POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est rapport. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rapport. Afficher tous les articles

mardi 10 janvier 2017

CNN et le New York Times, ou l'information nauséabonde que la gauche avale

Pour Trump, le modèle de la presse française a rechuté dans le caniveau

L'AFP et ses clients partisans (Le Monde, Libération, BFMTV, France Info, etc) recourent aussi aux attaques sous la ceinture

CNN, porteur d'Hillary Clinton, adore désormais Moscou. Et notre presse lui emboîte le pas ! Non contents de distiller la rumeur, les décrypteurs de presse de gauche lisent dans les pots de chambre. La presse d'alcôve aurait même reçu de son ennemi, Poutine, de quoi compromettre Trump... Le Canard enchaîné n'y avait pas pensé; Mediapart est admiratif. Le Monde et Libération se sentent petits...

Un rapport de 35 pages agite les media américains. Et ses suiveurs français. Présenté à Donald Trump par les renseignements américains, il contiendrait des informations compromettantes recueillies par Moscou sur sa vie intime. Or, cette presse exemplaire n'a pu vérifier ses sources, puisque le FBI commence à peine à engager les vérifications ds sources qu'il a lui-même diffusées, après avoir la charrue de la rumeur avant les boeufs de la déontologie
Le 31 octobre 2016, CNN a annoncé avoir mis un terme à sa collaboration avec sa commentatrice politique Donna Brazile, par ailleurs... présidente du Comité national démocrate, après la publication par WikiLeaks de courriels révélant qu'elle a communiqué à l'équipe de campagne d'Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. Dans un des courriels, Donna Brazile déclare connaître certaines questions et offre d'en communiquer davantage.Lire PaSiDupes.
Le rapport évoque - sans preuves ni détails - une vidéo clandestine qui aurait été tournée à Moscou en 2013. Mais ce montage du FBI, largement acquis aux Démocrates, pourrait également éclabousser Barack Obama au moment de sa sortie de fonctions, parce qu'il fait fuiter pendant son second mandat des informations compromettantes non vérifiées,  mais classées défense, recueillies par la Russie sur le candidat républicain, devenu le prochain président américain. 
"Buzzfeed News publie en entier ce qui est présenté comme un document. Il contient des accusations, qualifiées de "révélations", sur des relations tarifées avec les femmes russes, "pour que les Américains puissent se faire leur propre idée", fusse à partir de montages sur le président élu et d'"allégations qui circulent parmi les plus haut niveaux du gouvernement américain", explique la publication, sans les nommer !, pour tenter de justifier un choix éditorial non pas sulfureux, mais à la fois calomniateur et diffamatoire. 
Comme le précise Buzzfeed, site d'information qui a rechuté dans la fange après s'être efforcé en 2011 d'accéder à la presse de qualité, que côtoie à la marge la journaliste media et divertissement Charlie Vandekerkhove (Fun radio, France Inter, BFMTV) et qui ne craint pas de goûter à ce pain-là.
Les sites francophones du type de BuzzFeed, diffusant des contenus de divertissement et d'"insolite", sont Melty, Topito, Koreus, Démotivateur, Minutebuzz, Konbini, ou Golem13.
Le rapport circule depuis plusieurs semaines dans les sphères politiques, de l'intelligence et des media (tous non spécifiés), ce qui, pour les journalistes du buzz, serait la preuve d'une quelconque validité, mais est surtout à dix jours de la prestation de serment du vainqueur d'Hillary Clinton. Il est composé d'une série de notes datées de juin à décembre 2016, rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique. Elles auraient été préparées à l'attention des opposants politiques de Donald Trump. Jugé crédible par les éléments Démocrates du renseignement américain, le document est en cours de vérification par le FBI.
Le site Buzzfeed reste entaché par le scandale de juillet 2014, quand on découvrit qu'un de ses rédacteurs politiques, Benny Johnson, avait plagié d'autres sources (plus de 40 fois).
BuzzFeed a en outre dû avouer le 10 août 2014, qu'ils avaient reçu un financement de 50 millions de dollars d'un fonds américain de capital-risque.
Le 18 août 2015, le groupe bénéficie d'un financement de 200 millions de dollars du conglomérat de meédia américain NBCUniversal détenu par GeneralElectric, puis par le premier câblo-opérateur américain, Comcast, propriétaire du studio DreamWorks Animation.
Ce rapport évoque un secret de polichinelle : des liens de longue date entre le nouveau président américain et la Russie
 
Alors que Barack Obama, le président sensible de l'Etat le plus puissant de la planète, pleurait comme une madeleine en donnant cette nuit son dernier discours comme président des Etats-Unis, c'est un document de 35 pages fétides qui agite les media putrides outre-atlantique. C'est donc une chance que ce président ait promis une passation "douce" de pouvoirs...
 
