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samedi 24 décembre 2016

Des crèches de Noël installées dans des bâtiments publics font désormais débat, de la libre-pensée à l'islamisation du pays

Les laïcs sont "ouverts" sur le voile islamique dans l'espace public, mais fermés sur les crèches

A Melun, une crèche va être installée à la mairie
A Melun, les libres-penseurs prient la mairie de retirer la crèche

"La crèche de Noël n'est pas contraire à la laïcité", 
titre pourtant Le Monde du 21 déc. 2016
Certaines associations de libres-penseurs veulent y voir un acte religieux.
L'année dernière, les juges avaient interdit leur installation dans cette ville LR qui maintient la tradition culturelle de Noël. Le Conseil d’État devrait confirmer l’autorisation de leur installation dans les bâtiments publics.

VOIR et ENTENDRE ce reportage du journal télévisé de 13h du 21 octobre 2016, présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1.


Le Conseil d'État les autorise sous strictes conditions dans les bâtiments publics

Le "caractère culturel, artistique ou festif" de leur installation devra désormais être établi. Le mercredi 9 novembre 2016, le Conseil d'État a rendu publique sa décision sur les crèches de Noël. Elle devrait donc s'imposer aux Républicains les plus sectaires qui entretiennent la contestation de cet héritage transmis de siècle en siècle, brandissant les principes mal compris de laïcité et invoquant la neutralité du service public, au détriment de l'identité culturelle de la France. "La polémique n'est pas close, même si débattre des crèches le jour où Donald Trump est élu président des États-Unis semble un peu dérisoire", soupira un juriste pour qui l'international s'impose au national. Comme le Coran à la loi de la République ?

Les juges décident d'encadrer l'installation des crèches de Noël
Après avoir longuement tergiversé, se penchant à deux reprises sur le sujet qui les a profondément divisés, les dix-sept magistrats de l'assemblée du contentieux - la plus solennelle formation de la haute juridiction administrative - qui consacrent du temps à évaluer le bien-fondé de la remise en cause de nos habitudes culturelles ont jugé que l'installation d'une crèche n'est légale que si elle se soumet à des conditions strictes.

Pour commencer, les juges administratifs se réfèrent à la loi de 1905 et son article 28 qui interdit l'installation de signes ou emblèmes religieux par une personne publique. C'est le principe, mais un principe incohérent, dès l'instant où la nature divine du Christ, Dieu et Fils de Dieu, est contestée de toutes parts. 

Les juges administratifs attribuent aux crèches "une pluralité de significations"

Elles sont des scènes chrétiennes de la Nativité mais aussi des "éléments de décoration profanes". 
Dans cette logique, une crèche peut être autorisée si elle respecte plusieurs critères. Son installation doit être temporaire, pendant les fêtes de fin d'année. Bientôt les jours de début et de fin des installations seront fixées par des réglements...

Elle doit présenter "un caractère culturel, artistique ou festif" et ne pas exprimer "la reconnaissance d'un culte ou une préférence religieuse", a fortiori éviter tout prosélytisme religieux. 

Elle doit également correspondre à "des usages locaux". 
Et on pense notamment à la crèche provençale qui n'exclut pas la Sainte Famille, mais introduit les activités du village (le tambourinaïre ou le forgeron et même le "partie de cartes, inspirée de Marcel Pagnol) et les métiers traditionnels de la région: le berger, la porteuse d'eau, le minotier ou la poissonnière, comme les personnalités (maire et curé) ou les symboles régionaux (L'Arlésienne) et les âges de la vie (le vieux et la vieille). La diversité est même intégrée sous les effigies des Rois Mages (Melchior, le roi maure avec son turban sur la tête, Gaspard, originaire des Indes souvent représenté à genoux, et Balthazar, le roi blanc), symboles de paix et de fraternité.

Enfin, les juges définissent les lieux où elle est installée !


Une distinction est ainsi opérée entre "bâtiments publics", sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, où les conditions sont plus exigeantes, et les "autres emplacements publics". Dans les premiers, l'interdiction est de mise sauf si son "caractère culturel, artistique ou festif" est établi. Dans les seconds, tels que parvis de mairie, accès aux bâtiments publics, marchés de Noël, le feu vert est en principe accordé pendant les fêtes de fin d'année. Ce commerce est jugé "culturel" et a droit de cité...

"Une reconnaissance forte de notre identité, de notre histoire et nos racines" (Éric Ciotti, député LR)

Quelle sera la portée de cette décision administrative ? 
Le Conseil d'État ne facilite pas les décisions, tant son raisonnement est complexe, sous la pressions des groupes de pression, et fournit matière à interprétations
A priori, seules les représentations de la naissance de Jésus qui auraient "un caractère culturel, artistique ou festif" seraient donc admises. Les libres-penseurs qui refusent de considérer que le Christ est une Personne divine, puisque leurs historiens nient jusqu'à sa réalité d'Homme, tout en reconnaissant le prophète Mahomet, rejettent la représentation d'une famille déracinée dans la célébration de la naissance d'un enfant demandeur d'asile... 

Or, ces trois critères restent finalement assez flous et prêtent à la contestation. 
Chacun voit midi à sa porte.
Quant aux avocats qui ont porté les affaires devant le Conseil d'État, chacun voit midi à sa porte. Pour Me Alexandre Varaut, avocat du département de Vendée où avait été exposée une scène de la Nativité, cette décision "va plutôt dans la bonne direction malgré la volonté de nier l'évidence d'une relation intime de quinze siècles entre les Français et les crèches".
Mais Me Varaut anticipe "des conflits sur l'interprétation des critères retenus par le Conseil d'État et, donc, de nouveaux contentieux"

Avocat de la Fédération nationale de la libre pensée, Me Régis Froger se satisfait, lui, que "le principe d'une interdiction dans les bâtiments publics et d'une autorisation dans l'espace public ait été affirmé", mais se tient prêt aussi lorsque  la question ne manquera pas de resurgir au gré d'appréciations au cas par cas.

