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dimanche 10 septembre 2017

Ouragan Irma: début de polémique sur l'impréparation du gouvernement français

Le gouvernement français meilleur dans l'enfumage que dans la prévoyance et l'action

Les oppositions de droite et de gauche ont dénoncé dimanche un manque de préparation des autorités face à l'Ouragan Irma

L'exécutif et la majorité présidentielle sont contents d'eux.
L'opposition a exprimé  dimanche son insatisfaction du gouvernement pour son imprévoyance depuis l'annonce de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dénonçant notamment un manque de préparation des autorités. 
"Il y a une défaillance de l'Etat à Saint-Martin et Saint Barthélemy, car le phénomène était attendu. Il y aujourd'hui, on le constate, un défaut d'anticipation", a ainsi déclaré le député Les Républicains Eric Ciotti, pour qui "l'Etat n'assume pas son rôle". "Il faut un retour d'expérience et je pense qu'une commission d'enquête parlementaire doit être mise sur pied pour établir si l'anticipation a été bien menée, après que le temps du secours soit passé", a ajouté le député des Alpes-Maritimes lors du Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL.  Irma a fait dix morts et 112 blessés dans la partie française de Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, dans les Antilles, selon un bilan provisoire. Sept personnes sont portées disparues.

Le ministre de l'Intérieur assurait dimanche soir que l'ordre républicain était rétabli...Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a une nouvelle fois promis d'y "projeter des moyens extrêmement importants".  
Mais Pepito fait des promesses après le passage d'Irma - - et avant l'arrivée de José, le tout pour dans les deux jours qui suivront... 

Le premier ministre et le chef de l'Etat ont décidé samedi de doubler les effectifs des forces présentes sur place , a insisté Gérard Collomb lors d'un point presse."
A la fois GIGN, GIPN, Légion étrangère qui arrivera sur place, afin de prendre en compte un certain nombre de problèmes", a-t-il précisé.  "Ces forces vont nous aider à rétablir la sécurité", alors que de nombreux témoignages font état de pillages, en particulier à Saint-Martin. 


"Pourquoi toutes ces mesures n'ont-elles pas été prises avant ?", s'est interrogé le député du Front national Gilbert Collard. 

"Quand on a des pouvoirs d'Etat, on doit toujours aller au-delà du prévisible dans la catastrophe. Il y a un manque de maturité, un manque de sens du déploiement de l'Etat", a-t-il ajouté sur BFM TV. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, s'est défendu de tout manquement. 
"On peut toujours faire plus, mais c'est une île. On ne peut pas, comme en Floride, organiser une évacuation, parce que ce n'est pas possible d'évacuer 80.000 personnes en 48 heures", a-t-il estimé lors du "Grand Rendez-vous d'Europe1/Les Echos/CNews". 

Il n'a pas hésité en outre à se retrancher derrière la succession de "deux épisodes climatiques d'une grande gravité", les ouragans Irma et José. Ce dernier est passé au large des deux îles dans la nuit de samedi à dimanche sans faire de nouveaux dégâts. "Les deux sont passé
s, aujourd'hui. Alors, dès aujourd'hui, dimanche 10, des militaires vont arriver sur place," a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.
"Sur place, c'est-à-dire en Guadeloupe...

VOIR un document aérien de la BBC concernant les îles britanniques voisines de Saint-Martin et Saint-Barthélémy :


vendredi 19 juin 2015

Le président Hollande en campagne distribue des cadeaux

Le chef de l'Etat joue au Père Noël avec nos impôts

Le candidat socialiste multiplie les déplacements et les cadeaux
Le président achète les électeurs
Il emballe son bilan dans du papier-cadeau, à moins de deux ans de la présidentielle. "Quand on se déplace, il faut toujours arriver avec une bonne nouvelle". Le papy-gâteau de l'Elysée a fait sienne cette maxime de François Mitterrand. Au cours de sa tournée aux airs de campagne électorale des dernières semaines, il n'a pas été avare d'annonces et de bonnes nouvelles de toutes sortes: " ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie "! et Le Monde se félicite de l'accueil chaleureux qui lui est réservé.

