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vendredi 15 mai 2020

Didier Raoult aux sénateurs : "l’Etat français est décrédibilisé"

Contre-attaque du professeur marseillais dénigré par la caste parisienne qui serre les verrous et les coudes autour de l'INSERM 

Le professeur Didier Raoult devant la commission des affaires sociales du Sénat (Crédit DR).




par Christian Apothéloz
[Consultant, ci-dessous, je suis là pour imaginer des solutions, pour mettre en œuvre et en équipe des projets, pour inventer avec vous ce qui fera la différence pour réaliser l’impossible.]

Critiqué par le Premier ministre, mis en garde par le ministre de la Santé, remis en question sur les plateaux TV, le professeur Didier Raoult a dégainé son argumentaire devant le Sénat le 7 mai dernier en visioconférence.
Christian Apothéloz, consultant senior Marseille
Les questions des sénateurs furent factuelles, précises, acérées. Les réponses de Didier Raoult sont à la hauteur. Il réplique coup pour coup et précise ses attaques, sur le fond, avec les mêmes arguments qu’il défend depuis le début de la crise ou plus récemment dans son interview à Paris Match du 9 mai, mais sur la forme avec plus de combativité et de vélocité.

Dans un document de synthèse qui circule, produit par Didier Raoult, les
Réponses au questionnaire de la commission des affaires sociales du Sénat et que nous publions ci-dessous (en dernière page), il remet en cause globalement l’approche du gouvernement et pointe des responsabilités lourdes des décideurs politiques et médicaux. La pensée raoultienne en 10 citations.

1. Le conseil scientifique n’est pas au niveau

Sur le Conseil scientifique, il réitère sa grande défiance arguant du mauvais niveau des membres (par rapport à lui C.Q.F.D.) « Je refuse de débattre avec des gens ayant un niveau de connaissance trop bas » réaffirme-t-il dans Match. Mais surtout, il attaque sa consanguinité avec uniquement l’Inserm et l’Institut Pasteur au board, des infectiologues d’abord mais surtout, « ce groupe évolue dans un écosystème commun avec les directions locales de l’industrie pharmaceutique. »


2. Il faut tester tout de suite le maximum de personnes

« Dans une situation épidémique qui débute, il faut tester tout de suite le maximum de personnes. Ceci n’a pas été réalisé, en particulier parce que pendant un certain temps, les Centres nationaux de référence (tous les deux présents au Conseil scientifique) considéraient que les tests diagnostiques étaient une difficulté particulière, (ce qui ne correspond pas à̀ la réalité), et qu’eux seuls pouvaient les faire

3. Le paracétamol avant l’insuffisance respiratoire : une décision extrêmement dangereuse

« L’idée de proposer, officiellement, aux patients de ne pas chercher de soins avant de sentir des difficultés respiratoires, a été une décision extrêmement dangereuse : chez les patients qui ne présentaient que pas, ou peu de symptômes, et pas de difficultés respiratoires (dyspnée), 65 % d’entre eux avaient des lésions au scanner.

De mon point de vue, il y a tentative de monopolisation de la connaissance dans ce que cette crise a permis de révéler, et qui ne correspond pas à la réalité analysable. 

Quant aux recommandations, il paraît
difficile, de mon point de vue, de dire aux gens qui sont malades de ne pas venir se faire tester, ni soigner, et de dire aux patients que la seule thérapeutique acceptable est le Doliprane jusqu’au moment où ils présenteront une insuffisance respiratoire. »

4. La bonne méthode pour découvrir des choses inattendues

« Tout commence toujours dans les maladies nouvelles par de l’observation anecdotique, ensuite par des séries observationnelles qui permettent de cerner les questions basées sur l’observation initiale. Le fait d’imaginer que l’on puisse, en utilisant des méthodes traditionnelles, se doter des capacités d’observations est juste un fantasme, là aussi lié au fait que la plupart des gens qui sont en situation d’avoir une opinion sur cette situation se trompent de guerre. Dans les maladies nouvelles, les initiatives individuelles, les observations sont essentielles, c’est ce que les Anglais appellent l’abduction, c’est-à-dire la capacité de découvrir des choses qui sont inattendues [inférence à la meilleure conclusion raisonnable à défaut de vérification et en dépit des... protocoles] et qui ont été extrêmement communes dans cette maladie.»

