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dimanche 7 avril 2019

"On travaille plus au gouvernement qu'à l'Elysée", confie Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye a encore lâché un commentaire inapproprié à sa fonction

La secrétaire d'Etat nouvellement promue n'a pas tardé à s'épancher sur sa petite personne

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye afro"

Elle revient en effet largement sur son parcours personnel et un peu sur les dossiers chauds du moment, dans une long entretien avec Le Parisien, ce dimanche. Le journal indique qu'"elle s’explique sur son parcours politique, les réformes, le grand débat," ce qui n'a pas lieu d'être puisque ses commentaires sont nuls et non avenus, comme ceux de Marlène Schiappa qui donne son avis sur tout.

Nommée porte-parole du gouvernement il y a une semaine, Sibeth Ndiaye, de rouge vêtue, est escortée de ses trois conseillères, ce qui en matière de parité n'est encore pas au point... Son agenda n'est clairement pas surchargé:  "Je resterai le temps qu’il faut", annonce-t-elle, inconsciente du mauvais signal lancé sur l'activité supposée débordante du gouvernement. 
Une marginalisation | Tpe tatouage
Le Parisien estime qu'il reçoit "la carte maîtresse du mini-remaniement décidé la semaine dernière par Emmanuel Macron - une femme, jeune et noire - affiche un large sourire qui laisse apercevoir un piercing discret sur la langue." Qui sont les tatoués (outre Marlène Schiappa, Jacqueline Gourault, Franck Riester ou Christophe Castaner : "mort aux vaches" ?) et les percés du gouvernement (Le Maire dans les parties intimes, selon Clara, ou Nicole Belloubet au téton gauche, ou ce gland de Griveaux, là où on sait à sa tête), s'interrogent désormais les habitués du Bar du Commerce et donc Closer, Gala, Voici ou Paris Match. Rien à voir avec Benjamin Griveaux, son prédécesseur à cette fonction aussi stratégique qu’exposée, toujours sautillant sur le perron de l'Elysée dans un costume-cravate.
L’exercice devrait être simple pour celle qui était jusqu’alors la conseillère "communication" du chef de l’Etat et menteuse assumée. Le Parisien la présente comme une "marcheuse " de la première heure, âgée de "39 ans et demi", plus habituée à l’ombre qu’aux micros et aux projecteurs, mais elle n'est pourtant jamais passée inaperçue: la discrétion ne compte pas au nombre de ses qualités. N'a-t-elle pas choisi le moment de son entrée au gouvernement pour arborer une touffe de cheveux taillée à la mode afro-américaine ? Sans doute un message de revanche sur ses origines sénégalaises et un encouragement adressé à la communauté africaine à s'affirmer en se distinguant de son pays d'accueil. 

Le Parisien s'extasie aussi de sa capacité à répondre "sans hésitation aux questions personnelles posées par des panélistes curieux". "Avec naturel", selon Le Parisien, ou par bêtise, elle avoue travailler beaucoup plus à ce nouveau poste qu'à celui qu'elle occupait à l'Elysée.
Quant au message politique, pas de surprise, sinon à quoi serviraient trois conseillères... Si le "parler vrai" ou sans filtre qu’elle revendique est audible, c’est plus dans la décontraction du langage que sur le fond du discours, ce qu'on appelle la transparence… Elle pratique la langue de bois et, en cela, n'apporte aucun plus à la parole des ministres : les "éléments de langage" que distribue la porte-parole du gouvernement à l'usage de la presse ont-ils besoin d'être diffusés aux "gens", ces "illettrés" méprisables.  Des Gilets jaunes à la fiscalité, de la réforme des retraites à la sortie du "grand" débat, de l’avenir de l’Europe à celui des maternités, la porte-parole a ses fiches. Elles les mélange et comble avec des "euh" et des "eh bien", mais "elle est très pédagogue," assure néanmoins Le Parisien: jugement subjectif et donc un coup de brosse à reluire que le propriétaire du journal, le groupe LVMH, ne peut qu'apprécier. "C’est comme cela que les ministres devraient s’adresser aux Français", estiment plusieurs participants au panel (qu'on ne dénonce évidemment pas), "très réceptifs aux différentes pistes exposées clairement par la ministre sur l’âge de la retraite". "Elle nous prend pour des enfants, des élèves", relèvent en revanche ceux qui, au contraire, sont agacés par les explications laborieuses - pas toujours très rigoureuses - de la sous-ministre sur les dépenses publiques et la dette. 
-N'a-t-elle pas pourtant obtenu un DESS d’économie publique en 2007, qui sait, à la faveur dela politique socialiste de promotion de la diversité. D'autant que Sibeth Ndiaye était militante à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), de 1999 à 2006, administratrice de La Mutuelle des étudiants (MNEF), de 2003 à 2008, et adhérente au Parti socialiste (PS) de 2002 à 2016. Autant de critères décisifs dans la délivrance d'un diplôme-maison comme un DESS.