Il distribue et endort. Ainsi, début mai aux Antilles, François Hollande distribue les rallonges budgétaires et les équipements médicaux comme des petits pains. Hollande s'est efforcé de plaire à la population locale. Ainsi, à Saint-Barthélémy, a-t-il proposé un "compromis" pour régler un contentieux fiscal entre l'Etat et l'île, né d'une situation inédite de dotation négative depuis son indépendance de la Guadeloupe. Selon ce "compromis", l'île ne rembourserait que "la moitie de sa dette, soit un effort de 20 millions d'euros". 
Le chef de l'Etat avait aussi des mesures plein sa hotte pour le reste des Antilles. François Hollande a ainsi annoncé une rallonge de 750.000 euros pour l'université des Antilles, pour faire baisser la pression entre les pôles martiniquais et guadeloupéen, appelant les deux composantes à "faire vivre l'unité". Il a aussi promis samedi que la Martinique et la Guadeloupe seraient dotées chacune d'un cyclotron, équipement de pointe dans le diagnostic du cancer, avec une participation, à définir, de l'Etat dans les deux projets.
Le 20 mai à Carcassonne, il affirme qu'il est "fidèle à mes engagements" et annonce le prélèvement à la source. Samedi dernier au Mans, il réaffirme qu'il n'était pas en campagne électorale et annonce l'ouverture d'un nouveau commissariat, mais il est sifflé aux 24 Heures, lorsque le speaker prononce son nom. Le lendemain à Bordeaux, il rassure les viticulteurs sur la loi Evin, mais les députés ne suivent pas le gouvernement qui demandait la suppression d'un amendement du Sénat faisant la distinction entre information et publicité sur l'alcool.
Cet été, le président de la République ira au festival d'AvignonC'était impensable l'année dernière, tant la relation avec les intermittents était tendue. Mais cette année, la loi Rebsamen pérennise leur régime d'assurance-chômage. François Hollande ira donc s'en féliciter entre deux représentations.

La stratégie électorale est à l'emballage du bilan sous papier-cadeau

C'est la politique des petites graines semées partout en France. A l'Elysée, on assume. "C'est le bon moment car une fois happés par la présidentielle, on ne pourra plus parler du bilan", explique un conseiller anonyme. "Mais il faut qu'il y ait un souvenir de ce qui a été fait [offert], et ce souvenir, on le construit maintenant". On le fabrique.

Et il ne s'arrêtera pas là. Le président a prévu de tenir d'autres discours très politiques pour défendre son bilan, courant septembre. Avant que de suspendre, contraint et forcé, la distribution, une fois engagée la campagne des élections régionales de décembre.

samedi 9 mai 2015

Hollande confond campagne électorale, voyage officiel et vacances aux Caraïbes

Mélange de l'utile à l'agréable ou conflit d'intérêts?

Visite de cinq îles au soleil en... cinq jours 

Hollande aime les riches
de Saint-Bath, de loin
Les UV pour Valls, mais les tropiques pour Hollande. Le président s'est éloigné de Paris pendant les vacances du grand pont du 8 mai pour faire une tournée de dans la Caraïbe commencée vendredi à Saint-Barthélémy et Saint-Martin, deux petites îles antillaises un peu oubliées où aucun locataire dilettante de l'Elysée n'avait osé venir depuis au moins quinze ans. "Merci d'être ici (...) Merci d'avoir attendu si longtemps", a lancé le président de la République à peine posé sur l'aérodrome de Saint Barthélémy, confetti de 21 km2, peuplé de 9.000 habitants.
La 
précédente visite présidentielle est celle d'un président vivant, Valéry Giscard d'Estaing, en 1980, avant la venue de François Hollande. Et l'accueil a été à la hauteur, même si "Saint-Barth", "l'île des milliardaires" au tourisme de luxe, n'a donné que 17% de ses voix à François Hollande en 2012. "Vive la France. On est en France ici !", ont lancé des enfants des écoles rassemblés sur son passage, après une Marseillaise chantée à tue-tête par une jeune chorale devant le monument aux morts. Christiane Taubira a-t-elle consenti à entonner l'hymne national et parmi des riches ? "On n'est pas pas toujours d'accord avec vous mais vous êtes formidable", aurait lancé une habitante anonyme, si on veut bien croire l'AFP....

Un échange de bons procédés: des sourires contre des millions
Les Segollande en vacances
au frais de Marianne
La presse n'a entendu que des mots gentils d'encouragement... "Bravo!", "continuez!" "courage!", à Saint-Martin, île binationale franco-néerlandaise où il posait le pied quinze ans après Jacques Chirac en 2000, François Hollande a fait une cure de calinothérapie comme il n'en connaît plus depuis des mois en métropole. "Il est enfin entré dans un halo d'amour, ça fait du bien", s'étonnait la ministre de l'Outre-Mer, George-Pau Langevin, Guadeloupéenne soumise à l'ISF, comme Victorin Lurel, et ils se comptent pourtant sur les doigts de la main... "Sur ces terres éloignées l'accueil est toujours généreux", constatait l'ex-compagne du président, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, dans cette collectivité de 40.000 habitants qui ont voté à 51,5% Hollande en 2012. Les Ségollande ne prenaient pas de risques: que du bon temps...

En retour, François-le-généreux s'est efforcé de combler les attentes de ces deux collectivités devenues en 2007 des collectivités territoriales d'outre-mer (COM), émancipées de la Guadeloupe. Le chef-de-l'Etat-qui-paie a ainsi proposé à Saint-Barthélémy, un "compromis" pour régler un contentieux fiscal entre l'Etat et l'île, né d'une situation inédite de dotation négative -d'un montant de 40 millions d'euros- depuis le changement de statut. Selon ce "compromis", l'île ne rembourserait que "la moitie de sa dette, soit un effort de 20 millions d'euros" pour la métropole"L'autonomie, ça ne veut pas dire que la solidarité nationale a disparu", a de lui-même rassuré François Hollande, déterminé à être le bienfaiteur des îliens avec l'argent commun. 
Devant les élus de Saint-Martin, le président-candidat aux frais de la princesse a énuméré une série d'annonces: adaptation des règles concernant le RSA, qui plombe les finances de la collectivité, renforcement du contrôle de l'immigration et du nombre de gendarmes mobiles, création d'une chambre détachée du tribunal de Grande instance de Basse-Terre...


