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mardi 30 juin 2020

Rebondissement dans l'affaire des violences de LFI contre des policiers lors de la perquisition de son siège

Une enquête préliminaire pour "abus de confiance" vise plusieurs dirigeants de La France Insoumise

Des soupçons visent les "conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés".


L'enquête a été confiée, non pas au PNF, mais à la Brigade financière (BF), division de la police judiciaire parisienne (PJ).
Le Parquet de Paris a précisé que cette enquête vise "plusieurs dirigeants de l'association La France insoumise", confirmant ainsi confirmé une fuite dont a bénéficié le Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste.

L'enquête de la Brigade financière devra établir comment Mélenchon et les dirigeants de LFI ont pu payer les amendes et les dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés" en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition  au siège de LFI le 16 octobre 2018 que Mélenchon et ses camarades ont tenté de perturber par la force.

L'émission quotidien livre le 'rush' de la scène de violences provoquées par LFI:

Mélenchon met le doigt sur les connivences de la justice avec la presse


Le député insoumis Mélenchon a immédiatement dénoncé "une fuite organisée (et rémunérée ?) par tweet" 
VIDEO. Perquisitions au siège de LFI : le parquet ouvre une ...
qui "dit que Madame Champrenault se venge avec une nouvelle enquête préliminaire". Catherine Champrenault est la procureure générale de Paris.

Et de s'étonner : "De quoi s'agit-il ? Je ne sais pas. La justice de Macron, c'est ça."

mercredi 20 mai 2020

La quantité de masques jetés au sol indigne les éboueurs

Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

A Lyon, les éboueurs s'insurgent contre l'abandon de masques par terre
Des gants et masques abandonnés sur la voie publique
Sans négliger le risque sanitaire augmenté de propagation du virus
Dans les rues de Paris ou de Lyon, on peut voir des masques chirurgicaux joncher le sol, mais aussi des masques en tissu ou des masques et des gants de chantier: un manque de civisme qui exaspère les éboueurs. 
Quelques masques jetés par terre dans les rues de Paris.

Des photos prises pendant leur tournée justifient leur indignation.
"Les masques, on ne les jette pas par terre, ni dans le bac de tri... c’est dans un sac fermé et dans la poubelle grise...", rappellent-ils sur Twitter. "Et ça y’a vraiment besoin de le rappeler!"

L'information de couleur de poubelles méritait d'être indiquée explicitement, ce que les technocrates du ministère de l'environnement ne parviennent pas à faire:


Le ministère de la Santé a, quant à lui, publié une liste précise de gestes à adopter pour ce type de déchets dès fin mars. 
Il recommande ainsi d'utiliser un sac à part pour les masques, mouchoirs à usage unique ou encore bandeaux pour le nettoyage des surfaces des habitations. Ce sac doit être résistant et disposer d’un système de fermeture fonctionnel. Il doit être soigneusement fermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères.
Mais les messages du gouvernement ressassent les mêmes consignes concernant les gestes-barrière, au détriment  de conseils sur la gestion individuelle des masques et gants souillés.

La mairie de Paris appelle au civisme


"Il faut continuer à protéger les autres, et penser aux agents de propreté qui ont été là pendant tout le confinement", explique Paul Simondon, adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté et de la gestion des déchets. 
Et de rappeler: "l'idéal pour les gants, les masques, les mouchoirs, c'est de les enfermer dans un sac plastique et de jeter ce sac au bout de 24h. En faisant cela, on prend soin de tout le monde."
Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

En réponse aux éboueurs de plusieurs agglomérations françaises qui alertent sur les comportements de leurs concitoyens en postant des photos de masques sanitaires abandonnés au sol, un député LR des Alpes-Maritimes a déposé, ce lundi, une proposition de loi réclamant une amende de 300 euros en cas d'abandon de masque sanitaire au sol.

Eric Pauget, député Les Républicains (Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse), des Alpes-Maritimes (Antibes-Biot-Vallauris), propose de relever l'amende en vigueur pour mettre un terme à cet incivisme, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'élu souhaite lutter "contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires et environnementaux importants".

