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samedi 31 octobre 2015

Retraites complémentaires: accord avec une minorité de syndicats, CFDT, CFTC et CFE-CGC

La gauche comptable se met d'accord avec le MEDEF, sur le dos des faibles

Travailler plus longtemps pour espérer perdre moins ?

Cet accord n'est pas signé entre tous les syndicats et le patronat, mais par certaines organisations syndicales: seulement trois...
Libération se félicite que "le texte de l’accord vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, de manière à limiter à 2,3 milliards d’euros le déficit cumulé des deux régimes." On croirait lire un communiqué de Bercy... 
La négociation durait depuis février et devait s’achever en juin. Les syndicats patronaux (Medef, CGPME, UMPA) et trois syndicats ouvriers (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont finalement validé vendredi, après une "dernière séance" (sic) au siège du Medef, l’accord destiné à renflouer les caisses de retraites complémentaires des salariés du privé.  Libération ne mentionne pas la CGT, FO, SUD et UNSA. Et pourquoi passent-ils à la trappe de leur information sélective ? ILs ont refusé de signer !

L’Agirc et l’Arrco sont en effet menacés d’asphyxie financière:
par la crise économique (celle que la gauche a niée de 2008 à 2012...), l’arrivée de millions de papy-boomers à la retraite (qu'il est permis de racketter, selon l'éthique de la double peine "validée" par Libération, bien qu'ils aient déjà été imposés une première fois sur le revenu tout au long de leur activité) et la réduction des cotisations à cause du chômage élevé (du fait de la gauche socialiste au pouvoir après bientôt quatre ans). 
Ces deux régimes complémentaires ont vu leur déficit se creuser respectivement à 1,985 milliard d’euros et à 1,153 milliard en 2014. Avec, en l’absence d’accord, un risque pour l’Agirc (cadres) de voir ses réserves épuisées d’ici à 2018 et à 2027 pour l’Arrco.
Le texte de l’accord, qui doit être formellement signé dans les jours qui viennent, vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, de manière à limiter à 2,3 milliards d’euros le déficit cumulé des deux régimes. Ses principales mesures sont une incitation à travailler plus longtemps via un système de bonus-malus, une moindre revalorisation des retraites ou encore une fusion des régimes Agirc-Arrco

Bien naturellement, mais "comme prévu" selon Libération,
la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer cet accord.
Côté Medef, le négociateur Claude Tendil a, lui, salué "un bon accord pour l’ensemble des partenaires signataires, puisque nous sommes six à signer", Côté syndical, l'exécutif socialiste atteint son objectifCet accord ouvre "selon elles" (à la différence de Libération, propriété des hommes d'affaires multi-millionnaires, Bruno Ledoux et Patrick Drahi, ) la voie à un report de l’âge de départ à la retraite. Philippe Pihet (FO) a dénoncé un texte "déséquilibré", tandis qu’Eric Aubin (CGT) a déploré une "régression"
Dans le détail, l’accord prévoit:

  • Dès 2016
  • 2,1 milliards d’économies à l’horizon 2020:
    Une moindre revalorisation des pensions pendant trois ans (1 point de moins que l’inflation), avec toutefois une "clause plancher" pour empêcher une diminution. 

    1,3 milliard d’économies:
    La date de revalorisation des pensions sera décalée au 1er novembre (au lieu d’avril). 
    100 millions d’euros d’économies: Augmentation du prix d’achat du point pendant trois ans, de manière à diminuer le rendement des régimes pour le futur retraité. Le montant de la retraite complémentaire dépend du nombre de points Arrco (cadres) et Agirc (tous salariés du privé) accumulés. Alors que pour 1.000 euros cotisés, le salarié a actuellement 65,6 euros de rente, il n’aura plus que 60 euros dans trois ans.

