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dimanche 14 janvier 2018

Le président de l’Assemblée veut inscrire la neutralité du Net dans la Constitution: "oeil de Moscou" ?

De Rugy plaide pour une France étatique et totalitaire

Les centristes se radicalisent !...

Résultat de recherche d'images pour "neutralité du Net"
Le président de l'Assemblée désigné par Macron voudrait l'inscription de la neutralité du Net dans la Constitution ?  La neutralité du Net, en assurant l'égal traitement des flux d'information, et non pas de connexion,  promet de garantir que l'accès au réseau ne dépend pas des ressources financières des utilisateurs. Mais un contrôle étatique des flux d'information - ajouté à la toute-puissance des fournisseurs d'accès - est-il un moyen déguisé de censure politique, additionnée au favoritisme des fournisseurs en direction des sites et blogs qui leurs rapportent en termes de publicité et de cueillette des informations sur les pratiques des usagers ?

Cette idée a surgi dans l'esprit fou d'un démocrate donneur de leçons et dans les débats en cours autour de la révision du texte fondamental, théoriquement prévue pour la fin de juillet. Pourtant, lors de ses vœux à la presse, jeudi 11 janvier, le président de l’Assemblée nationale, l’y a introduite en annonçant sa volonté de "reconnaître le numérique comme un droit fondamental en promouvant un accès libre, égal et universel aux réseaux numériques." Bref, à "constitutionnaliser la neutralité du Net" qu’il voit - paradoxalement - comme "un principe d’égalité et de liberté." Ce principe de neutralité veut que les données sur Internet soient acheminées sans discrimination par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), qui ne peuvent ralentir la connexion à un site en particulier. En effet, on ne le sait pas suffisamment, ces ralentissements existent et se multiplient. Dans le contexte du débat actuel sur l'obsolescence programmée, certains internautes remarquent qu'ils subissent, du fait de leurs idées, des sanctions techniques auxquelles s'associent certains hébergeurs qui acceptent les pressions du pouvoir. Orange ou Google, notamment,  semblent visés, sur toute ou partie de l'étendue de leurs "services", avec Dailymotion ou YouTube, par exemple.

Le pouvoir rend-il fou ?
Le faire entrer dans la Constitution "donnerait une force particulière à ce principe dont on voit qu’il peut être attaqué dans de grandes démocraties, comme les Etats-Unis", a argumenté le président de l’Assemblée devant quelques journalistes stupéfaits, après sa conférence de presse, en référence à la décision des autorités américaines de revenir sur les règles garantissant ce principe. 

Macron avait demandé aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de formuler des propositions en vue de la réforme constitutionnelle

Résultat de recherche d'images pour "neutralité du Net"C’est pourquoi François de Rugy a repris la proposition initialement énoncée par les députées Paula Forteza (LREM, 31 ans, Français de l’étranger) et Cécile Untermaier (67 ans, Nouvelle Gauche, Saône-et-Loire) dans le cadre de travaux de réforme de l’Assemblée, en réponse à l'incitation du monarque-président, le 3 juillet, lors de son discours au Congrès. Rugy a nommé la Franco-argentine, parce qu'impliquée dans la promotion et la défense du logiciel libre dans l'espace francophone, rapporteuse d'un des groupes de travail visant à réformer l'Assemblée nationale, celui de la "démocratie numérique et les nouvelles formes de participation citoyenne", et la seconde est l'initiatrice de l'ouverture d'un débat avec la population, en amont des futurs projets de loi soumis à l'Assemblée nationale.
Ce n'est pas la nécessité de réformes qui s'impose à l'assemblée, mais le besoin de justifier son existence.

François de Rugy a également voulu couper l’herbe sous le pied de certains fournisseurs d’accès. 
Après la décision américaine de mettre fin aux règles de neutralité, ils sont soupçonnés d'avoir manifesté la volonté de suivre un chemin similaire en France. La situation dans l’Hexagone serait, de fait, très différente des Etats-Unis, mais, à y bien regarder, tellement dépendants. 
Et puis, la neutralité du Net y est déjà encadrée par le biais de textes européens qui ont une valeur juridique supérieure aux lois nationales. Mais, bien que  garantie par la loi en Europe, elle serait toutefois menacée, selon les suspicieux. 
Par ailleurs, dans un arrêt portant sur la loi Hadopi, le Conseil constitutionnel avait estimé en 2009 que la liberté d’expression impliquait désormais la liberté d’accéder à Internet. 