Les élus partisans des crèches y trouveront de nombreuses raisons de justifier leur choix. 
Laurent Wauquiez (LR), président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et donc représentant élu d'une majorité de régionaux, ne s'y est pas trompé, annonçant son intention d'installer une crèche au Conseil de région "pour que ce soit ludique et historique"

Plus
délicates seront les revendications d'une "défense de la culture chrétienne" à Béziers, du seul fait que le maire, Robert Ménard, ancien patron de Reporters sans frontières, est un proche du FN, ou du candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson, qui milite pour "rappeler les racines chrétiennes de la France".
Le député Éric Ciotti (LR), qui travaille à une laïcité ouverte et tolérante, milite pour ajouter le mot "laïcité" à la devise française et accédera à la demande populaire en installant à nouveau une crèche au Conseil départemental des Alpes-Maritimes cette année. Dans la décision du Conseil d'Etat, il salue également "une reconnaissance forte de notre identité, de notre histoire et nos racines"

De son côté, la Conférence des évêques de France se garde de prendre franchement parti dans le débat, rappelant que "la présence d'une crèche dans tous les bâtiments publics n'est pas une revendication de l'Église" catholique. Elle note que la présence de crèches dans l'espace public souligne "l'attachement des Français à cette tradition".

La jurisprudence des Sages est en fait très ambiguë mais restrictive et contestable. 
Les juges étaient saisis de deux décisions contradictoires de cours administratives d'appel sur des crèches en Vendée et à Melun. Or, pour le cas de Melun, ils relèvent que la crèche est installée "dans l'enceinte d'un bâtiment public", qu'elle ne répond à "aucun usage local", bien qu'il soit un usage universel en Occident, qu'elle ne se situe pas dans "un environnement artistique, culturel ou festif" à la fois. Pour conclure que cette installation, méconnaissant le principe de neutralité, doit être annulée. 

lundi 29 septembre 2014

La gauche pourrait réduire le congé parental pour les mères

Une "avancée" de la "gauche sociale"

Le gouvernement cherche à combler le "trou" de la Sécurité sociale en s'en prenant aux parents.
 
Alors que le congé maternité se justifiait par la grossesse et l'accouchement, le congé parental serait imposé aux pères pour des raisons idéologiques, égalitaires et sociétales. Puisque la maternité est désormais considérée comme un handicap à l'épanouissement individuel de la femme, il fallait pousser les papas à s'occuper de leurs enfants, tribut versé à la théorie du genre
Mais si 97% des mamans d'aujourd'hui pouvaient profiter de cette parenthèse dans leur vie professionnelle pour s'occuper de leur enfant, une conquête des femmes d'hier, il est décidé que désormais les pères devraient consacrer du temps à l'enfant qu'ils n'ont pas porté et que l'entreprise devra reprendre au plus vite ses droits sur ses salariées.

Une "avancée" sociale, façon  réformiste de Hollande, Valls et ses godillots. C'est aujourd'hui que le gouvernement dévoile le budget de la Sécu pour 2015. L'objectif de faire passer son déficit sous la barre des dix milliards d'euros cette année ne devrait pas être atteint. En attendant leur heureles retraités sans défense ont déjà leurs revenus placés en chambre froide; restaient les jeunes en âge de procréer.

Les familles semblent une nouvelle fois dans le viseur du gouvernement. 
Le changement pour le changement est en effet supporté par la famille déjà sanctionnée par la nouvelle fiscalité de Hollande. 
Lundi, les ministres de la Santé, Marisol Touraine, et du Budget, Christian Eckert, devraient proposer de réduire de moitié la durée maximale du congé parental, la faisant ainsi passer de trois ans à dix-huit mois pour les mères, et de baisser la prime de naissance.

Ce coup sous la ceinture programmé en avril n'a jamais été démenti par le gouvernement. Phrase toute faite utilisée en cas de malaise, "le sujet est bien sur la table", a été prononcée dimanche dans l'entourage de François Hollande. Réfugiée dans le flou, la ministre des Affaires sociales a déclaré sur France Inter que des mesures étaient envisagées pour "maîtriser les dépenses de la politique familiale". Réponse ce lundi lors de la présentation du budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Jusqu'à aujourd'hui, le congé parental permettait aux parents salariés d'interrompre leur activité professionnelle pendant une durée de trois ans maximum suivant la naissance de leur enfant pour participer à son éducation. Durant cette période, ils perçoivent une aide versée par l'État pour compenser la perte de salaire - d'un montant récemment plafonné à 390 euros - baptisée "complément de libre choix d'activité" (CLCA). Le complément de libre choix d'activité (CLCA) n'existera plus au 1er octobre 2014. Il sera remplacé, à la même date, par une prestation partagée d'éducation de l'enfant (PréParE). Ce changement est une conséquence directe, non pas du trou de la Sécurité sociale, mais de la loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes entrée en vigueur le 5 août dernier et présentée en conseil des Ministres le 3 juillet dernier par la ministre Najat Vallaud-Belkacem.


Hollande président fait du Sarkozy?