2017 vaut bien ce déplacement record du quinquennat
Un catalogue que le bienheureux a conclu sur une remarque désopilante sur son inconscience: "Si le ministre des Finances était là, il commencerait à s'inquiéter de mes propos !" Si ses promesses sont officiellement des "propos", les badauds risquent d'être déçus.


La tournée de cinq jours de Hollande dans la Caraïbe se caractérise par un bric-à-brac incohérent  : proximité avec les Français, grands thèmes internationaux (la mémoire de l'esclavage, le climat) et diplomatie à bon compte avec une visite historique à Cuba, lundi. La levée de l'embargo a été décidée par le président américain, mais le coucou français s'est précipité pour lui griller la politesse, misant sur ce manque de savoir-vivre pour rebondir.


A la Martinique, François Hollande préside samedi un sommet régional sur le climat, en prévision de la COP 21 en décembre à Paris. 



Dimanche en Guadeloupeil inaugurera un grand centre de mémoire sur l'esclavage, en présence des représentants de la Caraïbe, ainsi que de plusieurs présidents africains. Hollande laissera 6 millions sur son passage, valables pour la Martinique et la Guadeloupe, au profit des pêcheurs des Antilles, ainsi que de sa popularité.



Il passera deux des cinq jours à l'étranger

Dans la foulée, il ira les lundi 11 et mardi 12 mai à Cuba où il sera le premier président français à se rendre en visite officielle depuis plus d'un siècle.
Il fera un arrêt symbolique en République de Haiti. En janvier 2010, l’ouest de la " Perle des Antilles" a pourtant été ravagée par un violent tremblement de terre qui a tué environ 200.000 personnes, doublé d'une épidémie de choléra qui, à elle seule, a fait 6.500 morts. Les États-Unis y avaient dépêché 16.000 militaires, l’Union européenne, 1.500.

Pentecôte dans l'hémisphère sud ? 
Wallis-et-Futuna ou Tahiti...

mardi 24 décembre 2013

Un cas de chikungunya confirmé chez Taubira en Guyane

Taubira, aussi facteur de poussées de fièvres sociétales en métropole 

La ministre de la justice a provoqué de fortes montées de température en France
Portrait robot: 
ailes franchement noires (sans tâches),
allure pataude, facile à écraser en vol:
mesure moins d’1 cm. 
Christiane Taubira a déjà importé le désordre en France hexagonale avec le mariage homosexuel et une psychose de haine raciale à son endroit. Va-t-elle maintenant provoquer un désordre sanitaire en France? 
Le chikungunya, virus transmis par un moustique qui provoque forte fièvre, douleurs articulaires et musculaires, a en effet été confirmé en Guyane, son lieu de naissance, a-t-on appris lundi auprès de l'Agence régionale de santé (ARS). Et ce moustique, le moustique tigre, est le vecteur de transmission de deux maladies : le chikungunya et la dengue.

Marisol Touraine ne bronche pas

Un cas confirmé a pourtant été "importé" en Guyane alors que "l'épidémie de chikungunya poursuit sa progression sur l'île de Saint Martin", dans les Caraïbes, précise un communiqué de l'ARS. "En Martinique, la confirmation biologique de deux cas de chikungunya révèle l'introduction du virus sur l'île", ajoute l'ARS.
Le guadeloupéen Victorin Lurel est donc également exposé.

La presse occulte le risque épidémique
"Les mesures de surveillance renforcée et de lutte anti-vectorielle" vont pourtant "s'intensifier" pour "éviter la diffusion du virus", selon la même source, tandis que l'information des populations et bloquée.

Taubira va-t-elle nous contaminer ?

La Guyane est en effet actuellement en proie à "une période pluvieuse" et à une "intensification des déplacements de personnes" notamment entre les Antilles et la Guyane "à l'occasion des fêtes de fin d"année", note encore le communiqué.
"Ces deux facteurs sont favorables à l'extension de la circulation du virus", souligne l'ARS.

En mars 2006, le chikungunya avait fait son apparition en Guyane, importée par une personne ayant séjourné sur l'île de Madagascar.
A l'époque, le virus ne s'était pas répandu, mais les conditions climatiques étaient différentes.

Hollande a autorisé Taubira à retourner au pays pour Noël
Alors que l'AFP fournit aux organe de presse l'élément de langage prêt à diffuser selon lequel les ministres prendraient des vacances studieuses et que le président dilettante resterait "au travail", Christiane Taubira avait la banane. Elle a eu droit à un traitement de faveur en attendant un traitement hospitalier en Guyane: "J'ai le droit. C'est quatre fois et demi deux heures. Oui, j'ai une dérogation du président !", a-t-elle assuré, la règle "tacite" (!) fixée par le comique de l'Elysée étant de ne pas partir à plus de six heures de Paris.

