POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est création de postes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est création de postes. Afficher tous les articles

mardi 1 septembre 2015

60.000 postes à créer dans l'Education: encore une promesse de Hollande difficile à tenir

"Menteur, François Hollande ! Menteuse Najat Vallaud-Belkacem ! Vous n'avez pas créé 60.000 postes dans l'Education nationale !" 

La dénonciation de Jean-Luc Mélenchon sur la promesse-phare de François Hollande 
 dimanche a porté

La ministre de l'Education, Claudine Dupond  Najat Vallaud-Belkacem, a répliqué  au co-fondateur du Parti de gauche en daubant sur l'avenir. "Il faudrait que Jean-Luc Mélenchon grandisse, et se grandisse, parce qu'à ce stade, je me demande qui il n'a pas insulté, entre les Allemands, les journalistes, les Bretons, les électeurs qui ne sont pas d'accord avec lui...", a esquivé cette spécialiste de la polémique, avec Pruneau Le Roux et Stéphane Le Foll, Najat Vallaud-Belkacem, lundi, sur France Inter. 
"La promesse-phare des 60.000 sera bel et bien respectée, a-t-elle prétendu. Nous avons les moyens qui nous permettent d’être à la hauteur de nos ambitions."

Najat Vallaud-Belkacem : "Je me demande qui... par franceinter
Sur les 54.000 postes dévolus à la seule Education nationale (le reste est attribué à l’enseignement supérieur et de l’enseignement agricole), la moitié a déjà vu le jour, soit 35.200 postes créés depuis 2012, a soutenu au contraire Najat Vallaud-Belkacem. "Cette année scolaire, nous avons pourvu 100 % des postes ouverts dans le premier degré, et 90 % des postes ouverts dans le second degré, a affirmé la ministre. 
Mieux (ou pire !), les 35.200 postes créés ne sont pas tous des postes d'enseignants... Un bon nombre sont des personnels d'encadrement, dans le meilleur des cas, voire des agents de service...

Mélenchon ne pointe qu'une partie de la vaste esbroufe de la ministre

Jean-Luc Mélenchon souligne  que sur les 60.000 créations de postes promises, " il n’y en a que 4.000 à peine, tout le reste ce sont des stagiaires qui ont été recrutés, et ils ne passent qu’un tiers de leur temps devant les élèves," fait-il à juste titre valoir.

Près d'un  poste de prof sur quatre non pourvu aux concours du secondaire

"Il y a encore des difficultés "
, a dû concéder la maquilleuse,
 comme en mathématiques. "Mais ça va mieux que l’année précédente", a-t-elle estimé.

A la vérité, les concours de professeurs 2015 n’ont pas permis de pourvoir 23 % des postes ouverts dans le secondaire, selon les calculs des syndicats de la FSU (5e syndicat français derrière la CGT, la CFDT, FO et l'Unsa), pour lesquels il est urgent de revaloriser les salaires et de recruter plus en amont dans les études.

Tous concours confondus (agrégation, Capes, Capeps -sport-, CPE…), ce sont 4.912 postes qui ne sont pas pourvus à cette session, indiquent  dans un communiqué commun le Snes-FSU, syndicat du secondaire très marqué à gauche, le SNU.EP-FSU (enseignement professionnel) et le Snep-FSU (éducation physique). Ce chiffre est susceptible d’augmenter après élimination des doublons, un même candidat pouvant réussir plusieurs concours, précisent-ils.

Mais la ministre socialiste nie:
" il n’y a pas de crise de vocation. Il faut arrêter de porter ce message," gronde-t-elle, l'oeil noir.