Celle qui a entretenu des relations malaisées avec la presse paraît "accessible" et "sympathique" aux yeux des panélistes anonymes: il faut croire Le Parisien sur parole... La ministre, qui devait passer une heure et demie dans les locaux du Parisien, y est restée finalement près de trois heures. Un relent de "grand" débat qui contredit le dicton "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" et en peu de mots. Après tout, si rien ne presse dans son ministère...

Bernard Vautier, pour Le Parisien. Ne craignez-vous pas d’être une cible de par vos fonctions mais aussi votre couleur de peau ?

Sibeth Ndiaye. Quand vous êtes porte-parole, il faut s’attendre à être l’objet de critiques et il faut savoir les supporter. Quant au racisme, je suis vaccinée. Je pense plus à mes enfants, notamment mes deux filles de neuf ans qui commencent à comprendre. Mais la France, c’est aussi un pays où vous pouvez être considérés pour ce que vous êtes. Ce que pense une minorité de gens ne doit pas être généralisé.

Marine Prud’hon. Vous avez trois enfants. Comment trouvez-vous votre équilibre entre vie professionnelle et vie privée ?

A part avoir le mari le plus merveilleux de la terre, je ne sais pas… Il a accepté de mettre sa carrière entre parenthèses pendant des années. Je suis d’ailleurs favorable à une plus grande reconnaissance du congé parental pour les hommes. Avant d’accepter le porte-parolat, j’ai beaucoup hésité [une hésitation de trois jours]. Je me demandais si je pouvais allier les deux. Mais je me suis aussi dit que je pouvais peut-être servir d’exemple. Comme ma mère, magistrate, l’a été pour moi, ainsi que mes trois grandes sœurs qui ont toutes fait un beau parcours.

Sandra Biondo. Qu’est-ce que ça change de passer de conseillère communication d’Emmanuel Macron à porte-parole du gouvernement ?

C’est un autre point de vue. Le président fixe le cap, la vision. Le Premier ministre et le gouvernement mettent en œuvre cette politique et sont attentifs à ce que les réformes soient bien appliquées. En fait, ce que je découvre, c’est qu’on travaille plus au gouvernement qu’à l’Elysée (rires) Vous mettez vraiment les mains dans le cambouis; vous êtes dans un contact très direct avec les Français. Dans les deux ans qui viennent de s’écouler, c’est peut-être un peu ce qui m’a manqué [alors qu'elle avait une charge de travail plus légère...].

Bernard Vautier. Envisagez-vous une carrière d’élue ? [la question vaut son pesant de cacahuètes]

Non. On m’a déjà proposé d’être élue [la réponse n'est donc pas dans les urnes !], dans un autre parti [PS, qu'on ne nomme plus...], une autre vie. Je ne l’ai jamais souhaité. J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui s’engagent mais je ne sais pas si j’en serais capable [au gouvernement, on ne rend pas de comptes aux électeurs]. Le grand changement qu’a apporté en Marche !, c’est de considérer qu’il fallait avoir des gens qui ne soient pas des professionnels de la politique, mais des professionnels en politique. Autrement dit, qu’il fallait avoir de la compétence [sauf politique], de l’envie, mais qu’on ne pouvait pas l’être à vie.


-

Bernard Vautier. Je perçois une retraite modeste et j’ai voté pour Emmanuel Macron. Mais je suis déçu. Je me demande ce que vous pourriez nous annoncer à l’issue du grand débat même si, franchement, je n’en attends rien…

Je pense que ce moment a été très utile. Il faut pouvoir entendre ce qui s’est dit et voir comment changer les choses. Mais notre constat de départ, le chômage, les gens empêchés dans leur vie quotidienne, ce constat ne change pas. Il n’y aura pas d’effet de balancier ; ce ne serait pas sérieux. Mais ce que je peux dire avec force, c’est que, après ce débat, rien ne sera comme avant. Les gens [sic] ont besoin d’être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d’injustice, en matière fiscale notamment, et il faudra aussi qu’on y réponde. [Trois au Parisien, mais aucune information]

Jean-François Tarlet. Ne faudrait-il pas réduire les dépenses de l’Etat et le nombre de fonctionnaires ?