Un rapport des chefs du renseignement américain a été divulgué à la veille de la première conférence de Donald Trump en tant que chef de l'Etat. Instrumentalisé par CNN, mais publié dans son intégralité par Buzzfeed seulement, ce mémo encore non vérifié a été lancé dans les jambes de Donald Trump vendredi par les chefs du renseignement américain, qui lui ont adressé sous la forme d'un résumé de deux pages, d'après CNN - chaîne de télévision qui avait froidement localisé Hong Kong en Amérique du sud, avant de chauffer, lors du G20 de 2011, en situant Cannes en Espagne du nord-ouest, et enfin de brûler en logeant l'Irak en Europe - et le New York Times - prestigieux journal de référence internationale, qui, en juillet 2008, censura pourtant une tribune de John McCain, au motif qu'il était candidat républicain à la présidence - ... Deux monuments qui en imposent néanmoins à la presse militante hexagonale républicaine et surtout... démocratique!  Les controverses ne sont pourtant pas exceptionnelles et récentes, puisque, dès 1930, le correspondant du NYT en Union soviétique, Walter Duranty, masqua aux Américains la famine organisée par Staline en Ukraine. 

La concertation d'une radio, CNN, et d'un journal, le NYT, apparaît une nouvelle fois au grand jour pour nuire au Républicain Trump, pendant sa campagne contre leur candidate Démocrate et depuis sa victoire sur Hillary Clinton dans la conquête de la Maison blanche. La vengeance est un plat qui se mange froid ou réchauffé. 

Ils lui ont aussi présenté leur rapport-maison, partiellement déclassifié, qui récapitule des opérations supposées de piratage informatique et de... désinformation pilotées par la Russie.

Donald Trump dénonce "une chasse aux sorcières". 
Buzzfeed avoue lui-même ne pas être en mesure d'authentifier le document qu'il publie in extenso ! Les notes de ce site de divertissement populaire, qui contiennent en particulier des informations sur une vidéo à caractère sexuel, une sextape, tournée dans un hôtel de Moscou clandestinement en 2013 par les services russes, afin de servir de moyen de chantage. Elle impliquerait des prostituées russes. 

Le document contient aussi des informations sur des échanges de renseignements supposés entre Donald Trump, certains de ses proches (non encore identifiés) et le Kremlin, qui auraient circulé dans les deux directions et pendant des années. 

Les zones d'ombre qui entourent pour l'heure ces informations n'appelent pas ses exploiteurs à la réserve... 
Elles agitent au contraire jusqu'à une certaine partie de la sphère politique et du Congrès. 
L'ancien porte-parole d'Hillary Clinton, Brian Fallon, a appelé le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, à autoriser une commission d'enquête spéciale. 
Obama se refuse toutefois à commenter ce qui serait un fuitage de ses services.

Donald Trump a exprimé son indignation sur ces salissures
"Fausses informations - une chasse aux sorcières totale !", a opposé le président élu, en lettres capitales sur son compte Twitter, tandis que les media français -farouches défenseurs du secret des sources- l'accusent,  sur la base d'allégations non vérifiées, de se mettre en colère et de manifester sa brutalité coutumière.  
En novembre 2016, Donald Trump avait pointé le New York Times, l'accusant d'être "malhonnête". "Ouah, le @nytimes perd des milliers d'abonnés à cause de sa couverture très mauvaise et hautement imparfaite du "phénomène Trump"", avait-il tweeté.
L'ex président de la Chambre des Représentants, Newt Gingrich, a fait valoir sur CBS que
Twitter est "une technique qui permet de toucher 13 à 14 millions de personnes gratuitement et de contourner le New York Times" ou les autres. D'où l'agressivité des media dans leur combat 
-notamment en France- pour éradiquer les adblockers (logiciels anti-pub) qui nous débarrassent des intrusions de la publicité commerciale.
Quelques heures plus tôt, l'avocat de la cible des media Démocrates, Michael Cohen, a qualifié ces informations de "ridicules, à plusieurs niveaux". 
Cité par ces notes, qui évoquent de manière détaillée un voyage qu'il aurait effectué à Prague pour y rencontrer des interlocuteurs russes, l'avocat a démonté les accusations sur son compte Twitter. "Je ne suis jamais allé à Prague de ma vie !", a-t-il affirmé.
Sauf si, selon lui, Prague est en République tchèque et non en Australie...

mardi 2 février 2016

Cachez cette enquête que la gauche ne saurait voir !

Peur de l'autre et préjugés: quand le JDD aborde les tabous de front

Mieux valait-il ne rien savoir ?

Le Journal du Dimanche a publié ce dimanche 31 janvier une étude réalisée pour la "Fondation du judaïsme français". Elle posait les questions auxquelles n'ont pas le droit de répondre les Français et elles n'ont pas manqué en effet de susciter de vives réactions d'une partie de la population sur Twitter, du fait de la nature des questions posées. 

Elle visait à mettre au jour, dans un contexte de crise sociale, les sujets rentrés sur certaines communautés et le ressenti profond qu'il est convenu de disqualifier sous le terme dépréciatif de "préjugé". 
Ariel Goldmann, président de la Fondation du judaïsme français, a pesé l'opportunité de publier l'étude intitulée "Perceptions et attentes de la population juive : le rapport à l’autre et aux minorités", comme il l'explique dans le JDD ce dimanche. 

Et ses hésitations se sont révélées justifiées au vu de certaines réactions outrées relevées sur Twitter de la part de communautés particulièrement privilégiées par la gauche radicale, voire anarcho-communiste. "Nous voulions éviter que ses conclusions ne soient détournées à des fins politiques pendant la campagne des élections régionales", remontant à la première quinzaine de décembre 2015, indique Ariel Goldmann. "Cette étude n'est ni accusatrice, ni généraliste. Elle est une mesure des maux qui nous rongent en tant que Français." 

