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lundi 8 avril 2019

700.000 automobilistes rouleraient sans permis de conduire en France

Donc, sans assurance...

Pendant ce temps, le prix des carburants et les radars obnubilent Macron

Depuis le 1er avril 2017, une amende forfaitaire de 800€ est possible 

pour conduite sans permis, sans passer par le tribunal.

Alors que le pouvoir mobilise l'ensemble de ses effectifs de police face aux Gilets jaunes pacifiques et que les pouvoirs publics s'assurent des rentrées fiscales faciles, les automobilistes continuent d'être un danger mortel que ni les réductions de vitesse, ni les radars ne prennent en compte. La voiture satisfait l'essentiel des besoins de déplacements de la plupart des Français, mais de nombreux automobilistes roulent sans permis. D'après Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, ces conducteurs sans papier rose seraient aujourd'hui 700.000 en France, contre 300.000 il y a 10 ans. Et on sait que le ministère de l'Intérieur a une tendance forte à minimiser ses comptages...

Les prétextes, des  "raisons principalement économiques"... 


Assistanat et démagogie
Dans notre société d'assistés, plus de deux tiers des Français qui roulent sans permis ne l'ont jamais passé, car ils estiment que l'examen est trop cher. A l'heure actuelle, il faut débourser en moyenne 1.500 à 1.800 euros pour décrocher cette autorisation de rouler. Or, elle n'est jamais contrôlée : en dehors des périodes de manifestations, les forces de police sont employées à des tâches administratives. 
Le dernier tiers de ces conducteurs se serait vu retirer le permis par les forces de l'ordre au hasard d'une infraction au code de la route, ou d'un accident et en raison d'une perte totale des points. 

Les conducteurs sans permis représentent 1,4% des automobilistes, mais ont pris part à 4,5% des accidents mortels. 
En 2017, 4,6 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel et 2,7 % de ceux impliqués dans un accident corporel circulaient sans permis valide, indiquait le bilan définitif de l'accidentalité routière publié par le gouvernement l'an dernier. Il estimait alors qu'environ 680.000 personnes conduisaient sans permis dans l'Hexagone. 

Vers une réforme du permis de conduire

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En novembre dernier, Emmanuel Macron a annoncé vouloir "une baisse drastique" du coût du permis de conduire. Trois mois plus tard, le gouvernement recevait un rapport parlementaire visant à réformer la formation au permis de conduire et notamment à limiter son coût. 

Une réforme du permis avait déjà été menée en 2014, quand Emmanuel Macron était le ministre de l'Economie de François Hollande, avec notamment pour objectif la réduction des délais de passage d'un deuxième examen après un échec. Il est passé de 93 à 63 jours en moyenne, et le coût pour le candidat, qui n'a pas à repasser des heures de conduite pour se maintenir au niveau, s'est ainsi réduit de 150 à 300 euros par candidat, selon le gouvernement. 

Par ailleurs, depuis juillet 2016, le dispositif du "permis à un euro par jour", qui permet à un candidat de financer son permis avec un prêt à taux zéro remboursé à un euro par jour, a été étendu. Avec la loi Egalité et Citoyenneté de 2017, il peut également être financé via le compte personnel de formation (CPF). 
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Le CPF permet à toute personne, salariée ou demandeur d'emploi, de suivre, à son initiative, une action de formation. Il accompagne son titulaire dès l'entrée dans la vie professionnelle, tout au long de sa carrière jusqu'au départ en retraite. Depuis le 1er janvier 2015, il remplace le compte DIF (Droit Individuel à la Formation), un crédit d'heures de formation.

Des employés de la Poste formés pour faire passer le permis de conduire

Déjà évoquée dans le cadre de la loi Macron, en 2015, la possibilité pour des employés de la Poste de faire passer le permis de conduire se concrétise. Cinquante postiers avaient été sélectionnés pour être formés, révélait RTL. 
Si vous passiez votre permis en 2016, votre postier aurait pu être votre examinateur et non pas un inspecteur d'Etat. Le ministère de l'Intérieur avait sélectionné 50 agents qui devaient faire passer le permis, selon RTL
Le but de cette mesure de la loi Macron, publiée au Journal officiel, était de réduire les délais d'attente du permis. L'Intérieur avait reçu 200 candidatures d'employés de la Poste, et en avait donc retenu 50 pour devenir inspecteurs. Ils commenceront leur formation en novembre à l'Institut national de la sécurité routière et seront opérationnels en février prochain. 

Uniquement à Paris, Lyon et Marseille.
On annonçait 35 "postiers inspecteurs" à Paris, dix à Lyon et cinq à Marseille. Dans un premier temps, ils étaient prévus pour endosser cette nouvelle fonction pendant deux ans. 
D'autres employés de la Poste devaient être sélectionnés pour faire passer le code de la route. La Poste disait s'organiser en aménageant certains de ses sites pour accueillir les examens.