On dépense trop d’argent public, ce qui génère de la dette. Cette dette, ce sont nos enfants, nos petits-enfants qui auront à l’assumer [des mots pour ne rien dire]. Quant aux fonctionnaires, je veux d’abord leur rendre justice [langue de bois] car ils sont souvent vilipendés alors que ce sont des gens très engagés, qui n’ont pas des salaires mirifiques. Ceci étant dit ["j'dis ça, j'dis rien !"], pour réduire la dépense publique, il faut aussi réduire le nombre de fonctionnaires et c’est pourquoi nous maintenons notre objectif de 120.000 suppressions de postes. Jusqu’à maintenant, on avait beaucoup réduit le nombre de fonctionnaires de terrain. Des sous-préfectures, des services publics locaux, des hôpitaux même ont été fermés et ça n’était pas la bonne méthode. Ma conviction, c’est qu’il faut rééquilibrer, faire en sorte qu’il y ait des fonctionnaires qui soient utiles au plus près des gens[Pour Ndiaye, les dépenses de l'Etat se résument au nombre de fonctionnaires, mais en aucun cas au train de vie de l'exécutif et aux mesures onéreuses mais inefficaces].  

Segayne Koita. Le gouvernement va-t-il reculer l’âge de départ à la retraite ?

Lorsque Emmanuel Macron était en campagne, il a promis de réformer les retraites. L’objectif était de rendre le système plus juste et plus transparent en construisant un régime universel sans modifier l’âge légal de départ à la retraite. Des concertations ont été menées par Jean-Paul Delevoye avec les organisations syndicales depuis un an sur la base de ce mandat qui est inchangé. En parallèle, il y a eu le grand débat qui a fait émerger des questions nouvelles comme la revalorisation des retraites ou la prise en charge de la dépendance. Il y a une génération de baby-boomers qui doit aider à la fois ses aînés en Ehpad mais aussi, du fait de la crise économique, les quadras et les trentenaires… [Ils doivent aussi subvenir à leurs propres besoins] Cette catégorie importante de la population a aussi une crainte : le grand âge et la dépendance [tous ces constats n'apportent rien].  
Comment va-t-on le financer ? Doit-on mettre en place un impôt nouveau alors que nous souhaitons les baisser ou faut-il plutôt travailler plus, par exemple en renonçant à un jour de congé comme avec le lundi de Pentecôte ou en reculant l’âge de départ à la retraite. Tant que le Président ne s’est pas prononcé à l’issue du grand débat, toutes ces options sont sur la table. [des questions sans réponses...]

Alderic Guiard. Comment le gouvernement va-t-il répondre à la dégradation des services publics, notamment en milieu rural ?

Je pense qu’il y a des manières modernes de faire vivre les services publics. On peut favoriser les regroupements ou mettre en place des fonctionnaires plus polyvalents. On peut aussi multiplier des bus pour faire venir les administrations au plus près des citoyens [défaire ce que ses amis socialistes ont fait]. Pour les maternités, on pourrait développer les maisons de naissance. [Comme on a des maisons de vieux. Ndiaye ne dit encore rien que les "gens" ne sachent]

Marine Prud’hon. Allez-vous rétablir la taxe carbone ?

La crise des Gilets jaunes prouve que les Français ne sont pas favorables à une fiscalité qui changerait les habitudes en matière d’écologie. On ne va pas dire, " Vous avez manifesté contre la taxe carbone mais on vous la remet à la fin !" Donc il faut trouver d’autres solutions pour créer un consensus et lutter contre le réchauffement climatique [Quelles sont ces solutions ? Ndiaye n'en a pas la moindre idée]. 

Les lunettes font la pédagogue !
Estelle de Talhouet Roy. Etes-vous prêts à accorder un nouveau délai à Theresa May sur le Brexit ?

Il y a un Conseil européen la semaine prochaine et une décision sera prise à cette occasion. Quand un peuple prend une décision à travers un référendum, mieux vaut la respecter sinon cela affaiblirait la démocratie [cf. 2005 en France]. C’est vrai que le Royaume-Uni vit un moment difficile. Du côté européen, on s’est préparé à toute éventualité, y compris une sortie brutale sans accord. Ce qui n’est pas notre volonté. Pour la France, le Royaume-Uni est, et restera, notre allié [économique]. Mais ce n’est pas à nous d’intégrer les difficultés des autres. [Ndiaye ne fait que répéter les propos de Macron]


Raphaël Cario. Comment allez-vous gérer les relations avec l’Italie de Matteo Salvini [Ligue du Nord plus que jamais souverainiste, populiste et identitaire]?