   
"Aucun besoin de modification législative ou constitutionnelle"

Il faut juste laisser le temps au cadre actuel de se mettre en œuvre. "A ce stade, aucun problème réel n’a d’ailleurs été soulevé par les autorités européennes", a réagi la Fédération française des télécoms. 
"L’idée est assez bonne, parce que la neutralité du Net relève des libertés fondamentales", riposte de son côté Benjamin Bayart, président de la Fédération des fournisseurs d’accès à Internet associatif, et défenseur historique de la neutralité du Net en France. 

"Mais l’articulation en droit est complexe : la Constitution organise le fonctionnement et l’équilibre des pouvoirs, elle vise l’Etat et pas tellement les règles de business. Une formulation trop vague n’aura qu’une portée symbolique"
Même son de cloche du côté de la Quadrature du Net, association de défense des libertés en ligne. Sollicitée, elle estime "l’intention louable" tout en expliquant que "seule une définition précise et complète de la neutralité du Net, qui en anticipe tous les contournements, serait efficace"

Une loi modifiant la Constitution doit être adoptée par référendum ou par les trois cinquièmes du Congrès. Cette dernière option est actuellement privilégiée par l’Elysée, qui va cependant avoir besoin de rassembler au-delà de ses rangs, particulièrement au Sénat, pour attendre le seuil de voix nécessaire.

Qui serait en charge de cette supervision, quand on sait que le CSA est, au mieux, inopérant et, au pire, sectaire ?

lundi 8 janvier 2018

SNCF : les usagers ont subi plus de retards de trains en 2017

Des remboursements partiels pour faire taire les voyageurs: à quel prix ?

Les perturbations de fin d'année couronnent une perte accrue de fiabilité 

En 2017, les trains de la SNCF ont été plus en retard qu'en 2016.
Image associée
Ainsi, 88.7% des TGV ont été ponctuels, soit une baisse de 1% par rapport à l'année 2016. Les Intercités (anciennement trains Corail) et Transiliens ont également connu une augmentation des retards lors de l'année 2017. Seuls les TER se sont montrés réguliers, en enregistrant une légère hausse de 0.3%.

L'augmentation de la fréquentation n'est pas seule en cause

La SNCF assure que les nombreux chantiers sur le réseau ferroviaires ont eu un impact sur la régularité des trains, avouant du même coup son incapacité à s'adapter à la croissance.

Le Ouigo, le TGV low-cost de la SNCF.
La SNCF a pourtant enregistré une augmentation de la fréquentation de ses trains en 2017. Ils seraient près de 110 millions à avoir voyagé sur les lignes grandes vitesses, soit dix de plus qu'en 2016. Cette augmentation serait à porter au crédit de Ouigo, la formule low cost de la SNCF. 2 millions de voyageurs supplémentaires auraient profité de cette offre.

Enfin, les trains régionaux ont également connu une hausse de la fréquentation. Les TER ont totalisé 336 millions de voyageurs, soit une hausse de 4.6%, tandis que 1.2 milliards de personnes ont emprunté le réseau Transilien (+3.2%).

2016 avait déjà connu une hausse des retards de trains

Résultat de recherche d'images pour "Cour des comptes montant dedommagements SNCF"C'était alors la faute aux grèves de cheminots, à des travaux sur le réseau ou encore à des colis suspects. Et aussi les inondations et les feuilles mortes... Les TGV, Intercités et TER avaient accumulé davantage de retards en 2016 qu'en 2015. 

"En 2017, on peut, on doit faire mieux", avait alors déclaré le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, en interne, rapporta le quotidien Les Échos sur son site, lors de sa présentation des voeux.

