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jeudi 3 octobre 2019

Suicide d'une directrice d'école en Seine-Saint-Denis

Le syndicat SNU-ipp politise ce drame humain

Pas facile d'assumer l'arrivée des migrants, ajoutée aux difficultés inhérentes et "cultivées" en Seine-Saint-Denis


Bien que ce département en faillite économique bénéficie de toutes les attentions et privilèges, la vie quotidienne des fonctionnaires y est particulièrement exposée. Des directeurs et directrices d'école de Pantin font part de leur colère après le suicide de leur collègue, "une figure du quartier". Une semaine après le suicide d'une directrice d'école maternelle à Pantin (Seine-Saint-Denis), familles et enseignants se sont réunis mardi, décidés à "partir en guerre", à relancer la lutte des classes.

Le corps de cette directrice de l'école maternelle a été retrouvé dans le hall de son établissement, l'école Méhul de Pantin (Seine-Saint-Denis), le 23 septembre dernier. Ce jour-là, Christine Renon avait mis fin à ses jours en laissant une lettre derrière elle. 
Deux jours avant de mettre fin à ses jours, la directrice de 58 ans décrite comme "hyper investie" avait pris soin en effet d'adresser à une trentaine de ses collègues une lettre de
trois pages où elle détaillait "son épuisement", la solitude des directeurs, l'accumulation de tâches "chronophages", les réformes incessantes et contradictoires. 

Alignés face à l'assistance, directrices et directeurs, visages fermés, ont dénoncé "l'incurie et le silence de l'Etat et de la mairie" après ce drame inédit. "On nous a réunis pour nous dire de ne pas diffuser la lettre de Christine, pour dissimuler les raisons de son suicide; on a tenté de nous dissuader d'organiser un hommage. C'est la chape de plomb", a dénoncé l'une d'entre elles. Jeudi, ils ont reçu un courriel du recteur intitulé "Hommage". Tous ont pensé à leur collègue. "Mais c'était un mail pour Jacques Chirac".

Alors que se tiennent ce jeudi les obsèques de la quinquagénaire et que plusieurs rassemblements sont prévus pour lui rendre hommage, plusieurs directeurs et directrices d'établissement de la ville socialiste de Pantin ont exprimé leur indignation dans une tribune publiée sur franceinfo.fr. "Elle s'est toujours profondément investie dans son métier, probablement au point de ne plus parvenir à supporter la multiplication et la lourdeur des tâches exigées en permanence", y supputent les collègues de Christine Renon, faisant l'impasse sur sa vie personnelle marquée par un deuil récent. 

"Dégradation de nos conditions de travail"

Dans sa lettre, la désespérée évoque tous les obstacles qui se sont dressés devant sa volonté d'exercer son métier convenablement. "Le contenu de son courrier fait écho à notre quotidien de directeurs·trices d'école, au regard de la dégradation de nos conditions de travail et de toutes les responsabilités qui reposent sur nos épaules", peut-on lire dans la tribune, sans évoquer le fait que cette fonction est exercée sur la base du volontariat. "On nous donne de plus en plus de tâches administratives. A la fin de la journée, on a fait 1.000 choses mais on ne peut plus faire notre cœur de métier. Et puis il y a le manque d'enseignants, la part de plus en plus importante de débutants et de contractuels, le turn over : 30% des enseignants de la commune sont des néo-arrivants !", souffle une directrice. La question que les enseignants refusent de se poser n'est-elle pas celle-ci ? Les causes de cette désaffection pour le métier sont-elles principalement l'idéologie destructrice qui règne en Seine-Saint-Denis?
Devant l'école Mehul, à Pantin, jeudi.
Les signataires listent alors toutes les difficultés auxquelles ils font face au quotidien et qu'ils ont librement acceptées : "les enseignant·e·s débutant·e·s", les relations avec les parents, avec la municipalité, avec "un·e nouvel·le inspecteur·trice", "les conflits qu'on tente de désamorcer pour préserver la sérénité de l'école", les "dysfonctionnements matériels et humains", etc. Mais ils ne mentionnent pas l'isolement des enseignants que les syndicats ne prennent pas les moyens de rompre. 

Un geste "révélateur de la souffrance au travail partagée par l'ensemble des personnels". Ils demandent enfin au ministère de l'Education nationale de "prendre acte du geste désespéré de (Christine Renon) et de son dernier témoignage et réagir en conséquence". Estimant que son suicide est "révélateur de la souffrance au travail partagée par l'ensemble des personnels de l'Education nationale au regard de la dégradation continue et permanente de leurs conditions actuelles de travail, en Seine-Saint-Denis et au-delà". Ainsi prennent-ils la mesure des risques - sans se les avouer - que leurs propres options politiques font courir à la collectivité éducative.

Ce matin Catherine da Silva (SNU-ipp) est sur tous les media. 
Sur CNews, comme sur France Info, elle consacre davantage de ses temps d'antenne à incriminer son ministre, Jean-Michel Blanquer, qu'à rendre hommage à sa collègue. "Sachez qu’après la réception de la lettre, notre administration a mis en place une soi-disant cellule d’écoute. En réalité, les premiers mots étaient pour nous rappeler notre devoir de réserve, de discrétion. En insistant sur le fait que ce courrier était une pièce de justice, qu’il fallait la remettre à la police pour qu’elle ne soit surtout pas diffusée !" Ainsi, en milieu scolaire, la priorité est-elle accordée à l'humain...

Dans sa lettre adressée à douze de ses collègues, la directrice insiste sur ce sentiment de solitude qui l’oppresse. "Les directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations […]. Ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger." Or, l'institution et les syndicats parlent d'équipe pédagogique"...