"Le tempo actuel est insuffisant"


Deuxième organisation syndicale de la fonction publique d'État, derrière Force ouvrière, la FSU considère que "le compte n’y est pas". La fédération ne fait absolument pas le même décompte que l’ex-candidat à la présidentielle. La FSU ne conteste pas les 35.200 postes créés, selon la ministre, puisque cette fédération syndique la plupart des métiers de la Fonction publique d’État et de la Fonction publique Territoriale, y compris Pôle emploi, les secteurs associatifs et... la Caisse des dépôts et consignations ! 
La critique du principal syndicat du secondaire se place sur un autre terrain, à savoir que le gouvernement ne va pas assez vite: la fédération syndicale ne met pas un euro sur la victoire de la gauche en 2015 et en 2017 et craint donc de manquer le coche. "Nous pensons qu’on ne va pas y arriver, estime la co-secrétaire générale du SNES-FSU, Frédérique Rolet. Il y a 8.500 emplois nouveaux prévus au projet de budget 2016. Il en faudrait au moins 11.000 pour réaliser la promesse des plus de 22.000 qui restent à créer."


Discours similaire au SNUipp-FSU, le syndicat hégémonique du primaire, où son secrétaire général Sébastien Sihr regrette qu’on ait "créé 9.000 postes dans le primaire sur les 20.000". Sans vouloir faire de " procès au gouvernement", le SNUipp "tire la sonnette d’alarme car le tempo actuel est insuffisant". 

Le SE-UNSA, deuxième syndicat enseignants, n’est pas aussi alarmiste, mais fait part de ses craintes sur la scolarisation des moins de trois ans - "seul un tiers des 3.000 postes envisagé d’ici à 2017 a été créé", a calculé le syndicat. 

Quant à l’autre dispositif clef de la réforme de l’école poussé par le gouvernement, qui vise à prévoir plus d’un maître par classe (co-intervention, ci-dessus)) dans les établissements difficiles, on est "très loin de l’objectif final", poursuit encore le SE-UNSA. Soit moins de 2.500 postes créés sur les 7.000 attendus d’ici à 2017.
Les syndicats ont décidé de lancer une journée de mobilisation interprofessionnelle le jeudi 8 octobre 2015



Grève pour l’emploi et le pouvoir d’achat à l’appel de la CGT, la FSU et Solidaires.
Cette grève se déroule en pleine discussion du budget 2016, avec pour objectif de faire pression sur le gouvernement.

Les grévistes du 8 octobre 2015 réclament "une réorientation de tout ou partie des 19 milliards de baisse de prélèvements encore à voter en direction des ménages ou des collectivités",  précise Le Figaro.
Les syndicats veulent un ciblage des allègement de charges sur les entreprises qui jouent le jeu en matière d’emploi. 
Les perturbations de la grève affecteront les écoles, cantines et fonction publique.


jeudi 15 mai 2014

Jeudi 15 mai: journée de grève des fonctionnaires contre la création de postes sous-payés

Les syndicats mobilisent les fonctionnaires pour défendre leurs salaires

Plus de cinq millions de fonctionnaires sont appelés jeudi à une journée d'action


Infirmiers, bibliothécaires, enseignants, pompiers, douaniers, éducateurs, policiers ou encore gardes champêtres..., ils dénoncent le gel du point d' indice et donc de leurs salaires, qui n'ont pas été revalorisés collectivement depuis près de 4 ans.

Sept syndicats dénoncent "l'absence de négo­cia­tions sala­riales dans la fonc­tion publique et la dégra­da­tion des condi­tions de travail". CGT, FSU, FA-FP (Fédération Autonome de la Fonction Publique), Solidaires, UNSA,  CFTC et même CFDT, tous ont lancé un appel commun pour que les agents se mobilisent "massivement", notamment par la grève, puisque FO les a aussi appelés de son côté à cesser le travail.

Ces syndicats avaient jusqu'ici ménagé le président Hollande:  en deux ans, une seule journée d'action unitaire (CGT, FSU et Solidaires) de fonctionnaires début 2013, mais le mouvement, qui portait déjà sur le pouvoir d'achat, n'avait pas fait le plein. Les syndicats avaient fait montre d'une patience politique angélique, après une longue phase de manifestations au rythme d'une par mois pendant le quinquennat précédent. 
C'est l'effet Valls à Matignon
Les syndicats se disent non politisés, mais le premier ministre est jugé trop à droite. 

