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mardi 18 août 2015

L'allocation de rentrée scolaire (ARS) n'est pas revalorisée en 2015

Combien vos enfants vous rapporteront-ils 

Le versement de l'allocation de rentrée scolaire (ARS) doit commencer à partir de ce mardi. 

Un cartable par an et
toute transmission au puîné interdite 
Les bénéficiaires ne pourront pas compter cette année sur une augmentation du montant de l'allocation de rentrée scolaire. Plus de 3 millions de familles sont concernées. Des baskets pour frimer dans la rue, mais à ménager en sport, un blouson ou jeans de marque, la calculette dernier cri pour contourner l'apprentissage de la table de multiplication, un dictionnaire anglais-français pour conforter l'idée fausse qu'une langue est une simple suite de mots, mais pas de dictionnaire de latin depuis cette année !... Il faut d'ailleurs être un journaliste de plus de cinquante ans (éventuellement bac +5 ?) pour croire encore à l'utilité du dictionnaire à l'heure de l'internet. Et du cartable ? Les Conseils départementaux ont fait passer les collégiens de Lozère (et d'ailleurs) aux clés numériques et les lycéennes l'ont jeté aux orties au profit d'un baise-en-ville  sac à main de bourgeoise du siècle passé.  
Ce serait donc la liste des dépenses -essentiellement vestimentaires- , car on ne parle même plus guère de cahiers (ou de quelques feuilles de classeurs), auxquelles sont "soumis" chaque année les parents pour la rentrée scolaire ou pour tenir compte, de toute façon,  de la croissance physique de leurs enfants. La solidarité nationale rhabille les enfants...

Prévu pour ce mardi 18 août, le versement de l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) arrive donc comme une manne pour des familles qui cumulent ainsi une quantité d'aides et allocations que ne soupçonnent pas les contribuables, qu'elles tombent de la CAF, du Conseil départementale ou de la Mairie. 

De combien pourrez-vous bénéficier (ou non) ?  
Sur le site de la Caisse d'allocations familiales (CAF), les montants pour la rentrée 2015 sont les suivants : 
Pour les enfants de 6 à 10 ans : 362.63 euros (362 euros à...  6 ans: pour retapisser sa chambre ? Et chaque année !) 
Pour les enfants de 11 à 14 ans : 382.64 euros (20 euros de plus pour faire face aux besoins d'un ado de 14 ans...) 
Pour les "enfants" de 15 à 18 ans (ce sont au mieux des ados et au pire des adultes qui ont dépassé l'âge minimum de l'Instruction obligatoire, fixé à 13 ans): 395.90 euros. 

Versée chaque année à près de trois millions de familles

Le montant des allocations familiales reste inchangé par rapport à l'année dernière. L'association Familles de France s'en désole. "Avec une hausse du coût de l'énergie [l'argumentaire type de Familles de France n'a visiblement pas été réactualisé], de la taxe d'habitation, qui n'est compensée par aucune augmentation en matière d'allocation de rentrée scolaire, on ne peut que constater un différentiel négatif, particulièrement néfaste pour les familles qui dépendent de ces aides", grince Thierry Vidor, directeur général de l'association qui semble tombé de la lune et n'avoir pas suivi les cours du pétrole (de schiste) pendant ces derniers mois. 

Conditions d'attribution 
Pour être éligible à ces prestations familiales, les ressources de l'année 2013 ne doivent pas dépasser le plafond disponible sur le site de la CAF
24.306 euros pour un enfant à charge 
29.915 euros pour deux enfants à charge 
35.524 euros pour trois enfants à charge. 
Le montant du plafond augmente ensuite à 5.609 euros par enfant supplémentaire.

