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samedi 25 août 2018

Mélenchon en terrain conquis à Marseille, mais où déraille un TGV ...

Déraillement d'un TGV à Marseille: "plusieurs jours" avant un trafic normal

Le déraillement d'un TGV à l'entrée de la gare Saint-Charles à Marseille entraînera des perturbations sur le trafic pendant "plusieurs jours",

a annoncé la SNCF samedi matin, sans fournir d'éléments sur les raisons de cet accident qui n'a fait aucun blessé, alors qu'Orange Actu fait croire aux usagers que "les TGV sont repartis".

"Un retour du trafic à la normale prendra plusieurs jours", a précisé Jean-Aimé Mougenot, le directeur régional de la SNCF en PACA -désormais 'Région SUD', ce qu'ignorent les pros parisiens de l'info - samedi matin, lors d'un point presse matinal à la gare Saint-Charles, annonçant cependant "un service normal pour les TGV et les Ouigo", au détriment des trains régionaux.

Seuls les TER à destination des gares d'Aubagne, Aix-en-Provence et Miramas seront sérieusement impactés, avec un train sur deux seulement, le service régional à destination de Toulon et Nice étant lui prévu sans encombre.cances va
Ainsi, Macron, qui s'est offert une rallonge d'un weekend de vacances au Fort de Brégançon, où séjournent toujours - aux frais de la République - Brigitte Trogneux et ses enfants et petits-enfants, après les trois semaines (de bains de mer), qui, à l'origine, ne devaient être que deux - en piscine installée pour elles pour 34.000 euros -  Macron donc, n'est pas perturbé dans ses allers et venues Paris-Bormes-les-Mimosas-Paris-Bormes-les-Mimosas-Paris... Malgré l'agenda chargé qu'on nous dit, il a en effet pu à nouveau quitter l'Elysée, jeudi en fin de matinée, en jet !  

Pourquoi ce titre mensonger d'Orange Actus sur la base d'une dépêche AFP sans tromperie ?

Parti à 14h37 de Paris, le TGV 6045 était "sorti de la voie" à l'entrée de la gare Saint-Charles vendredi peu avant 18h00, sans faire de blessés, ni parmi les 350 voyageurs, ni parmi les agents à bord, selon la SNCF. Outre que cette " sortie de voie " s'appelle un "déraillement", ce qui interpelle, c'est qu'il s'est produit à 30km/h...

Encore un incident SNCF en plein retour de vacances
"Ce matin, seules 9 voies sur 16 sont disponibles pour les trains", a précisé J.-A. Mougenot, en expliquant que le travail de relèvement et de dégagement du TGV touché sera assez long, "jusqu'à dimanche sans doute": "Puis il faudra réparer les voies touchées, et cela prendra plusieurs jours, lundi voire mardi encore", a-t-il ajouté, en prévoyant "trois à quatre jours avant le rétablissement total du trafic".

15.000 voyageurs impactés, dont des vacanciers et touristes étrangers
"A ma connaissance, ce type d'événement n'était jamais arrivé à la gare Saint-Charles", a commenté Mougenot, sans pouvoir donner d'explication sur les raisons de l'accident.
"Deux enquêtes sont en cours, une enquête interne et une enquête judiciaire, mais nous n'avons pas d'éléments à ce stade", a insisté le directeur régional de la SNCF, précisant que l'accident avait "impacté 15.000 voyageurs" vendredi, alors que 100.000 personnes sont encore attendues ce week-end à Saint-Charles.

Revenant sur l'accident, Mougenot a précisé que le TGV circulait à 27 km/h lors du déraillement: "la première partie du train était en train de rentrer à quai quand la seconde partie du train est sortie de la voie, pour des raisons encore inconnues".
Au total, ce sont les sept dernières voitures du train et la motrice de queue qui ont quitté la voie, a-t-il encore précisé.
Le premier et seul déraillement mortel d'un TGV remonte au 14 novembre 2015, quand onze personnes avaient perdu la vie [elles seraient mortes que ce serait plus grave...] lors du dernier test sur le tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale alsacienne. La rame avait percuté un pont à 243 km/h, puis chuté de la ligne.
Le dernier déraillement d'un train sur le réseau français remonte lui à celui du RER B le 12 juin. Plusieurs voitures d'une rame s'étaient couchées entre Saint-Rémy-les-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), faisant sept blessés légers, après l'effondrement du ballast, fragilisé par plusieurs jours de fortes pluies.