L'annonce par le gouvernement Valls du maintien de son gel des salaires jusqu'en 2017 est "inacceptable"
Aujourd'hui, les syndicats descendent dans la rue pour réclamer un dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires et a été bloqué pendant bientôt quatre ans. "Ce qu'on attend aujourd'hui -tous les syndicats-, c'est l'annonce immédiate du dégel de la valeur du point. C'est une justice sociale c'est aussi un besoin économique", dit Jean-Marc Canon (CGT).

Le dialogue promis n'a pas lieu
Le Premier ministre Manuel Valls campe sur ses positions dans un courrier daté du 13 mai adressé aux syndicats, car "les efforts demandés [aux Français] doivent être justes et équitablement répartis", selon lui.

Le représentant du premier syndicat de fonctionnaires fait part d'une "incompréhension par rapport à la politique menée" par la gauche chez les agents. D'après son syndicat "la mobilisation s'annonce massive" dans les trois versants de la fonction publique (Etat, Hospitalier, Territoriale).

Plus de 110 manifestations et rassemblements sont organisés en France

Une manifestation démarre à 14h00 à Paris, depuis Denfert-Rochereau, en présence notamment de Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT). Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly sera aussi du cortège, mais à part.

"Stop à la perte de pouvoir d'achat"
Les dernières données de l'INSEE confirment que les fonctionnaires ont bien perdu du pouvoir d'achat. Ceux de la fonction publique d'Etat (FPE) ont gagné en 2012 0,8% de moins qu'en 2011 en euros constants, ceux de la Territoriale 0,5% et ceux de l'Hospitalière 0,6%. En cause, le gel du point, à l'inflation, mais aussi à la hausse des cotisations retraites, qui doivent s'aligner sur le privé d'ici 2020.

La CGT estime que si le gel se poursuit jusqu'en 2017 un agent au salaire moyen aura perdu "en perte cumulée, 7.000 euros de salaire" depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.
Mais une augmentation de 1% de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d'euros pour les trois fonctions publiques, alors que le gouvernement entend économiser 50 milliards d'ici à 2017, tout en acceptant la création de 31.000 postes d'agents territoriaux.

Début 2014, avant les municipales, le gouvernement a accordé un petit coup de pouce salaires aux plus bas salairesSelon le Premier ministre cela représente "en moyenne 440 euros de salaire net en plus dès l'an prochain pour 1,6 million d'agents". Il n'empêche que les autres comptent sur l'annonce d'un coup de pouce avant les Européennes... 

Les syndicats jugent ce geste très largement insuffisant.
"La politique salariale de ce gouvernement, la CFDT n'en veut plus", dit notamment Brigitte Jumel pour qui il s'agit jeudi de dire "stop à la baisse du pouvoir d'achat".

Mercredi, lors d'une conférence de presse, J.-C. Mailly (FO) a également fait valoir que le gel des salaires va "avoir un effet récessif sur le plan économique et dépressif sur le plan psychologique". Il a réaffirmé que la journée "sera le baromètre de la mobilisation" dans le pays.

L'emploi est un autre motif de grogne

Les créations de postes prévues dans les ministères "prioritaires" (Justice, Police, Education) devant être compensées par des suppressions dans des services déjà "à l'os", selon les syndicats.

La mobilisation intervient aussi à quelques jours de l'ouverture, lundi, de négociations pour remettre de l'ordre dans les parcours professionnels des agents, en revoyant par exemple leurs quelque 1.700 régimes indemnitaires. Son ampleur -ou sa modestie-  ne manquera pas d'impacter ces discussions.

samedi 29 juin 2013

Méthode Hollande pour sauvegarder le système de protection sociale

Brider les retraites et les "allocs", où est le problème?

La Cour des comptes recommande de brider la progression des dépenses 
 
Les idées fisc de Hollande
visent 50% de Français:
mais les autres ?
 

Elle prévient de l'urgence pour éviter  dès aujourd'hui  l'implosion à moyen terme du système de protection sociale. Les prestations familiales et les pensions des retraités sont visées au premier chef. 