Aucune preuve de scolarisation n'est exigée
L'ARS est versée dès que la CAF est assurée que l'enfant, l'étudiant ou l'apprenti est scolarisé, pensez-vous ? Mais le versement n'est nullement conditionné par l'envoi de la preuve de la scolarité de l'enfant. Depuis 2014 (!), le versement de l’ARS devient plus simple grâce à la suppression du certificat de scolarité pour vos enfants de 16 à 18 ans: il vous suffit de déclarer leur situation scolaire en ligne, directement sur l’espace "Mon Compte" du caf.fr, ou sur l’application mobile « Caf - Mon compte"... Une incitation à frauder la CAF ?
Ce qui ne nous épargne pourtant aucune déclaration démagogique sur le coût de la scolarisation de "nos chères petites têtes blondes", expression complètement désuète, en l'occurrence.

lundi 29 septembre 2014

La gauche pourrait réduire le congé parental pour les mères

Une "avancée" de la "gauche sociale"

Le gouvernement cherche à combler le "trou" de la Sécurité sociale en s'en prenant aux parents.
 
Alors que le congé maternité se justifiait par la grossesse et l'accouchement, le congé parental serait imposé aux pères pour des raisons idéologiques, égalitaires et sociétales. Puisque la maternité est désormais considérée comme un handicap à l'épanouissement individuel de la femme, il fallait pousser les papas à s'occuper de leurs enfants, tribut versé à la théorie du genre
Mais si 97% des mamans d'aujourd'hui pouvaient profiter de cette parenthèse dans leur vie professionnelle pour s'occuper de leur enfant, une conquête des femmes d'hier, il est décidé que désormais les pères devraient consacrer du temps à l'enfant qu'ils n'ont pas porté et que l'entreprise devra reprendre au plus vite ses droits sur ses salariées.

Une "avancée" sociale, façon  réformiste de Hollande, Valls et ses godillots. C'est aujourd'hui que le gouvernement dévoile le budget de la Sécu pour 2015. L'objectif de faire passer son déficit sous la barre des dix milliards d'euros cette année ne devrait pas être atteint. En attendant leur heureles retraités sans défense ont déjà leurs revenus placés en chambre froide; restaient les jeunes en âge de procréer.

Les familles semblent une nouvelle fois dans le viseur du gouvernement. 
Le changement pour le changement est en effet supporté par la famille déjà sanctionnée par la nouvelle fiscalité de Hollande. 
Lundi, les ministres de la Santé, Marisol Touraine, et du Budget, Christian Eckert, devraient proposer de réduire de moitié la durée maximale du congé parental, la faisant ainsi passer de trois ans à dix-huit mois pour les mères, et de baisser la prime de naissance.

Ce coup sous la ceinture programmé en avril n'a jamais été démenti par le gouvernement. Phrase toute faite utilisée en cas de malaise, "le sujet est bien sur la table", a été prononcée dimanche dans l'entourage de François Hollande. Réfugiée dans le flou, la ministre des Affaires sociales a déclaré sur France Inter que des mesures étaient envisagées pour "maîtriser les dépenses de la politique familiale". Réponse ce lundi lors de la présentation du budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Jusqu'à aujourd'hui, le congé parental permettait aux parents salariés d'interrompre leur activité professionnelle pendant une durée de trois ans maximum suivant la naissance de leur enfant pour participer à son éducation. Durant cette période, ils perçoivent une aide versée par l'État pour compenser la perte de salaire - d'un montant récemment plafonné à 390 euros - baptisée "complément de libre choix d'activité" (CLCA). Le complément de libre choix d'activité (CLCA) n'existera plus au 1er octobre 2014. Il sera remplacé, à la même date, par une prestation partagée d'éducation de l'enfant (PréParE). Ce changement est une conséquence directe, non pas du trou de la Sécurité sociale, mais de la loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes entrée en vigueur le 5 août dernier et présentée en conseil des Ministres le 3 juillet dernier par la ministre Najat Vallaud-Belkacem.


Hollande président fait du Sarkozy?

Demain, concrètement, le congé parental pourrait donc être coupé en deux, soit raccourci à un an et demi pour chacun des parents. Alors que cette parenthèse est utilisée à 97 % par les mères, la nouvelle répartition serait officiellement censée inciter les pères à pouponner. L'idée avait déjà été amorcée dans la récente loi égalité femmes-hommes. Ce texte, voté sans difficulté mais qui n'est pas encore entré en vigueur, doit en effet réduire le congé parental à deux ans et demi pour les familles avec deux enfants, à moins que le second parent ne prenne les six mois restants.

