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vendredi 5 avril 2019

Education : Blanquer envisage des amendes pour les parents d'enfants violents

Le juppéiste va-t-il virer sécuritaire ?

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a évoqué la question de la violence dans les établissements scolaires

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La fessée est interdite mais 
la cagoule est encore autorisée
Vendredi 5 avril, dans un contexte de protestation et de grève contre le projet de loi sur l'école dite "de la confiance" et de la réforme du lycée et du bac, il a notamment avancé la possibilité d'infliger des sanctions pécuniaires aux parents d'enfants violents.

  

Son plan contre les violences scolaires se décompose en deux parties.

"Il y a une première partie que j'ai déjà affirmée, elle a trait au signalement automatique et à la réaction automatique de l'institution à partir du moment où un professeur ou un personnel signale un fait violent, a-t-il détaillé sur BFMTV. Et puis il va y avoir un deuxième temps au cours de ce mois d'avril, qui est plus interministériel, qui a nécessité du travail, mais qui va être fort, parce qu'il va nous permettre une batterie de mesures." Et la capacité à associer les familles à la lutte contre les violences scolaires fait partie de ces mesures

Interrogé sur le sujet, Jean-Michel Blanquer n'a pas donné de précisions sur d'éventuelles sanctions, tout en écartant la suspension des allocations familiales, "car ce n'est pas adapté au sujet". Il n'a toutefois pas exclu la mise en place d'amendes pour les parents d'enfants violents.


Blanquer lance un ballon d'essai

"Il y a aujourd'hui toute une série de formules juridiques qui permettent de dire à une famille que si un certain nombre de choses ne sont pas rectifiées, il peut y avoir des conséquences de toute ordre pour cette famille. Ces conséquences peuvent être pécuniaires", a indiqué le ministre, qui a également précisé que rien n'est encore tranché. Appelé à préciser s'il a en tête la possibilité d'infliger des amendes aux familles, Jean-Michel Blanquer a répondu "pourquoi pas".

Jeudi, pour la troisième fois en quelques semaines, des enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre le projet de loi sur l'école et la réforme du lycée et du bac, une grogne que le ministre de l'Education tente de calmer. Quelque 5.800 profs ont défilé à Paris, selon les chiffres minimalistes de la police, 1.500 à Angers, 500 à Clermont-Ferrand, 400 à Montpellier, 300 à Lyon, 200 à Toulon etc., notamment des professeurs d'écoles maternelles et élémentaires. C'est dans le primaire aussi que l'appel à la grève, lancé par plusieurs syndicats, a été le plus suivi.

Selon le ministère de l'Education, 15% des instits n'ont pas fait classe jeudi, 25% selon le  syndicat dominant du primaire, le SNUipp-FSU, un taux habituel.

vendredi 4 juillet 2014

Paris: les automobilistes ne paient pas assez, selon la maire PS

Le prix des amendes et du stationnement pourrait doubler à Paris

Le prix du ticket de stationnement et les amendes en cas d'infraction pourraient être revus à la hausse


selon le Parisien. La mairie étudie jusqu'où elle peut aller trop loin.

Les automobilistes parisiens ont appris à leurs dépens que se garer à Paris est compliqué et coûte cher. Et les contraventions pleuvent. La mairie de Paris envisage pourtant de doubler le prix des amendes de stationnement et d’augmenter de 50% le prix du stationnement, alerte Le Parisien du 2 juillet.  "Ce ne sont pour le moment que de simples pistes de réflexion", assure la mairie.

Des PV à 36 euros 
Delanoë est parti en laissant les caisses de la mairie sont dans le rouge et pour les remplir, tout en forçant les voitures à quitter la capitale, sous la pression des écologistes d'EELV, la majorité parisienne proposerait, selon le Parisien, de faire passer le prix du PV de 17 à 36 euros. Cette mesure pourrait être appliquée dès 2016, précise le quotidien. Pour faire avaler la pilule, on raconte que pour revenir à l'équilibre, la mairie va prendre sa part en réduisant ses dépenses de fonctionnement" et non s'attaquer au portefeuille des automobilistes. De plus, "le décret d'Etat qui permet aux communes de modifier le prix des contraventions n'est pas prévu avant début 2016".

Un stationnement 50% plus cher
La mairie de Paris réfléchirait à une augmentation d'un moins 50% du tarif horaire du stationnement de rue. Une nouvelle ponction que  la mairie n'assume pas pleinement, ajoutant que "ce n'est qu'une piste parmi d'autres"
Actuellement, l’automobiliste paye entre 1,20 et 3,6 euros de l’heure pour stationner dans la rue. Le prix serait donc compris entre 1,80 et 5,4 euros de l’heure. Mais les automobilistes ont le temps de digérer la nouvelle, puisqu'un une tel changement prendrait du temps et les prix pour 2014 sont "sanctuarisés". 
Selon le Parisien, si l'on ajoute à ce stationnement ponctuel, le stationnement résidentiel, le fait de garer dans Paris, rapporte environ 65 millions d'euros par an à la Ville. De quoi financer la propagande.

