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mardi 1 septembre 2015

60.000 postes à créer dans l'Education: encore une promesse de Hollande difficile à tenir

"Menteur, François Hollande ! Menteuse Najat Vallaud-Belkacem ! Vous n'avez pas créé 60.000 postes dans l'Education nationale !" 

La dénonciation de Jean-Luc Mélenchon sur la promesse-phare de François Hollande 
 dimanche a porté

La ministre de l'Education, Claudine Dupond  Najat Vallaud-Belkacem, a répliqué  au co-fondateur du Parti de gauche en daubant sur l'avenir. "Il faudrait que Jean-Luc Mélenchon grandisse, et se grandisse, parce qu'à ce stade, je me demande qui il n'a pas insulté, entre les Allemands, les journalistes, les Bretons, les électeurs qui ne sont pas d'accord avec lui...", a esquivé cette spécialiste de la polémique, avec Pruneau Le Roux et Stéphane Le Foll, Najat Vallaud-Belkacem, lundi, sur France Inter. 
"La promesse-phare des 60.000 sera bel et bien respectée, a-t-elle prétendu. Nous avons les moyens qui nous permettent d’être à la hauteur de nos ambitions."

Najat Vallaud-Belkacem : "Je me demande qui... par franceinter
Sur les 54.000 postes dévolus à la seule Education nationale (le reste est attribué à l’enseignement supérieur et de l’enseignement agricole), la moitié a déjà vu le jour, soit 35.200 postes créés depuis 2012, a soutenu au contraire Najat Vallaud-Belkacem. "Cette année scolaire, nous avons pourvu 100 % des postes ouverts dans le premier degré, et 90 % des postes ouverts dans le second degré, a affirmé la ministre. 
Mieux (ou pire !), les 35.200 postes créés ne sont pas tous des postes d'enseignants... Un bon nombre sont des personnels d'encadrement, dans le meilleur des cas, voire des agents de service...

Mélenchon ne pointe qu'une partie de la vaste esbroufe de la ministre

Jean-Luc Mélenchon souligne  que sur les 60.000 créations de postes promises, " il n’y en a que 4.000 à peine, tout le reste ce sont des stagiaires qui ont été recrutés, et ils ne passent qu’un tiers de leur temps devant les élèves," fait-il à juste titre valoir.

Près d'un  poste de prof sur quatre non pourvu aux concours du secondaire

"Il y a encore des difficultés "
, a dû concéder la maquilleuse,
 comme en mathématiques. "Mais ça va mieux que l’année précédente", a-t-elle estimé.

A la vérité, les concours de professeurs 2015 n’ont pas permis de pourvoir 23 % des postes ouverts dans le secondaire, selon les calculs des syndicats de la FSU (5e syndicat français derrière la CGT, la CFDT, FO et l'Unsa), pour lesquels il est urgent de revaloriser les salaires et de recruter plus en amont dans les études.

Tous concours confondus (agrégation, Capes, Capeps -sport-, CPE…), ce sont 4.912 postes qui ne sont pas pourvus à cette session, indiquent  dans un communiqué commun le Snes-FSU, syndicat du secondaire très marqué à gauche, le SNU.EP-FSU (enseignement professionnel) et le Snep-FSU (éducation physique). Ce chiffre est susceptible d’augmenter après élimination des doublons, un même candidat pouvant réussir plusieurs concours, précisent-ils.

Mais la ministre socialiste nie:
" il n’y a pas de crise de vocation. Il faut arrêter de porter ce message," gronde-t-elle, l'oeil noir.

"Le tempo actuel est insuffisant"


Deuxième organisation syndicale de la fonction publique d'État, derrière Force ouvrière, la FSU considère que "le compte n’y est pas". La fédération ne fait absolument pas le même décompte que l’ex-candidat à la présidentielle. La FSU ne conteste pas les 35.200 postes créés, selon la ministre, puisque cette fédération syndique la plupart des métiers de la Fonction publique d’État et de la Fonction publique Territoriale, y compris Pôle emploi, les secteurs associatifs et... la Caisse des dépôts et consignations ! 
La critique du principal syndicat du secondaire se place sur un autre terrain, à savoir que le gouvernement ne va pas assez vite: la fédération syndicale ne met pas un euro sur la victoire de la gauche en 2015 et en 2017 et craint donc de manquer le coche. "Nous pensons qu’on ne va pas y arriver, estime la co-secrétaire générale du SNES-FSU, Frédérique Rolet. Il y a 8.500 emplois nouveaux prévus au projet de budget 2016. Il en faudrait au moins 11.000 pour réaliser la promesse des plus de 22.000 qui restent à créer."