Un mauvais signal pour la tentative d' "union des gauches" de Mélenchon en université d'été à Marseille?

Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis (La France insoumise, LFI) se retrouvent de jeudi à dimanche pour les universités d'été du mouvement... L'opération portes-ouvertes de La France insoumise à Marseille devrait attirer 3.000 militants, pour qui le voyage s'annonce compliqué. 
Résultat de recherche d'images pour "Collectif Jeudi noir Karima Delli"Le mouvement a également convié à son université d'été d'autres familles de gauche : Parti socialiste, Génération.S, EELV. "Dès qu’on m’invite pour parler d’écologie, j’y vais. Nous n’avons peut-être pas le même projet européen que les Insoumis, mais nous allons pouvoir en débattre", explique Karima Delli, eurodéputée EELV et militante du Collectif Jeudi noir, qui participera à une conférence.

Mélenchon, candidat à la mairie de Marseille, est désormais en mode séduction.
Le populiste a changé de visage: il est apparu jovial lors de sa déambulation pré-électorale dans la cité phocéenne, esquissant même quelques pas de danse sous les caméras.

"Face au rouleau compresseur Macron, il est important de porter une voix commune comme on a pu le faire sur cette motion de censure, estime Régis Juanico, issu du PS, qui a rejoint Benoît Hamon à Génération.s.
Les Insoumis avaient indiqué vouloir sortir de l’axe droite-gauche pour former une opposition plus verticale [peuple contre oligarchie]. C’était d’ailleurs une de nos divergences".

Lors de la présidentielle, Mélenchon n'avait pas visé au-delà de la fédération du peuple, refusant de viser à unir les gauches. Le député LFI Adrien Quatennens rappelait en février dans le JDD les échecs du Front de gauche. "L’effet "rassemblement de la gauche" est plutôt un repoussoir qu’une dynamique […] Aujourd’hui j’en suis convaincu, les gens n’attendent pas que du vieux bois mort se rassemble pour faire le radeau de la méduse".

La France insoumise aurait donc changé de voie.
François Cocq, orateur national de LFI, s'inquiétait début juillet, d'un déraillement : "La ligne stratégique dite "populiste" a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au 'leadership à gauche'. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière".

Eric Coquerel député LFI, confirme la volonté de leadership chez Mélenchon
"La stratégie de fond n’a pas changé : fédérer le peuple. Le mouvement citoyen est le meilleur moyen pour arriver au pouvoir. L’union des gauches a échoué parce que la principale force, le PS, était passé de l’autre côté pendant des années. En même temps, notre programme est de gauche et nous voulons incarner un leadership progressiste".
L’élu de Seine-Saint-Denis rappelle que deux députés Les Républicains, Marianne Dubois et Olivier Marleix, sont également invités à s'exprimer respectivement sur 'le service national universel' et sur 'Alstom (le) scandale d'Etat', au même titre que les députés socialistes Boris Vallaud et Dominique Potier pour disserter sur 'qui est le peuple aujourd'hui ?' ou le député communiste Stéphane Peu pour une conférence intitulée 'après l'affaire Benalla, vite la 6e République". "Cela montre qu’on est capable de débattre, voire même d’appuyer sur le même accélérateur à l’Assemblée pour obtenir du concret malgré les divergences, ajoute-t-il. D’autant que les socialistes sont passés d’une démarche "ni Macron ni Mélenchon" à une attitude plus respectueuse. Moins hégémonique, ce qui libère de l'espace pour le tribun populiste.

Mais le trafic reste perturbé entre les formations.
La rame Génération.S fait grincer ses freins oléopneumatiques. Régis Juanico a en effet actionné le signal d'alarme : "Même si on a eu des points communs sur l’affaire Benalla ou la réforme de l’Assemblée, je ne comprends pas l’invitation de députés LR. N’oublions pas que la droite a voté la réforme SNCF, ne trouvait pas la loi asile assez dure, etc. Avec Jean-Luc, le message n’est pas toujours très clair. [Une "pensée complexe"?] Est-ce que LFI a profondément changé de stratégie ou est-ce qu’il s’agit d’une décision purement tactique ? Ça vaut le coup de venir en discuter".

