mars dernier, pour la première manifestation des fonctionnaires et des cheminots, il était à Bruxelles au Conseil européen.
Le 12 septembre 2017, pendant que les opposants à la réforme du Code du travail défilaient en métropole, le président était allé se montrer auprès des sinistrés de l’ouragan Irma à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Les autorités locales - et plus encore la population - pourront lui présenter le piètre bilan de son action.

samedi 16 septembre 2017

Pendant les ravages de l'ouragan Irma, Brigitte Macron a mieux à faire

Madame la présidente entreprend de revisiter l’Elysée 

Le couple Macron accueillera les visiteurs dimanche 17 septembre dans le cadre des Journées européennes du patrimoine

Peu importe le mobilier, ce qui compte, c'est une bonne éducation
Priorité de Bribri,  reconstruire l'île de Saint-Martin ?
Melania Trump en talons aiguilles 
à la rencontre de l'ouragan Harvey au Texas
Et bien non ! Celle qui briguait à un statut de "première dame" a pris une gamelle et reste donc à la cuisine quand l'ouragan Irma frappe les Antilles. Ce n'est pas elle qu'on verra en talons-aiguilles dans la boue de la Floride, à son tour dévastée par le  même cyclone. 
Certes, rares ont été les présidents de la République à aimer l’Elysée, lieu de pouvoir, mais aussi symbole d’enfermement et de contrainte, mais delà à mépriser aussi ostensiblement le sort des habitants de Saint-Martin, il faut s'appeler Macron.  L'épouse ne s'est pas déplacée : à Saint-Barth, éventuellement, mais chez les pauvres voisins, le climat n'était pas propice à la bronzette !

Plusieurs présidents français ont envisagé d’installer la présidence ailleurs
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à une courte distance à scooter, par exemple, dans un endroit plus confortable, plus moderne et plus chaleureux. 
De Gaulle, Pompidou, Mitterrand ou Sarkozy s'étaient finalement résignés à ce palais que certains décrient, pour son austérité, mais que Louis XV avait pourtant offert à sa favorite, la marquise de Pompadour, en 1753, et qui devint le palais princier de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier, lequel en fit en 1805 sa résidence impériale. Brigitte, la petite bourgeoise, n'a pas manqué ces épisodes-là du feuilleton élyséen.

On ne peut guère reprocher au "château" que d'être petit et peu fonctionnel mais il est toutefois ré-aménageable : la République est généreuse et il reste des trésors dans les greniers du Mobilier de France, en dépit de certains qui l'ont transformé en libre service. La disparition d'oeuvres appartenant à l'Etat, dans les hauts lieux de la République, à la suite de vols ou - comme c'est le plus souvent le cas - de négligences, est longtemps restée un sujet tabou.
Sur environ 120.000 oeuvres inventoriées, 16.698 sont portées manquantes! Soit un taux de perte de 13,8%.Cette volatilisation du patrimoine de l'Etat a déjà débouché sur le dépôt de 500 plaintes environ, confiées très discrètement à la Brigade de répression du banditisme, à l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels et aux gendarmes de la Brigade de recherches de Paris. Les enquêtes judiciaires ont, pour la plupart, été classées sans suite, faute d'auteur identifié ou identifiable. Selon le parquet de Paris, aucun suspect n'a été mis en examen. Pourtant, en novembre 2004, Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, signala à la justice que 39 pièces, censées se trouver au Palais-Bourbon, demeurent introuvables. 26% de pertes aux Affaires étrangères. Les ambassades figurent en tête des "institutions défaillantes", avec le ministère de la Culture. Au sommet de l'Etat, on se refuse à parler de "pillage généralisé" du patrimoine artistique de la France ...
Salons de l'Elysées
Pompidou et madame avaient d'ailleurs transformé en lieu de vie le palais de l'Élysée dont les appartements privés ressemblaient à un musée du design. En revanche, François Hollande, que le sujet n’intéressait pas, avait effectué très peu de changements, hormis quelques travaux d'entretien obligatoires (toiture, électricité). "Comme beaucoup, j’ai essayé de vivre ailleurs, mais c’est difficile d’y échapper", confiait l’ancien chef de l’Etat au printemps dont les escapades nocturnes - en scooter avec chauffeur et casque intégral pour préserver son incognito, pensait le lourdaud - ont fait de lui la risée du monde. 