Ce lundi, ce conseiller départemental et vice-président chargé de la jeunesse, du développement des pistes cyclables et du sport a ainsi déposé une proposition de loi visant à demander que cette amende, actuellement établie à 68 euros, passe à 300 euros
Eric Pauget demande également l'utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants. 
Il demande enfin que la qualité d'agent de police judiciaire soit accordée aux directeurs de police municipale et que les agents de police municipale et judiciaire adjoints puissent réaliser des contrôles d'identité en ce sens.

"Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l'environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité", explique encore Eric Pauget.
Un masque sanitaire en papier mettrait 450 ans à se décomposer, selon le mouvement Plastick Attak, qui combat le suremballage plastique, ainsi que les dépôts sauvages de plastique dans la nature.


jeudi 7 mai 2020

Déconfinement dans les transports: port du masque obligatoire, attestation de déplacement au delà de 100 km

Dans les transports, le 11 mai n'est pas le retour à la normale

Quelles sont les nouvelles règles ?

Partout en France, le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans, à partir du lundi 11 mai. 

En Ile-de-France,  région classée rouge, il faudra une attestation de son employeur ou avoir un motif impérieux pour prendre le bus, le métro, le RER ou le tramway aux heures de pointe, a annoncé ce jeudi la ministre des Transports Elisabeth Borne dans sa présentation du plan de déconfinement.

En cas de contrôle, si vous ne portez pas de masque ou si vous ne pouvez pas présenter d'attestation de votre employeur ou pour motif impérieux lors de vos déplacements en Ile-de-France, vous pourrez être verbalisés. 
L'amende sera de 135 euros.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Heures de pointe à éviter, des gares ou stations pourront être fermées

La RATP prévoit de faire monter en puissance la mise en service de ses trains 
jusqu'à plus de 75% du trafic à partir du 11 mai. "Aujourd'hui la fréquentation est de 6%, elle restera limitée à 15%", a précisé la ministre des Transports.  Elle a rappelé que les entreprises devaient "étaler les horaires d'arrivée et de départ des salariés pour éviter qu'il y a trop de monde aux heures de pointe".

Borne a insisté pour que le télétravail s'impose aux entreprises comme la règle pour les salariés qui le peuvent. 

L'accès aux gares et aux stations de métro sera régulé. 
Certaines gares ou stations de métro pourront être fermées si besoin (de l'ordre de 60). 
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...
"Les forces de l'ordre apporteront leur concours", a précisé la ministre qui a encouragé le co-voiturage et les déplacements à vélo pour éviter les embouteillages sur les routes. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que "20.000 policiers et gendarmes seront mobilisés et pourront verbaliser".

Les déplacements interrégionaux restent limités. 
"La SNCF prévoit 20 à 30% du trafic TGV et Intercités à partir du lundi 11 mai pour monter à 40% fin mai", a annoncé Borne. 
La réservation sera obligatoire. 

La fin du confinement ne signifie pas fin des gestes barrières et des mesures de distanciation physique.
Un siège sur deux sera condamné. 
Du gel hydroalcoolique sera à disposition des voyageurs. Les trains, les bus, les métros et les tramways seront désinfectés au moins une fois par jour.
https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA1NWUzNDhlYWI0NGFkY2ViMWE5NGJhMGQzMmM5NTVlMmQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=10614764ddd821694a8d2f6f9f3ba397a4eba1f058d6da636fd306df6a95f6e3


Attestation obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km

A partir du 11 mai, "il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", a rappelé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 
Une limite de 100 km "à vol d'oiseau" est toutefois imposée autour du lieu de résidence.
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...

Une attestation sera toutefois obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km autour de sa résidence, a précisé le ministre. Cette attestation sera mise en ligne sur le site internet du gouvernement. Il faudra la présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle.