La stratégie de rassemblement de Mélenchon vise à l'évidence un objectif personnel : la prise de Marseille par les gauches. Les usagers de la SNCF seront dédommagés, mais comment les électeurs de Marseille le seraient-ils ?

mercredi 27 janvier 2016

Tragédie de Brétigny: la SNCF a-t-elle orchestré des faux-témoignages à la Justice ?

Des cheminots se chargeaient de briefer les témoins convoqués par la justice

Des écoutes téléphoniques des magistrats révèlent que 
la justice se serait laissée intoxiquer par la SNCF, 

lors de l'enquête sur le déraillement du train Corail en 2013.

Cadre au service juridique de la SNCF, Claire Chriqui ne réalisait pas qu'elle vit sous un régime policier et ne se doutait donc pas qu'elle était écoutée par les juges d'instruction"Je crains que les OPJ [officiers de police judiciaire] l'appellent en direct, qu'il panique, qu'il ne sache pas, qu'il ne comprenne pas. [...] En général... j'aime bien un peu les voir." 

Et ses propos révèlent que la direction de la SNCF a tenté de "manipuler l'enquête" sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, près de Dijon (Côte d'Or) en briefant ses employés avant leur audition par la justice, selon le Canard Enchaîné du mercredi 27 janvier.

Les syndicats ont-il participé à l'enfumage des juges ?

Le 12 juillet 2013, le déraillement d'un train Corail Paris-Limoges a fait sept morts et des dizaines de blessés à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Plusieurs rapports d'expertise et enquêtes ont été lancés pour identifier la cause de l'accident.

Mais lors des convocations des responsables SNCF du secteur de Brétigny, les magistrats se retrouvent face à des agents "sérieux et irréprochables", raille le "Canard". Christophe Bolhy, un cadre de la SNCF, concède simplement qu'il "ne sait pas" si les contrôles du matériel ont été correctement menés. L'hebdomadaire anarchiste ne met pas en cause les syndicats et ne mentionne pas l'appartenance syndicale de ce dirigeant d'unité de production voie SNCF. La CGT et SUD détiennent la majorité absolue dans l'entreprise ferroviaire publique.


Or, les juges ont précédemment lancé une écoute téléphonique sur l'ensemble des personnes convoquées.
Selon le PV tombé entre les mains du "Canard", le même Christophe Bolhy hurle au téléphone à son supérieur: "Brétigny, c'est des crevards [salauds]. Faut tous les foutre dehors ! "Et de traiter les cheminots de "burnes" (tout en "c*uilles, sans cervelle).

Un autre faux-témoin est mentionné, mais sans être nommé
Un autre cadre de la SNCF, dont l'identité n'est pas révélée, se lâche au téléphone, à propos d'une traversée-jonction (TJ), pièce maîtresse dans les intersections entre deux voies, qui est soupçonnée d'avoir causé l'accident de Brétigny : "Elle est pourrie, mais c'est pas la seule... Toutes les TJ de Brétigny sont dans cet état-là."
Face aux magistrats, le cheminot tient un autre langage qui n'accuse plus gravement : "Quand je dis 'pourrie', ça ne veut pas dire 'en dehors des normes', ça veut dire 'vieux' "...

Une connivence entre direction et syndicats

Mais surtout, l'écoute téléphonique accuse la direction de la SNCF de cadrage des propos des cheminots. En témoigne un échange entre Christophe Bolhy et son collègue M. Delrue. Le 15 mai 2014, le premier confie "Je suis convoqué chez la police". L'autre répond : Oh putain ! [...] Il faut vraiment que tu te fasses briefer par Claire ! [...] Il faut qu'on sache exactement ce qu'on peut dire."

Claire Chriqui, du service juridique, dont il faut croire qu'elle n'est syndiquée ni à la CGT ni à Sud (syndicats dominants) se charge de préparer les salariés convoqués. Après chaque audition par la police, les agents lui repassent un coup de fil pour "lui expliquer comment ça s'est passé, lui dire les sujets abordés".

