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mercredi 12 novembre 2014

Hausse des impôts: les promesses de Hollande ne sont "pas gravées dans le marbre", lâche Eckert

Le secrétaire d'Etat n'écarte plus une hausse des impôts en 2015, mais est contredit par le porte-parole du gouvernement

Il n'y aura pas de hausse d'impôt à partir de 2015, a promis François Hollande le 6 novembre 2014...
Tous les Français sont invités
à son "Dîner de cons"
Les yeux dans les yeux avec les Françaisà la télévision... Le président de la République n'en démord pas, il l'a une nouvelle fois garanti jeudi 6 novembre sur RTL et TF1 Face aux Français : "Il n'y aura pas d'impôt supplémentaire" dès 2015, "pour qui que ce soit".
"La classe moyenne supérieure ne peut plus accepter d'augmentation d'impôt" (François Hollande) Et la classe moyenne inférieure non plus!
"Il y aura une baisse d'impôt telle que je l'ai annoncée (...) Il n'y aura rien au-delà de ce qui a été annoncé", jusqu'à la fin du quinquennat, insisté gravement celui qui répète "moi, je suis le président de la République". 

Les analystes avaient comme un (gros) doute sur la sincérité de François Hollande 
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze réagir aux promesses d'ivrogne de Hollande sur TF1:

Chargé du Budget, Eckert estime une semaine plus tard que la non augmentation des impôts ne peut être garantie.

Alors que Hollande comptait relancer la croissance et réduire le chômage par la reprise de l'activité économique européenne, que 
Hollande s'est engagé solennellement à ce que les impôts n'augmentent pas en 2015"on ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d'un contexte international que nous ne maîtrisons pas", explique son secrétaire d'Etat. 

Christian Eckert se veut libre d'avoir recours à une nouvelle hausse, selon la situation économique. Une annonce à laquelle les Français ont du mal à croire.

VOIR et ENTENDRE 
François Lenglet:

Les propos du secrétaire d'État ont immédiatement été contredits par Stéphane Le Foll 
le porte-parole du gouvernement: "Pour moi, la promesse de François Hollande est gravée dans le marbre. La porte est fermée".  Le Normand  Breton dit toutefois "comprendre" Christian Eckert lorsqu'il évoque "le contexte international qui peut évoluer".

Le secrétaire d'État chargé du Budget rappelle par ailleurs que la hausse de 20% de la taxe sur les résidences secondaires n'entre pas dans la catégorie des nouveaux impôts: une taxe n'est pas un impôt, mais la différence risque d'être trop subtile pour les Français victime de hold-ups répétés sur leur pouvoir d'achat (redevance audiovisuelle, timbre, diesel, etc...). "Cette disposition était annoncée bien avant l'intervention du Président (...), c'est une demande d'un certain nombre de territoires", explique-t-il à qui veut l'entendre. Que les Français se retournent contre les communautés territoriales: nous on n'a rien à voir la dedans !

Les économies des collectivités territoriales

Selon Christian Eckert, "les populations autochtones [indigènes !] des zones très touristiques ont du mal à se loger, car les résidences secondaires captent l'ensemble du marché (...) Cette disposition, qui pourra être retravaillée, n'est pas faite pour renflouer le budget de l'État mais celui des communes. Celles qui ne le souhaitent pas, ne la feront pas". Les plus touristiques et donc les plus riches: cherchez la cohérences...

Le secrétaire d'État rappelle également qu'à force de dépenses incontrôlées 
le gouvernement s'est placé sous la tutelle européenne et la contrainte à réduire le déficit en privilégiant les économies aux impôts. "Le cap, c'est de réduire les déficits et ne pas casser la croissance (...) En 2015, l'impôt sur le revenu va baisser de trois milliards d'euros, soit neuf millions de foyers fiscaux".

Et de conclure en évoquant les dépenses des
collectivités locales, dont le gouvernement a diminué les dotations: "Elles ont connu une inflation considérable (...) On les pousse à faire des économies de fonctionnement".

VOIR et ENTENDRE Jean-Michel Aphatie, le 13 novembre 2014, au détour de l'entretien sur les finances des communautés territoriales exsangues:
Il faut "savoir tirer quelques bords", lance Eckert visiblement sous l'effet (de la route) du rhum.

