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jeudi 7 mai 2020

Déconfinement dans les transports: port du masque obligatoire, attestation de déplacement au delà de 100 km

Dans les transports, le 11 mai n'est pas le retour à la normale

Quelles sont les nouvelles règles ?

Partout en France, le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans, à partir du lundi 11 mai. 

En Ile-de-France,  région classée rouge, il faudra une attestation de son employeur ou avoir un motif impérieux pour prendre le bus, le métro, le RER ou le tramway aux heures de pointe, a annoncé ce jeudi la ministre des Transports Elisabeth Borne dans sa présentation du plan de déconfinement.

En cas de contrôle, si vous ne portez pas de masque ou si vous ne pouvez pas présenter d'attestation de votre employeur ou pour motif impérieux lors de vos déplacements en Ile-de-France, vous pourrez être verbalisés. 
L'amende sera de 135 euros.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Heures de pointe à éviter, des gares ou stations pourront être fermées

La RATP prévoit de faire monter en puissance la mise en service de ses trains 
jusqu'à plus de 75% du trafic à partir du 11 mai. "Aujourd'hui la fréquentation est de 6%, elle restera limitée à 15%", a précisé la ministre des Transports.  Elle a rappelé que les entreprises devaient "étaler les horaires d'arrivée et de départ des salariés pour éviter qu'il y a trop de monde aux heures de pointe".

Borne a insisté pour que le télétravail s'impose aux entreprises comme la règle pour les salariés qui le peuvent. 

L'accès aux gares et aux stations de métro sera régulé. 
Certaines gares ou stations de métro pourront être fermées si besoin (de l'ordre de 60). 
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...
"Les forces de l'ordre apporteront leur concours", a précisé la ministre qui a encouragé le co-voiturage et les déplacements à vélo pour éviter les embouteillages sur les routes. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que "20.000 policiers et gendarmes seront mobilisés et pourront verbaliser".

Les déplacements interrégionaux restent limités. 
"La SNCF prévoit 20 à 30% du trafic TGV et Intercités à partir du lundi 11 mai pour monter à 40% fin mai", a annoncé Borne. 
La réservation sera obligatoire. 

La fin du confinement ne signifie pas fin des gestes barrières et des mesures de distanciation physique.
Un siège sur deux sera condamné. 
Du gel hydroalcoolique sera à disposition des voyageurs. Les trains, les bus, les métros et les tramways seront désinfectés au moins une fois par jour.
https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA1NWUzNDhlYWI0NGFkY2ViMWE5NGJhMGQzMmM5NTVlMmQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=10614764ddd821694a8d2f6f9f3ba397a4eba1f058d6da636fd306df6a95f6e3


Attestation obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km

A partir du 11 mai, "il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", a rappelé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 
Une limite de 100 km "à vol d'oiseau" est toutefois imposée autour du lieu de résidence.
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...

Une attestation sera toutefois obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km autour de sa résidence, a précisé le ministre. Cette attestation sera mise en ligne sur le site internet du gouvernement. Il faudra la présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle.

Comment calculer votre zone de 100 km autour de votre domicile. 
Voici quelques liens différents pour calculer au mieux vos déplacements :
- carte-sortie-confinement.fr
- Via Michelin avec la fonction "Rayon 100"
- Coordonnees-gps.fr (onglet zone 100 km)
- Calcmaps.com/fr (saisissez une adresse, puis cliquez sur "dessiner un cercle")
- Google Maps (à partir d'un point d'intérêt sur la carte, faites un "clic droit" puis "mesurer la distance"
- Oalley.fr en renseignant votre adresse.
Cette appli à télécharger gratuitement estime la distance que peut parcourir une voiture électrique, ou peut aussi donner rendez-vous exactement mi-chemin pour tous à des amis dispersés. Il vous suffit de renseigner le point de départ dans l'encart dédié, puis de spécifier le temps de route maximal à parcourir. Oalley prend ensuite en compte ces données et affiche sur une carte interactive la zone complète que vous pouvez couvrir dans le temps imposé.

https://img.autoplus.fr/picture/2020/05/07/1548440/photo_1_bd5b0-1200-800.jpgNe pas oublier le justificatif de domicile en cas de contrôle. Vous êtes en France...

