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jeudi 24 octobre 2019

Les députés font supporter les mesures Gilets jaunes à la Sécurité sociale

Un vote malveillant d'une majorité présidentielle rancunière

Macron a cédé, mais garde un chien de sa chienne pour les contestataires de sa politique anti-sociale


Dans la nuit de mardi à mercredi et au prétexte de ne pas aggraver le déficit de la Sécurité sociale, les députés godillots ont fléché la non-compensation des mesures d’urgence prises en décembre dernier, au plus fort de la crise sociale pour la défense du pouvoir d'achat.
En matière budgétaire, la règle de non-compensation interdit à l’Etat de soustraire les dépenses des recettes (par exemple les impôts). Ainsi, l’Etat ne peut pas soustraire certaines de ses dépenses de ses recettes (par exemple, retrancher les frais de recouvrement de l'impôt du montant des impositions) pour ne laisser apparaître que le solde des opérations "compensées". Un tel lifting ou siphonnage nuirait à la transparence des comptes publics, en permettant en effet de dissimuler certaines charges, ce qui nuirait à la lisibilité et à la sincérité du budget. 
Mais Macron et Darmanin, avec l'aval de sa majorité parlementaire, s'autorisent ce tour de passe-passe qui fait supporter à la Sécurité sociale entre 8 et 10 milliards d'euros, selon Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des comptes publics. Le 11 décembre 2018, Le Monde titrait: "Sans se renier, Macron lâche du lest pour éteindre la colère" populaire pour la défense de son pouvoir d'achat... 
Vacharde, la majorité présidentielle - LREM, MoDem et Juppéistes - a sanctionné le mouvement des Gilets Jaunes, en tapant sur le régime social, malgré un front commun des oppositions très remontées contre un tel "siphonnage".
Au terme d’un long débat dans une atmosphère tendue, les députés LREM ont donné leur aval à l’article 3 du projet de budget de la Sécu pour 2020, qui acte cette non-compensation, par 89 voix contre 42. 

Au 1er trimestre 2019, la dette publique de la France a grossi de 43,6 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent pour atteindre 2.358,9 milliards d'euros (2.315,3 milliards au troisième trimestre 2018), soit une hausse de 1,9% (28 juin 2019). Qui va combler le trou de la Sécu sur plusieurs générations ?
Mais les députés LREM et leurs fans ne changent rien aux pratiques interdites qui plombent la Sécurité sociale. La dette publique est attendue à 5,4 milliards d’euros en 2019 et 5,1 milliards de plus l’an prochain, une dégradation en partie due à des prévisions trop optimistes notamment de la croissance, mais aussi - et on ne retiendra qu'elles - liée aux "mesures d’urgence" adoptées en décembre. La macronie a décidé de pénaliser les gens qui ne sont rien" et qui ont soutenu les GJ.  Contrairement au principe posé par la loi Veil de 1994 - que la "meuf" repose en paix - , ces mesures (25 ans plus tard) ne seront pas compensées.

En commission, la semaine dernière, les députés avaient pourtant voté pour en revenir au principe d’une compensation, à l’initiative d’élus d’opposition, mais aussi de quelques députés de la majorité. Les godillots, les nuls et les pervers de la majorité entraînée par Stanislas Guérini l'ont néanmoins emporté...

L’opposition fulmine et les Français les plus démunis vont casquer

Déplorant un débat d’une telle importance à des heures tardives, par la volonté de l'immense républicain Richard Ferrand, l’opposition de gauche, comme de droite, a tenté en vain de valider dans l’hémicycle ce vote de la commission, mais leurs amendements ont été repoussés par 93 voix contre 51.

Septuagénaire qui en est à sa quatrième législature, à la différence des blancs-becs du "monde nouveau" de Macron, Jean-Pierre Door (LR) a dit n’avoir " jamais vu une affaire aussi triste et dramatique", dénonçant une rupture avec " l’autonomie de la Sécu comme elle a été construite en 1945", son collègue Philippe Gosselin déplorant une "renationalisation".