Faut-il mettre Christiane Taubira en quarantaine?
Selon les experts, en Guyane, le moustique aedes aegypti peut véhiculer le chikungunya durant environ 3 semaines après avoir piqué une personne qui a le virus.
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La presse ne sort pas grandie
de cette photo ridicule de sa sujétion au pouvoir 
L'auteure de la photo, Cécile Duflot, d'humeur badine, a pris la meute des photographes de presse en photo pour le départ en vacances des ministres.
La ministre du Logement est déjà visiblement porteuse du virus de la dengue.

mardi 9 juillet 2013

Ayrault aux Antilles, la gauche caviar pour épater le métis

Et si un Antillais venait à l'empoisonner !

Sous les cocotiers, la République gourmande...


Les ors et les fastes de la République ont eu droit de cité en terre de Tropiques, lors de la récente visite du locataire de Matignon. 

Le pantagruélique plateau de fromages,  énorme
cerise sur le gâteau ministériel, 
à la Résidence 
départementale du Gosier

Vue sous l'angle d'une conception culinaire plutôt surprenante des réceptions ministérielles en pleine période de restrictions budgétaires, la sauce créole a pu paraître bien chère pour un bouillon d'importation, au goût de certains convives conviés à ces agapes “citoyennes”. Aperçus critiques.

Sous l'Ancien Régime, les intendants étaient les personnages centraux
de l'Administration royale dans les provinces. 


Un buffet "citoyen" aux couleurs métisses de la République en terre tropicale...

Sous le Nouveau Gouvernement, l'Intendant de Matignon s'est posé, inspirant le souffle des alizés, en personnage central de l'organisation des buffets ministériels dans les départements français d'Amérique.
C'est dire le grand écart protocolaire observé par quelques traiteurs locaux, invités chez eux, en Guadeloupe, à participer à la réception des quelque 500 invités d'une - somme toute - plutôt effarante “rencontre avec la société civile”, à la Résidence départementale du Gosier, au soir du 27 juin dernier.

Les petits plats chez les grands

Peu habitués au grand chic des Grands de ce petit monde [de la gauche caviar]
, certains des invités - parmi les traiteurs locaux y compris - ont eu quelque mal à en croire leurs yeux, au vu du monceau de victuailles importées - à grand frais ? - par les "organisateurs hexagonaux" de ce grand raout culinaire en terre tropicale.

©  - Sur le tarmac de l'aéroport, les containers Servair attendent leur cargaison, débarquée des avions-cargos proches... -
Sur le tarmac de l'aéroport, les containers Servair 
attendent leur cargaison, débarquée des avions-cargos proches

Pour clore le menu citoyen du soir, aux allures résolument “élyséennes”, le plat - importé - des fromages a fait figure d'énorme cerise sur le gâteau ministériel. Allergiques au lactose s'abstenir !
©  - En route vers la Résidence départementale du Gosier, les deux camions chargés de victuailles venues des fournisseurs "officiels", sous bonne escorte de gendarmes motorisés... -

En route vers la Résidence départementale du Gosier,
2 camions chargés de victuailles
venues des fournisseurs "officiels",
sous bonne escorte de gendarmes motorisés

Quant aux oreilles de quelques observateurs locaux, “passeurs de plats” improvisés, elles avaient déjà quelque peu sifflé - de leur propre aveu - quelques jours auparavant, lors de l'arrivée anticipée du Grand Intendant soi-même, en charge de l'organisation des grands buffets “Matignonesques”, singulièrement sur-motivé pour celui de la “Rencontre citoyenne” du Gosier.

©  - Le fromage, dans tout son éclat ministériel... -  Chaussures Weston foulant la pelouse départementale, ceinture Hermès marquant la taille de son Importance, l'Intendant des hautes œuvres gustatives au service de ses Eminents convives a donné le “la” du concert gourmand prévu à la Résidence gosiérienne. Il a, pour ce faire, distillé ses instructions indiscutables en matière de répartitions alimentaires : 50% des victuailles et liquides rassemblés venus des fournisseurs “français" (parisiens, autrement dit: jambons, fromages, vins, champagnes…) et 50% de produits “locaux”.
Une parité transatlantique aux saveurs "un peu épicées, quoi !", s'est-il amusé. Un trait d'esprit qui n'a fait rire personne, faut-il le préciser, dans les rangs des "locaux" présents, effarés face à l'aplomb de Sa Suffisance !

Quant à cette autre 
injonction en faveur d'une présence, en fond de décor, des cocotiers de la Résidence pour connoter l'ambiance créole autour d'un Premier ministre [amateur d'exotisme?] en visite chez ses concitoyens des départements d'Amérique, elle valait aussi son pesant de… noix de coco

Amitié citoyenne
[à la bonne franquette socialiste?]