Demain, concrètement, le congé parental pourrait donc être coupé en deux, soit raccourci à un an et demi pour chacun des parents. Alors que cette parenthèse est utilisée à 97 % par les mères, la nouvelle répartition serait officiellement censée inciter les pères à pouponner. L'idée avait déjà été amorcée dans la récente loi égalité femmes-hommes. Ce texte, voté sans difficulté mais qui n'est pas encore entré en vigueur, doit en effet réduire le congé parental à deux ans et demi pour les familles avec deux enfants, à moins que le second parent ne prenne les six mois restants.

Les revenus principaux amputés

À l'heure où les ménages sont peu enclins à se laisser taper au porte-feuille et à se passer de leur salaire principal pour quelque motif que ce soit, cette mesure apparaît clairement comme un moyen de réaliser des économies
bien que sournoisement présentée comme un pas de plus vers l'égalité hommes-femmes par une Najat Vallaud-Belkacem visiblement investie dans le règlement d'un contentieux des femmes du Maghreb avec les pères de leurs familles nombreuses. La réduction du congé parental pourrait en effet permettre à l'État d'économiser entre 300 et 400 millions d'euros… 

Autre sacrifice des familles sur l'autel des économies de la Sécu: la prime de naissance de 923 euros
Versée au septième mois de grossesse, elle pourrait être fortement réduite pour les familles les plus aisées, dès le deuxième enfant.
Ces coupes sont d'autant plus critiquées que, dans nombre de familles, les femmes sont les premières victimes du chômage, et que les parents pâtissent égalitairement du manque de solutions de garde pour leurs enfants, indispensables pour envisager un retour à l'emploi.

Possible révision à la baisse des 100.000 places de crèche supplémentaires promises d'ici à 2017


En toute cohérence, début septembre, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a évoqué ce nouveau coup dur du gouvernement. Et ce week-end, le scénario de la réduction du congé parental a fait bondir les défenseurs de la famille. 

"Le gouvernement veut-il tuer la famille?" 
a interpellé Patrick Chrétien, président de l'association Familles de France, sur BFM.  

"Au nom de l'égalité hommes-femmes,
les femmes perdent encore leurs avantages"», a grondé Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate, sur les réseaux sociaux, jugeant également la "démographie française fragilisée". Et du même coup nos retraites, si les générations montantes ne sont pas assez nobreuses pour y faire face.

Une indignation partagée par certaines personnalités de gauche. Ainsi, l'association "Osez le féminisme", étiquetée proche du PS, n'a pas hésité à tacler le projet: "Réduire le congé parental sans penser de mesures compensatoires, c'est faire des économies sur le dos des femmes", ont protesté ses responsables, dénonçant une mesure qui pénaliserait les femmes précaires.


lundi 3 juin 2013

Hollande discrimine les gosses de riches par le quotient familial

Les agences participent à l'enfumage du pouvoirsocialiste

"Le quotient familial abaissé par mesure d'économie"
(Reuters)

Une désinformation militante étalée au grand jour
Reuters prend fait et cause pour la pression fiscale sur certains: "Le gouvernement français a annoncé lundi une réduction du quotient familial et la modulation de certaines aides en fonction des revenus dans un souci affiché de "justice" sociale et de "solidarité" avec les foyers les plus pauvres." Et qui sont ces pauvres-là ? Des européens, mais massivement des immigrés, dont notamment des illégaux.

"Moindre mal" pour l'Union nationale des associations familiales, "matraquage fiscal" pour l'UMP, ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts visant à équilibrer les comptes de la Sécurité sociale, dont la réforme des retraites, à l'automne prochain, sera le levier principal.
Les choix pour "équilibrer les comptes" pourraient consister à réduire le nombre de fonctionnaires (et la charge imposée aux générations à venir) ou le flux migratoire, mais Reuters et Hollande, fils de médecin libéral, préfèrent pénaliser les Français au profit des étrangers.

Dans une contre-vérité proclamée à Matignon, le Premier ministre a pris le prétexte d'une préservation du principe "d'universalité" des allocations familiales
Il ment en assurant qu'elles "continueront à être versées de façon égale à tous les enfants de toutes familles". En effet, les classes moyennes se verront imposer de renoncer aux avantages d'une politique familiale égalitaire.  

La véritable cause qui s'impose à lui, après 12 mois de gaspillages ? 
"Il faut trouver des solutions pour financer." 
Après s'être assuré du soutien du Haut conseil de la famille, le premier ministre socialiste a endormi ses victimes au moyen d'une sémantique hypocrite. "Ce financement doit se faire sur la base de la justice, de la solidarité", a ajouté Jean-Marc Ayrault . Ces mesures particulièrement injustes s'agissant des enfants, doivent permettre d'économiser quelque deux milliards d'euros par an à l'horizon 2017.Le HCF est placé sous l'autorité du Premier ministre.
Une présentation démagogique discriminante  
"C'est pour ça que le gouvernement a choisi de faire appel aux familles les plus aisées, en réduisant un avantage fiscal à travers le quotient familial", a poursuivi le Premier ministre.


Moins de 12% des  familles soumises à l'impôt paieront désormais pour 88% des enfants sont, selon lui, concernées par cette mesure, qui consiste à abaisser le plafond du quotient familial de 2.000 à 1.500 euros par demi-part. Le quotient familial était jusqu'ici versé uniquement aux ménages imposables: désormais, il sera préférentiellement attribué à ceux et celles qui ne participent pas à l'effort fiscal.

En mars dernier, le 
rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée, le député socialiste Gérard Bapt préconisait pourtant de diviser par deux les allocations familiales des ménages montrés du doigt et la majorité parlementaire risque donc d'être encore plus pénalisante que ce que veulent bien en dire actuellement l'exécutif et Reuters.

