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vendredi 3 octobre 2014

Xavier Bertrand présent à la Manif pour Tous, ce dimanche 5 octobre 2014, à Paris et Bordeaux

Xavier Bertrand explique pourquoi il faut participer à la Manif Pour Tous du 5 octobre

L'ancien ministre a déjà participé aux mobilisations de la Manif Pour Tous
 
Le député et ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé était aux côtés des Français vigilants le 26 Mai 2013, comme lors des manifestations nationales des 13 Janvier (ci-contre, avec 800.000 personnes) et 24 Mars 2014 qui avaient réuni chacune 1 million de manifestants. Il manifestera pour alerter le gouvernement contre les effets pervers de ses projets de PMA/GPA. Il rappelait alors que la priorité est le combat économique et que le gouvernement doit changer de politique.

Nicolas Sarkozy donne la parole aux Français sur la question du "mariage pour tous". Quelle est votre position ?
Je n’ai plus peur des mots : réécriture, abrogation, c’est la même chose. S’il faut dire abrogation, ce sera abrogation. Personnellement, je regrette que nous n’ayons pas tenu nos engagements de 2007 quand nous avions dit que nous ferions évoluer le pacs. Si nous l’avions vraiment fait évoluer vers une union civile avec des droits largement plus complets que dans le pacs et célébrer en mairie, nous n’aurions pas eu ce débat en 2012 et ce pas franchi avec le “mariage pour tous”. Disons-le très clairement : l’union des couples homosexuels, j’y suis favorable. Mais je ne me résous pas à voir les règles de la filiation bouleversées à ce point. Je suis contre l’adoption [par des couples homosexuels], la PMA et bien sûr la GPA. Sur ces questions-là, je n’ai pas peur d’utiliser le terme “abroger”, mais je précise aussitôt qu’il ne s’agit pas de revenir à la situation antérieure ni de “démarier” les personnes concernées ou de “désadopter” les enfants adoptés entre la promulgation de la loi Taubira et son abrogation.

Reste que vous êtes de plus en plus isolé sur cette position ?

Quand j’entends certains de mes amis dire qu’on ne pourra pas revenir sur cette loi parce qu’elle est entrée dans les moeurs, je ne m’étonne plus que beaucoup se détournent de la politique. Si on part du principe que ce que la gauche a voté correspond au sens de l’histoire et qu’on n’y peut rien, alors j’arrête de faire de la politique ! Cela voudrait dire qu’on n’a plus aucun pouvoir. Cela traduirait aussi une sorte de victoire idéologique de la gauche. 
Il y en a marre de cette droite qui s’excuse en permanence, soit de ne pas avoir fait, soit de ne pas pouvoir faire. La gauche ne s’est jamais gênée pour revenir sur des mesures que nous avions votées.

vendredi 31 janvier 2014

Hollande repousse les Français vers la droite

La société française se droitise: faut-il s'en plaindre ou s'en féliciter ? 

La droitisation qui se dessine s'enracine dans le manque de renouvellement des idées de la gauche 
depuis quelques années et le totalitarisme des réformes sociales comme sociétales, depuis peu. 
Dans son désarroi, la majorité gouvernementale s'est arc-boutée sur une idéologie archaïque, soutenue par des élus néophytes et intransigeants. Tous ensemble, les ringards écolos dogmatiques et anti-capitalistes bornés, ils ont bloqué le système économique et braqué la société par ses discours mensongers, ses demi-mesures et ses coups de force au parlement. Les Français menacés dans leur emploi, limités par l'austérité, matraqués d'impôts et réprimés dans leurs libertés se tournent vers la nouveauté et pourraient succomber à la tentation de un l'extrémisme encore inexploré. 

Les exégètes désemparés de la pensée unique agitent aussitôt le chiffon rouge de la "lepénisation" des esprits. Cette formule choc désigne une menace floue et confuse du changement promis qui n'est pas venu. Le courant de pensée incarné par la droite "décomplexée" constitue l'alternative attendue que la gauche socialo-communiste a échoué à incaner. En meeting à Saint-Raphaël (Var), le président de l'UMP, Jean-François Copé, a affirmé l'importance "majeure" des municipales de 2014 pour la droite, synonymes de "reconquête du coeur des Français", tout en stigmatisant "les égarements" de certains vers l'extrême droite. Porteuse de solutions face à "la souffrance des Français", l'UMP réaffirme : "nous n'appellerons pas à voter FN mais nous n'appellerons pas à voter pour le parti socialiste qui est allié à Jean-Luc Mélenchon", à l'extrême gauche.

La majorité a laissé les Français en deshérence face à la crise, au chômage et aux difficultés crées par l'hyper-fiscalisation socialiste ou l'absence de ligne politique, notamment en matière de logement. La France socialo-écolo qui ne parle que d'avancées fait régresser le pays, agitant des idées coupées de la réalité et pertubatrices des esprits préoccupés du quotidien. La refonte de l'économie, puis la recréation du lien social, imposeront un large consensus sur les valeurs, et non par le forçage des entreprises et des consciences. 
La majorité présidentielle a cru pouvoir mépriser sa gauche comme sa droite parce qu'elle concentre tous les pouvoirs, mais elle a ainsi fracturé le pays. La voici seule. Prise en tenailles par les extrémismes, elle dénonce et accuse ses adversaires, muselle son opposition interne et diabolise tout ce qui n'est pas elle. Faute de pouvoir maîtriser l'économie et la finance, la majorité tente d' imprimer sa marque sur la société. Elle brandit l'argument de la liberté et pratique la démagogie pour faire passer des réformes déstructurantes de la société occupée à sa survie et loin des préoccupations progressistes d'un pouvoir seulement soucieux de mariages homosexuel ou par consentement mutuel, d'IVG ou du droit de vote des étrangers. Mais les Français n'avalent pas les pilules comme leurs parlementaires les couleuvres. 