  • A partir de 2019

  • 500 millions d’euros d’économies en 2020: Mise en place, à compter du 1er janvier et pour les générations nées à partir de 1957, d’un bonus-malus pour inciter les salariés à travailler un an de plus une fois qu’ils ont rempli les deux conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein (âge légal et durée de cotisation). Sans considération de la longueur des études et de l'âge d'entrée dans la vie professionnelle des étudiants et futurs cadres exposés au burn-out et aux maladies cardiaques. 
    Un salarié disposant de toutes ses annuités et qui prendrait sa retraite à 62 ans, verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% par an pendant deux voire trois ans, avant d’obtenir une retraite à taux plein à 65 ans. En revanche, s’il travaillait jusqu’à 63 ans, ce malus temporaire serait annulé. Il bénéficierait pendant un an d’un bonus de 10% s’il restait deux ans de plus en activité, bonus qui grimperait à 20% pour trois ans de plus et 30% pour quatre ans de plus. 
    Les personnes pouvant partir dès 60 ans (carrières longues) et celles devant travailler au-delà de 62 ans pour avoir toutes leurs annuités seront également concernées par ce système, qui s’applique au maximum jusqu’à 67 ans. Les nouveaux retraités exonérés de CSG seront dispensés, ceux qui sont soumis à son taux réduit pourront subir des décotes de 5% pendant 3 ans. Des dérogations sont également prévues pour les salariés handicapés (50% d’incapacité) et les aidants familiaux. 

    800 millions d’économies attendues des comptables de Bercy
    Augmentation des cotisations patronales, via une augmentation de deux points du 'taux d’appel', passant de 125 à 127%. Economies attendues: 800 millions d’euros. Les cotisations aux régimes complémentaires sont calculées via deux taux, le "taux contractuel" et le "taux d’appel". Le premier ouvre des droits: plus on cotise, plus on engrange de points, plus la retraite sera élevée. Le 'taux d’appel' n’ouvre en revanche pas de droits : même si on cotise plus, la pension ne sera pas plus élevée, ce qui permet de remplir les caisses des régimes. 

    La création d’un nouveau régime fusionnant l’Agirc et l’Arrco est également prévue à cet horizon. Tout comme la mise en place d’une nouvelle répartition des cotisations à l’Agirc: 60% à la charge de l’employeur et 40% à celle des salariés (contre respectivement 62 et 38% actuellement), comme c’est le cas à l’Arrco.

    Des économies à n'importe quel prix et au détriment des retraités, pourquoi pas, selon la majorité présidentielle, le PS et la CFDT, ainsi que leurs media affiliés... La démarche socialiste consistant à frapper les salariés du secteur public et les retraités a quelque chose d'insupportable quand le gouvernement continue a augmenter la dette publique.


    samedi 13 septembre 2014

    Petits retraités: Hollande s'en prend aux plus faibles

    Hollande sacrifie les petites retraites en dépit des promesses de Valls 

    Finie la revalorisation des petites retraites au 1er octobre


    C'étaient des promesses électorales du Premier ministre
    Manuel Valls disait vouloir adoucir les mesures d'économies frappant les "petites retraites", inférieures à 1.200 euros, toutes pensions confondues. Après les déculottées de la majorité présidentielle aux municipales des 23 et 30 mars 2014, le gouvernement avait annoncé un geste pour reprendre la main ! C'était aussi avant les élections européennes de 2014 du 22 au 25 mai 2014...

    Vendredi 12 septembre, le gouvernement a avoué avoir fait des promesses en l'air sur une revalorisation des petites retraites. Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, observe maintenant que "la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduit à une stabilité des pensions". 

    Hollande gèle d'abord les pensions… sauf les plus petites

    Le 8 avril, le "pacte de responsabilité" du gouvernement Valls prévoit 50 milliards d'euros d'économies dégageant notamment 30 milliards en faveur de la reprise économique, sur le dos des retraités. Ce plan d'économies prévoit le gel, pendant un an, des pensions du régime de retraite de base et des retraites complémentaires.
    Sous la pression de l'opposition, le gouvernement décide alors "d'épargner les petites pensions de retraite jusqu'à 1 200 euros" (toutes pensions cumulées). Un ex-salarié touchant 1.100 euros, dont 850 euros de pension de base et le reste en complémentaire, devait ainsi voir sa pension augmenter de 5,10 euros mensuels au moment de la revalorisation. Du coup, les européennes auraient pu être moins défavorables à la majorité.