Avec l’Italie, on a une histoire très ancienne traversée par la Seconde Guerre mondiale et par la volonté de la dépasser grâce à la création de l’Europe. Cette dimension historique, il ne faut jamais l’oublier. L’Italie est un partenaire important [encore du temps perdu à enfoncer des portes ouvertes]. 
Avec le gouvernement italien, on se dit les choses clairement. Cela nous permet de nous mettre d’accord [avec la droite si extrême et vilipendée soit-elle] sur certains dossiers comme les travailleurs détachés ou la pêche électrique. C’est la force de l’Union européenne : on peut avancer sur certains points, même si politiquement on est en désaccord. Nous défendons pour notre part un projet progressiste, pour une Europe souveraine et qui protège, et non un projet de repli sur soi. Mais au final, ce sont les peuples qui décident, chacun dans son pays. Après les élections, on s’organisera en fonction de ce résultat.

BIO EXPRESS


13 décembre 1979. Naissance à Dakar (Sénégal).

1999-2006. Militante à l’Unef.

2002. Adhère au PS.

2008-2011. Chef du service de presse de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis.

2013-2014. Conseillère presse du cabinet d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

2014-2016. Conseillère presse du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie.

2016. Naturalisée française.

2017-2019. Conseillère presse et communication à l’Elysée.

31 mars 2019. Nommée secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement.


Trois heures pour ne rien dire !
Le Parisien peut se le permettre : il est subventionné par le contribuable - moins d'un de ces "gens" sur deux - que le groupe LVMH méprise. Ce journal qui fait reluire la sous-ministre avec l'argent public est à notre charge (en plus de nos retraités en EPHAD !) derrière Libération, Le Figaro ou Le Monde...

On retiendra aussi qu'une femme-ministre peut faire vivre à elle seule une famille de cinq personnes.

samedi 24 février 2018

Retraites : Macron oppose les agriculteurs aux cheminots

Macron est-il dans son rôle en dressant une catégorie sociale contre une autre ?

Macron compare les retraites des agriculteurs à celle des cheminots

Face à un salarié SNCF qui, au cours de sa visite samedi au salon de l'Agriculture, l'avait interpellé pour s'inquiéter de la réforme annoncée de la SNCF, le banquier-président a opposé la retraite des cheminots à celle des  agriculteurs. "Je ne peux pas avoir d'un côté des agriculteurs qui n'ont pas de retraite et de l'autre un statut cheminot et ne pas le changer", a frontalement rétorqué Macron au cheminot. 
"Je suis petit-fils de cheminot. Allez voir les agriculteurs, ils n'ont pas de statut... faut pas raconter de craques aux gens. Vous avez quel âge? Vous n'avez pas le même rythme que mon grand-père qui était cheminot" (son arrière-grand-père, à dire vrai, était chef de gare), a déclaré le président, fils de deux médecins, tout en assurant ne pas vouloir "tout casser"

Macron a ajouté qu'il n'était "pas du tout pour rogner sur les salaires 

"Mais
on a des éléments de statuts et une gestion de l'entreprise qu'il faut adapter" et "pour votre génération, c'est mieux", a-t-il poursuivi. 
"Le monde n'est plus comme avant, a-t-il constaté finement. Je ne vais pas faire rentrer un cheminot [à la SNCF avec un statut] comme il y a 50 ans, ce serait fou !" s'est exclamé le président tout en promettant au cheminot qu'il "viendra sur le terrain". 

Matignon doit faire connaître lundi la méthode et le calendrier de la réforme de la SNCF qu'il va entreprendre à la suite de la présentation, la semaine dernière, d'un rapport sur la question. Réalisé par l'ex-patron d'Air France Jean-Cyril Spinetta, il lane une quarantaine de pistes de réformes pour la SNCF, dont la transformation en société anonyme et la fin du ...statut des cheminots à l'embauche.

Macron est-il le président de tous les Français ?

samedi 13 septembre 2014

Petits retraités: Hollande s'en prend aux plus faibles

Hollande sacrifie les petites retraites en dépit des promesses de Valls 

Finie la revalorisation des petites retraites au 1er octobre


C'étaient des promesses électorales du Premier ministre
Manuel Valls disait vouloir adoucir les mesures d'économies frappant les "petites retraites", inférieures à 1.200 euros, toutes pensions confondues. Après les déculottées de la majorité présidentielle aux municipales des 23 et 30 mars 2014, le gouvernement avait annoncé un geste pour reprendre la main ! C'était aussi avant les élections européennes de 2014 du 22 au 25 mai 2014...