Le SNU-ipp n'a rien trouvé de mieux que d'arrêter le travail.
En plus des rassemblements prévus en Seine-Saint-Denis, un préavis de grève a été déposé pour ce jeudi en début de semaine. La moitié des écoles de Seine-Saint-Denis seront fermées, selon le SNUipp-FSU, le syndicat dominant le primaire. Des rassemblements sont prévus devant les locaux de l’Education nationale à Bobigny, PCF jusqu'en 2014, comme dans de nombreux départements. Samedi matin, les Pantinois pourront s'associer à un cortège en hommage à Christine Renon, de la maire de Pantin à l'école Méhul.


Clairement, l'enseignante n'a pas trouvé de soutien auprès de sa hiérarchie, mais pas davantage auprès de son syndicat, ni de ses collègues.

Et, vendredi matin, tout sera comme avant
: les militants de ce syndicat contribueront à la dégradation de leurs conditions de travail en justifiant les incivilités des parents d'élèves et de leurs enfants par le contexte social que les enseignants aggravent en développant leurs théories politiques et humanistes, sans s'assurer qu'ils en ont les moyens et en incriminant tous les gouvernements successifs.

L'école maternelle en deuil de Seine-Saint-Denis a choisi de prendre le nom de l'un des fondateurs du Conservatoire de Paris, au motif qu'il est l'auteur de nombreux chants patriotiques révolutionnaires.

vendredi 5 avril 2019

Education : Blanquer envisage des amendes pour les parents d'enfants violents

Le juppéiste va-t-il virer sécuritaire ?

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a évoqué la question de la violence dans les établissements scolaires

Image associée
La fessée est interdite mais 
la cagoule est encore autorisée
Vendredi 5 avril, dans un contexte de protestation et de grève contre le projet de loi sur l'école dite "de la confiance" et de la réforme du lycée et du bac, il a notamment avancé la possibilité d'infliger des sanctions pécuniaires aux parents d'enfants violents.

  

Son plan contre les violences scolaires se décompose en deux parties.

"Il y a une première partie que j'ai déjà affirmée, elle a trait au signalement automatique et à la réaction automatique de l'institution à partir du moment où un professeur ou un personnel signale un fait violent, a-t-il détaillé sur BFMTV. Et puis il va y avoir un deuxième temps au cours de ce mois d'avril, qui est plus interministériel, qui a nécessité du travail, mais qui va être fort, parce qu'il va nous permettre une batterie de mesures." Et la capacité à associer les familles à la lutte contre les violences scolaires fait partie de ces mesures. 

Interrogé sur le sujet, Jean-Michel Blanquer n'a pas donné de précisions sur d'éventuelles sanctions, tout en écartant la suspension des allocations familiales, "car ce n'est pas adapté au sujet". Il n'a toutefois pas exclu la mise en place d'amendes pour les parents d'enfants violents.


Blanquer lance un ballon d'essai

"Il y a aujourd'hui toute une série de formules juridiques qui permettent de dire à une famille que si un certain nombre de choses ne sont pas rectifiées, il peut y avoir des conséquences de toute ordre pour cette famille. Ces conséquences peuvent être pécuniaires", a indiqué le ministre, qui a également précisé que rien n'est encore tranché. Appelé à préciser s'il a en tête la possibilité d'infliger des amendes aux familles, Jean-Michel Blanquer a répondu "pourquoi pas".

Jeudi, pour la troisième fois en quelques semaines, des enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre le projet de loi sur l'école et la réforme du lycée et du bac, une grogne que le ministre de l'Education tente de calmer. Quelque 5.800 profs ont défilé à Paris, selon les chiffres minimalistes de la police, 1.500 à Angers, 500 à Clermont-Ferrand, 400 à Montpellier, 300 à Lyon, 200 à Toulon etc., notamment des professeurs d'écoles maternelles et élémentaires. C'est dans le primaire aussi que l'appel à la grève, lancé par plusieurs syndicats, a été le plus suivi.

Selon le ministère de l'Education, 15% des instits n'ont pas fait classe jeudi, 25% selon le  syndicat dominant du primaire, le SNUipp-FSU, un taux habituel.

mardi 10 octobre 2017

Grève des profs: 35% à 50% de participants, selon syndicats

Le ministère de l'Education nationale n'en dénombre que 17,5%

Bataille de chiffres, comme sur le chômage entre l'INSEE et Pôle emploi
Résultat de recherche d'images pour "greve enseignants octobre 2017"
Des villes mettent en place le Service Minimum d'Accueil (SMA) 
dans les écoles, ce mardi 10 octobre 2017

Les syndicats recensent tous les professeurs qui ne sont pas en présence d'élèves ce mardi. Le ministère exclut, en revanche, les enseignants qui se sont déclarés malades à l'occasion de la journée d'action des fonctionnaires... 
Selon les chiffres remontés au ministère de l'Education nationale par les chefs d'établissement zélés, 17,47% des professeurs, tous niveaux confondus, étaient en grève sur la totalité des académies: près de 20% dans le primaire (écoles maternelles et élémentaires) et près de 16% dans le second degré (collèges et lycées).

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Lille, ce jour
Syndicat de gauche dominant dans les écoles, le SNUIpp-FSU,  a, quant lui, avancé un taux de 50% de grévistes dans le primaire. Dans le secondaire, le SNES-FSU indique qu'"un personnel du second degré sur trois a répondu à l'appel" à la grève et que la mobilisation de ce jour constitue "un sévère avertissement" au gouvernement.