mardi 5 mai 2020

Ndiaye annonce un site gouvernemental de sélection de l'information "fiable"

Macron, Ndiaye et Castaner débitent, mais Borne bafouille

La super-ministre écolo des transports cale sur une question

La mise en place d'un espace recensant les articles de presse jugés "fiables" a été annoncée le 30 avril dernier, 
Pour informer de l'activation de ce service de contestation des media insolents,  puisque ça semble exister, la porte-parole bourrin du gouvernement, Sibeth Ndiaye, si "gonflée" soit-elle, a toutefois préféré Twitter à un face à face avec la presse. Car Macron a des accès de colère et l'Edouard, des poussées de psoriasis, à  la moindre égratignure de leurs moindres faits et gestes. Ils ont donc décidé de lutter contre les "infox" ("fake news", pour les nombreux journalistes  amateurs de la langue de Trump et amateurs de "challenge", "pitch" et "biopic", "punch-line", "borderline", "process", "kiss'n go" et autre "coach", "burn-out", "turn-over" ou "lockdown", que les pseudo-initiés lâchent en s'excusant, sans compter les "scène de crime", "souhaiter le meilleur" ou "légende urbaine" (rumeur). qu'ils seraient bien incapables, par ailleurs, de placer dans une phrase intelligible complète et encore moins dans une conversation,  a fortiori un débat). 

La ministre des Transports Elisabeth Borne a été "interrogée" sur cette mesure  - les journalistes passent ainsi les acteurs politiques en jugement -  dans la matinale de LCI ce lundi 4 mai, et si elle ne se sentait pas vraiment coupable, du moins parut-elle mal à l'aise... 
 
 © Archives Charmet bridgemanart.Com
Se tordant les mains, bégayant et virant au rouge, Elisabeth Borne chercha les moyens d'esquiver par des réponses floues les questions pointues, rédigées et classées crescendo, d'Elizabeth Martichoux, sur cette mesure de défiance qui agite la presse, ce site recensant les articles de presse qui dérangent, sorte d' "index", retour 400 ans en arrière, au XVIe siècle et à la censure instaurée par l'Eglise face à la Réforme, quand elle fixa une liste de livres interdits aux catholiques.

"Est-ce que c'est le rôle d'un gouvernement de trier le grain de l'ivraie ou pas ? Est-ce que c'est légitime ?", interrogea Dame Martichoux. "Ce que je constate, c'est qu'il y a beaucoup d'informations, il y a beaucoup, euh... de gens qui se prennent pour des spécialistes de virologie ou d'épidémie. Je pense que c'est important que chacun puisse faire le tri dans ces informations (...)", soutint en préambule la ministre transportée sur un sujet glissant.

Les journalistes n'ont pas "attendu les consignes du gouvernement" pour faire leur travail, asséna péremptoirement la journaliste de LCI, ce que, pourtant, chacun demande justement à voir. 
Et, visiblement missionner pour défendre sa chapelle, la mère abbesse de rebondir : "Vous dites que [accusation] les Français sont suffisamment responsables pour affronter le déconfinement le 11 mai. Est-ce qu'ils ne sont pas assez responsables pour juger eux-mêmes de ce qui est fiable ou pas ?", demanda celle qui, comme ses confrères et soeurs, ne cesse de vouloir nous expliquer et nous dire ce qu'il faut comprendre... 
Un brin "cornered" comme on dit dans les bars branchés du 11e de Paris, Borne a vu alors arriver ses limites et tenté de réagir courtoisement à cette attaque frontale : "Je pense que c'est très bien que les media continuent de faire leur travail en traquant les fausses informations comme ils le font aujourd'hui". Réponse moralisatrice, mais à côté du sujet !

"Bon, vous êtes un peu embarrassée par cette initiative non?", affirma alors Martichoux, faussement interrogative. Et la ministre malmenée - comme une invitée dont la maîtresse de maison éclabousse la robe de sauce - de rétorquer : "Non (...) Les media font leur travail en traquant ces fausses informations, le site du gouvernement peut faire la même chose et les Français choisiront les sites qu'ils veulent regarder pour avoir les bonnes informations", a-t-elle assuré, pas vraiment convaincue. Les sites, soit, mais les réseaux sociaux ne sont pas seuls sur l'internet et la presse institutionnelle se répand sur ce "fumier", n'hésitant d'ailleurs pas à y ajouter ses détritus etcollectant au passage des parts de marché...