Qu'en est-il vraiment, quatre ans plus tard ?
Et pendant qu'on y est, pourquoi pas créer une assurance gratuite pour automobiles sans permis ?...

vendredi 27 avril 2018

"Plan banlieues" : Dati tacle les vieilles recettes d'un Borloo congelé dans le passé

Encore de l'assistanat à fonds perdu

Jean-Louis Borloo croit pouvoir faire du neuf avec du vieux

Née de parents immigrés maghrébins, l'ex-résidente du quartier des Prés-Saint-Jean à Chalon-sur-Saône, Rachida Dati n'a pas de mots assez durs pour dénoncer les propositions de son ex-collègue. Le "plan Banlieues" rédigé par Jean-Louis Borloo "veut sauver les banlieues avec les vieilles recettes," met en garde l'ancienne garde des Sceaux dans Le Figaro. 

"Des milliards supplémentaires à fonds perdu pour de l'assistanat".
En quelques mots, Rachida Dati exécute le "plan Banlieues" de l'ancien ministre du Logement de Jacques Chirac.  Jean-Louis Borloo "veut sauver les banlieues" après "avoir échoué à électrifier l'Afrique," ironise l'ancienne ministre de la Justice ans un communiqué diffusé vendredi,.en référence aux efforts vains tentés par son ancien collègue au gouvernement sous Nicolas Sarkozy à travers la fondation "Energies pour l'Afrique" lancée en 2015. Investi pour dix ans dans l’électrification de l’Afrique, il annonça en 2017 qu'il abandonnait et se tournait vers d’autres horizons, avec la satisfaction d’avoir contribué à créer l’Initiative africaine pour les énergies vertes (AREI). Mais les acteurs de cette initiative dédiée aux énergies renouvelables réfutent tout lien de parenté avec l'AREI...

Estimant sa mission remplie, le 15 février 2017, dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro, l’ancien avocat annonça qu’il souhaitait désormais se mettre "au service d’une nouvelle cause collective", évoquant notamment, à quelques mois des élections présidentielle et législatives, "le déclassement de la France" et - après celui de l'Afrique - le "sauvetage de l’Europe"...
"Depuis 2004 et la création de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, 60 milliards d'euros ont été déversés sur ces quartiers dits populaires"

Ce rappel de Rachida Dati est d'autant plus cruel que cet argent n'a pas eu d'effets. Logiquement, elle s'interroge sur les moyens supplémentaires réclamés par Borloo. "Alors à quoi vont servir ces 48 milliards d'impôts supplémentaires ? A financer une Ecole Nationale d'Administration pour banlieusards, alors que le décrochage scolaire intervient dès le collège, que la violence et la désintégration républicaine gangrènent une partie de ces territoires. Et ce n'est pas la tarte à la crème'du numérique' qui empêchera les fractures", lance la maire du VIIe arrondissement de Paris .

Les "nouvelles Marianne" devant remplacer "les grands frères" des années 90, autre mesure gadget pour l'ex-magistrate. Utiliser "les mères comme femmes-relais en les assignant au pied des immeubles", c'est du "mépris" et du "sexisme", explique-t-elle à l'ancien député radical valoisien qui prend ses racines idéologiques dans la franc-maçonnerie

"Ce plan ne comporte ni responsabilité, ni devoir, ni sécurité, met-elle en garde. Alors non, les impôts des Français ne doivent pas contribuer à notre affaiblissement, pour la seule bonne conscience de ceux qui méprisent ou victimisent les habitants de ces territoires", fustige Rachida Dati.

mercredi 3 juin 2015

CMU-Complémentaire: la Cour des comptes a détecté des fraudes et recommande davantage de contrôles

Il faut davantage de contrôles, préconise un rapport de la Cour des comptes

Les soupçons s'avèrent fondés
Si  elles "méritent d’exister",  les aides à la santé destinés aux plus démunis (CMU-C et ACS) doivent être davantage contrôlées. Présenté mercredi au Sénat, un rapport de la Cour des comptes est sévère.

Ce rapport évalue les deux dispositifs financés par le fond CMU et gérés par l’Assurance maladie : couverture maladie universelle complémentaire, la CMU-C permet depuis 2000 de se faire soigner gratuitement en cas de faibles revenus, et l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), proposée depuis 2005.
En clair, la CMU-C est une prestation sociale qui permet l'accès aux soins, le remboursement des soins, prestations et médicaments à toute personne résidant en France, c'est-à-dire les clandestins, notamment. Elle prend en charge à 100 % les dépenses de santé, sans avoir à faire l’avance de frais, y compris pour la part non remboursée par la Sécurité sociale et le forfait journalier hospitalier. Les habitants aimeraient tous être bénéficiaires de ces mêmes avantages.
L'aide complémentaire Santé est offerte aux personnes dont les revenus se situent entre le plafond de la CMU complémentaire et ce même plafond majoré de 35 %, soit entre 100€ pour les moins de 16 ans et 550€ pour les + 60 ans.

"Boucliers sanitaires"

Thomas Thévenoud, député PS,
ne fraudait pas plus que Cahuzac:
 il souffrait de "phobie administrative"...
Ces aides "jouent un rôle majeur pour l’accès aux soins de la partie la plus défavorisée de nos concitoyens", même s'ils ne sont pas citoyens. L'Etat justifie ces dépenses en expliquant qu'elles constituent des sortes de "boucliers sanitaires face au désengagement rampant" de l’Assurance maladie obligatoire, résume Antoine Durrleman -en simplifiant un maximum pour masquer ce qu'elle a d'injuste pour les petits salaires- au point que le Sénat a sollicité cette évaluation de la commission des affaires sociales de la Cour des comptes.