A Paris, neuf lycées ont vu leurs entrées et sorties perturbées par des blocages - des poubelles amassées la plupart du temps - mis en place par quelques lycéens ou autres jeunes incontrôlés, selon le rectorat, mais qui répondent présents à tous les mots d'ordre...

De jeunes extrémistes ont déclenché un incendie devant le collège et lycée Voltaire, dans le XIe arrondissement (est parisien devenu bobo, tandis que Voltaire maintient sa réputation de radicalité : un feu de poubelles s'est propagé à une porte annexe, a indiqué le principal-adjoint Saïd Shauri. Un blocus mis en place "par des personnes extérieures à l'établissement et probablement des lycéens de Voltaire a dérapé en milieu de matinée", avec ce feu de poubelles, a-t-il raconté. L'équivalent lycéen des "casseurs", "en marge" des actions syndicales de rue. 
Les cours ont été suspendus et devraient reprendre mercredi matin. Les policiers sont venus effectuer des prélèvements et la direction de l'établissement va porter plainte.
Au classement national des lycées les plus efficaces au baccalauréat 2017, Voltaire est 2.230 sur 2.277...
A Paris toujours, l'accès de cinq lycées a été perturbé par des barrages filtrants  et quatre barrages ont interdit aux non-grévistes la possibilité de suivre leurs cours, ne laissant passer personnes, a souligné le rectorat.

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR), a condamné "avec la plus grande fermeté [selon la formule consacrée] les dégradations inadmissibles" au lycée Voltaire, et réclamé "des sanctions exemplaires". La région "portera plainte contre les auteurs des dégradations", a prévenu la gestionnaire des lycées d'Ile-de-France.

jeudi 29 novembre 2012

Amnesty l'a belle de demander l'arrêt des expulsions de Rom

L'organisation supra-nationale n'a pas à gérer ses exigences sur les états


Changement de vocabulaire à gauche qui poursuit les expulsions



le PCF les chassait au bulldozer
et
les bulldozers communistes 
contre des immigrés



Les raccompagnements forcés se poursuivent en France, en violation du droit international, estime jeudi Amnesty International, qui demande leur arrêt immédiat.

Dans un rapport intitulé "Chassés de toutes parts", 
l'organisation non gouvernementale, qui a réalisé plusieurs pseudo-enquêtes de terrain en Ile-de-France où vivent près de la moitié des 15.000 Rom de France, relève notamment un manque de consultation et d'information des populations concernées avant leur expulsion (sic ! ), un délai de préavis insuffisant et des difficultés d'accès aux recours.

Selon des estimations d'associations citées par Amnesty International, bien que partisanes, plus de 9.000 Rom ont été renvoyés dans leurs pays au cours des trois premiers trimestres de 2012, un pic ayant été atteint durant l'été, avec 2.300 expulsions en juillet et août, sous le gouvernement socialo-écolo.
"Jusqu'ici, en dépit des propos encourageants du nouveau gouvernement et de la publication de la circulaire [du 26 août, qui donne des instructions au sujet des expulsions], les expulsions forcées ont continué à se succéder sous le gouvernement actuel", écrit Amnesty International dans son rapport.

Bien qu'elle ne cite pas les chiffres du ministère de l'Intérieur, "Amnesty International salue les propos et l'approche du gouvernement actuel, mais reste préoccupée par le fait que les expulsions forcées se poursuivent à travers le pays, en violation des obligations incombant à la France en vertu du droit international", ajoute l'organisation supra-nationale basée au Canada, demandant l'arrêt immédiat des expulsions forcées et la modification des lois françaises pour les mettre en adéquation avec le droit international.

Une ONG non démocratique tente d'imposer sa loi sur le monde 


Les ONG n'ont aucune légitimité. Si elles ressemblent à un État fédéral, mais les organisations supranationales ne possèdent pas la représentativité d'un État:  les États membres sont souverains et l'organisation ne constitue pas un État. Certains assimilent abusivement Amnesty International à l'Union Européenne qui, elle, possède un Parlement européen (PE) élu au suffrage universel direct.

A la différencie des organisations internationales, les décisions d'Amnesty International sont prises par des institutions propres à l'organisation, et non par la réunion de chefs d'État ou de leurs représentants. 
A la différence des assemblées démocratiquement élues, les ONG ne représentent qu'elles-mêmes et surtout pas les peuples souverains qu'elles ne consultent pas.

L'ONG rappelle que dans un courrier adressé au collectif RomEurope pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait dit "souhaiter" que des solutions alternatives soient proposées aux populations concernées, lorsqu'un campement insalubre est démantelé...


Amnesty n'a aucun droit à dicter sa loi  

Organisation supranationale dont le secrétaire général, Salil Shetty, est un compatriote de Lakshmi Mittal, la bête noire d'Arnaud Montebourg, Amnesty demande également que les démantèlements soient accompagnés d'offres de logement de remplacement. 

"Les expulsions forcées ne règlent pas le problème mais l'exacerbent", a estimé mercredi lors d'une conférence de presse Marion Cadet, "chercheuse-maison" à Amnesty International. La chercheuse auto-proclamée légitime l'occupation du sol par des clandestins par le fait qu'une fois expulsés, les Rom se réinstallent tout aussi illégalement sur d'autres terrains, dans un habitat encore plus précaire.

Plutôt que de harceler les pays d'origine, Amnesty empoisonne les pays investis
Les expulsions à répétition (de populations pourtant identifiées, essentiellement d'origine roumaine ou bulgare) génèrent par ailleurs des problèmes de santé et de scolarisation, ont souligné mercredi plusieurs "acteurs de terrain", termes choisis pour dissimuler que ce sont des militants partisans anonymes sans aucune légitimité. 
Ces problèmes sont néanmoins gérés par la CAF ou l'URSSAF, comme la couverture maladie universelle, CMU permettant l'accès au soin, le remboursement des soins, prestations et médicaments à toute personne résidant en France, ainsi que par la Croix-Rouge française, le Secours catholique ou les Restos du Coeur soutenus par la générosité publique et  les salariés Français.