Dès le 4 décembre 2013, les juges découvrent par l'écoute que Claire Chriqui donne des ordres aux agents convoqués. A l'un d'entre eux, elle explique : "Je t'invite à ne rien apporter [aux policiers]... Tu viens avec rien... Il faut attendre leurs demandes." Un délégué syndical tiendrait-il un autre langage ?

Tentative de falsification d'une note interne


D'autres cadres du service juridique briefent et débriefent les agents entendus. 
L'un d'eux, anonyme, mais évidemment pas militant syndical, raconte : "Les normes, moi, je les ai jamais évoquées, parce qu'il ne faut pas les évoquer, et comme [les juges ne les] connaissent pas, ils les demanderont pas."

Fort de son appartenance syndicale, une autre cheminot n'hésite pas à faire pression sur un cadre, auteur d'une note interne sur l'accident, pour qu'il mette son texte en conformité avec les intérêts liés de la direction et des syndicats. Le rapport litigieux fait état à Brétigny "d'appareils en très mauvais état". La conseillère propose de "supprimer 'en très mauvais état'" : "Ca n'ajoute rien. On se doute bien qu'on n'est pas en train de régénérer des appareils neufs. C'est pas la peine d'aller mettre que tout est en très mauvais état."

L'ensemble des rapports d'expertise arrive à la conclusion qu'un défaut de maintenance sur les voies est à l'origine de l'accident. Mais c'est la faute de l'insuffisance des crédits de fonctionnement et des effectifs: comment la justice se retournerait-elle contre le gouvernement ?  
Le déraillement aurait été causé par une éclisse - sorte de grosse agrafe sur l'aiguillage -, dont une fissure n'avait pas été détectée lors des tournées de surveillance - ce qui met en cause la conscience professionnelle des cheminots de Brétigny, indépendamment du budget de la SNCF, d'autant que le drame est intervenu à l'entrée de la gare même  - et dont trois des quatre boulons s'étaient cassés ou dévissés.  L'éclisse avait alors pivoté, provoquant l'accident.

"Cassés ou dévissés"
La polémique soulevée par Le Canard sert-elle donc à détourner l'attention de l'hypothèse de l'acte malveillant, voire terroriste ?

Les syndicats se tiennent en retrait derrière la SNCF qui nie en bloc

Une communauté d'intérêts
"La direction juridique de SNCF [...] défend et accompagne ses salariés [et les syndicats, leurs syndiqués] lorsqu'ils sont mis en cause dans l'exercice de leur fonction. C'est le cas pour l'instruction concernant l'accident de Brétigny", a réagi mardi soir l'entreprise ferroviaire dans un communiqué.
Les salariés auditionnés par les juges sont totalement libres de leurs propos", a-t-elle affirmé, se refusant à commenter un article basé sur des "documents [...] couverts par le secret de l'instruction". Le secret des sources de la presse permet ce genre de fuitage vers les media qui font de l'investigation devant leur téléphone.

Depuis l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet d'Evry, seules deux personnes morales ont été mises en examen, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), toutes deux mises en cause pour homicides et blessures involontaires. 
Tranquilles, les syndicats peuvent dresser le poing. Et aussi adresser un bras d'honneur à la justice.

jeudi 13 mars 2014

"On va s'occuper de Nicolas Sarkozy", déclare Michel Sapin

La majorité haineuse: à "sale mec", Hollande, "sale mec" et demi, Sapin 

Le gouvernement "s'occupe" de l'ancien chef de l'Etat, c'est dit !
La justice politique n'est plus un fantasme !
Michel Sapin en a fait l'aveu, sur Europe 1. Avant de se reprendre : "les juges vont s'en occuper". A preuve de l'indépendance de la justice...

L'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy  pousse le gouvernement à la faute.  Ce jeudi 14 mars au matin, les socialistes sont montés au front pour tenter de sauver le soldat perdu, Taubira, ministre de la Justice, mais la cause est indéfendable et la mission d'enfumage tourne en pollution sur les 3/4 de la France.

Sapin est particulièrement bas de plafond 
Carte des "juges rouges" en France
Les particules fines stagnent et la France voit rouge: les dégagements de dioxyde d'azote par Taubira et Valls crèvent la couche d'ozone: l'anticyclone des écoutes qui règne en maître sur l'hexagone ne permet pas l'évacuation de polluants sur les électeurs. Résultat, la qualité de l'air de ce jeudi est très mauvaise dans nombre de grandes villes, particulièrement en Ile-de-France et singulièrement aux abords de l'Elysée.