Les revenus principaux amputés

À l'heure où les ménages sont peu enclins à se laisser taper au porte-feuille et à se passer de leur salaire principal pour quelque motif que ce soit, cette mesure apparaît clairement comme un moyen de réaliser des économies
bien que sournoisement présentée comme un pas de plus vers l'égalité hommes-femmes par une Najat Vallaud-Belkacem visiblement investie dans le règlement d'un contentieux des femmes du Maghreb avec les pères de leurs familles nombreuses. La réduction du congé parental pourrait en effet permettre à l'État d'économiser entre 300 et 400 millions d'euros… 

Autre sacrifice des familles sur l'autel des économies de la Sécu: la prime de naissance de 923 euros
Versée au septième mois de grossesse, elle pourrait être fortement réduite pour les familles les plus aisées, dès le deuxième enfant.
Ces coupes sont d'autant plus critiquées que, dans nombre de familles, les femmes sont les premières victimes du chômage, et que les parents pâtissent égalitairement du manque de solutions de garde pour leurs enfants, indispensables pour envisager un retour à l'emploi.

Possible révision à la baisse des 100.000 places de crèche supplémentaires promises d'ici à 2017


En toute cohérence, début septembre, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a évoqué ce nouveau coup dur du gouvernement. Et ce week-end, le scénario de la réduction du congé parental a fait bondir les défenseurs de la famille. 

"Le gouvernement veut-il tuer la famille?" 
a interpellé Patrick Chrétien, président de l'association Familles de France, sur BFM.  

"Au nom de l'égalité hommes-femmes,
les femmes perdent encore leurs avantages"», a grondé Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate, sur les réseaux sociaux, jugeant également la "démographie française fragilisée". Et du même coup nos retraites, si les générations montantes ne sont pas assez nobreuses pour y faire face.

Une indignation partagée par certaines personnalités de gauche. Ainsi, l'association "Osez le féminisme", étiquetée proche du PS, n'a pas hésité à tacler le projet: "Réduire le congé parental sans penser de mesures compensatoires, c'est faire des économies sur le dos des femmes", ont protesté ses responsables, dénonçant une mesure qui pénaliserait les femmes précaires.


vendredi 19 août 2011

Opportunisme: Désirdavenir Royal voudrait bloquer les prix


Le « blocage des prix des fournitures scolaires » est de saison


L'amère Royal réagit à tout, par communiqués

La présidente de la région Poitou-Charentes doit en effet, pense-t-elle, faire flèche de tout bois pour tenter de refaire son retard dans les sondages de la primaire socialiste.
Or, l'association Familles de France vient de communiquer sur le coût de la rentrée scolaire, comme chaque année, pour dire qu'elle n'est pas contente avant de retomber en létargie. Ainsi donc, cette année scolaire ne fera pas exception, avec une hausse de 6,8 %, à 187 euros, contre 175 euros en 2010 (« Les Echos » d'hier).

L'allocation de rentrée scolaire a pourtant été relevée
Selon l'âge de l'enfant, elle s'élève à
6 à 10 ans: 284,97 €
11 à 14 ans: 300,66 €
15 à 18 ans: 311,11 €
Elle est versée aux parents d'élèves, sans aucun contrôle de l'usage, scolaire ou non, qu'ils en font.
La voix Royal se perd dans le populisme socialiste

Hier, Sa Cynique Majesté Royal a demandé le « blocage des prix des fournitures scolaires », des produits « de première nécessité, en période de rentrée ». C'est une manière grossière de montrer qu'elle est, comme elle le répète à l'envi, aux côtés du « peuple qui souffre ».

La cynique avoue son opportunisme
« Je propose, comme je l'ai fait pour contrer la hausse du prix de l'énergie au mois d'avril, le blocage des prix de 50 produits de première nécessité, parmi lesquels pourraient figurer les fournitures scolaires qui sont, en période de rentrée, de première nécessité », a déclaré la troisième des sondages.