Des ONG en réseaux
"L'expulsion sans préparation, et souvent faite dans l'urgence, aboutit à des ruptures de soin", a ainsi témoigné Martin Duteurtre, d'une équipe de soins mobile de Médecins du monde, une autre ONG radicale, d'obédience marxiste, dissidente de Médecins sans Frontières, socialiste.


RESF et le Snuipp (FSU) sont de la partie
Citée par les media, Véronique Decker, directrice d'une école à Bobigny où sont scolarisés une trentaine d'enfants issus de communautés rom roumaines et bulgares, a de son côté fait part de "l'effondrement psychique", voire de "l'abandon" des enfants "habitués de l'expulsion". "Nous créons des enfants qui ne trouvent pas leur place", a-t-elle dit. 
Or, ce que ne dit encore pas la presse partisane, c'est que Véronique Decker, n'est pas une directrice d'école anodine, mais une "désobéisseuse" (voir libellé) en pédagogie Freinet, qu'elle est membre du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE, qui soutient 4 militants de Tours accusés d'avoir diffamé publiquement l'administration) et appartient au réseau des enseignants du 1er degré en résistance pédagogique. Avec la complicité de la municipalité communiste de Bobigny dont le maire est Catherine Peyge, une enseignante.

mercredi 10 octobre 2012

Lyon: un parent frappe le professeur de gym de sa fille

Argument choc contre l''autorité d'un enseignant agressé  
Matraque télescopique (électrique)
 de 52  ou 63 cm
pour 23 euros
Bon, il n'a pas été égorgé: de quoi se plaint-il !


Légèrement blessé, mardi matin: l'incident est clos... 
Le professeur d'éducation physique d'un lycée  La Martinière-Duchère de Lyon a dû subir la violence du père d'une élève, mécontent des remontrances faites à la petite poison, selon une information du quotidien Le Progrès.  "Au début du cours, dirigé cette élève de seconde vers le conseiller d'éducation (CPE) parce qu'elle perturbait" le cours d'éducation physique, raconte Yves Boisset, proviseur du lycée. Mécontente, la lycéenne avait alors utilisé son portable pour se plaindre à son papa.
On entre dans les établissements scolaires comme dans des moulins
Vers 11h15, le père "énervé" a pénétré dans le gymnase municipal et "a agressé sauvagement le professeur", lui portant "plusieurs coups au visage et au thorax" sous les yeux de ses élèves, a expliqué Y. Boisset.
Le concierge du gymnase a "aussitôt" alerté la police et les pompiers qui ont pris en charge l'enseignant. Souffrant d'hématomes et de contusions, le sportif s'est vu prescrire une ITT de six jours.
La " refondation" du système scolaire prévoit-elle la protection du milieu scolaire ?
Cet incident, le "premier de ce type" [sic] dans cet établissement réputé "paisible", selon la formule consacrée, a provoqué une "émotion importante parmi les collègues, les élèves et les parents d'élèves", a souligné le proviseur. Celui-ci ne donne aucune précision sur le passé scolaire de la petite peste. Tout est opaque et cloisonné: les livrets scolaires ne contiennent plus aucune information utile en cette époque folle qui veut que des corrections en rouge seraient "anxiogènes" pour ce type d'adolescent ! Les parents n'auront plus de suivi clair du travail supposé de leurs rejetons: leurs gosses n'auront plus droit à des notes clairement interprétables de la situation. Mais s'en plaindront-ils ? Le pugilat commencera à la fin de l'année, dites-vous ? Eh bien, même pas, car les redoublements seront exceptionnels, voire interdits. Trop co^teux, selon la gestion comptable de la gauche progressiste.

Cela dit, ni la FCPE, ni la FSU n'a souhaité s'exprimer avant les élections professionnelles et syndicales...

Et puis les professeurs sont protégés, après coups, par l'Autonome et la MAIF. 
Sans attendre le Père Noël, les professeurs sont invités à s'offrir une assurance contre les agressions de parents d'élèves... La MAIF a encore tout prévu !  Contre 40 euros par an, tous les personnels de l'éducation peuvent se protéger  : coup de poing, injures, diffamation, harcèlement, dégradation de biens... Il paraît qu'il y a un vrai besoin ! Près de 500.000 personnes y ont déjà souscrit : 55% des enseignants et la moitié des personnels de direction. Lien RTL 

Quant aux enfants, qu'ils testent donc la MAE qui rackette chaque année les familles défavorisées, comme les autres, bien que,  le plus souvent , elles soient déjà couvertes par l'assurance familiale.
Lien Le Figaro (2009): "Guerre des prix dans l'assurance scolaire"
Ce doublon est encouragé par les instituteurs, militants vertueux de la MAIF, qui font pression sur leurs élèves, en leur distribuant les imprimés en cours !
 Lien PaSiDupes (2009) : "La MAE : la mutualité rose en veut à votre argent ! (Le PS chérit cette assurance scolaire juteuse)
Lien PaSiDupes (2006) : "Parents d'élèves, la MAE, une assurance inutile. (Parents, ne vous laissez pas abuser).

Le lycée d'enseignement général et technologique La Martinière-Duchère, dans le 9ème arrondissement de Lyon, accueille 2.350 élèves, dont 1.150 étudiants post-bac.