Pour autant, si la CMU-C et l’ACS -couverts par la collecte des cotisations salariales et patronales par l'URSSAF- répondent à une sorte de "constat d’échec" de financement direct par la Sécu, les dispositifs doivent montrer une " transparence de diamant", car ils sont financés par les assurés sociaux.

Sous l’effet des relèvements successifs des plafonds de ressources, le nombre de ses bénéficiaires a enflé (5,2 millions pour la CMU-C, 1,2 millions pour l’ACS) et les perspectives financières du fond CMU se dégradent avec, à situation inchangée, un possible déficit vers 2017-2018, s’alarme la Cour. Et si tous les éligibles faisaient valoir leurs droits, entre 1,2 et 2 milliards devraient être mobilisés, selon Antoine Durrleman, directeur général de l'APHP et directeur de l'ENA..

"Les contrôles des ressources doivent être intensifiés"

"La question de la légitimité est aussi essentielle que la question de la soutenabilité", ose-t-il énoncé en régime socialiste. Sur l’équilibre financier, il faut "d’abord s’assurer de l’attribution à bon droit" et pour cela sécuriser l’attribution aux personnes qui remplissent les conditions d’attribution. Le gouvernement Jospin n'avait pas osé fliquer et ficher les demandeurs...

"Les contrôles des ressources doivent être intensifiés", plaide-t-il, une préconisation devancée par la CNAM qui va lancer un plan national de contrôle de ressources des bénéficiaires, via les données bancaires.
Il faut aussi reconsidérer les niveaux de ressources et de plafond, selon la Cour qui souligne un "paradoxe": "les pouvoirs publics ont davantage donné priorité à l’extension du périmètre plutôt que l’accès effectif de cette population aux droits ". 
Chaque fraude  anomalie  (n'appelons pas un chat un chat) sera suivie d'une convocation
Entre 2013 et 2014, la Caisse nationale d'assurance maladie a vérifié à titre expérimental les comptes d'un millier de bénéficiaires de CMU-C, dans quatre caisses, entre 2013 et 2014. Résultat: "ces premiers tests font apparaître un nombre significatif d'anomalies. Leur niveau et leur gravité sont très variables mais cela suffit pour justifier une vérification de plus grande envergure", explique Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie cité par le quotidien. Ainsi, chaque anomalie détectée donnera lieu à une convocation de l'intéressé.
Et après ? Remboursement? Amende? Prison? 

L'escroquerie n'est le fait des seuls nantis.

vendredi 31 janvier 2014

Hollande repousse les Français vers la droite

La société française se droitise: faut-il s'en plaindre ou s'en féliciter ? 

La droitisation qui se dessine s'enracine dans le manque de renouvellement des idées de la gauche 
depuis quelques années et le totalitarisme des réformes sociales comme sociétales, depuis peu. 
Dans son désarroi, la majorité gouvernementale s'est arc-boutée sur une idéologie archaïque, soutenue par des élus néophytes et intransigeants. Tous ensemble, les ringards écolos dogmatiques et anti-capitalistes bornés, ils ont bloqué le système économique et braqué la société par ses discours mensongers, ses demi-mesures et ses coups de force au parlement. Les Français menacés dans leur emploi, limités par l'austérité, matraqués d'impôts et réprimés dans leurs libertés se tournent vers la nouveauté et pourraient succomber à la tentation de un l'extrémisme encore inexploré. 

Les exégètes désemparés de la pensée unique agitent aussitôt le chiffon rouge de la "lepénisation" des esprits. Cette formule choc désigne une menace floue et confuse du changement promis qui n'est pas venu. Le courant de pensée incarné par la droite "décomplexée" constitue l'alternative attendue que la gauche socialo-communiste a échoué à incaner. En meeting à Saint-Raphaël (Var), le président de l'UMP, Jean-François Copé, a affirmé l'importance "majeure" des municipales de 2014 pour la droite, synonymes de "reconquête du coeur des Français", tout en stigmatisant "les égarements" de certains vers l'extrême droite. Porteuse de solutions face à "la souffrance des Français", l'UMP réaffirme : "nous n'appellerons pas à voter FN mais nous n'appellerons pas à voter pour le parti socialiste qui est allié à Jean-Luc Mélenchon", à l'extrême gauche.

La majorité a laissé les Français en deshérence face à la crise, au chômage et aux difficultés crées par l'hyper-fiscalisation socialiste ou l'absence de ligne politique, notamment en matière de logement. La France socialo-écolo qui ne parle que d'avancées fait régresser le pays, agitant des idées coupées de la réalité et pertubatrices des esprits préoccupés du quotidien. La refonte de l'économie, puis la recréation du lien social, imposeront un large consensus sur les valeurs, et non par le forçage des entreprises et des consciences. 
La majorité présidentielle a cru pouvoir mépriser sa gauche comme sa droite parce qu'elle concentre tous les pouvoirs, mais elle a ainsi fracturé le pays. La voici seule. Prise en tenailles par les extrémismes, elle dénonce et accuse ses adversaires, muselle son opposition interne et diabolise tout ce qui n'est pas elle. Faute de pouvoir maîtriser l'économie et la finance, la majorité tente d' imprimer sa marque sur la société. Elle brandit l'argument de la liberté et pratique la démagogie pour faire passer des réformes déstructurantes de la société occupée à sa survie et loin des préoccupations progressistes d'un pouvoir seulement soucieux de mariages homosexuel ou par consentement mutuel, d'IVG ou du droit de vote des étrangers. Mais les Français n'avalent pas les pilules comme leurs parlementaires les couleuvres. 