Permettra-t-elle à PaSiDupes de lui suggère d'anticiper la campagne de la MAE qui démarche les familles dans les écoles.
Grâce à la complicité des instituteurs du SNUipp-FSU, la FCPE va bientôt racketer les parents d'élèves: bien que leurs enfants soient pour la plupart bien couverts par l'assurance familiale, ils vont être incités à alourdir inutilement leur budget de rentrée scolaire avec un produit d'assurance en double emploi.
Or, la seule assurance scolaire proposée dans l'école laïque est celle de la Mutuelle Assurance de l'Education (MAE). Sa dénomination est fallacieuse car elle n'est pas liée au ministère de l'Education, mais à la nébuleuse socialiste. Elle a été créée par des enseignants en 1932. " Ce n'est pas un hasard si depuis 1991, la FCPE, première Fédération de parents d'élèves de l'école publique, recommande les assurances scolaires et extrascolaires de la MAE à chaque rentrée," peut-on lire sur leur site...
Lien PaSiDupes: Les parents d'élèves vigilants font de la résistance à la MAE

Sa Cynique Majesté Royal ferait ainsi en direction du « peuple qui souffre » une bonne action qui la crédibiliserait...

Nouveau rendez-vous de la démagogie, en décembre, pour le prix des jouets ?...


jeudi 19 août 2010

Coût de la rentrée scolaire: l'intox politicienne des estimations

France Info: une grossière manipulation des parents d'élèves

Titre France Info prévisible: « légèrement plus chère cette année » !

La manipulation monte en puissance

D'abord le Professeur Henri Joyeux avant 9h00
Il avoue qu'il ne connaîtra les chiffres que plus tard, mais annonce néanmoins une hausse, après deux années de baisse. « L'année dernière, c'était moins 7%. Cette année, c'est plus » Pas de précision, du flou artitique !... 10% ou 20% ?, s'alarme la journaliste. Et le président de Familles de France d'avouer que ce sera beaucoup moins !
Il est en revanche en mesure d'incriminer le manque de concertation entre le ministère de l'Education nationale et le ministère de la Consommation: « C'est manifeste !» et il se permet un commentaire destiné à conditionner les parents: « Les familles, donc, ne peuvent pas être satisfaites ». Le « donc » en absence de tout raisonnement, est admirable.
Les magasins sont également rendus responsables, car « certains » supermarchés (on ne saura pas lesquels) ont fait, quant à eux, des efforts. Mais « grosso modo », il est affirmatif, « c'est quand même une hausse ». On aura compris que c'est l'essentiel de son message. Et il revient au départ pour finir et bien confirmer « encore une fois » (sic) que les deux ministères: « il n'y a pas eu un suivi régulier, comme nous l'avions souhaité », accuse-t-il.
La chaîne radio complétera les impressions du président Joyeux qui, lors de l'entretien, ne disposait d'aucune donnée précise; seulement des sentiments et convictions politiques.
(temps octroyé : 0'46 seulement -et c'est déjà trop)

Puis vient la polémique dont la PEEP fera les frais
Le ministère de l’Education nationale a en effet établi une liste de fournitures scolaires essentielles, après consultation avec les représentants des parents d’élèves, FCPE et PEEP.
Alors cette liste de produits essentiels à bas prix est-elle vraiment à bannir ?
Non, répond l’une des deux principales fédérations de parents d’élève, la PEEP, qui a participé à son élaboration avec le ministère de l’éducation. Tout comme l'autre, il faut y insister, puisqu'avant de passer à l'attaque, la chaîne de service public oblitère la FCPE de sa responsabilité partagée...
Interrogée en début de reportage sur le dispositif de rentrée, la PEEP ne pourra reprendre la parole.
(temps accordé: 1'17- sensiblement plus)

Les 40 produits de base listés par le ministère de l'Education nationale ne satisfont ni Joyeux qui a de nouveau voix au chapître et les déclare de mauvaise qualité, ni une responsable d'association de consommateurs, Brigitte Masure, de la Confédération syndicale des Familles, qui reste « dubitative » sur la qualité et la durée de vie d'un cartable à 5€ pour un enfant de section maternelle, si encore il ne le 'stigmatise' pas...
Autre reproche: les produits à petits prix seraient aussi en nombre trop limité.
Les familles auraient donc boudé les "essentiels de la rentrée" bon marché mais de trop faible qualité. Les produits de meilleure qualité seront ainsi rendus responsables de la hausse et la liste des essentiels méprisée.
Cette association altermondialiste, qui milite contre le capitalisme sauvage, est membre du Mouvement anti-OGM. Mais pourquoi France Info en informerait-il son public, n'est-ce pas ?