La presse et le pouvoir social-écolo positivent

Hollande déshabille Marie pour habiller Abdelkader.
Le rendement de ce "dispositif", en fait un nouvel impôt sur les enfants, est évalué à un milliard dès 2014. La ségrégation consistera à transférer à la branche famille une ponction au détriment d'autres. Or, si son déficit a atteint 2,5 milliards d'euros l'an dernier, c'est déjà du fait .

Environ 1,3 million de ménages verront en moyenne leur impôt sur le revenu augmenter de 64 euros par mois, selon Reuters soucieux de faire avaler la pilule, mais en vérité près de 800 euros par an.

"Un moindre mal", selon François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales (UNAF), partiellement financée sur la masse des prestations familiales...
Reprenant les éléments de langage du gouvernement, il a assuré devant la presse qu' "on ne remet pas en cause l'universalité", tout en admettant qu' "on sait que ce sera douloureux pour les familles".

Jean-Louis Deroussen, président de la Caisse d'allocations familiales, est également plus réservé que ce qu'en dit Reuters.
"On espère que les familles ne seront pas un moyen de gagner de l'argent lorsque la branche sera à l'équilibre, mais cela n'a pas été présenté comme une solution temporaire", a-t-il noté.


La présidente du Front national, Marine Le Pen, a dénoncé "un scandale, une faute politique, morale et économique"
"Cette mesure qui est une augmentation d'un impôt sur les enfants n'a évidemment rien de social, elle va toucher de plein fouet les classes moyennes, et non pas les ménages les plus aisés comme on cherche à nous le faire croire", a-t-elle déclaré sur RTL. "Moi j'aurais supprimé les allocations familiales qui sont versées aux étrangers dans notre pays."

A l'UMP, Gérald Darmanin dénonce un "matraquage fiscal"
Il dénonce un gouvernement qui cède au "symptôme de la facilité d'augmenter les impôts au lieu de lutter contre la fraude sociale et l'assistanat".


Une autre réforme concerne le montant de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE). 
Les enfants nés après le 1er avril 2014 veront leur prestation divisée  par deux dans les ménages dont les ressources dépassent 3.250 euros de revenu mensuel pour un couple avec un seul revenu, 4.000 euros pour un couple avec deux revenus ou une ...personne isolée. 
Les personnes qui élèvent seules un ou des enfants reçoivent pourtant déjà plusieurs aides.  Si depuis juin 2009, l’allocation de parent isolé (API) a été intégrée au revenu de solidarité active (RSA). L'ASF, Agepi (garde d’enfants pour parents isolés peut sélever à 520 €), etc... s'ajoutent plus clairement. Seulement certaines sont subordonnées à des conditions de ressources. 
Le fisc leur accorde de surcroît un avantage fiscal particulier
L'ensemble de ces allocations est aussi bien versé à des enfants de pères polygames qui touchent en fait plusieurs fois.


L'ensemble de ces dissuasions à la procréation s'appliquera aux nouveaux bénéficiaires. 
Cette confiscation par la majorité présidentielle devrait concerner 280.000 ménages, soit 12% des foyers éligibles à la Paje, qui verront leur allocation diminuer de 50%.

Offensive d'envergure de la gauche contre la famille 

Autre "modulation" au faciès selon les ressources, le complément versé aux familles dans le cadre du congé parentalet des places de crèche. Il touchera en outre 20% des ménages pour un prélèvement ajouté de 190 millions d'euros, qualifié d' "économie" par Reuters.
Les enfants de riches socialistes seront-ils également appelés à contribuer solidairement ?

La réduction d'impôt pour frais de scolarité des enfants au collège et au lycée est supprimée. 
Ce sont ainsi 1,6 million de familles supplémentaires qui verront en moyenne leur impôt sur le revenu augmenter de 12 euros par mois, soit 144 euros ajoutés aux 800 ci-dessus.

Deux prestations seront "en revanche" revalorisées: toujours en direction des mêmes !
Le complément familial est majoré pour les foyers vivant sous le seuil de pauvreté, touchant 385.000 foyers, et l'allocation de soutien familial (ASF) versée aux parents qui élèvent seuls leurs enfants est relevée de 25% en plus de l'inflation à l'horizon 2018, ce qui concerne 735.000 familles.

Au chapitre de la garde d'enfants, le gouvernement pose comme objectif 275.000 nouvelles solutions d'accueil au cours des cinq prochaines années, dont 100.000 places en crèche.

La branche famille de la Sécurité sociale est excédentaire


A quoi Hollande compte-t-il donc employer l'impôt confisqué aux familles ?
Détournement de fonds publics ?

mardi 15 mars 2011

Guéant: "Les Français veulent que la France reste la France"

La gauche caresse l'électorat musulman dans le sens du poil

Le ministre de l'Intérieur soutient le débat sur la laïcité que l'opposition instrumentalise, comme elle instrumentalise le drame nucléaire du Japon, victime d'un tremblement de terre, doublé d'un tsunami qui a endommagé plusieurs centrales. Dans un entretien au Monde du 16 mars, Claude Guéant réaffirme sa volonté de maîtriser les flux migratoires et s'oppose à la politique de Marine Le Pen.

Immigration: le PS déboussolé, l'UMP ne perd pas le nord

"Le FN ne nous sert pas de boussole", explique Claude Guéant, qui diffuse la vulgate du gouvernement que les media détournent dans leur propagande. Il désapprouve la visite éclair de la présidente du Front national lundi sur l'île italienne de Lampedusa
où débarquent des clandestins disant fuir les troubles politiques dans le monde arabe et dénonce une "instrumentalisation de l'immigration".