Améliorer la ponctualité est aussi un enjeu financier que s'est imposée la SNCF. 
Depuis décembre 2016, dès que leur TGV ou Intercités a plus de 30 minutes de retard, l'entreprise indemnise les retards supérieurs à 30 minutes sur les réseaux Intercités et TGV : entre 25 et 75% du prix du billet. Auparavant, les usagers ne pouvaient être dédommagés que lorsque la SNCF était responsable.
Ainsi, pour les TGV et Intercités qui ont entre 30 minutes et 2 heures de retard, les consommateurs peuvent se voir rembourser 25% du prix de leur billet, et 50% si le train a entre 2 et 3 heures de retard. Enfin, la SNCF indemnise jusqu'à 75% du prix du billet, si le retard excède trois heures. Pour les iDTGV, les clients sont remboursés à hauteur de 25% du prix de leur billet, et jusqu'à 50% si le retard est supérieur à deux heures. Dans le cas des TER, RER et Transilien, la règle n'a pas changé : le dédommagement n'est pas automatique.
Ces nouvelles règles d'indemnisation résultent, en réalité, de l'application du règlement européen CE n°1371/2007, qui prévoit un dédommagement à partir de 60 minutes de retard
Résultat de recherche d'images pour "SNCF retards trains""Conformément à l'article 17, les voyageurs peuvent demander une indemnisation proportionnelle au prix du billet en cas de retards importants ou de suppressions", indique ainsi le texte de Bruxelles. "L'indemnisation d'un retard est calculée par rapport au prix que le voyageur a réellement payé pour le service ayant subi un retard". En toute logique, il aurait dû entrer en vigueur en 2014. 
Le texte prévoit néanmoins que les États membres de l'UE puissent déroger à cette règle, dans un délai maximal de cinq ans, rappelle l'Autorité de la qualité de service dans les transports sur son site. Selon la Commission européenne, seuls 5 Etats (la Belgique, le Danemark, l'Italie, les Pays-Bas et la Slovénie) l'appliquent dans les faits. "Le gouvernement [français] aurait “tergiversé”, racontent plusieurs sources".
La Commission européenne prévoyait également d'introduire  au règlement une nouvelle clause de "force majeure", à partir de 2017. Les passagers devaient ne plus être dédommagés, en cas de circonstances exceptionnelles. L'objectif était d'éviter de pénaliser le transport ferroviaire par rapport aux autres modes de transport. De fait, les compagnies aériennes peuvent, déjà, invoquer des circonstances exceptionnelles pour ne pas dédommager leurs clients.

La Cour des Comptes ne dénonce pas ce surcoût des retards
Image associée"Les Sages" épinglent en revanche le système de facilités de circulation dont bénéficient les personnels de la SNCF et leurs familles. 
Après avoir dénoncé dans son rapport public annuel de 2010 les rémunérations et le temps de travail des cheminots, en 2013 les excès de com' de l'entreprise, la haute juridiction financière a critiqué, dans son rapport public annuel 2014 publié le 11 février, le système de billets gratuits ou quasi-gratuits accordés aux salariés de la SNCF et à leurs proches.

Le dernier rapport en date de la Cour des comptes consacré à "l'Etat actionnaire" et à sa gestion des entreprises publiques, dont la SNCF, entreprise sous tutelle de l'Etat, en janvier 2017. 
Ainsi reproche-t-il au pouvoir de ne pas laisser les coudées franches à son PDG dont les initiatives, en particulier pour réduire la dette ou réorganiser le temps de travail dans l'entreprise de 260.000 salariés, tous secteurs confondus, peuvent contrarier la politique de son ministère de tutelle et du gouvernement. L'Etat est animé par "le souci de préserver la paix sociale", d'abord : exemple cité, celui de la SNCF où, en juin 2016, alors que la contestation contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri ne fléchissait pas, la CGT cheminots menaçait de déclencher une grève à la SNCF, où la direction négociait une modification du temps de travail.
Dans la perspective de l'ouverture à la concurrence en 2020 pour les TGV, et "au plus tard" en 2023 pour les Trains Express régionaux et les Intercités, la Cour presse par ailleurs la SNCF d'évoluer vers un "statut de société anonyme (…) dans un délai compatible avec cette ouverture".

Résultat de recherche d'images pour "SNCF retards trains"
SNCF Mobilités n'est pas non plus exempt de reproches. Son conseil d'administration "ne pouvait, dans le cas du projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA), que constater l'impasse financière devant laquelle l'entreprise se trouvait placée du fait des engagements de desserte pris par l'Etat", indiquent les magistrats financiers. Cette ligne Tours-Bordeaux pourrait un jour peut-être aller jusqu'en Espagne, mais avec 33 dessertes journalières, au lieu des 13 conseillées par Guillaume Pépy. L'Etat n'a rien voulu savoir, sous la pression des barons politiques des villes et des régions socialistes de l'arc atlantique et du groupement privé LISEA (Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique). De quoi creuser encore plus le déficit.

Il reste aux Sages à publier le montant des dédommagements au titre des retards de trains.

mercredi 24 septembre 2014

Confusion gouvernementale: le projet Transavia Europe d'Air France est-il oui ou non abandonné?