Comment calculer votre zone de 100 km autour de votre domicile. 
Voici quelques liens différents pour calculer au mieux vos déplacements :
- carte-sortie-confinement.fr
- Via Michelin avec la fonction "Rayon 100"
- Coordonnees-gps.fr (onglet zone 100 km)
- Calcmaps.com/fr (saisissez une adresse, puis cliquez sur "dessiner un cercle")
- Google Maps (à partir d'un point d'intérêt sur la carte, faites un "clic droit" puis "mesurer la distance"
- Oalley.fr en renseignant votre adresse.
Cette appli à télécharger gratuitement estime la distance que peut parcourir une voiture électrique, ou peut aussi donner rendez-vous exactement mi-chemin pour tous à des amis dispersés. Il vous suffit de renseigner le point de départ dans l'encart dédié, puis de spécifier le temps de route maximal à parcourir. Oalley prend ensuite en compte ces données et affiche sur une carte interactive la zone complète que vous pouvez couvrir dans le temps imposé.

https://img.autoplus.fr/picture/2020/05/07/1548440/photo_1_bd5b0-1200-800.jpgNe pas oublier le justificatif de domicile en cas de contrôle. Vous êtes en France...

mercredi 15 avril 2020

Confinement : une ville du Nord interdit de cracher dans la rue

L'épidémie est pour tous une occasion de (ré-)apprendre et respecter les consignes élémentaires d'hygiène dans l'espace public

Le maire de Marcq-en-Barœul, près de Lille, fait de la pédagogie

Il a pris un arrêté municipal interdisant de cracher dans l’espace public,

Fichier:Musées fourmies reconstitution rue defense de cracher.JPG ...notamment en présence des... forces de l’ordre. 

Nouvelle interdiction liée au confinement de protection face au Covid-19 et nécessité par le faible niveau de civisme d'une partie de la population. 

Cracher sur la voie publique, abandonner des masques ou des gants usagers en plus d'éternuer sans se couvrir le visage est désormais passible d’une amende de 68 euros dans les rues de Marcq-en-Barœul, une commune de la métropole de Lille, dans le Nord, 39.000 habitants.

Le maire (LR), Bernard Gérard, a pris un arrêté municipal, dès le 2 avril, visant à prendre des "mesures complémentaires d’hygiène et de propreté", explique cet ex-député, un avocat qui en est à son troisième mandat. Ces dispositions incluent aussi l’obligation de se "conformer aux gestes "barrière" et plus particulièrement, de couvrir son visage lors d’éternuement ou pour toute expulsion de salive (…) particulièrement lors des contrôles des forces de l’ordre ", a-t-on appris mardi.

La mairie de Marcq-en-Barœul avait également décidé, le 30 mars, de mener une opération de nettoyage, sans désinfectant, mais "en profondeur" de l’ensemble des corbeilles et bancs installés sur le domaine public. En pays minier, on a un sens aigu de l'hygiène.

Le crachat en islam

Ce qui est une évidence en Europe ne l'est pas au-delà de sa frontière sur le Maghreb. 
Défense de cracher par terre et de parler mooré - Solinter-Brest
Après des siècles d'éducation à l'hygiène publique, notre civilisation est toutefois menacée de régression et de mort. Une peur irraisonnée d'une droite malveillante aurait-on opposé avant la pandémie de Covid-19. Il n'est pourtant pas exclu qu'un Laurent Joffrin ou un Gérard Leclerc et un Mélenchon venu de Tanger s'insurgent encore et s'agitent...  

Certes, l'islam a un peu progressé et admet que l’absorption de sa salive par le jeûneur n’invalide pas le jeûne, fût-ce en grande quantité et de manière successive, dans une mosquée ou ailleurs. Toutefois, il ne faut pas avaler du crachat épais, car l’intéressé doit libérer ses bronches dans un mouchoir et pareillement s’il se trouve dans une mosquée.

C'est en réalité une pratique non pas bannie, mais encadrée.
Les hadiths du prophète Mouhammad sont précis, mais lacunaires. 
"Lorsque l’un de vous est en train de prier, il est en réalité en train d’invoquer son Seigneur: qu’il ne crache pas à sa droite, mais sous son pied gauche." 
" Qu’il ne crache ni en direction de la qibla [direction de la Kaaba, dans la cité de La Mecque], ni à sa droite, mais à sa gauche ou sous son pied !"

En dehors de la mosquée et du temps de prière, tout peut arriver !

C'est ainsi que nous avons tous vu cracher dans la rue et à notre passage. C'est une recommandation en temps de Ramadan, mais qui déborde cette période. Différentes formes de purifications rituelles, comme le 'Woudhoû' [ablution] et le 'Ghoussl' [ablution obligatoire de tout le corps, après rapport sexuel, accouchement, etc], ont un caractère rituel, mais aussi un rôle purificateur et hygiénique évident, surtout quand on sait que, dans leur milieu, les musulmans à qui ces commandements étaient d’abord adressés, vivaient dans un environnement désertique, où l’eau était relativement rare et la promiscuité réduite…
Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) avait aussi enseigné à ses Compagnons, lorsqu’il leur arrivait de cracher par terre (comme cela se faisait habituellement à l’époque), de prendre le temps de recouvrir leur crachat de terre [sable?] et de le dissimuler, et ce, afin qu’il n’atteigne pas le corps ou les vêtements de quelqu’un, ce qui ne manquerait pas de l’indisposer. (d’après 'Fiqh ous Sounnah')

Au Sénégal, on a compris que si la personne atteinte de la maladie crache en public, les risques de contamination sont réels...

Dans le sport, certains ont observé des crachats sur le terrain de football et on nous explique que les crachats ne sont pas des injures mais, tout de même, le moyen d'extérioriser la violence enfouie et de l'évacuer.
Clasico : Benzema étrillé sur les réseaux sociaux après avoir craché à la fin de la Marseillaise
Crachat à gauche !
Un crachat de Karim Benzema a indigné. Le joueur des Bleus a eu ce geste après une Marseillaise entonnée lors du match Real Madrid-Chakhtar Donetsk, samedi 25 novembre 2015, mais les mécréants qui  se sont sentis insultés se sont aussitôt vu taxer de racisme anti-arabe. 
Sur la toile, les internautes n'ont pas du tout apprécié le geste du buteur français et l'ont fait savoir comme le journaliste de Canal +, Pierre Ménès. "Benzema qui crache à la fin de la Marseillaise (il ne savait pas qu'il allait être filmé pauvre chou) il creuse encore?" Daniel Riolo, journaliste à RMC et autre grande gueule du sport, a interpellé un fan du Madrilène sur Twitter : "Voyons cessez de lui trouver des excuses en permanence !"
Le joueur d'origine algérienne a été soupçonné d’avoir ainsi voulu rendre hommage aux victimes des attentats terroristes du 13 novembre.
On ne ne devrait donc pas voir Sibeth cracher sur la moquette de l'Elysée, d'autant que le "geste technique" d'enfouissement à acquérir pourrait dépasser ses capacités.

lundi 8 avril 2019

700.000 automobilistes rouleraient sans permis de conduire en France

Donc, sans assurance...

Pendant ce temps, le prix des carburants et les radars obnubilent Macron

Depuis le 1er avril 2017, une amende forfaitaire de 800€ est possible 

pour conduite sans permis, sans passer par le tribunal.

Alors que le pouvoir mobilise l'ensemble de ses effectifs de police face aux Gilets jaunes pacifiques et que les pouvoirs publics s'assurent des rentrées fiscales faciles, les automobilistes continuent d'être un danger mortel que ni les réductions de vitesse, ni les radars ne prennent en compte. La voiture satisfait l'essentiel des besoins de déplacements de la plupart des Français, mais de nombreux automobilistes roulent sans permis. D'après Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, ces conducteurs sans papier rose seraient aujourd'hui 700.000 en France, contre 300.000 il y a 10 ans. Et on sait que le ministère de l'Intérieur a une tendance forte à minimiser ses comptages...

Les prétextes, des  "raisons principalement économiques"... 


Assistanat et démagogie
Dans notre société d'assistés, plus de deux tiers des Français qui roulent sans permis ne l'ont jamais passé, car ils estiment que l'examen est trop cher. A l'heure actuelle, il faut débourser en moyenne 1.500 à 1.800 euros pour décrocher cette autorisation de rouler. Or, elle n'est jamais contrôlée : en dehors des périodes de manifestations, les forces de police sont employées à des tâches administratives. 
Le dernier tiers de ces conducteurs se serait vu retirer le permis par les forces de l'ordre au hasard d'une infraction au code de la route, ou d'un accident et en raison d'une perte totale des points. 

Les conducteurs sans permis représentent 1,4% des automobilistes, mais ont pris part à 4,5% des accidents mortels. 
En 2017, 4,6 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel et 2,7 % de ceux impliqués dans un accident corporel circulaient sans permis valide, indiquait le bilan définitif de l'accidentalité routière publié par le gouvernement l'an dernier. Il estimait alors qu'environ 680.000 personnes conduisaient sans permis dans l'Hexagone. 