5. La chloroquine : émotion, délire, manipulation de l’opinion

« Il est à noter, qu’à cette occasion, j’ai pu observer un délire, qui est le plus stupéfiant sur le plan médicamenteux, de toute ma carrière, pourtant longue, sur le danger extrême de l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine. Ces médicaments sont prescrits depuis 80 ans, il est probable qu’au moins 1/3 de la population a eu l’occasion d’en manger. En France, la CNAM rapporte que 36 millions de comprimés de Plaquenil 200 mg ont été́ distribués en 2019. L’émotion formidable, sur les risques de la chloroquine et l’hydroxy-chloroquine, témoigne d’une absence complète de contrôle de l’information raisonnée, basée sur la bibliographie, et non pas sur les émotions des uns et des autres, voire la manipulation de l’opinion et je mesure mes termes. Par définition, le directeur de l’ANSM * (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), en est responsable. »  
(*Le docteur - en psychiatrie - Dominique Martin, reconduit dans ses fonctions par décret du président de la République le 7 août 2017 (première nomination sur recommandation de la ministre Marisol Touraine, en 2014), sur recommandation de la ministre Agnès Buzyn, épouse Yves Lévy). Il fut notamment directeur des programmes à Médecins sans frontières (MSF) et conseiller social auprès du préfet de Paris. De 2001 à 2002, il fut nommé conseiller technique au cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé.

6. Conflits d’intérêts et « scientific misconduct »

Didier Raoult avait déjà dénoncé les conflits d’intérêts des autorités médicales en particulier avec le laboratoire américain Gilead.

« Ce qui est inquiétant, est que l’équipe conseillère du Conseil scientifique, qui rapporte des données sur le Remdesivir ou sur l’hydroxychloroquine, au mieux sont maladroites, ou pire, sont manipulées ». (…) « Il existe un problème très fondamental de conflits d’intérêts concernant la médecine dans ce pays, il paraît difficile d’être à la fois le bénéficiaire de financement massif et de se prononcer raisonnablement sur des choix thérapeutiques qui concernent les médicaments d’un industriel qui les produit. » Didier Raoult a même fait établir une courbe comparée des interventions contre la Chloroquine et du cours de Bourse Gilead ! (9 milliards de dollars d’action ont été́ échangés pendant la période du COVID 19 pour l’action Gilead). Derrière les murs de labos la bataille est sans merci : « Des dénonceurs professionnels m’ont fait harceler, pour me faire rétracter des publications ».

Pour donner l’exemple, l’IHU publie en fin de rapport un compte rendu chiffré de tous les contrats, conventions et dons des industries pharmaceutiques faits à la Fondation.

7. Le ministère dans le collimateur

« La position du ministère qui a consisté, sur les conseils du Haut comité de santé publique actuel, conseillé par le Professeur Chidiac [chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'Hôpital de la Croix-Rousse, Lyon], d’interdire la prescription d’hydroxychloroquine aux médecins généralistes. (…) Il existe donc pour des raisons qui sont mystérieuses et dont je pense que cette commission devrait se préoccuper sérieusement, d’empêcher l’usage du médicament le plus utilisé au monde pour traiter le COVID, le plus utilisé au monde par les médecins qui prennent en charge les COVID. Ce mystère français reste à élucider. Ceci décrédibilise durablement les décisions de l’État dans une situation de crise quand les praticiens sont massivement en désaccord avec les autorités et représente un danger pour l’avenir. »