Les godillots des assemblées réalisent désormais qu'ils vont devoir retourner devant les électeurs dans quelques semaines. Ceux qui se sont faits élire sur des idées social-démocrates abandonnent leur morgue et jettent maintenant aux orties leurs réponses keynésiennes. Encore une volte-face collective faisant suite au virage à droite de Hollande qui fait désormais des grâces aux entrepreneurs et mise en économie non plus sur la demande mais sur l'offre ! Le basculement à droite ne concerne plus seulement le rejet des valeurs et des idées de gauche, mais de la politique de Hollande et de ses comportements publics et privés. La droitisation stigmatisée par les media prend racine dans la majorité présidentielle.

La défaite idéologique de la gauche pendant la crise

Cette droitisation est à l'oeuvre depuis la montée du Front National, favorisée par le président Mitterrand et de la proportionnelle. La présidentielle de 2002 a fait apparaître les fruits de ce machiavélisme politique, dont Lionel Jospin a fait les frais avec les concours de Jean-Pierre Chevènement (5,33 % des suffrages exprimés) et de Christiane Taubira, candidate du Parti radical de gauche et rivale de Jospin qui perd aussi ses 2,32 % des voix au premier tour et arrive 3e, derrière Jean-Marie Le Pen... 

La crise financière de 2008 a, depuis, étalé aux yeux de tous le besoin d'une union nationale que la gauche haineuse refusa au président Sarkozy. Nombre de ceux qui pensaient ouvrir un boulevard aux idées issues de gauche et toucher les dividendes de ce front de la gauche du refus en furent non seulement pour leurs frais, mais fort marris en 2012. Hollande crut alors opportun de rétablir le lustre des idées de gauche en tenant des propos d'une grande sévérité contre le monde de la finance, les spéculateurs et les fraudeurs. Mais son propre ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, se fit prendre la main dans ses coffres de Suisse et de Singapour...

Comment se manifeste cette droitisation?

Sans surprise donc,
l'arrivée de la gauche a boosté la progression des valeurs de droite. Les Français ont beau constituer un des peuples les plus méfiants à l'égard de la mondialisation et de l'économie capitaliste, à la différence notamment de 56% des Américains, la gauche n'est pas apparue plus capable que la droite pour les en protéger. Mais au profit de quel système alternatif, depuis l'échec du marxisme? L'UMP était cohérente et fidèle à sa ligne, tandis que le PS accumulait les renoncements sur tous les tableaux. 
Au point que François Hollande, à la façon d'un Schröder, vient d’annoncer le basculement de son quinquennat dans le social-libéral". "Il s’en défend, mais le chef de l’État a tracé mardi une feuille de route jusqu’en 2017 qui a tout à voir avec des solutions de droite", note L'Humanité. Hollande en est-il par conséquent arrivé au point qu'il ne craint même plus de désespérer les militants de gauche qui, comme ceux du 6 mai 2012, vont au charbon au printemps prochain ?

Une profonde aspiration à l'ordre 

Les Français, qui à 86% critiquait l'autorité, en redemandent à Valls
: d'abord, la transmission de l'effort et de la discipline(62%), et seulement après la formation à l'éveil et à l'esprit critique (38%). Adieu le raisonnement. La crainte sécuritaire s'est accentuée, 64% des Français estimant qu'on ne se sent en sécurité nul part (contre 40% en 2006). Les institutions en lesquelles les Français ont le plus confiance sont l'armée (79%), la police (73%)- elles représentent l'ordre-, loin devant la justice(46%) ou les syndicats(31%). La France va vraiment très mal!

La priorité de l'école est contrecarrée de l'intérieur par le ministre de l'Education soi-même qui la sape, dressant contre la majorité à la fois les professeurs, avec sa réforme des rythmes scolaires, et les parents, avec son introduction de la théorie du genre dans plusieurs académies. Les apôtres socialistes du mensonge nient jusqu'à l'existence d'une telle théorie et détournent sur la droite républicaine le boycottage de l'école par le collectif JRE de musulmans radicaux.
 
Christiane Taubira, la garde des Sceaux, braque aussi la France profonde par son laxisme et sa réforme pénale, qui sera examinée à l'Assemblée le 14 avril, est très contestée de toutes parts. Prévoyant la suppression des peines planchers et l'instauration de la "contrainte pénale", il contribue au basculement de l'opinion à droite. 