Vers une réforme du permis de conduire

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En novembre dernier, Emmanuel Macron a annoncé vouloir "une baisse drastique" du coût du permis de conduire. Trois mois plus tard, le gouvernement recevait un rapport parlementaire visant à réformer la formation au permis de conduire et notamment à limiter son coût. 

Une réforme du permis avait déjà été menée en 2014, quand Emmanuel Macron était le ministre de l'Economie de François Hollande, avec notamment pour objectif la réduction des délais de passage d'un deuxième examen après un échec. Il est passé de 93 à 63 jours en moyenne, et le coût pour le candidat, qui n'a pas à repasser des heures de conduite pour se maintenir au niveau, s'est ainsi réduit de 150 à 300 euros par candidat, selon le gouvernement. 

Par ailleurs, depuis juillet 2016, le dispositif du "permis à un euro par jour", qui permet à un candidat de financer son permis avec un prêt à taux zéro remboursé à un euro par jour, a été étendu. Avec la loi Egalité et Citoyenneté de 2017, il peut également être financé via le compte personnel de formation (CPF). 
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Le CPF permet à toute personne, salariée ou demandeur d'emploi, de suivre, à son initiative, une action de formation. Il accompagne son titulaire dès l'entrée dans la vie professionnelle, tout au long de sa carrière jusqu'au départ en retraite. Depuis le 1er janvier 2015, il remplace le compte DIF (Droit Individuel à la Formation), un crédit d'heures de formation.

Des employés de la Poste formés pour faire passer le permis de conduire

Déjà évoquée dans le cadre de la loi Macron, en 2015, la possibilité pour des employés de la Poste de faire passer le permis de conduire se concrétise. Cinquante postiers avaient été sélectionnés pour être formés, révélait RTL. 
Si vous passiez votre permis en 2016, votre postier aurait pu être votre examinateur et non pas un inspecteur d'Etat. Le ministère de l'Intérieur avait sélectionné 50 agents qui devaient faire passer le permis, selon RTL
Le but de cette mesure de la loi Macron, publiée au Journal officiel, était de réduire les délais d'attente du permis. L'Intérieur avait reçu 200 candidatures d'employés de la Poste, et en avait donc retenu 50 pour devenir inspecteurs. Ils commenceront leur formation en novembre à l'Institut national de la sécurité routière et seront opérationnels en février prochain. 

Uniquement à Paris, Lyon et Marseille.
On annonçait 35 "postiers inspecteurs" à Paris, dix à Lyon et cinq à Marseille. Dans un premier temps, ils étaient prévus pour endosser cette nouvelle fonction pendant deux ans. 
D'autres employés de la Poste devaient être sélectionnés pour faire passer le code de la route. La Poste disait s'organiser en aménageant certains de ses sites pour accueillir les examens.

Qu'en est-il vraiment, quatre ans plus tard ?
Et pendant qu'on y est, pourquoi pas créer une assurance gratuite pour automobiles sans permis ?...

dimanche 24 mars 2019

Deux "Gilets jaunes" verbalisés pour le port d'un pull "Oui au RIC" dans une zone interdite

Le pouvoir est devenu fou, mais nos oligarques de  la presse approuvent sa radicalisation

Le couple a refusé de payer les amendes et a contacté un avocat 

Le couple portait ce pull lorsqu\'il a été verbalisé le 23 mars 2019.

Deux habitants de l'Orne se sont fait verbaliser samedi 23 mars près de l'Arc de Triomphe, à Paris, alors qu'
ils portaient un pull sur lequel était inscrit "Oui au RIC, je dis oui au référendum d'initiative citoyenne", selon plusieurs sources concordantes.

Jérôme et Béatrice sont-ils des Gilets noirs, membres de l'ultra-gauche ?
Ils étaient venus manifester à Paris samedi dans le cadre de la mobilisation des Gilets jaunes", mais est-ce déjà un délit en soi?  Ils expliquent que, une fois la manifestation dispersée, des policiers les ont abordés, alors qu'ils s'apprêtaient à prendre le métro place de l'Etoile, rue Victor Hugo, dans le 16e arrondissement de Paris. Selon eux, les fonctionnaires de police leur ont interpellés au motif qu'ils portaient un pull en faveur du RIC dans un périmètre interdit par la préfecture. 
Les deux "terroristes" ont écopé d'une amende de 135 euros chacun.