"Désinfox Coronavirus": est-ce un espace "fiable" parce que gouvernemental ?

Ce samedi 2 mai, l'illustre Ndiaye Sibeth a annoncé la création par le gouvernement d'une page Internet répertoriant des articles de presse jugés "fiables". Baptisée Desinfox Coronavirus, cette initiative totalitaire vise à  aider les "illettrés" à faire le tri entre les vraies et les fausses informations qui circulent au sujet de la pandémie, c'est-à-dire empêcher les Français de réfléchir par eux-mêmes et distribuer des graines de tournesol aux oiseaux ou formater les Français, quand les analyses et décryptages des chroniqueurs n'y réussissent plus. "Le gouvernement travaille à garantir à l'ensemble de nos concitoyens l'accès aux informations les plus fiables possibles, en temps réel", a expliqué Sibeth Ndiaye lors d'une récente conférence de presse aux relents nauséabonds, selon nombre de citoyens vigilants.

Le gouvernement s'essaie au "fact-checking" officiel : 
du "dazibao" à la Pravda ?... 

Est-ce que vous estimez que c'est une bonne initiative ? Bio ?
Réponse d'Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique


"Nous assistons à une prolifération, que je qualifierais d’inouïe, de fausses informations, (...) et qui peuvent entraîner des conséquences sanitaires lourdes", a regretté celle qui se vante de pouvoir mentir sans état d'âme pour protéger le président.
Elle prend l’exemple de fausses informations sur "de supposés traitements qui permettraient de vaincre le coronavirus". Et d'ajouter : "Le site du gouvernement ne fait qu’effectuer une forme de (...) recension de l’ensemble, sans choix réalisé entre les médias, de l’ensemble des fact-checking réalisés", a expliqué la porte-parole du gouvernement, précisant que cette page a "vocation à être supprimée une fois la crise sanitaire terminée".

A ceux et celles qui font encore confiance en Macron, LREM et ses sympathisants abusés, ainsi qu'aux suiveurs des mandarins du "conseil scientifique" et alliés:
VOIR et ENTENDRE un chapelet d'infox coronavirus à retrouver (prochainement ?) sur le site gouvernemental:


mardi 21 janvier 2020

Réforme des retraites : action coup de poing de la CGT sur Rungis et Orly

La CGT plonge Rungis et une partie d’Orly dans le noir

La branche Energie de la CGT prend le relais des sections transports à la SNCF et à la RATP

Capture d'écran: parti-pris de BFM

La CGT Energie revendique une brève coupure d'électricité dans le Sud-Est parisien, près de Rungis, "pour marquer les esprits", ré-ouvrant ainsi, mardi 21 janvier, une séquence de coupures d’électricité sauvages, en réaction à la réforme Macron des retraites. "Une poussée de violence" marquant la fin des grèves, selon Le Figaro, après avoir coupé l’électricité en décembre dernier dans 90.000 foyers de Lyon, mais aussi de la Gironde, et s’être introduite à deux reprises au siège de la CFDT vendredi et lundi derniers en coupant  momentanément de courant.

Cette coupure de courant entraîne des perturbations dans les transports, notamment pour l'OrlyVal, la navette qui permet de rejoindre l'aéroport d'Orly et le T7, entre porte de l'Essonne et Belle-Epine.


La première centrale syndicale française, la CGT-énergie Ile-de-France a mené l'une de ses actions coups de poing. Mardi, entre 6 heures et 8 heures, elle a plongé dans le noir deux lieux emblématiques au sud de Paris: le marché d’intérêt national de Rungis (MIN), premier site européen de commerce de gros de produits frais, ainsi qu’une partie de la zone aéroportuaire d’Orly, dans le Val-de-Marne, département présidé par le PCF.