Il manquait encore l'incontournable association contestataire pour finir

A Caen, elles sont même plusieurs à dénoncer – devinez ! - une « stigmatisation » (gagné !) des aides versées aux familles modestes (notons le temps consacré: 1'55 -c'est nettement mieux...)
Ponctuellement à Caen, un responsable de rayon de supermarché n'avait pas encore noté d'effet particulier du versement de l'ARS au rayon Hi-Fi, à la date du reportage, le 17 août, et pour cause, puisque les aides sont versées aux familles modestes à compter du 19 août et que le pic -30% de l'activité de rentrée des classes- se situera, avoue-t-il, en dernière semaine d'août et première de septembre ! Le responsable conclut dans le 'sens de l'histoire' développée par la radio publique: seul le rayon textile enregistre actuellement une augmentation de fréquentation (toujours avant ARS...) et le rayon Hi-Fi ne connaîtra pas d'affluence particulière, anticipe le « plausible » représentant syndical de la surface. Chacun appréciera donc la qualité du reportage, mais 5€ serait bien trop cher payé.

Toute cette mise en scène grossière pour en arriver à la polémique sur le versement de l'ARS en bons d'achat.

Ils font bondir le Secours Catholique du Calvados.
Il accuse « on » de stigmatisation des plus modestes: « on leur complique la vie ». D'abord, les fournitures scolaires seraient achetées en juillet et non pas fin août.
La représentante du Secours catholique estime ensuite que le passage en caisse avec des « essentiels » est « une perte de dignité ». La journaliste s'étonne: elle a trouvé une consommatrice qui ne se sent « pas coupable » d'acheter des cahiers marqués ARS ! La maman explique qu'elle « permet de donner plus d'activités au cours de l'année: que ce soit piscine ou foot » Mais elle s'inquiète: « les associations vont-elle pouvoir accepter les bons d'achat? ». Bien que l'ARS ne soit pas destinée à cet usage, pourrait-elle être détournée et, à son tour, subventionner les associations indirectement? Une prochaine affaire "plausible" de conflits d'intérêts pour Mediapart, donc...
La longueur de la liste est enfin incriminée. Une maman énonce, accablée, la liste des matières enseignées.

Tout cela pour en venir à un aveu de France Info

« Cette traditionnelle enquête de Familles de France est publiée [après la diffusion de l'entretien de son Joyeux président] sur fond de querelles entre associations, dont les chiffres divergent.

Le coup classique
L’Union des familles en Europe réclame donc que le coût de la rentrée scolaire fasse l’objet d’une enquête "indépendante" sous contrôle de l’INSEE.
"Le coût de la rentrée scolaire doit pouvoir être évalué de façon objective et fiable, loin des coups de pub médiatiques, car le montant de l’allocation de rentrée scolaire en dépend" affirme l’UFE.

Un gag, puisque la gauche critique systématiquement les chiffres de l'INSEE
: ainsi l'IFRAP.
Et quand le 23 juin dernier l'INSEE annonce qu'après s'être repliée de 2,5% en 2009, l'économie française devrait croître de 1,4% en 2010 et l'emploi connaître un "léger rebond" en 2010, Michel Sapin, député PS, ancien ministre de l’Economie et actuel secrétaire national du PS à l'économie considère de son côté que les données sur la croissance française au deuxième trimestre sont "contrastées". "Le chiffre d'aujourd'hui est plus le produit d'un effet statistique que d'une réalité économique", estime le député. A lui, les données révèlent notamment un recul "inquiétant" [sic] des exportations, ce qui montre que "la France n'est toujours pas sortie la crise", se félicite-t-il. Les chiffres de l'Insee "ne pourraient être l'occasion pour la ministre de l'Economie Christine Lagarde d'entonner son air favori tout va très bien".