En bonne sexagénaire, Brigitte Macron semble avoir adopté l’ancien hôtel d’Evreux

L'Elysée est un lieu de mort
Résultat de recherche d'images pour "Valé­rie Glomet Mobilier national"L'incroyable suicide d'État de François de Grossouvre à l'Élysée est resté dans la mémoire collective puisqu'il a marqué l'Histoire  récente, celle de la présidence de Mitterrand, le 7 avril 1994. Conseiller du président et collaborateur méprisé, il s'est donné la mort dans le bureau qu'il occupait au Palais, à la différence d'autres décès suspects dans l'entourage de Mitterrand : Roger-Patrice Pelat (1989), Charles Hernu (1990) ou Pierre Bérégovoy (1993).  Un gendarme du GIGN, retrouva sa dépouille, la tête à moitié arrachée par une balle du Magnum qu'il tenait encore en main, dans son bureau au premier étage de l'aile Ouest du palais de l'Élysée. Un détour obligé pour les journées du patrimoine...

C'est vieux, mais c'est 'classe', pour une adhérente à la CAMIF. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron bureau Elysee"
La présidente s’emploie depuis quatre mois à dépoussiérer les lieux. Au sens littéral, car elle a taclé le personnel sur ses négligences.  "Tu as vu ? J’ai fait retirer les bergères et les moutons !", a-t-elle lancé cette semaine à un conseiller, croisé dans l’aile est du palais, où elle a installé son bureau. Hollande n'était visiblement pas allergique à la poussière
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron assise"
Elle a tant de tenue qu'elle ne saurait avoir mauvais goût
mais les employés étaient clairement, eux aussi,  des "fainéants"...

Bribi Macron a ainsi fait retirer plusieurs tapisseries "qui n’avaient pas bougé depuis les années 1950, sans être lavées, ni restaurées", justifie l’un de ses collaborateurs. 

La sexagénaire "va appor­ter sa touche de fraî­cheur à l'Élysée"
Image associée
Les Pompidou avaient fait appel au designer
Pierre Paulin pour la rénovation du 'château'
L'annonce de Gala, dès mai 2017, ne manquait pas d'humour. "Emma­nuel Macron et sa femme souhaitent moder­ni­ser le mobi­lier du Palais en remplaçant les objets clas­siques par des pièces contem­po­raines," y lit-on avec un intérêt mitigé. 
"Si Brigitte Macron a tendance à recy­cler ses tenues [sic : LVMH s'en est aussitôt ému et tente de pallier cette incongruïté ! ], ce n’est pas le cas pour la déco de ses inté­rieurs. 
Résultat de recherche d'images pour "decoration Elysse par Pompidou"
Giscard d'Estaing avait fait expédier ce mobilier
dans un musée d'art contemporain 
Emma­nuel et Brigitte Macron souhaitent donner un coup de jeune au mobi­lier de l’Ély­sée (Gala). Inter­ro­gée par RTL, Valé­rie Glomet, direc­trice de la cellule "ameu­ble­ment" du Mobi­lier natio­nal, raconte l’ins­tal­la­tion des nouveaux loca­taires de l’Ély­sée : "Le palais de l’Ély­sée nous demande des objets d’art contem­po­rain, des tapis­se­ries contem­po­raines, du mobi­lier contem­po­rain." En ceci, le couple se démarque de leurs prédé­ces­seurs : "C’est excep­tion­nel, c’est nouveau et on en est très fier", s'ébaubie Valé­rie Glomet, qui raconte n'importe quoi et zappe le couple Pompidou. 
Ajoutons que Bribri a fait débarrasser la porcelaine : Emmanuel serait-il impulsif? 

Les Macron ont décidé d'offrir une nouvelle jeunesse aux 260 mètres carrés dont ils disposent après les impor­tantes réno­va­tions qui ont retardé leur emmé­na­ge­ment. 
L'une a du goût. Et l'autre ?
Le couple a à sa dispo­si­tion les 15.000 pièces du Mobi­lier natio­nal. Ils doivent toute­fois adres­ser une demande avant de piocher leurs pièces favo­rites [dure, dure la vie de 'château']

Selon Bernard Brigou­leix, co-auteur de L’Ely­sée : Véri­tés et légendes, inter­rogé par Ouest-France en mai dernier : "On ne touche qu’aux appar­te­ments privés et aux bureaux, mais pas aux salon offi­ciels ".
Emma­nuel Macron garde le bureau histo­rique dans le salon doré comme bureau de récep­tion, mais installe un deuxième bureau au design épuré pour travailler. 
Brigitte Macron, elle, a déjà installé son bureau au rez-de-chaus­sée de l’aile privée, dans le Salon des Fougères. Celle qui porte une atten­tion parti­cu­lière à soigner son style moderne et chic en fait autant pour ses inté­rieurs. 