Le nouveau ministre de l'Intérieur réaffirme la politique du gouvernement
consistant à accueillir les immigrés autorisés à venir en France, avec le développement souhaité d'une immigration de travail, et à "ne pas subir une immigration imposée."

Les Français s'opposent au communautarisme développé par la gauche

Claude Guéant fustige le laisser-faire de l'opposition.

Non seulement ils "ne veulent pas de communautarisme", mais les Français souhaitent que "les nouveaux arrivés adoptent le mode de vie qui est le leur".
"Ils ne sont pas xénophobes. Cela étant, ils veulent que la France reste la France. Ils veulent que leur mode de vie soit respecté, que la laïcité demeure à la base de notre pacte républicain", dit-il.

Interrogé sur les critiques visant le débat sur la laïcité prévu par l'UMP début avril, Claude Guéant rappelle à l'opposition qu'un débat "est toujours sain" et qu'il est nécessaire de "clarifier certains fondamentaux".
Lien PaSiDupes: des démocrates refusent de débattre...

Il confirme qu'il n'est pas question de toucher à la loi de 1905 pour faciliter la construction de lieux du culte pour les musulmans, ni d'imposer la langue française dans les mosquées, lors des prêches.
"Il est constitutionnellement impossible d'interdire le prône en arabe. On n'interdit pas les messes en portugais, ou l'hébreu dans les synagogues", souligne-t-il, en réponse au procès d'intention que véhicule la gauche en campagne.
D'après le ministre de l'Intérieur, "peu de gens parlent arabe dans les mosquées" et il prévient que si certains prédicateurs "tiennent des propos excessifs", la loi prévoit des sanctions.

En revanche, il est nécessaire à ses yeux de clarifier certains problèmes comme
- le port du voile par des collaborateurs du service public,
Lien PaSiDupes vers le positionnement de Yamina Benguigui

- les parents accompagnateurs de sorties scolaires
- ou les personnels de crèche.

Il se fait également l'écho des associations de consommateurs que le PS ignore mais qui s'inquiètent "de voir servie dans les cantines de la viande hallal
sans le savoir". "C'est un problème de liberté, les gens ne sont pas obligés de consommer de la viande hallal", réaffirme-t-il.

Lien PaSiDupes vers le hallal des restaurants Quick, propriété de la Caisse des Dépôts, ou Cora
Lien PaSiDupes vers le kebab qui tue
Dénoncée par Marine Le Pen, qui reproche au gouvernement de laisser s'installer "une islamisation de la France", cette question ni aucune autre sur le sujet n'est soulevée par le PS, prêt à tout pour capter le vote musulman.

mercredi 2 juin 2010

Georges Tron: il n'est pas question de baisse solidaire des traitements

Défilez et manifestez en paix, braves fonctionnaires !

Mériter sa rémunération

La fonction publique, qu'elle soit d'Etat, territoriale ou hospitalière, a toujours toutes les bonnes raisons du monde de se mettre en grève et ses fonctionnaires ne comptent pas en perdre une. Le gouvernement assure d'ailleurs aux syndicats une réserve stable de manifestants payés par les contribuables.
Bon an mal an, crise ou pas et rien que sur les retraites, ils ont les moyens de manifester dans la rue chaque mois, sans dommage pour les enfants des écoles, puisque les instituteurs peuvent refuser toute évaluation, ni pour le fonctionnement de La Poste ou de la SNCF, puisqu'une grève de plus ou de moins ne modifie en rien les aléas légendaires de ces services, ni pour les crèches, puisque la presse ne rencontre jamais que des parents ravis de leur galère mensuelle. A la vue des banderoles rouges, le râle des femmes (et des hommes !) est unanime: « Tiens, les anglais débarquent ! »
Qui, sinon eux, aurait en effet de meilleures facilités d'expression bruyante de la solidarité humaine à toutes les causes hexagonales, proche-orientales et planétaires ? Il y va d'ailleurs de l'image du pays des droits de l'homme dans le monde et une image truquée a plus de prix que la réalité des déficits publics.

Mériter la sécurité de l'emploi et la stabilité des salaires

Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Georges Tron, a assuré mercredi sur France Info qu'il n'était "pas question" d'une baisse ou d'un gel des rémunérations des fonctionnaires.

Lors des dernières négociations salariales triennales, avait déjà été acté l'augmentation de 0,5% du point d'indice (point d'augmentation générale, qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires) au 1er juillet.
"On aura une discussion pour voir très précisément où on en est, on verra quelle est l'augmentation ou la stabilisation du point d'indice. On verra quelle est la différence entre le point d'indice et le pouvoir d'achat des fonctionnaires", a-t-il dit.
Selon lui, en 2009, "le point d'indice a augmenté de 0,5%, et le pouvoir d'achat de plus de 3%".
La rémunération des fonctionnaires est composée d'une part indiciaire (calculée avec le point d'indice) et d'une part indemnitaire, basée sur les primes, les mesures catégorielles et l'avancement individuel dû aux évolutions de carrière.

Interrogée sur la possibilité d'augmenter les cotisations de retraites des fonctionnaires dans le cadre de la réforme des retraites en cours, M. Tron a expliqué que "sept ou huit sujets avaient été expertisés comme ayant des différence entre public et privé".
"Sur le taux de cotisation, c'est une réalité : il y a trois points d'écart", a-t-il affirmé, rappelant que le taux de cotisation dans le privé était de 10,65%, contre 7,85% dans la fonction publique.
"La question est la suivante : est-ce qu'on peut considérer qu'il est équitable, normal que, pour avoir une retraite qui est à peu près d'un montant équivalent, on paye trois points de plus dans le privé que dans le public", s'est-il demandé.
Mais "il n'y a aucun sujet tabou, et aucune décision n'est prise", a-t-il ajouté, précisant que, sur d'autres points, la différence était en faveur du privé, citant par exemple la pension de reversions pour les veuves et veufs.