"Depuis le début du conflit sur les retraites, le 5 décembre, nous avons organisé des coupures d’électricité ciblées sur des sites symboliques des pouvoirs publics, comme les préfectures, ou du capitalisme mondialisé, comme la grande distribution, explique Laurent Heredia, secrétaire fédéral CGT de la Fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) en charge de la démarche revendicative.

Selon Enedis, 30.000 habitants ont été privés de courant ce mardi matin

Des habitants privés de courant, qui se sont retrouvés plongés dans le noir, est-ce que ça rappelle les "heures les plus sombre de notre Histoire" ? La coupure de courant massive a affecté les villes d'Orly (DVG, ex-PCF), de Rungis (DVD), de Thiais (LR), de Wissous, d'Antony (LR) ou encore de Fresnes (PS) - et sa prison - et l'Haÿ-aux-Roses (Libres!) ont notamment été touchées, aux environs de 6 heures. 

"C'est scandaleux? c'est irresponsable et ça détruit le dialogue social (...). il faut mettre fin à ces actions", a  de son côté tonné de sa petite voix le ministre constipé du Logement Julien Denormandie qui s'était invité sur BFMTV.

"Ce n'est pas non plus la fin du monde d'avoir une coupure, en général ça ne dure pas plus que la matinée", ajoute sur RMC Franck Jouanno de la CGT Energie du Val-de-Marne. En l'occurrence, entre 1 heure et 1 heure 30 à Rungis. Et les produits alimentaires conservés ne sont pas endommagés avant six heures de rupture de la chaîne du froid.

D'après Enedis, ex-ERDF (2008-2016), filiale à 100 % d'EDF, le courant a été rétabli
, mais le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité va porter plainte. Distinct de RTE, qui est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en haute tension (HTB), ENEDIS est une filiale d'EDF, établissement public à caractère industriel et commercial détenu à plus de 80 % par l'Etat et présidé depuis 2014 par Jean-Bernard Lévy (64 ans et ami d'adolescence de François Hollande), sous tutelle d'Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, initiatrice de la plainte.

Sanctions sur les grévistes : étalement réduit du paiement des jours de grève

Le non-paiement des jours de grève ne sera pas trop étalé, prévient le gouvernement
Les directions de la SNCF et de la RATP ont reçu des ordres pour que le non-paiement des jours non travaillés des grévistes soit étalé

La ministre des Transports prévient les grévistes que le non-paiement de leurs jours de grève ne sera pas beaucoup étalé.
Tatie Elisabeth est allée se payer du bon temps au Maroc pour Noël
Or, après 45 jours de mouvement social, les caisses des grévistes s'amenuisent et ils ne pourront pas compter sur un salaire avant longtemps.

samedi 4 janvier 2020

Borne a aussi fait un oubli de mandat, en plus de passer ses vacances au Maroc pendant les grèves des transports

La ministre des Transports est de ceux qui sont toujours au travail: des emplois fictifs ?

Abondance de mandats fictifs nuit

Comment peut-on faire l'impasse sur des mandats qui demandent du travail ?
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De 2015 à 2016, en qualité de dirigeante de la RATP, Elisabeth Borne était censée siéger au conseil d'administration de l'Institut pour la Gestion Déléguée (IGD), un lobby qui vise à renforcer les délégations de service public.

Ce comité Théodule ne fait pas de mal, que du bien ! Pour commencer, c'est une... Fondation créée en avril 1996 par des entreprises à l'initiative de Marceau Long, ancien vice-président du Conseil d’Etat, retraité en 1995. Il a été fondé à la suite de la réforme du 29 janvier 1993 - loi Sapin - qui permet au décideur public de désigner librement et sans procédure codifiée le prestataire privé de son choix pour accomplir l’exécution du service public (restauration collective, collecte des déchets, autoroutes, énergie…) L’institut se voulait un appui, une aide méthodologique face au "nécessaire tâtonnement" que cette loi impliquait.
Il s'avère être
aujourd’hui une plateforme de réflexion et d’influence réunissant les acteurs concernés par la gestion des services publics : élus, usagers, opérateurs, personnels, fonctionnaires, experts, associations de consommateurs, etc. Les travaux de ses membres portent, entre autres, sur les modalités de mise en oeuvre et de contrôle des contrats de gestion déléguée en France et en Europe. L’IGD plaide pour une approche compétitive des différents modes de gestion des services publics locaux pour guider les décideurs locaux dans leur choix.
Au cours des cinq dernières années, l’IGD a acquis une influence certaine au niveau communautaire et international (ONU, Banque mondiale, Africités, etc.) et s’est fortement institutionnalisé. L’IGD a été prorogé en avril 2006 pour un troisième programme quinquennal qui s’achèvera en 2011
.
Bien qu'il déploie l'immense activité que l'on voit, Babeth Borne a oublié la somme de travail qu'elle lui a consacré...
Deux années d'un dur labeur qui ont aisément pu échapper à Babeth:  d'autant plus qu' "en même temps", elle était ministre des Transports du grand Nicodème de Matignon.