Grande confusion sur l'avenir de la compagnie à bas-coût française

Air France renonce à son projet pour Transavia, assure Vidalies
Le secrétaire d'État aux Transports a annoncé mardi soir qu'Air France a renoncé à son projet d'expansion en Europe de la compagnie aérienne low-cost Transavia. Vidalies a toutefois soutenu le développement de Transavia France, qui pourrait "créer 1.000 emplois, dont 250 de pilotes". "Ce projet doit aller jusqu'au bout', a-t-il insisté.

Vidalies parle pour Air France sur la radio RMC. "Le projet Transavia Europe est abandonné par la direction" d'Air France, a-t-il déclaré , précisant avec force que "le projet n'est pas suspendu pour trois mois, il est retiré" !

Le secrétaire d'État a en outre estimé qu'"il n'y a plus aucune raison pour que la grève [des pilotes] continue", soulignant que le mouvement social coûte "15 millions d'euros par jour" à Air France.

Air France estime en revanche qu'il est prématuré de parler d'abandon du projet d’expansion en Europe de sa filiale à bas-coût 

Un porte-parole d’Air France a aussitôt réagi à l'ingérence du secrétaire d'Etat. "Aucun changement dans les négociations ne permet d’affirmer que ce projet est retiré. La proposition reste de suspendre ce projet et d’ouvrir une large concertation, un large dialogue avec les partenaires sociaux d’ici à la fin de l’année, comme avancé par la direction lundi", a déclaré ce porte-parole.

Le membre du gouvernement Valls tue le dialogue avant l'ouverture de la concertation
"Si ce dialogue, comme l’ont répété a de nombreuses reprises Alexandre de Juniac [PDG d'Air France-KLM] et Frédéric Gagey [PDG d'Air France] ne devait pas aboutir, le projet serait alors retiré. Mais il est prématuré d’annoncer aujourd’hui que ce projet est d’ores et déjà retiré", a ajouté le porte-parole.

A noter qu'Air France- KLM est une société anonyme et qu'
avec 15,9% de parts, l'Etat n'est pas majoritaire. L'interventionnisme du gouvernement est donc parfaitement intolérable.

lundi 14 juillet 2014

La politique de Hollande panique l'économiste Charles Gave

SOS: l'économie française va s'effondrer "dans les trimestres qui viennent" 

L'auteur met en garde contre le plan d'Arnaud Montebourg

Charles Gave est cet économiste libéral français qui avait eu un vrai succès d'estime avec un premier livre (Des lions menés par des ânes, éditions Robert Laffont, 2003). Dans cet essai, l'économiste prévoyait et annonçait la crise économique qui touche la France depuis quelques années et montrait à quel point nos entrepreneurs, "les lions", étaient critiqués, bridés, corsetés, assommés de charges, de réglementations et de taxes par "les ânes"qui nous gouvernent, issus pour la plupart d'une classe politique formée de fonctionnaires, de technocrates et d'apparatchiks notoirement incompétents.

Aujourd'hui, Charles Gave va beaucoup plus loin et nous annonce un inéluctable et prochain désastre : "En tant qu'économiste et homme d'affaires depuis quarante ans, je sais maintenant avec certitude que l'économie française va s'effondrer dans les trimestres qui viennent puisque
M. Montebourg va faire passer une loi pour la croissance, comme il avait promis de sauver la sidérurgie française." Dans une chronique du 7 juillet à l'Institut des libertés qu'il a créé et qu'il préside, il explique pourquoi il est arrivé à cette dramatique conclusion : l'économie, rappelle-t-il, ne peut croître et créer des emplois que "si le système légal permet le déroulement du processus de création destructrice", défini par Joseph Schumpeter au milieu du XXe siècle.

"Destruction créatrice"

Ce principe est bien connu depuis longtemps et a été mille fois vérifié. C'est ainsi que la nouvelle économie américaine, avec ses champions Microsoft, Oracle, Apple, Goggle et autres Amazon, s'est d'autant plus développée et d'autant plus vite que les meilleurs cerveaux, les plus dynamiques collaborateurs et les plus grands investisseurs ont abandonné la vieille économie pour miser sur l'avenir. En France, Arnaud
Montebourg est tellement fier de pouvoir relever les sauvetages de Fagor-Brandt, Mory Ducros ou Ascométal, qu'il en fait les symboles du "retour en force de l'État dans l'économie". Gave est très clair à ce sujet : en France, note-t-il, "la quasi-totalité des lois portant sur des domaines économiques visent à empêcher cette destruction créatrice, ce qui revient immédiatement à empêcher toute création, c'est-à-dire toute croissance". La plupart des secteurs "dans lesquels nous pourrions générer de la croissance, comme les transports, les médias, la culture ou la santé, sont sous le contrôle de l'État, c'est-à-dire sous le contrôle de la CGT", ajoute-t-il.

