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lundi 11 mai 2020

Quand Ndiaye fume sa clope sur BFMTV...

...la bavure n'est pas celle de la chaîne de télévision


Curieusement, le comportement de cette membre du gouvernement ne choque pas la presse

Les internautes attendent mieux des ministres qui leur donnent des ordres et des leçons. Et ils le disent ! 

Ce membre du gouvernement se croit partout
sur le 
tabouret haut d'un zinc gras de routier 
La caméra de BFMTV a surpris Sibeth Ndiaye la cigarette au bec en direct. 

Alors que cette proche que Macron a faite porte-parole du gouvernement se trouvait en plateau pour s'exprimer en cette veille de déconfinement, la poissarde a été filmée en flag, au naturel quelques minutes avant son intervention, pianotant sur son téléphone et cigarette au coin de la bouche.




Remarquant la gaffe de la régie, la journaliste a enfoncé pesamment le clou: "Vous avez vu, elle est en train de se préparer. Elle était dans son bureau, peut-être pas tout à faire consciente qu'elle était filmée".


Quelques minutes plus tard, la chaîne a fait l'erreur de présenter des excuses.

L'arrogante sous-ministre exemplaire n'a pas eu ce réflexe : pour cela, il aurait fallu qu'elle eût de l'éducation. 

Les internautes ont été nombreux à réagir sur Twitter

La vulgaire se fait attendre et Apolline de Malherbe rame:



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Le respect de la loi, c'est pour les autres...
Faites ce que dit la loi, pas ce que je fais:

Les Français en ont assez des contraventions et aussi de la légèreté des macroniens



Faut-il craindre pour sa santé?...


Bilan

Sans oublier Elisabeth Borne au Maroc...
Vous pouvez en ajouter en commentaire !

lundi 17 février 2020

GriveauxGate ou le surgissement de la transparence promise par Macron

Griveaux, preuve que mieux que de longs discours et révélations de presse, il faut désormais un film ou deux bien explicites

Ces politiques qui sont tombés pour moins que ça
 

Résultat de recherche d'images pour "sexe et politique"Pris la main dans le caleçon, Griveaux a eu le mauvais goût d'évoquer sa famille, les associant "en meme temps" à ses turpitudes extra-conjugales.
"Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence," a estimé ce vendredi Benjamin Griveaux, un intime de Macron, à la suite de la diffusion non prévue - le jour de la Saint-Valentin - dans le scénario d'une vidéo vulgaire à caractère sexuel.
En renonçant ce vendredi à sa candidature à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux a avoué être l'acteur porno amateur des sex-tapes qui circulent dans le monde, bien que réservées à son auto-promotion - pensait-il - auprès d'une maîtresse. 

Rebondissement inédit dans la campagne des municipales de mars. 
A un mois du scrutin, Benjamin Griveaux a annoncé son coït interrompu avec l'électorat parisien : en cause non pas le harcèlement d'une femme par un masturbateur impudique mais, étrangement, la diffusion sur Internet de sextos le montrant peinant à l'échauffement. "Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée", a déclaré l'acteur-réalisateur des sex-tapes en début de matinée pour expliquer son retrait.

Une situation arrivée à d'autres en France et dans le monde, assure aujourd'hui la presse macronienne

Une volonté de banalisation de l'échange d'images sexuelles sur portable.  
A cela près qu'aux images figées succèdent des scènes animées de masturbation à des fins pathétiques d'auto-érotisation laborieuse d'adultes, dont le caractère sordide ne redore pas l'image de l'individu, ni de la classe politique. 
Et à ce détail près que le public a en main plus que des récits par le journaliste qui a vu l'homme qui a vu l'ours et des images floues en noir et blanc, mais des pièces à conviction en technicolor, lesquelles ne devraient pas tomber sous l'oeil non averti de ce qui reste de jeunes candides sur cette planète déjà passablement polluée. Reste que les arguments présentés par Griveaux ne risquent pas de la réchauffer outre mesure...  

Il n'est pas le seul responsable politique à se retrouver dans cette situation. 
Les conseillers en communication de Griveaux n'ont visiblement rien à battre de l'état de la planète politique et en remettent une couche. De peu, ils nous épargnent l'argument selon lequel Griveaux aurait voulu faire don de sa personne à Macron pour démontrer que sa garde rapprochée, à défaut de ses députés, à une face "humaine"... Une dévotion qui ne s'exprime plus dans une alcôve (ou sur le balcon de Brégançon, où Chirac exposa son sexe à la douceur de la brise marine venue du large), mais en des lieux carrelés autrefois appelés "lieux d'aisance".  
La classe politique a chanté en choeur sa solidarité : du pipeau, si on ose dire, car tous, à droite comme à gauche et au centre, craignent que sortent les images qui clament leur humanité à toutes et tous.  
Partout dans le monde - est-ce glorieux comme le 'morning glory' filmé de Griveaux ? -, des élus ont dû renoncer à leurs ambitions politiques à cause de la diffusion d'images intimes. Dans certains pays, il s'agit même d'une arme utilisée par le pouvoir pour déstabiliser les opposants. On parle de "revenge porn" ou porno-divulgation, ce qui désigne la mise en ligne de contenu sexuellement explicite publiquement partagé sans le consentement de la ou des personnes apparaissant sur le document (authentique ou non), dans une intention de vengeance...

Mai 2017 : démission du maire du Havre après la diffusion de selfies dénudés
La polémique est née dans une ville symbolique, celle du premier ministre de Macron: Le Havre. En mai 2017, à son arrivée à Matignon, Edouard Philippe s'était choisi pour remplaçant un élu respectable, Luc Lemonnier, 50 ans et père de quatre enfants. Or deux ans plus tard, le 21 mai 2019, il a annoncé sa démission  - lui aussi - pour "protéger sa famille" éclaboussée avec lui par un scandale lié à la diffusion de photos de lui nu par une femme, se disant elle-même victime de l'édile.
Interrogée par France Bleu Normandie, la femme qui avait envoyé ces photos assurait avoir voulu, par son geste, dénoncer les clichés envoyés par le maire lui-même deux années auparavant. "Pour moi, ça a été un viol ! Je suis mariée depuis plus de 20 ans, j'ai des enfants, je suis épanouie dans ma vie de couple, on se connaissait depuis longtemps (avec Luc Lemonnier), j'ai été choquée".
Dans un communiqué envoyé à la suite de sa démission, le maire a nié "catégoriquement les comportements qui lui sont prêtés", un secret de polichinelle à la mairie du Havre mais que l'Edouard ne croyait pas voir s'étaler un jour sur la place publique. "Les échanges de messages auxquels il a pu participer sont intervenus dans le cadre de communications virtuelles exclusives de toute contrainte et entre adultes consentants".

La presse macronienne va chercher des exemples à l'étranger

La macronie est-elle justifiée à dénoncer une américanisation des moeurs politiques ?

Novembre 2018 : la sex-tape qui fait tomber le ministre sud-africain de l'Intérieur, Malusi Gigaba, a dû démissionner de ses fonctions en 2018, au nom de " l'intérêt national " et de celui du parti. Il était la cible de tentatives d'extorsion après le vol d'une vidéo à caractère sexuel le concernant.
" Le vol a eu lieu lorsque ma communication a été interceptée illégalement et mon téléphone a été piraté en 2016/17 ", avait-il écrit sur Twitter. 

Octobre 2019 : une élue démocrate américaine, victime de "revenge porn" ?
L'élue démocrate Katie Hill, âgée de 32 ans, bisexuelle assumée, avait été élue en novembre 2018 dans une circonscription de Californie jusque-là aux mains des Républicains. En octobre dernier, des media qui sont "conservateurs" - quand ils ne sont pas Démocrates, donc "libres et indépendants" ! -  ont publié des articles lui imputant une relation, entre 2017 et 2018, avec une jeune membre de son équipe de campagne dans le cadre d'un ménage à trois avec son mari. Des photos d'elle nue ont même été diffusées. Les mêmes media lui ont également attribué une liaison avec un assistant parlementaire.

Le "kompromat", le chantage à la sex-tape en Russie.

En question, une vieille technique du KGB, remise au goût du jour dans la Russie de Poutine : le "kompromat" ou "matériel compromettant". Dans la plupart des cas, il s'agit de sex-tapes tournées en caméra cachée dans le but de discréditer les adversaires (politiques, journalistes, militants...) ou d'exercer une pression sur eux. Parfois, ce sont des militantes qui servent d'"appât" et qui charment - et piègent - des membres de l'opposition. Certaines vidéos sont diffusées à la télévision ou sur des sites. 
Cette pratique est une véritable arme d'humiliation massive, mais l'"exemple" illustrant cette pratique connue de tout acteur politique responsable est unique, celui d'un leader de parti d'opposition, Mikhaïl Kassianov (premier ministre entre 2000-2004), a été filmé dans des ébats sexuels avec son assistante en 2016. Une rencontre adultère dont des extraits ont été diffusés sur la chaîne de télévision contrôlée par l'Etat, NTV.

Des sex-tapes en Iran et des politiques accusés d'hypocrisie
Ce phénomène est aujourd'hui inédit dans d'autres pays. Selon France 24, plusieurs sex-tapes ont été diffusées en août dernier en Iran, une première depuis la Révolution Islamique de 1979. Dans l'une d'entre elles, filmée en caméra cachée, on voit Ali Mohammad Ahmadi, ancien gouverneur d'une province du sud-ouest du pays, au lit, nu, au côté d'une femme - qui n'est pas son épouse. 

Le président Macron faisait de la bataille de Paris un enjeu capital...
Ses élections municipales 2020 à Paris auront été perdues par des bras cassés et un agité du poignet.

lundi 19 août 2019

Les migrants mettent en difficultés leurs passeurs associatifs et les pays d'accueil humanitaire



Le bateau "Open Arms" ('Bras ouverts' !) rejette l'invitation de l'Espagne

Le gouvernement de Pedro Sanchez lui ouvrait le port d'Algésiras
 
Open Arms: Madrid hausse le ton contre Salvini et propose les Baléares comme port
C'est l'Italie la cible les activistes politiques de l'Open Arms
a
u large de l'île italienne de Lampedusa
L'Open Arms refuse de bouger, malgré la présence d'encore une centaine de migrants à son bord au large de Lampedusa, port de Sicile. Bien que l'association qui gère ce navire soit catalane,  les activistes ont rejeté l'offre humanitaire  de l'Espagne qui leur propose d'accueillir à Algésiras, les Africains qui cherchent à s'imposer à l'Union européenne.
L'association espagnole Proactiva Open Arms fait la fine bouche, estimant "absolument irréalisable" de transporter jusqu'à ce port espagnol proche de Gibraltar les passagers qu'ils ont pris en charge. Ces associatifs avouent qu'ils ne sont pas en capacité d'assumer leur responsabilité dans le passage depuis la Libye de ces migrants abandonnés par leurs passeurs.  jusqu'au sud de l'Espagne, à côté de Gibraltar, les passagers qu'ils ont pris en charge. 
 
Face à l'"urgence humanitaire" après 17 jours de mer,  Laura Lanuza, la porte-parole de Proactiva Open Arms, dénonce la proposition de l'Espagne à la radio COPE. Quant au fondateur de POA, en 2015, Oscar Camps, il réalise qu'il faudrait cinq jours au bateau pour parcourir les 950 miles nautiques jusqu'à Algésiras. L'homme a acquis de l'expérience en mer Egée (depuis l'île de Lesbos, principal relais des personnes fuyant le Moyen-Orient en 2015, quand "deux mille, trois mille immigrants et réfugiés affluaient chaque jour," assure-t-il. Il estime à "quelque 75.000" les "réfugiés" arrivés cet hiver-là.) et, ensuite, en Méditerranée. 
Résultat de recherche d'images pour "oscar camps Bardem cruz"Une situation actuelle qui interpelle, si on sait que son entreprise de sauvetage est la plus prospère d’Espagne, avec 600 employés répartis sur quatre sites. Le 31  mai 2018, à Barcelone, il levait des fonds avec la participation de Javier Bardem et Penelope Cruz au cours d'un dîner de bienfaisance (avec homards et vins fins ?). 
Comment O. Camps a-t-il donc pu lancer cette opération sans une marge de sécurité adaptée à un chargement humain dont il sait qu'il n'est pas le bienvenu en Europe. Lampedusa et l'Italie pauvre du sud ont déjà fourni un effort considérable qu'un homme responsable ne pouvait ignorer puisque ce quinquagénaire se targue lui-même d'avoir passé à lui seul plus de 60.000 migrants.   

Le ministre italien de l'Intérieur,  Matteo Salvini, s'est indigné du refus de POA. "Incroyable et inacceptable. Ils organisent des croisières touristiques et ils décident où ils débarquent ?" a-t-il taclé sur Twitter. 
Résultat de recherche d'images pour "carte  Lampedusa Majorque"
Madrid ne fait pas mieux en proposant de débarquer les clandestins... aux Baléares, non sans se livrer à une récupération politicienne: la ministre socialiste de la Défense espagnole a conspué le ministre italien de l'Intérieur en le traitant de "honte pour l'humanité" !, tout en proposant aux migrants une plus longue distance en mer sur l'Open Arms... Conjointement, le ministère espagnol des Affaires étrangères a lancé un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu’elles autorisent le débarquement" des migrants... en Italie !
Djerba (Tunisie) tendrait les bras à distance raisonnable, en revanche... La ville libyenne de Zouara, à 120 kilomètres à l’ouest de Tripoli, est à 2h40 de Djerba, par la route.

"Situation d'urgence" créée par les Catalans de POA et hypocrisie espagnole 
Plus tôt ce dimanche, le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, avait "ordonné aujourd'hui l'habilitation du port d'Algésiras pour recevoir le bateau Open Arms", en raison de "la situation d'urgence" à bord. Et, à son offre irrecevable, le gouvernement socialiste ajoute le cynisme de sa récupération politique dénonçant, dans un communiqué, "l'inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous leurs ports ". Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu'elles autorisent le débarquement" des migrants, garantissant que ceux-ci seraient répartis entre pays européens "comme cela a été convenu".

La France s'est flattée de pouvoir accueillir... 40 migrants



Le gouvernement espagnol s'attaque à l'Italie. Il conteste l'attitude de l'Italie. S'en prenant à des partenaires européens, les socialistes au pouvoir ont indiqué "étudier la possibilité de se pourvoir devant l'Union européenne ou devant les institutions garantes du respect des droits humains et du droit maritime international".

Vendredi, Marc Reig, le commandant du navire, avait exprimé son inquiétude de ne pas rester maître du bateau. Il décrivait une situation "explosive" à bord. 
Dimanche, Oscar Camps a également participé personnellement à l'opération de communication visant à dramatiser la situation. Il a fait monter en effet la pression en mettant l'accent sur le "désespoir" des migrants, une appréciation subjective peu vérifiable et mesurable sur une quelconque échelle: dans un tweet, il a posté une vidéo où il monte en épingle la mise à l'eau d'un groupe de quatre passagers pour tenter de rallier Lampedusa à la nage. 

Oscar Camps
✔@campsoscar
17 días secuestrados en #OpeArms llevamos días avisando. Lo ordenó el Tribunal Adminitrativo Italiano, desembarco y asistencia urgente.@JunckerEU@EP_President#AngelaMerkel@sanchezcastejon
@EmmnuelMacron
¿Que más necesita @matteosalvinimi para su camapaña política?¿Muertos?

Les  nageurs ont pu être ramenés sur le navire, mais aucun tweet ne le montre. La scène n'est pas jugée suffisamment médiatique...

Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, avait accepté samedi  de laisser débarquer 27 migrants mineurs non accompagnés. Mais il continue à refuser le débarquement du reste des passagers. Veillant à se donner une image humaniste, la presse engagée en profite pour pointer l'élu italien et ses électeurs. A la vérité, les pays européens ont pris entre eux des engagements et Salvini respecte ces accords. "La Commission (européenne) a eu des contacts intensifs au cours de la semaine écoulée et nous sommes très reconnaissants de la coopération de la France, de l'Allemagne, du Luxembourg, du Portugal, de la Roumanie et de l'Espagne", avait commenté vendredi Vanessa Rock, une porte-parole de la Commission en vacances, bien qu'il ait accepté de recueillir 27 migrants mineurs non accompagnés de l'Open Arms, dont le nombre de passagers est ainsi passé de 134 à 107. Mais "aucun pays européen n'a fait de pas formels pour accueillir les migrants se trouvant à bord", avaient d'ailleurs souligné le même jour le ministère de l'Intérieur italien, réclamant des engagements concrets.

Des motivations moins humanitaires que politiques 
 
Cet affrontement entre un navire d'internationaliste du type 'No border' et le ministre de l'Intérieur italien est le énième, alors que se multiplient les opérations de sauvetage de migrants comptant sur les associations pour prendre le relais des passeurs qui les abandonnent en haute mer.  
Les associations sont elles-mêmes entrées en rivalité. L'Ocean Viking, le navire de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), cherche également un port pour débarquer 356 migrants secourus, pour certains, il y a 10 jours. Il navigue désormais au ralenti à mi-chemin entre Malte et, encore une fois...Lampedusa, port sicilien décidément très recherché.

Côté espagnol, également confronté à une crise politique à laquelle l'afflux de migrants n'est pas étranger, Pedro Sanchez, a fait marche arrière ces derniers mois sur la politique migratoire accueillante de ses débuts en juin. Après avoir recueilli l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, puis trois fois l'Open Arms, en août, le dirigeant socialiste en sursis avait brusquement refusé de recevoir l'Aquarius et n'avait depuis permis aucune arrivée de bateau d'associations de passeurs, parallèlement au navire Ocean Viking, tandis que le décret lui interdisant les eaux territoriales italiennes est toujours en vigueur et que les autorités maltaises restent sourdes à ses demandes.

Le gouvernement français fait sa pub.
Le ministère français de l'Intérieur a fait savoir dimanche que la France s'est engagée à accueillir 40 migrants de l'Open Arms.

vendredi 1 février 2019

Macron déplore l’attention des chaînes de télévision aux "Jojo avec un gilet jaune"

Les confidences qui prouvent que Macron n'a pas changé 

"J'ai beaucoup appris de ces vingt mois," croit-il. "Ça m'a scarifié," gémit Macron, mais ce sont les Français qui portent les stigmates 

Résultat de recherche d'images pour "Macron scarifié"


Macron parle encore de lui, abondamment mais la presse assure qu'il a changé. Séance de repentance, d'auto-flagellation ou opération de com' auprès des media couchés ? "C'est une première dans le quinquennat d'Emmanuel Macron [...]. Le président de la République a reconnu plusieurs erreurs, " peut-on lire. 


Pour commencer, l'accroche est fausse. Citons deux exemples :

Septembre 2018 : Macron assuma l'erreur commise avec l'emploi de l’expression "Gaulois réfractaires au changement". Ce n'est pas ce qu'on appelle de la repentance, puisqu'il assume ses déraillements. "Le peuple français - je l’ai dit parfois avec humour [c''est lui qui le dit !], ça a été mal compris [les Français sont donc bien des "illettrés" qui de surcroît ne comprennent rien...] - ce n’est pas la même chose que le peuple danois", a expliqué l'arrogant président dans un entretien donné dans l’émission Quotidien sur TMC. Pour ceux qui douterait de son insistante propension à diffuser des préjugés périmés, monsieur Je-Sais-Tout a ajouté : "J’opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné." Et d'ajouter, pour faire bon poids : "Qu’est-ce que j’ai voulu dire en disant ça ? J’opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné. C’est de dire qu’il y a une identité des peuples". Il y a des peuples supérieurs... Or, Jules Ferry asséna que "Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures", ce que les nazis tentèrent de mettre en application à partir des fameuses "années 30" qui fascinent Macron?  
Novembre 2018 : deux mois plus tard, Macron a reconnu - et assumé ! - son échec "à réconcilier le peuple Français avec ses dirigeants", ses prédécesseurs, bien sûr... Sur TF1, à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, il s'auto-flagella, ajoutant que le pouvoir ne leur a "sans doute" - un doute l'habite au fond de lui-même ! - pas assez apporté de "considération". "Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses: qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée", avait-il admis. Or, le 17 du même mois avait lieu l'Acte 1 de la mobilisation des Gilets jaunes contre sa politique sociale...
Janvier, encore deux mois plus tard, il fait une rechute. 

Elément de langage officiel : Macron est prêt à changer et évoque tous les sujets brûlants de l'actualité.

Résultat de recherche d'images pour "Macron scarifié"
Il apparaît ces dernières semaines plus marqué que d'habitude par le poids de sa fonction. Il a feint de se livrer à quelques rares journalistes, triés sur le volet (Paris Match, pour Lagardère Active, donc aussi bien Europe 1 que le JDD, BFMTV, c'est-à-dire RMC, Libération ou encore L'Express) et du Figaro, groupe Dassault), pour un entretien entre amis à l'Elysée d'au moins une heure au cours duquel il est revenu sur la situation actuelle du pays, distillant ses éléments de langage et jouant la sincérité et l'humilité. Emmanuel Macron se justifie, et assume la difficulté de son poste : "J'ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m'a scarifié." La macronie a l'oeil mouillé. Jusqu'à Bordeaux et Pau.

Très vite, la question des "gilets jaunes" est sur la table. Le chef de l'Etat leur lance un message : "Je fais bien la différence entre les ronds-points et ceux qui viennent manifester le samedi. Si être gilet jaune, ça veut dire qu'on est pour que le travail paie plus et que le Parlement fonctionne mieux alors je suis gilet jaune." Non, il n'a pas changé et ne changera pas.
Emmanuel Macron croit en son "grand débat national", pensant qu'il sera maintenant "permanent". Il mise sur une "démocratie délibérative".

La série de "petites phrases" désobligeante du méprisant Macron justifiaient la deuxième partie de cet entretien

Résultat de recherche d'images pour "brigitte Macron gilet jaune"Elles trahissent un sentiment de supériorité que ne justifient pas les résultats de sa politique confirmant à chaque prise de parole l'image d'un président arrogant, qui se flatte de ne pas parler le même langage que le commun des mortels, une attitude que la presse a en partage avec lui, ce qui les mêle dans la même détestation populaire  : "J'ai toujours été sincère et je n'ai jamais voulu blesser, minaude le contrit. Mais c'est l'époque qu'il incrimine aussitôt, ce qui jette la suspicion sur la sincérité dont il se pare. "Dans le système où nous vivons, cette franchise n'est plus possible parce que je suis président de la République." Rien à faire, son cas est désespéré... Il n'est pas né dans le siècle qui lui correspond, trop tard.

Macron serait prêt à affecter une "conversion personnelle" pour être mieux compris de ses concitoyens. A noter que cet entretien s'est déroulé juste avant de nouvelles révélations de Mediapart dans "l'affaire Benalla".

Méprisant Macron qui ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Macron dit n'importe quoi : l'ex-banquier prétend qu'il pourrait également être un gilet jaune. "En même temps", il n'aime vraiment pas la visibilité que certaines chaînes d'information en continu donnent aux figures du mouvement : il s'indigne ainsi qu'un "Jojo avec un gilet jaune" se voie attribuer "le même statut qu'un ministre".

Après avoir expliqué que "si être gilet jaune, c'est vouloir moins de parlementaires et que le travail paie mieux, moi aussi je suis gilet jaune!", il a critiqué les chaînes d'information en continue et leurs "commentaires permanents". Ce avant d'ironiser sur la grande visibilité qu'elles offrent aux figures du mouvement des gilets jaunes, telles que Ingrid Levavasseur, Eric Drouet ou encore Priscillia Ludosky . Sur leurs antennes, selon lui: "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député!".


Si, par leur silence,
les députés du parti présidentiel se désolidarisent de leur électorat, l'opposition regimbe : 


Pour Jupiter,
en mode humble apparent, mais toujours égal à lui-même, la réponse à ces "commentaires permanents, c'est peut-être [il n'est pas mûr pour les concessions] le débat permanent", la "délibération permanente", mais il ne veut pas d'un système qui opposerait 
la "démocratie représentative" et cette "démocratie délibérative".

Dans l'instant où il 
assurait qu'il allait désormais faire "très attention" aux "petites phrases" qui blessent, cette sortie sur "Jojo le gilet jaune" - version macronienne des "sans dents" de son mentor socialiste à l'Elysée - réduit à néant le numéro de rédemption amorcé cette semaine alors que, quelques instants auparavant, Macron se déclarait injustement placé au centre d'"un procès en humiliation". 
Tout est faux et fausseté, chez lui : on ne se refait pas.


vendredi 26 janvier 2018

Emmanuel Macron s'est mêlé au peuple dans les rues de Clermont-Ferrand

Le président-soleil soigne sa popularité mise à mal par sa politique, selon les sondages

Le président de la République s'est offert une sortie en ville, jeudi soir, à l'occasion d'un déplacement officiel dans le Puy-de-Dôme

Louis XIV, roi danseur, en Apollon
Une promenade qui n'avait rien d'improvisée, un soir où les étudiants sont de sortie. "S'il souhaitait passer incognito, c'est raté", commente pourtant l'AFP, comme si toute la ville n'était pas au courant de son passage, avec le déploiement de forces de police, la circulation limitée et les zones sécurisées. 
En visite pour deux jours dans le Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez (LR), Macron a présenté ses vœux aux agriculteurs jeudi, tentant de rassurer une filière en crise et de reconquérir l'opinion.

Emmanuel Macron a été interpellé "de toutes parts", jeudi 25 janvier. 
Alors qu'il s'affichait dans le centre de Clermont-Ferrand pour "ce qui devait être une promenade discrète", raconte encore l'AFP, en dépit de la présence du préfet en uniforme, de la garde rapprochée présidentielle reconnaissable à sa mine patibulaire et d'une suite digne du roi-soleil. 

Le chef de l'Etat s'est livré au rituel bien rôdé de ses palpations fraternelles : tapes dans le dos, bras empoignés et selfies, ce soir-là avec les Clermontois, justement des étudiants attablés en terrasse, comme si des militants de LREM avaient été convoqués. 

La "méthode Macron", est-ce l'hypocrisie ? 

La scène a été immortalisée par la caméra de BFMTV, comme par hasard.
Un doublon de la chaîne privée, car cet instant volé a également été filmé par les équipes de communication du président et ostentatoirement diffusé sur son compte Twitter. "On est un soir où les étudiants sortent. Je ne l'avais pas calculé", entend-on susurrer l'ingénu quadra en goguette... 

Le Tartufe en fait des tonnes  
"Ça me fait très plaisir de parler librement, de manière totalement innocente", a osé le chef de l'État au cours de sa scénographie. 

Mais la présence du "collectif Pauvreté Précarité" était visiblement au programme.
Les bénévoles de l'association sont en maraude pendant la déambulation surprise du président et ils se sont trouvés. Créé en 1984, ce collectif regroupe actuellement huit associations: l’ANEF (Association Nationale d'Entraide Féminine, créée en 1952 par Madame Michelin), la Banque Alimentaire d’Auvergne, la Croix Rouge 63, Emmaüs 63, Les Mains Ouvertes, la Société Saint-Vincent-de-Paul, la délégation Cantal-Puy-de-Dôme du Secours Catholique et Solidarité Santé 63.

Le "président des riches" a volontiers consenti à cet échange impromptu avec des bénévoles très policés du collectif qui viennent en aide aux plus démunis livrés à la rue. Comme le hasard fait bien les choses, ils étaient encadrés par un travailleur social et une psychologue.


De quoi faire remonter le président dans les sondages ?


mardi 2 février 2016

Cachez cette enquête que la gauche ne saurait voir !

Peur de l'autre et préjugés: quand le JDD aborde les tabous de front

Mieux valait-il ne rien savoir ?

Le Journal du Dimanche a publié ce dimanche 31 janvier une étude réalisée pour la "Fondation du judaïsme français". Elle posait les questions auxquelles n'ont pas le droit de répondre les Français et elles n'ont pas manqué en effet de susciter de vives réactions d'une partie de la population sur Twitter, du fait de la nature des questions posées. 

Elle visait à mettre au jour, dans un contexte de crise sociale, les sujets rentrés sur certaines communautés et le ressenti profond qu'il est convenu de disqualifier sous le terme dépréciatif de "préjugé". 
Ariel Goldmann, président de la Fondation du judaïsme français, a pesé l'opportunité de publier l'étude intitulée "Perceptions et attentes de la population juive : le rapport à l’autre et aux minorités", comme il l'explique dans le JDD ce dimanche. 

Et ses hésitations se sont révélées justifiées au vu de certaines réactions outrées relevées sur Twitter de la part de communautés particulièrement privilégiées par la gauche radicale, voire anarcho-communiste. "Nous voulions éviter que ses conclusions ne soient détournées à des fins politiques pendant la campagne des élections régionales", remontant à la première quinzaine de décembre 2015, indique Ariel Goldmann. "Cette étude n'est ni accusatrice, ni généraliste. Elle est une mesure des maux qui nous rongent en tant que Français." 

Une vaste enquête de 18 mois

Elle est fondée sur des entretiens réalisés entre juillet 2014 et juin 2015, entre deux épisodes terroristes particulièrement sanglants. L'objectif de l'étude réalisée par l' "institut" Ipsos, sous le contrôle scientifique de Dominique Schnapper, ex-membre du Conseil constitutionnel (nommée par Christian Poncelet), de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESC) et de Chantal Bordes-Benayoun du CNRS, est de mesurer l'étendue des "préjugés tenaces" qui circulent en France en n'évitant aucun sujet : la religion, le terrorisme, l'antisémitisme, les actes racistes commis envers les musulmans... 

Cette étude "est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés", explique Ariel Goldmann. "Nous voulons lancer un cri d'alarme et appeler au sursaut." 
Autre particularité de l'étude, elle donne aussi la parole spécifiquement aux "juifs" et aux "musulmans", avec toute la difficulté que pose ce type de regroupement. Brice Teinturier, d'Ipsos, répond ainsi à cette interrogation : "la meilleure façon de procéder", dit-il, pour obtenir l'échantillon "le moins biaisé", est encore "de partir de la définition par l'interviewé lui-même, quels que soient les critères qu'il mobilise pour cela : religieux, culturels, familiaux…" 

Si l'étude s'attarde sur l'antisémitisme, elle aborde d'autres thèmes très divers.
Quels sont les résultats ? 
Peur de l'autre, méfiance et préjugés sont les maîtres mots de cette étude. Une majorité de Français n'ont ainsi pas confiance en leur avenir personnel (61% estiment qu'il est "complètement bouché"). Conséquence, selon Ipsos, ils sont également méfiants envers les autres groupes sociaux et/ou ethniques qui vivent en France : 66% des personnes interrogées pensent qu'"on ne peut pas faire confiance à la plupart des gens", toutes confessions confondues, et 54% jurent que "l'immigration n'est pas une source d'enrichissement." 

Par ailleurs, 53% des personnes interrogées "estiment qu'on en fait plus pour aider les immigrés que pour aider les Français". 
L'étude révèle certaines anomalies dans la perception que les Français ont de leur pays. 49% des personnes interrogées estiment que les catholiques représentent moins de la moitié de la population; 57% pensent que les juifs représentent plus de 10% de la population française et 39% pensent que les "musulmans" pèsent pour plus de 20% dans le total. "Les études sur le sujet, notamment celles de l'Institut national d'études démographiques (INED), tendraient à démontrer que ces deux communautés seraient en réalité entre trois et six millions, soit moins de 10% de la population", estime le JDD. Il n'est donc pas étonnant qu'aux questions suivantes, les réponses soient tout aussi déconnectées de la réalité. Mais le vécu de chacun n'est-il pas ce qui importe?

Ainsi, les clichés sur les "juifs" et les "musulmans" restent largement ancrés.
Selon les résultats de cette étude, les Français réagiraient mal si leur fils (52%) ou leur fille (56%) se mariait avec un ou une personne de confession musulmane. 
Enfin, les stéréotypes sur les personnes de confession juive restent tout aussi forts : 56% des personnes interrogées estiment que "globalement, les juifs sont plus riches que la moyenne des Français" et "ont beaucoup de pouvoir." Pire : 24% des personnes interrogées continuent de penser que "les juifs ne sont pas vraiment des Français comme les autres"... Et surtout, 6 personnes sur 10 "estiment que les juifs ont une part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme." Pensent-ils aux antisionistes ?

Autre résultat qui a stupéfait: un tiers des Français considère qu'"une réaction raciste peut se justifier". 
A la question : "Aujourd'hui, quelle est le plus souvent votre réaction lorsque vous voyez les personnes suivantes dans la rue ?", 
55% des personnes interrogées se disent "agacées" ou "inquiètes" lorsqu'elles croisent des "femmes portant un voile couvrant l'ensemble du visage" et 48% lorsque ce sont "des hommes en tenue traditionnelle musulmane." 
Dans le même temps, 41% des musulmans assurent avoir essuyé personnellement des remarques ou des insultes. 

Toujours dans l'idée d'identifier les préjugés sévissant en France aujourd'hui, l'étude pose une question qui a concentré l'essentiel des réactions ce dimanche sur les réseaux sociaux : "Vous même, au cours de l'année, avez-vous personnellement rencontré des problèmes (insultes, agressions...) avec une ou plusieurs personnes issues des groupes suivants ?" 
Les réponses proposées sont les suivantes : "Des personnes d'origine maghrébine", "Des Roms", "Des personnes de confession musulmane", "Des personnes d'origines africaine", "Des personnes de confession catholique", "Des personnes de confession juive" et "Des personnes d'origine asiatique". Soit une catégorisation jugée absurde mais pourtant co
mmunément admise dans le quotidien des Français et qui correspond aux préjugés identifiés plus haut. Le JDD place d'ailleurs ces résultats dans un ensemble plus large intitulé "Des préjugés tenaces": un jugement stigmatisant. 

Ce sondage a créé de vives réactions ce dimanche

A l'instar de celle,  sur Twitter, du député-maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin (dont un grand-père est d'origine algérienne):
Cette image recadrée a beaucoup tourné, sans laisser voir le but de l'étude : mettre en lumière la façon subjective dont nous percevons les autres, et tenter de mesurer cette perception des autres dans une société fragmentée, communautarisée et soumise à un violent choc social. C'est notamment la raison pour laquelle l'étude teste plus précisément les "musulmans" sur leur rapport aux "juifs", afin de comprendre les liens qui existent entre les deux communautés - même si l'expression est soumise à débat, la France ne reconnaissant qu'une communauté : la communauté nationale. 
Ceux qui ont participé à cette étude et se sont définis comme "musulmans" estiment, 
- pour 74% d'entre eux, que la phrase "les juifs ont beaucoup de pouvoir" est "vraie" (c'est près de 20% de plus qu'en juillet 2014...) 
- pour 62% à penser que "les Juifs sont plus attachés à Israël qu'à la France" 
-et 66% à penser que "globalement, les Juifs sont plus riches que la moyenne des Français". 
C'est à chaque fois beaucoup plus que la population globale. 

"Le point de rupture se situe au début des années 2000", explique dans le JDD Bernard Godard, spécialiste de ces questions, qui évoque notamment la deuxième Intifada [soulèvement des Palestiniens à partir de la fin du mois de septembre 2000] et les avatars du gouvernement Jospin (1997-2002). "Auparavant, il y avait une volonté des deux communautés de se rapprocher. Quant à savoir si l'islam est antisémite, c'est une question très complexe," tellement complexe qu'un seul article de presse a déjà bien du mal à en expliquer les ressorts, alors un tweet...

Au final, si la méthode et les questions posées par Ipsos peuvent être débattues, les résultats recueillis par l'institut n'en sont pas moins particulièrement instructifs. 
A noter que tous les tableaux présentés dans cet article sont issus d'une précédente étude publiée par Le Monde du 14.11.2014, laquelle n'avait pas fait l'objet d'une pareille orchestration de l'émoi des Français. Les camemberts sont dûs au JDD.

"Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti" (A.Camus)