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samedi 13 septembre 2014

Petits retraités: Hollande s'en prend aux plus faibles

Hollande sacrifie les petites retraites en dépit des promesses de Valls 

Finie la revalorisation des petites retraites au 1er octobre


C'étaient des promesses électorales du Premier ministre
Manuel Valls disait vouloir adoucir les mesures d'économies frappant les "petites retraites", inférieures à 1.200 euros, toutes pensions confondues. Après les déculottées de la majorité présidentielle aux municipales des 23 et 30 mars 2014, le gouvernement avait annoncé un geste pour reprendre la main ! C'était aussi avant les élections européennes de 2014 du 22 au 25 mai 2014...

Vendredi 12 septembre, le gouvernement a avoué avoir fait des promesses en l'air sur une revalorisation des petites retraites. Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, observe maintenant que "la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduit à une stabilité des pensions". 

Hollande gèle d'abord les pensions… sauf les plus petites

Le 8 avril, le "pacte de responsabilité" du gouvernement Valls prévoit 50 milliards d'euros d'économies dégageant notamment 30 milliards en faveur de la reprise économique, sur le dos des retraités. Ce plan d'économies prévoit le gel, pendant un an, des pensions du régime de retraite de base et des retraites complémentaires.
Sous la pression de l'opposition, le gouvernement décide alors "d'épargner les petites pensions de retraite jusqu'à 1 200 euros" (toutes pensions cumulées). Un ex-salarié touchant 1.100 euros, dont 850 euros de pension de base et le reste en complémentaire, devait ainsi voir sa pension augmenter de 5,10 euros mensuels au moment de la revalorisation. Du coup, les européennes auraient pu être moins défavorables à la majorité.

Les branquignols du gouvernement ont des défaillances techniques

Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros devaient être réévaluées au 1er octobre. Mais, les européennes passées, Le Figaro révèle dès le 18 juin que le budget rectificatif 2014 de la Sécurité sociale ne prévoit plus cette revalorisation, pour des "raisons techniques" liées à l'identification des assurés concernés. Le ministère de Marisol Touraine assure cependant que "tout retard sera compensé". 

Le 4 septembre, les Pieds Nickelés font savoir que les 8 millions de personnes concernées par ce contre-temps n'ont décidément pas de chance: cette mesure a rencontré un problème informatique indépendant de leur volonté... Les petites retraites reçoivent toutefois la garantie que "tout retard sera compensé". 

Il faudra attendre le 25 septembre pour que le montant de la revalorisation soit connu de la commission des comptes de la Sécurité sociale. Il sera d'environ 11 euros par mois.

Le gouvernement ne peut plus venir en aide aux petites retraites

Promesses d'ivrogne
Les retraités sont menés en pédalo pendant six mois, avant que le vendredi 12 septembre, Marisol Touraine fasse dire par ses services que les petites pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de la faible hausse des prix.
"Les règles de revalorisation, du fait de la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduisent à une stabilité des pensions", explique le ministère.

La déflation frappe les plus faibles et les moins revendicatifs
En raison de l'application mécanique des règles de calcul (qui tiennent compte notamment de la revalorisation et de l'inflation appliquées en 2013),
Petits retraités en grève de la faim,
2 juillet à Avenières en Isère
les retraités aux pensions les plus modestes n'auront donc aucun euro de plus chaque mois, se retrouvant ainsi logés à la même enseigne que les autres retraités. Seuls les retraités au minimum vieillesse bénéficieront, "comme le gouvernement s'y était engagé, d'un coup de pouce en octobre prochain", promet le ministère, tout en restant dans le flou sur le montant de cette revalorisation, si aucune contrainte technique ne frappe les plus vulnérables.

Comme l'avait souhaité initialement le gouvernement Valls en avril, la revalorisation des petites retraites sera donc bien gelée jusqu'à octobre 2015, soit pendant dix-huit mois, puisqu'après avoir été décalée d'avril à octobre, elle est remise (au mieux) à octobre 2015.

mercredi 17 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : une commission d’enquête s'impose

Interrogations sur des silences

Un "post" d'Ivan Rioufol le 17 juillet 2013 nous inspire quelques remarques.
 

Un non-événement qui a fait 6 morts...
"Je constate qu’il est particulièrement difficile de savoir avec précision, cinq jours après les faits, ce qui s’est passé lors de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (6 morts,16 blessés).