Des prix dissuasifs

La mairie se défend de vouloir tondre les automobilistes: elle nie l'écologie punitive. L’objectif serait, toujours selon le quotidien, de "rendre la contravention réellement dissuasive et inciter les automobilistes à s'acquitter de leur ticket de parking. Aujourd'hui, selon la mairie, seuls 15% des conducteurs passent prendre un ticket à l'horodateur."
Seront-ils plus nombreux lorsque les hausses seront appliquées?

lundi 17 mars 2014

Circulation alternée: rideau de fumée sur l'affaire des écoutes illégales

Le gouvernement charcle les travailleurs: 
déjà 3.000 PV dressés pour non-respect de la circulation alternée

Une réglementation annoncée la veille après trois jours d'atermoiements
Paris, le 13 mars 2014
Seuls les véhicules dont la plaque d'immatriculation se termine par un numéro impair sont autorisés à circuler dans la capitale. Les transports en commun sont gratuits.

• Le gouvernement a annoncé la mise en place à partir de 5h30 ce lundi matin de la circulation alternée dans la capitale, en raison de l'épisode prolongé de pollution aux particules fines en fin de semaine dernière. Seuls les numéros impairs sont autorisés à circuler et pourtant l'alerte est levée!

• La mairie de Paris a fait savoir que les voitures à immatriculation paire bénéficient, elles, du stationnement gratuit. Les transports en commun sont gratuits en Ile-de-France, mais restent polluants. Il faut savoir aussi que la mairie PS de Paris a déjà commandé plus de 600 autobus ...diesel ! 

Les bobos-godillots de Libération enfilent les contre-vérités

Le gouvernement a quelque chose à masquer: les écoutes sur Sarkozy !
Dimanche, quand la mesure a été prise, l'air francilien comportait "un peu moins de particules que prévu", selon   l'association AIRPARIF, qui donnera ses prévisions pour ce lundi et pour mardi en fin de matinée, a-t-elle annoncé. "Dimanche, on avait prévu un dépassement du seuil d'information pour la journée de lundi. Pour le moment, on observe un peu moins de particules que prévu", avait précisé l'association, qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France. "Nous n'aurons les prévisions pour la journée de ce lundi et pour celle de mardi qu'en fin de matinée", a-t-elle ajouté dimanche.
Dimanche, le seuil d'information n'a été que légèrement dépassé, avec 51 microgrammes de particules par m3 d'air. Le seuil d'information est atteint à partir de 50 microgrammes de particules par m3 d'air. Il faut 80 microgrammes de particules pour atteindre le niveau d'alerte, comme cela a été le cas plusieurs jours consécutifs, sans que le gouvernement, dont M. Touraine (ministre de la Santé) ne réagisse, avec des niveaux moyens autour de 110 microgrammes.

L'air n'est plus pollué, mais la circulation alternée est néanmoins mise en oeuvre
Un branle-bas de combat politicien, en urgence tardive... 
Covoiturage, télétravail ou transports en commun : depuis lundi matin, les automobilistes dont la voiture a une immatriculation paire doivent trouver une parade pour respecter la mesure de circulation alternée mise en place ce lundi  à Paris et dans sa proche banlieue, une mesure inédite depuis 1997. Sauf dérogations, seules les voitures et motos dotées de plaques impaires sont autorisées à circuler, mesure gouvernementale radicale destinée à lutter contre la pollution qui sévit depuis plusieurs jours. Les voitures à immatriculation paire ne bénéficiant pas du stationnement résidentiel, elles, bénéficient du stationnement gratuit dans la capitale.
A noter que l'utilisation d'autolib ne s'improvise pas: il faut, au préalable, avoir pris un abonnement. De plus, les véhicules mêmes hybrides doivent pouvoir trouver des emplacemnts de parking en nombre insuffisant... 

Tous les véhicules à numéro pair ne sont pas interdits. Pourront rouler les quelques véhicules électriques ou hybrides, de même que les voitures avec au moins trois personnes à bord, les voitures auto-écoles et les taxis. Les poids-lourds seront interdits à l’exception des véhicules d’urgence, camions poubelles, engins de chantier, camions frigorifiques... Les véhicules autorisés à circuler devront respecter les limitations de vitesse déjà en vigueur du fait de la pollution (abaissement de 20 à 10 km/h selon les axes).