Les juges "indépendants" font cause commune avec ce gouvernement

Sur Europe 1, Michel Sapin explique: "On va continuer à s'occuper des enquêtes de Nicolas Sarkozy. Enfin, ... les juges vont continuer à s'occuper des enquêtes de Nicolas Sarkozy". 

La gauche aura peine à défendre sa vertu supposée et à se victimiser
Car enfin, au-delà des atteintes à la vie privée de Sarkozy, il s'agit aussi de secret professionnel et de menaces sur les libertés publiques et les droits des citoyens

Après avoir défendu Christiane Taubira à l'aveugle, le ministre du Travail s'est lancé dans la défense de son collègue de l'Intérieur. Et pour défendre Manuel Valls, Michel Sapin s'est livré à ses attaques coutûmières, accusant de perversité Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur: "On peut être ministre de l'Intérieur sans être pervers. On n'est pas tous obligé d'être à l'image de quelqu'un qui s'appelle Nicolas Sarkozy». «Parce que Nicolas Sarkozy adorait avoir sur son bureau toutes les écoutes téléphoniques du monde, il faudrait que tous les autres ministres de l'Intérieur soient aussi pervers que lui, mais non», poursuit Michel Sapin.

Les Français attendent plutôt qu'il blanchisse Christiane Taubira.
La solitaire a en effet glissé une peau de banane au gouvernement et les ministres chutent chaque matin, les uns deriière les autres, à sa suite. 
Le resserrement du gouvernement est en marche. 

jeudi 15 août 2013

Brétigny: la com du gouvernement a-t-elle déraillé avec le train ?

Le rapport de police fait polémique

La classe politique cherche à enterrer un rapport accablant

Dans ce rapport, les hommes de la CRS 37 auraient constaté à leur arrivée qu’ils devaient " repousser des individus -venus des quartiers voisins- qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles"

Des intrus auraient également dépouillés des victimes. "Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes", ajoutent les auteurs de ce document. 

Le Point
a pu se procurer un document confidentiel
de la direction centrale des CRS qui mentionne des faits objectifs, pourtant contestés et décrits comme odieux par certains membres de la classe politique. Le journal explique qu’un important dispositif de sécurité avait été déployé, notamment pour assurer les escortes des ambulances.

Ouverture d’une enquête

Des renforts policiers ont dû être appelés
pour sécuriser le périmètre de la tragédie
Cette version des faits est contestée, mais une enquête a été ouverte. Toujours selon Le Point, le gouvernement est accusé d’avoir dissimulé la vérité concernant la situation après le déraillement du train. 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, dit ne pas avoir eu connaissance de tels actes et que "si les faits sont prouvés par l’enquête, vite il faudra identifier ces personnages, vite il faudra les interpeller." 

L’opposition, en revanche, a eu accès à des "informations parcellaires" sur les scènes. 
Elles rapportent des caillassages et des vols après le déraillement du train. .

Selon le député UMP Éric Ciotti, "le gouvernement manifestement n’a pas dit toute la vérité dans cette affaire". Il a expliqué que des policiers avaient fait part dès les premières heures d’événements "d’une gravité insoutenable. Des vols ont été commis, mais aussi des caillassages contre les forces de l’ordre"
Nathalie Kosciusko Morizet, ancienne ministre, estime pour sa part que le gouvernement " doit s'expliquer."
Or, dit-elle, "manifestement, il y a une hésitation sur le sujet, on nous a dit que c'était un acte isolé et, aujourd'hui, ce qui apparaît, c'est que c'était plus sérieux que cela". "Si le gouvernement a essayé de camoufler ça, oui, c'est un problème", a-t-elle conclu.

samedi 13 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: la piste de la défaillance de l'aiguillage privilégiée

Défaillance de l'aiguillage ou sabotage ?