Une vaste enquête de 18 mois

Elle est fondée sur des entretiens réalisés entre juillet 2014 et juin 2015, entre deux épisodes terroristes particulièrement sanglants. L'objectif de l'étude réalisée par l' "institut" Ipsos, sous le contrôle scientifique de Dominique Schnapper, ex-membre du Conseil constitutionnel (nommée par Christian Poncelet), de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESC) et de Chantal Bordes-Benayoun du CNRS, est de mesurer l'étendue des "préjugés tenaces" qui circulent en France en n'évitant aucun sujet : la religion, le terrorisme, l'antisémitisme, les actes racistes commis envers les musulmans... 

Cette étude "est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés", explique Ariel Goldmann. "Nous voulons lancer un cri d'alarme et appeler au sursaut." 
Autre particularité de l'étude, elle donne aussi la parole spécifiquement aux "juifs" et aux "musulmans", avec toute la difficulté que pose ce type de regroupement. Brice Teinturier, d'Ipsos, répond ainsi à cette interrogation : "la meilleure façon de procéder", dit-il, pour obtenir l'échantillon "le moins biaisé", est encore "de partir de la définition par l'interviewé lui-même, quels que soient les critères qu'il mobilise pour cela : religieux, culturels, familiaux…" 

Si l'étude s'attarde sur l'antisémitisme, elle aborde d'autres thèmes très divers.
Quels sont les résultats ? 
Peur de l'autre, méfiance et préjugés sont les maîtres mots de cette étude. Une majorité de Français n'ont ainsi pas confiance en leur avenir personnel (61% estiment qu'il est "complètement bouché"). Conséquence, selon Ipsos, ils sont également méfiants envers les autres groupes sociaux et/ou ethniques qui vivent en France : 66% des personnes interrogées pensent qu'"on ne peut pas faire confiance à la plupart des gens", toutes confessions confondues, et 54% jurent que "l'immigration n'est pas une source d'enrichissement." 

Par ailleurs, 53% des personnes interrogées "estiment qu'on en fait plus pour aider les immigrés que pour aider les Français"
L'étude révèle certaines anomalies dans la perception que les Français ont de leur pays. 49% des personnes interrogées estiment que les catholiques représentent moins de la moitié de la population; 57% pensent que les juifs représentent plus de 10% de la population française et 39% pensent que les "musulmans" pèsent pour plus de 20% dans le total. "Les études sur le sujet, notamment celles de l'Institut national d'études démographiques (INED), tendraient à démontrer que ces deux communautés seraient en réalité entre trois et six millions, soit moins de 10% de la population", estime le JDD. Il n'est donc pas étonnant qu'aux questions suivantes, les réponses soient tout aussi déconnectées de la réalité. Mais le vécu de chacun n'est-il pas ce qui importe?

Ainsi, les clichés sur les "juifs" et les "musulmans" restent largement ancrés.
Selon les résultats de cette étude, les Français réagiraient mal si leur fils (52%) ou leur fille (56%) se mariait avec un ou une personne de confession musulmane. 
Enfin, les stéréotypes sur les personnes de confession juive restent tout aussi forts : 56% des personnes interrogées estiment que "globalement, les juifs sont plus riches que la moyenne des Français" et "ont beaucoup de pouvoir." Pire : 24% des personnes interrogées continuent de penser que "les juifs ne sont pas vraiment des Français comme les autres"... Et surtout, 6 personnes sur 10 "estiment que les juifs ont une part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme." Pensent-ils aux antisionistes ?

Autre résultat qui a stupéfait: un tiers des Français considère qu'"une réaction raciste peut se justifier". 
A la question : "Aujourd'hui, quelle est le plus souvent votre réaction lorsque vous voyez les personnes suivantes dans la rue ?", 
55% des personnes interrogées se disent "agacées" ou "inquiètes" lorsqu'elles croisent des "femmes portant un voile couvrant l'ensemble du visage" et 48% lorsque ce sont "des hommes en tenue traditionnelle musulmane." 
Dans le même temps, 41% des musulmans assurent avoir essuyé personnellement des remarques ou des insultes. 

Toujours dans l'idée d'identifier les préjugés sévissant en France aujourd'hui, l'étude pose une question qui a concentré l'essentiel des réactions ce dimanche sur les réseaux sociaux : "Vous même, au cours de l'année, avez-vous personnellement rencontré des problèmes (insultes, agressions...) avec une ou plusieurs personnes issues des groupes suivants ?" 
Les réponses proposées sont les suivantes : "Des personnes d'origine maghrébine", "Des Roms", "Des personnes de confession musulmane", "Des personnes d'origines africaine", "Des personnes de confession catholique", "Des personnes de confession juive" et "Des personnes d'origine asiatique". Soit une catégorisation jugée absurde mais pourtant co
mmunément admise dans le quotidien des Français et qui correspond aux préjugés identifiés plus haut. Le JDD place d'ailleurs ces résultats dans un ensemble plus large intitulé "Des préjugés tenaces": un jugement stigmatisant. 