    Les branquignols du gouvernement ont des défaillances techniques

    Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros devaient être réévaluées au 1er octobre. Mais, les européennes passées, Le Figaro révèle dès le 18 juin que le budget rectificatif 2014 de la Sécurité sociale ne prévoit plus cette revalorisation, pour des "raisons techniques" liées à l'identification des assurés concernés. Le ministère de Marisol Touraine assure cependant que "tout retard sera compensé". 

    Le 4 septembre, les Pieds Nickelés font savoir que les 8 millions de personnes concernées par ce contre-temps n'ont décidément pas de chance: cette mesure a rencontré un problème informatique indépendant de leur volonté... Les petites retraites reçoivent toutefois la garantie que "tout retard sera compensé". 

    Il faudra attendre le 25 septembre pour que le montant de la revalorisation soit connu de la commission des comptes de la Sécurité sociale. Il sera d'environ 11 euros par mois.

    Le gouvernement ne peut plus venir en aide aux petites retraites

    Promesses d'ivrogne
    Les retraités sont menés en pédalo pendant six mois, avant que le vendredi 12 septembre, Marisol Touraine fasse dire par ses services que les petites pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de la faible hausse des prix.
    "Les règles de revalorisation, du fait de la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduisent à une stabilité des pensions", explique le ministère.

    La déflation frappe les plus faibles et les moins revendicatifs
    En raison de l'application mécanique des règles de calcul (qui tiennent compte notamment de la revalorisation et de l'inflation appliquées en 2013),
    Petits retraités en grève de la faim,
    2 juillet à Avenières en Isère
    les retraités aux pensions les plus modestes n'auront donc aucun euro de plus chaque mois, se retrouvant ainsi logés à la même enseigne que les autres retraités. Seuls les retraités au minimum vieillesse bénéficieront, "comme le gouvernement s'y était engagé, d'un coup de pouce en octobre prochain", promet le ministère, tout en restant dans le flou sur le montant de cette revalorisation, si aucune contrainte technique ne frappe les plus vulnérables.

    Comme l'avait souhaité initialement le gouvernement Valls en avril, la revalorisation des petites retraites sera donc bien gelée jusqu'à octobre 2015, soit pendant dix-huit mois, puisqu'après avoir été décalée d'avril à octobre, elle est remise (au mieux) à octobre 2015.

    samedi 29 mars 2014

    Nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat des retraités

    Austérité: les retraites complémentaires ne seront pas revalorisées en 2014

    Les électeurs réaliseront 
    après les municipales que les pensions du régime général sont gelées

    L’augmentation des pensions est reportée à octobre !
    Et les retraites complémentaires ne seront pas valorisées en 2014.
    11,8 millions de retraités verront ler pouvoir d'achat gelé toute l'année 2014 Les pensions complémentaires de l'Arrco seront en effet gelées cette année. "Pour les retraités qui connaissent des fins de mois difficiles, cela ne va pas s'arranger", a regretté Gérard Rodriguez, en charge du dossier retraites à la CGT. 
    L’Arrco et l’Agirc sont les principaux régimes de pensions complémentaires du secteur privé. Gérés par les partenaires sociaux, ils versent à environ 15 millions d’anciens salariés une partie (parfois la moitié) de leur retraite. Le reste est versé par le régime des retraites de base.

    En mars 2013, les conseils d’administration des deux régimes ont négocié un accord visant à assainir leurs finances. Le texte prévoit que pour 2014 et 2015, les pensions seront revalorisées à hauteur d’un point de moins que l’inflation.

    Or, l’inflation n’a été que de +0,7%, contre la prévision de +1,3% attendue à l’époque par le gouvernementsocialo-écolo. Les pensions complémentaires devraient donc logiquement baisser, mais l’accord signé en 2013 avait  heureusement prévu que l'inflation serait inférieure et qu’une baisse ne serait pas possible.

    Quid de 2015. Conséquence de la faible inflation, les régimes dépenseront  finalement plus que ce qu’ils avaient prévu. L’accord signé ne permet pas d'économiser les 550 millions d’euros espérés, selon le quotidien économique Les Echos.