Sur le plan des moeurs, le débat accéléré et le vote anticipé du mariage homosexuel, dit du "Mariage pour tous", ont raidi l'opinion jusqu'au point de rupture. La méthode autoritaire (voire répressive) du gouvernement sur les projets de mariage entre personnes du même sexe et celui du droit d'adopter pour les couples homosexuels a provoqué une fracture profonde et une réorientation politique vers la droite, alors qu'ils étaient majoritairement envisageables en 2000 et 2008 respectivement. La machine progressiste en faveur du mariage gay qui devait se révéler irrésistible entre 2010 et 2012 s'est enrayée. Personne n'avait prévu l'ampleur de la mobilisation contre cette loi en 2013. En décembre dernier, six mois après le vote de la loi, alors que 7.000 couples (dont certains ont déjà divorcé) étaient déjà passés devant monsieur le maire, 55% des Français y restent opposés. La loi scélérate que l'on disait consensuelle, n'est pas démocratiquement valide.
Ces procédés sournois et les manipulations médiatiques font le lit de revirements spectaculaires que la gauche hégémonique ne soupçonnait pas. Ainsi, la part de Français favorables à la peine de mort, qui ne cessait de décliner depuis les années 1980, (avec seulement 32% de partisans en 2009) a récemment rebondi jusqu'à atteindre 50% des Français en décembre 2013. Les mauvaises manières de Christiane Taubira en font la ministre la plus détestée (et caricaturée, en guenon), malgré une forte concurrence (dont le "singe" Montebourg). 
Avec le sombre Ayrault, Taubira a ouvert vendredi, le "débat national sur la justice du XXIe siècle" avec pour objectif de rapprocher la justice des citoyens. Reste à savoir si, cette fois, la méthode sera à la hauteur de la sémantique. Il s'agit simplement de favoriser la médiation pour résoudre certains conflits, un domaine qui n'est pas dans sa sphère de compétence, mais tant qu'il s'agit d'autoriser les demandes de pièce justificative par SMS, n'est-ce pas, il est permis d'espérer qu'elle ne va pas trouver encore le moyen de bloquer le débat.

L'IVG reste aussi une mesure sur laquelle les détenteurs de l'autorité peuvent agir plus aisément que sur l'économie. En France, la gauche parlementaire a élargi son champ d'application en supprimant la restriction qui la limitait aux cas de "détresse". En Espagne en revanche, un projet propose de l'encadrer, mais les media hexagonaux se sont mis en formation de la tortue pour attaquer
Le Monde: "Avortement: la régression espagnole"; Rue89 (Nouvel Observateur): "Mobilisation pour soutenir l'IVG en Espagne"; LyonCapitale: "EELV manifeste pour le Droit à l'avortement en Espagne; 7sur7 : "Manif pro-avortement devant l'ambassade d'Espagne à Bruxelles"; Le Monde :" L'Espagne doit retirer son projet de loi anti-avortement", ... 

Même tendance droitière sur l'immigration: l'observation "qu'il y a trop d'immigrés en France" progresse (67%, +18 points en quatre ans). Le récent épisode sur les Rom a confirmé cet automne que les Français, en recherche ou non d'emploi, contrôleraient volontiers les portes du pays face aux clandestins. Parallèlement, les craintes identitaires, liées notamment aux poussées démographique et communautaire musulmanes, demeurent prégnantes. Dans ce contexte, jamais les Français n'ont été aussi réticents sur l'entrée de la Turquie en Europe (86% y sont opposés) et le versatile Hollande, en visite à Ankara, s'est d'ailleurs gardé de lui donner un quelconque espoir nouveau.

La conversion progressive des socialistes à l'entreprise 

Les Français se reposent moins sur l'appareil étatique pour espérer sortir de la crise.
 
En France, pays de tradition colbertiste et du centralisme démocratique à la socialiste, la facilité incite à  se tourner d'abord vers l'Etat pour être assisté et redresser de la barre dans la tempête. Or, à trois, les gros bras Ayrault, Moscovici et Sapin ne parviennent pas à inverser la courbe du chômage comme promis. Quant à lui, le socialiste Montebourg qui a menacé de nationalisation les entreprises en difficulté, fait maintenant entrer l'Etat au capital de l'entreprise (de transports!) Mory-Ducros, au moment où la girouette Hollande s'oriente au "social-libéralisme"désorientant les Français et d'abord ses électeurs.  En 2011, 58% pensaient que l'Etat devait contrôler plus étroitement les entreprises. Aujourd'hui, le balancier est reparti dans l'autre sens, puisque 59 % pensent au contraire, comme le leur disent les media, que l'Etat doit faire confiance aux entreprises et leur donner plus de libertés (+18 points en deux ans). 

Dès lors, quoi d'étonnant que les Français retirent leur confiance aux beaux parleurs et disent chercher mieux ailleurs.
Même si les grandes entreprises inspirent toujours de la méfiance (38%), les petites et moyennes entreprises constituent à cet égard une des institutions en laquelle les Français font le plus confiance (84%). D'une manière générale, les Français semblent écouter d'une oreille plus réceptive les chantres de l'entreprenariat. 