Conspuer Sarkozy et Fillon, mais encaisser son chèque à la fin du mois

La mission des fonctionnaires ?
Le service de la population ou la défense du service public ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ne se sacrifient pas.
Ils se disent méprisés et leurs élèves, leurs administrés et leurs patients seraient mal traités, mais les traitements sont bons à prendre.

Georges Tron les apaise sur ce qui ne les concerne pas...
Un professeur de collège a-t-il à faire que "la France ayant plutôt mieux géré" la crise, "il n'est pas question d'évoquer ce qui se passe dans à peu près la majorité des pays européens, à savoir la baisse des rémunérations et ensuite le gel des rémunérations", comme l'observe le secrétaire d'Etat ?
Georges Tron, qui rencontrera les syndicats sur le sujets fin juin, ajoute: "On n'est pas du tout dans cette actualité là". L'actualité des professeurs, c'est assez peu l'éducation et encore moins la transmission des connaissances, non ! C'est davantage la déformation idéologique des générations successives que la rémunération, car un prof, ça peut vivre de rien dans le Larzac avec un bon livre. Avec la certitude du lendemain.

Les ouvriers des entreprises qui ferment peuvent brandir le poing contre pouvoir,
mais les syndicats de fonctionnaires ?
Les enseignants de la FSU, et les partis d'opposition, tel le Parti de gauche avec cette « petite cervelle » de Mélenchon, Europe Ecologie avec ce « minable » de Cohn-Bendit ou le PS avec cette « vulgaire » Aubry, qui s'accordent le droit d'instrumentaliser la crise économique et financière à des fins politiciennes et, contre l'intérêt des Français, de harceler et d'insulter, ces malfaisants de mauvaise foi ne sont-ils pas des « escrocs » ?

jeudi 6 mai 2010

Crèches: un collectif refuse d'accueillir les enfants

Vive les crèches familiales


Les nuisibles de l'éducation

Le collectif «Pas de bébés à la consigne» a appelé à une nouvelle journée de grève générale de la petite enfance ce jeudi, afin de protester contre le projet de décret assouplissant les règles d'accueil dans les crèches.

Ras la tétine des grèves et des slogans

Les bons mots du type « accueil 'discount' des enfants » n'amusent personne.
La prise en otages des mères et des enfants a ce petit quelque chose d'indécent qui échappe à la gauche. Lorsqu'il s'agit de tout-petits ou de vieillards, la pudeur devrait s'imposer naturellement aux éducateurs et aux soignants, quand les revendications 'low cost' dissimulent difficilement l'abjection d'un objectif politique visant les plus vulnérables. Aujourd'hui encore les parents -qu'ils travaillent ou non dans le 'hard discount'- n'en peuvent plus des petits bourgeois qui veulent travailler dans le coton mais refusent la merde des couches.
Une quarantaine de villes concernées aujourd'hui
De nombreux parents risquent ainsi de trouver des établissements d'accueil dans toute la France. Par ailleurs, des manifestations sont prévues à Paris et dans une quarantaine de villes en France dont Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, Strasbourg, Rennes, Toulouse, Montpellier, Grenoble, La Rochelle, et Agen.

Toujours le même collectif

Il s'agit de la troisième mobilisation organisée par le collectif «Pas de bébés à la consigne» après celles des 11 mars et 8 avril derniers. Une nouvelle manifestation est d'ors et déjà prévue le 29 mai prochain, au cours de laquelle les parents sont invités à se joindre au personnel de la petite enfance.

Qui sont-ils ?
Ce collectif hétéroclite rassemble des opposants à la majorité présidentielle:
aussi bien des associations professionnelles, telle l'Association nationale des puéricultrices (infirmiers ou auxiliaires),
que des professionnels de l'opposition : CGT, CFDT, ainsi que, bien que les enfants des crèches ne soient pas encore scolarisés, les enseignants de la FSU (communistes, anarcho-syndicalistes du NPA et sympathisants d'ATTAC),
mais aussi des parents militants: Confédération syndicale des familles (CSF, confédération d'associations familiales agréée comme association de consommateurs, elle milite avec le mouvement anti-OGM et entend « réguler le capitalisme sauvage »)
les trotskistes de la Fédération nationale SUD santé-sociaux et la Fédération Sud Collectivités Territoriales du Che-Besancenot;

et FCPE (fédération de parents d'élèves fondée par le secrétaire général du Syndicat national des instituteurs (SNI devenu Syndicat des enseignants de l'UNSA, socialiste) et par un président de la Ligue française de l'enseignement)...

Et ils comptent bientôt nous refaire un rôt
Chaque mois, ils nous en remettent une couche !

Modes alternatifs de garde des enfants

Les crèches familiales

Une crèche familiale est un établissement employant des assistantes maternelles agréées qui accueillent de un à trois enfants à leur domicile. L'avantage par rapport aux Assistantes maternelles classiques est qu'il n'y a pas de contrat de travail avec les parents ni de relation d'argent puisque ces assistantes sont employées et payées par des organismes tiers (souvent une mairie, dont la couleur politique ne garantit pas nécessairement une continuité des services).

Les crèches parentales (désormais appelée établissement à gestion parentale).