Les godillots des assemblées réalisent désormais qu'ils vont devoir retourner devant les électeurs dans quelques semaines. Ceux qui se sont faits élire sur des idées social-démocrates abandonnent leur morgue et jettent maintenant aux orties leurs réponses keynésiennes. Encore une volte-face collective faisant suite au virage à droite de Hollande qui fait désormais des grâces aux entrepreneurs et mise en économie non plus sur la demande mais sur l'offre ! Le basculement à droite ne concerne plus seulement le rejet des valeurs et des idées de gauche, mais de la politique de Hollande et de ses comportements publics et privés. La droitisation stigmatisée par les media prend racine dans la majorité présidentielle.

La défaite idéologique de la gauche pendant la crise

Cette droitisation est à l'oeuvre depuis la montée du Front National, favorisée par le président Mitterrand et de la proportionnelle. La présidentielle de 2002 a fait apparaître les fruits de ce machiavélisme politique, dont Lionel Jospin a fait les frais avec les concours de Jean-Pierre Chevènement (5,33 % des suffrages exprimés) et de Christiane Taubira, candidate du Parti radical de gauche et rivale de Jospin qui perd aussi ses 2,32 % des voix au premier tour et arrive 3e, derrière Jean-Marie Le Pen... 

La crise financière de 2008 a, depuis, étalé aux yeux de tous le besoin d'une union nationale que la gauche haineuse refusa au président Sarkozy. Nombre de ceux qui pensaient ouvrir un boulevard aux idées issues de gauche et toucher les dividendes de ce front de la gauche du refus en furent non seulement pour leurs frais, mais fort marris en 2012. Hollande crut alors opportun de rétablir le lustre des idées de gauche en tenant des propos d'une grande sévérité contre le monde de la finance, les spéculateurs et les fraudeurs. Mais son propre ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, se fit prendre la main dans ses coffres de Suisse et de Singapour...

Comment se manifeste cette droitisation?

Sans surprise donc,
l'arrivée de la gauche a boosté la progression des valeurs de droite. Les Français ont beau constituer un des peuples les plus méfiants à l'égard de la mondialisation et de l'économie capitaliste, à la différence notamment de 56% des Américains, la gauche n'est pas apparue plus capable que la droite pour les en protéger. Mais au profit de quel système alternatif, depuis l'échec du marxisme? L'UMP était cohérente et fidèle à sa ligne, tandis que le PS accumulait les renoncements sur tous les tableaux. 
Au point que François Hollande, à la façon d'un Schröder, vient d’annoncer le basculement de son quinquennat dans le social-libéral". "Il s’en défend, mais le chef de l’État a tracé mardi une feuille de route jusqu’en 2017 qui a tout à voir avec des solutions de droite", note L'Humanité. Hollande en est-il par conséquent arrivé au point qu'il ne craint même plus de désespérer les militants de gauche qui, comme ceux du 6 mai 2012, vont au charbon au printemps prochain ?

Une profonde aspiration à l'ordre 

Les Français, qui à 86% critiquait l'autorité, en redemandent à Valls
: d'abord, la transmission de l'effort et de la discipline(62%), et seulement après la formation à l'éveil et à l'esprit critique (38%). Adieu le raisonnement. La crainte sécuritaire s'est accentuée, 64% des Français estimant qu'on ne se sent en sécurité nul part (contre 40% en 2006). Les institutions en lesquelles les Français ont le plus confiance sont l'armée (79%), la police (73%)- elles représentent l'ordre-, loin devant la justice(46%) ou les syndicats(31%). La France va vraiment très mal!

La priorité de l'école est contrecarrée de l'intérieur par le ministre de l'Education soi-même qui la sape, dressant contre la majorité à la fois les professeurs, avec sa réforme des rythmes scolaires, et les parents, avec son introduction de la théorie du genre dans plusieurs académies. Les apôtres socialistes du mensonge nient jusqu'à l'existence d'une telle théorie et détournent sur la droite républicaine le boycottage de l'école par le collectif JRE de musulmans radicaux.
 
Christiane Taubira, la garde des Sceaux, braque aussi la France profonde par son laxisme et sa réforme pénale, qui sera examinée à l'Assemblée le 14 avril, est très contestée de toutes parts. Prévoyant la suppression des peines planchers et l'instauration de la "contrainte pénale", il contribue au basculement de l'opinion à droite. 

Sur le plan des moeurs, le débat accéléré et le vote anticipé du mariage homosexuel, dit du "Mariage pour tous", ont raidi l'opinion jusqu'au point de rupture. La méthode autoritaire (voire répressive) du gouvernement sur les projets de mariage entre personnes du même sexe et celui du droit d'adopter pour les couples homosexuels a provoqué une fracture profonde et une réorientation politique vers la droite, alors qu'ils étaient majoritairement envisageables en 2000 et 2008 respectivement. La machine progressiste en faveur du mariage gay qui devait se révéler irrésistible entre 2010 et 2012 s'est enrayée. Personne n'avait prévu l'ampleur de la mobilisation contre cette loi en 2013. En décembre dernier, six mois après le vote de la loi, alors que 7.000 couples (dont certains ont déjà divorcé) étaient déjà passés devant monsieur le maire, 55% des Français y restent opposés. La loi scélérate que l'on disait consensuelle, n'est pas démocratiquement valide.
Ces procédés sournois et les manipulations médiatiques font le lit de revirements spectaculaires que la gauche hégémonique ne soupçonnait pas. Ainsi, la part de Français favorables à la peine de mort, qui ne cessait de décliner depuis les années 1980, (avec seulement 32% de partisans en 2009) a récemment rebondi jusqu'à atteindre 50% des Français en décembre 2013. Les mauvaises manières de Christiane Taubira en font la ministre la plus détestée (et caricaturée, en guenon), malgré une forte concurrence (dont le "singe" Montebourg). 
Avec le sombre Ayrault, Taubira a ouvert vendredi, le "débat national sur la justice du XXIe siècle" avec pour objectif de rapprocher la justice des citoyens. Reste à savoir si, cette fois, la méthode sera à la hauteur de la sémantique. Il s'agit simplement de favoriser la médiation pour résoudre certains conflits, un domaine qui n'est pas dans sa sphère de compétence, mais tant qu'il s'agit d'autoriser les demandes de pièce justificative par SMS, n'est-ce pas, il est permis d'espérer qu'elle ne va pas trouver encore le moyen de bloquer le débat.