Tous les ans, au 1er avril, elles sont revalorisées au même rythme que l'inflation, afin de préserver leur pouvoir d'achat. Les magistrats financiers estiment qu'on pourrait "minorer l'indexation" en 2014 et 2015, sur le modèle de ce que les partenaires sociaux ont décidé pour les régimes complémentaires Agirc et Arrco. En revalorisant les retraites et les prestations familiales d'un point de moins que l'inflation l'an prochain, les dépenses seraient réduites "d'environ 1,5 milliard d'euros dès 2014". En reconduisant la même désindexation en 2015, l'économie annuelle atteindrait 3,8 milliards.

Les sages de la Rue Cambon préconisent d'exclure de cette mesure de rigueur le minimum vieillesse. 

La "gauche sociale" ambitionne-t-elle de créer une nouvelle pauvreté?

On pourrait aussi
moduler les revalorisations en discriminant en fonction des niveaux des pensions "afin d'épargner les retraités modestes". Les pensions les plus faibles ne seraient alors pas touchées. C'est là l'une des options examinées actuellement par le gouvernement, qui prépare une réforme des retraites pour la fin de l'été. 
Il pourrait cependant lui préférer une nouvelle hausse des prélèvements ciblant les retraités les plus riches, au risque de créer de nouveaux pauvres, à force d'empiler les taxations sur les plus "aisés" à la frange. 

Une décision similaire est en effet envisagée qui s'appliquerait aux aides au logement et économiserait 170 millions d'euros par an, calcule la Cour des comptes. 

Et pour l'assurance-chômage, elle rapporterait 165 millions.

Si la désindexation des retraites est bien à l'étude au sein du gouvernement, il est très peu probable qu'il applique une telle mesure à l'ensemble des prestations sociales. 

Pourvu que Bercy trouve assez de contribuables à tondre 
L'impact sur le pouvoir d'achat, déjà en berne, serait douloureux, d'autant que le gouvernement a déjà décidé de réduire aussi les prestations familiales des plus "aisés" en 2014.

La création de 7.000 postes dans l'Education et de 13.000 fonctionnaires par an a un coût qui n'est pas soumis à débat.

vendredi 14 décembre 2012

Hollande achète des profs (et des médecins) au prix fort

Les socialistes tentent de séduire par l'argent


Le gouvernement Ayrault tente d'appâter les jeunes avec l'argent


Marisol Touraine garantit 4600 euros aux jeunes humanitaires  médecins, "volontaires" pour les déserts médicaux



Crises des vocations dans l'enseignement et la santé
Dans l'Education, Peillon crée 43.000 postes qui ne trouvent pas preneurs
Les postes mis au concours de recrutement restent non pourvus, faute de candidats. La sécurité d'un emploi de fonctionnaire ne motive pas les étudiants à se présenter aux concours et les rectorats devront recruter 15 % de leurs effectifs comme vacataires.En septembre 2012, 15 % des postes à pourvoir au concours du CAPES sont restés vacants. Le recrutement en mathématiques est de loin le plus déficitaire, avec un manque de 298 candidats (37 % des postes à pourvoir dans cette discipline), suivi de l’anglais (131 postes manquant, soit 16 %), pour un total toutes disciplines confondues de 706 postes vacants.

La SNES FSU dresse un constat plus sombre encore. Agrégation et Caplp (lycées professionnels) compris, le déficit atteint 853 postes, auxquels il faut selon le syndicat ajouter 267 candidats admis à la fois au CAPES et à l’Agregation: ces " doubles admissions " sont autant de postes non pourvus au détriment du CAPES.

Le gouvernement socialiste prépare un enseignement au rabais
Comme par magie égalitaire, 280 candidats admissibles à l’agrégation  - donc refusés aux épreuves orales (en anglais, par exemple !) - se verront proposer une admission au CAPES, pour combler ce manque, selon Catherine Gaudy, directrice générale des ressources humaines des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, selon le Figaro.fr. 
Pour relever le niveau "Pour le reste des postes laissés vacants (526), nous allons recourir à des contractuels ", expliquait-elle le 12 juillet. Par le passé, le SNES était pourtant opposé à l'emploi de "maîtres auxiliaires" corvéables à merci, non ? Mais voilà un des aspects du "changement", à commencer parmi les militants...