Malgré un cerveau bien fait de polytechnicienne, sa vigilance d'ex-préfète s'est trouvée prise en défaut : un trop plein de compétences finit par nuire...  Honorait-elle de sa présence les invitations au conseil d’administration de l’institut pour la Gestion Déléguée (IGP) ? Peut-être se faisait-elle oublier jusqu'au versement du chèque, car ce lobby vise à influencer la prise de décisions publiques et à favoriser la délégation aux profits d’intérêts privés. Une politique qui bénéficie à des groupes tels que Bouygues, Vinci ou Eiffage. 

Or, il n'est trouvé aucune trace de ce mandat dans la déclaration de la ministre à la HATVP
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Les ministres exemplaires du "monde nouveau" de Macron ne sont-ills pas pourtant supposés déclarer tout poste antérieur à 5 ans à la prise de fonction susceptible de faire naître un conflit d’intérêts. 

Le cabinet de la ministre tente de déminer l’affaire. 
C'est là qu'on apprend qu'il n'y avait pas de nécessité de déclarer à la HATVP le poste de Borne à l’IGD : il s’agirait d’un poste en qualité de dirigeante de la RATP. Et ça fait quelle différence, s'interroge le péquin. 
D’autant plus qu'elle n’y aurait jamais siégé personnellement, mais se serait fait représenter au nom de la RATP, toujours selon les affirmations de son cabinet: un peu comme Ségolène Royal qui peut être "ambassadrice des pôles", sans y être jamais allée se les geler. 
Selon Marianne, "l’Autorité s’est d’abord refusée à donner un avis sur un cas spécifique, en précisant que seul le Collège des neuf membres est habilité à le faire. Sur la règle générale, l’Autorité expliquait cyniquement: "Si la participation est liée automatiquement, le déclarant peut ne pas faire de mention spécifique". Un déclarant, c'est celui qui peut ne rien déclarer... 

Recontactée à la suite de la réponse de la ministre, ce vendredi 3 janvier, la HATVP reconnaît finalement avoir donné quitus [acte libératoire de responsabilité] à Elisabeth Borne sur ce point, après son interrogation, mardi 31 décembre."



Delevoye et de Rugy ont réagi quasiment de la même façon suite aux différentes révélations de leurs scandales. Ils ont pris l'un et l'autre les seules décisions qui vaillent.


De surcroît, le raisonnement qui sous-tend cette analyse ministérielle interroge : si la ministre n’a pas elle-même participé aux réunions de l’IGD, il n’en reste pas moins que le directeur juridique de la RATP, loin d’être un membre autonome votant comme bon lui semble, n’intervenait qu’en tant que… représentant et donc porte-parole de la présidente de l’entreprise publique, seule maîtresse de ses votes. 

Cette participation - même déléguée à un subordonné - aurait été un gage de cette transparence dont la macronie nous rebat les oreilles, étant donné que l’institut s’est imposé comme un acteur central sur un sujet fort sensible : la délégation de services publics, qui pèse 400 milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires et 2 millions d’emplois au compteur. Des affaires de gros sous, dont certaines dérives évoquent une gabegie d’argent public qui a éveillé les soupçons du Parquet national financier (PNF) et les observations de la Cour des comptes. Ils ont à l'esprit que le lobby s'active pour que de plus en plus de projets publics soient confiés à des entreprises privées. Un objectif qui implique d’influencer les décideurs, y compris le ministre en personne. Les absences de Borne peuvent en dire long sur les marchés publics qui ont pu être délégués au secteur public.
Quelles sont les autres relations troubles de ministres du gouvernement avec des intérêts privés qui restent à mettre au jour au détour des réformes de privatisation et de délégations de service public ? De quoi s'offrir des vacances de Noël 2019 en famille à Marrakech, Maroc, loin des grèves des transports et des la galère des Franciliens ?