    Réunis pour entériner la décision, les conseils d’administration des deux régimes ont donc dû discuter d’un nouveau dispositif. Il est possible qu’ils décident de reverser le manque à gagner sur 2015. Autrement dit, l’année prochaine, les pensions seront valorisées à plus d’un point de moins que l’inflation

    Au final, les retraités font les frais de la tendance à la déflation

    Leurs pensions complémentaires vont continuer à stagner.

    Les craintes sur les retraites classiques viennent s'ajouter à l’alarme sur les pensions complémentaires, sonnée pour la CGT dans l’optique de sa manifestation du 18 mars. 
    Dans le cadre de la dernière réforme des retraites, le gouvernement a décidé de ne pas soutenir les pensionnés avant octobre 2014. 
    Les retraités devront encore attendre sept mois avant d'espérer toucher leur augmentation d'avril.

    mardi 19 février 2013

    Fabius prend rang pour la succession à Ayrault

    Sur la croissance, Le Maire dénonce "l'amateurisme" du gouvernement

    Rivalités au sein de la pétaudière gouvernementale


    Les crânes d'oeufs, 
    Fabius et Moscovici,
    à deux doigts 
    de faire une omelette: 
    mauvais présage pour les 
    contrats de génération...

    Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Zayrault se mêle d'économie
    Laurent Fabius, qui a annoncé une baisse des prévisions de croissance du PIB pour 2013,  s'est fait recadrer: piqué au vif, Moscovici a fait publier une mise au point de Bercy, selon qui rien n'est "encore arrêté".
    En affirmant mardi que la prévision gouvernementale de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2013 va être abaissée sans doute aux alentours de +0,2% ou +0,3%, non seulement Lolo Fabius empiète bien peu diplomatiquement sur le terrain de Pierre Moscovici, mais il nuit à Ayrault qui, de l'avis des experts, ne pourra pas tenir cet objectif.
    VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze dénoncer un gouvernement qui se shoote à l'EPO de la dépense publique:

    Le ministère des Finances a ensuite assuré que la nouvelle prévision de croissance pour 2013 n'était "pas encore arrêtée".

    Les ministres tirent à hue et à dia, selon l'opposition 
    Bruno Le Maire a dénoncé mardi l'"amateurisme du gouvernement" 
    "Il y a un amateurisme complet du gouvernement sur tous les sujets", a souligné le député de l'Eure UMP et ancien ministre apprécié de l'Agriculture sur BFMTV, à propos de cette intervention déplacée."Alors, Laurent Fabius est maintenant à la fois ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Economie, cela fera plaisir à M. Moscovici. Et on a des chiffres qui sont brouillons et contradictoires", a-t-il ajouté.
    Valérie Pécresse se dit également accablée
    C'est "absolument fabuleux que le ministre des Affaires étrangères remplace le Premier ministre pour annoncer quelque chose d'aussi important que les objectifs de croissance du gouvernement". 
    Est-ce l'annonce d'une prochaine vacance du pouvoir à Matignon ?
    "C'est du jamais vu et cela montre que vraiment le gouvernement marche sur la tête. Je le dis d'autant plus que Michel Sapin [locataire du ministère du Travail] m'avait -dans les yeux- dit que ces prévisions à 0,8% de croissance étaient maintenues", a ajouté la député UMP des Yvelines, sur la même chaîne d'information.

    Ayrault tend à Copé le bâton pour se faire battre

    La politique économique d'Ayrault serait victime  d'un torpillage de Copé, selon Le Parisien...