Résultat de recherche d'images pour "Kupka Elysée"Aupa­ra­vant, Georges et Claude Pompi­dou avait apporté une touche de moder­nité à l'Élysée en faisant appel au desi­gner Pierre Paulin, en installant des toiles d’art abstrait de Kupka et de Delau­nay. Mais Valéry et Anne-Aymone Giscard d’Es­taing avait réintroduit les styles Louis XV et Louis XVI dans les lieux. 
Mis à part le goût du contem­po­rain de François et Danielle Mitter­rand, le style empire a eu les faveurs de Jacques Chirac, François Hollande et Nico­las Sarkozy. 
Résultat de recherche d'images pour "mobilier des Macron a Elysee"En ceci, Emma­nuel et Brigitte Macron cassent la tradi­tion en comman­dant près de 1.300 meubles. C’est bien plus qu’une année normale, selon la direc­trice ameu­ble­ment du Mobi­lier natio­nal... Ca fait peur !

Pour se meubler à l'Elysée, l
e couple Macron a-t-il tapé sur son Livret A
ou sur les économies budgétaires que la présidence ne s'imposera pas ?

 

vendredi 15 septembre 2017

Levothyrox : l'ancienne formule disponible "dans 15 jours", se félicite Agnès Buzyn

Après plusieurs mois d'angoisses des patients, la ministre leur demande d'attendre encore "quinze jours" 

Nouvel exemple de non réactivité du pouvoir macronien

Résultat de recherche d'images pour "agnes buzyn"
Empathie, effet retard
L'ouragan Irma était annoncé sur les Antilles, mais le président trentenaire n'a pas pour autant fait la preuve de sa capacité d'anticipation. Depuis plusieurs mois, près de 9.000 patients jusqu'ici n'ont cessé de signaler des effets indésirables "graves" depuis l'instauration de la nouvelle formule du médicament du laboratoire Merck Serono (groupe Merck KGaA) en mars 2017 : fatigue, crampes, vertiges, maux de tête ou incapacité soudaine à se déplacer... Ils devaient s'administrer une nouvelle formule qui leur rendait la vie difficile ou à risques, mais personne n'a pris leur souffrance en compte. 

Dans l'affaire du 
Levothyrox, le pouvoir a donc pareillement manqué à ses obligations d'assistance sanitaire.
 L'ancienne formule de ce médicament indispensable au traitement de 3 millions de malades atteints de pathologies thyroïdiennes n'est plus actuellement accessible en France - le laboratoire Merck en a en effet le monopole - et il ne sera à nouveau disponible que dans les "dans les jours qui viennent", a annoncé la ministre la Santé, Agnès Buzyn, ce vendredi 15 septembre. 
D'autres médicaments "alternatifs" seront également mis en vente ..."dans un mois". Ces différents choix -qui étaient jusqu'ici refusés aux patients- leur permettront "progressivement de choisir le médicament qui leur convient le mieux", a-t-elle ajouté. 

"J'ai écouté la souffrance des malades," se félicite la ministre de la Santé

C'est en ces termes que, jeudi sur LCI, Agnès Buzyn s'est vantée de ne pas être sourde à la douleur des Français dont la vie était mise en péril par le manque de réactivité du gouvernement. 
La ministre avait cependant tenu à souligner qu'il n'y avait pas eu d'hospitalisations liées à la prise de ce médicament : des cas de décès auraient motivé la ministre à agir plus tôt... 