Le corps enseignant se rassemblera ce jeudi matin à 11h, pour marquer son soutien au professeur.

Le parent d'élève a été interpellé
Myriam [prénom modifié pour dissimuler l'origine ethnique de la douce enfant] a alerté sa mère par téléphone.  
Préméditation 
Le père est alors arrivé dans le gymnase, armé de quelque chose ressemblant à une matraque télescopique, poursuit une jeune fille (le professeur parle d’une canne). "Après avoir frappé l’enseignant, il nous a menacés, au cas où on parlerait. Nous étions tous apeurés, personne n’a réagi. " L’agresseur a été interpellé à sa sortie du gymnase. La police n’a retrouvé aucun objet sur lui, a tenu à le préciser mercredi une source judiciaire .Interpellé "plus tard dans la journée", le père irascible a été placé en garde à vue. "L'enquête se poursuit et il sera jugé jeudi en comparution immédiate", a précisé cette source.

Pour autant, Cricri Taubira acceptera-t-elle de lui faire des misères ?

L'usage de la matraque est stigmatisé entre les mains des forces de l'ordre, mais en vente libre à destination de la population ?


mardi 31 janvier 2012

Des enseignants protestent dans la rue contre leur évaluation

Les évaluateurs s'opposent au projet de réforme de leur évaluation




Cliché rasant, donc trompeur et dissimulateur:
une photo plongeante
aurait-elle été trop explicite ?


Les enseignants du primaire, des collèges et lycées, ont manifesté aujourd'hui mardi
contre les suppressions de postes en primaire et contre le projet de réforme de l'évaluation dans le secondaire.

Ils n'étaient que 15.5% de grévistes dans le primaire et un peu plus de 12% dans le secondaire, d'après le ministère de l'Education nationale, qui dispose des déclarations d'intention des grévistes. D'après la FSU, ses syndicats SNES et Snuipp, annoncent un taux moyen global de grévistes estimé largement à 40%, avec une mobilisation inégale selon les départements et le secont et le premier degrés.

A Paris, la manifestation nationale a rassemblé 9.000 personnes selon la police, 20.000 selon les organisateurs. A Toulouse, les manifestants étaient entre 1.000 et 1.800 à défiler, quelques centaines à Agen, Pau et Bordeaux.

"Non à ce projet d'évaluation bidon des enseignants par les chefs d'établissements," revendiquaient les manifestants. "Cela remet en cause le principe même de notre métier et cela fait des professeurs de collèges et lycées des fonctionnaires "lambda" évalués par leurs chefs de services."




"Je crois que je peux comprendre leurs inquiétudes et je comprends aussi leurs soucis d'améliorer la prise en compte des élèves en difficulté
", explique Josette Théophile, directrice générale des ressources humaines du ministère de l'Education nationale. "Pour faire réussir chaque élève, la question n'est pas d'augmenter les moyens puisqu'ils sont déjà supérieurs à ce qu'ils étaient par rapport aux années 90. Il s'agit d'organiser différemment ces moyens avec un travail d'équipe, avec un travail moins cloisonné en associant tous les métiers."


Des bacs +5, dans le moins pire des cas ?

Par respect de l'auditeur, Célia Quilleret n'aurait-elle pas pu approfondir son sujet, car si elle présente toutes les questions d'éducation avec les mêmes inexactitudes, en se fiant simplement à l'intox syndicale, nous ferions tous mieux de changer de radio. En effet, jusqu'à plus ample informé, il n'existe de "chefs de service", comme l'indique le représentant du SNALC, ni dans le premier ni dans le second degrés ! La journaliste spécialisée ne remarque, ni ne relève donc les à-peu-près.

Quant à Catherine Pottier (IUT), il serait grand temps qu'elle fasse des progrès dans le traitement de ses sujets. Bien qu'elle les aborde tous avec le même aplomb, il est évident qu'elle n'en possède aucun et qu'il ne suffit pas de lire les questions préparées par les supposés spécialistes, comme le démontrent encore ses questions du jour.
Il faut néanmoins noter que cette journaliste est plus respectueuse que Raphaëlle Duchemin, mais se fait néanmoins la porte-parole des syndicats qui manifestent plutôt que de dialoguer.

Un verbe haut ne confère pas plus de crédibilité à ses propos
Ainsi, présenter comme des syndicats distincts deux variantes du même relève de l'imposture et de la désinformation, puisque le SNES et le SNU-ipp sont deux succursales de la FSU, les deux étages de la même maison. Le maquillage du SNES-FSU et du SNUipp-FSU visait à donner à ce mouvement l'importance qu'il n'a pas.

Cela dit, on peut aussi bien prendre l'avis de PaSiDupes sur le projet de réforme de l'évaluation des professeurs: lien

samedi 1 octobre 2011

Les enseignants grévistes n'impressionnent pas Chatel

Un coup pour rien, malgré un temps propice à la marche urbaine

Le défilé est visiblement clairsemé,
ce qui, compte-tenu de la participation du privé,
n'est pas spécialement flatteur...

Le mouvement a mobilisé 29% des professeurs du primaire et 22% du secondaire.

Plus que jamais dans le contexte de dette et de déficit public, le ministre maintient le projet de supprimer 14.000 postes d'enseignants pour 2012.
Le gouvernement a affiché sa fermeté, mardi, face à la grève et aux manifestations d'enseignants qui protestent contre les suppressions de postes. D'abord la grève qui concernait 29% des enseignants du primaire et 22% des professeurs du secondaire a moins mobilisé que l'an dernier, à la même période, selon les services du ministère. " Les syndicats affirment, dans leur habituelle guerre des chiffres qui les oppose au ministère, que la moitié de leurs troupes étaient en grève, mais Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale, leur oppose qu'n fait " trois enseignants sur quatre ont travaillé aujourd'hui ".