L'IVG reste aussi une mesure sur laquelle les détenteurs de l'autorité peuvent agir plus aisément que sur l'économie. En France, la gauche parlementaire a élargi son champ d'application en supprimant la restriction qui la limitait aux cas de "détresse". En Espagne en revanche, un projet propose de l'encadrer, mais les media hexagonaux se sont mis en formation de la tortue pour attaquer
Le Monde: "Avortement: la régression espagnole"; Rue89 (Nouvel Observateur): "Mobilisation pour soutenir l'IVG en Espagne"; LyonCapitale: "EELV manifeste pour le Droit à l'avortement en Espagne; 7sur7 : "Manif pro-avortement devant l'ambassade d'Espagne à Bruxelles"; Le Monde :" L'Espagne doit retirer son projet de loi anti-avortement", ... 

Même tendance droitière sur l'immigration: l'observation "qu'il y a trop d'immigrés en France" progresse (67%, +18 points en quatre ans). Le récent épisode sur les Rom a confirmé cet automne que les Français, en recherche ou non d'emploi, contrôleraient volontiers les portes du pays face aux clandestins. Parallèlement, les craintes identitaires, liées notamment aux poussées démographique et communautaire musulmanes, demeurent prégnantes. Dans ce contexte, jamais les Français n'ont été aussi réticents sur l'entrée de la Turquie en Europe (86% y sont opposés) et le versatile Hollande, en visite à Ankara, s'est d'ailleurs gardé de lui donner un quelconque espoir nouveau.

La conversion progressive des socialistes à l'entreprise 

Les Français se reposent moins sur l'appareil étatique pour espérer sortir de la crise.
 
En France, pays de tradition colbertiste et du centralisme démocratique à la socialiste, la facilité incite à  se tourner d'abord vers l'Etat pour être assisté et redresser de la barre dans la tempête. Or, à trois, les gros bras Ayrault, Moscovici et Sapin ne parviennent pas à inverser la courbe du chômage comme promis. Quant à lui, le socialiste Montebourg qui a menacé de nationalisation les entreprises en difficulté, fait maintenant entrer l'Etat au capital de l'entreprise (de transports!) Mory-Ducros, au moment où la girouette Hollande s'oriente au "social-libéralisme"désorientant les Français et d'abord ses électeurs.  En 2011, 58% pensaient que l'Etat devait contrôler plus étroitement les entreprises. Aujourd'hui, le balancier est reparti dans l'autre sens, puisque 59 % pensent au contraire, comme le leur disent les media, que l'Etat doit faire confiance aux entreprises et leur donner plus de libertés (+18 points en deux ans). 

Dès lors, quoi d'étonnant que les Français retirent leur confiance aux beaux parleurs et disent chercher mieux ailleurs.
Même si les grandes entreprises inspirent toujours de la méfiance (38%), les petites et moyennes entreprises constituent à cet égard une des institutions en laquelle les Français font le plus confiance (84%). D'une manière générale, les Français semblent écouter d'une oreille plus réceptive les chantres de l'entreprenariat. 

La place de l'Etat est clairement remise en cause. 
Hollande multiplie les créations de postes, alors qu' "il y a trop de fonctionnaires" pour 42% des Français, contre seulement 15% pour qui il n'y en a pas assez, mais Hollande continue de répondre à chaque problème par des créations de postes. En seulement 20 mois, il a fait du matraquage fiscal, impôts et taxes, l'un des points phares du rejet de la gauche et du détournement des Français de sa politique. 
Les impôts publics se positionnent désormais en deuxième position des priorités (pour 43% des Français, +16 points en un an) derrière le chômage. Implicitement, mais en profondeur, c'est la politique de redistribution et le poids de l'Etat dans l'économie qui est remis en cause. 64% des Français sont désormais prêts à renoncer aux 35 heures pour éviter que leur entreprise ne ferme leur porte. 

Pourquoi cette droitisation?
A son corps défendant, Hollande a provoqué un retour à la valeur travail, désormais revendiquée par les politiques de tous bords. La baisse du temps de travail n'a plus le vent en poupe et, avec la durée des temps difficiles sur le front de l'emploi, 64% des Français sont désormais prêts à renoncer au 35h pour éviter que leur entreprise ne ferme et licencie. 
Par ailleurs, on observe une crispation  certaine sur la question de l'assistanat : 52% estiment que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment". Et si l'Etat providence jouait son rôle? 

L'allongement de la durée de vie favorise le conservatisme
Il semble que l'allongement de la vie est un phénomène nouveau datant de 2012...  La gauche y voit une explication majeure à l'abandon de la gauche par les Français. Les sociologues la guettaient depuis des décennies, nous dit-on, mais le vieillissement de la population serait tombé sur Hollande. De là à expliquer des résultats électoraux calamiteux par ce vieillissement ce printemps, il n'y a qu'un pas de déambulateur. Chaque élection est l'occasion renouvelée de constater que l'électorat de droite est plus âgé que celui de gauche, mais c'est devenu plus vrai que jamais... Les immigrés ne font pas assez d'enfants ? Mais si vous pensez que le besoin de repères, de sécurité et de d'autoréalisation est également nécessaire aux plus défavorisés, vous aurez peine à suivre ce raisonnement peu vertueux d'analyste gauchiste.

Ce raisonnement récupère aussi la mondialisation et le sentiment que le temps s'accélère. 
Si on le suit, la gauche toute entière a-t-elle un avenir ? Elle a en effet le sentiment qu'en réaction, on redécouvre les valeurs traditionnelles.  Les efforts de l'école et des media seraient sans effets. Certes, les opposants s'en prennent aux journalistes militants sur le lieu des manifestations, mais cet aveu d'échec est tout récent. Le comble de la réaction droitière serait atteint avec le plaisir nouveau que prendraient les Français à redécouvrir son histoire et son patrimoine, de préférence au Tiers Monde dont les "factieux" se ficheraient comme du Quart. A preuve, la fidélité du public aux Journées du patrimoine ou les émissions et publications historiques! Toutes orientées qu'elles puissent être, si ces analystes y regarde bien ? Si la France est sur une mauvaise pente, ce n'est pas la faute à François: 78% des Français déclarent s'inspirer de plus en plus des valeurs du passé et lui échappent. L'analyste confie son déboussolement: la famille "s'érige" en rempart, sans que la multitude de divorces et de familles recomposées n'en altère l'image idéalisée. L'IVG, le divorce, la famille recomposée et le mariage gay, toutes ces "avancées" n'y font donc rien !  

Cette quête de repères est particulièrement nette auprès des catégories populaires. L'Etat est dépassé, réalise-t-on, puisqu'il ne peut rien contre la menace que constitue l'ouverture sur le monde. Plus exposée à l'insécurité du fait des lieux où elles vivent, elles sont désormais en pointe dans la demande d'ordre. Leur peur de déclassement et de perdre leur identité les rend plus méfiants à l'égard de la vie.  

Enfin, l'individualisme resurgit au catalogue des calamités qui s'abattent sur la gauche. 
"La perte de confiance à l'égard de la classe politique a rejailli sur l'Etat" : pour avancer une telle thèse, il faut être un décrypteur éclairé! L'Etat subit une multitude d'avanies et n'est donc plus responsable de rien. CQFD ! Au point culminant de la crise, en 2008-2009, car il ne s'est rien passé en 2006-2008, les Français se tournaient vers l'Etat pour la résoudre. Si les Français s'en détournent désormais, c'est qu'il a failli. L'entreprise a repris sa place et le mouvement des "Bonnets rouges" a constitué le troisième événement ayant le plus marqué les Français en 2013. Avec un Etat aussi fort, compétent et dirigé par Monsieur P'tite Blague, d'où vient que les Français soient rongés par le pessimisme ? Ils sont plus pessimistes encore pour l'avenir de la France (66% pessimistes), que pour eux-mêmes (40%). 60% pensent encore qu'ils peuvent contrôler la manière dont se déroule leur vie, mais ils se montrent donc moins confiants en leur dirigeants actuels. Pourquoi donc s'interroge-t-on sur ce qui les oriente à droite? 

La poussée à droite annoncée rebat les cartes du jeu politique. 

A court terme, elle conforte l'aile droite du PS et le centre. Mieux,
elle ouvre potentiellement la voie à une alliance entre centristes de gauche avec ceux de droite. La tentation de la frange gauche de l'UMP inquiète le PS autant que la fuite des syndicaliste de l'extrême gauche vers l'extrême droite. 
Le "social-libéralisme" de Hollande, si contre-nature soit-il, s'explique aussi par ce risque de pépassement du PS sur sa droite. 

L'UMP n'a pas fini de se féliciter de cette recomposition du paysage politique
sur sa ligne.
Si, à plus ou moins moyen terme, cette fuite à droite se poursuit avec un nouveau détricotage de la législation, c'est une nouvelle recomposition de la société qui pourrait s'opérer, ramenant optimisme, abondance et bien-être. 

mardi 24 décembre 2013

Un cas de chikungunya confirmé chez Taubira en Guyane

Taubira, aussi facteur de poussées de fièvres sociétales en métropole 

La ministre de la justice a provoqué de fortes montées de température en France
Portrait robot: 
ailes franchement noires (sans tâches),
allure pataude, facile à écraser en vol:
mesure moins d’1 cm. 
Christiane Taubira a déjà importé le désordre en France hexagonale avec le mariage homosexuel et une psychose de haine raciale à son endroit. Va-t-elle maintenant provoquer un désordre sanitaire en France? 
Le chikungunya, virus transmis par un moustique qui provoque forte fièvre, douleurs articulaires et musculaires, a en effet été confirmé en Guyane, son lieu de naissance, a-t-on appris lundi auprès de l'Agence régionale de santé (ARS). Et ce moustique, le moustique tigre, est le vecteur de transmission de deux maladies : le chikungunya et la dengue.

Marisol Touraine ne bronche pas

Un cas confirmé a pourtant été "importé" en Guyane alors que "l'épidémie de chikungunya poursuit sa progression sur l'île de Saint Martin", dans les Caraïbes, précise un communiqué de l'ARS. "En Martinique, la confirmation biologique de deux cas de chikungunya révèle l'introduction du virus sur l'île", ajoute l'ARS.
Le guadeloupéen Victorin Lurel est donc également exposé.

La presse occulte le risque épidémique
"Les mesures de surveillance renforcée et de lutte anti-vectorielle" vont pourtant "s'intensifier" pour "éviter la diffusion du virus", selon la même source, tandis que l'information des populations et bloquée.