Elle a justifié sa passivité en rappelant que "le plus grand danger est d'arrêter le médicament" qui est "vital". "Si beaucoup souffrent d'effets secondaires, la grande majorité est confortable avec le traitement", avait-elle ensuite affirmé sur BFMTV. 
"Les gens se sont sentis quelque part floués de ne pas être mis dans la boucle, (...) de ne pas avoir été informés. Comme on partait du principe que le nouveau médicament était meilleur, (les médecins) ont quelque part pu sous-estimer la sensation et l'importance des effets secondaires", a-t-elle accusé, bien qu'elle-même hématologue, professeure des universités et ex-praticienne hospitalière.
A noter que Agnès Buzyn  - ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, nommé en mars 2016 par le président de la République - était mariée en premières noces à Pierre-François Veil, l'un des fils de Simone Veil, et qu'en secondes noces, elle a épousé Yves Lévy, directeur général de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et ancien conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso.
Le Levothyrox est prescrit à vie pour remplacer une hormone naturelle, la thyroxine, lorsque la glande censée la produire, la thyroïde, ne fonctionne pas bien ou pas du tout.

Cette hormone joue un rôle très important dans la croissance mais aussi sur le système nerveux. Le changement de formule ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution) mais porte sur des substances, appelées "excipients", qui lui sont associées, comme par exemple le lactose qui a été remplacé par le mannitol. Ces modifications visent à garantir une teneur en substance active plus constante - et donc normalement mieux tolérée - soutient l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), ex-AFSSAPS critiqué dans l'affaire du Mediator et dont des membres ont été soupçonnés de conflits d'intérêts dénoncés en mars 2011 dans un rapport du député Bernard Debré, urologue, et du directeur de l'Institut Necker, Philippe Even, remis au président de la République et dans lequel ils dénoncent entre autres les conflits d'intérêts des experts de l'Afssaps et critiquent leurs compétences.


Les premières offensives judiciaires sont toutefois lancées : selon l'avocate et ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy, une cinquantaine de nouvelles plaintes de patients mécontents, dont celle de l'actrice Anny Duperey, vont être déposées au Parquet de Paris dans les prochains jours.


Et, selon la ministre, il n'y aura pas de retour à l'ancienne formule.

dimanche 10 septembre 2017

Ouragan Irma: début de polémique sur l'impréparation du gouvernement français

Le gouvernement français meilleur dans l'enfumage que dans la prévoyance et l'action

Les oppositions de droite et de gauche ont dénoncé dimanche un manque de préparation des autorités face à l'Ouragan Irma

L'exécutif et la majorité présidentielle sont contents d'eux.
L'opposition a exprimé  dimanche son insatisfaction du gouvernement pour son imprévoyance depuis l'annonce de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dénonçant notamment un manque de préparation des autorités. 
"Il y a une défaillance de l'Etat à Saint-Martin et Saint Barthélemy, car le phénomène était attendu. Il y aujourd'hui, on le constate, un défaut d'anticipation", a ainsi déclaré le député Les Républicains Eric Ciotti, pour qui "l'Etat n'assume pas son rôle". "Il faut un retour d'expérience et je pense qu'une commission d'enquête parlementaire doit être mise sur pied pour établir si l'anticipation a été bien menée, après que le temps du secours soit passé", a ajouté le député des Alpes-Maritimes lors du Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL.  Irma a fait dix morts et 112 blessés dans la partie française de Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, dans les Antilles, selon un bilan provisoire. Sept personnes sont portées disparues.

Le ministre de l'Intérieur assurait dimanche soir que l'ordre républicain était rétabli...Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a une nouvelle fois promis d'y "projeter des moyens extrêmement importants".  
Mais Pepito fait des promesses après le passage d'Irma - - et avant l'arrivée de José, le tout pour dans les deux jours qui suivront... 

Le premier ministre et le chef de l'Etat ont décidé samedi de doubler les effectifs des forces présentes sur place , a insisté Gérard Collomb lors d'un point presse."
A la fois GIGN, GIPN, Légion étrangère qui arrivera sur place, afin de prendre en compte un certain nombre de problèmes", a-t-il précisé.  "Ces forces vont nous aider à rétablir la sécurité", alors que de nombreux témoignages font état de pillages, en particulier à Saint-Martin. 


"Pourquoi toutes ces mesures n'ont-elles pas été prises avant ?", s'est interrogé le député du Front national Gilbert Collard. 

"Quand on a des pouvoirs d'Etat, on doit toujours aller au-delà du prévisible dans la catastrophe. Il y a un manque de maturité, un manque de sens du déploiement de l'Etat", a-t-il ajouté sur BFM TV. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, s'est défendu de tout manquement. 
"On peut toujours faire plus, mais c'est une île. On ne peut pas, comme en Floride, organiser une évacuation, parce que ce n'est pas possible d'évacuer 80.000 personnes en 48 heures", a-t-il estimé lors du "Grand Rendez-vous d'Europe1/Les Echos/CNews". 