Ce sondage a créé de vives réactions ce dimanche

A l'instar de celle,  sur Twitter, du député-maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin (dont un grand-père est d'origine algérienne):
Cette image recadrée a beaucoup tourné, sans laisser voir le but de l'étude : mettre en lumière la façon subjective dont nous percevons les autres, et tenter de mesurer cette perception des autres dans une société fragmentée, communautarisée et soumise à un violent choc social. C'est notamment la raison pour laquelle l'étude teste plus précisément les "musulmans" sur leur rapport aux "juifs", afin de comprendre les liens qui existent entre les deux communautés - même si l'expression est soumise à débat, la France ne reconnaissant qu'une communauté : la communauté nationale. 
Ceux qui ont participé à cette étude et se sont définis comme "musulmans" estiment, 
- pour 74% d'entre eux, que la phrase "les juifs ont beaucoup de pouvoir" est "vraie" (c'est près de 20% de plus qu'en juillet 2014...) 
- pour 62% à penser que "les Juifs sont plus attachés à Israël qu'à la France" 
-et 66% à penser que "globalement, les Juifs sont plus riches que la moyenne des Français". 
C'est à chaque fois beaucoup plus que la population globale. 

"Le point de rupture se situe au début des années 2000", explique dans le JDD Bernard Godard, spécialiste de ces questions, qui évoque notamment la deuxième Intifada [soulèvement des Palestiniens à partir de la fin du mois de septembre 2000] et les avatars du gouvernement Jospin (1997-2002). "Auparavant, il y avait une volonté des deux communautés de se rapprocher. Quant à savoir si l'islam est antisémite, c'est une question très complexe," tellement complexe qu'un seul article de presse a déjà bien du mal à en expliquer les ressorts, alors un tweet...

Au final, si la méthode et les questions posées par Ipsos peuvent être débattues, les résultats recueillis par l'institut n'en sont pas moins particulièrement instructifs. 
A noter que tous les tableaux présentés dans cet article sont issus d'une précédente étude publiée par Le Monde du 14.11.2014, laquelle n'avait pas fait l'objet d'une pareille orchestration de l'émoi des Français. Les camemberts sont dûs au JDD.

"Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti" (A.Camus)

lundi 16 septembre 2013

Les bijoutiers de France refusent de se laisser dépouiller en attendant la police

Les soutiens du bijoutier descendent dans la rue

Les amis de la victime sur Facebook interpellent les amis des agresseurs
La gauche condamne la vigilance citoyenne à  droite 
D'aucuns soupçonnent l'extrême droite d'être à l'origine de la page de soutien qui totalise plus d'un million et demi de "J'aime" à ce jour. Mais la suspicion est difficile à prouver formellement.
Quels record la page Facebook "Soutien au bijoutier de Nice" atteindra-t-elle ? Lancée mercredi, la page a recueilli en trois jours plus d'un million de "J'aime" avec son message simple: "Soutenons ce bijoutier qui ne faisait que son travail". L'homme, qui venait de se faire braquer, avait tiré sur les malfaiteurs qui prenaient la fuite, tuant l'un d'entre eux. La légitime défense n'a pas été retenue par la justice: le Parquet de Mme Taubira a considéré que le bijoutier a tiré dans le dos des deux hommes, une fois leur vol effectué. 
Mais faut-il distinguer les phases d'une agression? 
La préparation est aggravée par la préméditation, mais la fuite est protégée par la loi.

• Qui a créé cette page?
Pour porter un jugement en France, il importe avant tout de savoir qui est l'auteur des propos ou de l'action ... 
Or, les décrypteurs sont dans l'embarras: il leur est difficile de savoir qui est derrière cette page. L'auteur a en effet pris soin de cacher son identité grâce aux paramètres de confidentialité de Facebook. La gauche ne manque donc pas de soupçonner l'extrême droite d'être à l'origine de l'opération. Plusieurs internautes soutenant la page indiquent en effet clairement leur positionnement avec comme photo de profil la flamme du Front national, des blasons "Génération patriotes" ou toute autre référence à l'imagerie frontiste, ce qui suffit à stigmatiser tous les autres. La toute première personne ayant réagi sur la page est d'ailleurs une certaine "Kristel DeFrance". Cette dernière a pour image de profil un poing levé sur un drapeau français, avec écrit "France révolution, Patriote pas collabo". La presse dresse pour l'occasion la liste noire des autres figures de l'extrême droite, comme Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire, ou Philippe Vardon, le président de Nissa Rebela, un mouvement identitaire niçois, ont également relayé cette page sur leurs comptes Twitter. Mais il est pour l'heure impossible de faire un lien irréfutable entre la création de cette page Facebook et l'extrême droite.

• Un million paraît énorme à certains: les chiffres sont-ils truqués?
L'accusation est concevable, à la marge. Chaque compte Facebook ne peut «aimer» une page qu'une seule fois. Il est possible que certains internautes se soient créés plusieurs comptes pour multiplier d'autant les «J'aime», mais cela n'aurait pas suffi à atteindre de tels chiffres.
Certains soupçonnent également l'auteur de la page d'avoir acheté des "J'aime" émanant de faux comptes, une pratique courante chez les marques pour gonfler leur popularité. Mais la recherche de ces comptes bidon est rendue difficile par le verrouillage des données privées de la plupart des utilisateurs de ce réseau social: impossible de certifier avec certitude combien d'entre eux vivent réellement en dehors de France si ce champ a été rendu privé par la majorité des utilisateurs, par exemple.