Des enseignants du privé ont manifesté avec leurs détracteurs du public
Leurs syndicats se flattent
qu'il faille remonter à 1984 pour trouver une mobilisation d'envergure du privé. Mais c'était contre le projet de loi de la gauche sur la dissolution de l'école privée dans le service public d'enseignement.
Cette première grève réunissant tous les syndicats du privé et du public était " significative " dans le secteur public et " inédite " dans le privé, notamment dans les académies de Nantes, de Rennes et dans le Nord-Pas-de-Calais, bastions de l'enseignement catholique en régions socialistes, affirment les syndicats.
Claude Berruer, adjoint au secrétaire général de l'enseignement catholique, fait encore plus fort lorsqu'il déclare sereinement que"le suivi de la grève a été important ". Il n'avait en effet aucune raison de se voir opposer une quelconque objection, sachant qu'il n'existe aucun outil de décomptage des grévistes dans le privé...
En 2009, il avait l'ambition de convaincre la FSU que l’Enseignement catholique est un " point de contact " privilégié entre la société et l’Eglise, laquelle, dans l’école catholique, rejoint toute la société, dans sa diversité et la globalité de ses préoccupations. Mais c'était encore à condition que la gauche laïque maintienne leurs contrats d'association avec l'Etat... Il lui paraissait encore que la société civile de gauche n'aspirait qu'à découvrir des visages divers de l’Eglise par l’école catholique !

L'enseignement catholique est imprévisible
Après que les associations familiales catholiques ont envoyé une lettre à Luc Chatel et organisé une pétition de protestation contre l'introduction en première de la "théorie du genre", contestant les différences homme-femme, l'enseignement catholique s'est alarmé à son tour des nouveaux programmes de sciences de la vie et de la terre (SVT) en classe de première, applicables à partir de septembre 2011. En juin 2011, Claude Berruer envoyait même une lettre à l'ensemble des directeurs diocésains pour information des chefs d'établissement de l'enseignement catholique et pour les tenir " en alerte ". Selon cette théorie aux antipodes de l'anthropologie chrétienne, l'identité masculine ou féminine ne serait pas une donnée anthropologique mais une orientation. Claude Berruer exprimait sa conviction qu'on naît fille ou garçon et qu'on n'est pas un être indifférencié sexuellement à la naissance. " Ce n'est pas rendre service à des jeunes de leur dire que tous les possibles sont équivalents. Le choix des manuels n'est pas anodin. Nous recommandons de faire preuve de vigilance, sans pour autant dramatiser." Mais en septembre, sans états d'âme, il faisait grève avec les tenants de cette théorie évolutionniste qui conteste que l'orientation sexuelle serait génétiquement déterminée et se range au côté de la féministe Simone de Beauvoir selon laquelle " on ne naît pas femme, on le devient ". Depuis quelques années, l'enseignement catholique semblait soucieux de faire respecter sa spécificité et n'hésitait pas à prendre position sur les sujets les plus délicats. Il a visiblement laché prise.

Le ministre relativise la campagne

" Contrairement à ce que j'entends, la mobilisation des enseignants du privé n'est pas inédite; c'est déjà arrivé dans le passé. Ils appellent régulièrement à la grève. C'est normal, leurs syndicats sont les mêmes que ceux du public ", a rétorqué le ministre de l'Éducation nationale sur France Info.

À l'Assemblée nationale et à la radio, il a justifié les suppressions de postes:
- la dépense par élève est 80% plus élevée aujourd'hui qu'elle ne l'était au début des années 1980,
- le nombre d'enseignants est supérieur à ce qu'il était il y a vingt ans alors que la France compte 500.000 élèves de moins.
- enfin, la France continue à investir 6% de son PIB dans l'éducation, un chiffre supérieur à celui des pays de l'OCDE (5,9%) et à celui des pays européens (5,5%).

La réponse à la grève, " ce ne sont pas des moyens supplémentaires ", explique-t-il.
" Notre politique doit servir à apporter une réponse différenciée à chaque élève. C'est en “personnalisant” les parcours des élèves que l'on réduira les inégalités. C'est pour cela que nous avons créé 10.000 places dans les internats d'excellence, réservées aux plus modestes. "
Pour le budget 2012, selon lequel 14.000 postes d'enseignants devraient être supprimés, il n'est " pas question de revenir sur le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux", a-t-il indiqué.

L'idée de François Hollande selon laquelle il serait nécessaire de recréer 60.000 postes d'enseignants est, selon lui, "infaisable et irresponsable en pleine crise financière ".

En marge d'un déplacement, Nicolas Sarkozy a, lui aussi, relativisé le mouvement de grève, affirmant que son devoir était de penser d'abord aux salariés de l'industrie, dont les emplois sont exposés à la concurrence internationale, plutôt qu'aux fonctionnaires, protégés par leur statut.

En cas de victoire de la gauche à la présidentielle, les enseignants du privé risqueraient fort de voir leurs contrats d'association avec l'Etat supprimés: de quoi leur donner à réfléchir enfin ?

mercredi 31 août 2011

Aubry veut redéfinir les missions des enseignants

Brochen-Aubry compte négocier "un nouveau contrat" avec les syndicats



Recoller les morceaux:
le PCF et la CGT ignorent Aubry-Lamy
au deuxième rang
comme toujours



La candidate de substitution tente de séduire les enseignants

Avec la primaire socialiste, rentrée scolaire oblige, la gauche promet de placer l’école au cœur du débat de la présidentielle 2012. Le chef de l’Etat a déjà posé des jalons, alors Martine Aubry présente son projet : une école rénovée où l’enseignant a de nouvelles missions. Késako ?
Le Monde propose un entretien. Son interlocuteur n'est pas identifié... Le "secret des sources", sans doute, mais à ce degré d'opacité laisse perplexe: information ou propagande ? Voici néanmoins le communiqué dialogue.