Ces crèches naissent du désir de quelques parents de s'impliquer davantage dans l'éducation de leur enfant. Elles fonctionnent comme une crèche collective mais sont gérées par les parents, regroupés au sein d'une association à but non lucratif. Ils participent parfois à l'accueil, aux soins des enfants ou au fonctionnement de la crèche (ex : une demi-journée par semaine), aux côtés des auxiliaires de puériculture et des éducatrices de jeunes enfants. Comme ils assurent le fonctionnement de l'association, ils assument donc la gestion financière de la structure.

La Garde partagée

Dans le cas de garde d'enfant à domicile ou Garde partagée, c'est une employée de maison spécialisée (appelée auxiliaire parentale en France) qui garde le ou les bébés au domicile des parents. Cette employée peut être rémunérée directement par les parents, ou être salariée d'une entreprise ou d'une association, agréées par l'état, qui proposent exclusivement du personnel qualifié et diplomé ainsi que d'autres garanties, (sélection, assurance, remplacement etc...) En revanche si l'employée est directement rémunérée par la famille, il faut qu'elle soit déclarée à l'URSSAF, et si elle est étrangère, (hors CEE)qu'elle ait une carte de séjour en règle.
Il peut ne s'agir que d'une seule famille faisant garder un ou plusieurs enfants ou de plusieurs familles se regroupant pour partager les frais. Dans ce dernier cas (appelé Garde partagée en France), la garde peut se faire alternativement chez chaque famille ou chez une famille exclusivement.
Les structures privées de services à la personne doivent avoir obtenu l'agrément simple pour pouvoir prétendre à garder des enfants de plus de trois ans et un agrément qualité pour des enfants de moins de trois ans ou ayant un profil particulier (enfant porteur de handicap par exemple)
NB : En France, ces modes de garde bénéficient d'une déduction fiscale de 50 % ( voir le Code Général des Impôts art 199 ) et tant que les enfants ont moins de 6 ans peuvent être partiellement subventionnés par la CAF (PAJE).

Dossier ELLE: lien

Lien ABC puériculture: la crèche à domicile

Lien Fondation Oeuvre de la Croix Saint-Simon: relais auxiliaires parentales,
avec le soutien du département de Paris.

vendredi 9 avril 2010

Prise en otage des bébés des crèches

Alarmer les parents inutilement
Octobre 2009 – Amalgame et désinformation politicienne

Le collectif « pas de bébés à la consigne ! »

Il se mobilise une nouvelle fois pour le maintien de bonnes conditions d’accueil des « tout-petits »: le mot « bébé » ne suffirait-il plus à provoquer la compassion ? Rappelons que les crèches sont des lieux d'accueil des « jeunes enfants » âgés de deux ou trois mois jusqu'à 3 ou 4 ans.

L'amalgame de ce collectif radical

Il milite contre le projet du gouvernement, qui souhaite placer, dans les crèches et maternelles, des personnes titulaires d’un BEP et CAP petite enfance, au même niveau que les auxiliaires de puéricultrice. Bien que ce ne soit pas pour accomplir les mêmes tâches, il pointe du doigt la déqualification du personnel et révèle son parti-pris politique en dénonçant dans cette mesure un intérêt économique.


11 mars 2010 – Désinformation et dramatisation

« On n'aura plus le temps d'être disponibles pour l'enfant, de le materner et de participer à son éveil. On deviendra de simples gardiennes si cette réforme passe », martelait hier Véronique Piouceau, 43 ans, auxiliaire de puériculture à Bordeaux. Un bon raccourci de l'inquiétude des milliers de professionnels de la petite enfance véhiculé par les organisations syndicales.
Les auxiliaires de puériculture n'ont ni « materné ni participé à l'éveil des tout petits »
Ils ont déserté les crèches pour manifester partout en France.
En ligne de mire, un projet de décret qui « Les bébés ne sont pas des sardines et les crèches ne sont pas des usines », ont scandé les protestataires. Selon eux, les projets pédagogiques, notamment les sorties, seraient compromis.
Les grévistes prétendent pourtant que la présence de personnels qualifiés et d'augmenter serait réduite jusqu'à « douze enfants par adulte, contre quatre à six aujourd'hui ». Le secrétariat d'Etat à la Famille a reçu hier une délégation du collectif « Pas de bébés à la consigne », mais n'était pas en mesure de fournir de données chiffrées sur les crèches fermées ou le taux de grévistes.

Le pire est toujours sûr:
le gouvernement vient d’annoncer le 2 avril 2009, par la voix du directeur de cabinet de Madame Morano, secrétaire d’Etat à la famille, que les taux d’encadrement des enfants dans les établissements et services d’accueil ne seraient pas modifiés (un adulte pour 5 bébés et un adulte pour 8 enfants qui marchent).
Cependant d’autres dispositions pourraient être prises :
Diminution de la qualification du personnel : la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) serait revue à la baisse.
Projet de jardin d’éveil confirmé mais demeurant extrêmement vague, sauf pour le taux d’encadrement des enfants qui serait également réduit : un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants aujourd’hui.
Augmentation des capacités d’accueil en surnombre portées à 20% au lieu de 10% actuellement.

Ainsi, les grévistes étaient-ils rassurés avant le 8 mars, date à laquelle ils ont néanmoins maintenu leur grève. Il s'agissait donc bien d'une action purement politique d'affolement des foules: une prise d'otage bien inutile des parents et des « tout-petits ».