8. L’essai Discovery biaisé

« L’essai Discovery représente les conséquences d’un choix initial, qui était d’utiliser le Remdesivir, et celui-ci ne pouvant être utilisé que dans les formes graves du fait de sa toxicité. Il ne testait plus la prise en charge des formes au début, ce que je pense être une erreur grave et une ignorance scientifique coupable sur la virologie

9. Le vaccin : un pari symbolique ?

« Concernant les vaccins, je ne suis pas sûr qu’un vaccin, pour une maladie dont on ne sait pas si elle existera l’année suivante, soit réellement autre chose qu’un pari. Il n’empêche qu’il faut bien que certains prennent des paris, mais la route est longue. Les exigences de sécurité, pour un vaccin de cette nature, prennent plusieurs années, en général.

J’ai la plus grande incompréhension sur les recommandations vaccinales. Il n’y a aucune homogénéité sur les recommandations vaccinales en Europe, où il existe 23 programmes de vaccination différents, aucun rapport entre nos recommandations vaccinales et celles des Etats-Unis. Des vaccins extrêmement importants et efficaces comme celui de la varicelle (plusieurs centaines de milliers de cas en France, par an), le rotavirus (plusieurs de centaines de milliers de cas), le papillomavirus, plus l’absence de mise en place d’une vaccination pour la grippe des enfants (la grippe aura tué probablement plus d’enfants cette année que le Covid), amène à penser que la création d’un vaccin, en dehors de son aspect symbolique, ne débouche pas nécessairement sur un usage. Je pense qu’il est plus urgent d’avoir une réflexion sur les vaccins existants actuellement, que sur les vaccins pour une maladie dont on ne sait pas si elle sera encore présente l’année prochaine.»

10. Le Lazaret ou la quarantaine ?

« Les isolements ont été faits sur un mode de quarantaine et non pas sur un mode de Lazaret, que nous connaissons bien à Marseille. Nous savons à Marseille, depuis plusieurs siècles, que le Lazaret (on isole les malades) a un intérêt (comme les avaient les sanatoriums) mais que la quarantaine (on confine tout le monde) ne fonctionne pas (elle consiste à enfermer des gens contagieux avec des non contagieux) et il se passe ce qui s’est passé sur les bateaux comme le Diamond Princess ou le Charles de Gaulle qui sont des exemples typiques de ce qu’est le confinement sans test préalable.»

jeudi 12 mars 2020

Coronavirus: les USA ou la Slovénie ferment leurs frontières, ce que la France ne sait pas faire

Un nombre grandissant de pays ne juge pas inutile de fermer ses frontières ?

La France maintient ses frontières ouvertes alors que le virus a atteint plus de 80 pays et que les restrictions de circulation se multiplient ailleurs

Le nombre de cas de coronavirus a doublé en 24 heures : 84 cas d’infections avérées au Covid-19 étaient recensés ce jeudi matin dans la seule capitale, selon l'ARS (Agence régionale de santé). Après la confirmation d'un cas chez un enseignant de la fac de Tolbiac, les quelque 11.000 personnes présentes dans le bâtiment universitaire du XIIIe arrondissement ont été évacuées en urgence. Le site a ensuite été fermé… jusqu'à nouvel ordre. Le nombre de malades a doublé en une journée.
"La France compte ce soir 2.281 cas positifs au coronavirus, c'est 497 personnes supplémentaires, annonce le ministère de la Santé dans son dernier bilan du mercredi 11 mars. Le nombre de décès est également en forte hausse, puisqu'il y en a 48 à la même date, "c'est 15 de plus qu'hier". 
Conséquence de la politique de Macron du "freinage" de l'expansion de l'épidémie, la France est l’un des principaux foyers du nouveau coronavirus en Europe, avec l’Italie, l’Allemagne et l'Espagne. Les frontières avec ces pays frontaliers restent ouvertes, favorisant la libre circulation des porteurs du Covid-19. L’Allemagne envisage d’accueillir et de disséminer en Europe jusqu’à 1.500 mineurs arrivés en Grèce, prochaines victimes potentielles du virus... Une politique qui se veut humanitaire...