Qu'est-ce qui va faire le cœur du projet Aubry?

Notre école ne peut pas se contenter de quelques aménagements. La ségrégation et la compétition précoce [on a échappé à la 'sélection !] qui caractérisent notre système scolaire élitiste ne servent ni les enfants qui rencontrent des difficultés, ni les autres [dont ce clivage ne dit rien]. JE veux rompre avec cette logique. JE défends un service public d'éducation national [qui ne le défend ?], avec des règles et des protections communes, mais qui est capable de personnaliser ses réponses au plus près des besoins [ceux des "autres" sont-ils inclus?]. JE veux construire un parcours scolaire cohérent, adapté à chacun, de l'école maternelle à l'enseignement supérieur.[Rien de neuf jusqu'ici, donc] La scolarité obligatoire, de 3 à 16 ans, doit amener tous les élèves à la maîtrise d'un socle de culture commune, intégrant l'enseignement technologique et professionnel, mais aussi l'ouverture à la culture et aux sports [Aucune innovation]. Dans ce parcours individualisé, des objectifs communs seront donnés à tous [Tous seront-ils tirés vers le bas?]. Par exemple, à la fin de l‘école primaire, tous les élèves devront maîtriser les savoirs et les compétences fondamentales[ce qui ne se décrète pas autoritairement], la lecture, l'écriture, le calcul [l'orthographe serait donc sacrifiée], tout en étant familiers de l'environnement informatique ou [au choix?] de l'anglais.

L'objectif est noble, mais comment y parvenir ?

Nous ne pourrons pas tout faire tout de suite. [Le 'nous' est réservé aux restrictions,le 'JE', aux promesses...] JE commencerai par remettre en place une formation professionnelle des enseignants [retour des calamiteux IUFM, instituts de formatage et de redressement idéologiques], avec une entrée progressive dans le métier [retour sur investissement retardé]. J'adapterai les moyens accordés aux établissements en fonction de la réalité des élèves et des territoires concernés [promesse d'accroissement des discriminations sociale et géographique ]: moins d'élèves par classe dans certains établissements en difficulté [incitation à se maintenir à la traîne], plus d'élèves où tout fonctionne bien [sanction de la performance]. JE reviendrai sur la réforme absurde qui a imposé la semaine des 4 jours à l'école primaire en mobilisant l'ensemble des partenaires – personnels de l'éducation , parents, associations d'éducation populaire et collectivités locales – [un choix absurde non pas 'imposé', mais libre des conseils paritaires des écoles] pour que l'allongement des rythmes éducatifs profitent [profite ?] pleinement au développement des élèves [démagogie gratuite].

Il faudra donc être prêts pour que dès l'été les mesures d'urgence soient prises pour éviter que la rentrée 2012 soit la catastrophe annoncée. Et il faut préparer cela sérieusement dès aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle J'ai déjà rencontré leurs syndicats enseignants [tous, démocratiquement, ou quelques-uns appartenant tous à la FSU ?] à la veille du rendez-vous de La Rochelle. JE négocierai avec les enseignants un nouveau contrat dans lequel JE leur donnerai la capacité d'innover, de travailler collectivement et d'adapter leur métier aux besoins. [dérégulation ? décentralisation des nominations et des promotions? contrôle continu et suppression du bac ?]

Propos recueillis [sic] par Maryline Baumard

vendredi 19 août 2011

Opportunisme: Désirdavenir Royal voudrait bloquer les prix


Le « blocage des prix des fournitures scolaires » est de saison


L'amère Royal réagit à tout, par communiqués

La présidente de la région Poitou-Charentes doit en effet, pense-t-elle, faire flèche de tout bois pour tenter de refaire son retard dans les sondages de la primaire socialiste.
Or, l'association Familles de France vient de communiquer sur le coût de la rentrée scolaire, comme chaque année, pour dire qu'elle n'est pas contente avant de retomber en létargie. Ainsi donc, cette année scolaire ne fera pas exception, avec une hausse de 6,8 %, à 187 euros, contre 175 euros en 2010 (« Les Echos » d'hier).

L'allocation de rentrée scolaire a pourtant été relevée
Selon l'âge de l'enfant, elle s'élève à
6 à 10 ans: 284,97 €
11 à 14 ans: 300,66 €
15 à 18 ans: 311,11 €
Elle est versée aux parents d'élèves, sans aucun contrôle de l'usage, scolaire ou non, qu'ils en font.
La voix Royal se perd dans le populisme socialiste

Hier, Sa Cynique Majesté Royal a demandé le « blocage des prix des fournitures scolaires », des produits « de première nécessité, en période de rentrée ». C'est une manière grossière de montrer qu'elle est, comme elle le répète à l'envi, aux côtés du « peuple qui souffre ».

La cynique avoue son opportunisme
« Je propose, comme je l'ai fait pour contrer la hausse du prix de l'énergie au mois d'avril, le blocage des prix de 50 produits de première nécessité, parmi lesquels pourraient figurer les fournitures scolaires qui sont, en période de rentrée, de première nécessité », a déclaré la troisième des sondages.