mercredi 25 décembre 2019

Elisabeth Borne, ministre de Macron qui va travailler au soleil du Maroc pour Noël

Sud Rail dénonce "un mauvais message" dans un contexte de "grève historique" et de chasse aux pollueurs

Le réchauffement climatique ne motive pas les macroniens pour leurs "vacances familiales" au soleil

Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, a réagi aux vacances d'Elisabeth Borne au Maroc, en pleine grève des cheminots. 

"On n'est pas surpris", a estimé Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail sur franceinfo mercredi 25 décembre, alors qu'en pleine grève, Elisabeth Borne a pris des vacances au Maroc. Ex-présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de (2015-2017), la ministre de la Transition écologique, dont dépendent les transports, reste joignable, assure son cabinet.
Eric Meyer dénonce la "stratégie du pourrissement" des négociations de la part du gouvernement.

franceinfo : Est-ce que vous êtes choqués ?

Eric Meyer : On n'est pas surpris. Depuis une semaine et les derniers rendez-vous à Matignon, on fait face à une stratégie du pourrissement, où il n'y a plus aucun contact entre le gouvernement et les organisations syndicales, où le gouvernement est en vacances et laisse la grève se maintenir jusqu'à la rentrée, jusqu'à on ne sait pas quand. Les Français jugeront.
On a fait face à toutes les stratégies depuis le début du conflit. On a eu la stratégie de la stigmatisation par rapport aux soi-disant avantages des cheminots, on a eu la stratégie de la culpabilisation avec la trêve de Noël, maintenant on a la stratégie du pourrissement et on voit bien que ça ne fonctionne pas toujours pas.

Selon vous, ces vacances, c'est la stratégie du pourrissement ?

Si aujourd'hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d'État des transports, face à la ministre de l'Écologie, mais on voit bien qu'aujourd'hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier. Quand vous avez une grève en cours, que vous renvoyez ça plus d'un mois après, moi je ne vois pas comment on peut nommer ça autrement qu'une stratégie du pourrissement du conflit.

Elle n'a pas le droit de se reposer, Elisabeth Borne ?

Elle a droit de se reposer, mais elle a les charges de son mandat à venir. Vous avez un conflit de grève historique dans les transports qui est en train de se dérouler, et c'est la ministre de tutelle, en charge. C'est elle qui est volontaire pour le mandat, à elle d'assumer son mandat. Je ne pense pas que ces vacances vont aider à calmer l'esprit des grévistes qui sont en grève depuis plus de 20 jours.
C'est un mauvais message. Quand vous êtes en responsabilité, vous faites en sorte de garder le contact et de voir ce qu'il est possible de faire pour donner satisfaction aux grévistes et arrêter le conflit. On voit bien qu'arrêter le conflit, faire circuler les trains, faire circuler les transports, ce n'est pas la priorité du gouvernement.

lundi 23 décembre 2019

Des manifestants se sont rassemblés devant le siège de la RATP, avant d'envahir les couloirs du métro

Des bombes lacrymogène pour tenter de repousser les mécontents  

La police ne les a pas vu venir 

Des centaines de manifestants qui arboraient notamment des drapeaux de la CGT, Solidaires, Sud ou FO se sont rassemblés devant le siège de la RATP, près de la Gare de Lyon, ce lundi. Le rassemblement surprise intervient au 19e jour de mobilisation contre la réforme Macron des retraites. La foule s'est ensuite engouffrée dans les couloirs du métro de la gare de Lyon, direction la ligne 1, en allumant des fumigènes et en réaffirmant qu’il n’y aura pas de "trêve" à Noël.