Pour se défendre contre cette accusation, l'administrateur de la page a publié ce dimanche une capture d'écran des statistiques de Facebook sur une période allant du 11 au 13 septembre («il faut encore attendre pour la suite», indique-t-il). Sur cette dernière, on constate que l'écrasante majorité des «J'aime» proviennent de France, partagés entre la métropole (833.632 J'aime) et l'outre-mer (1838 à la Réunion et 1761 en Guadeloupe). Le monde francophone est également concerné, avec 5095 «J'aime» en Suisse, 3485 en Belgique, et 1477 au Canada, qui peuvent provenir du Québec. Restent près de 4000 J'aime provenant des Etats-Unis, qui sont plus suspicieux.

En observant également les statistiques de la page, on s'aperçoit que cette dernière a été
"discutée" plus de 260.000 fois. Cela signifie que ces internautes ont mis en avant "Soutien au bijoutier de Nice" dans leurs flux de publications, afin que leurs amis soient au courant que cette page existe, ou l'ont commenté. Il suffit que quatre des contacts de ces 260.000 personnes "aiment" à leur tour cette page pour que cette dernière totalise un million de fans. C'est ce que l'on appelle la viralité, "positive".

Les commerçants appellent à un rassemblement ce lundi
, en solidarité avec le bijoutier niçois Stephan Turk.

Les Français pourront témoigner leur soutien au bijoutier niçois agressé dans sa boutique. 
"
Vendredi, lors d'une réunion avec le préfet, le maire et le directeur départemental de la sécurité publique, nous avions tablé sur un millier de personnes, avance Bernard Chaix, président de l'office du commerce et de l'artisanat de Nice, à l'initiative du mouvement. Mais cette estimation devrait être largement dépassée. Suite à l'e-mail que nous avons envoyé aux 23 associations locales de commerçants, nous avons enregistré un retour énorme de la part des adhérents. 
Et le mouvement dépasse les frontières de la ville, des participants de tout le département sont attendus." La chambre de commerce locale, la chambre des métiers du département, la CGPME et la chambre syndicale nationale de la bijouterie, dont le président est attendu à Nice, apporteront leur concours. Sans oublier les élus, à commencer par Christian Estrosi, député maire de Nice.

La manifestation doit prendre la forme d'un simple rassemblement. 
Aucun slogan ni banderole n'est prévus. "Il s'agit simplement de témoigner de la solidarité de l'ensemble des commerçants niçois à l'un des leurs, victime d'une agression à main armée", précise Bernard Chaix, qui explique: "Le sujet, ce n'est absolument pas la légitime défense." Un thème sur lequel le groupe identitaire local, Nissa Rebela, surfe allègrement.
1,4 million de fans
"Je serai présent, affirme Philippe Vardon, président de ce mouvement d'extrême droite, à la fois à titre personnel, car je suis commerçant, et en tant que politique. Pour nous, la seule victime, c'est le bijoutier. Nous voulons une loi sur la présomption de légitime défense pour celui qui ne fait que protéger son foyer ou son commerce.
Via le collectif Ahura Basta, le mouvement identitaire a fait circuler sur Internet une pétition, «Se défendre n'est pas un crime», qui a recueilli 10.000 signatures. Il a aussi abondamment relayé la page Facebook de soutien au bijoutier, qui a dépassé ce week-end 1,4 million de fans dans des conditions qui ont créé la polémique. Y a-t-il manipulation des chiffres via l'achat de «like»? Les commentaires, eux, semblent bien réels…

De son côté,
Stephan Turk, assigné à résidence dans un lieu secret, n'a pas réagi à ce mouvement de solidarité. Il a simplement dit regretter la mort du jeune braqueur, expliquant avoir agi pour se défendre. Des instructions ont été données ce week-end à la police pour tester un nouveau système d'îlotage dans le quartier Notre-Dame où le braquage a eu lieu. "Il ne s'agit pas seulement de faire des rondes, plaide Bernard Chaix, mais d'identifier les commerces sensibles et de les visiter régulièrement."

Dimanche
lors de son intervention télévisée, François Hollande a affiché une fermeté de façade à l'égard de ce qu'il a qualifié de "terrible drame", jusqu'à exprimer sa compassion pour la famille de l'agresseur tué dans l'attaque du commerçant. "C'est à la justice de faire justice et à personne d'autre", a-t-il martelé. Ménageant la chèvre et le chou, il a indiqué qu'il "voit l'exaspération" et a assuré du soutien de l'État les commerçants régulièrement rackettés pour les aider à mieux se protéger, notamment avec un renforcement des forces de police et de la vidéosurveillance.
Le PS et son ancien premier secrétaire ont beaucoup évolué depuis leur opposition à leur développement
En 2011, le PS de Martine Aubry prétendait avoir défini sa ligne sur la sécurité, mais la question de la sécurité a toujours posé problème au Parti socialiste et la vidéosurveillance en était exclue. Son petit livre blanc, publié aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, sema à nouveau la zizanie. Intitulé Sécurité, le fiasco de Sarkozy, les propositions du PS, il recensait toutes les fameuses mesures concrètes que les socialistes disaient vouloir mettre en oeuvre s’ils reviennaient au pouvoir. Toutes, sauf une : la vidéosurveillance. "Nous ne croyons pas à la solution miracle de la vidéosurveillance", peut-on lire dans ce petit ouvrage préfacé par Martine Aubry. "La vidéo ne doit être utilisée que dans des endroits clos." Finie donc la préconisation implicite dans la rue ou à ciel ouvert. Dans le même temps, la ch'tite maire de Lille avait assuré à Europe 1 que les maires socialistes auraient toute latitude pour installer des caméras dans leur ville s'il jugeait que le dispositif pouvait être "efficace". Subrepticement ? Mais courageusement...
Et ainsi les braqueurs en fuite étaient-ils  déjà assurés de l'impunité.


jeudi 15 août 2013

Brétigny: la com du gouvernement a-t-elle déraillé avec le train ?