Permettra-t-elle à PaSiDupes de lui suggère d'anticiper la campagne de la MAE qui démarche les familles dans les écoles.
Grâce à la complicité des instituteurs du SNUipp-FSU, la FCPE va bientôt racketer les parents d'élèves: bien que leurs enfants soient pour la plupart bien couverts par l'assurance familiale, ils vont être incités à alourdir inutilement leur budget de rentrée scolaire avec un produit d'assurance en double emploi.
Or, la seule assurance scolaire proposée dans l'école laïque est celle de la Mutuelle Assurance de l'Education (MAE). Sa dénomination est fallacieuse car elle n'est pas liée au ministère de l'Education, mais à la nébuleuse socialiste. Elle a été créée par des enseignants en 1932. " Ce n'est pas un hasard si depuis 1991, la FCPE, première Fédération de parents d'élèves de l'école publique, recommande les assurances scolaires et extrascolaires de la MAE à chaque rentrée," peut-on lire sur leur site...
Lien PaSiDupes: Les parents d'élèves vigilants font de la résistance à la MAE

Sa Cynique Majesté Royal ferait ainsi en direction du « peuple qui souffre » une bonne action qui la crédibiliserait...

Nouveau rendez-vous de la démagogie, en décembre, pour le prix des jouets ?...


jeudi 10 février 2011

Grève: la FSU amène les profs à saturation

Grève molle dans l'Education nationale

Le syndicat dominant d'enseignants, la FSU, appelait à la grève avec la CGT et Sud Education, mais ils n'ont été suivis par aucune autre fédération. Un appel unitaire est déjà lancé pour une journée de manifestations le samedi 19 mars.

La grève est un état permanent

"Depuis les grandes journées de mobilisation des 29 janvier et 19 mars 2009, la mobilisation perdure", écrit le SNUipp (FSU) !

Liste des journées d'action depuis la rentrée 2010:
jeudi 23 septembre 2010
samedi 2 octobre
samedi 16 octobre, manifestations à l'appel de l’intersyndicale nationale
'sans compter la grève reconduite dans des écoles de plus en plus nombreuses les 14,15 et 18 … LA RIPOSTE S’ACCELERE !', selon le SNUipp (FSU)
22 janvier 2011 - journée nationale de mobilisation
10 février - mot d'ordre : Redonnons des couleurs à l’Ecole !

Reuters titre pourtant: "La première grève de l'année dans l'Education nationale est moyennement suivie jeudi en France, avec 17% d'enseignants en grève selon le ministère." Et ne pas réussir à rassembler 20% des instits, c'est un tour de force...
Reuters continue
Les enseignants protestent contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine alors que, selon eux, il y aura 62.000 élèves de plus à la prochaine rentrée.
Le ministère s'inscrit en faux et indique que le taux d'encadrement est meilleur aujourd'hui qu'il y a 20 ans et que sa priorité est de mieux répartir les moyens pour résorber les inégalités, que le système éducatif français tend à creuser.

La fixation syndicale sur les moyens occulte le niveau des élèves

De même que les grèves portuaires mettent les PME-PMI régionales sur le flanc, de même les grèves d'enseignants pénalisent les enfants, au premier rang desquels les plus défavorisés.

La dernière enquête (PISA) de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est claire à cet égard. Elle attribue une note moyenne à l'école française, relevant un fort accroissement des inégalités et de la proportion d'élèves en difficulté. Depuis la publication de cette enquête en décembre, Luc Chatel a annoncé un "plan sciences" pour redresser le niveau des élèves en mathématiques et avance sur le chantier des rythmes scolaires.
Pour en savoir plus qu'avec Reuters : lien PaSiDupes

La guerre stérile des chiffres

Selon le syndicat Snes-FSU (marqué très à gauche et de toutes les actions syndicales), un enseignant du second degré sur deux était en grève, avec une mobilisation de plus de 90% dans certains établissements, ce qui n'a aucun sens quand une mobilisation atteint 16,74%. Selon le ministère, le taux de grévistes était en fait de 18,86% dans la matinée dans le premier degré et de 14,91% dans le second, soit une moyenne de 16,74%.

Reuters pratique l'encouragement pédagogique
Les taux de grévistes sont supérieurs à ceux des grèves de la rentrée 2010 et inférieurs à ceux des mouvements contre la réforme des retraites, en juin et septembre dernier. Est-ce le rôle d'une agence de presse de faire dire n'importe quoi aux chiffres ?

Les syndicats sabordent tous les secteurs d'activité

Reuters ne peut nier que le budget est objectivement en hausse de 1,6%, mais verse dans le subjectif et oppose que "l'ambiance est tendue dans l'Education nationale".
Les enseignants sont-ils les mieux placés pour éduquer au respect ?
La FSU et l'UNSA (ex-FEN) ont ainsi boycotté les voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation. Reuters découvre en outre la PEEP, fédération de parents d'élèves classée à droite, quand elle s'inquiète de "la dégradation des conditions d'accueil et d'enseignement".

Au "plan sciences" l'opposition oppose la méthode Coué ?
"Le succès de cette grève montre non seulement la colère des personnels face à une politique éducative qui sacrifie le service public d'éducation et l'avenir de la jeunesse mais aussi le fossé insupportable qui existe entre la réalité quotidienne vécue par les collègues et les discours lénifiants du ministre", écrit le Snes-FSU sans honte, qui a d'ailleurs une appétence particulière pour les sciences ...de l'éducation !
"Les moyens dans l'éducation nationale, ils sont là", a souligné le ministre jeudi sur LCI. "Le sujet aujourd'hui, c'est pas qu'il n'y a pas assez de moyens, c'est la capacité à répartir ces moyens là où il y a des priorités, c'est la capacité à différencier."