Même Francis Vercamer (UDI-Agir), réélu depuis 2002, commence à réaliser qu'il s'est fourvoyé en soutenant ce pouvoir : il a aussi formulé des réticences sur ce transfert qui "vient faire peser sur le travail le financement des exonérations ".
C’est "de très mauvaise politique", " le jour où on met le doigt là-dedans tout est permis", a aussi estimé Charles de Courson (Libertés et Territoires), 19 députés (de gauche - Falorni et Pupponi -, du centre gauche et du centre droit, notamment des personnalités du Mouvement radical, social et libéral - fusion du Parti radical et du Parti radical de gauche - , ainsi que des élus nationalistes corses).

Dénonça à son tour cette "opération de siphonnage", la gauche a pointé le risque de nouvelles économies demandées à l’hôpital pour "financer ce manque de ressources".
Ainsi, pour la socialiste Valérie Rabault, cela marque un "changement radical de philosophie". 
" Nous sommes en train de vendre notre Sécurité sociale au diable", a renchéri Caroline Fiat (LFI).
Quant à Sébastien Jumel (PCF), il a accusé le gouvernement d’organiser "l’appauvrissement de la Sécu".

LREM a fait front. 
En retour, Julien Borowczyk a invité "chacun à balayer devant sa porte", défendant les mesures "importantes" prises pour le pouvoir d’achat des Français.

Bien que médecin-urgentiste et pourtant rapporteur, Olivier Véran (LREM) s’est dit attaché à titre personnel à "cette compensation Etat-Sécu" que le gouvernement remet en cause, mais il a jugé que les amendements créeraient "un imbroglio juridique" et a polémiqué, assurant qu'ils alimenteraient le moulin des " tenants d’une fusion des deux" budgets, Etat et Sécu. 

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a garanti que cette "affaire importante" ne "remet pas en cause le fonctionnement de la Sécurité sociale". Il a notamment fait valoir cyniquement que, même hors mesures d’urgence, le "trou" de la Sécu n’aurait pas été résorbé, jugeant avec la même désinvolture  les conséquences évoquées sur l’hôpital... "assez déconnectées".

La ministre de la Santé a eu des échanges tendus, notamment avec Monsieur Vallaud-Belkacem,  Boris Vallaud (PS) qu'Agnès Buzyn a qualifié de "pompier pyromane". Elle s’est dite vigilante à ce que les budgets Etat et Sécu "soient séparés".
Plaidant pour que cette discussion n'" éclipse" pas le reste du texte, à son tour, elle a nié tout incidence de la non-compensation sur la situation de l’hôpital public pourtant déjà mal en point.

mercredi 17 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : une commission d’enquête s'impose

Interrogations sur des silences

Un "post" d'Ivan Rioufol le 17 juillet 2013 nous inspire quelques remarques.
 

Un non-événement qui a fait 6 morts...
"Je constate qu’il est particulièrement difficile de savoir avec précision, cinq jours après les faits, ce qui s’est passé lors de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (6 morts,16 blessés).

Le ministère de l’Intérieur n’est visiblement pas bavard, sinon pour dire qu’il n’y a pas de sujet, hormis le drame. Il a ainsi immédiatement fait savoir qu’il ne retenait pas l’éventualité d’un acte de malveillance dans le triple [quadruple ?] déboulonnage d’une lame d’acier de dix kilos, tandis que François Hollande soulignait, dans son entretien du 14 juillet, "la fraternité" d’une "population qui est venue spontanément"
[Tandis qu'en boucle, la presse autrefois "impertinente" soulignait pesamment que Hollande et des membres du gouvernement étaient vite accourus, toutes affaires cessantes,  les responsables de la SNCF s'étaient empressés de disculper les cheminots. Mais ils ont tous également fait valoir que des contôles technques avaient eu lieu récemment, le 4 juillet. Et pourtant, une éclisse fatale aurait échappé à la vigilance des irréprochables cheminots, à l'entrée même de la gare de Brétigny, lieu du drame...]