La place de l'Etat est clairement remise en cause. 
Hollande multiplie les créations de postes, alors qu' "il y a trop de fonctionnaires" pour 42% des Français, contre seulement 15% pour qui il n'y en a pas assez, mais Hollande continue de répondre à chaque problème par des créations de postes. En seulement 20 mois, il a fait du matraquage fiscal, impôts et taxes, l'un des points phares du rejet de la gauche et du détournement des Français de sa politique. 
Les impôts publics se positionnent désormais en deuxième position des priorités (pour 43% des Français, +16 points en un an) derrière le chômage. Implicitement, mais en profondeur, c'est la politique de redistribution et le poids de l'Etat dans l'économie qui est remis en cause. 64% des Français sont désormais prêts à renoncer aux 35 heures pour éviter que leur entreprise ne ferme leur porte. 

Pourquoi cette droitisation?
A son corps défendant, Hollande a provoqué un retour à la valeur travail, désormais revendiquée par les politiques de tous bords. La baisse du temps de travail n'a plus le vent en poupe et, avec la durée des temps difficiles sur le front de l'emploi, 64% des Français sont désormais prêts à renoncer au 35h pour éviter que leur entreprise ne ferme et licencie. 
Par ailleurs, on observe une crispation  certaine sur la question de l'assistanat : 52% estiment que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment". Et si l'Etat providence jouait son rôle? 

L'allongement de la durée de vie favorise le conservatisme
Il semble que l'allongement de la vie est un phénomène nouveau datant de 2012...  La gauche y voit une explication majeure à l'abandon de la gauche par les Français. Les sociologues la guettaient depuis des décennies, nous dit-on, mais le vieillissement de la population serait tombé sur Hollande. De là à expliquer des résultats électoraux calamiteux par ce vieillissement ce printemps, il n'y a qu'un pas de déambulateur. Chaque élection est l'occasion renouvelée de constater que l'électorat de droite est plus âgé que celui de gauche, mais c'est devenu plus vrai que jamais... Les immigrés ne font pas assez d'enfants ? Mais si vous pensez que le besoin de repères, de sécurité et de d'autoréalisation est également nécessaire aux plus défavorisés, vous aurez peine à suivre ce raisonnement peu vertueux d'analyste gauchiste.

Ce raisonnement récupère aussi la mondialisation et le sentiment que le temps s'accélère. 
Si on le suit, la gauche toute entière a-t-elle un avenir ? Elle a en effet le sentiment qu'en réaction, on redécouvre les valeurs traditionnelles.  Les efforts de l'école et des media seraient sans effets. Certes, les opposants s'en prennent aux journalistes militants sur le lieu des manifestations, mais cet aveu d'échec est tout récent. Le comble de la réaction droitière serait atteint avec le plaisir nouveau que prendraient les Français à redécouvrir son histoire et son patrimoine, de préférence au Tiers Monde dont les "factieux" se ficheraient comme du Quart. A preuve, la fidélité du public aux Journées du patrimoine ou les émissions et publications historiques! Toutes orientées qu'elles puissent être, si ces analystes y regarde bien ? Si la France est sur une mauvaise pente, ce n'est pas la faute à François: 78% des Français déclarent s'inspirer de plus en plus des valeurs du passé et lui échappent. L'analyste confie son déboussolement: la famille "s'érige" en rempart, sans que la multitude de divorces et de familles recomposées n'en altère l'image idéalisée. L'IVG, le divorce, la famille recomposée et le mariage gay, toutes ces "avancées" n'y font donc rien !  

Cette quête de repères est particulièrement nette auprès des catégories populaires. L'Etat est dépassé, réalise-t-on, puisqu'il ne peut rien contre la menace que constitue l'ouverture sur le monde. Plus exposée à l'insécurité du fait des lieux où elles vivent, elles sont désormais en pointe dans la demande d'ordre. Leur peur de déclassement et de perdre leur identité les rend plus méfiants à l'égard de la vie.  

Enfin, l'individualisme resurgit au catalogue des calamités qui s'abattent sur la gauche. 
"La perte de confiance à l'égard de la classe politique a rejailli sur l'Etat" : pour avancer une telle thèse, il faut être un décrypteur éclairé! L'Etat subit une multitude d'avanies et n'est donc plus responsable de rien. CQFD ! Au point culminant de la crise, en 2008-2009, car il ne s'est rien passé en 2006-2008, les Français se tournaient vers l'Etat pour la résoudre. Si les Français s'en détournent désormais, c'est qu'il a failli. L'entreprise a repris sa place et le mouvement des "Bonnets rouges" a constitué le troisième événement ayant le plus marqué les Français en 2013. Avec un Etat aussi fort, compétent et dirigé par Monsieur P'tite Blague, d'où vient que les Français soient rongés par le pessimisme ? Ils sont plus pessimistes encore pour l'avenir de la France (66% pessimistes), que pour eux-mêmes (40%). 60% pensent encore qu'ils peuvent contrôler la manière dont se déroule leur vie, mais ils se montrent donc moins confiants en leur dirigeants actuels. Pourquoi donc s'interroge-t-on sur ce qui les oriente à droite? 

La poussée à droite annoncée rebat les cartes du jeu politique. 

A court terme, elle conforte l'aile droite du PS et le centre. Mieux,
elle ouvre potentiellement la voie à une alliance entre centristes de gauche avec ceux de droite. La tentation de la frange gauche de l'UMP inquiète le PS autant que la fuite des syndicaliste de l'extrême gauche vers l'extrême droite. 
Le "social-libéralisme" de Hollande, si contre-nature soit-il, s'explique aussi par ce risque de pépassement du PS sur sa droite. 