Le rapport de police fait polémique

La classe politique cherche à enterrer un rapport accablant

Dans ce rapport, les hommes de la CRS 37 auraient constaté à leur arrivée qu’ils devaient " repousser des individus -venus des quartiers voisins- qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles"

Des intrus auraient également dépouillés des victimes. "Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes", ajoutent les auteurs de ce document. 

Le Point
a pu se procurer un document confidentiel
de la direction centrale des CRS qui mentionne des faits objectifs, pourtant contestés et décrits comme odieux par certains membres de la classe politique. Le journal explique qu’un important dispositif de sécurité avait été déployé, notamment pour assurer les escortes des ambulances.

Ouverture d’une enquête

Des renforts policiers ont dû être appelés
pour sécuriser le périmètre de la tragédie
Cette version des faits est contestée, mais une enquête a été ouverte. Toujours selon Le Point, le gouvernement est accusé d’avoir dissimulé la vérité concernant la situation après le déraillement du train. 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, dit ne pas avoir eu connaissance de tels actes et que "si les faits sont prouvés par l’enquête, vite il faudra identifier ces personnages, vite il faudra les interpeller." 

L’opposition, en revanche, a eu accès à des "informations parcellaires" sur les scènes. 
Elles rapportent des caillassages et des vols après le déraillement du train. .

Selon le député UMP Éric Ciotti, "le gouvernement manifestement n’a pas dit toute la vérité dans cette affaire". Il a expliqué que des policiers avaient fait part dès les premières heures d’événements "d’une gravité insoutenable. Des vols ont été commis, mais aussi des caillassages contre les forces de l’ordre"
Nathalie Kosciusko Morizet, ancienne ministre, estime pour sa part que le gouvernement " doit s'expliquer."
Or, dit-elle, "manifestement, il y a une hésitation sur le sujet, on nous a dit que c'était un acte isolé et, aujourd'hui, ce qui apparaît, c'est que c'était plus sérieux que cela". "Si le gouvernement a essayé de camoufler ça, oui, c'est un problème", a-t-elle conclu.

dimanche 30 juin 2013

Fin de vie: le Comité d'Ethique rend son avis avec trois mois de retard

Et piquer les retraités, ça coûterait trop cher ?

Le Comité consultatif d'éthique (CCNE) rendra enfin public, lundi, son avis sur la fin de vie.

Ce sujet englobe l'insuffisance des soins palliatifs en France et la délicate question de l'euthanasie
.
"Malgré les apports indéniables de la loi Leonetti, la législation en vigueur ne permet pas de répondre à l'ensemble des préoccupations légitimes exprimées par des personnes atteintes de maladies graves et incurables", soulignait l'Elysée dans un communiqué après la remise du rapport du Pr Didier Sicard, en décembre 2012.

Le projet de loi sur la fin de vie, promis par le candidat Hollande, était initialement annoncé pour avril 2013  après la remise du rapport Sicard -- rédigé après cinq mois de réflexion et une dizaine de "débats citoyens" -- qui maintenait le rejet d'inscrire l'euthanasie dans la loi.

Devoir de mémoire

Jacques Attali, à l’époque conseiller particulier de Mitterrand, écrivait en 1981 dans son ouvrage L’avenir de la vie (Seghers 1981) les considérations suivantes: " …l’allongement de la durée de la vie n’est plus l’objectif souhaité par la logique du pouvoir. Dès qu’il atteint 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. En effet du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement."

En 2010, J. Attali a 67 ans et présente sa nouvelle vison du futur système de santé lors des Journées de la Fédération de l’hospitalisation privée. Il fait alors cette déclaration surprenante sur le déficit de la Sécurité Sociale : "Le fait que les dépenses de santé augmentent n’est pas une mauvaise nouvelle. Ce sont de bonnes dépenses car l’espérance de vie augmente et parce que c’est un secteur qui crée des emplois… Il ne faut pas que la santé accepte de tomber dans le piège de la maîtrise de ses dépenses." (Inf. Q.du M. 24 novembre) . 

François Hollande a saisi le Comité d'éthique de trois questions. 

Il s'agit tout d'abord de savoir "comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l'annonce d'une maladie grave, concernant la fin de sa vie". 

Aussi peu connues et appliquées que celles plus anciennes relatives aux dons d'organes, les "directives anticipées", introduites par la loi Leonetti de 2005, sont des instructions données par une personne sur sa fin de vie, au cas où elle serait ensuite dans l'incapacité de le faire. Toutefois les médecins ne sont pas tenus actuellement de respecter ces souhaits des patients. 