Taubira va-t-elle nous contaminer ?

La Guyane est en effet actuellement en proie à "une période pluvieuse" et à une "intensification des déplacements de personnes" notamment entre les Antilles et la Guyane "à l'occasion des fêtes de fin d"année", note encore le communiqué.
"Ces deux facteurs sont favorables à l'extension de la circulation du virus", souligne l'ARS.

En mars 2006, le chikungunya avait fait son apparition en Guyane, importée par une personne ayant séjourné sur l'île de Madagascar.
A l'époque, le virus ne s'était pas répandu, mais les conditions climatiques étaient différentes.

Hollande a autorisé Taubira à retourner au pays pour Noël
Alors que l'AFP fournit aux organe de presse l'élément de langage prêt à diffuser selon lequel les ministres prendraient des vacances studieuses et que le président dilettante resterait "au travail", Christiane Taubira avait la banane. Elle a eu droit à un traitement de faveur en attendant un traitement hospitalier en Guyane: "J'ai le droit. C'est quatre fois et demi deux heures. Oui, j'ai une dérogation du président !", a-t-elle assuré, la règle "tacite" (!) fixée par le comique de l'Elysée étant de ne pas partir à plus de six heures de Paris.

Faut-il mettre Christiane Taubira en quarantaine?
Selon les experts, en Guyane, le moustique aedes aegypti peut véhiculer le chikungunya durant environ 3 semaines après avoir piqué une personne qui a le virus.
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La presse ne sort pas grandie
de cette photo ridicule de sa sujétion au pouvoir 
L'auteure de la photo, Cécile Duflot, d'humeur badine, a pris la meute des photographes de presse en photo pour le départ en vacances des ministres.
La ministre du Logement est déjà visiblement porteuse du virus de la dengue.

dimanche 21 avril 2013

Montée de l'extrême droite: Vidalies nie la responsabilité de Hollande et de son projet de mariage homo

Vidalies détourne l'attention de la politique d'austérité de Hollande

Sa priorité au sociétal ne règle pas les problèmes d'emploi et de pouvoir d'achat

Le ministre des Relations avec le Parlement explique les débordements autour du mariage gay par le contexte économique, notamment.


Ce déploiement disproportionné de forces de police n'est pas réservé aux syndicats mais aux femmes et aux jeunes ! 

Alain Vidalies peut donc en effet estimer qu'"aujourd'hui tous les éléments sont réunis pour la montée de l'extrême droite"... 


Cet ex-popereniste brandit d'ailleurs le risque du Front national au second tour de la présidentielle, dans un entretien avec Le Parisien Dimanche. Communiste à 18 ans, Jean Poperen fut lui-même ministre de François Mitterrand, chargé des Relations avec le Parlement, campa à la gauche du PS et servit  toute sa vie de passerelle socialiste avec le PCF.

"Qui ne voit pas aujourd'hui que tous les ingrédients sont réunis pour la montée de l'extrême droite", insiste ce ministre dont l'extrême droite est le fonds de commerce, à la différence de l'extrême gauche.
ECOUTER une dangereuse intégriste interpelée par Manuel Valls:
Les faits soulignent le caractère d'élucubration des propos de Vidalies. 
A propos de violences, c'est un militants connu de Camping pour tous qui a reçu des coups de poignards et s'est retrouvé à l'hôpital.
Lien PaSiDupes - "Harlem Désir dénonce-t-il les coups de poignards contre Samuel Lafont ?" : Samuel Lafont poignardé ce matin, dans l'indifférence de la presse
Quoi que puisse suggérer Vidalies, c'est pourtant une balllerine noire et plate qui deviendra, peut-être, l'objet totem des débats sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Brandi par l'UMP Philippe Meunier (UMP, Rhône) dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril comme le symbole innocent d'une "jeunesse qui chante" en manifestant son désaccord au texte face à des "CRS casqués et bottés", ce soulier de "jeune fille" souligne la dramatisation d'un membre radical du gouvernement, alors que sa complice, une ministre de tous les Français (?), Christiane Taubira, permet la caricature des opposants ridiculisés en serre-tête et jupe plissée bleu marine.


Alain Vidalies évacue la politique socialo-écolo de Hollande

"Ce phénomène est nourri par trois paramètres : la crise européenne, la suspicion vis-à-vis de la classe politique et la peur des immigrés".


Alain Vidalies évacue la crise morale symbolisée par la fraude fiscale du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac.
Il explique que, "dans ces moments-là, si les gens n'ont pas confiance dans ceux qui les représentent, ils trouvent des boucs émissaires, institutionnels, comme l'Europe ou l'étranger". "Hier les juifs, aujourd'hui les musulmans," déraille le sexagénaire, sujet aux réflexes de l'après-guerre 


Hollande s'acharne sur les opposants à son projet, mais néglige l'emploi:



Questionné sur la montée des violences lors des manifestations anti-mariage homosexuel, Vidalies se dit "très inquiet". "C'est d'ailleurs parce qu'il y avait cette situation - des groupuscules d'extrême droite qui s'étaient mêlés aux manifestants-, et cela dès avant le vote au Sénat, qu'il fallait clore ce débat rapidement", se justifie-t-il
ECOUTER une manifestante manifestement  extrémiste: 



Alain Vidalies réfute la radicalisation du débat par le gouvernement et François Hollande.
"Le président n'est pas responsable de l'apparition de groupuscules identitaires et homophobes." 
Et on comprend ainsi quel est l'objet de cet entretien du 21 avril, jour de la manifestation régionale organisée dans l'urgence en conséquence du sprint final de la majorité et de son recours à la procédure dite du "temps programmé" qui accélère - et bâcle - le débat parlementaire. 