L'UMP n'a pas fini de se féliciter de cette recomposition du paysage politique
sur sa ligne.
Si, à plus ou moins moyen terme, cette fuite à droite se poursuit avec un nouveau détricotage de la législation, c'est une nouvelle recomposition de la société qui pourrait s'opérer, ramenant optimisme, abondance et bien-être. 

dimanche 29 septembre 2013

Aide aux départements en difficulté : "une prime aux mauvais élèves", selon J. Arthuis

Hollande assiste les collectivités territoriales mal gérées

Le sénateur Jean Arthuis dénonce les critères d’attribution qui favorisent ceux qui s’endettent le plus.
Quatre ans pour renflouer le département


Ce fonds d’urgence était-il une bonne idée? 
JEAN ARTHUIS. Au regard des dépenses, notamment sociales, qui alourdissent les comptes des départements, c’est une bonne chose que l’Etat donne un coup de pouce. Encore fallait-il que l’attribution des fonds soit rationnelle et impartiale.

Que voulez-vous dire? 
Je trouve curieux que ce soit le département de Corrèze, département du président de la République, qui remporte la part la plus forte de ce que l’Etat a appelé des "subventions exceptionnelles".

Cette répartition s’est faite sur des critères objectifs… 
Des critères qui font la part belle aux départements dépensiers. Quand on se penche sur la répartition, on se rend compte que plus un département est rigoureux, moins il perçoit d’argent. Et vice versa. Ainsi, la Corrèze a une capacité d’autofinancement en baisse, c’est-à-dire qu’elle a voté un budget en déficit, ce qui est d’ailleurs illégal, et qu’elle ne sera pas en capacité de rembourser sa dette avant quinze ans. Et pourtant, c’est elle qui est la plus choyée. Si ses dépenses sociales étaient au-dessus de la moyenne, cela pourrait à la limite justifier une telle générosité de l’Etat… Or, ce n’est pas le cas, puisque ce type de dépenses représente moins de 46% des dépenses réelles de fonctionnement, alors que, dans mon département, la Mayenne — qui, elle, n’a rien reçu de ce fonds —, elles s’élèvent à 47,7%.

Il y aurait deux poids, deux mesures selon la couleur politique des départements? 
Ce que je sais, c’est qu’en Mayenne nous nous battons depuis des années pour maîtriser nos dépenses et limiter les hausses d’impôt. Résultat, nous ne sommes quasiment pas endettés. Or, le taux d’endettement est l’un des critères privilégiés pour avoir droit aux subventions de ce fonds d’urgence. Ce n’est ni plus ni moins qu’une prime aux mauvais élèves. La répartition de cet argent me paraît arbitraire et, en plus, fondée sur une logique toute socialiste.

lundi 3 juin 2013

Hollande discrimine les gosses de riches par le quotient familial

Les agences participent à l'enfumage du pouvoirsocialiste

"Le quotient familial abaissé par mesure d'économie"
(Reuters)

Une désinformation militante étalée au grand jour
Reuters prend fait et cause pour la pression fiscale sur certains: "Le gouvernement français a annoncé lundi une réduction du quotient familial et la modulation de certaines aides en fonction des revenus dans un souci affiché de "justice" sociale et de "solidarité" avec les foyers les plus pauvres." Et qui sont ces pauvres-là ? Des européens, mais massivement des immigrés, dont notamment des illégaux.

"Moindre mal" pour l'Union nationale des associations familiales, "matraquage fiscal" pour l'UMP, ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts visant à équilibrer les comptes de la Sécurité sociale, dont la réforme des retraites, à l'automne prochain, sera le levier principal.
Les choix pour "équilibrer les comptes" pourraient consister à réduire le nombre de fonctionnaires (et la charge imposée aux générations à venir) ou le flux migratoire, mais Reuters et Hollande, fils de médecin libéral, préfèrent pénaliser les Français au profit des étrangers.

Dans une contre-vérité proclamée à Matignon, le Premier ministre a pris le prétexte d'une préservation du principe "d'universalité" des allocations familiales
Il ment en assurant qu'elles "continueront à être versées de façon égale à tous les enfants de toutes familles". En effet, les classes moyennes se verront imposer de renoncer aux avantages d'une politique familiale égalitaire.  

La véritable cause qui s'impose à lui, après 12 mois de gaspillages ? 
"Il faut trouver des solutions pour financer." 
Après s'être assuré du soutien du Haut conseil de la famille, le premier ministre socialiste a endormi ses victimes au moyen d'une sémantique hypocrite. "Ce financement doit se faire sur la base de la justice, de la solidarité", a ajouté Jean-Marc Ayrault . Ces mesures particulièrement injustes s'agissant des enfants, doivent permettre d'économiser quelque deux milliards d'euros par an à l'horizon 2017.Le HCF est placé sous l'autorité du Premier ministre.
Une présentation démagogique discriminante  
"C'est pour ça que le gouvernement a choisi de faire appel aux familles les plus aisées, en réduisant un avantage fiscal à travers le quotient familial", a poursuivi le Premier ministre.