Dès le 15 juillet, Libération, plus docile que jamais avec le pouvoir, poursuivait sur cette ligne épurée en titrant sur "Les "détrousseurs de cadavres" imaginaires", contredisant notamment la déléguée du syndicat de police Alliance, Nathalie Michel, qui, sur Europe 1, parlait dès le 12 juillet d’un "groupe de jeunes (qui) a feint d’aider les blessés pour mieux les détrousser". Des jets d'objets contre les forces de l’ordre, confirmés par d’autres policiers, n’ont pas davantage éveillé l’indignation de Manuel Valls. Quatre hommes interpellés ont été relâchés. Circulez, rien à voir ?

Il me semble, au contraire, qu’une commission d’enquête serait utile
L’Intérieur, qui s’est illustré par de récents enfumages (Manif pour tous, émeutes du Trocadéro, Clément Méric) [et continue à se faire reluire en interpellant un Norvégien qui,  après 16 ans de prison en Norvège, n'est toujours pas en règle avec la société en France, parce qu'il traîne un passé néo-nazi], a perdu de sa crédibilité. 

Il fait peu de cas de témoignages supplémentaires de policiers qui parlent aussi d’individus "dépouillant" des victimes et de "caillassages". Il y avait sur place une centaine de policiers et une demi-compagnie de CRS afin de maintenir l’ordre. Le Monde, qui a interrogé un témoin direct, confirme [!]: "Quelques jeunes auraient essayé de profiter de la situation. Certains ont tenté de voler des affaires éparpillées. D’autres ont filmé les scènes dramatiques avec leur téléphone"

Des agents de surveillance de la SNCF disent avoir vu des personnes pénétrer dans des voitures "de première classe".
Ces informations éparses décrivent bien, au bout du compte, des comportements qui n’ont rien à voir avec la fraternité louangée par le chef de l’Etat. Valls vient opportunément d’arrêter, en France, un norvégien d’extrême droite, Varg Vikernes,soupçonné d’être "une menace potentielle pour la société". Ne pourrait-il faire preuve d’une même détermination pour lever prioritairement les zones d’ombre sur les circonstances de l’accident de Brétigny ? Si des barbares ont sévi, le scandale serait que l'Etat cherche à sous-estimer ce fait.

[Nous avons le droit de savoir si les pillards surpris à dépouiller les morts et les blessés, malgré la police, se trouvaient déjà dans la place. 
Ces charognards anonymes que nous cotoyons au quotidien sont-ils en vérité les auteurs d'un sabotage d'éclisse pour dévaliser les victimes ?

Selon le syndicat Sud-Rail, des jeunes cagoulés ont attaqué, à trois reprises, des voyageurs sur la ligne SNCF Paris-Orléans, le 23 avril, puis les 28 et 29 maiCes faits seraient de toute évidence l'œuvre d'une même bande qui grimpe à chaque fois dans le train à l'arrêt en gare de Monerville et descent à l'arrêt suivant à Angerville. "Deux endroits en pleine campagne et en général très calmes", indique un de ses délégués de SUD, Christophe Fargallo, en regrettant l'absence de caméras de surveillance dans ces deux gares.

L'attaque rappelle
l'affaire récente du RER D où une quinzaine de jeunes s'en étaient pris en mars 2013 à des voyageurs alors que le train était à l'arrêt en gare de Grigny. Seize jeunes, dont 13 mineurs de 13 à 17 ans, furent arrêtés  à Grigny, ...Essonne.

L'Essonne est-elle le terrain d'activité de gangs sévissant à la SNCF au départ de la gare d'Austerlitz? 
Le ministre de l'Intérieur, ex-député-maire d'Evry, Essonne, est-il soucieux de dissimuler le niveau de délinquance jusque dans son propre département ?Ni Le Monde, ni Libération n'a dressé l'oreille gauche...]


samedi 13 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: la piste de la défaillance de l'aiguillage privilégiée

Défaillance de l'aiguillage ou sabotage ?

Le déraillement du train Corail Paris-Limoges a fait au moins six morts, à Brétigny-sur-Orge (Essonne), un vendredi de départs en vacances.
La pire catastrophe ferroviaire depuis 1988 en France a tué quatre hommes et deux femmes.
Selon des sources proches de l'enquête, il s'agit d'un couple d'octogénaires qui seraient originaires de Brétigny, de trois hommes de 19, 23 et 60 ans et d'une jeune femme dont l'âge n'a pas été spécifié. Parmi ces victimes, des personnes sont originaires d'Etampes, dans l'Essonne, et du Limousin.
Certaines se trouvaient sans doute dans le train et d'autres sur le quai quand le train Intercités a déraillé à 17h14. En outre, neuf personnes sont gravement blessées, dont deux ont un pronostic vital engagé, d'après le SAMU de Paris.
A la mi-journée, les autorités laissaient entendre que le bilan pourrait ne plus beaucoup évoluer, mais restaient prudentes, avant que les trois voitures du Paris-Limoges qui se sont couchées ne soient enlevées des voies de la gare, à l'aide d'une grue arrivée en début d'après-midi. Les opérations devraient durer jusque dans la soirée.
Ce sont les blessés qui pourraient désormais alourdir le bilan. Selon le responsable du SAMU de Paris, le professeur Pierre Carli, "51 urgences relatives" ont été recensées et neuf blessés se trouvent en état d'"urgence absolue". Pour deux d'entre eux, le pronostic vital est réservé. Ils sont soignés à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), l'un des quatre établissements les plus mobilisés, avec Henri-Mondor à Créteil et les hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpêtrière et de Lariboisière, selon le médecin.Les neuf blessés très graves, "des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère" vendredi soir. Les blessures les plus graves sont liées soit à l'écrasement du train (les victimes ont dû être désincarcérées), soit à la projection hors de la voiture, alors que le train roulait à grande vitesse. Dans ce dernier cas, les lésions les plus fréquentes sont des traumatismes, notamment crâniens. Le Pr Carli a  en outre précisé que 70 personnes avaient été "prises en charge par des cellules d'urgence médico-psychologiques". Au total, les secours ont pris en charge 227 personnes vendredi.
Immédiatement après l'accident, 
des témoignages de voyageurs semblaient mettre en cause l'aiguillage, à 200 mètres en amont de la gare.
Les voyageurs rescapés et les témoins s'accordaient à décrire la violence inouïe de la catastrophe.
Des morceaux de ballast ont été retrouvés dans la ville, a raconté le maire PS de Brétigny, Bernard Decaux. Le toit de la gare et un quai de béton ont été défoncés, des voyageurs ont été éjectés, d'autres ont évoqué des "images de guerre", "un jeu de massacre"...
L'accident a des conséquences sur le trafic ferroviaire. Certains tronçons du RER C vont être perturbés pendant plusieurs jours. Samedi, la gare d'Austerlitz restait partiellement paralysée en période de départs en vacances.
La SNCF a mis en place un nouveau numéro vert pour la prise en charge des victimes et les familles: 08 00 12 08 21.

La SNCF s'aventure sur la piste de la défaillance d'une pièce d'un aiguillage
Dès samedi, au lendemain du choc, les autorités privilégient la thèse de la défaillance d'une pièce d'acier de dix kilogrammes dans le système d'aiguillage, se fondant sur les scènes d'horreur rapportées par les voyageurs et les témoins. 

"L'éclisse", sorte d'agrafe qui relie deux rails, "s'est désolidarisée, elle s'est détachée, elle est sortie de son logement", a détaillé Pierre Izard, directeur général des infrastructures de la SNCF. Elle "est venue se loger au centre de l'aiguillage et, à cet endroit, elle a empêché le passage normal des roues du train et aurait provoqué le déraillement du train", a-t-il analysé.

La SNCF va contrôler les 5.000 pièces semblables de son réseau. "Les raisons de la désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et techniques en cours, a déclaré le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. "La SNCF se considère comme responsable. Elle est responsable de la vie de ses clients", a-t-il dit.