Le pouvoir macronien crée de nouvelles zones de non-droit

"C’est de l'abus de pouvoir : vous vous rendez-compte pour un pull, où il y a écrit 'Oui au RIC'", s'indigne Jérôme qui considère que les manifestants n'ont plus aucun droit. Avec ces zones de non-droit d'un nouveau genre, au coeur de Paris, "on n'a plus le droit de s'exprimer en France." 

"On n’allait pas manifester sur les Champs-Elysées; on allait au métro, mais ils n’ont pas voulu entendre. On a même proposé d’enlever notre pull mais ils ont 
refusé", poursuit Béatrice.
Le procès-verbal adressé à Béatrice
Le couple a refusé de signer ces contraventions "inappropriées" et donc de payer les amendes et a contacté un avocat. 
La préfecture de police de Paris refuse de communiquer.
Il reste donc du pain sur la planche pour la Haut-commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU ou pour le Conseil de l'Europe. Quant au Défenseur des droits, Jacques Toubon, il reçoit toujours son salaire...

vendredi 16 octobre 2015

Police: la transaction pénale entre en vigueur

La transaction pénale entre en application aujourd'hui

Ce volet de la réforme pénale de Christiane Taubira votée en août 2014 doit permettre aux policiers de faire payer directement une amende en cas de petit délit pour éviter le passage devant un tribunal. Pourquoi la mise en œuvre de la transaction pénale a-t-elle ainsi fait l’objet de la publication discrète, jeudi 15 octobre, d’un décret d’application au Journal officiel. 

La consommation de cannabis et la conduite sans permis seront désormais réprimées par de simples amendes. Le terrain était politiquement miné mais le gouvernement de Manuel Valls peut tout se permettre avec sa majorité de godillots. Pourtant, ces mesures destinées à désengorger les tribunaux pourront s’appliquer notamment à la consommation de drogue ou à la conduite sans permis ou sans assurance. Les tribunaux n’auront plus à juger ces délits à forte charge symbolique dans l’opinion publique et c’était à un procès en dépénalisation qu'il fallait s'attendre.

Si les syndicats de police avaient vivement contesté la loi au moment de son vote, la mesure semble aujourd'hui faire consensus. Le syndicat des officiers Synergie, lui, se dit "favorable à ce dispositif dès lors qu'il allège la tâche des policiers en le substituant à la lourdeur de la garde à vue", mais attend néanmoins "de voir quelles seront les modalités d'application". 

Ce dispositif devrait s'appliquer dans le cas de personnes qui commettent des délits pour la première fois, et ne pourra jamais être proposé aux personnes en garde à vue qui, elles, devront automatiquement passer devant un tribunal.

Vers plus d'amendes au cas par cas, à la tête du client

Si ces amendes proposées par la police en dehors des tribunaux ne sont pas à proprement parler "dépénalisées", elles devront avoir été autorisées "au préalable au cas par cas par le procureur", représentant du gouvernement, précise-t-on au ministère de la justice.

Justice? 
Liberté des juges
d'interpréter la loi
Surtout, pas une virgule n’est déplacée dans les articles du code pénal fixant les peines encourues pour ces délits, assure-t-on. Mais, de même que les juges ont toute latitude pour interpréter la loi - dont on prétend qu'elle est la même pour tous -, de même le procureur pourra décider souverainement de prendre en considération des éléments a priori. 
Les discriminations sociales sont donc appelées à se développer, car l'indulgence des procureurs variera en fonction du quartier où le délinquant sera domicilié. Habiter la Seine-Saint-Denis, où la concentration de Ferrari épate le passant égaré, sera un facteur de compassion. Pareillement, la domiciliation dans les quartiers nord de Marseille est-elle synonyme de difficultés sociales garanties, quand on sait que l'économie souterraine y est florissante et fait vivre dans l'opulence de nombreuses familles jugées défavorisées. Les schémas mentaux (et idéologiques) des procureurs sont-ils mis à jour, puisqu'ils considèrent que les mineurs de 16 ans du XXIe siècle et du XXe de Paris sont restés des enfants de choeur ?... 