Le déraillement du train Corail Paris-Limoges a fait au moins six morts, à Brétigny-sur-Orge (Essonne), un vendredi de départs en vacances.
La pire catastrophe ferroviaire depuis 1988 en France a tué quatre hommes et deux femmes.
Selon des sources proches de l'enquête, il s'agit d'un couple d'octogénaires qui seraient originaires de Brétigny, de trois hommes de 19, 23 et 60 ans et d'une jeune femme dont l'âge n'a pas été spécifié. Parmi ces victimes, des personnes sont originaires d'Etampes, dans l'Essonne, et du Limousin.
Certaines se trouvaient sans doute dans le train et d'autres sur le quai quand le train Intercités a déraillé à 17h14. En outre, neuf personnes sont gravement blessées, dont deux ont un pronostic vital engagé, d'après le SAMU de Paris.
A la mi-journée, les autorités laissaient entendre que le bilan pourrait ne plus beaucoup évoluer, mais restaient prudentes, avant que les trois voitures du Paris-Limoges qui se sont couchées ne soient enlevées des voies de la gare, à l'aide d'une grue arrivée en début d'après-midi. Les opérations devraient durer jusque dans la soirée.
Ce sont les blessés qui pourraient désormais alourdir le bilan. Selon le responsable du SAMU de Paris, le professeur Pierre Carli, "51 urgences relatives" ont été recensées et neuf blessés se trouvent en état d'"urgence absolue". Pour deux d'entre eux, le pronostic vital est réservé. Ils sont soignés à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), l'un des quatre établissements les plus mobilisés, avec Henri-Mondor à Créteil et les hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpêtrière et de Lariboisière, selon le médecin.Les neuf blessés très graves, "des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère" vendredi soir. Les blessures les plus graves sont liées soit à l'écrasement du train (les victimes ont dû être désincarcérées), soit à la projection hors de la voiture, alors que le train roulait à grande vitesse. Dans ce dernier cas, les lésions les plus fréquentes sont des traumatismes, notamment crâniens. Le Pr Carli a  en outre précisé que 70 personnes avaient été "prises en charge par des cellules d'urgence médico-psychologiques". Au total, les secours ont pris en charge 227 personnes vendredi.
Immédiatement après l'accident, 
des témoignages de voyageurs semblaient mettre en cause l'aiguillage, à 200 mètres en amont de la gare.
Les voyageurs rescapés et les témoins s'accordaient à décrire la violence inouïe de la catastrophe.
Des morceaux de ballast ont été retrouvés dans la ville, a raconté le maire PS de Brétigny, Bernard Decaux. Le toit de la gare et un quai de béton ont été défoncés, des voyageurs ont été éjectés, d'autres ont évoqué des "images de guerre", "un jeu de massacre"...
L'accident a des conséquences sur le trafic ferroviaire. Certains tronçons du RER C vont être perturbés pendant plusieurs jours. Samedi, la gare d'Austerlitz restait partiellement paralysée en période de départs en vacances.
La SNCF a mis en place un nouveau numéro vert pour la prise en charge des victimes et les familles: 08 00 12 08 21.

La SNCF s'aventure sur la piste de la défaillance d'une pièce d'un aiguillage
Dès samedi, au lendemain du choc, les autorités privilégient la thèse de la défaillance d'une pièce d'acier de dix kilogrammes dans le système d'aiguillage, se fondant sur les scènes d'horreur rapportées par les voyageurs et les témoins. 

"L'éclisse", sorte d'agrafe qui relie deux rails, "s'est désolidarisée, elle s'est détachée, elle est sortie de son logement", a détaillé Pierre Izard, directeur général des infrastructures de la SNCF. Elle "est venue se loger au centre de l'aiguillage et, à cet endroit, elle a empêché le passage normal des roues du train et aurait provoqué le déraillement du train", a-t-il analysé.

La SNCF va contrôler les 5.000 pièces semblables de son réseau. "Les raisons de la désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et techniques en cours, a déclaré le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. "La SNCF se considère comme responsable. Elle est responsable de la vie de ses clients", a-t-il dit.