Solidarité des cheminots: les réflexes du camarade conducteur saluée

Dans des circonstances aussi dramatiques, le ministre socialiste de tutelle, Frédéric Cuvillier, a mis a priori hors de cause les cheminots, se parant contre une éventuelle réaction syndicale.  
Cuvillier s'est appliqué à rendre hommage au conducteur, qui a déclenché "l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse". Selon une source syndicale, cet homme, "légèrement choqué psychologiquement", est rentré samedi matin chez lui.
Mais il n'a pas craint de polémiquer, citant l'obsolescence des infrastructures ferroviaires françaises: "Le constat est sévère avec une dégradation ces dernières années, faute de moyens consacrés aux lignes classiques."
"On a privilégié le TGV au lieu de penser au réseau secondaire, les lignes qui rendent service. Pepy doit en tirer toutes les conséquences", a également affirmé le porte-parole de l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), Willy Colin, qui s'était déjà signalé aux côtés des cheminots lors de la grève SNCF de la mi-juin 2013. "La réforme c'est quoi ? C'est un autre statut pour les cheminots. Ils sont en grève pour des raisons matérielles ", affirma-t-il sur RMC, s'en prenant par ailleurs à Sud-Rail. "L'information circule et c'est grâce au service minimum. Mais certains syndicats contournent ce service minimum avec des droits de retraits."

L'aiguillage a pourtant fait l'objet d'un contrôle de sécurité le 4 juillet, selon la SNCF. Une demi-heure avant la catastrophe, un autre train est passé, sans qu'aucune anomalie ne soit relevée. Quant aux wagons et à la locomotive, ils étaient "à jour de toute vérification".

Les autres pistes semblent écartées, notamment celle d'une fragilisation de la structure liée à des travaux récents dans la zone et surtout celle de l'erreur humaine. Le train, qui transportait 385 voyageurs, roulait à 137 km/heure, sous les 150 km/h autorisés a-t-on dit et répété sur toutes les chaînesde télévision.

Si
le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon n'a pas exclu un acte de malveillance, l'entourage du ministre de l'Intérieur, élu de l'Essonne, a jugé cette hypothèse "prématurée", recommandant d'être "très prudent", car, à ce stade, il ne s'agirait que de "rumeurs". "On n'a pas d'élément en ce sens, mais on ne peut pas exclure la thèse de la malveillance", a néanmoins confirmé une source judiciaire.
Les secours ont travaillé toute la nuit 
sur les lieux du drame de Brétigny-sur-Orge.

Ce qui fragilise la thèse sur laquelle les officiels ont sauté.
Le président de Réseau ferré de France, Jean-Claude Rapoport, a souligné pour sa part que
l'aiguillage en question avait été vérifié lors d'une inspection régulière le 4 juillet dernier.

Autre bizarrerie de la thèse de la défaillance mécanique,
l'aiguillage est situé 150 m en amont de la gare de Brétigny, et donc particulièrement accessible aux contrôles.

En décembre 2008, des  tirs sur des caténaires près de Marcoussis (Essonne) avaient retardé une trentaine de TGV sur la ligne TGV Atlantique Paris - Le Mans, lors des départs des vacances de Noël. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait confirmé un sabotage. "C'est à nouveau un acte de malveillance à quelques kilomètres de Marcoussis ou s'était passé il y a deux moins un tir à la carabine. C'est exactement la même malveillance, c'est-à-dire à nouveau un impact de balle sur la caténaire," avait-il déclaré  sur France 2, dévoilant les conclusions de l'enquête de la Gendarmerie. Le président de la SNCF avait expliqué qu'il n'est pas possible de "mettre un gendarme tous les kilomètres sur un réseau long de 33 000 kilomètres".
Aujourd'hui, Valls les réserve aux opposants au mariage homosexuel.

Le gouvernement ne veut pas d'une nouvelle affaire Coupat, du nom du meneur d'un groupe d'extrême-gauche
 révolutionnaire, l’Internationale situationniste (IS), qui se trouvait le 7 novembre 2009 dans la campagne seine-et-marnaise à l’aplomb de la voie du TGV-EST sabotée cette nuit-là...

Dans ce contexte,
la SNCF tient à sauvegarder son image et annonce le contrôle des 5.000 pièces semblables de son réseau. "Nous avons décidé de vérifier les équipements de cette nature sur l'ensemble du réseau et cela commence maintenant", a-t-il précisé.
"La désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et technique en cours, a déclaré le patron de la SNCF,
Guillaume Pepy, qui a également indiqué que la SNCF se considère "responsable" du drame de Brétigny-sur-Orge.