Georges Marchais, PCF, avril 1981
Et c'est bien là
le problème que pose le ministre de l'Économie quand il lance le 10 juillet à Bercy, dans une mise en scène théâtrale avec effets de manche et tam-tam médiatique, "la feuille de route du redressement économique de la France" basée sur les poncifs les plus rétrogrades du siècle dernier : le patriotisme économique ("il nous faut des patrons patriotes"), l'antimondialisation ("être plus forts dans la compétition mondiale face à la mondialisation déloyale"), l'antilibéralisme ("non au modèle anglo-saxon libéral, oui au modèle entrepreneurial solidaire"), et l'interventionnisme étatique "qui permet à l'État de protéger et de défendre la souveraineté de nos entreprises".

"Mon tambour"

Et le matamore de Saône-et-Loire, surnommé "mon tambour" dans sa région d'élection, d'annoncer sans mollir que son "décret Alstom" du 14 mai 2014 va servir "dans certains secteurs sensibles comme l'eau, la santé, la défense nationale, l'industrie du jeu, les transports, l'énergie et les télécommunications". L'industrie du jeu, un secteur sensible à protéger... Et pourquoi pas l'industrie du carambar ou du scoubidou qui pourraient aussi avoir besoin de protection ? On croit rêver! Ce Montebourg ressemble à un enfant qui joue avec un train électrique qu'on lui a offert pour Noël ! Le ministre qui vient de coûter un milliard et demi d'euros à la France en vendant des actions de l'État dans GDF pour acheter des actions de Bouygues dans Alstom croit-il vraiment à ce qu'il déclame à longueur de discours? Prend-il ses délires pour des réalités? Hélas, il semblerait que oui. 

Pour clôturer le tout, pendant son one man show à Bercy, tant qu'il y était, il s'est aussi offert une sortie contre l'Euro et contre "l'incompétence, le dogmatisme et peut-être l'aveuglement idéologique de dirigeants européens", sans compter un paragraphe bien senti d'antiaméricanisme primaire et même secondaire ! On se serait cru revenir trente-cinq ans en arrière, pendant la campagne électorale des socialistes pour l'élection présidentielle de François Mitterrand en 1981! Charles Gave, évidemment, sait bien de quel bois, rouge, est fait Arnaud Montebourg qui se battra jusqu'au sang - celui des autres, bien sûr - contre la loi du marché et finira, si on le laisse faire, par "réussir aussi bien que Castro ou Chávez", car, ajoute-t-il, "il n'y a pas un seul exemple dans l'histoire d'une économie gérée par un État qui ne se soit conclu autrement que par la faillite et la tyrannie." 

 Ch.Paul (député de la Nièvre, gauche du PS)
et Montebourg en reine d'Angleterre
au Mont Beuvray
Gave a toujours écrit et parlé cash et, plus que jamais, devant le cyclone économique qu'il nous annonce si on laisse faire Montebourg, cyclone qui aura donc été initié par nos gouvernants eux-mêmes, il tient à rappeler les lois fondamentales de l'économie et particulièrement celle-ci: plus le poids de l'État augmente, plus la croissance économique diminue et plus les chômeurs s'ajoutent aux chômeurs. Il prend note d'un phénomène unique dans le monde développé: "Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, écrit-il, il n'y a pas un seul membre du gouvernement qui ait la moindre expérience du secteur privé. Tous les membres du gouvernement ont toujours été payés par nos impôts et jamais par un client." 
Charles Gave termine sa chronique à l'Institut des libertés par un bien triste constat : "Notre pays qui devrait être le plus riche du monde, compte tenu de ses avantages naturels et de la qualité de sa force de travail, est en train de s'appauvrir à vue d'oeil. Les entrepreneurs français sont comme le Tiers État en 1789. Ils portent sur leur dos la noblesse (le système politique) et le clergé (le système syndical) et la France en crève. Elle est sur le chemin de l'Argentine. Rien ne peut empêcher un pays de se suicider. Nous sommes sur la bonne voie." 

vendredi 14 février 2014

"Tous à poil": atteinte à l'intimité des enfants et ingérence de l'Etat dans les familles

"Laissons les parents éduquer nos enfants", demande Bruno Le Maire

Aux preuves
, le gouvernement préfère encore la rumeur et le déni !