Notons que Vidalies a perdu l'un des trois paramètres en route..

A aucun moment le sous-ministre des Relations avec le Parlement n'a condamné l'insultante arrogance de la majorité
Pourtant, indignés, les députés UMP se sont vus qualifiés de "ringards", voire de "neuneu", du fond de l'hémicycle. "Entre ces hurlements de 'ringards' sur ce qui constitue la base de millions de couples français et une vision futuriste, nous nous demandons où nous sommes", a déploré le député-maire de Versailles, François de Mazières.

À propos de la procréation médicalement assistée (PMA), le ministre semble rétropédaler piteusement, renvoyant ce problème à plus tard, admettant enfin les procédés scélérats du pouvoir : "Aujourd'hui, on a besoin d'un peu d'apaisement dans la société sur ces questions."



lundi 28 janvier 2013

Mariage homo: Hollande retire la liberté de vote aux élus PS

Seuls 3 ou 4 députés rebelles pourraient 
ne pas voter le texte

Hollande fait du sociétal un paravent à ses problèmes économiques



Des banderoles ont fleuri sur les ponts de Paris

à la veille de l'ouverture du débat à l'Assemblée 
sur le projet de loi ouvrant le mariage aux couples homos


Examen houleux d'un texte controversé dès mardi 29. 
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale est chargé de faire rentrer les élus dans le rang.
Bruno Le Roux a reconnu lundi 28 que trois ou quatre députés socialistes pourraient en effet braver François Hollande et ne pas voter le projet de loi dénaturant le mariage au profit des couples homosexuels.

Les élus du parti présidentiel privés de liberté de vote

A la question, "êtes vous certain que tous les députés vont voter ce texte ?", Bruno Le Roux, invité sur internet de Direct Politique Ouest-France/Linternaute.com, a répondu : "Non, je ne suis pas certain, car sur ce texte, comme sur d'autres textes, il y a des députés qui font jouer une clause personnelle", la clause de conscience.


Tous godillots, sauf trois

"Aujourd'hui, j'en compte trois, quatre qui pourraient aujourd'hui ne pas voter ce texte", a-t-il précisé. 
"Qu'il y ait des députés qui disent 'je ne voterai pas cela', alors que c'est un engagement du président de la République, je le regrette", a dit M. Le Roux.

"Je vais leur dire qu'ils doivent soutenir leur groupe, qu'ils doivent soutenir l'engagement du président de la République, mais si au bout du compte, je n'arrive pas à les convaincre, ils sont libres bien entendu, une fois qu'ils sont soumis au vote, le vote est personnel", a-t-il expliqué.

Propos assortis de menace

"Je ne suis pas dans la sanction", mais tout de même...
Personne n'est obligé d'adhérer à un groupe politique. Personne n'est obligé d'avoir le soutien du Parti socialiste quand on se présente à une élection non plus", a lancé le sergent-chef Le Roux, chef de file des députés socialistes, le sourcil en bataille.

dimanche 4 novembre 2012

Mariage gay: Wauquiez presse Hollande de prendre le temps de réfléchir

Pourquoi cette précipitation soudaine de la "gauche molle" ?
Laurent Wauquiez soupçonne le gouvernement de vouloir "passer en force" sur cette promesse de campagne de François Hollande. 


Soutien de François Fillon, Laurent Wauquiez a appelé dimanche l'exécutif à prendre le temps de la concertation sur la question du mariage et de l'adoption par les couples homosexuels, faute de quoi il faudra "évidemment" que la droite supprime cette réforme une fois revenue au pouvoir. 


Interrogé lors de l'émission "12/13 Dimanche" sur France 3, l'ancien ministre, soutien de François Fillon pour la présidence de l'UMP, le député UMP a expliqué:
"On est en train sur ce sujet d'avoir une exacerbation des tensions (...) parce que le temps de la concertation n'a pas été pris par le gouvernement, parce que le gouvernement, sur ce projet de loi, veut passer à la hussarde, rapidement, sans avoir fait l'effort de mettre tout le monde autour de la table". 

Pour Laurent Wauquiez, le cardinal André Vingt-Trois est évidemment "dans son rôle" lorsqu'il appelle ses fidèles à s'opposer au mariage gay, que veut autoriser François Hollande. 

A la question de savoir si le cardinal André Vingt-Trois est dans son rôle en s'opposant au mariage homosexuel et en demandant aux chrétiens de protester auprès des élus, le député-maire de Haute-Loire  a répondu: "C'est évident qu'il est dans son rôle". Comme d'ailleurs tous les représentants des religions chrétienne, juive et musulmane qui se sont exprimés, a-t-il ajouté. 


"On a une réaction de l'ensemble des religions qui sont toutes opposées à ce projet et je le dis vraiment, avec un appel qui est même un peu solennel, François Hollande doit prendre le temps ! On ne peut pas comprendre que sur un sujet comme celui-là il ne cherche pas à créer le consensus". Lien PaSiDupes : " Le cardinal de Paris dénonce la "supercherie" du mariage "pour tous" "

Laurent Wauquiez a affirmé qu'en tant que député, il s'opposera au projet de loi, présenté mercredi en Conseil des ministres et qui doit être débattu à partir de mi-janvier au Parlement. Mais en tant que maire, il n'exercera "un droit de retrait" qu'à condition que cela soit permis par la loi. "Si la loi ne le prévoit pas, je considère qu'un élu de la République n'a pas à se mettre en violation avec les règles de la République". Wauquiez  ne refuserait pas de célébrer des mariages gay, si la loi l'y obligeait, mais il pourrait aussi déléguer à un élu d'opposition.