Le ministère de l’Intérieur n’est visiblement pas bavard, sinon pour dire qu’il n’y a pas de sujet, hormis le drame. Il a ainsi immédiatement fait savoir qu’il ne retenait pas l’éventualité d’un acte de malveillance dans le triple [quadruple ?] déboulonnage d’une lame d’acier de dix kilos, tandis que François Hollande soulignait, dans son entretien du 14 juillet, "la fraternité" d’une "population qui est venue spontanément"
[Tandis qu'en boucle, la presse autrefois "impertinente" soulignait pesamment que Hollande et des membres du gouvernement étaient vite accourus, toutes affaires cessantes,  les responsables de la SNCF s'étaient empressés de disculper les cheminots. Mais ils ont tous également fait valoir que des contôles technques avaient eu lieu récemment, le 4 juillet. Et pourtant, une éclisse fatale aurait échappé à la vigilance des irréprochables cheminots, à l'entrée même de la gare de Brétigny, lieu du drame...]


Dès le 15 juillet, Libération, plus docile que jamais avec le pouvoir, poursuivait sur cette ligne épurée en titrant sur "Les "détrousseurs de cadavres" imaginaires", contredisant notamment la déléguée du syndicat de police Alliance, Nathalie Michel, qui, sur Europe 1, parlait dès le 12 juillet d’un "groupe de jeunes (qui) a feint d’aider les blessés pour mieux les détrousser". Des jets d'objets contre les forces de l’ordre, confirmés par d’autres policiers, n’ont pas davantage éveillé l’indignation de Manuel Valls. Quatre hommes interpellés ont été relâchés. Circulez, rien à voir ?

Il me semble, au contraire, qu’une commission d’enquête serait utile
L’Intérieur, qui s’est illustré par de récents enfumages (Manif pour tous, émeutes du Trocadéro, Clément Méric) [et continue à se faire reluire en interpellant un Norvégien qui,  après 16 ans de prison en Norvège, n'est toujours pas en règle avec la société en France, parce qu'il traîne un passé néo-nazi], a perdu de sa crédibilité. 

Il fait peu de cas de témoignages supplémentaires de policiers qui parlent aussi d’individus "dépouillant" des victimes et de "caillassages". Il y avait sur place une centaine de policiers et une demi-compagnie de CRS afin de maintenir l’ordre. Le Monde, qui a interrogé un témoin direct, confirme [!]: "Quelques jeunes auraient essayé de profiter de la situation. Certains ont tenté de voler des affaires éparpillées. D’autres ont filmé les scènes dramatiques avec leur téléphone"

Des agents de surveillance de la SNCF disent avoir vu des personnes pénétrer dans des voitures "de première classe".
Ces informations éparses décrivent bien, au bout du compte, des comportements qui n’ont rien à voir avec la fraternité louangée par le chef de l’Etat. Valls vient opportunément d’arrêter, en France, un norvégien d’extrême droite, Varg Vikernes,soupçonné d’être "une menace potentielle pour la société". Ne pourrait-il faire preuve d’une même détermination pour lever prioritairement les zones d’ombre sur les circonstances de l’accident de Brétigny ? Si des barbares ont sévi, le scandale serait que l'Etat cherche à sous-estimer ce fait.

[Nous avons le droit de savoir si les pillards surpris à dépouiller les morts et les blessés, malgré la police, se trouvaient déjà dans la place. 
Ces charognards anonymes que nous cotoyons au quotidien sont-ils en vérité les auteurs d'un sabotage d'éclisse pour dévaliser les victimes ?

Selon le syndicat Sud-Rail, des jeunes cagoulés ont attaqué, à trois reprises, des voyageurs sur la ligne SNCF Paris-Orléans, le 23 avril, puis les 28 et 29 maiCes faits seraient de toute évidence l'œuvre d'une même bande qui grimpe à chaque fois dans le train à l'arrêt en gare de Monerville et descent à l'arrêt suivant à Angerville. "Deux endroits en pleine campagne et en général très calmes", indique un de ses délégués de SUD, Christophe Fargallo, en regrettant l'absence de caméras de surveillance dans ces deux gares.

L'attaque rappelle
l'affaire récente du RER D où une quinzaine de jeunes s'en étaient pris en mars 2013 à des voyageurs alors que le train était à l'arrêt en gare de Grigny. Seize jeunes, dont 13 mineurs de 13 à 17 ans, furent arrêtés  à Grigny, ...Essonne.

L'Essonne est-elle le terrain d'activité de gangs sévissant à la SNCF au départ de la gare d'Austerlitz? 
Le ministre de l'Intérieur, ex-député-maire d'Evry, Essonne, est-il soucieux de dissimuler le niveau de délinquance jusque dans son propre département ?Ni Le Monde, ni Libération n'a dressé l'oreille gauche...]