Les municipales incitent Macron de se faire passer pour un décideur.
L'OMS s'est décidée à déclarer que l'épidémie est désormais une pandémie, ce qui contraint le gouvernement français à mettre en place des mesures pour éviter sa propagation. Outre des indications sanitaires, le ministère des Affaires Etrangères a encouragé les citoyens français à "différer les déplacements à l’étranger, dans toute la mesure du possible," ce qui est la conséquence de l'interdiction par le président américain aux européens d'entrer aux Etats-Unis. Donald Trump a annoncé mercredi la suspension pour trente jours de l'entrée aux Etats-Unis des voyageurs ayant récemment séjourné en Europe, à l'exception des citoyens américains, lesquels se précipitent dans les aéroports pour rentrer au pays. Une mesure draconienne visant à endiguer la crise sanitaire qui a par ailleurs déclenché une nouvelle tempête sur les marchés, la plus forte depuis la crise économique et financière mondiale de 2007-2008.

Pour faire le chef, Macron a attendu trois jours avant les municipales.
Les décision de Trump ne sont pas prise sous la pression. "J'ai décidé de prendre des actions fortes mais nécessaires pour protéger la santé et le bien-être de tous les Américains. Pour empêcher de nouveaux cas de pénétrer dans notre pays, je vais suspendre tous les voyages en provenance d'Europe vers les Etats-Unis pour les 30 prochains jours. Cette mesure, qui entrera en vigueur vendredi à minuit heure de Washington (04H00 GMT samedi), ne concernera pas le Royaume-Uni.

Macron ne prend pas la mesure que prennent les responsables politiques

En Cisjordanie, les séjours touristiques sont interdits. Dès le premier cas suspecté du nouveau coronavirus en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne a annoncé son interdiction des séjours touristiques en Cisjordanie pendant deux semaines.
L'Arabie saoudite suspend le petit pèlerinage musulman, la Omra, jusqu'à nouvel ordre.
Le Caire a annoncé l’interdiction du territoire égyptien à tous les ressortissants qataris, à compter du mercredi 3 mars. Une décision qui fait écho à l’annonce de Doha, dimanche dernier, d’imposer "une restriction d’entrée temporaire" à toutes les personnes provenant d’Egypte. Depuis le début de l’épidémie, deux cas de Covid-19 ont été enregistrés en Egypte, contre huit au Qatar.

En Cisjordanie, territoire administré par l'Autorité palestinienne et Israël, la basilique de la Nativité à Bethléem est quant à elle fermée jusqu’au 20 mars. D’autres églises et mosquées cesseront également d'accueillir des fidèles pour éviter la contagion du virus.

L’accès au sol israélien se voit lui aussi restreint. Le ministère de l’Intérieur a annoncé que "les touristes en provenance de France, Espagne, Autriche, Allemagne et Suisse ne pourront plus entrer en Israël à partir de vendredi [6 mars: depuis une semaine] à 8 heures du matin". Les résidents israéliens ne sont pas concernés par cette restriction. Aujourd’hui, près de 150.000 Français vivent dans le pays.

Le ministère de la Santé irakien a annoncé avoir recensé un 35ème cas de contaminationpour la plupart des Irakiens revenu d’Iran, l’un des plus importants foyers de coronavirus après la Chine. Si l’Irak n’a pour l’heure pas fermé ses frontières, elle suspend tout commerce avec l’Iran.

En Europe, l'Autriche lance des opérations de filtrage à la frontière italienne.
L'Autriche a mis en œuvre la quasi fermeture de sa frontière avec l'Italie en instaurant des contrôles rigoureux, dans le sud du pays, aux points de passage empruntés par les automobilistes qui doivent désormais présenter un certificat médical. Les restrictions annoncées mardi 10 mars par Vienne sont entrées en vigueur à la mi-journée, a annoncé dans un communiqué la région du Tyrol. "Le principe est l'arrêt du transit de l'Italie vers l'Autriche. Les seules exceptions sont les personnes qui peuvent présenter un certificat médical", de moins de quatre jours, précise le communiqué.