Manifestement, l'esprit d'amitié citoyenne a soufflé fort ce soir-là, en faveur des représentants de la "diversité" invités à faire bombance aux frais des contribuables de France !


Précisons enfin, pour mesurer l'ampleur des appétits ministériels, que peu avant l'avion chargé des ministres en visite, escortant le Premier d'entre eux,
deux avions-cargos arborant le pavillon tricolore de la République avaient atterri sur le tarmac de l'aéroport Pôle Caraïbes, au Raizet, pour acheminer en bon ordre les deux containers Servair de denrées alimentaires destinées à nourrir le cortège ministériel...

Seule certitude :
entre la droite “Fouquet's” et la gauche “caviar”, il y a parfois, pour le citoyen “lambda” des Tropiques, de quoi se méprendre, sous les cocotiers de la République gourmande…

Un article de Daniel ROLLÉ dans MAXImini.com, publié le 03/07/2013 à 10:32:29 en Guadeloupe (Agence Presse Média Caraibes Gp)

Ayrault était venu travailler et non point faire ripailles avec ses métis d'Amérique

Alors que la Guadeloupe connaît un regain de violences malgré une zone de sécurité prioritaire (ZSP) à Pointe-à-Pitre, cette débauche de moyens ostentatoires autorise néanmoins la presse neutre et même objective, voire indépendante, se croit autorisée à assurer  le contribuable que   le Premier ministre a effectué aux Antilles un séjour aussi utile et constructif que dispendieux. Mais en grandes pompes ! Bien que la république socialiste mène grand train en dépit de la crise et malgré le déficit budgétaire - 3 nouveaux milliards non financés cette année -,  le sombre Ayrault est venu escorté de huit ministres adresser un message d’espoir et de solidarité aux Guadeloupéens et aux outre-mer, Pau-Langevin et Lurel avaient la charge d'encadrer Nicole Bricq, désormais de toutes les sorties. " La Guadeloupe est un département qui a des droits, comme tous les départements de France, et je suis venu faire part de ce message sur le thème du progrès, du développement et de l’égalité", a déclaré le Premier ministre, cette après-midi, à la descente de l'avion en provenance de Martinique. Ca, au moins, ça ne mange ni pain ni fromage.Jean-Marc Ayrault promet d'apporter des réponses aux doléances qui lui seront faites par les acteurs économiques, et il essaiera, a-t-il dit, de redonner confiance... Des négociations ont été engagées à la sous-préfecture entre un conseiller du chef du gouvernement et les gérants de stations-service, puis avec les acteurs du BTP.La priorité, c'est l'emploi: le chômage frise les 30% et les 60% chez les jeunes...
Si Ayrault est venu leur apporter du rêve !...

mercredi 9 janvier 2013

Nicolas Bedos, un "sale mec" pour des Antillais offensés

Une association antillaise porte plainte pour injures 

"L'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale"

C'est ce que fait valoir l'association Collectif Dom qui a porté plainte contre le chroniqueur, ce lundi pour injures publiques raciales. L'hebdomadaire Le Point le dit "visé" par une plainte...

"Enculé de nègre", ça ne passe pas, comme le fils Bedos appelle les  "autochtones oisifs" antillais dans deux articles que le site Internet de Marianne a accepté de publier fier d'héberger un raciste présumé, présumé drôle
Ses expressions inspirées d'une époque révolue éclairée à la bougie ne peuvent être justifiées par l'humour, pas plus que la caricature insultante d' "une commère aux hanches guadeloupéennes" qu'il ne se permettrait pas à l'endroit (ni à l'envers) d'Audrey Pulvar: "boudin créole", c'est réservé aux autres, à l'UMP).  Notons d'ailleurs que ce trentenaire déséquilibré, arbitre des élégances parisiennes et antillaises, découvre "sur le tard", que son " ministre du Budget de gauche aurait, par le passé, ouvert un compte secret en Suisse, m'apprenant que les socialistes ne travaillent plus bénévolement. " Que peut-on attendre d'un bobo microcosmique, tel un Depardieu en exilé fiscal, qui en est  à considérer que "dans tous les cas, me les peler à Paris ne sauvera pas les finances". Pour l'heure, sa propre fiancée qui "enfonçait désormais ses ongles sur l'application Bourse.com de son iPhone 5, vitupérant la 'feignasserie' d'un pays sursyndiqué", se fait chambrer. S'identifie-t-il d'ores et déjà à ces amis fraudeurs fiscaux socialistes et anticipe-t-il les mêmes excuses à son profit: "Possèdent-ils, eux aussi, des ex-femmes coûteuses, plusieurs cartes godes et une morale douteuse ? "
Que le nanti socialo-gaucho traîne sa propre oisiveté sur tous les continents et considère toutes les misères humaines par désoeuvrement, ça va un instant. Au-delà du ton arrogant et des mots blessants, le personnage  du déséquilibré au regard brillant perturbe et le moralisateur provoquant ne corrige aucun des travers qu'il dénonce. Le mal-être de l'enfant gâté inspire la plus grande compassion  pitié. "N'ai-je plus le droit d'expectorer un mépris réminiscent ?" écrirait-il.