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé un recul de la date limite des inscriptions aux concours (en juillet 2012) pour tenter d’attirer plus de candidats.

Et Peillon de maquiller cette désaffection des étudiants pour l'enseignement. Comme la nationalisation "transitoire" brandie contre Mittal à Florange, un "concours transitoire" en première année de master va avoir lieu en 2013 pour ..."pallier les départs à la retraite de 2014", à ce qu'il dit !
Caroline Lechevallier, secrétaire nationale du SNES FSU, syndicat dominant de l'E.N. associé à toutes les grèves nationales, explique une telle désaffection par la chute du nombre de postes mis aux concours, bien qu'elle corresponde au contraire à l'énorme diminution du nombre de candidats. Elle estime aussi que la difficulté des épreuves du concours du CAPES freine les vocations. La FSU accrédite ainsi l'idée qu'on doive abaisser le niveau d'exigences aux concours, lesquels débouchent sur un métier discrédité par l'idéologie régnante et des salaires bas pour un niveau bac +5. Titulaires du master  requis, il leur faut, en plus, obtenir des certifications obligatoires en langue (CLES) et en informatique (C2I). 

La FSU approuve le gouvernement qui embauche des contractuels, recrutés sans concours et sans formation. Ils ne sont pas titulaires et restent dans des situations précaires, qui les exposent à des pressions. Ils ne sont même pas sûrs d’être réemployés l’année suivante. Les recteurs essaient de recruter des gens qui ont un master avant de passer finalement des annonces à Pôle emploi.

Surcoût  de 2 milliards d'euros jusqu'à 2017 : mais 
combien en 2050 ?


Les recrutements de professeurs vont se poursuivre année après année pendant tout le quinquennat.

L'ouverture de 43.000 places aux concours aboutira, en 2013, à la création d'à peine 8281 postes équivalent temps plein. En effet, une grande partie des recrutés remplaceront des professeurs partant à la retraite: le solde des postes sera nul pour l'Éducation nationale. Et les autres recrues ne seront pas toutes présentes à temps plein (six heures seulement), puisqu'elles seront encore en formation.
Dans  son budget 2013, le ministère n'a pas détaillé le surcoût lié à ces nouveaux postes. Les chiffrages les plus précis ont été réalisés par deux think-tanks, l'Institut de l'entreprise et l'Institut Montaigne, lors de la campagne électorale. Le premier a évalué à 30.000 euros par an le coût d'un jeune enseignant, et donc à 360 millions d'euros par an le coût de la création de 12.000 postes, une somme supportable, la première année, rapportée aux 62,6 milliards de budget de l'Éducation nationale.
Mais le surcoût total des recrutements est énorme en 2017, lorsque  l'Éducation comptera 60.000 postes en plus par rapport à 2012, comme l'avait promis  le candidat Hollande.
Sur tout cela, l'enchanteur Hollande ne voulait entendre raison. 
La presse militante occultait d'ailleurs aussi le coût final de ces créations de postes de fonctionnaires, refusant d'évaluer le prix à supporter par les budgets pour les 75 années à venir (et plus), et non pas non seulement leurs 37 années d'activité.
D'après les deux instituts s'accordent pour prévenir qu'en 2017, la masse salariale de l'Éducation se trouvera alors être supérieure de 1,8 milliards d'euros à ce qu'elle aurait été sans ces recrutements. La facture supportée par les générations montantes n'est donc pas négligeable. À titre de comparaison, le relèvement cette année de 5,5% à 7% de la TVA dans de nombreux secteurs (restauration, travaux de la maison) doit rapporter 1,8 milliards.
Néanmoins, le gouvernement prévoit de stabiliser la masse salariale de l'État de 2012 à 2015 par des suppressions dans les autres ministères. Au total, le nombre de fonctionnaires d'État devrait rester stable.