Moins de 12% des  familles soumises à l'impôt paieront désormais pour 88% des enfants sont, selon lui, concernées par cette mesure, qui consiste à abaisser le plafond du quotient familial de 2.000 à 1.500 euros par demi-part. Le quotient familial était jusqu'ici versé uniquement aux ménages imposables: désormais, il sera préférentiellement attribué à ceux et celles qui ne participent pas à l'effort fiscal.

En mars dernier, le 
rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée, le député socialiste Gérard Bapt préconisait pourtant de diviser par deux les allocations familiales des ménages montrés du doigt et la majorité parlementaire risque donc d'être encore plus pénalisante que ce que veulent bien en dire actuellement l'exécutif et Reuters.

La presse et le pouvoir social-écolo positivent

Hollande déshabille Marie pour habiller Abdelkader.
Le rendement de ce "dispositif", en fait un nouvel impôt sur les enfants, est évalué à un milliard dès 2014. La ségrégation consistera à transférer à la branche famille une ponction au détriment d'autres. Or, si son déficit a atteint 2,5 milliards d'euros l'an dernier, c'est déjà du fait .

Environ 1,3 million de ménages verront en moyenne leur impôt sur le revenu augmenter de 64 euros par mois, selon Reuters soucieux de faire avaler la pilule, mais en vérité près de 800 euros par an.

"Un moindre mal", selon François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales (UNAF), partiellement financée sur la masse des prestations familiales...
Reprenant les éléments de langage du gouvernement, il a assuré devant la presse qu' "on ne remet pas en cause l'universalité", tout en admettant qu' "on sait que ce sera douloureux pour les familles".

Jean-Louis Deroussen, président de la Caisse d'allocations familiales, est également plus réservé que ce qu'en dit Reuters.
"On espère que les familles ne seront pas un moyen de gagner de l'argent lorsque la branche sera à l'équilibre, mais cela n'a pas été présenté comme une solution temporaire", a-t-il noté.


La présidente du Front national, Marine Le Pen, a dénoncé "un scandale, une faute politique, morale et économique"
"Cette mesure qui est une augmentation d'un impôt sur les enfants n'a évidemment rien de social, elle va toucher de plein fouet les classes moyennes, et non pas les ménages les plus aisés comme on cherche à nous le faire croire", a-t-elle déclaré sur RTL. "Moi j'aurais supprimé les allocations familiales qui sont versées aux étrangers dans notre pays."

A l'UMP, Gérald Darmanin dénonce un "matraquage fiscal"
Il dénonce un gouvernement qui cède au "symptôme de la facilité d'augmenter les impôts au lieu de lutter contre la fraude sociale et l'assistanat".


Une autre réforme concerne le montant de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE). 
Les enfants nés après le 1er avril 2014 veront leur prestation divisée  par deux dans les ménages dont les ressources dépassent 3.250 euros de revenu mensuel pour un couple avec un seul revenu, 4.000 euros pour un couple avec deux revenus ou une ...personne isolée. 
Les personnes qui élèvent seules un ou des enfants reçoivent pourtant déjà plusieurs aides.  Si depuis juin 2009, l’allocation de parent isolé (API) a été intégrée au revenu de solidarité active (RSA). L'ASF, Agepi (garde d’enfants pour parents isolés peut sélever à 520 €), etc... s'ajoutent plus clairement. Seulement certaines sont subordonnées à des conditions de ressources. 
Le fisc leur accorde de surcroît un avantage fiscal particulier
L'ensemble de ces allocations est aussi bien versé à des enfants de pères polygames qui touchent en fait plusieurs fois.


L'ensemble de ces dissuasions à la procréation s'appliquera aux nouveaux bénéficiaires. 
Cette confiscation par la majorité présidentielle devrait concerner 280.000 ménages, soit 12% des foyers éligibles à la Paje, qui verront leur allocation diminuer de 50%.

Offensive d'envergure de la gauche contre la famille 

Autre "modulation" au faciès selon les ressources, le complément versé aux familles dans le cadre du congé parentalet des places de crèche. Il touchera en outre 20% des ménages pour un prélèvement ajouté de 190 millions d'euros, qualifié d' "économie" par Reuters.
Les enfants de riches socialistes seront-ils également appelés à contribuer solidairement ?

La réduction d'impôt pour frais de scolarité des enfants au collège et au lycée est supprimée. 
Ce sont ainsi 1,6 million de familles supplémentaires qui verront en moyenne leur impôt sur le revenu augmenter de 12 euros par mois, soit 144 euros ajoutés aux 800 ci-dessus.

Deux prestations seront "en revanche" revalorisées: toujours en direction des mêmes !
Le complément familial est majoré pour les foyers vivant sous le seuil de pauvreté, touchant 385.000 foyers, et l'allocation de soutien familial (ASF) versée aux parents qui élèvent seuls leurs enfants est relevée de 25% en plus de l'inflation à l'horizon 2018, ce qui concerne 735.000 familles.

Au chapitre de la garde d'enfants, le gouvernement pose comme objectif 275.000 nouvelles solutions d'accueil au cours des cinq prochaines années, dont 100.000 places en crèche.

La branche famille de la Sécurité sociale est excédentaire


A quoi Hollande compte-t-il donc employer l'impôt confisqué aux familles ?
Détournement de fonds publics ?