Cerise sur le gâteau: les Français ne paient rien: "c'est l'Etat qui paie", assure le président socialiste...
VOIR et ENTENDRE la réaction d'un Nicolas Doze abasourdi :


La réforme fiscale promise par le candidat Hollande en 2012 a été enterrée officiellement le 6 novembre 2014

Une "intervention éclairante", selon Cambadélis...
En fait, à entendre le chef de l'État, cette réforme ne se fera pas en 2015. Et il est en outre très peu vraisemblable qu'elle se fasse en 2016 avant une campagne présidentielle qui s'annonce calamiteuse pour le pouvoir sortant, car toute réforme fait des victimes et faire des victimes avant une élection présidentielle, ça n'est pas indiqué. Nous avons donc assisté à un enterrement de première classe.



samedi 13 septembre 2014

Petits retraités: Hollande s'en prend aux plus faibles

Hollande sacrifie les petites retraites en dépit des promesses de Valls 

Finie la revalorisation des petites retraites au 1er octobre


C'étaient des promesses électorales du Premier ministre
Manuel Valls disait vouloir adoucir les mesures d'économies frappant les "petites retraites", inférieures à 1.200 euros, toutes pensions confondues. Après les déculottées de la majorité présidentielle aux municipales des 23 et 30 mars 2014, le gouvernement avait annoncé un geste pour reprendre la main ! C'était aussi avant les élections européennes de 2014 du 22 au 25 mai 2014...

Vendredi 12 septembre, le gouvernement a avoué avoir fait des promesses en l'air sur une revalorisation des petites retraites. Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, observe maintenant que "la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduit à une stabilité des pensions". 

Hollande gèle d'abord les pensions… sauf les plus petites

Le 8 avril, le "pacte de responsabilité" du gouvernement Valls prévoit 50 milliards d'euros d'économies dégageant notamment 30 milliards en faveur de la reprise économique, sur le dos des retraités. Ce plan d'économies prévoit le gel, pendant un an, des pensions du régime de retraite de base et des retraites complémentaires.
Sous la pression de l'opposition, le gouvernement décide alors "d'épargner les petites pensions de retraite jusqu'à 1 200 euros" (toutes pensions cumulées). Un ex-salarié touchant 1.100 euros, dont 850 euros de pension de base et le reste en complémentaire, devait ainsi voir sa pension augmenter de 5,10 euros mensuels au moment de la revalorisation. Du coup, les européennes auraient pu être moins défavorables à la majorité.

Les branquignols du gouvernement ont des défaillances techniques

Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros devaient être réévaluées au 1er octobre. Mais, les européennes passées, Le Figaro révèle dès le 18 juin que le budget rectificatif 2014 de la Sécurité sociale ne prévoit plus cette revalorisation, pour des "raisons techniques" liées à l'identification des assurés concernés. Le ministère de Marisol Touraine assure cependant que "tout retard sera compensé". 

Le 4 septembre, les Pieds Nickelés font savoir que les 8 millions de personnes concernées par ce contre-temps n'ont décidément pas de chance: cette mesure a rencontré un problème informatique indépendant de leur volonté... Les petites retraites reçoivent toutefois la garantie que "tout retard sera compensé". 

Il faudra attendre le 25 septembre pour que le montant de la revalorisation soit connu de la commission des comptes de la Sécurité sociale. Il sera d'environ 11 euros par mois.

Le gouvernement ne peut plus venir en aide aux petites retraites

Promesses d'ivrogne
Les retraités sont menés en pédalo pendant six mois, avant que le vendredi 12 septembre, Marisol Touraine fasse dire par ses services que les petites pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de la faible hausse des prix.
"Les règles de revalorisation, du fait de la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduisent à une stabilité des pensions", explique le ministère.

La déflation frappe les plus faibles et les moins revendicatifs
En raison de l'application mécanique des règles de calcul (qui tiennent compte notamment de la revalorisation et de l'inflation appliquées en 2013),
Petits retraités en grève de la faim,
2 juillet à Avenières en Isère
les retraités aux pensions les plus modestes n'auront donc aucun euro de plus chaque mois, se retrouvant ainsi logés à la même enseigne que les autres retraités. Seuls les retraités au minimum vieillesse bénéficieront, "comme le gouvernement s'y était engagé, d'un coup de pouce en octobre prochain", promet le ministère, tout en restant dans le flou sur le montant de cette revalorisation, si aucune contrainte technique ne frappe les plus vulnérables.

Comme l'avait souhaité initialement le gouvernement Valls en avril, la revalorisation des petites retraites sera donc bien gelée jusqu'à octobre 2015, soit pendant dix-huit mois, puisqu'après avoir été décalée d'avril à octobre, elle est remise (au mieux) à octobre 2015.