En visite à Rome pour la canonisation du P. Jacques Berthieu, le ministre de l’intérieur et des cultes,  Manuel Valls, a accrédité l'insuffisance de concertation, manifestant une volonté d’écouter les opposants au texte." Un débat aura lieu. Toutes les voix politiques, philosophiques, religieuses se feront entendre ",  a-t-il promis.

La société civile crie "halte au feu ! " 
Provocation à Pau (26 /10/2012)
Des psychanalystes, des politiques, des syndicalistes commencent à exprimer de vives réserves sur le projet gouvernemental d’ouvrir le mariage aux personnes de même sexe.
" Alliance Vita " appelait à manifester dans 75 villes de France, le lundi 22 octobre, contre l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles.

L'ex-député François Bayrou a même estimé  que le débat sur le mariage pour tous est en train de devenir "explosif ".  Il a recommandé une " solution de sagesse". Un peu jésuite sur les bords - et au-delà - le  président du MoDem  a proposé de jouer sur les mots en réservant le terme de " mariage " aux personnes de sexes différents et de créer une " union " de deuxième choix conférant les mêmes droits que le mariage aux personnes homosexuelles...  " Cette position intermédiaire,  objecte Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon, distingue mariage et union civile, mais elle ne change absolument rien à la principale préoccupation, celle concernant l’ouverture de l’adoption. "

Nécessité d'un débat ouvert

Comme le note la psychanalyste Sophie Marinopoulos, ce débat se déplace peu à peu du mariage à la filiation. Pour cette clinicienne, ce qui pose problème, c’est « la manière dont le respect de la filiation s’inscrit dans la différence des sexes ».  Selon elle, « la période de l’attaque personnelle »,  qui « revient à traiter toute personne critique d’homophobe ou de réac »,  est passée et les arguments des uns et des autres commencent à trouver un écho.Son confrère Pierre Lévy-Soussan fait le même constatPlus on en parlera et plus les Français prendront conscience des bouleversements introduits par cette réforme en matière de filiation ",  explique ce pédopsychiatre, spécialiste de l’adoption.

VOIR et ENTENDRE un reportage de Sud Ouest couvrant deux manifestations "pro et anti-mariage entre personnes du même sexe" à Pau, le 26 octobre2012:

Empathie populaire en baisse

Les derniers sondages donne  raison aux opposants. Une enquête menée par l’institut LH2 pour Le Nouvel Observateur , publiée à la mi-octobre 2012, montre que 58 % des Français sont favorables au mariage homosexuel et 48 % à l’adoption. Une baisse, comparée à de précédentes enquêtes : en août, 65 % des Français approuvaient encore l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles, selon un sondage IFOP.
La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a pour sa part rendu, jeudi dernier, un avis défavorable sur le projet de loi. L’instance a dénoncé " une remise en cause de la famille et de la société française ".  Nous avons eu un débat en profondeur et une prise de conscience des enjeux de ce texte ",  explique le président de cette institution, Jean-Louis Deroussen. Ont notamment été évoquées les conséquences financières d’un tel changement, notamment sur les congés de paternité ou sur les pensions de réversion, ainsi que les conséquences de la possible disparition des mots de " père " et " mère " dans le livret de famille.

Le Mans (23 /10/2012)
Reculade du gouvernement:  vote repoussé à janvier ou février 2013


La loi devra-t-elle être abrogée une fois la droite revenue au pouvoir, comme l'a dit Christian Jacob, chef de file des députés UMP ? 
"C'est ce que François Fillon a dit, si on a une loi qui passe en force, qui est faite sur une absence de concertation, qui bouleverse le cadre du mariage et de la filiation, évidemment il faudra revenir dessus", a répondu Laurent Wauquiez. 

Ce sujet du mariage "pour tous" continue d'embarrasser la gauche comme la  droite, soucieuses de résister, sans apparaître en rupture avec les évolutions de la société. 

Laurent Wauquiez semble avoir trouvé la parade: se plaindre de la méthode employée par le gouvernement pour ne pas cautionner ce projet de loi, alors que François Hollande prend la mesure de l'opposition de l'opinion à cette réforme. 

La preuve: l'examen parlementaire a été décalé de plusieurs semaines pour laisser le temps au Sénat et à l'Assemblée nationale de mener les concertations nécessaires. 


dimanche 21 octobre 2012

La dénaturation du mariage, unique réussite de F. Hollande ?

Un chargé de mission de François Hollande hostile au mariage homo

Le rideau de fumée des questions sociétales de la gauche socialo-écolo 


Le changement, c'est aujourd'hui du grand n'importe quoi
Les media ont fait des questions sociétales une préoccupation fondamentale d'une grande partie de la population française. Si l'euthanasie l'est authentiquement, d'autres sont de simples phénomènes de mode.

Or, les socialistes
dans la tourmente de la crise et face aux déficits publics et au chômage n'ont aucune notion des priorités: seul compte pour eux de pouvoir se prévaloir un jour d'une "avancée" sociétale qui ferait d'eux des hommes et des femmes de "progrès", "gauche sociale" qui pourtant se consacrent actuellement à la destruction massive d'entreprises et d'emplois.  
Pour l'heure, ils n'ont rien trouvé de mieux que de diviser encore davantage les Français sur les sujets hyper-sensibles du mariage gay (et de ses avatars) comme de la dépénalisation du cannabis.

Daniel Vaillant et Vincent Peillon militent pour la dépénalisation du cannabisLe premier chante les vertus du cannabis au prétexte qu'il a un usage thérapeutique et prône donc sa légalisation contrôlée, sans savoir comment il fera. Le second, bien que ministre de l'Education nationale, a affirmé sur France Inter dimanche qu'il souhaitait "que l'on puisse avancer sereinement" sur ce débat... Une gageure, puisqu'il avait divisé le gouvernement socialiste dès le mois de juin 2012, après une déclaration de Cécile Duflot, ministre EELV du Logement.  Jean-Marc Ayrault avait dû intervenir pour clore le débat.