Au contact de l'Italie, la Slovénie, qui avait annoncé la "fermeture" de ses frontières avec l'Italie, a précisé qu'elle mettra en œuvre un filtrage similaire à celui de l'Autriche, sur la foi d'un certificat médical. Ces contrôles seront effectués au niveau des six points de passage qui resteront ouverts.

Visas annulés et bateaux étrangers interdits en Inde.
Les voyageurs en provenance de France ne sont plus admis en Inde. Le pays vient de suspendre l'attribution de tous les visas de tourisme et Les visas précédemment accordés pour les visiteurs venant de Chine, d’Italie, d’Iran, de Corée du Sud et du Japon sont annulés. 
Tout bateau de croisière est interdit d'accostage dans ses ports, à la différence de Marseille.
Deux Etats de la république fédérale de l'Inde, le Sikkim et l’Arunachal Pradesh, frontaliers de la Chine, interdisent désormais l’entrée aux étrangers. A noter que l’une des premières contagions du pays est arrivée par un Indien qui revenait d’Italie.

Les mesures de quarantaine se multiplient
Cette carte de la Johns Hopkins University est plus lisible sur un ordinateur: tapoter/cliquer pour un meilleur visionnement:
Actuellement, plus de 4,500 sont mortes du virus
Même si aucun cas n’est recensé pour le moment, le ministre de la Santé du Burundi a pris des mesures préventives. 
Ainsi, tous les passagers en provenance de Chine, de Corée du Sud, d’Iran, d’Italie, d’Allemagne, de France, du Japon et d’Espagne seront mis en quarantaine. Les Burundais sont appelés à limiter leurs déplacements à l’étranger.

La Colombie va aussi isoler les personnes arrivant de Chine, d'Espagne, de France et d'Italie pour tenter de freiner la propagation du Covid-19 sur son territoire, où trois porteurs du nouveau coronavirus ont pour le moment été recensés, selon le président Ivan Duque. "Compte tenu de ce qu'impliquent les mesures de quarantaine mises en place par la Chine, l'Italie, l'Espagne et la France[ simple quatorzaine], le gouvernement a opté pour l'isolement préventif des personnes en provenance desdits pays afin de protéger la santé publique", a expliqué le chef de l'Etat colombien sur Twitter.

Au Chili, les autorités chiliennes placent en "quarantaine" les personnes en provenance d'Espagne et d'Italie pour tenter de freiner la propagation de l'épidémie. "Les personnes qui entrent sur le territoire chilien après avoir séjourné en Espagne ou en Italie devront être placées à l'isolement pour 14 jours à partir de la date de sortie d'un de ces pays", indique le ministère de la Santé dans un communiqué.  Le Chili a confirmé 17 cas de coronavirus.

A Japon, le gouvernement accusé de lenteur à l’arrivée du virus, a lui aussi mis en place de nouvelles mesures. 
Dès le 9 mars, tous les passagers en provenance de Chine et de Corée du Sud ont été placés en quarantaine pendant deux semaines (sic). "Nous leur demanderons de rester deux semaines dans des endroits désignés et de ne pas utiliser les transports en commun dans le pays", a annoncé le premier ministre Shinzo Abe.

Haïti restreint ses vols pour les passagers "à risque".
Pays des Grandes Antilles, Haïti a demandé aux compagnies aériennes de ne pas transporter de passagers en provenance de six pays touchés par l'épidémie de coronavirus, dont la France, à moins qu'ils n'aient passé 14 jours dans une zone "sans risque". Six pays figurent sur la liste haïtienne des zones à "haut risque de transmission du Covid-19": Allemagne, Chine, Corée du Sud, Iran, Italie et France.
Le ministère haïtien de l'Intérieur et des Collectivités territoriales exhorte les "lignes aériennes fonctionnant sur (son) territoire national" à "prendre les dispositions nécessaires en vue d'interdire l'embarquement de tout passager provenant des zones rouges". Aucun cas de coronavirus n'a pourtant encore été officiellement déclaré en Haïti.