Le CCNE doit suggérer "
comment rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d'une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants" et "selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d'une maladie grave et incurable, d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie". 

Le Comité d'éthique s'est exprimé à plusieurs reprises ces vingt dernières années sur ces questions d'euthanasie et de fin de vie. 

En 1991, il s'était déclaré contre l'idée d'une loi qui légitime l'acte de donner la mort à un malade. Mais pour la première fois en 2000, il proposait la notion d'une "exception d'euthanasie". 

Fin avril, les députés de la majorité socialo-écolo avaient rejeté une proposition de loi de Jean Leonetti (UMP) visant à compléter sa propre loi de 2005 sur la fin de vie et qui visait notamment, en reprenant le rapport Sicard, à créer "un droit à la sédation" pour les malades conscients en phase terminale dont les souffrances physiques et morales ne sont plus soulagées par les traitements. 

Marisol Touraine, ministre de la Santé, avait estimé qu'il "fallait aller plus loin" que la loi de 2005, mais qu'il convenait, avant de légiférer, d'attendre l'avis du CCNE !

lundi 16 janvier 2012

Nucléaire: le rapport qui discrédite la propagande catastrophiste des Verts et du PS

Le totalitarisme écologiste met en veilleuse son scénario de la peur


Cécile Duflot croyait avoir trouvé la fève Erika Gro Eva;
elle n'aura pas non plus de champignon nucléaire



Pan sur le bec des écolos: aucun des 58 réacteurs nucléaires ne mérite d'être fermé

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est clair.
Voici la principale conclusion du rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) remis à l'Autorité de sûreté nucléaire, en plein débat sur l'énergie nucléaire au sein de la classe politique après l'accord EELV-PS.

Après avoir imaginé une série de scénarios catastrophes (séismes, inondations et autres phénomènes climatiques extrêmes), Jacques Répussard, le directeur de l'IRSN, estime que les centrales françaises peuvent être "considérées comme sûres". Pour lui, aucune fermeture de réacteur ne s'impose.
"S'il y avait des choses graves ont l'aurait dit avant. Il n'y en a pas. La sûreté aujourd'hui n'est pas un motif de fermer un site nucléaire", a justifié Jacques Répussard au micro d'Europe 1.


Affiner "sans tarder" certaines règles

Toutefois, l'IRSN incite la France à faire évoluer "sans tarder" certaines normes de sûreté
de ses installations nucléaires pour faire face à d'éventuelles catastrophes naturelles extrêmes. "L'accident de Fukushima, mais également les évaluations complémentaires de sûreté, mettent en évidence la nécessité de faire évoluer sans tarder certains référentiels de sûreté des installations", indique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire dans un rapport de quelque 500 pages.

Trois sites sous surveillance

L'IRSN cite ainsi l'insuffisance des réserves d'eau d'alimentation de secours des générateurs de vapeur, ou encore certains points d'ancrage de tuyauterie qui ne résisteraient pas un séisme. Si le directeur général de l'IRSN parle de petits défauts il explique qu'ils pourraient "avoir des conséquences graves" si les mesures de sécurité supplémentaires ne sont pas mises en place. L'autorité de sûreté se garde d'ailleurs de toute suspension des centrales si les "installations ne sont pas suffisamment sûres".

Les sites nucléaires de Gravelines (Nord), Saint Alban (Isère) et du Tricastin (Drôme), doivent prendre en compte, de "façon prioritaire", les "phénomènes dangereux" liés à la présence à proximité d'installations industrielles, telles que des usines chimiques ou de transports de produits explosifs.


Les ONG rient Verts sur le rapport

Les conclusions de l'IRSN ont déclenché de vives réactions auprès des opposants au nucléaire.
L'Observatoire du nucléaire, association opposée à l'atome, a dénoncé la "coupable indulgence en faveur de l'industrie nucléaire" du rapport. "Pour l'IRSN, les centrales nucléaires peuvent continuer à fonctionner... malgré leur sûreté défaillante !", s'étonne l'association dans un communiqué.

"Sachant qu'un évènement naturel violent (tempête, gel sévère, inondation, séisme, etc) peut se produire à chaque instant, l'IRSN reconnaît implicitement que les réacteurs français peuvent causer à tout moment une catastrophe nucléaire", s'insurge l'Observatoire du nucléaire, qui dénonce des "conclusions d'une coupable indulgence en faveur de l'industrie nucléaire".


Europe Ecologie ironise, mais préfère changer d'obsession
Les altermondialistes et écolos de tout poil ont changé de priorités absolues. L'heure n'est plus aux ultimatums: Cécile Duflot a obtenu un terrain d'atterrissage sur Paris aux prochaines législatives et les autres risques majeurs parraisent tout à coup bien secondaires...
Le rassemblement hétéroclite des totalitaires de l'écologie radicale ne constitue plus une menace pour la filiaire nucléaire et ses emplois.

Mais que de temps encore perdu en complots par les équipes socialistes, quand la planète attend toujours le projet de la "gauche molle" socialiste !

vendredi 8 juillet 2011

Dérive politique des comptables de la Cour des Comptes


La Cour des Comptes outrepasse ses prérogatives sur la gestion


Les résultats publiés par la Cour des Comptes étaient faits pour déplaire au Ministre de l’Intérieur.