En conclusion, pour le PS, pourvu que l'économie de la France ne se redresse surtout pas avant 2012. Alors si Joyeux pouvait convaincre les familles d'une hausse du coût de la rentrée scolaire, ce serait mauvais pour le moral des Français, mais si bon, bon, bon pour les désirs d'avenir du PS.
Prochaine polémique?
Le poids des cartables, un "essentiel" de la FCPE depuis des années.

mercredi 20 août 2008

Coût de la rentrée : « Plus de 7% », c’est une baisse, et non une hausse !…

Une certaine presse a l’art de l’ambiguïté militante
Il convient de lire attentivement les titres, si gros soient-ils.
Prenons garde à un titre comme celui-ci : « Coût de la rentrée en baisse de plus de 7% par rapport à 2007 ? » Qu’est-ce que cela signifie, si on lit vite dans les transports : une augmentation ou une baisse ?
Si, dans une lecture distraite, nous appliquons, « de plus de 7% » à un « coût de la rentrée», si nous sommes concomitamment invités à nous retourner sur 2007, et enfin au cas improbable où nous serions conditionnés par l’opposition qui fait campagne sur le pouvoir d’achat, nous pourrionsêtre saisis d’un doute sur le ‘coût’, négatif ou positif. Avons-nous encore l’esprit en vacances ou cette presse essaierait-elle par hasard de tromper l’opinion ?

Est-ce le but recherché d’un titre d’agence de presse française ? Pour faire taire la suspicion qui pèse sur le militantisme d’une certaine presse, il suffisait qu’elle annonçât, ne lui en déplaise, une « Baisse de plus de 7% du coût de la rentrée ».

La dépêche d’agence se termine par un rappel de nature à entretenir également la confusion. Sa dernière information est-elle destinée à laisser une impression négative au moyen de chiffres, certes anciens, qui auraient la vertu d’être défavorables ? Que souligne le/la journaliste bien intentionné(e), tout en en faisant endosser la responsabilité à Familles de France ? « A la rentrée 2007, selon l'organisation, le coût de la rentrée s'élevait à 206,68 euros, en hausse de 2 % par rapport à 2006. » Allez, c’est involontaire…


Assez bizarrement, les estimations varient, d’une association à l’autre, en fonction de ses options politiques…
Les organisations de gauche polémiquent sur le sujet comme sur le reste :
La Confédération syndicale des familles (CSF) avertit : "On ne sera certainement pas sur les chiffres" de Familles de France. CSF doit publier la semaine prochaine ses observations mais minimise la baisse en évoquant d’ores et déjà une possible "petite hausse", "pas très différente des autres années". Cette confédération, de gauche, on l’a compris, n’est pas plus motivée que cela par le pouvoir d’achat des parents d’élèves, puisqu’elle n’est pas encore en mesure de produire ses chiffres.
Quant à l'Union des Familles Laïques (UFL), une petite association, elle a en revanche carrément constaté une hausse "d'environ 3%" du coût de la rentrée, à partir d'une étude sur un "panel d'une quinzaine de fournitures scolaires et de vêtements". Et de vêtements… Des vêtements scolaires ?

Il y a aussi ceux qui n’ont toujours pas anticipé la rentrée.
Certains parents sont en effet seulement préoccupés du poids des cartables à l'époque des élections de leurs représentants: peu importe s'ils n'ont rien à faire que leurs rejetons ne boivent aucun laitage et s'ils portent ces cartables pourtant ergonomiques sur une seule épaule ...
"Nous attendons les chiffres de la CSF", qui, dans un souci d’opposition constructive en faveur des Français, n'a évidemment "pas passé d'accord avec le ministère", ont commenté de leur côté les parents d'élèves de la FCPE, nettement gauchisante.
L'enquête de Familles de France porte sur 46 produits (fournitures papetières, trousses, cartables et articles de sport). Articles de sport?
Les familles doivent-elles maintenant acheter les ballons ? Et les contribuables doivent-ils être astreints au renouvellement des vêtements des petites têtes blondes ?