8 avril 2010 -Certaines crèches sont néanmoins restées fermées aujourd'hui
Quelles que soient les garanties fournies par la ministre, des professionnels de la petite enfance sont une nouvelle fois appelés à manifester et à se mettre en grève, à l'appel de leur collectif "Pas de bébés à la consigne!", qui rassemble des syndicats, des professionnels et des parents FCPE. Il estime que le décret va faire exploser le nombre d'enfants dans les crèches où, assure-t-il a priori, les encadrants seront réduits et embauchés avec moins de compétences.

Ce collectif est opposé à un assouplissement des règles d'accueil
.
Après une grève bien suivie le 11 mars, et une rencontre avec la ministre, il exige toujours le retrait d'un décret qui, selon lui, permet d'augmenter ponctuellement les capacités d'accueil des crèches et de réduire le nombre de personnels diplômés (auxiliaire de puériculture, éducateur de jeunes enfants...) au profit de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP Petite enfance. De quoi faire peur aux papas et aux mamans...
Le collectif continue de répandre des informations que Mme Morano ne leur a pourtant pas confirmées en mars.

Ce décret, actuellement au Conseil d'Etat, doit être publié "prochainement", indique le secrétariat d'Etat à la Famille, qui a écrit la semaine dernière à quelque 10.000 établissements pour "expliquer" le texte et "rassurer" les professionnels. Mais pour ce collectif, qui cherche manifestement à alarmer les familles, ces mesures vont nuire à la qualité de l'accueil des « tout petits ». "Les professionnels savent que demain, ce décret, c'est la dégradation de leurs conditions de travail parce qu'ils ne pourront plus bien accueillir les enfants et leurs familles", a déclaré, au nom du collectif, Christophe Harnois (UNSA), éducateur de jeunes enfants.

"S'arc-bouter sur ce décret, c'est franchement faire preuve d'irresponsabilité", a-t-il continué à polémiquer, dans son déni des informations obtenues au ministère.
Les enfants, en plus "je ne sais pas où on va les mettre", s'inquiète Marie-Hélène Bleys, directrice d'une crèche municipale de 88 berceaux dans le XIème arrondissement de Paris, qui sera partiellement fermée jeudi. "On va les mettre tête-bêche dans les lits pendant la sieste...", s'amuse-t-elle.

Premiers signataires du mot d'ordre

Outre des syndicats professionnels:
AFORTS (Association Française des Organismes de formation et de Recherche en Travail Social) ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association Nationale des Psychologues Petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées d’Etat), CADRESPE (Collectif d’Association de Directeurs et Responsables d’Etablissement et Services Petite Enfance), CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active), CEPAME (Comité d’Entente des Ecoles Préparant Aux Métiers de l’Enfance - Association regroupant des écoles d’auxiliaires de Puériculture et de Puéricultrices),

des centrales syndicales:
=> - l'UNSA (UNSA petite enfance ville de Paris, UNSA Territoriaux, SE UNSA);
- la FSU dans sa diversité (SNU CLIAS FSU, SUPAP FSU);
- le SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI, adhérent de l’Union confédérale des médecins salariés de France, U.C.M.S.F.),
Union Syndicale Solidaires,

=> et celles qui appellent à la grève à la SNCF:
- SUD Santé Sociaux,
- et la CGT (CGT Petite Enfance des Services Publics Parisiens, CGT Crèches PMI 93, CGT Fédération des Services Publics, ainsi que la FNEJE et Passerelles EJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants))...
Et les adhérents de l'ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social), bénévoles et diplômés d’Etat ?

La FNEJE se positionne contre le Rapport Attali
La FNEFE succède en 1982 à l’Association des jardinières d’enfants très active depuis 1957. Elle regroupe des professionnels et étudiants éducateurs de jeunes enfants au sein de 32 associations départementales réparties sur l'ensemble du territoire.
Le journal communiste L'Humanité a appelé à la grève et au retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif, en soutien à la FNEJE.

Nadine Morano dément: "On ne modifie pas le taux d'encadrement"

Quant aux CAP Petite enfance, appelés à être plus nombreux dans les crèches, "ils n'ont pas appris les techniques de soins du bébé, de psychologie ou les notions de travail en équipe" comme les auxiliaires de puériculture, explique la responsable, un brin idéaliste, qui ira manifester jeudi.

La CGT et les trotskistes ne considèrent pas que les formations courtes doivent être destinées à ce type d'emploi gratifiant. Rappelons en outre que les psychologues (COP) de l'Education nationale ne sont pas, pour la plupart, davantage formés: ils ont le titre et la paie afférente...

"Ce sont des craintes qui sont infondées, qui ne reposent sur rien"
La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano. Affirme: "On ne modifie pas le taux d'encadrement : un adulte pour cinq bébés et un adulte pour huit enfants qui marchent", a-t-elle aussi insisté. Quant au taux d'accueil en surnombre (les crèches peuvent ponctuellement accueillir plus d'enfants que leur capacité autorisée), il s'agit de "répondre avec pragmatisme aux demandes des parents", a aussi dit Mme Morano, rappelant qu'actuellement, le taux moyen d'occupation des crèches est de 67%, ce qui laisse "des marges de manoeuvre". Les grévistes auront ainsi réussi à faire connaître leurs conditions réelles de travail...

Quant aux CAP Petite enfance, Mme Morano a souligné que ces personnes devront avoir "trois ans d'expérience" et que leur recrutement est "aussi un moyen de pallier les difficultés de recrutement de personnel diplômé".


En conclusion, le collectif "Pas de bébés à la consigne" diffuse de "fausses informations et des mensonges", a réagi jeudi la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano.

Les mamans que les grévistes de la SNCF ne pénaliseront pas sur leur moyen de transport, seront prises en otage par les crèches: soit ce n'est pas de chance, soit c'est intentionnel.