Vendredi 12 septembre, le gouvernement a avoué avoir fait des promesses en l'air sur une revalorisation des petites retraites. Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, observe maintenant que "la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduit à une stabilité des pensions". 

Hollande gèle d'abord les pensions… sauf les plus petites

Le 8 avril, le "pacte de responsabilité" du gouvernement Valls prévoit 50 milliards d'euros d'économies dégageant notamment 30 milliards en faveur de la reprise économique, sur le dos des retraités. Ce plan d'économies prévoit le gel, pendant un an, des pensions du régime de retraite de base et des retraites complémentaires.
Sous la pression de l'opposition, le gouvernement décide alors "d'épargner les petites pensions de retraite jusqu'à 1 200 euros" (toutes pensions cumulées). Un ex-salarié touchant 1.100 euros, dont 850 euros de pension de base et le reste en complémentaire, devait ainsi voir sa pension augmenter de 5,10 euros mensuels au moment de la revalorisation. Du coup, les européennes auraient pu être moins défavorables à la majorité.

Les branquignols du gouvernement ont des défaillances techniques

Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros devaient être réévaluées au 1er octobre. Mais, les européennes passées, Le Figaro révèle dès le 18 juin que le budget rectificatif 2014 de la Sécurité sociale ne prévoit plus cette revalorisation, pour des "raisons techniques" liées à l'identification des assurés concernés. Le ministère de Marisol Touraine assure cependant que "tout retard sera compensé". 

Le 4 septembre, les Pieds Nickelés font savoir que les 8 millions de personnes concernées par ce contre-temps n'ont décidément pas de chance: cette mesure a rencontré un problème informatique indépendant de leur volonté... Les petites retraites reçoivent toutefois la garantie que "tout retard sera compensé". 

Il faudra attendre le 25 septembre pour que le montant de la revalorisation soit connu de la commission des comptes de la Sécurité sociale. Il sera d'environ 11 euros par mois.

Le gouvernement ne peut plus venir en aide aux petites retraites

Promesses d'ivrogne
Les retraités sont menés en pédalo pendant six mois, avant que le vendredi 12 septembre, Marisol Touraine fasse dire par ses services que les petites pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de la faible hausse des prix.
"Les règles de revalorisation, du fait de la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduisent à une stabilité des pensions", explique le ministère.

La déflation frappe les plus faibles et les moins revendicatifs
En raison de l'application mécanique des règles de calcul (qui tiennent compte notamment de la revalorisation et de l'inflation appliquées en 2013),
Petits retraités en grève de la faim,
2 juillet à Avenières en Isère
les retraités aux pensions les plus modestes n'auront donc aucun euro de plus chaque mois, se retrouvant ainsi logés à la même enseigne que les autres retraités. Seuls les retraités au minimum vieillesse bénéficieront, "comme le gouvernement s'y était engagé, d'un coup de pouce en octobre prochain", promet le ministère, tout en restant dans le flou sur le montant de cette revalorisation, si aucune contrainte technique ne frappe les plus vulnérables.

Comme l'avait souhaité initialement le gouvernement Valls en avril, la revalorisation des petites retraites sera donc bien gelée jusqu'à octobre 2015, soit pendant dix-huit mois, puisqu'après avoir été décalée d'avril à octobre, elle est remise (au mieux) à octobre 2015.

lundi 28 avril 2014

Plan de stabilité: Valls officialise la pauvreté en France

Valls annonce un plan pauvreté pour compenser les économies

Pour faire voter son plan de stabilité, le Premier ministre recule 
Vont-ils tenir bon?
dans une lettre adressée aux députés PS.

Le Premier ministre avait promis de faire un geste en faveur des plus pauvres. Pour les convaincre de voter en faveur du programme de stabilité mardi 29 avril, Manuel Valls détaille, dans une lettre adressée aux députés PS, une série de mesures destinées aux plus modestes. 

Objectif : compenser les efforts demandés aux Français dans le cadre des 50 milliards d'euros d'économies. Ce plan pauvreté doit être appliqué au 1er septembre.
En voici le contenu. 

Les retraites inférieures à 1.200 euros par mois ne seront pas gelées
Les retraités percevant moins de 1.200 euros mensuels ne seront pas concernés par le gel des pensions prévu par le plan d'économies du gouvernement, annonce le Premier ministre. Leurs pensions devraient donc être revalorisées le 1er octobre. Une revalorisation traditionnellement indexée sur l'inflation, pour que les Français conservent leur pouvoir d'achat malgré l'augmentation des prix. Selon l'entourage de Manuel Valls, cette mesure concerne "6,5 millions de personnes".
Initialement, seules les retraites inférieures au minimum vieillesse (792 euros pour une personne seule) étaient épargnées par le gel décrété par le gouvernement jusqu'à l'automne prochain.