Et Claude Guéant désapprouve les motifs de la remise en cause de la baisse de la délinquance depuis 2002.
Ainsi, dès les premières lignes, le rapport qualifie-t-il de "contrasté" les résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance depuis 2002.
Or, c'est justement SGP-police qui vole au secours de la Cour. «Le rapport de la Cour des Comptes donne un point de vue objectif et cru sur l’état réel de la police nationale en 2011 (…), qui dispose aujourd’hui de moins d’effectifs que lors de l’explosion des banlieues en 2005 », affirme le syndicat FO, comme par hasard.

Côté politique, Delphine Batho , secrétaire nationale du PS
chargée de la sécurité apporte son appui à la Cour et juge que le rapport « constitue un tournant majeur car, pour la première fois, une évaluation objective dresse le bilan réel de la politique de sécurité conduite depuis plusieurs années.» Elle est députée des Deux-Sèvres et tient chaud le siège de Sa Cynique Majesté Royal.
L'objectivité des soutiens de la Cour, on le voit, ne peut être mise en doute !...

La Cour des Comptes n'a pas à juger la politique de sécurité en France

Piqués au vif par les doutes exprimés sur leur impartialité et leur indépendance, les magistrats de la Cour des Comptes se sont "élevés" aujourd'hui contre les vives réactions du gouvernement et de la majorité après la publication du rapport sur la gestion des forces de sécurité.

Cent six députés de la majorité ont signé ce soir le courrier adressé au premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, pour "condamner" une politisation de cette institution, après la publication de ce rapport aussi critique qu'injuste et partisan sur la gestion des forces de sécurité.

" Il y a une exaspération très forte chez les députés ", a affirmé Eric Ciotti, l'un des députés à l'origine de l'initiative prise hier soir. "Il ne faut pas que dans la campagne la Cour des comptes se transforme en cour de règlement de comptes", a-t-il ajouté.
D'autant que Migaud s'était fait épingler au temps où il présidait la Cour des Comptes régionale de Grenoble (2010): lien PaDiDupes

Le courrier a été adressé à D. Migaud, ancien président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale en fin d'après-midi aujourd'hui.
Les signataires de cette lettre, outre Eric Ciotti, sont
les ex-ministres Christian Estrosi, maire de Nice, concerné (cf. video ci-dessous), et Alain Marleix, Michel Hunault (NC),
le vice-président de l'Assemblée, Marc Le Fur,
et la plupart des membres du collectif de La Droite populaire, créée en juin 2010 par Lionnel Luca et Thierry Mariani.

Ils affirment que ce rapport comporte "un nombre important d’inexactitudes, de raccourcis hâtifs, d’erreurs d’analyse, d’oublis et d’appréciations", qui amène à "s’interroger sur son objectivité".
Le ministre de l'Intérieur a confirmé qu'il conteste certaines informations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des forces de sécurité rendu public hier.
"J'accepte les critiques, mais la Cour des comptes n'est pas une institution infaillible. Quand elle publie des faits contestables, je conteste", a-t-il déclaré ce matin sur RTL.
Claude Guéant pointe notamment des "erreurs de faits"

"Je respecte cette institution, mais je n'ai pas à accepter des arguments qui ne sont pas fondés", a ajouté Claude Guéant. Il apporte des éléments d'appréciation, avant de s'interroger: " On constate qu'il y avait en 2010 500.000 victimes de moins qu'en 2002. Est-ce que c'est un bilan contrasté ?"

Agé de 66 ans, "il sera hospitalisé une huitaine de jours" pour un pontage coronarien qu'il doit subir mardi prochain, avait indiqué hier le ministère de l'Intérieur, pour être "transparent" avec les Français, précisant qu'il continuera à recevoir "ses principaux collaborateurs quotidiennement" pendant cette période "pour assurer le suivi des dossiers".

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour, le 8 juillet, sur RTL :

L'opposition n'accepte pas la contradiction

La réaction de Claude Guéant et de certains députés UMP après le rapport de la Cour des Comptes indispose la gauche.
Le député PS François Loncle - encore lui: cf. lien PaSiDupes - appelle à la démission du ministre.
Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement, avait joué un drôle de jeu. En se portant au secours du président de la Cour, le socialiste Didier Migaud, le compagnon de Michèle Alliot-Marie pourrait bien avoir été mu en fait par la volonté de régler quelques comptes, lui aussi, depuis les difficultés rencontrées par l'ancien ministre. Claude Guéant estime d'ailleurs aujourd'hui que Patrick Ollier "n'a pas lu le rapport".

Claude Guéant prend la Cour des Comptes en défaut

Le ministre conteste le rapport sur des faits précis.

A titre d'exemple, il a fait référence aux Yvelines : " Il y aurait, dit la cour, à l'instant T, 31 fonctionnaires de police sur la voie publique dans les Yvelines. Ce n'est pas exact, il y en a 140."

Considérant la réputation de rigueur de la Cour, "des faits inexacts", des "approximations dans les raisonnements", etc. font désordre.
La Cour des Comptes ne doit pas devenir une machine de guerre à l'approche de la Présidentielle.

Christian Estrosi est clair et ferme
VOIR et ENTENDRE le maire de Nice, ce matin sur France Info: