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vendredi 1 février 2019

Le "maître des horloges" ne fait pas arriver les trains à l'heure

Mieux vaudraient des infrastructures en état plutôt que des bons d'achat à chaque retard de train

Panne à Montparnasse: la SNCF demande aux voyageurs de reporter leurs trajets en TGV sur l'arc Atlantique...


La SNCF lancera des TGV « low-cost » l’an prochain.

Le trafic TGV est très perturbé depuis jeudi matin, vers et à partir de la gare Montparnasse à Paris, avec des retards pouvant atteindre jusqu'à 4 heures.

Un incident électrique est d'abord survenu à 08h45 en Gare de Paris Montparnasse. Il a entraîné une interruption des circulations sur deux voies.


Des passagers incriminés. L'alimentation a été rétablie un quart d'heure plus tard, mais, alors que le trafic était déjà désorganisé par l'incident, des voyageurs sont descendus d'un train arrêté en pleine voie, entraînant l'immobilisation de toutes les circulations à proximité, pour des raisons de sécurité.

Les
 voyageurs qui devaient se déplacer jeudi en TGV entre Paris et l'arc Atlantique ont été invités à reporter leur trajet, à la suite d'incidents qui ont provoqué d'importants retards à la gare Montparnasse, ce jeudi.
Cette incitation concerne les voyageurs qui ont fait confiance à la SNCF entre Paris et les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et le Sud-Ouest de la France, pas loin de la moitié de la France. La SNCF demanda à ces personnes de reporter leur voyage "à demain" vendredi.

Par ailleurs,
le trafic à destination et en provenance du Sud-Ouest est transféré de gare Montparnasse vers la gare d'Austerlitz. Plus précisément, les TGV entre la capitale et Tours, La Rochelle, Poitiers, Bordeaux, et les gares au-delà de Bordeaux "seront départ et arrivée Austerlitz à partir de 15h27", a indiqué la SNCF.
Tous les trains Ouigo ou tous les autres TGV à destination de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire "demeurent départ et arrivée Paris Montparnasse", a précisé un porte-parole.
De nouveaux problèmes électriques sont en outre apparus. 
"On a encore des alimentations électriques qui disjonctent", a expliqué un porte-parole.
La presse n'évoque que les "nombreux" usagers qui ont patienté calmement malgré le froid sur les quais de la gare Montparnasse en milieu d'après-midi. Pourtant, les  trains affichaient de 40 minutes à 4 heures de retard.

Un TGV Paris-Lille arrive à destination avec 6 heures de retard

Parti de Paris vers 22 heures jeudi soir, un TGV est arrivé à destination vendredi matin, peu avant 6 heures.
En cause, cette fois, une panne sur le système de freinage.

Les 328 passagers de ce TGV Paris-Lille sont restés bloqués, sans eau ni nourriture, durant toute la nuit
du jeudi 31 janvier au 1er février, rapportent France Info et La Voix du Nord. Le train a mis plus de 7 heures pour parcourir un trajet qui prend seulement une heure, habituellement.



Parti de la gare du Nord, à Paris, vers 22h20 jeudi, le convoi était attendu dans la capitale des Flandres à 23h40, mais il n'est arrivé que vendredi matin, peu avant 6 heures. 
Le train est en fait resté immobilisé sur les voies durant une grande partie de la nuit, en raison d'une panne.


Le TGV s'est d'abord arrêté pendant deux heures pour un premier souci technique sur le système de freinage. 
Résultat de recherche d'images pour "panne SNCF"
"On nous a annoncé un problème, un cheminot a dû descendre sur les voies pour vérifier", a raconté un voyageur présent à bord, cité par La Voix du Nord. Le train est reparti, mais s'est de nouveau immobilisé quelques instants plus tard, en gare d'Arras, toujours pour un problème de freins.

A Arras, la situation s'éternise. "Des techniciens de la SNCF sont venus, mais on avait l'impression qu'ils ne savaient pas quoi faire", rapporte un autre passager. A bord, une personne fait un malaise. Les pompiers interviennent et l'emmènent à l'hôpital. Les voyageurs sont finalement regroupés dans l'une des deux rames qui composent le train. "Il y avait des femmes enceintes, des gens malades à l'avant du train", indique un jeune homme de 25 ans, cité par France Info. "On n'avait ni eau ni nourriture; on nous donnait des infos au compte-goutte, et je n'ai jamais vu passer les agents de la SNCF dans les wagons."


Au milieu de la nuit, le conducteur décide de détacher l'une des deux rames - celle sur laquelle a eu lieu la panne - et de la laisser sur place. Le conducteur et les passagers repartent donc... en marche arrière, la rame immobilisée se trouvant à l'avant. Après avoir changé de voie, le train prend finalement la direction de Lille, où les passagers sont arrivées vers 5h50. 

Youpie ! Leurs billets devraient être remboursés, seulement en partie, rappelle La Voix du Nord.Résultat de recherche d'images pour "remboursement SNCF"

samedi 25 août 2018

Mélenchon en terrain conquis à Marseille, mais où déraille un TGV ...

Déraillement d'un TGV à Marseille: "plusieurs jours" avant un trafic normal

Le déraillement d'un TGV à l'entrée de la gare Saint-Charles à Marseille entraînera des perturbations sur le trafic pendant "plusieurs jours",

a annoncé la SNCF samedi matin, sans fournir d'éléments sur les raisons de cet accident qui n'a fait aucun blessé, alors qu'Orange Actu fait croire aux usagers que "les TGV sont repartis".

"Un retour du trafic à la normale prendra plusieurs jours", a précisé Jean-Aimé Mougenot, le directeur régional de la SNCF en PACA -désormais 'Région SUD', ce qu'ignorent les pros parisiens de l'info - samedi matin, lors d'un point presse matinal à la gare Saint-Charles, annonçant cependant "un service normal pour les TGV et les Ouigo", au détriment des trains régionaux.

Seuls les TER à destination des gares d'Aubagne, Aix-en-Provence et Miramas seront sérieusement impactés, avec un train sur deux seulement, le service régional à destination de Toulon et Nice étant lui prévu sans encombre.cances va
Ainsi, Macron, qui s'est offert une rallonge d'un weekend de vacances au Fort de Brégançon, où séjournent toujours - aux frais de la République - Brigitte Trogneux et ses enfants et petits-enfants, après les trois semaines (de bains de mer), qui, à l'origine, ne devaient être que deux - en piscine installée pour elles pour 34.000 euros -  Macron donc, n'est pas perturbé dans ses allers et venues Paris-Bormes-les-Mimosas-Paris-Bormes-les-Mimosas-Paris... Malgré l'agenda chargé qu'on nous dit, il a en effet pu à nouveau quitter l'Elysée, jeudi en fin de matinée, en jet !  

Pourquoi ce titre mensonger d'Orange Actus sur la base d'une dépêche AFP sans tromperie ?

Parti à 14h37 de Paris, le TGV 6045 était "sorti de la voie" à l'entrée de la gare Saint-Charles vendredi peu avant 18h00, sans faire de blessés, ni parmi les 350 voyageurs, ni parmi les agents à bord, selon la SNCF. Outre que cette " sortie de voie " s'appelle un "déraillement", ce qui interpelle, c'est qu'il s'est produit à 30km/h...

Encore un incident SNCF en plein retour de vacances
"Ce matin, seules 9 voies sur 16 sont disponibles pour les trains", a précisé J.-A. Mougenot, en expliquant que le travail de relèvement et de dégagement du TGV touché sera assez long, "jusqu'à dimanche sans doute": "Puis il faudra réparer les voies touchées, et cela prendra plusieurs jours, lundi voire mardi encore", a-t-il ajouté, en prévoyant "trois à quatre jours avant le rétablissement total du trafic".

15.000 voyageurs impactés, dont des vacanciers et touristes étrangers
"A ma connaissance, ce type d'événement n'était jamais arrivé à la gare Saint-Charles", a commenté Mougenot, sans pouvoir donner d'explication sur les raisons de l'accident.
"Deux enquêtes sont en cours, une enquête interne et une enquête judiciaire, mais nous n'avons pas d'éléments à ce stade", a insisté le directeur régional de la SNCF, précisant que l'accident avait "impacté 15.000 voyageurs" vendredi, alors que 100.000 personnes sont encore attendues ce week-end à Saint-Charles.

Revenant sur l'accident, Mougenot a précisé que le TGV circulait à 27 km/h lors du déraillement: "la première partie du train était en train de rentrer à quai quand la seconde partie du train est sortie de la voie, pour des raisons encore inconnues".
Au total, ce sont les sept dernières voitures du train et la motrice de queue qui ont quitté la voie, a-t-il encore précisé.
Le premier et seul déraillement mortel d'un TGV remonte au 14 novembre 2015, quand onze personnes avaient perdu la vie [elles seraient mortes que ce serait plus grave...] lors du dernier test sur le tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale alsacienne. La rame avait percuté un pont à 243 km/h, puis chuté de la ligne.
Le dernier déraillement d'un train sur le réseau français remonte lui à celui du RER B le 12 juin. Plusieurs voitures d'une rame s'étaient couchées entre Saint-Rémy-les-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), faisant sept blessés légers, après l'effondrement du ballast, fragilisé par plusieurs jours de fortes pluies.

Un mauvais signal pour la tentative d' "union des gauches" de Mélenchon en université d'été à Marseille?

Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis (La France insoumise, LFI) se retrouvent de jeudi à dimanche pour les universités d'été du mouvement... L'opération portes-ouvertes de La France insoumise à Marseille devrait attirer 3.000 militants, pour qui le voyage s'annonce compliqué. 
Résultat de recherche d'images pour "Collectif Jeudi noir Karima Delli"Le mouvement a également convié à son université d'été d'autres familles de gauche : Parti socialiste, Génération.S, EELV. "Dès qu’on m’invite pour parler d’écologie, j’y vais. Nous n’avons peut-être pas le même projet européen que les Insoumis, mais nous allons pouvoir en débattre", explique Karima Delli, eurodéputée EELV et militante du Collectif Jeudi noir, qui participera à une conférence.

Mélenchon, candidat à la mairie de Marseille, est désormais en mode séduction.
Le populiste a changé de visage: il est apparu jovial lors de sa déambulation pré-électorale dans la cité phocéenne, esquissant même quelques pas de danse sous les caméras.

"Face au rouleau compresseur Macron, il est important de porter une voix commune comme on a pu le faire sur cette motion de censure, estime Régis Juanico, issu du PS, qui a rejoint Benoît Hamon à Génération.s.
Les Insoumis avaient indiqué vouloir sortir de l’axe droite-gauche pour former une opposition plus verticale [peuple contre oligarchie]. C’était d’ailleurs une de nos divergences".

Lors de la présidentielle, Mélenchon n'avait pas visé au-delà de la fédération du peuple, refusant de viser à unir les gauches. Le député LFI Adrien Quatennens rappelait en février dans le JDD les échecs du Front de gauche. "L’effet "rassemblement de la gauche" est plutôt un repoussoir qu’une dynamique […] Aujourd’hui j’en suis convaincu, les gens n’attendent pas que du vieux bois mort se rassemble pour faire le radeau de la méduse".

La France insoumise aurait donc changé de voie.
François Cocq, orateur national de LFI, s'inquiétait début juillet, d'un déraillement : "La ligne stratégique dite "populiste" a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au 'leadership à gauche'. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière".

Eric Coquerel député LFI, confirme la volonté de leadership chez Mélenchon
"La stratégie de fond n’a pas changé : fédérer le peuple. Le mouvement citoyen est le meilleur moyen pour arriver au pouvoir. L’union des gauches a échoué parce que la principale force, le PS, était passé de l’autre côté pendant des années. En même temps, notre programme est de gauche et nous voulons incarner un leadership progressiste".
L’élu de Seine-Saint-Denis rappelle que deux députés Les Républicains, Marianne Dubois et Olivier Marleix, sont également invités à s'exprimer respectivement sur 'le service national universel' et sur 'Alstom (le) scandale d'Etat', au même titre que les députés socialistes Boris Vallaud et Dominique Potier pour disserter sur 'qui est le peuple aujourd'hui ?' ou le député communiste Stéphane Peu pour une conférence intitulée 'après l'affaire Benalla, vite la 6e République". "Cela montre qu’on est capable de débattre, voire même d’appuyer sur le même accélérateur à l’Assemblée pour obtenir du concret malgré les divergences, ajoute-t-il. D’autant que les socialistes sont passés d’une démarche "ni Macron ni Mélenchon" à une attitude plus respectueuse. Moins hégémonique, ce qui libère de l'espace pour le tribun populiste.

Mais le trafic reste perturbé entre les formations.
La rame Génération.S fait grincer ses freins oléopneumatiques. Régis Juanico a en effet actionné le signal d'alarme : "Même si on a eu des points communs sur l’affaire Benalla ou la réforme de l’Assemblée, je ne comprends pas l’invitation de députés LR. N’oublions pas que la droite a voté la réforme SNCF, ne trouvait pas la loi asile assez dure, etc. Avec Jean-Luc, le message n’est pas toujours très clair. [Une "pensée complexe"?] Est-ce que LFI a profondément changé de stratégie ou est-ce qu’il s’agit d’une décision purement tactique ? Ça vaut le coup de venir en discuter".

La stratégie de rassemblement de Mélenchon vise à l'évidence un objectif personnel : la prise de Marseille par les gauches. Les usagers de la SNCF seront dédommagés, mais comment les électeurs de Marseille le seraient-ils ?

mercredi 4 avril 2018

Présidentielle : quand Michel Sapin plomba la SNCF pour "sauver" Alstom et Hollande

Pour être agréable à Juppé, l'Etat acheta 15 TGV et 20 locomotives destinés au Bordeaux-Marseille

Sauvetage d'Alstom par l'Etat : Sapin jugea la polémique "incongrue"

Février 2017 à Belfort: Hollande donne des garanties sur la commande de 15 rames de TGV par l'Etat
Le mercredi 5 octobre 2016, sur Europe 1, Michel Sapin avait tenté de dégonfler la polémique sur la commande par l'Etat de locomotives Alstom pour sauver le site du groupe à Belfort. 
"Le bon calcul, c'est celui que nous faisons. Le calcul qui est respectueux des finances publiques, c'est celui que nous faisons", assura le ministre de l'Economie et des Finances et manipulateur des chiffres du chômage pendant toute la durée du quinquennat de Hollande. 
L'achat par les contribuables de ces 15 rames à deux étages conçues pour rouler à 320km/h sur la ligne Bordeaux-Marseille avait suscité de nombreuses critiques, la veille, en raison de leur coût (proche de 30 millions d'euros), jugé disproportionné puisque les trains ne pourront de toutes façons pas excéder 200 km/h sur cette ligne, pour l'instant non adaptée à la très grande vitesse. "De toutes façons, sur cette ligne entre Bordeaux et Marseille, il aurait fallu acheter des trains, expliquait Sapin. Est-ce qu'il vaut mieux acheter un train cher aujourd'hui qui sera dépassé dans cinq ou dix ans ou est-ce qu'il vaut mieux acheter dès maintenant le TGV qui roulera sur une ligne à grande vitesse dans dix ans ?", s'est défendu Michel Sapin, dont le petit crâne d'oeuf ne prenait pas en compte le coefficient de vétusté après dix ans.

VOIR et ENTENDRE l'autosatisfaction de Hollande traitant la question :


Le ministre de l'Economie avait par ailleurs jugé "normal" que l'Etat achète ces rames en son nom propre, quand bien même il ne fait pas rouler directement les trains. "Ce n'est pas l'Etat qui les achète pour jouer au petit train électrique. L'autorité organisatrice, c'est l'Etat. Et on met à disposition, en l'occurrence de la SNCF, les trains. Ce qui est normal... C'est comme ça qu'on fait", a-t-il dit.

VOIR et ENTENDRE Sapin souligner que Hollande donne la priorité au sauvetage du Parti socialiste à Belfort :

En raison notamment de l'absence de recours à un appel d'offres, l'annonce par le gouvernement et Alstom d'une pluie de commandes et d'investissements étalés sur quatre ans pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, un temps menacée, a été qualifiée de "bricolage" et de "rafistolage" par la droite et une partie de la gauche, en fait une opération illégale. Pointé par la Commission européenne et les concurrents étrangers d'Alstom, l'exécutif avait maintenu que ces commandes étaient néanmoins parfaitement légales. 

En fait,
une opération violant doublement la loi en constituant aussi un financement illégal de la campagne de Hollande.
On comprend pourquoi Valls a largué le Parti socialiste pour se rallier au nouveau prince de la cité et s'assurer protection: bien que la justice soit indépendante, elle poursuit les uns, mais épargne les autres, selon qu'ils sont puissants ou misérables.

Hollande et Sapin accusés d'électoralisme à 8 mois de la présidentielle de 2017



Sans oublier de "redonner espoir"
à Hollande, d'abord
Une commission d'enquête a été créée à l'Assemblée en octobre 2017. Après les dossiers Alstom, Alcatel ou bien encore STX, les députés LR plaidaient que plusieurs rachats successifs soulèvent des questions sur la capacité de l'État à défendre champions industriels et intérêts stratégiques.
L'Assemblée se penche sur la politique industrielle de l'État.  © PDN/SIPA / DNphotography / SIPA/ PDN/SIPA

La conférence des présidents de l'Assemblée, autour de son président François de Rugy et en présence du secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, a pris acte de cette création d'une commission de 30 membres (17 LREM, 5 LR, 2 MoDem, 2 Constructifs, 2 Nouvelle Gauche, 1 LFI, 1 communiste). Chaque groupe parlementaire a le droit, une fois par session de l'Assemblée, d'user de son "droit de tirage" pour une commission d'enquête.

"Le cas d'Alstom n'est malheureusement pas un cas isolé".
Si le problème d'Alstom et de l'endettement de l'Etat survient à huit mois de la présidentielle de 2017, ils jugent donc nécessaire de "s'interroger sur les moyens juridiques, économiques et financiers dont dispose l'État, mais aussi de la stratégie adoptée, pour favoriser le maintien en France de notre patrimoine industriel stratégique". Les élus du principal groupe d'opposition rappellent d'emblée la récente fusion Alstom-Siemens, y voyant une "étape décisive dans le processus de démantèlement d'Alstom", après l'absorption du pôle énergie d'Alstom par General Electric en 2014-2015, "largement applaudie par le gouvernement d'alors", malgré "de vives polémiques sur (s)es conditions". Et " moins de trois ans plus tard, Alstom voit sa branche transports diluée dans un nouvel ensemble contrôlé par Siemens", observent-ils : phénomène d'incrémentation classique, dont on peut citer en illustration, dans un autre domaine, le passage du PACS à la PMA, en passant par le mariage homosexuel et en attendant la GPA.


VOIR et ENTENDRE Hollande se justifier - avouant au passage l'interventionnisme de l'Etat - et polémiquer :

(à venir)
Ses dénégations successives auraient dû alerter les décrypteurs sur son degré de persuasion intime.

Outre Alstom, le groupe LR évoque le passage des chantiers navals STX de Saint-Nazaire "sous pavillon italien" avec l'arrivée de Fincantieri comme actionnaire majoritaire "grâce à 1 % prêté par l'Etat français", ou le rachat d'Alcatel-Lucent par le finlandais Nokia, citant aussi "Technip, Lafarge, Morpho ou encore Nexter System". "Ces grandes entreprises sont parmi nos plus beaux fleurons industriels et représentent le savoir-faire français. (...) Des milliers de salariés sur notre territoire dépendent de leurs activités. Elles représentent aussi parfois de véritables éléments de notre souveraineté et de notre sécurité nationale," plaident encore ces députés.

VOIR et ENTENDRE  le candidat Hollande en campagne au Creusot en 2012: 



Des fleurons, mais aussi des salariés-électeurs recrutés par l'Etat socialiste au profit de Hollande ou de son successeur et ancien conseiller élyséen, Macron

Quand le secrétaire d'État à l'Industrie auprès de Michel Sapin dans le gouvernement Valls et maire PS de Chalon-sur-Saône (2008-2014), à 2 heures de route de Belfort, Christophe Sirugue, annonça 70 millions d’euros "pour préparer l’avenir de Belfort", Collard commenta : " Une bonne nouvelle pour les salariés, une mauvaise pour les contribuables," Nicolas Sarkozy parla simplement d'un "plan bricolé à la hâte", tandis que Montebourg fustigeait clairement un "bricolage opportuniste" dont un syndicaliste se félicitait : "On a de la visibilité pour les quatre ans à venir", jusqu'en 2021 : Macron était ministre de l'Economie jusqu'à la fin août 2016 et a donc préparé l'opération et c'est donc au président Macron de régler le problème, avant 2020, dès 2018 à la SNCF qu'il a contribué à endetter.