Solidarité des cheminots: les réflexes du camarade conducteur saluée

Dans des circonstances aussi dramatiques, le ministre socialiste de tutelle, Frédéric Cuvillier, a mis a priori hors de cause les cheminots, se parant contre une éventuelle réaction syndicale.  
Cuvillier s'est appliqué à rendre hommage au conducteur, qui a déclenché "l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse". Selon une source syndicale, cet homme, "légèrement choqué psychologiquement", est rentré samedi matin chez lui.
Mais il n'a pas craint de polémiquer, citant l'obsolescence des infrastructures ferroviaires françaises: "Le constat est sévère avec une dégradation ces dernières années, faute de moyens consacrés aux lignes classiques."
"On a privilégié le TGV au lieu de penser au réseau secondaire, les lignes qui rendent service. Pepy doit en tirer toutes les conséquences", a également affirmé le porte-parole de l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), Willy Colin, qui s'était déjà signalé aux côtés des cheminots lors de la grève SNCF de la mi-juin 2013. "La réforme c'est quoi ? C'est un autre statut pour les cheminots. Ils sont en grève pour des raisons matérielles ", affirma-t-il sur RMC, s'en prenant par ailleurs à Sud-Rail. "L'information circule et c'est grâce au service minimum. Mais certains syndicats contournent ce service minimum avec des droits de retraits."

L'aiguillage a pourtant fait l'objet d'un contrôle de sécurité le 4 juillet, selon la SNCF. Une demi-heure avant la catastrophe, un autre train est passé, sans qu'aucune anomalie ne soit relevée. Quant aux wagons et à la locomotive, ils étaient "à jour de toute vérification".

Les autres pistes semblent écartées, notamment celle d'une fragilisation de la structure liée à des travaux récents dans la zone et surtout celle de l'erreur humaine. Le train, qui transportait 385 voyageurs, roulait à 137 km/heure, sous les 150 km/h autorisés a-t-on dit et répété sur toutes les chaînesde télévision.

Si
le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon n'a pas exclu un acte de malveillance, l'entourage du ministre de l'Intérieur, élu de l'Essonne, a jugé cette hypothèse "prématurée", recommandant d'être "très prudent", car, à ce stade, il ne s'agirait que de "rumeurs". "On n'a pas d'élément en ce sens, mais on ne peut pas exclure la thèse de la malveillance", a néanmoins confirmé une source judiciaire.
Les secours ont travaillé toute la nuit 
sur les lieux du drame de Brétigny-sur-Orge.

Ce qui fragilise la thèse sur laquelle les officiels ont sauté.
Le président de Réseau ferré de France, Jean-Claude Rapoport, a souligné pour sa part que
l'aiguillage en question avait été vérifié lors d'une inspection régulière le 4 juillet dernier.

Autre bizarrerie de la thèse de la défaillance mécanique,
l'aiguillage est situé 150 m en amont de la gare de Brétigny, et donc particulièrement accessible aux contrôles.

En décembre 2008, des  tirs sur des caténaires près de Marcoussis (Essonne) avaient retardé une trentaine de TGV sur la ligne TGV Atlantique Paris - Le Mans, lors des départs des vacances de Noël. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait confirmé un sabotage. "C'est à nouveau un acte de malveillance à quelques kilomètres de Marcoussis ou s'était passé il y a deux moins un tir à la carabine. C'est exactement la même malveillance, c'est-à-dire à nouveau un impact de balle sur la caténaire," avait-il déclaré  sur France 2, dévoilant les conclusions de l'enquête de la Gendarmerie. Le président de la SNCF avait expliqué qu'il n'est pas possible de "mettre un gendarme tous les kilomètres sur un réseau long de 33 000 kilomètres".
Aujourd'hui, Valls les réserve aux opposants au mariage homosexuel.

Le gouvernement ne veut pas d'une nouvelle affaire Coupat, du nom du meneur d'un groupe d'extrême-gauche
 révolutionnaire, l’Internationale situationniste (IS), qui se trouvait le 7 novembre 2009 dans la campagne seine-et-marnaise à l’aplomb de la voie du TGV-EST sabotée cette nuit-là...

Dans ce contexte,
la SNCF tient à sauvegarder son image et annonce le contrôle des 5.000 pièces semblables de son réseau. "Nous avons décidé de vérifier les équipements de cette nature sur l'ensemble du réseau et cela commence maintenant", a-t-il précisé.
"La désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et technique en cours, a déclaré le patron de la SNCF,
Guillaume Pepy, qui a également indiqué que la SNCF se considère "responsable" du drame de Brétigny-sur-Orge.