Peillon est influençable. 
"Comme ministre de l'Éducation nationale, c'est un sujet qui concerne directement notre jeunesse. Il y a une économie parallèle dans ce pays, c'est l'économie de la drogue," observe-t-il. Et s'il est "absolument pour les moyens de la répression", il veut croire qu'en mettant le cannabis en vente libre permettra de vaincre les réseaux de la drogue. Peu assuré de la validité de son argumentaire, le philosophe Peillon s'en est pris à ses détracteurs: " Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d'ampleur", a encore jugé Vincent .

Le premier ministre "retardataire" pète un joint.
 
Cette fois, selon le Nouvel Observateur Vincent Peillon aurait brandi sa démission. "La prochaine fois, effectivement, ce sera la porte", aurait répondu  à son ministre un Jean-Marc Ayrault en pétard, selon Le Canard enchaîné. Le ministre de l'Education nationale s'est alors empressé de préciser qu'il s'agissait "d'une vision personnelle".

Mais, du Marais à Saint-Germain, les bobos continuent d'établir des similitudes entre les dépendances du jeune et du pauvre à l'alcool et du nanti au cannabis. Le ministre de l'Education a fait une première tentative pour désinhiber tous les âges de la population: en démocratisant le cannabis, le philosophe du PS  avait-il l'ambition d'articuler sociétal et social ? A défaut de pain en temps de crise, le rêveur tenta-t-il d'offrir au peuple l'accès à toutes les déchéances et aux élèves dont il a la charge à la destruction de neurones probablement superflus mais qui avaient droit à la vie et à produire de l'intelligence.

Le mariage entre personnes du même sexe



"Une étape symbolique a été franchie dans la défense des  droits des homosexuels", selon le magazine Elle et  Irène Théry, sociologue, directrice  d’études à l’EHESS,  auteure du " Démariage ". N'est-ce pas tout dire ? Ce gouvernement détricote, démonte et casse tout. 

Le candidat socialiste a parlé de " mariage " pour les couples de même sexe, et non d'union civile, comme François Bayrou par exemple, insiste la tête chercheuse, et les casseurs se sont hasardés à annoncer une loi dès 2013. " Il y a clairement la volonté d’intégrer les familles homoparentales au paysage familial contemporain, même si toutes les questions ne sont pas réglées - je pense ici à la gestation pour autrui, en général et pour les couples gays" en particulier", s'aventure la brouilleuse de pistes.

I. Théry assure aussi que l’homoparentalité cristallise  encore les clivages entre droite et gauche pour des raisons relevant de l’homophobie: c'est dire  les effets de l'idéologie  militante sur la chercheuse azimutée.  Dans un procès en sorcellerie, elle déclare que l'homosexualité serait une sexualité jugée inférieure par la cible rêvée, Christine Boutin, par exemple. Abusant de son statut d'universitaire, elle livre des impressions partisanes collatérales à son domaine de recherche : ainsi fait-elle dire à Ch. Boutin  que " les homosexuels n'accèdent pas à la différence des sexes " et, sur la base de cette interprétation de la pensée de l'autre, estime donc qu'"il est grand temps de clarifier toutes ces questions" ! 
Ce qui était encore impossible au moment du Pacs, cheval de Troie du mariage gay, ne le serait plus, selon la militante, en dépit de l'escalade dans les requêtes: nous en sommes venu au "mariage", mais aussi à l'adoption et même à la procréation médicalement assistée (PMA), tout en sachant que l'évolution de la loi ne satisfera pas encore l'ensemble de ces revendications et dans la prochaine étape exclura - pour un temps - l'adoption et la PMA. Chaque chose en son temps, si jamais ?

Peut-on parler de  "mariage" entre deux personnes du même sexe ?

" Le père est celui que les noces désignent ". Or, cela n'a pas de sens dans le mariage homosexuel, car la présomption de paternité entre deux hommes ou deux femmes n'est en réalité qu'une présomption de procréation. 
Depuis le début du XXIe siècle, la présomption de paternité comme "cœur" du mariage a été progressivement gommée des esprits. La révolution silencieuse qui a  finalement abouti à l'effacement dans notre droit de la différence entre filiation légitime et filiation naturelle depuis 2005, comme maintenant la PMA, participent de ce phénomène de modification. L'idéologie dominante et la loi qui en résulte précèdent les grandes évolutions du genre humain. 


Des citoyens vigilants des institutions crient  "Au fou !"Peut-on livrer le genre humain aux expérimentations d'apprentis sorciers ? 
La  gauche  comme la droite est divisée et la chercheuse qui caricature ses opposants pour Elle est contestée jusqu'au sein du PS. Le projet de mariage des homosexuels et d’adoption d’enfants par des couples de même sexe voulu par François Hollande ne fait vraiment pas unanimité à gauche

Ainsi, le maire (PS) de Quimper, Bernard Poignant, qui fut durant les années 1990 le puissant patron de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (Fneser), a-t-il écrit sur son blog : " Seule compte l’idée que l’on se fait de l’accomplissement d’un enfant. A mes yeux et quoi qu’il arrive, il se construit dans l’altérité des genres, masculin et féminin, père et mère. Qu’ils soient présents ou absents, parfaits ou imparfaits. Un enfant doit toujours savoir qu’il a ou a eu un père et une mère. Personne ne peut discuter ce fait. "

Bernard Poignant est actuellement chargé de mission à l’Elysée auprès de François Hollande, avec pour mission de " faire l’interface avec la société civile ".