Le comique se défend avec véhémence


Il met les associations en procès

Nicolas Bedos, joint par France Info, a fait part de sa colère face à ces "accusations", selon les termes de la radio de service public. Il estime aller – à travers ces deux chroniques – "dans le sens des gens qui viennent de m'attaquer"

L'humoriste prétend "faire l'éloge de cette île, de l'indépendance d'esprit, de la liberté. Je fais la critique des colons, des Békés et des bourrins. Donc qu'on ne m'attaque pas sur ce que je dénonce". Les Békés sont des "bourrins" et des "enculés" ravis et on a le droit de le clamer !


Pour le méprisant Nicolas Bedos, "il faut avant tout apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ca me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré". Le "nègre" serait-il donc stupide, Monsieur Bedos ? 
Selon ce philosophe parisien, employer le terme "nègre" "le banalise pour mieux le dénoncer".

Pour lui, "il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette".



Le "second degré", un brin élitiste et méprisant dans la bouche fétide de ceux qui l'invoque comme un article de la Constitution, ne justifie en aucune façon le manque de respect "juste et citoyen" dont on le décore. 
Charlie Hebdo fait des ravages dans la gauche et notamment parmi les "bourrins" du rire... 

La délicate Sophia Aram, chroniqueuse du service public sur France Interdonne-t-elle dans le second degré quand elle qualifie certains électeurs Français de "gros cons", et s'est-elle rangée solidairement au côté de N. Bedos pour maltraiter les Antillais ?


Nicolas Bedos reprend la technique malsaine de François Hollande

Au cours d'un déjeuner réunissant plusieurs journalistes amis (dont ceux d'Europe 1, de l’AFP et du Parisien), le candidat PS a prononcé une expression qui a indigné. L’expression "sale mec" a provoqué une courte polémique dans les media à la parution d’un article dans Le Parisien. "Pour Hollande, il n’y a pas de mystère : c’est bien le chef de l’Etat, ‘un président en échec’, ‘un sale mec’, qui se cache derrière les formules de l’UMP", révèla Le Parisien. 
Les media sympathisants développèrent alors leur interprétation tendant à assurer que l'injure avait bien été prononcée par le candidat PS, mais que les propos du député de Corrèze avaient été sortis de leur contexte. Rien que du classique, mais dans les circonstances et sur le fond, c'était un peu court...


Le candidat de la gauche, qui avait décidé de faire monter la pression en adoptant un ton plus offensif en 2012, pour ce faire, évoqua donc le dossier Nicolas Sarkozy, sa stratégie et ses arguments, et lâcha le terme insultant de "sale mec" désignant son adversaire et déclencha l'ire de l'UMP. Mais François Hollande, assurèrent certains, imaginait en fait le chef de l’Etat s’adressant aux Français : "Il va aller devant les Français et qu’est-ce qu’il va leur dire : ‘je suis un président de l’échec depuis 5 ans, je suis un sale mec…mais réélisez-moi…parce que moi je suis le seul capable de gouverner…et j’ai le courage d’affronter l’impopularité’", a habilement déclaré le sournois. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'autre ! 
Que peut-on espérer de plus courtois de la part de socialistes qui se cachent derrière un rideau de l'Assemblée nationale pour faire croire qu'un texte sera voté par la droite, faute de socialistes présents dans l'hémicycle ? 

Lien PaSiDupes - La partie de cache-cache d'élus socialistes : Loi Hadopi rejetée ? Un bon coup pour rienQui croit encore au fair-play socialiste, après le tromperie du PS ?

Matthieu Croissandeau assume son analyse. 

"Le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l’estime qu’il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin (mercredi), de le publier."


Nicolas Bedos va-t-il trouver le soutien de la politique et médiatique. Marianne va-t-il lui garder sa confiance et buzzer ? Car Bedos-le-fils (qui pense avoir de l'esprit) ne procède pas autrement et nous verrons si un collectif noir arrive à obtenir justice de propos insultants, là où un président blanc en exercice n'y parvient pas.



Le collectif vise donc trois expressions de ses écrits "au plutonium" (sic): dans la chronique intitulée "Indolence insulaire", il dénonce les expressions "enculé de nègre" et "indolence insulaire". Dans celle titrée "Un voyage en Chirac", il vise l'expression "autochtones oisifs". 

"Les termes méprisants contenus dans ces chroniques constituent, pour les originaires des Antilles, une grave atteinte à leur honneur", ont estimé les avocats du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Me Eddy Arneton et Jules Ramaël

Ces expressions employées par l'humoriste ne peuvent être justifiées par l'humour car "l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale", note dans sa plainte le Collectif qui estime en outre que "les stéréotypes et amalgames utilisés par le chroniqueur sont légion"

Jules Ramaël explique que l'humour déployé dans ces deux chroniques est "néfaste pour la communauté antillaise puisqu'il contribue à vulgariser et à banaliser des propos racistes".


La plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris auprès du doyen des juges d'instruction. Il reviendra au tribunal de trancher le débat sur le caractère ou non d'injure raciale des expressions employées.

jeudi 19 janvier 2012

Hollande reconnaît que tout n'est plus possible comme avant la crise de la dette

Angoissé, Hollande est obsédé par le projet Aubry et le bilan Sarkozy


Rares plans larges
au cours de la visite-éclair du
candidat PS aux Antilles
qui a suscité peu d'intérêt dans la population


Depuis les Antilles,
le candidat PS prend ses distances avec les agences de notation

Pire qu'une agence de notation: l'électeur
Sous le soleil des Antilles, François Hollande se sent lui aussi placé sous surveillance. En pleine crise financière, et alors que la France vient de perdre son triple A, le candidat socialiste prend un soin méticuleux à éviter "toute image qui pourrait donner l'impression d'une espèce de moment de détente…"

"On voit bien qu'on est observés" , confie le suspicieux. "Et puis les Français ne sont pas dans la fête," croit-il bon d'ajouter. Le candidat qui pense être capable de monter un projet en s'inscrivant simplement en négatif du bilan du Président sortant se croit pourtant attentivement observé par l'UMP, qui n'a qu'à attendre chacun de ses faux pas et reculades.

L'équipe du candidat socialiste a même soupçonné la maire UMP de Basse-Terre, Lucette Michaux-Chevry, d'avoir coupé l'alimentation électrique du gymnase où il tenait un meeting... Si -comme on l'espère- il ne croit pas à tout ce qu'il dit, les media rebondissent en revanche sur toutes ses idées saugrenues.
Ainsi ne leur vient-il pas à l'esprit que les indépendantistes ont pu vouloir lui dire leur façon de penser ?

Plutôt que de prendre le risque d'apparaître dans une ambiance festive, François Hollande a même préféré annuler une visite prévue dimanche dans une association carnavalesque. Dès l'atterrissage, samedi, son porte-parole Bruno Le Roux avait prévenu: "Il va garder son costume pendant trois jours." C'est donc en veste et cravate, la mine grave et le ton cérémonieux, qu'Hollande a traversé la Guadeloupe.
L'obsession du ridicule le pousse ainsi à refuser le port du casque de sécurité dans ses visites-éclairs d'usines.


Marges de manœuvre rétrécie

Il était venu assurer les habitants de l'outremer de l'attachement que leur porte la République, mais il n'a évidemment pas échappé à la question du triple A. La dégradation de la note française est aussi une mauvaise nouvelle pour lui. Ne serait-ce que parce que s'il gagne en mai 2012, comme le lui promettent les sondages, ses marges de manœuvre s'en trouveront rétrécies.
"Nous avions déjà intégré l'ensemble de ces paramètres" assure-t-il en rappelant que "depuis la publication du projet du PS, il y a déjà eu des changements importants du contexte économique". À Paris, Michel Sapin, chargé du programme du candidat, prépare le terrain et l'a assuré: "Le projet sera adapté à la situation extrêmement grave de la France."

La dégratation d'un A par une seule des trois agences de notation n'aura pas plus d'impact sur le contenu du programme qu'il annonce pour fin janvier que sur la politique du gouvernement. Mais, dans ses discours aux Guadeloupéens, Hollande laisse transparaître son angoisse, transmet sa peur et met en garde: "Tout ne sera pas possible, admet-il aujourd'hui. Il y aura nécessairement un renchérissement du coût du service de la dette. Et donc une réduction des marges de manœuvre financières.
Mais il a pour mission de rassurer et de promettre sa protection: "Je ne me mets pas dans les mains des agences de notation (…) Je n'ai jamais dit qu'il fallait conserver le triple A à tout prix pour ensuite être obligé de constater sa perte."


Une grande réforme fiscale

Hollande rêve de remporter la présidentielle pour gagner un peu en sérénité et mise tout sur le début de son éventuel quinquennat piour "redonner confiance".
Un peu à la manière de Nicolas Sarkozy en 2007, François Hollande espère que son élection créera un choc de confiance susceptible de provoquer le retour de la croissance. «Nous allons faire, dès les premières semaines, les grands textes, les grandes mesures qui nous permettront d'être efficaces», explique-t-il. Puis, dans une allusion à la soirée du ­Fouquet's du 6 mai 2007, il prévient: «Quand on ne réussit pas le début, on ne peut pas réussir la fin.»

Pour réussir son début, s'il est élu, Hollande promet notamment une grande réforme fiscale pour réorganiser la distribution des richesses et séduire son aile gauche. "Nous allons demander plus à ceux qui ont plus pour donner plus à ceux qui ont moins", tranche-t-il. Sans plus de détails. Il préfère éluder les demandes de précisions sur ses propositions. Lorsque la presse locale l'interroge sur la question de "l'indexation", il se montre assez flou dans sa réponse. "Le mieux est de traiter ces questions avec calme, méthode et concertation", esquive cet adepte de la langue de bois.