Il n'a pas hésité en outre à se retrancher derrière la succession de "deux épisodes climatiques d'une grande gravité", les ouragans Irma et José. Ce dernier est passé au large des deux îles dans la nuit de samedi à dimanche sans faire de nouveaux dégâts. "Les deux sont passé
s, aujourd'hui. Alors, dès aujourd'hui, dimanche 10, des militaires vont arriver sur place," a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.
"Sur place, c'est-à-dire en Guadeloupe...

VOIR un document aérien de la BBC concernant les îles britanniques voisines de Saint-Martin et Saint-Barthélémy :


Ile Saint-Martin dévastée par l'ouragan : peur et colère face à l'insécurité

Les habitants de Saint-Martin partagés entre peur et colère 

Aux destructions de l'ouragan Irma s'ajoute la peur des pilleurs : 

à Saint-Martin, la colère des habitants monte

La Baie orientale de Saint-Martin jeudi 7 septembre après le passage d'Irma.


Les pilleurs profitent du chaos pour se servir en toute impunité.
Depuis le passage de l'ouragan Irma, des magasins détruits sont pillés et des pillards s'en prennent aussi à des maisons dévastées sur l'île de Saint-Martin (Antilles françaises). Les forces de l'ordre sont dépassées par la situation : des renforts de sécurité ont été envoyés sur place mais n'arrivent pas sur l'île d'accès extrêmement difficile et les sinistrés se sentent abandonnés à leur sort. 

Des groupes agissent en plein jour, à la vue de tous.
Les habitants de l'île redoutent d'être pris pour cible des voyous. 

"Ils arrivent avec des camions entiers; c’est le chaos; on a peur," a encore déclaré, sur RTL, Murielle, paniquée. Cette habitante de l’île de Saint-Martin a décrit une situation inquiétante, où de nombreux pilleurs profitent des dévastations de l’ouragan Irma pour voler. 
"On ne peut pas nettoyer nos maisons; on est obligés d’être enfermés même en plein jour" a-t-elle précisé. 

Les forces de l’ordre sont complètement débordées par les dégâts de l’ouragan Irma, alors même que l’arrivée des renforts est encore partielle.
Pour Murielle, la situation est critique : "les gendarmes sont, quoi, une quinzaine, ils sont démunis; les pauvres ils sont fatigués."

"Ce qui règne sur l'île, c'est une grosse insécurité. 
Il y a des pilleurs; les gars sont armés, sortent de quartiers plus ou moins respectables et, après avoir pillé les magasins, après avoir pillé les entrepôts, ils vont venir piller les particuliers", déclare une habitante désabusée.
Sur l’île, entre pillage et rumeurs d’évacuation, "on n’arrive pas à sécuriser tous les points", a admis le major Mertz, détaché à Marigot.

VOIR et ENTENDRE Murielle, l'une des 35.107 habitants de l'île française de Saint-Martin, a dénoncé une situation de "chaos", d'insécurité et d'imprévoyance : lien RTL 

Cynique "On vous souhaite beaucoup de courage !" d'un journaliste - et humaniste - interrompant le témoignage d'une sinistrée pour passer un écran de pub... Priorité à l'information ! RTL s'autoriserait-elle un tel manque de compassion si Macron 1er était lancé dans l'une de ses péroraisons ?

Au-delà de l'insécurité et de la peur, 
c'est la colère qui anime les habitants de Saint-Martin 

Les rescapés d'Irma dénoncent le manque d'information et la gestion de la crise par les pouvoirs publics.
Certains se plaignent du manque d’information. 
"On ne sait pas comment se préparer, ni même ce qui nous attend", a raconté Steeve, âgé d’une trentaine d’années, à l'AFP. Seules les radios de la partie néerlandaise et de l’île d’Anguilla sont reçues à Saint-Martin. Neuf abris capables d’abriter "1.600 personnes" ont été ouverts à Saint-Martin, selon la ministre des Outre-mer Annick Girardin, restée dans l’île pour la durée de l’ouragan.