"Je veux très solennellement [les yeux dans les yeux?] rassurer tous les parents de France […] Ce que nous faisons, ce n'est pas la théorie du genre – je la refuse -, c'est promouvoir les valeurs de la République et l'égalité entre les hommes et les femmes", a affirmé le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon.


Jean-François Copé a mis à mal la thèse de la rumeur entretenue par la majorité. 

Najat à la plage !

Dimanche 9 février, le secrétaire général de l'UMP a produit le livre intitulé "Tous à poil" sur le plateau du Grand Jury de RTL pour apporter la preuve que la rumeur de l'indifférenciation des sexes est bien une réalité dans  quelque 600 écoles et 10 académies de France.


Valls à la plage...
"Quand j'ai vu ça, mon sang n'a fait qu'un tour", s'est indigné le député-maire de Meaux. "Ça vient du centre de documentation pédagogique; ça fait partie de la liste des livres recommandés aux enseignants pour faire la classe aux enfants de primaire", a dit Jean-François Copé. "On ne sait pas s'il faut sourire, mais comme c'est nos enfants, on n'a pas envie de sourire", a poursuivi l'ancien ministre en tournant les pages : "A poil le bébé, à poil la baby-sitter, à poil les voisins, à poil la mamie, à poil le chien..." "A poil la maîtresse...vous voyez, c'est bien pour l'autorité des professeurs !", a encore déploré Jean-François Copé. "Il y a un moment où il va falloir qu'à Paris on atterrisse sur ce qui est en train de se faire dans ce pays", a-t-il dit. "Le rôle des responsables de l'UMP, c'est de dire ça suffit", a ajouté Jean-François Copé, pointant un gouvernement "pétri d'idéologie".
Les choix éditoriaux du CNDP n'interpellent pas le ministre Peillon. Mieux, il nie l'existence de cette litérature pour la jeunesse proposée par cet organisme sous tutelle du ministère de l'Education nationale, sur fonds publics
Or, la Cour des Comptes vient de passer au crible le fonctionnement et la gestion de l'éditeur de contenus pédagogiques (Centre national de la documentation pédagogique) et son constat est sévère: "production éditoriale dépassée", "distribution surdimensionnée", "gestion coûteuse". Seule alternative: disparaître ou changer radicalement. Le CNDP a donc choisi la radicalité, mais en hébergeant l'ouvrage d'un autre éditeur qui se vend sur ...Amazon!

Elle n'a pas froid aux yeux non plus la ministre des Droits des femmes qui assure que cette litérature constitue une avancée dans l'éducation des enfants de France victimes de discriminations sexuelles dès la prime enfance: déjà que tous à gauche combattent les caractères innés de chacun, celle-ci s'en prend aux acquis des enfants en bas âge et veut les encadrer en les formatant.  A cet effet, la réforme des rythmes scolaires doit dégager du temps...

Cliquer sur l'image pour l'agrandir à sa taille originelle 
La gauche maintient que le livre disponible dans les CDDP est inconnu au CNDP
Les auteurs prétendent n'avoir jamais eu de remontée après les rencontres organisées hors classe avec des parents d'élèves et des associations. Il est donc permis de s'interroger sur l'intérêt d'un dialogue qui n'aurait aucune retombée. 
Même black-out du côté des différents syndicats des enseignants du primaire mis à contribution pour l'occasion, alors qu'habituellement la voix seule du SNUipp, étiquetté premier syndicat, est audible dans les media: personne, non, personne, n'a jamais entendu parler de ce livre. Les enseignants ne se formeraient donc pas, ce que confirme la Cour des Comptes, qui met en cause le coeur même de l'activité du CNDP, la production de ressources pédagogiques pour les enseignants, production éditoriale qui ne rencontre donc plus son public.

Le gouvernement à la plage: c'est ludique !

Le monde à l'envers: c'est Peillon qui demande à Copé de laisser "les enfants tranquilles"!

La mauvaise foi du PS est insondable. Deux jours après que Jean-François Copé a montré  dimanche le livre intitulé "Tous à poil" pour apporter la preuve au Grand Jury de RTL que l'indifférenciation des sexes n'est pas une rumeur dans 10 académies de France et fustiger le laxisme du ministre de l'Éducation nationale: Peillon est un "mauvais ministre" de l'Education pour six Français sur dix.
Bruno Le Maire demande à ce qu'on "clarifie la mission des enseignants" regrettant "le problème que Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem ont posé sur la table et dont ils sont responsables", semant "la confusion sur le rôle des enseignants".
VOIR et ENTENDRE le ministre Peillon dans un numéro de haute voltige, détournant un combat de l'UMP contre les violences faites aux femmes pour démontrer une manipulation de l'opposition:
Peillon entretient la polémique sur "Tous à poil": dans sa fuite en avant, il demande à Copé de laisser "les enfants tranquilles"

"Le trouble semé par Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem" en matière d'éducation, irrite Bruno Le Maire, ancien ministre.