Manifestation sauvage contre les lignes automatisées.
La ligne 1 du métro a été interrompue à 11h56 entre Châtelet et Nation en raison de la présence massive de manifestants, a indiqué une porte-parole de la RATP, sans plus de transparence. L'interruption du trafic a duré 20 minutes, a-t-elle précisé. Hier dimanche, seules les lignes automatiques avaient fonctionné.
La CGT assure que leur objectif n’est pas de bloquer cette ligne automatique (comme la 14) qui fonctionne normalement depuis le début de la grève, selon France Bleu - réseau de radios locales de service public - qui note maintenant que les transports en commun à Paris et en Ile-de-France sont toujours très perturbés ce lundi par la grève contre la réforme des retraites. A la RATP, six lignes seront totalement fermées  demain, deux TGV sur cinq seulement circuleront à la SNCF.

Parmi les manifestants, on a  pu remarquer la présence du député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel.

La SNCF dément toute fermeture de la gare de Lyon et "condamne fermement ces actes qui mettent en danger la vie de ces personnes"

"Trois grévistes non SNCF sont venus occuper les voies SNCF, Gare de Lyon, pendant une dizaine de minutes. Ils ont mis leur vie en danger", a relevé un porte-parole de la SNCF, précisant que "leur action n'a pas eu d'incidence sur le trafic ferroviaire". 

De sa voix sépulcrale, Borne avait donné le ton. 
"Le quotidien de ceux qui ont besoin de se déplacer est déjà suffisamment difficile pour ne pas leur faire subir de telles actions inadmissibles, que je condamne», a-t-elle ajouté sur Twitter. Jean-Baptiste Djebbari, quant à lui,  ne moufte plus.
"Le libre exercice du droit de grève n'est pas un droit à envahir, à bloquer, à intimider les voyageurs", a polémiqué la ministre de la Transition écologique.

mercredi 18 septembre 2019

Les "décrocheurs" de portraits ne méritent pas d’être "encouragés", décrète une ministre

Elisabeth Borne condamne le juge militant

La ministre de la Transition écologique réagissait à l’annonce de la relaxe, lundi à Lyon, de deux "décrocheurs" d’un portrait de son idole 

 Décrocher un portrait d’Emmanuel Macron, une action jugée "légitime" par le tribunal de Lyon


"Des comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés", a estimé Elisabeth Borne mardi matin, suite à la relaxe lundi à Lyon de deux "décrocheurs" d’un portrait d’Emmanuel Macron. Les deux militants, un homme et une femme âgés de 32 et 33 ans, avaient décroché le portrait du président de la République dans la mairie du 2e arrondissement de Lyon en février dernier pour dénoncer la politique gouvernementale en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Ils étaient poursuivis pour vol en réunion.

Dans sa décision, le juge a reconnu que le vol de "l’objet d’une valeur fortement symbolique" était bien matérialisé. Mais il a aussi exprimé un jugement personnel, selon lequel la réalité du dérèglement climatique "affecte gravement l’avenir de l’humanité", ce qui ouvre la porte à une possible légitimation "d’autres formes de participation" des citoyens, "dans le cadre d’un devoir de vigilance critique"
"Je pense que franchement des comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés par des décisions de ce type", a réagi sur France 2 Elisabeth Borne évoquant "un cas isolé".

"Le juge n’encourage pas la désobéissance civile", d'après Cécile Duflot

Marche des portraits, lors du G7 de Biarritz


Mais l’ancienne ministre du Logement de Hollande, l'écologiste radicale Cécile Duflot considère que le juge "n’encourage pas la désobéissance civile". "Il dit que la réalité du dérèglement climatique est avérée et que le gouvernement a pris des engagements qu’il ne tient pas", a  affirmé cette militante EELV, mardi sur Franceinfo. Il "a été très courageux, cette décision restera dans l’Histoire", a ajouté l'actuelle directrice d’Oxfam France qui, lors de l’audience début septembre à Lyon,avait défendu  "un acte citoyen au sens le plus noble du terme".
"Il y a trois choses très importantes dans ce jugement, c’est la reconnaissance de l’inaction climatique et du péril réel ; le fait, quand on est citoyen, qu’on puisse légitimement, interpeller le pouvoir exécutif et le président de la République d’une autre manière que par les élections ; et cette décision de relaxe". 
Le Parquet, c'est-à-dire le gouvernement, a déjà annoncé avoir fait appel de la décision.