Hausse du RSA, "mesure fiscale" pour les ménages modestes...
Le plan pauvreté prévoit aussi une hausse de 10% du revenu de solidarité active (RSA) en dix ans. La première étape de cette revalorisation interviendra le 1er septembre.

Valls promet également "une mesure fiscale de soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes", "effective dès cette année", sans plus de détails. Ses modalités seront déterminées "dans les prochains jours pour la loi de finances rectificative".

Un coup de pouce à certains fonctionnaires

Le pacte de responsabilté prévoyait un gel du point d'indice, qui sert de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires, en 2015, 2016 et 2017. Il l'était déjà depuis 2010. "Ce qui revient à bloquer leurs salaires (hors carrière et avancement) pendant sept années consécutives", explique Le Monde. Les agents les plus modestes (catégorie C et certains de la catégorie B) verront leurs rémunérations revalorisées : "Cela représente en moyenne environ 440 euros de salaire net en plus dès l'an prochain pour 1,6 million d'euros", promet  le Premier ministre. 


Autre annonce

Manuel Valls promet une clause de revoyure, qui permettrait de revenir sur le gel du point d'indice des fonctionnaires en fonction du retour éventuel de la croissance
L'UDI risque d'y croire et les rebelles socialistes de rentrer dans le rang, après beaucoup de simagrées..

vendredi 21 mars 2014

Pouvoir d’achat des retraités: fins de mois difficiles

Nouveau coup dur pour les retraités

L’augmentation des pensions du régime général est reportée à octobre et les retraites complémentaires  en 2014.

Hollande tape les plus faibles  
Le gouvernement rompt avec l'habitude d'une revalorisation des pensions de base en avril: l'augmentation est reportée à octobre. La CGT pointe désormais du doigt le fait que les complémentaires du privé vont par ailleurs être touchées durement en 2014. 11,8 millions de retraités veront les pensions complémentaires de l'Arrco gelées cette année, ont indiqué mardi plusieurs source, à l'issue d'un vote du conseil d'administration de ce régime des salariés du privé. Conséquence : le pouvoir d’achat des retraités devrait en pâtir. "Pour les retraités qui connaissent des fins de mois difficiles, cela ne va pas s'arranger", a regretté Gérard Rodriguez, en charge du dossier retraites à la CGT.

Les retraites complémentaires ? 

et l’Agirc sont les principaux régimes de pensions complémentaires du secteur privé. Gérés par les partenaires sociaux, ils versent à environ 15 millions d’anciens salariés une partie (parfois la moitié) de leur retraite. Le reste est versé par le régime des retraites de base.

Un accord de mars 2013. Il y a un an, les conseils d’administration des deux régimes ont négocié un accord visant à assainir leurs finances. Le texte prévoit que pour 2014 et 2015, les pensions seraient revalorisées à hauteur d’un point de moins que l’inflation.

Problème auquel ne s’attendaient par les partenaires sociaux au moment de la signature de l’accord : l’inflation n’a été que de +0,7%, contre la prévision de +1,3% attendue à l’époque par le gouvernement. Logiquement, les pensions complémentaires devraient donc baisser. Heureusement l’accord signé en 2013 prévoit qu’une baisse n’est pas possible.

Suites possibles en 2015. 
Conséquence de la faible inflation, finalement, les régimes économiseront moins que ce qu’ils avaient prévu. Si l’accord avait réellement été appliqué, 550 millions d’euros auraient été économisés, selon le quotidien économique Les Echos.

Les conseils d’administration des deux régimes doivent donc discuter d’un nouveau dispositif. Et ce ne sera pas une partie de plaisir puisqu’il est possible qu’ils décident de reverser le manque à gagner sur 2015. Autrement dit, l’année prochaine, les pensions pourraient être valorisées à plus d’un point de moins que l’inflation. Le risque est que les pensions complémentaires stagnent à nouveau.

Les pensions pour octobre. 
L’alarme sur les pensions complémentaires, sonnée pour la CGT à l'occasion de sa mobilisation de 240.000 manifestants le 18 mars contre le pacte de responsabilité, vient s’ajouter aux craintes sur les retraites classiques. Dans le cadre de la dernière réforme des retraites, Hollande a décidé de ne revaloriser ces pensions qu’au mois d’octobre 2014. Jusque là, l’augmentation intervenait au mois d’avril.

samedi 29 juin 2013

Méthode Hollande pour sauvegarder le système de protection sociale

Brider les retraites et les "allocs", où est le problème?