Dans ces moments de grande solitude de l'économiste, c'est dans l'antisarkozysme qu'il tente de trouver refuge.
Samedi soir, en meeting, il avait ainsi pointé la responsabilité du chef de l'État dans la perte du triple A. "Ce n'est pas la France qui a été dégradée. C'est une politique, c'est une stratégie, c'est une équipe, c'est un gouvernement, c'est un président", avait-il polémiqué devant un millier de militants. C'est ce qu'ils attendent et c'est tout ce qu'il a à leur offrir !

lundi 16 janvier 2012

Aux Antilles, Hollande se présente en "candidat de l'espérance lucide"

François Hollande contourne le carnaval, mais se jette des fleurs


Le candidat PS cherche l'inspiration à la Martinique

Au deuxième jour de sa tournée aux Antilles, le candidat socialiste est parti à la découverte des habitants.
"Tchimbe red, na moli !" ("Tenez bon !"). Sur la jetée de Fort-de-France où le soleil vient de se coucher, François Hollande serre la main de quelques badauds du dimanche.
"Que faites-vous pour le chômage ?", lui demande-t-on sur son passage.
"Mettez-nous en confiance !" "Voilà, c'est le mot", récupère la "gauche molle".
"Je suis le candidat, aujourd'hui, de l'espérance lucide", a-t-il estimé lors d'un meeting à Fort-de-France, reprenant des mots d'Aimé Césaire. Le poète et homme politique martiniquais disait ainsi : "Je suis du côté de l'espérance mais d'une espérance conquise, d'une espérance lucide".


La veille en Guadeloupe, il avait annulé une rencontre avec une association carnavalesque, pour ne pas prêter le flanc à la critique et au sarcasme: dans l'attente d'un projet, sa campagne aurait besoin de dignité, mais aussi de sobriété en ces temps de crise dans des départements d'Outre-mer touchés de plein fouet par le chômage, la violence et la vie chère.



Flamby a la zouk dans la peau
mes ses attitudes trahissent ses propos

Hollande avait choisi deux jours au soleil des Antilles pour évoquer "le souci d'être en phase avec ce qui peut tourmenter le pays, qui n'a pas envie nécessairement qu'on se donne en spectacle".

"Une campagne, ce n'est pas seulement des promesses et des embrassades", a-t-il assuré sur la défensive. "Ce sont des engagements qui doivent être tenus et une population qui doit être respectée". Et le candidat socialiste qui s'inscrit en négatif du président sortant tergiverse toujours dans la mise au point de son projet...

Avant son meeting du soir au parc culturel Aimé Césaire, le candidat-poète a déposé une gerbe sur la stèle à la mémoire des 152 Français, Martiniquais pour la plupart, morts dans le crash d'un avion de la West Caribbean le 16 août 2005 au Venezuela.


François Hollande a bataillé à distance avec Nicolas Sarkozy

Au cours de sa visite-éclair à la fois aux Antilles et en Guyane en deux jours, le négatif socialiste s'est encore démarqué du Président, qui a annoncé son intention de s'adresser prochainement aux Français pour leur tenir "un discours de courage et de vérité".
"Moi, JE ne me suis jamais fixé un objectif par rapport à une agence, je n'ai jamais dit qu'il fallait conserver le triple A à tout prix pour ensuite être obligé de constater sa perte", a-t-il lancé de loin au chef de l'Etat après la dégradation de l'agence Standard and Poor's survenue vendredi soir.

"Nous avons un adversaire dans cette campagne. Ce n'est pas la droite, c'est le capitalisme financier", a-t-il ensuite lancé à l'adresse de sa gauche radicale lors de son meeting.
"Hollande président", a repris la foule, qui a aussi scandé le slogan du candidat "Le changement, c'est maintenant", et l'a encouragé avec des "en nou allé" ("Allons-y")

Face à la montée de l'extrême droite dans les sondages, François Hollande a joué la peur en invitant les outre-mer, qui représentent environ 1,7 million d'électeurs, à se mobiliser dès le premier tour pour "ne plus revivre un 21 avril 2002, jamais".
Les candidats Chevènement et Bayrou ont dû avoir les oreilles qui leur sifflaient...

S'il n'a pas fait de propositions, François Hollande a remué les lèvres. Il s'est contenté d'opposer son désir de "remettre les outre-mer au coeur de la République", à "la relation entre Nicolas Sarkozy et l'outre-mer, qui oscille entre mépris et condescendance", selon Harlem Désir, le numéro deux PS - proche de la Ch'tite Aubry - qui escorte le candidat dans ce voyage.

"Nous ne sommes pas dans la quémande de quoi que ce soit, nous avons une dignité de peuple", a lancé le député Serge Lechtimy. "Je ne suis pas un 'outre-mérien', un 'domien', je suis Martiniquais".

"Je propose la république unie, plurielle, multiculturelle et donc respectueuse des identités et des différences", lui a répondu François Hollande, en référence à Aimé Césaire, qui se plaisait à dire "liberté égalité fraternité mais surtout, identité".

François Hollande est attendu lundi en Guyane pour une visite de quelques heures, avant de rentrer en métropole.