Cette mesure pourrait même être utilisée pour accroître la répression contre la simple consommation de drogues. C'est un "élément de langage" que les anonymes du ministère de Christiane Taubira font passer dans la presse, en estimant -mais sur quelle base- que des amendes seraient désormais infligées pour des cas que la police ne se donnait plus la peine de transmettre aux tribunaux. A voir !

Quant aux délits routiers, l’efficacité de la répression est également mise en doute.
Permis de conduire délivré par des postiers,
comme une lettre à La Poste ? 
Mais
le sujet est explosif, comme l’a montré il y a moins de trois mois la polémique autour de l'hypocrisie de la garde des Sceaux. Le 24 septembre dernier, Christiane Taubira avait été obligée de faire machine arrière sur sa proposition de transformer en contraventions automatiques le défaut de permis de conduire ou d’assurance. La ministre de Flanby a donc annoncé le retrait des dispositions qui prévoyaient, dans le projet de loi sur la sécurité routière, un allégement des sanctions pour défaut de permis de conduire. 
Est-ce la démonstration que les accusations de laxisme qui la poursuivent sont injustifiées ?

vendredi 18 septembre 2015

Une appli mise en service pour dénoncer les regroupements de migrants

Les chauffeurs de poids lourds pourront faire la police: délation organisée ?

Regroupements de migrants ou tentatives d'intrusion dans un camion peuvent être signalés, via une application

Spécialement destinée aux chauffeurs routiers, l'application pour smartphone BF intelligence invite les chauffeurs de poids lourds à signaler la présence de migrants qui cherchent à monter dans les camions empruntant le tunnel sous la manche, révèle la Voix du Nord. BF (border force) Intelligence a été mise en ligne le 2 septembre sur la plateforme de téléchargement d'Apple. Tous les routiers peuvent s'y enregistrer pour ensuite signaler la présence de migrants aux abords des routes
Les routiers peuvent également signaler à un autre camion que des migrants sont en train de tenter de monter dans son camion. Les routiers peuvent ainsi adapter leur itinéraire en fonction les assauts de migrants et éviter les zones les plus risquées.

3000 euros d'amende par migrants

L'inventeur de cette application est anglais
Il s'appelle Jeffrey Scott. C'est lors d'un récent voyage à Calais que l'idée lui est venue. "J'ai vu des conducteurs qui klaxonnaient pour alerter leur confrère devant eux que des migrants étaient en train d'essayer de monter à l'arrière.

Si pour l'instant ils restent peu nombreux à utiliser cette application, ce qui limite son intérêt, les routiers voient plutôt d'un bon œil ce nouvel outil à leur disposition. "Pourquoi pas? Cela pourrait être un outil complémentaire aux mesures de sécurité déjà mises en place, explique à la Voix du Nord Sébastien Rivera, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) du Pas-de-Calais. Mais pour l'heure je n'en ai pas beaucoup entendu parler et pour qu'elle soit vraiment efficace, encore faut-il qu'elle soit répandue parmi les chauffeurs routiers". 

Quand des migrants sont surpris dans son chargement à la frontière britanniqueun routier doit payer une amende de 3.000 euros par clandestin. La FNTR avait rencontré en juin dernier des conseillers du ministre des Transports pour leur exposer le problème, expliquant que les transporteurs routier sont en première ligne mais ils ne disposent pourtant d'aucun moyen pour empêcher les intrusions de clandestins dans leur véhicule.
Les syndicats de policiers ont été reçus mardi à la direction générale de la police nationale pour faire le point sur la sécurité du site du tunnel sous la Manche. Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale, a annoncé des renforts d'effectifs "pérennes d'une vingtaine de policiers" au commissariat de Calais et "des moyens supplémentaires".

3.000 migrants se trouvent à Calais est dans ses environs
dans l'espoir de quitter la France pour la Grande -Bretagne.
Le 31 août,  le premier ministre, Manuel Valls avaient visité le site d'eurotunnel, où de nouvelles barrières avaient été mises en place pour bloquer les migrants, financées par les britanniques. Environ 3.000 migrants, venus principalement d'Afrique de l'Est, d'Afghanistan et de Syrie, se trouvent à Calais et dans ses environs dans l'espoir de traverser la Manche.

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