VOIR et ENTENDRE les promesses du candidat Hollande en 2012: 


La Commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle a auditionné les organisations syndicales représentatives d'Alstom, le mercredi 29 novembre 2017

L'audition s'est déroulée sous forme de table ronde et la CE a entendu M. Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC d’Alstom France, M. Jean-Louis Profizi, secrétaire CFE-CGC du comité central d’entreprise Alstom Transport, M. Gérard Mardiné, secrétaire national CFE-CGC, M. Patrick de Cara, délégué syndical CFDT de l’établissement Oméga de Saint-Ouen d’Alstom Transport, M. Laurent Desgeorge, délégué syndical central CFDT d’Alstom Transport et secrétaire de l’Inter CFDT Alstom, M. Philippe Pil délégué syndical central FO d’Alstom Transport, M. Vincent Jozwiak, représentant FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport et délégué de l’établissement de Petite-Forêt (près de Valenciennes), M. Charles Menet, représentant syndical FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport, M. Hervé Fillhardt, délégué syndical FO du site de Reichshoffen, M. Fabrice Cotrel délégué syndical FO du site de La Rochelle/Aytré, M. Boris Amoroz, délégué syndical CGT d’Alstom Omega, et M. Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint et animateur du collectif "industrie" de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie.


Si une Commission d'enquête parlementaire ne suffit pas.
Le Conseil Constitutionnel doit être saisi pour décider si le 1 % prêté par l'Etat français à Fincantieri ou si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom est constitutionnel.

A défaut, pourquoi le Parquet national financier (PNF et singulièrement le juge Tournaire) n'ouvre-t-il pas une enquête pour déterminer si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom ne constitue pas effectivement un conflit d'intérêts politiques ?

VOIR et ENTENDRE comment le sauvetage d'Alstom est une escroquerie de Hollande qui n'envisageait que de favoriser sa candidature et sa ré-élection, aux frais des Français et, d'abord aux salariés d'Alstom, comme des cheminots par contre-coup: 


Pour mémoire, les promesses de Hollande de préserver l'emploi en France, sa préoccupation prioritaire :

samedi 10 mars 2018

Démagogie et discrimination : la SNCF distribue des chocolats aux femmes

Un délire de la Journée internationale des droits des femmes 

Une antenne locale de la SNCF avait prévu de distribuer des chocolats aux femmes, mais seulement en ...1ère classe !


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Chocolat blanc et chocolat noir ?
En prévision de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, les salariés de la SNCF sur l'axe Sud-Est avaient reçu la consigne de distribuer des chocolats aux passagères de 1re classe des ...TGV Lyon-Paris, rapporte LCI. 
Une initiative immédiatement dénoncée par la CGT Cheminots de Lyon qui a pointé du doigt "une discrimination", ce qui n'avait pas effleuré l'esprit des responsables que pas un instant l'avantageux statut de cheminot ne choque d'ailleurs.

Face au scandale, la distribution de chocolats a finalement été annulée 

La direction nationale de la SNCF a nié toute implication et a assuré qu'il s'agit "d'une initiative locale sur l'axe TGV Sud-Est, déplacée et complètement contraire aux valeurs de la SNCF et aux consignes données en interne depuis des années".

Sur son compte Twitter, le groupe SNCF a d'ailleurs publié un communiqué pour rappeler que "les actions menées par SNCF tournent toutes autour de l'égalité des droits, de l'égalité des parcours professionnels et de la lutte contre le sexisme et le harcèlement". Et le gaspillage...

En 2015, c'était déjà en mars, eut lieu une tournée dans les gares parisiennes pour dévoiler à tous les secrets du Chocolat, à l’occasion de Pâques. C'était même la troisième édition du Train du Chocolat, une Expo Evénements SNCF avec Yves Thuriès lors d'une opération partage des informations gourmandes dans un Train Expo tout chocolaté ! Et pour toutes et tous.

Cette fois, les transgenres étaient-elles éligibles au privilège de ce traitement de faveur des femmes ?

lundi 8 janvier 2018

SNCF : les usagers ont subi plus de retards de trains en 2017

Des remboursements partiels pour faire taire les voyageurs: à quel prix ?

Les perturbations de fin d'année couronnent une perte accrue de fiabilité 

En 2017, les trains de la SNCF ont été plus en retard qu'en 2016.
Image associée
Ainsi, 88.7% des TGV ont été ponctuels, soit une baisse de 1% par rapport à l'année 2016. Les Intercités (anciennement trains Corail) et Transiliens ont également connu une augmentation des retards lors de l'année 2017. Seuls les TER se sont montrés réguliers, en enregistrant une légère hausse de 0.3%.

L'augmentation de la fréquentation n'est pas seule en cause

La SNCF assure que les nombreux chantiers sur le réseau ferroviaires ont eu un impact sur la régularité des trains, avouant du même coup son incapacité à s'adapter à la croissance.