"Pour moi, 
les enseignants sont là pour apprendre aux élèves à écrire, à lire, à compter, à maîtriser les savoirs fondamentaux mais ils ne sont pas là pour faire l'éducation de nos enfants à la place des parents". Bruno Le Maire a détaillé sa conception de l'enseignement primaire ce mardi 11 février au micro de RTL.

Dans cette perspective, Bruno Le Maire regrette "l'ABC de l'égalité". 
"Il n'est pas scandaleux mais pour moi ça sème le trouble. Je ne vois pas très bien l'intérêt qu'il y a à apprendre à des enfants de 6, 7, 8 ans qu'à l'époque de Louis XIV, les petits garçons pouvaient porter des jupes et les petites filles des pantalons, observe-t-il. Remettons les enseignants sur leur corps de métiers, apprendre à lire, écrire, compter, quand on voit les résultats dans l'école primaire ça me paraît la priorité absolue. Laissons les parents éduquer nos enfants", insiste-t-il.
VOIR et ENTENDRE l'ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes appeler à respecter et le vote suisse en matière d'immigration mais à en tirer toutes les conséquences, et les enfants des écoles (à partir de 4'26), le 11 février 2014 sur RTL:
Bruno Le Maire demande en conséquence que l'on "clarifie la mission des enseignants".

vendredi 30 août 2013

Rythmes scolaires : Peillon défend sa réforme d'encadrement de la jeunesse de France

Plus de profs pour une substitution étatique au familles 

Les parents seront déchargés de l'éducation de leurs enfants, 
qu'ils aient, ou non, un emploi

Vive la rentrée socialiste des écoles !
La nouvelle rentrée des classes, mardi, sera la première que la gauche devra assumer. Elle sera notamment marquée par le passage de la semaine de 4 à 4 jours et demi. Un écolier sur cinq est concerné par ce changement de rythme, soit un peu plus d'un million d'élèves. 

Vincent Peillon a tenté de convaincre du bien-fondé de sa réforme

Peillon a programmé  l’arrivée de 
40.000 nouveaux 
hussards de la République
Jeudi,  lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l'Education nationale
a d'abord défendu une mesure "centrale" dans la lutte contre les inégalités sociales, "une révolution douce". Cela tient pour lui à moins de temps de classe dans une journée et des activités péri-scolaires "offertes" aux élèves, mais s'ils avaient été consultés,  les enfants auraient très certainement préféré disposer de davantage de temps pour eux et être donc moins dirigés. 
Le ministre de Hollande fait en particulier valoir que ceux issus de milieux modestes, comprendre immigrés d'abord, permettra de "mieux lutter contre les inégalités sociales que le système (scolaire) non seulement reproduit mais accroît". 
Ainsi, avec cette réforme, "80% des enfants de France" seront davantage présents à l'école et moins libres d'imaginer et rêver leur vie. Ils se verront soumis à plus d'activités extra-scolaires gratuites organisées par les communes, majoritairement de gauche, comme le poney ou la musique, contre "20%" auparavant selon le ministre. Ces activités existaient souvent auparavant, mais les enfants ne les plébiscitaient pas suffisamment. Désormais, ils n'auront plus le choix: ils seront pris en main par l'Etat...

"Plus de maîtres que de classes" dans les zones difficiles

Alors que parents et syndicats s'interrogent sur le financement de ces activités, le ministre a assuré y avoir "consacré des moyens", dont une contribution de l'Etat et des caisses d'allocations familiales, donc des contribuables soumis à l'impôt. Au total, cela fera "140 euros par enfant dans les communes en difficulté" - ou mal gérées - qui optent pour le dirigisme dès cette rentrée 2013, a-t-il précisé. 

Le ministre a cité de nouvelles mesures destinées à lutter contre les inégalités. 