La rentrée scolaire, à la charge de tous les Français

En septembre prochain, le coût de la rentrée pour un enfant entrant en sixième est estimé à 190,82 euros cette année, en baisse de 7,67% par rapport à 2007, a indiqué mardi l'association des Familles de France à la presse mardi, "pour la première fois depuis 24 ans", a souligné Henri Joyeux, le président de l'association Familles de France, d'après son enquête annuelle sur le coût de la rentrée scolaire.
La liste Darcos
Cette baisse s'explique surtout par la baisse de 30,27% du coût moyen d'équipement d'un collégien dans les magasins spécialisés (papeteries, enseignes de sport), cette année par rapport à 2007. En grandes surfaces, le coût moyen est stable par rapport à 2007: -0,23 % dans les supermarchés et +0,98% dans les hypermarchés.
"Le ministre (de l'Education) a entendu Familles de France et la ‘liste Darcos’ a été respectée", s'est réjoui M. Joyeux.
Le 10 juillet, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, avait en effet trouvé un accord avec la grande distribution sur une modération des prix des fournitures scolaires essentielles, sur la base d'une liste élaborée avec des représentants des familles, dont Familles de Frances, et les parents d'élèves de la PEEP.
Les distributeurs se sont engagés à proposer cette liste d'une quarantaine de produits de mi-juillet à mi-septembre, "efforts d'information" à l'appui.
Selon Familles de France, face à l'élaboration de cette liste par les grandes surfaces, "les magasins spécialisés ont réagi" en baissant leur prix "pour ne pas être laissés-pour-compte" et pour pouvoir "rivaliser".
La baisse s'imposait aussi du fait du comportement des parents, qui "ne vont plus avec les enfants faire leurs courses", a déploré M. Joyeux. Cette observation souligne certes le désengagement des parents dans le quotidien de leurs enfants mais aussi l’incohérence du discours des familles qui disent avoir des difficultés à joindre les deux bouts mais dont l’absence au moment des achats de rentrée jette un doute sur l’ampleur réelle de la baisse du pouvoir d’achat.
Dans son enquête, l'organisation a noté que tous les distributeurs s'étant engagés avec le ministère en juillet proposaient bien des articles de la "liste Darcos", mais qu'il pouvait parfois en manquer.
En outre, "la signalétique de l'opération n'est pas toujours très visible en magasin et rares sont les vendeurs qui connaissent l'existence de la liste des fournitures essentielles", dit l'enquête. Pareillement, les familles ne sont pas toujours au courant de son existence.

Par ailleurs, M. Joyeux a estimé que le montant de l'Allocation de rentrée scolaire (ARS), modulée cette année en fonction de l'âge de l'enfant, était "nettement suffisant" pour le primaire (272,59 euros), "correcte" pour le collège (287,59 euros) mais "insuffisant" pour le lycée (297,59 euros). Il en suggère donc une répartition plus réaliste en fonction des besoins réels, d’autant que des communes assurent la fourniture du petit matériel de base, tels les cartouches d’encre et le papier.

Il est dit qu’en France l’éducation est à la charge de la collectivité et que l’entretien de enfants d’âge scolaire n’incombe plus guère aux familles.
Familles de France exprime un autre bémol : les "frais annexes" (transport, cantine, sorties, inscriptions extrascolaires etc.) ont eux augmenté "de 50%" pour l'année passée. Les inscriptions extrascolaires ne sont plus un extra. S’il s’agit des activités sportives de nos petits, on voit bien, à la lecture du palmarès de nos athlètes aux J.O. de Pékin, que l’impôt n’est pas d’un grand rapport dans es stades. A populations égales, le Royaume Uni est en passe de glaner deux fois plus de médailles que la France (et sans parler de l’or !) : le montant de l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) de notre voisin serait-il deux fois plus élevé ?...
Quiconque a fait un petit tour à Décathlon a pu constater que nous sommes pourtant une nation sportive. Les scolaires, avec ou sans leurs parents, grouillent dans les rayons. Ils ont le souci de leur équipement sportif. A moins qu’il s’agisse plutôt de se rhabiller, sur le ‘dos’ de l’ARS… qui est décidemment bien insuffisante ! C’est l'Union des Familles Laïques qui nos le dit, bientôt suivie de la Confédération syndicale des familles. Vous savez, l’amie de la FCPE, qui est aussi l’amie du PS. Royal de Melle préconisera-t-elle la prise en charge de l'écran plasma? Après tout, des Conseils Généraux socialistes, dans les Bouches-du-Rhône, n'offrent -ils pas déjà l'ordinateur portable aux collégiens, pour le travail à la maison... C'était toutefois avant les élections: l'opération se poursuivra-t-elle après?... Les jeunes provençaux reçoivent aussi une clé USB pour le transport des devoirs. Et les cartables sont toujours plus lourds, selon la FCPE...
Les enfants seront-ils bientôt une source nouvelle de rentrées au budget familial ?

Royal de Melle va bientôt remuer les lèvres…

lundi 20 août 2007

Rentrée scolaire 2007 plus chère ?

L’allocation de rentrée scolaire contribue-t-elle à cette cherté ?

Voilà des statistiques qui ne seront pas contestées par la gauche ! Cherté statistique ou réelle ?

La rentrée scolaire d'un enfant de 6e revient cette année aux familles à 206,68 euros en moyenne Cela représente 2,06% de plus que l'année dernière en raison notamment de l'augmentation du prix du papier et des vêtements de sports, selon l'étude annuelle de Familles de France.

Le Réseau Voltaire a épinglé plusieurs dirigeants de l'association pour des acoquinements qu’il n’apprécie pas… Cette association s’est attaquée à Second Life, et «à titre subsidiaire», à la dizaine de fournisseurs d'accès français, porte d'accès depuis la France, au monde virtuel et à ses contenus jugés sulfureux. Depuis lors Familles de France est qualifiée de traditionaliste et considérée trop peu subversive ! Son analyse du coût de la rentrée ne semble pourtant pas indisposer le Réseau Voltaire, ni Libération… Un silence bienveillant mais surprenant : alliance objective ponctuelle, soyez rassurés…

L'association familiale relève que les vêtements de sport ont augmenté de 2,5%, la papeterie de 2,27%, et les prix en hypermarchés de 2,23%. Cette association croit-elle que les profs d’EPS exigent encore des tenues de sport spécifiques ? Alors, elle n’est pas crédible et doit se renseigner !

De manière générale, les prix dans les hypermarchés qui, pour l'ensemble des fournitures scolaires (hors vêtements) rejoignent les prix des supermarchés (protège-cahiers: +10%, classeurs souples: +4%, sacs à dos: +4%), voire les dépassent (le même agenda: 2,03 euros en supermarchés, 2,13 euros en hyper). Côté trousses, stylos et cartables, la hausse est plus modérée, avec 1,65% de plus en moyenne qu'en 2006 pour une dépense moyenne totale de 96,46 euros. La démagogie a des limites : est-il nécessaire de renouveler le cartable tous les ans ?

En matière de papeterie, "tous les articles n'augmentent pas de la même façon": quand les cahiers affichent une hausse de 7,8%, les paquets de copies doubles baissent de 3,2%. Au final, les familles dépenseront en moyenne un total de 50,89 euros (+2,27%). Les parents peuvent aussi apprendre à leurs enfants l’économie, à ne pas gaspiller et acheter du papier recyclable ! Les Verts vont probablement lancer une campagne au moment propice !

Comme pour les cahiers et les classeurs, l'explication de cette augmentation réside dans la quantité d'articles griffés, qui attirent les enfants. "Les stylos les moins chers sont difficiles à trouver", a précisé Familles de France. Béatement elle constate l’incurie des parents qui n’éduquent pas leurs enfants. Mais Familles de France le fait-elle ?...

Les articles de sport enfin se fixent à 59,52 euros en moyenne, soit 2,5% d'augmentation, que Famille de France attribue à "une recomposition de l'offre en rayon" qui privilégie en nombre les articles les plus chers. Elle a noté qu'à 9,65 euros en moyenne (+7%), le short était l'article qui augmentait le plus. Il est bien connu que les shorts ont une durée de vie d’un an…

Quel est le rôle exact de ces associations ? Excuser la sottise des parents ou bien les éduquer ? Ont-elles une mission formatrice ou démagogique saisonnière ? En un mot, avons-nous affaire à des associations responsables, ou militantes ?