La Cour des comptes recommande de brider la progression des dépenses 
 
Les idées fisc de Hollande
visent 50% de Français:
mais les autres ?
 

Elle prévient de l'urgence pour éviter  dès aujourd'hui  l'implosion à moyen terme du système de protection sociale. Les prestations familiales et les pensions des retraités sont visées au premier chef. 

Tous les ans, au 1er avril, elles sont revalorisées au même rythme que l'inflation, afin de préserver leur pouvoir d'achat. Les magistrats financiers estiment qu'on pourrait "minorer l'indexation" en 2014 et 2015, sur le modèle de ce que les partenaires sociaux ont décidé pour les régimes complémentaires Agirc et Arrco. En revalorisant les retraites et les prestations familiales d'un point de moins que l'inflation l'an prochain, les dépenses seraient réduites "d'environ 1,5 milliard d'euros dès 2014". En reconduisant la même désindexation en 2015, l'économie annuelle atteindrait 3,8 milliards.

Les sages de la Rue Cambon préconisent d'exclure de cette mesure de rigueur le minimum vieillesse. 

La "gauche sociale" ambitionne-t-elle de créer une nouvelle pauvreté?

On pourrait aussi
moduler les revalorisations en discriminant en fonction des niveaux des pensions "afin d'épargner les retraités modestes". Les pensions les plus faibles ne seraient alors pas touchées. C'est là l'une des options examinées actuellement par le gouvernement, qui prépare une réforme des retraites pour la fin de l'été. 
Il pourrait cependant lui préférer une nouvelle hausse des prélèvements ciblant les retraités les plus riches, au risque de créer de nouveaux pauvres, à force d'empiler les taxations sur les plus "aisés" à la frange. 

Une décision similaire est en effet envisagée qui s'appliquerait aux aides au logement et économiserait 170 millions d'euros par an, calcule la Cour des comptes. 

Et pour l'assurance-chômage, elle rapporterait 165 millions.

Si la désindexation des retraites est bien à l'étude au sein du gouvernement, il est très peu probable qu'il applique une telle mesure à l'ensemble des prestations sociales. 

Pourvu que Bercy trouve assez de contribuables à tondre 
L'impact sur le pouvoir d'achat, déjà en berne, serait douloureux, d'autant que le gouvernement a déjà décidé de réduire aussi les prestations familiales des plus "aisés" en 2014.

La création de 7.000 postes dans l'Education et de 13.000 fonctionnaires par an a un coût qui n'est pas soumis à débat.

mardi 4 juin 2013

Baisse du quotient familial : mensonge sur une hausse d'impôt déguisée !

Matraquage fiscal d'un Hollande masqué 

La branche famille de la Sécurité sociale est excédentaire

Aucun déficit structurel du régime famille de la Sécurité sociale ne justifie les mesures  qu'annonce le Premier ministre visant à notamment à réduire le déficit du régime des retraites. Parmi elles, l'abaissement du plafond du quotient familial ou encore, la suppression de la réduction forfaitaire d'impôt pour frais de scolarité. Des mesures qui annoncent de nouvelles hausses d'impôts pour la plupart des contribuables des classes moyennes.


Le pouvoir recule devant les associations
Devant la bronca des associations, le gouvernement a finalement renoncé à moduler les allocations familiales en fonction des ressources. Il opte sous la contrainte pour une réduction du quotient familial, pivot de la politique fiscale des particuliers, qui vont donc en prendre pour leur grade. 
Les riches sont l'alibi qui permet de faire avaler les mesures, mais ils ne vont pas être les seuls  appelés à une plus grande solidarité forcée. Ce quotient, qui module l'impôt en fonction des personnes à charge d'une famille, a en effet déjà été passablement raboté par la loi de finances pour 2013. L'avantage consenti par chaque personne à charge du foyer est ainsi tombé de 2 334 euros à 2 000 euros. Les familles découvriront leur douleur lorsqu'ils recevront leurs feuilles d'impôt, fin août. 

Nouvelle hausse d'impôts pour 1,3 millions de foyers

Cette augmentation d'impôt qui ne veut pas dire son nom se poursuivra en 2014. Le quotient familial baissera encore de 2000 euros à 1500 euros par demi-part fiscale. 
Selon les calculs de Bercy, cette mesure devrait augmenter de 64 euros par mois en moyenne les impôts de 1,3 millions de foyers, soit une "solidarité" accrue de 768 euros pour 12% des ménages imposables avec enfant(s) à charge. Le gain pour les caisses de l'Etat est évalué à un milliard d'euros dès 2014. Selon le premier ministre Jean-Marc Ayrault, les familles touchées par la réforme figurent toutes parmi les 20% des ménages français les plus "riches". 
Est-on "riche" à 5000 euros à deux ?