    Un parti-pris flagrant

    "Discret depuis la rentrée", Jean-François Copé, le président de l'UMP, revient sur le devant de la scène. Après deux interviews dans la presse, il est réapparu ce lundi sur les ondes, avec un mot d'ordre : évoquer les "débats de fond", une expression revenue plusieurs fois au micro d'Europe 1

    Comme s'il voulait ôter l'étiquette d'homme politique avant tout soucieux de sa carrière de politique, qui lui colle à la peau depuis le psychodrame à l'UMP fin 2012. Cette incroyable guerre des chefs avec François Fillon avait fait plonger le député-maire de Meaux dans les sondages. D'où ces longues semaines de cure médiatique, pour redorer son blason mais aussi réorganiser le parti d'opposition." Pouvait-on faire plus copieux dans l'accablement militant ? Mais comme si le ton n'avait pas été donné et le mal fait, Le Parisien repart à la charge.
    "Quatre jours après un entretien "côté coeur" accordé à Paris Match, dans lequel il dévoile son intimité, son amour pour sa femme Nadia -photos tout sourire à l'appui- et sa manière d'éduquer ses enfants, le patron de l'UMP attaque le gouvernement sur sa politique économique." Rendez-vous compte ! 

    Une opposition constructive est visiblement mal vécue par le pouvoir socialo-écolo aux abois.  Evoquant le cap des 3% de déficit qui ne sera finalement pas tenu en 2013, sorte de " bulletin scolaire " de l'équipe d'Ayrault, son constat est sans appel : "le résultat, c'est que les choix qui ont été faits ne permettent pas d'atteindre les engagements qu'avait pris François Hollande devant les Français." Une telle observation objective devient-t-elle politiquement incorrecte ?

    "Une motion de censure pour avoir un débat de fond"

    "Et Copé de revenir sur les hausses des prélèvements," reproche Le Parisien. "En neuf mois, il a plus augmenté les impôts que nous en cinq ans. Comment voulez-vous qu'une économie encaisse le choc ?" ose-t-il observer... "Le patron de l'UMP fustige "l'erreur de diagnostic" de la gauche. Selon lui [les Français et l'Europe entière], "le modèle économique doit reposer sur la production et non la consommation. Le mot-clé, c'est produire plus et produire mieux." 

    Jean-François Copé en appelle à un 'Big Bang économique"
    Interrogé sur le fait de savoir si stabiliser le chômage fin 2013 et arriver à un déficit nul en 2017 est réalisable, il répond : " Je le souhaite, mais j’en doute. C’est la raison pour laquelle on va déposer une motion de censure pour avoir un débat de fond." Comme il l'avait déjà indiqué il y a une semaine aux Echos. "Je souhaite que Jean-Marc Ayrault assume qu'il faut baisser les dépenses inutiles, plutôt que d'augmenter les impôts des Français."

    VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé exhorter la majorité:


    Le président de l'UMP pointe du doigt "les deux nouvelles panacées, geler les pensions des retraités et fiscaliser les allocations familiales"
    Copé met en garde la "gauche sociale" contre des mesures de court terme, pour trouver un, deux-trois milliards au détriment des Français. C'est l'énième goutte d'eau qu'on va enlever de la mer en faisant croire qu'on va réduire les déficits." 

    Municipale à Paris : Copé ne prend pas parti

    Lors de son interview sur Europe 1, Jean-François Copé a brièvement parlé de ses relations avec François Fillon, qui organise de son côté son retour médiatique le 26 février avec une réunion publique à la Mutualité. Il a juste indiqué que ses relations avec les différents barons de l'UMP "se sont améliorées", après "la crise épouvantable du mois de décembre". Le Parisien y revient pour s'y vautrer. 
    La non-candidature à la mairie de Paris de l'ancien Premier ministre a été furtivement abordée. Quant au terrain glissant de la prochaine élection à l'UMP, il a vite éludé : "C'est de la politique qui n'intéresse pas les Français. On est là pour parler des sujets de fonds."

    En revanche, il est revenu sur la rumeur selon laquelle il aurait poussé Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, à se présenter à Paris, avant que ce dernier n'annonce finalement son retrait [ou son recul] "En tant que président de l’UMP, mon rôle était de savoir s’il souhaitait être candidat ou pas." 

    Une neutralité scrupuleuse que Le Parisien ne salue pas
    "Soucieux de ne pas prendre parti dans le duel qui va opposer Rachida Dati à Nathalie Kosciusko-Morizet, il s'est réjoui que la primaire à droite à Paris, "soit l'occasion d'un débat de fond." Son leitmotiv désormais."

    Que le débat devienne un "leitmotiv désormais" dans la majorité serait en revanche une avancée...