Le secteur des transports aériens se plaint des mesures sanitaires prises. 
Alors que certains gouvernements tentent de se protéger contre la propagation du coronavirus et que les restrictions ne cessent de se multiplier, les compagnies estiment à la louche qu'elles pourraient enregistrer jusqu’à 113 milliards de dollars de perte en 2020, si la propagation continue.  
L'idée, c'est que dans leur intérêt commercial bien compris, elles jouent le "jeu" du respect strict des consignes.

mardi 24 décembre 2013

Un cas de chikungunya confirmé chez Taubira en Guyane

Taubira, aussi facteur de poussées de fièvres sociétales en métropole 

La ministre de la justice a provoqué de fortes montées de température en France
Portrait robot: 
ailes franchement noires (sans tâches),
allure pataude, facile à écraser en vol:
mesure moins d’1 cm. 
Christiane Taubira a déjà importé le désordre en France hexagonale avec le mariage homosexuel et une psychose de haine raciale à son endroit. Va-t-elle maintenant provoquer un désordre sanitaire en France? 
Le chikungunya, virus transmis par un moustique qui provoque forte fièvre, douleurs articulaires et musculaires, a en effet été confirmé en Guyane, son lieu de naissance, a-t-on appris lundi auprès de l'Agence régionale de santé (ARS). Et ce moustique, le moustique tigre, est le vecteur de transmission de deux maladies : le chikungunya et la dengue.

Marisol Touraine ne bronche pas

Un cas confirmé a pourtant été "importé" en Guyane alors que "l'épidémie de chikungunya poursuit sa progression sur l'île de Saint Martin", dans les Caraïbes, précise un communiqué de l'ARS. "En Martinique, la confirmation biologique de deux cas de chikungunya révèle l'introduction du virus sur l'île", ajoute l'ARS.
Le guadeloupéen Victorin Lurel est donc également exposé.

La presse occulte le risque épidémique
"Les mesures de surveillance renforcée et de lutte anti-vectorielle" vont pourtant "s'intensifier" pour "éviter la diffusion du virus", selon la même source, tandis que l'information des populations et bloquée.

Taubira va-t-elle nous contaminer ?

La Guyane est en effet actuellement en proie à "une période pluvieuse" et à une "intensification des déplacements de personnes" notamment entre les Antilles et la Guyane "à l'occasion des fêtes de fin d"année", note encore le communiqué.
"Ces deux facteurs sont favorables à l'extension de la circulation du virus", souligne l'ARS.

En mars 2006, le chikungunya avait fait son apparition en Guyane, importée par une personne ayant séjourné sur l'île de Madagascar.
A l'époque, le virus ne s'était pas répandu, mais les conditions climatiques étaient différentes.

Hollande a autorisé Taubira à retourner au pays pour Noël
Alors que l'AFP fournit aux organe de presse l'élément de langage prêt à diffuser selon lequel les ministres prendraient des vacances studieuses et que le président dilettante resterait "au travail", Christiane Taubira avait la banane. Elle a eu droit à un traitement de faveur en attendant un traitement hospitalier en Guyane: "J'ai le droit. C'est quatre fois et demi deux heures. Oui, j'ai une dérogation du président !", a-t-elle assuré, la règle "tacite" (!) fixée par le comique de l'Elysée étant de ne pas partir à plus de six heures de Paris.

Faut-il mettre Christiane Taubira en quarantaine?
Selon les experts, en Guyane, le moustique aedes aegypti peut véhiculer le chikungunya durant environ 3 semaines après avoir piqué une personne qui a le virus.
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La presse ne sort pas grandie
de cette photo ridicule de sa sujétion au pouvoir 
L'auteure de la photo, Cécile Duflot, d'humeur badine, a pris la meute des photographes de presse en photo pour le départ en vacances des ministres.
La ministre du Logement est déjà visiblement porteuse du virus de la dengue.