Mais ces 64 euros par mois représentent une augmentation annuelle de l'impôt de plus de 800 euros à revenus inchangés. Car pour certaines familles la note est beaucoup plus salée. Une famille de deux enfants ayant 70 000 euros de revenus nets imposables, ce qui ne correspond tout de même à des revenus énormes pour un couple, verra sa facture augmenter de 1 000 euros. Pour un couple avec trois enfants et 80 000 euros de revenus, on arrive à 1024 euros et l'on grimpe à une majoration de 2 000 euros si notre couple élève trois enfants avec 100 000 euros de revenus.

Mais le matraquage commence beaucoup plus bas

 Les familles ciblées subissent plusieurs baisses cumulées de pouvoir d'achat.


Fin de la réduction d'impôt pour frais de scolarité
Les simulations publiées occultent la perte d'autres incitations fiscales l'an prochain pour la politique de la famille: la réduction d'impôt pour frais de scolarité. Aujourd'hui encore les parents dont les enfants sont scolarisés ont droit à une réduction d'impôt de 61 euros pour un enfant au collège, de 153 euros s'il est au lycée et de 183 euros s'il suit une formation dans l'enseignement supérieur. La suppression de cet avantage fiscal toucherait 1,6 millions de familles dont l'impôt sur le revenu augmenterait ainsi de 12 euros par mois en moyenne, 144 euros ajoutés. 

En 2014, un couple avec trois enfants au collège, au lycée et en faculté, 100 000 euros de revenus, on arrive à
une augmentation l'an prochain de 2 397 euros. François Hollande est pourtant le locataire de l'Elysée qui avait " promis-juré " de ne pas augmenter les impôts des particuliers l'an prochain, non ?

Gilles Carrez (UMP) dénonce une mesure "indirecte", "qui concernera plus de foyers". 

Pour le président de la commission des Finances (UMP) à l'Assemblée nationale, "le gouvernement et sa majorité font le choix d'avancer masqués et de préférer un poison à infusion lente à une mesure franche et explicite".
Il estime que les conséquences de la diminution du plafond du quotient familial seront "douloureuses pour un million de foyers qui vont devoir acquitter plus de 800 euros d'impôts en plus l'an prochain".

Le secrétaire national du PCF dénonce «une logique purement d'économie». Pierre Laurent fustige une "«politique d'austérité à la petite semaine" qui "nous mène dans le mur". Selon lui, "cette politique ne repose sur aucune vision d'ensemble de l'avenir de la société, si ce n'est sur la volonté de répondre aux injonctions européennes de rigueur budgétaire". 

VOIR et ENTENDRE le face à face de Jean-Marc Sylvestre et Eric Heyr pour L'Opinion: 

Des prestations familiales modulées selon les ressources

Il faut ajouter à ce rabot fiscal un rabot social. 
La prestation d'accueil du jeune enfant (la paje) versée à certains parents d'enfants de moins de trois ans, sera modulée en fonction des revenus. Elle sera divisée par deux pour les ménages dont les ressources dépassent 4000 euros par mois avec deux salaires, ce qui devrait concerner environ 280.000 foyers. Ceux qui en bénéficient actuellement ne verront en revanche pas leur situation changer: la réforme ne s'appliquera qu'aux enfants nés après le 1er avril 2014. 

VOIR et ENTENDRE Bruno Le Maire déclarer "Hollande avait promis de ne pas augmenter les impôts en 2014, il a menti":

Pour faire passer la pilule, le gouvernement annonce la création d'ici la fin du quinquennat de 100 000 nouvelles places de crèches, de 100 000 autres places chez les assistantes maternelles et de 75 000 autres dans les maternelles pour les enfants de moins de trois ans. Enfin, les familles les plus modestes bénéficieront d'une majoration de moitié du complément familial et de l'allocation de soutien familial. Mais ces mesures ne prendront pleinement effet qu'en 2017 et 2018. D'ici là, beaucoup d'eau sera passée sous les ponts de la Seine et de nouveaux rabots votés.


La France détient aujourd'hui la palme des prélèvements sociaux et fiscaux des pays de l'OCDE. 
Hollande n'est pas prêt de lui faire perdre cette première place !