Transports en commun gratuits
Pour compenser l’immobilisation forcée de la moitié des voitures, les transports publics seront gratuits, et les contibuables offiront à la SNCF et la RATP la possibilité de proposer la gratuité de 600.000 à un million de places supplémentaires sur certaines lignes de métro, RER et Transilien. Une mesure qui coûte 2,5 millions d’euros par jour "à la RATP", selon son président, compensés par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) financés par les Français imposables. De son côté, le président PS de l'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, estime à 4 millions le coût de cette mesure pour la région et surtout aux assujettis aux impôts locaux.

Répression malgré la levée de l'alerte pollution: déjà 3.000 PV à 22 euros

Pour sanctionner l'incivisme supposé des travailleurs, quelque 700 policiers sont mobilisés, sur une soixantaine de points de contrôle. Les automobilistes et motards pris de vitesse par l’interdit écoperont d’une amende: 22 euros si elle est réglée immédiatement, 35 euros au-delà de trois jours

Les mesures de coercition prévoient en outre que s’ils refusent de faire demi-tour, leur véhicule sera immobilisé. 

Près de 4.500 infractions, dont 3.000 pour non-respect de la circulation alternée à Paris et dans sa proche banlieue, avaient été relevées lundi à 7h30 par la police. 

Les contraventions continueront de pleuvoir si nécessaire
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n’a pas exclu lundi que la mesure de circulation alternée soit prolongée "si nécessaire", parlant d’un effort "accepté" par les automobilistes ! "C’est le sens civique, le sens des responsabilité qui l’emporte avec le travail de la police nationale, de la préfecture de police qui sont là pour orienter, indiquer et le cas échéant, prendre les dispositions (!) qui conviennent si des personnes refusent d’appliquer cette mesure de santé publique", a-t-il encore prétendu, interrogé dans la cour de la préfecture de police. La prolongation, ou non, de cette mesure, doit être décidée ce lundi en fin de matinée.

Où sont passés les travailleurs?
Les transports en commun (tram, bus et métro) n'ont pas été saturés et  Bison futé relevait deux fois moins de bouchons sur les routes d’Ile-de-France que d’habitude ce lundi. 
Peu avant 8 heures, le Centre national d’information routière (CNIR) comptait 90 kilomètres de bouchons dans la région contre "200 à 250 kilomètres"un jour de semaine à la même heure, et "il semble que ça baisse", précisait le porte-parole. C’est "deux fois moins de bouchons que d’habitude", a-t-il poursuivi. Le périphérique parisien, habituellement congestionné aux heures de pointe (de 7 heures à 9 heures environ) était fluide vers 8 heures et les embouteillages se concentraient sur l’A86.
Libération omet de préciser que le CNIR est un organisme interministériel (ministères de la Défense, de l'Intérieur et de l'Écologie)...
Quant à Bison fûté, le service est né le 30 juin 1976, sur une initiative du ministère des Transports. 

L'UMP  dénonce une opération de com'
Pour le président de l’UMP, Jean-François Copé, la circulation alternée "relève de la communication". Un "cache-misère", selon la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet. Mesure "précipitée, inefficace", a pesté l’Automobile Club Association (ACA). 
Inclure les deux-roues motorisés est "stupide", s’est aussi agacée la Fédération française des motards en colère, qui a appelé les usagers de deux-roues à la résistance, leur suggérant de pratiquer le "co-motorage".
"Nous comprenons parfaitement les difficultés, les agacements, voire même les colères (...)" assure le ministre de l’Ecologie, "mais il fallait prendre cette décision-là", a asséné  Philippe Martin qui escompte des rentrées d'argent et "une baisse importante de la fréquentation de voitures". En 1997, a-t-il estimé, l’expérience avait "donné des résultats", même s’il reconnaissait la veille qu’elle avait laissé "de mauvais souvenirs". Elle n'a d'ailleurs jamais été reprise en 17 ans
"Pour la première fois un gouvernement assume ses reponsabilités", s’est pour sa part félicitée la ministre de la Santé, Marisol Touraine. On ne lui envoie pas dire !! Les particules en suspension dans l’air peuvent pourtant provoquer de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d’entre sont reconnues comme cancérogènes.

Une confirmation de la chute de la pollution est attendue mardi
Airparif prévoit "une nette amélioration" de la qualité de l’air en Île-de-France mardi, sans dépassement des seuils d’information ou d’alerte, a indiqué l’organisme en charge de la surveillance de la qualité de l’air.

Pour lundi, la concentration moyenne en particules devrait être comprise entre 40 et 55 microgrammes par m3, le seuil d’information étant fixé à 50 microgrammes, celui d’alerte à 80, rappelons-le...