Les enfants de moins de trois ans seront éduqués par le régime.
Peillon confirme aussi le dispositif "plus de maîtres que de classes", soi-disant instauré dans les zones les plus en difficulté. Or, la France est à peu près dans la moyenne des pays de l’OCDE à cet égard et il ne semble pas qu’il y ait véritablement péril en la demeure de ce côté-là. D'autant que le surnombre de professeurs est connu  depuis des lustres: sous une autre forme, l'Education nationale paie en effet des dizaines de milliers d’enseignants sans élèves, parce que détachés.  En 2005, d’après le rapport d’un parlementaire UMP, Jean-Yves Chamard, quelque 97.000 enseignants étaient, à des titres divers, dégagés de l’obligation d’animer (et non pas instruire) une classe. Soucieux du maintien de la paix scolaire, les ministres ne cherchent pas à savoir avec précision combien ils sont, car ils sont "prêtés" aux associations culturelles ou sportives du péri-scolaire comme l'UNSS, oeuvres laïques, telle la FOL, Fédération des Oeuvres Laïques, par exemple, etc. et aux syndicats, véritable niches de surnuméraires, remplaçants incapables d’enseigner, enseignants en réadaptation, ainsi que de nombreuses décharges diverses et pourtant obsolètes au regard de la Cour des comptes, mais qui sont disponibles pour toutes les manifestations  à venir sur le mot d'ordre de la ...pénibilité ? 

"Nous mettons les moyens là où il y a le plus de besoins", a néanmoins assuré gravement Peillon,
sans préciser ses sources de financement.

7.500 créations de postes d'enseignants
Les gestionnaires s'interrogent aussitôt sur leur financement.
Hussards noirs de la République
Alors que l'Etat est lourdement endetté et qu'il recrute 10.000 soldats pour guerroyer en Syrie, Peillon gonfle les effectifs de l'E.-N. pour plusieurs générations. Les jeunes bénéficiaires seront-ils encore en France, ou au bled, quand ils seront à leur tour en âge de contribuer à la solidarité ? 
"Cette année, nous faisons la rentrée avec 7 500 créations de postes" d'enseignants, c'est "une inversion historique", a-t-il fait valoir. Comme le redressement annoncé de la courbe de l'emploi ? Sur les 60.000 postes promis par François Hollande sur le quinquennat, cette rentrée voit, au total l'arrivée de près de 8.200 postes (public et privé, profs et autres personnels d'encadrement). Mais leur visibilité sera réduite par l'arrivée de 60.000 élèves supplémentaires. Cela permet d'avoir une "rentrée apaisée", espère le ministre.

Parmi les autres nouveautés pour cette rentrée,
Vincent Peillon a insisté sur les nouvelles activités pédagogiques (APC) en primaire, le rétablissement de 10.000 aides administratives aux directeurs d'école, une indemnité pour les instituteurs. Is auraient mauvaise grâce de se plaindre et de faire grève et défiler le 10 septembre, comme les y invite pourtant le SNuipp et la FSU, une semaine après la rentrée. 
Ainsi que le rétablissement d'une formation initiale des profs, avec l'ouverture des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), ou encore la mise en place d'un "service public de l'éducation numérique". "Ces mesures ne sont pas pour 2025, elles sont pour cette rentrée", a-t-il insisté.

Les rythmes très surveillés

Syndicats d'enseignants et organisations de parents d'élèves, seront en tout cas très attentifs à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, qui concernera 22% des élèves du public, les autres emboîtant le pas en 2014. 
"Tous les regards vont se tourner vers la réforme des rythmes"; prévient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat d'enseignants SE-Unsa
Même tonalité du côté de la Fédération de parents d'élèves PEEP : "Les parents vont être très attentifs. Ils sont relativement inquiets de la mise en oeuvre et n'ont pas tous bien compris comment cela allait fonctionner", indique sa présidente, Valérie Marty.
Quant à la FCPE, proche du gouvernement, elle ne semble pas avoir fait sa rentrée: elle semble restée dans l'expectative, inquiète de savoir de quel côté le vent va tourner....
 – (Idé.)
Accueil citoyen de Ayrault et Peillon, lundi dans le Loiret, pour la pré-rentrée des professeursLundi  2 septembre  à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) à 11 heures, le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale se rendront dans un lycée professionnel à l'occasion de la pré-rentrée des professeurs. Ils seront accompagnés par la ministre déléguée à la Réussite éducative, la potiche George Pau-Langevin. Selon Matignon, Jean-Marc Ayrault, "donnera le coup d'envoi de la pré-rentrée scolaire et mettra en avant le rôle que le gouvernement entend faire jouer à l'enseignement professionnel dans la réussite pour tous". Il "échangera également avec l'équipe de direction et les nouveaux enseignants au sujet de la mise en oeuvre de la nouvelle formation des professeurs".Echangera-t-il avec les opposants?