Dans une école de Galisbay (ouest de Saint-Martin) transformée en abri, un réfugié, Ludovic Coupan, n’a pas confiance: "Je ne me sens pas en sécurité, il y a trop de fenêtres", craint ce Parisien de 30 ans en vacances sur l’île, resté seul après l’évacuation de sa femme enceinte et de leur fille.

Dans l’île jonchée de détritus, morceaux de tôles, murets ou poubelles pourraient devenir des projectiles dangereux. L’eau et la nourriture, "acheminées sur place et stockées", doivent "désormais être distribuées à la population dans des conditions d’acheminement difficiles" [mais prévisibles, si des plans de secours et d'assistance existent] avec un "quadrillage" du territoire, a indiqué le premier ministre Edouard Philippe.

"Il nous reste 12 bouteilles d’eau, pour trois, pour se laver et boire", alors qu’il fait "une chaleur torride", a dénoncé au téléphone Olivier Toussaint, habitant de Saint-Barth, calfeutré. Il a mis du ruban adhésif sur ses vitres, au cas où elles exploseraient, ses volets anticycloniques ayant été détruits par Irma.

L'exécutif est-il à la hauteur ?

Un gendarme à Saint-Martin après le passage de l\'ouragan Irma, le 8 septembre 2017
Les pilleurs ont aussi bien dévalisé des pharmacies. 
Or, le pouvoir et la presse assurent que 410 gendarmes et 80 policiers seraient déjà sur place, outre trois escadrons de gendarmerie mobile, soit "240 gendarmes supplémentaires", vont ainsi être déployés dans les deux îles, a-t-il déclaré. Deux seront "opérationnels lundi". 

Le dispositif sera complété rapidement par des moyens militaires avec la mobilisation de trois compagnies supplémentaires, "un détachement du GIGN et un autre du GIPN". Une interdiction de circulation s’apparentant à un couvre-feu est instaurée à Saint-Martin entre 19 heures et 7 heures jusqu’à mercredi.

L’ouragan Irma a fait au moins dix morts et sept disparus dans les îles françaises, selon le dernier bilan. Cela porte à 25 le total des personnes ayant "trouvé la mort" dans les Caraïbes, si l’on ajoute six décès dans les îles Vierges britanniques, quatre dans les îles Vierges américaines, deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, deux à Porto-Rico, un à Barbuda.

Une insécurité constatée sur place par la ministre des Outre-mer.
 
A la demande d'Annick Girardin, plus de 400 gendarmes "sont déjà en route," selon la presse gouvernementale, relayant la propagande officielle. Le gouvernement entend contenir au plus vite cette violence. Des interpellations ont déjà eu lieu". Elles sont au nombre de 11, selon le ministère de l’Intérieur. 

Mais, tout en assurant qu'il a été a la hauteur du défi, la ministre des Outre-mer, a implicitement avoué l'imprévoyance de l'État en amont :
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"L'État a fait le maximum. Oui, ce qui est arrivé à Saint-Martin n'est jamais arrivé ailleurs. Et oui, on est ici sur une île au bout du monde. Ce n'est pas la métropole, où on prend des voitures et on trouve la solution", s'est agacée Annick Girardin. 

A. Girardin n'a-t-elle donc jamais entendu parler d'une île à seulement 980 kms de Saint-Martin, Haïti où, il n'y a pas un an, l'ouragan Matthew a fait un millier de morts, en octobre 2016 ?... Voir photo ci-dessus à gauche.

S
amedi soir, après une réunion de crise à l’Elysée, "conscient de la peur, de l’épuisement et de l’angoisse" sur place, le premier sinistre Edouard Philippe a fait part  de la "mobilisation totale de l’Etat", critiquant ceux qui "voudraient faire vivre telle ou telle polémique".

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, invitée sur RTL vendredi 8 août, a déclaré que des renforts allaient arriver "dès que possible" et qu'ils "contribueront à rétablir l'ordre dans les plus brefs délais". 
Le rétablissement de l'ordre est-il dans les fonctions de la ministre de la Justice ? 

En Floride, les autorités ont anticipé les ravages d'Irma et plus du quart de la population est sous le coup d’un ordre d’évacuation.

Le coût des dommages provoqués par l'ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy est évalué désormais à 1,2 milliard d'eurosselon la Caisse centrale de réassurance (CCR). 
Probablement sous-estimé, ce coût sera répercuté sur les cotisations d'assurances et l'Etat devra effectuer des arbitrages qui pèseront sur les budgets des contribuables.