Discours similaire au SNUipp-FSU, le syndicat hégémonique du primaire, où son secrétaire général Sébastien Sihr regrette qu’on ait "créé 9.000 postes dans le primaire sur les 20.000". Sans vouloir faire de " procès au gouvernement", le SNUipp "tire la sonnette d’alarme car le tempo actuel est insuffisant". 

Le SE-UNSA, deuxième syndicat enseignants, n’est pas aussi alarmiste, mais fait part de ses craintes sur la scolarisation des moins de trois ans - "seul un tiers des 3.000 postes envisagé d’ici à 2017 a été créé", a calculé le syndicat. 

Quant à l’autre dispositif clef de la réforme de l’école poussé par le gouvernement, qui vise à prévoir plus d’un maître par classe (co-intervention, ci-dessus)) dans les établissements difficiles, on est "très loin de l’objectif final", poursuit encore le SE-UNSA. Soit moins de 2.500 postes créés sur les 7.000 attendus d’ici à 2017.
Les syndicats ont décidé de lancer une journée de mobilisation interprofessionnelle le jeudi 8 octobre 2015



Grève pour l’emploi et le pouvoir d’achat à l’appel de la CGT, la FSU et Solidaires.
Cette grève se déroule en pleine discussion du budget 2016, avec pour objectif de faire pression sur le gouvernement.

Les grévistes du 8 octobre 2015 réclament "une réorientation de tout ou partie des 19 milliards de baisse de prélèvements encore à voter en direction des ménages ou des collectivités",  précise Le Figaro.
Les syndicats veulent un ciblage des allègement de charges sur les entreprises qui jouent le jeu en matière d’emploi. 
Les perturbations de la grève affecteront les écoles, cantines et fonction publique.


dimanche 10 mai 2015

Réforme du collège: les"pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités" auront affaire à Vallaud-Belkacem

NVB prend ses détracteurs de très haut

Najat-Vallaud Belkacem sait mieux que les meilleurs

La ministre de l'Education s'adresse aux... inquiets ! Ce dimanche 10 mai, elle se veut rassurante en leur disant avoir finalement "entendu les inquiétudes" que fait planer sa réforme du collège

Tout reste à faire pour bientôt. "Parce que j’ai entendu les inquiétudes, je fixerai des objectifs très ambitieux aux recteurs", affirme Najat Vallaud-Belkacem au Journal du dimanche. Ainsi décrète-t-elle que -dès 2016- le nombre d'élèves apprenant l'allemand devra passer de 178.000 à 200.000 en primaire et de 487.000  à 515.000 au collège, précise-t-elle, au millier près, reprenant les chiffres déjà lancés jeudi par François Hollande.
De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.
Mais NVB fait du quantitatif au détriment du qualitatif
La réforme du collège doit permettre notamment de débuter l'apprentissage d'une deuxième langue en 5e, un an plus tôt qu'auparavant, alors que les entrants au collège ne maîtrisent pas le français en 6e, on le sait. Et ce que ne précise pas la presse -qu'elle soit incompétente, à la botte ou les deux- c'est que les horaires seront réduits en compensation: la logique comptable reprend ses droits.
"En d'autres termes, nous élargissons la logique des classes bilangues à plus d’élèves", si toutefois les parents sont séduits par cette machine arrière: avant même que l'immigration massive augmente les difficultés des enseignants, l'apprentissage de l'allemand avait en effet été jugé difficile en première langue dès la 6e et repoussé en 4e, une fois venues la maîtrise du français et la maturité intellectuelle. La ministre assure pourtant que "nous améliorons l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous," indépendamment de la surcharge imposée aux étrangers, clandestins ou non, qui s'imposent un effort particulier en langue française. Et de commenter: "C’est une réelle avancée". 

Najat Vallaud-Belkacem est dans l'apparence plutôt que dans l'efficacité
Elle maintient ainsi "qu'il y aura plus d'élèves qui apprendront le latin" avec cette réforme. Pour l'heure, celle-ci essuie pourtant de virulentes critiques de spécialistes. L'enseignement du latin, actuellement débuté en 4e et généralement abandonné en fin de 2e, n'assure qu'un vernis de connaissances, car il est à peine plus qu'un prétexte à un regroupement dans des classes, non pas élitistes, mais de protection contre les trublions.

La contestation est d'ailleurs venue de la gauche
Plusieurs voix très écoutées au PS ont émis des réserves. Outre Julien Dray, proche de François Hollande, qui a appelé mercredi à "reprendre la réforme", l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, s'était aussi placé au rang des "inquiets" de la disparition des classes bilangues.


Vallaud-Belkacem va devoir aussi apaiser les historiens

Car la colère gronde aussi chez les syndicats d'enseignants, qui appellent à la grève le 19 mai. La manipulation des programmes d'histoire a également échauffé les esprits. Il est prévu de diviser l'enseignement en sous-thèmes, certains obligatoires, d'autres facultatifs, ce qui fait craindre à certains que des périodes soient occultées, notamment par les adhérents de la FSU, syndicat dominant, mais aussi bien par ceux de SUD-éducation, voire d'UNSA-éducation, au profit d'autres sur l'esclavagisme, le colonialisme ou l'islam.

Et de nombreux intellectuels ont fait entendre leur voix. Le philosophe Michel Onfray, l'essayiste Régis Debray (castriste), le journaliste Jacques Julliard (L'Obs)… Tous, avec l'opposition, ont fustigé à la fois la réforme du collège, mais aussi celle des programmes, qui fait débat sur la liberté de choix des thèmes abordés en histoire, bien que François Hollande dise être "très attentif".

Décidée à tenir son rang, la ministre dans la tourmente affirme son autorité. "J’ai aussi décidé de nommer un délégué ministériel à la promotion de l’allemand qui sera chargé d’y veiller", ajoute la ministre sans plus de précision. et, à défaut d'avoir déjà décidé, elle annonce par voie de presse qu'elle va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue.

Elle compte ainsi réunir "prochainement" "des historiens de renom comme 
Pierre Nora (membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le 'sentiment national' et sa composante mémorielle, et qui signa en 2008 l'Appel de Blois 'Liberté pour l'Histoire', engageant les historiens à lutter contre une moralisation rétrospective de l'histoire et une censure intellectuelle), Jean-Pierre Azéma (spécialiste de l'histoire du Régime de Vichy et de la Résistance, professeur honoraire à l'IEP de Paris, qui a signé en 2007 l'"appel des intellectuels" en faveur de la candidate PS, Ségolène Royal) et bien d’autres, pour que le travail [commencé sans eux] bénéficie de leur regard et de leur expertise". "L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", concède-t-elle.

La méthode NVB: agresser en se disant rassurante

"Cette réforme du collège doit s’appliquer à la rentrée 2016", "malgré les critiques et la polémique qui enflent, alors Najat Vallaud-Belkacem promet qu'elle "continuer(a) [sic] d’écouter, de rassurer, d’expliquer. 

Elle s'en prend pourtant aux "pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités", avec une légèreté ahurissante, cautionnant de leur statut d'intellectuels des mensonges éhontés qui brouillent la compréhension".
"Quand Pascal Bruckner explique, par exemple, dans une interview, qu'on va supprimer le latin, le grec et l'allemand pour les remplacer par des cours d'improvisation, comment ne pas tomber de sa chaise?", caricature-t-elle. Elle accuse aussi la droite de vouloir "réduire de 300.000 le nombre d'enseignants dans ce pays".

Le premier parti de France n'est pas non plus convaincu et voit un "nivellement par le bas". 
En qualité de secrétaire d'État bilangue lui-même aux Affaires européennes, à la différence de Jean-Philippe Harlem Désir, le député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, est l'un des opposants les plus éclairés.
Pour l'ancien ministre, "cette réforme est un long processus de déculturation de l'Education nationale et de nos enfants, un renoncement aux savoirs fondamentaux et aux exigences". Invitée d'Europe 1 le 11 mars dernier, la ministre avait fait le constat que "les élèves s'ennuient" et proposait des "enseignements pratiques interdisciplinaires" pour y remédier. Une erreur de stratégie, pour Bruno Le Maire : "Les enfants s'ennuient, on va les divertir. Eh bien, désolé, le collège et l'école ne sont pas là pour amuser et divertir les enfants", tonne-t-il sur Europe 1 également. Le député insiste pour que l'Education nationale soit "là pour les préparer à entrer dans la société et la vie professionnelle le mieux armé possible. Cette réforme ne va pas dans ce sens".

samedi 15 février 2014

62% des Français jugent Peillon "mauvais ministre de l'Education"

Seulement 37% des sondés le jugent "bon ministre" 

Vincent Peillon est un "mauvais ministre de l'Education nationale" pour 62% des Français
, 
selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche. 

La mise en oeuvre en catimini de la pédagogie de l' "indifférenciation des sexes", sous-produit  de la "théorie du genre"

lui vaut l'hostilité de parents d'élèves vigilants,
conduisant certains élèves, pour la plupart musulmans, à boycotter l'école. Vincent Peillon s'est fabriqué une image globalement négative dans l'opinion, selon cette enquête réalisée en fin de semaine.  17% disent ne pas le connaître pas assez pour exprimer un avis. 

L'image d'un idéologue sectaire

Une majorité de 54% estime que ce franc-maçon est "plutôt moins bon" que ses prédécesseurs de la présidence Sarkozy, contre 41% qui le jugent "plutôt meilleur".
Auprès de ceux qui disent le connaître, Vincent Peillon a l'image d'un "intello" (pour 65%), "ayant des convictions profondes" (61%), mais "orgueilleux" (54%) et "jouant trop perso" (50%). 

Sondage réalisé les 30 et 31 janvier auprès d'un échantillon de 994 personnes représentatif de la population française majeure (méthode des quotas).

mercredi 29 janvier 2014

Education nationale: de la théorie du genre à l'éducation à la masturbation

L'école inquiète les parents: fausse rumeur ou programme inavoué?

Les écoles qui imposent aux garçons des comportements de filles


Ce n'est pas une "rumeur": c'est déjà vrai !
La gauche se défend désespérement, accusant une folle rumeur. C'est l'occasion pour le gouvernement de mettre en cause des mouvements "proches de" l'extrême droite, dans des amalgames dont il a le secret. Il avance en rampant et pointe ses adversaires politiques.

Faut-il rappeler les antécédents de Vincent Peillon en matière de formatage des enfants des écoles sur l'homosexualité. 
Education à l'homosexualité
Le ministre de l’Éducation nationale avait demandé à Michel Teychenné, élu au conseil municipal de Pamiers et chargé, avec Gilles Bon-Maury, des questions LGBT pendant la campagne électorale de François Hollande, 
de lui remettre un rapport sur la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, en vue d’ actions et mesures concrètes pour la prochaine rentrée. Objectif "Déconstruire la complémentarité des sexes" L'entreprise était préméditée. Dans son rapport publié au printemps dernier, "Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire", le SNUipp-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles) exposait ses propositions sans ambages.

Cette opération avait été menée en concertation avec Najat Vallaud-Belkacemla ministre des Droits des femmes, qui abusa de son autorité ministérielle pour faire pression sur les consciences de collégiens, à l'invitation des lobbies LGBT:
VOIR et ENTENDRE la ministre en action:


Les parents ont donc de réels motifs d'inquiétude et tiennent ces ministres à l'oeil.

La détermination de l’actuel gouvernement, notamment celle de Peillon, reste entière. 
Sous couvert de lutte contre l’homophobie et les inégalités entre hommes et femmes, ils sont résolus à "arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel" sous prétexte de lui donner la liberté de choix. C’est au nom de cette liberté que, progressivement, insidieusement, les représentants de la nation ont introduit l’indifférenciation des sexes, conséquence de la théorie du genre, dans les crèches et les programmes scolaires, de l’école primaire à l’université. Pour éviter que les filles et les garçons ne constatent qu’ils sont différents, au nom de l’égalité, l’école se doit de les conditionner pour qu’ils se croient indifférenciés: il s’agit en effet de leur permettre de choisir le genre qu'ils souhaitent, la biologie se contentant de leur donner un sexe physiologique.

Les parents vigilants ont suivi un appel au boycottage de l'école
Nouveau livre de lecture:
la méthode syllabique est dépassée !
Depuis vendredi 24 janvier 2014, une centaine d'écoles sont perturbée par des absences d'élèves. En cause, des SMS qui informent sur la théorie du genre qui va être enseignée aux tout-petits. Vincent Peillon a démenti mardi tout enseignement de cette théorie controversée, mais il ne donne pas plus confiance que Hollande sur le chômage et l'absentéisme volontaire pourrait ne pas être terminé.L'inquiétude que les enfants des maternelles soient rééduqués a vidé plusieurs écoles d'une partie de leurs élèves vendredi et lundi dernier et non pas une banale épidémie ni de gastro ni de grippe. C'est ainsi le cas à Meaux, en Seine-et-Marne, où 20% des écoliers de la zone urbaine sensible de Beauval ont manqué la classe, révèle ce mardi matin Le Parisien. Le plus fort taux d'absence a été atteint à l'école primaire Binet, située dans cette même ZUS, avec 40% d'absents, affirme le quotidien. Plus à l'Est, à Montbéliard, commune de l'ex-député-maire Moscovici, et dans ses environs, des absences inexpliquées ont également été constatées vendredi dernier sur les bancs de certaines écoles publiques. "Cela reste marginal", a minimisé l'inspecteur d'Académie du Doubs dans l'Est Républicain

Lundi, le boycottage visait l'Ile-de-France mais, au total, depuis vendredi, une centaine d'écoles sur les 48.000 établissements publics ont ainsi été sensibilisées. Et le phénomène pourrait ne pas être terminé, le mouvement "Journée de retrait de l'école" ayant dressé un calendrier des villes concernées par l'appel allant jusqu'au 10 février.

Mais que dit cette rumeur pour susciter une telle réaction des parents ? 

Les SMS, qui ciblaient essentiellement la communauté musulmane, affirmaient que les enseignants allaient apprendre la théorie du genre aux enfants. A Meaux, relate ainsi Le Parisien, les familles ont reçu un message assurant que "l'Education nationale va enseigner à nos enfants qu'ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l'a voulu, mais qu'ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d'idées monstrueuses...". Ce qu'ont démontré les prestations de Vallaud-Belkacem: cf. video ci-dessus...
Il paraît que ce sont des inventions...
A Montbéliard, trois SMS, plutôt directs, ont eux aussi circulé rapporte l'Est Républicain : "L'éducation sexuelle prévue à la rentrée 2014 en maternelle. Avec démonstration". "Voilà qu'ils s'interrogent sur le fait d'enseigner à nos enfants de 4 ans comment se masturber !"  "Les parents parlent de peluches en forme de pénis et de vagin qui seraient présentées aux enfants pour distinguer les genres"... Images de la "rumeur", ci-dessus à gauche. 

Qui propage la rumeur ?

Le propre de la rumeur est d'être diffuse et d'origine incertaine, mais Libération a des assurances sur cette rumeur-là... "Pour l'académie du Doubs comme pour les enseignants de Seine-et-Marne, il n'y a guère de doute : c'est Farida Belghoul", rapporte Libération, amateur d'amalgames et diffuseur d'éléments de langage officiels villipendant la communauté musulmane. "Figure des rassemblements antiracistes des années 80', cette militante s'est donnée pour nouveau combat la lutte contre l'introduction de la "théorie du genre" à l'école. Elle est notamment soutenue par le polémiste Alain Soral, fondateur de l'association Égalité et réconciliation, ancien membre du FN et proche de Dieudonné. Et finalement, Farida Belghoul a dit être en partie à l'origine de cet appel au boycott[age] de l'école sur le site zamanfrance.fr. Dans un article sereinement intitulé "Les opposants aux études de genre, de plus en plus idiots", Rue89, site du groupe Nouvel Observateur, la décrit comme "la militante [qui] a décidé de ne plus s'habiller que "selon sa nature première", c'est-à-dire de ne plus porter que des robes." 

Farida Belghoul révèle notamment le contenu des "ABCD de l'égalité à l'école",

un dispositif actuellement expérimenté dans une dizaine d'académies et dont l'objectif est de réduire les inégalités homme-femme à travers un apprentissage visant à respecter l'un des sexes au détriment de l'autre.

Toute ressemblance avec des personnes
ou des religions existantes ou ayant existé
ne saurait être que fortuite.
VOIR et ENTENDRE une présentation de la "théorie des genres", défendue au nom des avancées sociétales...

Le 13 décembre dernier, elle lance la "Journée de retrait à l'école" (JRE), qui invite les parents à retirer leurs enfants de l'école une journée par mois à partir de janvier 2014 pour protester contre l'entrée déguisée de la théorie du genre à l'école. Les premiers jours fixés étaient les 24 et 27 janvier...

La presse "indépendante" nous a-t-elle informés de l'impact de la première de ces journées?

Ce que Libération occulte n'aura échappé à nul autre qui sait lire: les noms des contacts sont en effet clairement connotés et leurs porteuses, discriminées... Lien video

La découverte du pot-aux-roses embarrase l'Éducation nationale. 
Outre que la presse aux ordres est mobilisée, des messages ont été envoyés aux responsables des écoles expérimentales concernées par les programmes ABCD pour les informer de cette campagne SMS et leur demander d'enfumer les parents qui sont aux cent coups. Elément de langage obligé: affirmer que la méthode ABCD "favorise l'égalité, la mixité et propose des outils pour lutter contre les stéréotypes", comme le fait l'inspecteur d'académie du Territoire de Belfort, Patrick Mellon. Et de garantir dans l'Est Républicain, que "les parents n'ont aucune crainte à avoir en mettant leurs enfants à l'école publique"... 

La réponse d'un ministre de l'Education cerné 
"Je veux très solennellement rassurer tous les parents de France : n'écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles, lance Peillon avec une violence à la hauteur de la gravité de son engagement dans la théorie du genre. Ce que nous faisons ce n'est pas la théorie du genre -je la refuse-, c'est promouvoir les valeurs de la République et l'égalité entre les hommes et le femmes", a asséné le fauteur de troubles de l'Education nationale à l'Assemblée nationale.

VOIR et ENTENDRE Vincent Peillon nier devant les députés, les yeux dans les yeux, mais tournant le plus souvent le dos aux élus de droite, que ses projets visent à l'uniformisation des sexes:


Sur la masturbation à l'école, Libération ridiculise les parents, en gros caractères

"Non, vos enfants ne devront pas se masturber à la maternelle", raille le quotidien socialiste... Dans le cadre d'un programme d'éducation à l'égalité homme-femme, les excisées partent néanmoins avec un lourd handicap... 

L'EN estime qu'il ne faut pas mêler
 sexualités adulte et enfantine: à preuve !
Ce qui nécessite d'autant plus le "DÉCRYPTAGE" d'un complot par Libération - "De mystérieux SMS se propagent chez les parents français, affirmant que la masturbation serait sur le point d'être enseignée à l'école. A Rennes, d’étranges messages circulent. "Depuis quelques jours, suite à l’envoi de mystérieux SMS, des enfants ne sont pas venus en cours", relate Ouest France. "Des SMS indiquant que dans les écoles, des cours d’éducation sexuelle et de masturbation étaient donnés et conseillant donc aux parents de ne pas envoyer leurs enfants", continue le journal."

Décryptage signifie donc désormais ridiculisation.
 
Libération recourt au conditionnel pour rapporter des faits, mais le quotidien socialiste passe à l'indicatif pour asséner ses propres commentaires. "Après leur échec contre le mariage gay, les groupuscules autour de la Manif pour Tous et/ou d’Alain Soral [on ne sait visiblement pas !] et son site Egalité et Réconciliation, ont désormais un nouveau cheval de bataille, la lutte contre ce qu’ils appellent la "théorie du genre"
Ils ne sont pourtant pas les seuls! Cette théorie venue d'outre-atlantique s'est en effet propagée dans les pays occidentaux depuis les milieux gauchistes internationaux. Libération continue donc de répandre le doute sur un phénomène pourtant planétaire de déstabilisation, stigmatisant l'extrême droite française à des fins politiciennes, comme si elle était seule dans le monde à combatrre cette théorie dévastatrice, évidemment reprise par nos lobbies des godillots internationaux. 
Retour au conditionnel de suspicion. "Représentée par un escargot hermaphrodite, elle remettrait en cause notre vision naturelle du monde et serait imposée à nos enfants innocents." Reprise des accusations. "Face à cela, l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d’extrême droite et qui participait à Jour de Colère, propose d’organiser des 'Journées de retrait de l’école' pour "protéger la pudeur et l’intégrité de nos enfants". A aucun moment Libération n'a encore "décrypté" le fond du problème ni osé affirmer que les parents ne sont pas fondés à se méfier.

Les pseudo-décrypteurs colportent la stigmatisation sans rien démontrer 
"Le dernier exemple de cette 'perversion' serait selon eux [conditionnel et parti-pris d'exclusion) l’enseignement imminent de la masturbation dès la maternelle. Une rumeur circule de fait sur des sites proches de ces mouvances, comme 24heuresactu, Boulevard Voltaire, de Robert Ménard ou Egalité et Réconciliation." Ils sont passés à la stigmatisation ad hominem, sans jamais démontrer que ces mouvances n'ont aucun motif d'inquiétude. Libération se contente de jeter l'opprobre: "le premier annonce par exemple dans un article du 14 janvier qu’un 'rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) serait actuellement examiné par le gouvernement socialiste. Ce rapport propose notamment d’encourager la 'masturbation enfantine' et de permettre à l’enfant d’exprimer 'ses besoins, ses désirs sexuels' ". 

Un si vaste programme justifie en effet le passage de quatre jours d'école à quatre et demi... 
Libération passe enfin aux aveux. "Il existe en effet un texte intitulé 'standard pour l’éducation sexuelle', rédigé par le 'centre fédéral allemand pour l’éducation à la santé (BZgA)', un service du ministère de la Santé d’outre-Rhin, par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe et par 'un collège d’experts internationaux', dont aucun Français parmi eux. Publié en 2010, il a été traduit en français par Santé sexuelle suisse en 2013, une 'organisation à but non lucratif'[, seulement idéologique, dont l'origine du financement n'est pas précisé]. Indépendante, elle a succédé en 2000 à l’Association suisse de planning familial et d’éducation sexuelle [, ce qui est déjà en soi un indice fort de son orientation partisane à gauche]. C’est à partir de cette traduction que le texte a commencé à circuler sur la toile francophone." Contrairement aux premières lignes de Libération, la rumeur n'est donc pas sans fondement. 

Libération banalise les objectifs de ce texte à l'étude au ministère 
"Le but de ce rapport, selon la préface, est de 'donner aux enfants et aux jeunes une éducation adéquate en matière de sexualité' pour lutter contre les MST, IST, violences sexuelles et grossesses non désirées... Le texte souligne toutefois qu’il n’y a aucune norme pour l’éducation sexuelle à l’échelle européenne et espère donc 'combler cette lacune'. 
Regrettant que l’approche de la sexualité par les professionnels soit 'essentiellement négative', ces experts demandent une vision plus positive afin de permettre l’émergence d’une sexualité responsable et tolérante." Mais que ces choses-là sont dites en termes voilés! N'est-ce pas d'ailleurs la féministe Martine Aubry qui nous déjà ms en garde contre Hollande en affirmant: "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"

Premier point. Si le rapport propose d’éduquer dès le plus jeune âge, il parle 'd’éducation sexuelle et relationnelle' au sens large, c’est-à-dire incluant des discussions sur l’amitié ou le "sentiment de sécurité". 

Deuxième point. Le rapport propose une 'matrice' de modules à mettre en place selon les âges avec plusieurs thèmes, 'corps humains et développement', 'fertilité et reproduction', 'sexualité', 'émotion'
Dans la catégorie sexualité, pour les 0-4 ans et les 4-6 ans, il conseille dinformer l’enfant sur 'le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce', et la 'découverte de son propre corps et de ses parties génitales'. Que signifie 'informer' les tout-petits si, comme on l'affirme, le foetus commence à se masturber in utero ? Si le phénomère est inné, pourquoi forcer les acquis? L'Education nationale n'outrepasse-t-elle pas les limites de ses prérogatives ? L'Etat  doit-il s'ingérer dans l'intime des enfants ? 

Le loup serait-il une déculpabilisation ou une incitation ? 
Le temps est clairement révolu où l'école était un sanctuaire inviolable. Son ouverture aux entreprises aura été la porte ouverte aux intervenants extérieurs en tous genres, notamment pour l'enseignement des langues, d'abord. Maintenant, l'Etat s'insinue au plus profond des consciences et des intimités individuelles. Certes il délègue, mais il choisit ses bras armés. Les hussards de la Républiques, comme les familles, sont écartés. "Les cours d’information devraient être menés par des spécialistes externes à l’école (médecins, infirmières, sages-femmes, éducateurs sociaux, psychologues, etc.). Les rédacteurs mettent pourtant ces "experts" en  garde:  "lorsque l’on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l’esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes"... Et de préciser à toutes fins utiles qu’ "il est faux d’analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes"... Voilà donc que les associations que le candidat Hollande avait promis de généreusement doter entrent par les fenêtres, puisque le pouvoir français se défend de vouloir rééduquer les enfants des écoles à la faveur de l'extension des rythmes scolaires. 

Libération cherche à endormir les familles 
"Rappelons-le, ce n’est pas une loi, mais des recommandations d’un bureau fédéral allemand, traduit par une organisation suisse" insiste l'organe de presse gouvernementale. "En France, il n’a aucune valeur législative, évidemment." Admirons au passage ce "évidemment" en gros souliers ! "En Allemagne non plus, où ces décisions se passent plutôt au niveau régional." Comparaison de mauvais aloi, puisque nous fonctionnons en effet différemment. "L’un des quotidiens de référence germaniques, Die Welt, consacrait récemment un long papier à la question de l’éducation sexuelle, qui fait aussi débat dans ce pays." Ainsi donc l'opposition française ne serait pas aussi isolée dans sa lutte contre les insidieux projets de Peillon. "Dans une classe de 11-12 ans, huit enfants se seraient évanouis après avoir vu des organes sexuels dessinés en cours de biologie. Du coup, polémique. Mais si le journal explique qu’il devient de plus en plus difficile de débattre sereinement de ce sujet, Libérartion affirme que Die Welt aborde la question sans évoquer une seule fois "ce rapport qui inquiète tellement certains milieux chez nous, preuve de son importance toute relative," écrit Libération en conclusion de son pittoresque "décryptage".

Tandis que la question interpelle le monde entier, en France, après les fredaines nocturnes d'un président casqué, le HuffPost nie tout en bloc en caractères gras: "La théorie du genre ça n'existe pas!" et "en Belgique, on titre "France : les enfants vont-ils apprendre à se masturber à l'école ?"Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, est chargée de la Famille mais n'est pas entrée dans l'arène pour rassurer les parents.

mardi 12 novembre 2013

La colère sociale monte, s'étend et s'amplifie

Accumulation explosive de mécontentements

Après une semaine 
marquée par l’extension de la protestation contre l’écotaxe et des commémorations du 11 novembre comme occasion de huer un président qui matraque d'impôts, divise les Français et les opprime,
 la semaine va se poursuivre avec la mobilisation des artisans contre la hausse de la TVA, et des personnels de l’éducation contre la réforme des rythmes scolaires
 
Cette accumulation de grognes, qui se conjuguent avec une défiance profonde envers l’exécutif, commence à inquiéter les météorologues du climat social.
 
La température sociale risque de connaître un pic cette semaine. 
Sur le front de l’écotaxe poids-lourds, d’abord, la grogne bretonne persiste, un nouvel appel au rassemblement est annoncé pour le 30 novembre. Malgré la suspension du dispositif, en dépit des discussions autour du "pacte d’avenir pour la Bretagne", destiné à endiguer l’avalanche de plans sociaux dans cette région, et à cause de l'aumône de quelques millions  à la région (contre 3 milliards à la seule ville de Marseille), le mouvement des "bonnets rouges", en référence à une jacquerie antifiscale du XVIIe siècle, persiste et s’étend. Ainsi, en Bretagne, des manifestations ont eu lieu au pied de portiques samedi 9 novembre à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) ou à Jugon-les-Lacs (Côtes-d’Armor) avec violences.
Les 9, 10 et 11 novembre, des actions anti-écotaxe se sont aussi produites près de Marseille et de Lyon, dans le Gard, en Isère et en Charente. À Paris, ce sont des militants du Printemps français, mouvement qui cristallise le refus du mariage homosexuel par des populations très diverses, qui se sont attaqués, munis d’essence et de fumigènes, à l’un des cinq portiques du périphérique. Enfin, des manifestants, dont certains coiffés de bonnets rouges, sont venus perturber les cérémonies du 11-Novembre.

Dépôts de nombreux préavis de grèves

La réforme des rythmes scolaires, très contestée, notamment à Paris. 
Mardi 12 novembre, les agents de la ville de Paris feront grève pour demander plus de moyens, à l’appel de la CGT et de l’UNSA, qui ne sont pas suspects de sympathies d'extrême droite que Valls rend pourtant responsable de tous les maux du gouvernement... La colère de ce secteur socialo-communiste entraînera la fermeture des cantines et activités scolaires dans 520 écoles.
Mercredi 13,
deux syndicats d'extrême gauche, Snuip-FSU et SUD, appellent à la grève les enseignants censés travailler le mercredi.

Des collectifs de parents appellent au boycottage de l’école ce jour-là. 

Jeudi 14, enfin, plusieurs syndicats ont déposé un préavis de grève, localement ou nationalement.

Egalement mercredi 13 novembre, les artisans vont entrer à leur tour dans la contestation. À l’appel de leurs organisations patronales (UPA, Umih, Capeb…), ils sont invités à se mobiliser, via une pétition et des affichages sur leurs entreprises, contre le passage de 7 à 10 % en 2014 de la TVA intermédiaire dans le bâtiment, la restauration, l’hôtellerie ou les transports.
 
Dans les transports en commun, un mouvement d’usagers baptisés les "bonnets verts", tente aussi de mobiliser, essentiellement sur Internet, contre cette hausse de TVA.
Après la mobilisation des bonnets rouges  contre l’écotaxe poids-lourds en Bretagne, le mouvement des bonnets verts veut manifester contre la hausse de la TVA sur les transports publics  de 7% à à 10% en janvier prochain, entraînant une augmentation du prix des billets de TGV, TER, RER, métros, tramways et bus dans toute la France.

Défiance croissante envers l'exécutif

Cette addition de grognes diverses et variées est observée avec beaucoup d’attention par les experts. "Il se produit actuellement un alliage de mécontentements d’une ampleur tout à fait inhabituelle", observe ainsi Alain Mergier, directeur de l’institut Wei. "Nous sommes dans une séquence de pivotement possible dans les deux ou trois semaines à venir, avec un risque réel de généralisation de la grogne.

"Depuis un an, renchérit le politologue Guy Groux, directeur de recherches au Cevipof, on observe dans pratiquement tous les sondages d’opinion une défiance continue et croissante vis-à-vis de l’exécutif, d’autant plus marquante qu’elle touche toutes les catégories sociales." Avec 21 % d’opinions favorables, François Hollande vient de battre un record d’impopularité. Or, "on est maintenant dans une phase où cette défiance est en train de se traduire dans la rue, avec une conjonction inhabituelle des protestations autour de la fiscalité mais aussi de l’emploi." Il y seulement dix jours, certains experts prétendaient encore que le risque de soulèvement populaire contre l'impôt n'étit pas vraisemblable...
 
L'impôt au centre de tous les mécontentements
Pour Alain Mergier, "c’est la fiscalité qui, parce qu’elle concerne tout le monde, patrons, salariés comme travailleurs indépendants, est la colonne vertébrale de tous ces mécontentements", réforme des rythmes scolaires mise à part.

Alors que François Hollande avait fait de la justice fiscale et sociale un argument fort de sa campagne, les Français se sentent floués et les incohérences de l’exécutif sur la "pause fiscale" ont été mal vécues. "On est passé d’une relative acceptation de la fiscalité comme outil pour redresser le pays à un refus des règles du jeu, car non seulement le pays ne se redresse pas, mais en plus, le sentiment qu’en haut et en bas de l’échelle sociale il y a des tricheurs, des gens qui s’exonèrent de l’effort, est très fort.

"Ce mécontentement, parce qu’il est profond, diffus et polymorphe, sera très difficile à éteindre", conclut Guy Groux, qui estime qu’il devrait "se traduire de façon importante dans les urnes en 2014", à la fois aux municipales de mars et aux européennes en mai.