Le Ouigo, le TGV low-cost de la SNCF.
La SNCF a pourtant enregistré une augmentation de la fréquentation de ses trains en 2017. Ils seraient près de 110 millions à avoir voyagé sur les lignes grandes vitesses, soit dix de plus qu'en 2016. Cette augmentation serait à porter au crédit de Ouigo, la formule low cost de la SNCF. 2 millions de voyageurs supplémentaires auraient profité de cette offre.

Enfin, les trains régionaux ont également connu une hausse de la fréquentation. Les TER ont totalisé 336 millions de voyageurs, soit une hausse de 4.6%, tandis que 1.2 milliards de personnes ont emprunté le réseau Transilien (+3.2%).

2016 avait déjà connu une hausse des retards de trains

Résultat de recherche d'images pour "Cour des comptes montant dedommagements SNCF"C'était alors la faute aux grèves de cheminots, à des travaux sur le réseau ou encore à des colis suspects. Et aussi les inondations et les feuilles mortes... Les TGV, Intercités et TER avaient accumulé davantage de retards en 2016 qu'en 2015. 

"En 2017, on peut, on doit faire mieux", avait alors déclaré le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, en interne, rapporta le quotidien Les Échos sur son site, lors de sa présentation des voeux.

Améliorer la ponctualité est aussi un enjeu financier que s'est imposée la SNCF. 
Depuis décembre 2016, dès que leur TGV ou Intercités a plus de 30 minutes de retard, l'entreprise indemnise les retards supérieurs à 30 minutes sur les réseaux Intercités et TGV : entre 25 et 75% du prix du billet. Auparavant, les usagers ne pouvaient être dédommagés que lorsque la SNCF était responsable.
Ainsi, pour les TGV et Intercités qui ont entre 30 minutes et 2 heures de retard, les consommateurs peuvent se voir rembourser 25% du prix de leur billet, et 50% si le train a entre 2 et 3 heures de retard. Enfin, la SNCF indemnise jusqu'à 75% du prix du billet, si le retard excède trois heures. Pour les iDTGV, les clients sont remboursés à hauteur de 25% du prix de leur billet, et jusqu'à 50% si le retard est supérieur à deux heures. Dans le cas des TER, RER et Transilien, la règle n'a pas changé : le dédommagement n'est pas automatique.
Ces nouvelles règles d'indemnisation résultent, en réalité, de l'application du règlement européen CE n°1371/2007, qui prévoit un dédommagement à partir de 60 minutes de retard
Résultat de recherche d'images pour "SNCF retards trains""Conformément à l'article 17, les voyageurs peuvent demander une indemnisation proportionnelle au prix du billet en cas de retards importants ou de suppressions", indique ainsi le texte de Bruxelles. "L'indemnisation d'un retard est calculée par rapport au prix que le voyageur a réellement payé pour le service ayant subi un retard". En toute logique, il aurait dû entrer en vigueur en 2014. 
Le texte prévoit néanmoins que les États membres de l'UE puissent déroger à cette règle, dans un délai maximal de cinq ans, rappelle l'Autorité de la qualité de service dans les transports sur son site. Selon la Commission européenne, seuls 5 Etats (la Belgique, le Danemark, l'Italie, les Pays-Bas et la Slovénie) l'appliquent dans les faits. "Le gouvernement [français] aurait “tergiversé”, racontent plusieurs sources".
La Commission européenne prévoyait également d'introduire  au règlement une nouvelle clause de "force majeure", à partir de 2017. Les passagers devaient ne plus être dédommagés, en cas de circonstances exceptionnelles. L'objectif était d'éviter de pénaliser le transport ferroviaire par rapport aux autres modes de transport. De fait, les compagnies aériennes peuvent, déjà, invoquer des circonstances exceptionnelles pour ne pas dédommager leurs clients.

La Cour des Comptes ne dénonce pas ce surcoût des retards
Image associée"Les Sages" épinglent en revanche le système de facilités de circulation dont bénéficient les personnels de la SNCF et leurs familles. 
Après avoir dénoncé dans son rapport public annuel de 2010 les rémunérations et le temps de travail des cheminots, en 2013 les excès de com' de l'entreprise, la haute juridiction financière a critiqué, dans son rapport public annuel 2014 publié le 11 février, le système de billets gratuits ou quasi-gratuits accordés aux salariés de la SNCF et à leurs proches.

Le dernier rapport en date de la Cour des comptes consacré à "l'Etat actionnaire" et à sa gestion des entreprises publiques, dont la SNCF, entreprise sous tutelle de l'Etat, en janvier 2017. 
Ainsi reproche-t-il au pouvoir de ne pas laisser les coudées franches à son PDG dont les initiatives, en particulier pour réduire la dette ou réorganiser le temps de travail dans l'entreprise de 260.000 salariés, tous secteurs confondus, peuvent contrarier la politique de son ministère de tutelle et du gouvernement. L'Etat est animé par "le souci de préserver la paix sociale", d'abord : exemple cité, celui de la SNCF où, en juin 2016, alors que la contestation contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri ne fléchissait pas, la CGT cheminots menaçait de déclencher une grève à la SNCF, où la direction négociait une modification du temps de travail.
Dans la perspective de l'ouverture à la concurrence en 2020 pour les TGV, et "au plus tard" en 2023 pour les Trains Express régionaux et les Intercités, la Cour presse par ailleurs la SNCF d'évoluer vers un "statut de société anonyme (…) dans un délai compatible avec cette ouverture".

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SNCF Mobilités n'est pas non plus exempt de reproches. Son conseil d'administration "ne pouvait, dans le cas du projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA), que constater l'impasse financière devant laquelle l'entreprise se trouvait placée du fait des engagements de desserte pris par l'Etat", indiquent les magistrats financiers. Cette ligne Tours-Bordeaux pourrait un jour peut-être aller jusqu'en Espagne, mais avec 33 dessertes journalières, au lieu des 13 conseillées par Guillaume Pépy. L'Etat n'a rien voulu savoir, sous la pression des barons politiques des villes et des régions socialistes de l'arc atlantique et du groupement privé LISEA (Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique). De quoi creuser encore plus le déficit.

Il reste aux Sages à publier le montant des dédommagements au titre des retards de trains.

mercredi 18 octobre 2017

Borne nie avoir annoncé "des fermetures de gares ou de lignes TGV", mais...

Des fuites à grande vitesse, plus rapides que les annonces 

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a démenti mercredi avoir annoncé des fermetures de gares ou de lignes TGV

La ministre s'est fait prendre de vitesse. 
"Je n'ai jamais annoncé qu'il y aurait des fermetures de gares ou de lignes TGV", a déclaré E.Borne, interpellée à ce sujet lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, alors que le gouvernement vient de lancer une réflexion sur la "refondation" du modèle ferroviaire français.

Mais elle a prévenu que "ce choix collectif (du TGV) a un coût"... 
Il n'y a pas de fumée sans feu. "On ne peut pas tout à la fois vouloir un TGV qui va partout, des billets moins chers, et demander à la SNCF de payer des péages très chers pour faire circuler ces trains sur les lignes à grande vitesse", a ajouté la ministre.

L'économie et les populations des régions ne seront pas frappées ?
"C'est une question de cohérence, indispensable à la pérennité d'un modèle dans lequel nous avons investi et auquel nous sommes attachés", a cette poursuivi cette ancienne directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie .

Jean-Cyril Spinetta a été chargé d'un "chantier stratégique" de "refondation" de notre  modèle ferroviaire

Il y a anguille sous roche... 
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Les premiers TGV ne passaient pas
entre les quais...
Lundi, le gouvernement a missionné l'ex-PDG d'Air France-KLM  sur cette refondation.

Il s'agira d'abord de "préciser la stratégie de desserte par le transport ferroviaire à horizon 2030", notamment d'identifier "les segments sur lesquels les efforts doivent être renforcés afin de mieux répondre aux attentes", ainsi que de déterminer "le modèle de desserte à privilégier" pour les trains à grande vitesse, selon sa lettre de mission.

Utiliser des TGV pour desservir de nombreuses gares - en dehors des métropoles régionales - pèse sur la ...rentabilité, avait souligné Borne, sujet de débat de longue date opposant SNCF, élus locaux et usagers. 

"On a un sujet dont il faut être conscient, c'est que 
les dessertes fines du TGV ont un effet non négligeable sur le modèle économique du TGV", avait alors martelé la ministre. "Si on prend un parallèle avec l'aérien, on ne dessert pas Brive en (Airbus) A380", avait lâché la parisienne.

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Après la désertification médicale des campagnes, l'isolement fin des régions...