En outre, les rémunérations devraient être "contenues", selon la sémantique en usage au gouvernement à laquelle adhère la presse engagée. 
Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget, a annoncé la poursuite, en 2013, du "gel" du point d'indice qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires. Les enseignants étaient sous-payés et le resteront, mais la FSU n'y voit cependant pas une cause de démotivation parmi les étudiants...

vendredi 24 août 2012

Les instits ne comptent pas attendre que Peillon fasse sa rentrée

Dans l'Education nationale, le Snuipp-FSU est soupçonneux


Si Hollande était curé,
serait-il soupçonné de pédophilie ?


Le syndicat dominant du primaire a rappelé hier le gouvernement à ses promesses.

Les professeurs de primaire veulent du changement et maintenant !

Cheval de bataille de la campagne de François Hollande, l’Education a fait, dit-on, l'objet d'une grande concertation autour de la refondation de l’école souhaitée par Vincent Peillon. Dès juillet, à l'heure des départs en vacances de la base, elle aurait rassemblé de nombreuses personnalités du monde scolaire, mais leur identité n'est pas révélée.

Pour avoir tant espéré du nouveau gouvernement, les professeurs de primaire se méfient des promesses du chef de l’Etat. 
60 000 postes supplémentaires (sur cinq ans), semaine de quatre jours et demi, etc… font partie des travaux engagés par le ministère de l’Education. 

La concertation est "une décision indispensable", avait souligné Sébastien Sihr en mai, réclamant "un processus de discussion transparent, cadré par un calendrier". C'est que le chantier est "complexe et difficile", selon lui , l'objectif central étant de raccourcir les journées de classe qui sont parmi les plus longues d'Europe. Si les écoliers n'ont plus cours que cinq heures par jour (contre six ou plus aujourd'hui) et finissent à 15h30, comme l'a préconisé en 2011 le comité de pilotage sur les rythmes scolaires, "la question cruciale de l'organisation du temps scolaire avec le temps périscolaire doit être débattue avec les collectivités locales", a-t-il dit.
Les professeurs du primaire qui ont tant harcelé Nicolas Sarkozy ne peuvent pas prétendre maintenant que tout va bien. Car cette rentrée va être a priori "très difficile ": préparée par la droite, Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP-FSU, l'a dénoncée hier lors de sa conférence de presse de rentrée.

Le syndicat a mis le gouvernement en garde 


Tout en affirmant que l’école se trouve face à une véritable "opportunité", il a manifesté un manque certain de confiance: " Surtout ne la gâchons pas. Ça ne peut pas être un rendez-vous manqué ", a t-il insisté.

Les instituteurs craignent d'être les dindons de la farce Hollande 


Le gracieux Sihr aurait-il peur
de se faire enfler ?


La loi d’orientation et de programmation sur l’école ne sera pas votée avant le début 2013.

"Il ne faudrait pas que de mauvaises décisions génèrent de nouvelles inégalités, entre des communes riches et des communes moins bien dotées financièrement qui risquent de laisser sur le trottoir des enfants, notamment ceux issus des milieux défavorisés", a-t-il craint de la majorité de gauche.
Pour S. Sihr,
la concertation devra aussi aborder "les conditions d'exercice du métier d'enseignant et l'organisation pédagogique, notamment la place de l'aide individualisée" qui, aujourd'hui, est souvent organisée avant 8H30 ou pendant la pause-déjeuner pour les élèves les plus en difficulté.

Si une vraie concertation a vraiment commencé en juillet
, il est permis de s'étonner que le syndicat socialiste demande que les négociations débutent sans plus attendre, dès le mois d’octobre. "On sait qu’il y aura des changements de fond. Pour cette raison, nous voulons commencer à négocier en octobre, dès que la concertation sera finie, afin de préparer la prochaine rentrée", a souligné Sébastien Sihr.

Ce triste sire n'est finalement pas si pressé que ça, depuis juillet...